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16.03.2010

n°2 - Journal du Yemen - 02-01 au 16-03 : -- Début - : Après le Yémen, quel autre pays ?


n°2 -  Journal du Yemen - 02-01 au 16-03 : -- Début  - : Après le Yémen, quel autre pays ?



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée US et ferment les oreilles aux autres sources.


Journal du Yemen

n° 2                                               02-01 au 16-03-2010

                                                                C.De broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Tiré à part 

Mensonges médiatique

Inquiétant Yémen

Le Yémen déclare la guerre à al-Qaïda.

Le Yémen préfère faire cavalier seul dans son combat contre Al-Qaeda.

Le renseignement américain était étroitement impliqué dans les opérations secrètes.

Alain  Chouet : Al-Qaïda n'est qu'une marque qui rapporte et rien de plus.

Le Sud annonce le lancement d’une intifada.

Paroles & action du président Obama

Obama tente de rassurer le monde musulman.

1 Lutte pour la libération du territoire

 Suite

2 Politique

a) Yemen 

b) Les Houthis  

3 Politique internationale

a) Pays Arabes & voisins

b) Etats-Unis

4 Les brèves

4-2 Le président Ali Abdallah Saleh annonce un cessez-le-feu avec les houthistes

4-3 Consolidation du cessez-le-feu.

4-4 Les prisonniers posent problème

4-5 La trêve au Nord, manifestations dans le Sud.

4-6 Yémen-sud: théâtre de manifestations antigouvernementales.

4-7 Yémen : deux chefs d'Al-Qaïda tués dans un raid aérien

4-8 Dans la centrale nucléaire, un membre d'Al-Qaïda ?

Fin

5  Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

5-1 Mali Ilse Paquin : Dossiers» Terrorisme au Yémen.

5-2 Patrick Martin : Pourquoi la presse américaine est-elle silencieuse face au rôle joué par Israël dans le vol NW 253 ?

5-3 Les Etats-Unis et la guerre au Yémen.

5-4 M K Bhadrakumar : L’odyssée d’Obama au Yémen vise la  Chine.

5-5 Le Yémen, une affaire arabe.?

5-6 Kocelyn Coulon : Après le Yémen, quel autre pays ?

Annexe

Yémen

Le Pays

Géographie

 

 



Tiré à part 

Mensonges médiatique

Inquiétant Yémen

Cqfd…

Des représentants du Proche-Orient, des Etats-Unis, de l’Europe et de la Russie se sont réunis hier à Londres pour une conférence sur les moyens de lutter contre la présence d’Al-Qaida au Yémen, mise en lumière notamment par l’attentat (…)  manqué du 25 décembre sur le vol Amsterdam-Detroit.

Les services de renseignements s’inquiètent de la capacité d’Al-Qaida d’opérer quasi librement depuis le Yémen.

Après l’Afghanistan et la Somalie, ils craignent que le Yémen ne devienne une nouvelle base arrière du terrorisme islamiste.

BBR/AP

http://www.tdg.ch/actu/monde/nouvelle-strategie-afghanist...

 

Le Yémen déclare la guerre à al-Qaïda.

Le Yémen a déclaré hier la guerre à al-Qaïda et mis en garde ses ressortissants qui seraient tentés d'aider les insurgés islamistes.

Le Yémen est au centre des préoccupations internationales depuis qu'al-Qaïda dans la péninsule Arabique a revendiqué l'attentat manqué du 25 décembre contre le vol 253 de la NorthWest Airlines entre Amsterdam et Detroit.
«La guerre que les forces de l'ordre ont déclarée aux éléments d'al-Qaïda est ouverte partout où nous les trouverons», a déclaré un responsable yéménite des services de sécurité, cité par le site d'informations du ministère de la Défense, 26 Septembre.
Ce responsable met en garde les citoyens contre la tentation de cacher des éléments de l'organisation al-Qaïda et lance un appel à la population pour qu'elle coopère avec l'appareil de sécurité et lui apporte des informations.

Agence Reuters  

15 janvier 2010 

http://www.ledevoir.com/international/actualites-internat...

 

Le Yémen préfère faire cavalier seul dans son combat contre Al-Qaeda.

Le Yémen ne souhaite pas que les États-Unis interviennent sur son sol contre Al-Qaeda. "Une intervention directe des États-Unis pourrait renforcer le réseau d'Al-Qaeda et non l'affaiblir", a déclaré à la presse le vice-Premier ministre aux Affaires de la défense et de la sécurité, Rached al-Alimi.

Des médias américains avaient fait état d'une participation américaine aux raids lancés par les forces yéménites contre des positions d'Al-Qaeda les 17 et 24 décembre et qui s'étaient soldés par la mort de plus de 60 séparatistes dans le centre et l'est du Yémen. "Notre position politique est claire : nous allons combattre et traquer le réseau d'Al-Qaeda par nos propres moyens", a insisté Rached al-Alimi.

Cependant, "Al-Qaeda étant une organisation mondiale qui menace la stabilité internationale, il faut qu'il y ait une coopération avec tous les pays du monde, et en premier lieu les États-Unis", a-t-il ajouté.

"Ce que nous demandons aux États-Unis, c'est une assistance en matière de formation et des armes pour les unités de lutte contre le terrorisme", a-t-il dit, faisant état d'"un échange de renseignements" avec les États-Unis "ainsi qu'avec l'Arabie saoudite", pays voisin du Yémen. De son côté, le ministre des Affaires étrangères, Abou Bakr Al-Kourbi, a affirmé, dans une déclaration de presse, que son pays refusait la participation de forces étrangères à la lutte contre Al-Qaeda.

07-01

http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2010-01-07/lutte-c...

 

Le renseignement américain étaient étroitement impliqués dans les opérations secrètes.

15-03

Les autorités yéménites sont passées à l'offensive depuis le mois de décembre contre les membres d'Al-Qaïda.

Le Washington Post avait affirmé fin janvier que des militaires et des agents du renseignement américains étaient étroitement impliqués dans les opérations secrètes menées contre Al-Qaïda au Yémen, préparant les missions et fournissant armes et munitions.

AFP / 15 mars

http://www.romandie.com/infos/News2/100314230931.0htqyk0p... 

 

Alain  Chouet : Al-Qaïda n'est qu'une marque qui rapporte et rien de plus.

 On s’en doutait mais il serait temps que cela soit dit ! 
Alors qui a intérêt à entretenir ce mythe ? Et surtout dans quel but ?

Alain Chouet

Salam,

Al-Qaïda n'est qu'une marque qui rapporte et rien de plus. Effectivement on s'en doutait !

 Cependant les propos de ce monsieur restent trop partiels et tendancieux, ce sont clairement des certitudes qui proviennent des rapports qu'on lui remonte et qui sont loin de dire la vérité et de comprendre les motivations des gens dans d'autres contrés avec d'autres références et d'autres cultures.

 De plus, ce monsieur veut nous faire croire que les mouvements islamiques qui optent pour la violence le font pour s'accaparer le pouvoir et les richesses du pays, mais ceci est loin d'être vrai.

A l'origine, et depuis l'époque de Nasser, ces mouvements n'ont opté pour la violence, stupide et inutile, qu'en réaction presque désespérée à la répression terrible qu'ils ont subie par des régimes absolutistes, soutenus, voire fabriqués, soit par le bloc de l'Est ou bien par l'Occident.

Mais le point qui me semble le plus important que cet ancien directeur à la sécurité extérieure, un saint-ni-touche sans aucun doute, cherche à nous faire avaler, c'est que le danger qu'il faut combattre se trouve en vérité dans le mouvement des Frères Musulmans, qui est le mouvement principal qui a pignon sur rue et qui s'oppose politiquement aux régimes arabes pourris, notamment en Egypte et en Jordanie, et dont est issu le mouvement de résistance islamique en Palestine.

On peut être pour ou contre les points de vue des Frères Musulmans, mais c'est un mouvement populaire qui se renouvelle et se modernise avec des jeunes gens de haut niveau et devient donc l'ennemi à abattre.

Cela pourrait même dépasser le cadre des pays arabes et musulmans pour atteindre des organisations musulmanes en France, comme l'UOIF par exemple, et en Occident d'une manière générale, sous prétexte des liens qu'ils pourraient avoir avec les Frères Musulmans.

Il y a donc les musulmans « modérés » bien gentils qu'il faut encourager partout, et les exemples ne manquent pas, et des musulmans « extrémistes » qui semblent faire peur et qu'ils faut combattre !
 http://videos.senat.fr/video/videos/2010/video3893.html

 

Yémen   : Le Sud annonce le lancement d’une intifada
Les habitants du sud du Yémen vont lancer à partir du 20 février une « révolte des pierres » (intifada) pour obtenir la sécession du Sud, a déclaré hier à l'AFP un des dirigeants du mouvement. « Le 20 février va marquer le début d'une nouvelle étape. Nous allons organiser des manifestations et appeler à la désobéissance civile (...) pour obtenir notre indépendance », a affirmé le dirigeant sudiste islamiste Tarek al-Fadhli, joint au téléphone par l'AFP depuis Dubaï. L'ex-jihadiste, dont les partisans sont armés, a cependant assuré que cette « intifada » demeurerait « pacifique », ajoutant : « Nous ne voulons pas avoir
recours à la violence. »
Tarek al-Fadhli, fils de l'ancien sultan d'Abyane (450 km au sud de Sanaa) du temps du protectorat britannique, s'est rallié au mouvement séparatiste qui s'est développé ces derniers mois dans le sud du Yémen.
Interrogé au sujet de l'apparition de certains groupes prônant la lutte armée contre les forces nordistes déployées dans le sud du Yémen, M. Fadhli a affirmé qu'il n'était pas lié à ces activistes et qu'il dénonçait leur action « qui porte préjudice à notre cause ».
Il a par ailleurs affirmé qu'il n'y avait « aucun lien entre le mouvement sudiste et el-Qaëda, comme le régime de Sanaa veut le faire croire ».
Le président yéménite Ali Abdallah Saleh a violemment attaqué les séparatistes du Sud, les qualifiant de « traîtres ».
« La honte est sur ces agents qui, à l'intérieur ou à l'extérieur du pays, appellent à la sécession», avait-il dit dans un discours mardi à l'Académie de la police à Sanaa.
Les manifestations réclamant la sécession du sud du Yémen, qui était avant 1990 un État indépendant, se sont multipliées au cours des derniers mois.
Les habitants du Sud estiment faire l'objet de discriminations de la part des Nordistes et ne pas bénéficier d'une aide économique suffisante.

18 février

http://www.lorientlejour.com/category/M.O+et+Monde/articl...



Paroles & action du président Obama

Obama tente de rassurer le monde musulman.
À l'occasion du Forum Islam-États-Unis ce week-end à Doha, Barack Obama a adressé un message vidéo pour défendre sa politique à l'égard du monde musulman.

Le président a nommé un émissaire spécial auprès de l'OCI.

Huit mois après le discours du Caire, dans lequel il avait appelé à un «nouveau départ » dans les relations entre les États-Unis et le monde musulman, Barack Obama poursuit sa politique d'ouverture à un moment où les défis sont plus importants que jamais. Le président américain vient de nommer un émissaire à l'Organisation de la conférence islamique (OCI) et défendu son action dans une vidéo retransmise à l'ouverture du septième Forum mondial Islam-États-Unis ce week-end à Doha. La secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, devait y prononcer dimanche un discours avant de se rendre lundi en Arabie saoudite pour chercher des appuis sur le dossier iranien.

Dans son message, Barack Obama a pris soin des détails. Il commence par un «Salam Aleikoum» et précise que son émissaire à l'OCI, Rashad Hussain, avocat et l'un de ses proches collaborateurs à la Maison-Blanche, est un «Hafiz» du Coran, terme arabe désignant ceux qui ont appris par cœur le texte saint.

Depuis le discours du Caire, force est cependant de constater que le monde n'a guère changé. L'envoi de nouvelles troupes en Afghanistan et la menace de sanctions contre l'Iran sont mal perçus par une partie du monde musulman, qui y voit la poursuite de la politique de George Bush. Dans son message, Barack Obama a pris la mesure de ces inquiétudes. «Les États-Unis et les musulmans ont souvent été entraînés dans un cycle de méfiance et d'incompréhension qui peut mener au conflit plutôt qu'à la coopération», a-t-il reconnu, admettant que «beaucoup reste à faire». À propos de l'Afghanistan, parallèlement à une opération militaire d'envergure, le président a expliqué que les États-Unis essaient «d'établir des partenariats afin d'isoler les extrémistes violents».

15/02

http://www.lefigaro.fr/international/2010/02/15/01003-201...



1 Au jour le jour

12-02

Un haut responsable militaire yéménite a affirmé avoir échappé vendredi à une tentative d'assassinat menée par les séparatistes dans le nord du Yémen et fait état d'attaques meurtrières en violation du cessez-le-feu entré en vigueur jeudi soir.

"J'ai échappé à une tentative d'assassinat menée par des séparatistes houthis qui ont ouvert le feu sur mon véhicule", a déclaré à l'AFP le général Mohammad Abdallah Al-Qoussi, qui dirige les opérations de l'armée dans la province de Saada.

"Les séparatistes ont violé le cessez-le-feu en lançant également des attaques contre des postes de l'armée dans la région d'Al-Iqab (province de Saada) faisant des morts et des blessés parmi les soldats", a-t-il ajouté.

12 février

http://www.romandie.com/ats/news/100212124130.s8m770bk.as...

15/02
Treize militaires yéménites ont trouvé la mort hier Dimanche dans la chute, suite à "une panne technique", d'un hélicoptère dans la zone montagneuse de Kahlan à l'est de Saada, chef-lieu de la province du même nom, fief de la rébellion chiite, a annoncé le ministère de la Défense.
L'accident, survenu au troisième jour d'un cessez-le-feu dans la guerre dans le nord du Yémen, a eu lieu peu après le décollage de l'hélicoptère de la région où il a évacué sept soldats blessés pour les hospitaliser à Sanaa, a ajouté un porte-parole du minsitère. 

Les sept soldats blessés ainsi que quatre militaires qui se trouvaient à bord de l'hélicoptère, dont le pilote, ont péri dans la chute de l'appareil, a précisé le porte-parole, cité par l'agence officielle Saba. 
L'appareil s'est écrasé sur un véhicule militaire qui circulait dans le secteur, tuant deux de ses occupants et blessant un troisième, a encore dit le porte-parole. 

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=12...

01-03

Un activiste yéménite, sa femme, son fils et sa fille ainsi que deux policiers ont été tués lors d'un assaut armé contre sa maison dans la ville sudiste de Zinjibar, selon des sources officielles et des animateurs du mouvement séparatiste.

"Ali Saleh al-Yafiy, recherché pour ses liens avec Al-Qaïda, a été tué ainsi que d'autres de ses partisans", dans un assaut, a annoncé le ministère de la Défense dans un bref communiqué.

Des sources du mouvement séparatiste dans le Sud ont précisé à l'AFP que sa femme, son fils et sa fille avaient également péri dans l'assaut.

Yafiy est l'un des animateurs des mouvements de protestations dans le sud du pays.

Les autorités Yeminite affirment que les séparatistes ont des liens avec Al-Qaïda, ce qui ne peut être confirmé de sources indépendantes.

http://www.romandie.com/infos/News2/100301092508.4043sfrw...

01-03

Deux policiers yéménites ont été tués et un troisième blessé dans des affrontements armés avec des militants séparatistes dans la ville sudiste de Zinjibar, annonce un responsable provincial.
Selon plusieurs sources, des accrochages ont eu lieu ce Lundi à Abyan, dans le sud du Yémen, entre la police et le mouvement « Hirak du Sud » qui revendique l’indépendance de l’ex-Yémen du Sud. Les accrochages ont fait au moins trois morts, dont deux policiers.
La télévision « Al Arabiya » souligne qu’un responsable d’Al-Qaïda dans la Péninsule Arabique, qui prend du Yémen sont principal fief, serait également mort. Ce qui tend à confirmer les soupçons sur une alliance entre Al-Qaïda et les indépendantistes du Sud, comme ce fut le cas avec la rébellion de Saada.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=12...

01-03

Le gouverneur de la province de Abyane, dont Zinjibar est le chef-lieu, a indiqué à l'AFP que "deux policiers ont été tués et un troisième a été blessé durant un affrontement

partisans de Ali Saleh al-Yafiy.

Selon ces témoins, au moins cinq des hommes du chef sudiste Ali Saleh al-Yafiy. ont été blessés dans les affrontements pendant lesquels les deux parties ont utilisé des fusils d'assaut et de lance-roquettes.

http://www.romandie.com/infos/News2/100301092508.4043sfrw...

01-03

Un activiste a été tué dans la nuit de dimanche à lundi dans la ville de Gilbawazir, dans la province du Hadramout (sud-est), pendant la dispersion d'une manifestation, selon des sources locales.

La marche a pris une tournure violente avec des échanges de tirs entre manifestants et policiers.

http://www.romandie.com/infos/News2/100301092508.4043sfrw...

01-03

La partie sud du Yémen est agitée depuis des mois par des manifestations et des actes de violences sur fond de mécontentement populaire.

Les manifestations réclamant la sécession du Sud, qui était avant 1990 un Etat indépendant, se sont multipliées ces derniers mois. Les habitants du Sud s'estiment l'objet de discriminations et disent ne pas bénéficier d'une aide économique suffisante.

http://www.romandie.com/infos/News2/100301092508.4043sfrw...

4/03

Onze membres recherchés d'Al-Qaïda, qui planifiaient des attentats(...), ont été arrêtés à Sanaa lors d'une opération des forces de sécurité qui a coûté la vie au père de l'un des suspects appréhendés, ont annoncé jeudi des sources officielles.
 Selon un communiqué mis en ligne sur son site internet, le ministère de la Défense a indiqué que le père de l'un des hommes recherchés a ouvert le feu en direction des forces de sécurité qui ont donné l'assaut mercredi à son domicile où étaient réfugiés les personnes recherchées.
L'un des membres des forces de sécurité a été blessé et l'unité a riposté aux tirs tuant le père, a précisé le communiqué.
http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=12...

 04-03

Dans le sud du pays, un manifestant et deux policiers ont été tués jeudi lors d'affrontements qui ont émaillé des manifestations en faveur de la sécession du sud du Yémen, selon des sources des services de sécurité.
 La police a ouvert le feu en direction d'activistes séparatistes qui tentaient de hisser le drapeau de l'ex-Yémen du sud sur le siège de la préfecture de la ville de Radfan, dans la province de Lahj, faisant un mort et trois blessés, a-t-on précisé.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=12...
04-03

 Dans la ville de Mayfaa, dans le province de Chabwa, des affrontements ont éclaté entre manifestants et forces de police, selon d'autres sources de sécurité. Deux policiers ont été tués lorsque le véhicule à bord duquel ils fuyaient les manifestants s'est renversé, ont-elles ajouté.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=12...
04-03

Des manifestations ont eu lieu dans d'autres villes du sud comme tous les jeudis, proclamé par le mouvement sécessionniste sudiste "Journée du prisonnier", pour réclamer la libération des activistes séparatistes arrêtés ces derniers mois.
Les manifestations réclamant la sécession du Sud, un Etat indépendant jusqu'en 1990, se sont multipliées ces derniers mois.
http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=12...

07/03

"Le dossier des disparus recherchés par le royaume est clos" après "la restitution des corps des militaires morts dans les combats" contre les séparatistes, a annoncé le ministre adjoint de la Défense, le prince Khaled Ben Sultan Ben Abdel Aziz, cité par le quotidien Asharq Al-Awsat.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=127985&language=fr

07/03

Le prince Khaled, qui inspectait samedi les troupes saoudiennes à la frontière, a indiqué attendre que "les forces armées yéménites se déploient à la frontière pour y assurer la sécurité" et empêcher de nouvelles incursions d'éléments armés, selon le quotidien Al-Hayat.
Les opérations de déminage en cours dans les zones frontalières qui étaient sous le contrôle des séparatistes doivent être "achevées dans un mois", a-t-il ajouté, mettant en garde les séparatistes contre "une violente riposte" de son armée s'ils entraient en territoire saoudien.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=12...

09/03
Un policier a été tué dans une attaque armée dans la province d'Abyane, dans le sud du Yémen, théâtre de troubles à l'initiative d'un mouvement séparatiste, a annoncé mardi le ministère de la Défense.
L'incident a eu lieu dans la nuit de dimanche à lundi lorsque le policier, Abdallah Hammoud Zine, en faction devant un bureau local de l'éducation à Khanfar, a été attaqué par cinq hommes armés. Il a tué sur le coup, a indiqué le ministère sur son site internet.  

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=128368&language=fr

14-03

Deux chefs d'Al-Qaïda ont été tués dans un raid de l'aviation du Yémen sur une "cellule terroriste" dans le sud-est du pays, a annoncé dans la nuit de dimanche à lundi le ministère de la Défense.

"Nos forces aériennes ont effectué un raid contre des éléments terroristes qui planifiaient des attentats contre des installations vitales" et "deux chefs d'Al-Qaïda ont été tués", a précisé un communiqué mis en ligne sur le site du ministère de la Défense.

Le communiqué n'a pas précisé la nature de ces "installations vitales", mais le raid a visé la région de Moudia (480 km au sud-est de Sanaa), dans la province d'Abyane, proche de la province pétrolière de Chabwa

AFP

15-03

Le Yémen a mené lundi pour la deuxième journée consécutive des raids aériens contre des caches de l'organisation Al-Qaïda, a annoncé un responsable yéménite.

Saleh al-Shamsi, gouverneur adjoint de la province d'Abyan, dans le sud du pays, a précisé que l'armée avait frappé à trois reprises lundi, mais il ignorait les cibles.

Dimanche deux membres d'Al-Qaïda ont été tués dans une opération similaire, et plusieurs autres personnes blessées. Le ministère de la Defense avait annoncé dimanche une frappe préventive pour empêcher une attaque imminente d'Al-Qaïda contre un site stratégique. (…)

AP


n°2 - Journal du Yemen - 02-01 au 16-03 : -- Suite - : Après le Yémen, quel autre pays ?


n°2 -  Journal du Yemen - 02-01 au 16-03 : -- Suite  - : Après le Yémen, quel autre pays ?



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée US et ferment les oreilles aux autres sources.


Journal du Yemen

n° 2                                               02-01 au 16-03-2010

                                                                C.De broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

 2 Politique

a) Yemen 

b) Les Houthis  

3 Politique internationale

a) Pays Arabes & voisins

b) Etats-Unis

4 Les brèves

4-2 Le président Ali Abdallah Saleh annonce un cessez-le-feu avec les houthistes

4-3 Consolidation du cessez-le-feu.

4-4 Les prisonniers posent problème

4-5 La trêve au Nord, manifestations dans le Sud.

4-6 Yémen-sud: théâtre de manifestations antigouvernementales.

4-7 Yémen : deux chefs d'Al-Qaïda tués dans un raid aérien

4-8 Dans la centrale nucléaire, un membre d'Al-Qaïda ?



2  Politique

a) Yemen

Ali Abdallah Saleh 

Le président annonce un cessez-le-feu avec les houthistes.

 Le président y Ali Abdallah Saleh a annoncé jeudi un cessez-le-feu dans les combats avec les houthistes dans le nord du pays à partir de minuit (jeudi 21H00 GMT), six mois après le début de l'offensive de l'armée yéménite.       
"Nous avons décidé de cesser les opérations militaires dans le nord-ouest à partir de jeudi minuit", a proclamé le président dans un décret qui a été lu à la télévision d'Etat.    
Il a expliqué avoir pris cette décision après l'acceptation par les houthistes des six conditions posées par le gouvernement pour l'arrêt des hostilités qui durent depuis le 11 août dans la province de Saada, limitrophe de l'Arabie saoudite.     
Le texte précise également que le cessez-le-feu a été rendu possible après l'acceptation par les séparatistes d'un mécanisme pour le mettre en œuvre, et qu'il est tributaire du respect par ces derniers des conditions de la trêve.       
Le décret rappelle les conditions du gouvernement qui exigeait des houthistes d'"observer un cessez-le-feu, d'ouvrir les routes, de déminer et d'évacuer les hauteurs", de "se retirer des bâtiments publics et ne pas intervenir dans le fonctionnement de l'administration locale", de "restituer les biens publics et les armes saisies", de "libérer les détenus civils et militaires, y compris les Saoudiens", et de "respecter la loi et la Constitution".   Il demande également qu'ils s'engagent aussi à "ne plus agresser" l'Arabie saoudite.   

12/02/

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=12...

 

Le président Saleh appelle les séparatistes au dialogue.

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh s'est livré à une violente diatribe contre les séparatistes tout en les appelants au dialogue, dans un discours publié mardi.

"Je suis sûr que les drapeaux séparatistes vont brûler dans les jours et les semaines qui viennent", a déclaré M. Saleh devant des cadets de l'académie militaire yéménite.

"Nous n'avons qu'un drapeau que nous avons accepté par notre libre volonté et nous sommes ouverts à toutes les revendications politiques et nous vous appelons au dialogue", a ajouté le chef de l'Etat yéménite à l'adresse des dirigeants du mouvement de protestation dans le sud qui appellent à la sécession.

"Nous allons former des commissions locales de dialogue avec ces forces si elles acceptent de parler", a encore dit M. Saleh.

"Ces commissions comprenant des membres du Parlement, du Conseil consultatif et du pouvoir provincial seront prêtes à dialoguer avec ceux qui ont des revendications réelles (...) et nous ferons en sorte de les satisfaire", a souligné le chef de l'Etat yéménite.

"Mais nous allons rejeter la culture de la haine, du racisme et du régionalisme", a-t-il averti dans ce discours diffusé par le site internet du ministère de la Défense

 26 sept.net.

09 mars

http://www.romandie.com/infos/News2/100309065802.6w6kwgmp...


2a-1 Sur le terrain

 15-03

Le ministère de la Défense, précise que la nébuleuse terroriste préparait "une attaque imminente contre des installations stratégiques", en réponse au renforcement des mesures antiterroristes dans le pays.

Le Yemen, qui travaille avec les services de renseignement américains, a augmenté son niveau d'alerte face aux séparatistes la semaine dernière,

AP

 


2a-2 Des Canons ... pas du beurre

Une fatwa, autorise la guerre sainte en cas d'agression étrangère.

150 dignitaires musulmans réunis à Sanaa, la capitale yéménite, approuvaient un décret religieux, une fatwa, autorisant la guerre sainte en cas d'agression étrangère. Les dignitaires ont affirmé que toute intervention étrangère dans le pays entraînerait immanquablement la «guerre sainte». «Dans le cas où des éléments étrangers chercheraient à engager les hostilités, procéderaient à un assaut ou à une intervention militaire au Yémen, l'Islam exige que tous les fidèles participent au djihad», disent-ils dans cette fatwa.
Les combats se sont également intensifiés ces dernières semaines dans le nord du pays, où l'armée fait face depuis 2004 à une rébellion.

Agence Reuters  

15 janvier 2010 

http://www.ledevoir.com/international/actualites-internat...


2a-3 Les grandes manœuvres

07-01

Rached al-Alimi a indiqué que l'auteur de l'attentat manqué, le Nigérian Umar Farouk Abdulmutallab , avait rencontré lors de son séjour au Yémen l'imam Anwar al-Aulaqi, dont les autorités ont perdu la trace après les raids de décembre sur les positions d'Al-Qaeda.

"Le Nigérian s'était caché à Wadi Rafadh dans la province de Chabwa (est) et a rencontré Aulaqi", a-t-il dit. Selon lui, le Nigérian a aussi rencontré dans la province de Chabwa Mohammad Oumir, l'un des chefs d'Al-Qaeda, tué dans un raid aérien du 24 décembre.

Le Nigérian avait séjourné d'août à décembre au Yémen, qu'il avait quitté peu avant l'attentat manqué sur le vol Amsterdam/Détroit.

John Brennan avait affirmé dimanche qu'Aulaqi serait lié à l'attentat raté de Noël ainsi qu'à la fusillade de la base militaire américaine de Fort Hood (Texas) en novembre qui a fait 13 morts et 42 blessés.

http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2010-01-07/lutte-c...


2a-6 Sur le terrain

27-02

Les autorités ont annoncé un renforcement des mesures de sécurité samedi à Dalea, dans le Sud, en invoquant de possibles violences séparatistes deux jours après la mort d’un policier tombé dans une embuscade dans une province voisine.
Un responsable avait déclaré auparavant que l’état d’urgence à Dalea avait été proclamé dans la ville, mais le site du ministre de la Défense l’a par la suite démenti. Des centaines de personnes ont manifesté samedi à Dalea contre les récentes arrestations, certaines brandissant des drapeaux de l’ancien Sud-Yémen qui s’est uni au Nord en 1990, ont rapporté des habitants et des sites pro-Sud.


27-02

Le  dirigeant sudiste, Shalal Ali Shayeh, a, dans un discours, exhorté les donateurs réunis à Ryad à régler accéder aux "justes revendications de la population du Sud". La population du Sud, où sont implantées la plupart des installations pétrolières, affirme que les nordistes ont profité de l’accord de 1990 sur l’unification du pays pour mettre la main sur les ressources et les discriminer.

http://www.aloufok.net/spip.php?article1504



2  Politique

b) Les Houthis

27-02

Le  dirigeant sudiste, Shalal Ali Shayeh, a, dans un discours, exhorté les donateurs réunis à Ryad à régler accéder aux "justes revendications de la population du Sud". La population du Sud, où sont implantées la plupart des installations pétrolières, affirme que les nordistes ont profité de l’accord de 1990 sur l’unification du pays pour mettre la main sur les ressources et les discriminer.

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2a-1 Sur le terrain

27-02

Des manifestations ont été organisées dans plusieurs autres villes, dont certaines étaient paralysées par une grève observées à l’appel de militants séparatistes, ont rapporté des sites

Internet.
Dans la province d’Abyan, deux personnes ont été blessées lorsque les forces de sécurité ont ouvert le feu pour disperser des manifestants qui bloquaient une route.
Des tensions ont éclaté ces dernières semaines dans le Sud après la mort d’un manifestant séparatiste, tué le 13 février lorsque la police a ouvert le feu sur une manifestation.
Des heurts ont ensuite opposé la police à des manifestants venus réclamer le corps du défunt. Il s’en est suivi une semaine d’émeutes au cours desquelles des séparatistes ont incendié des boutiques appartenant à des nordistes et ont tenté de bloquer une route reliant la province de Lahj à Aden, principale ville du Sud.
Les services de sécurité ont depuis procédé à au moins 130 arrestations dans quatre provinces du Sud, notamment à Dalea.
http://www.aloufok.net/spip.php?article1504
27 février



3 Politique internationale

a) Pays Arabes & voisins

Arabie Saoudite

Le royaume saoudien est intervenu dans le conflit début novembre après la mort d'un de ses gardes-frontières, tué par des séparatistes infiltrés sur son territoire.(...)

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=12...

27-02

Le conflit au Nord Yémen a provoqué le déplacement de 250.000 personnes.
L’Arabie saoudite a été entraînée dans le conflit en novembre lorsque les séparatistes du Nord se sont emparés d’un territoire saoudien, à la frontière, en accusant Ryad de laisser les forces yéménites se servir du sol saoudien pour lancer des attaques contre eux.
Les gouvernements occidentaux et l’Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole, redoutent que l’instabilité sur plusieurs fronts au Yémen soit exploitée par al Qaïda pour recruter et entraîner des activistes.
A Ryad, où des donateurs occidentaux et arabes étaient réunis pour discuter d’une aide économique au Yémen, le vice-Premier ministre yéménite Abdulkarim al Arhabi a déclaré qu’une adhésion "accélérée" de son pays au Conseil de coopération du Golfe serait "l’un des meilleurs moyens de permettre au Yémen de contribuer à la consolidation de la sécurité régionale et internationale".
Le Yémen avait dit jusqu’ici qu’il souhaitait adhérer au CCG d’ici 2015.

http://www.aloufok.net/spip.php?article1504


Iran

Yémen: l'Iran accuse le Royaume-Uni

Le ministère des Affaires étrangères iranien a accusé la Grande Bretagne d'avoir été derrière les violences entre l’armée yéménite et les houthistes au Yémen et de vouloir masquer ses responsabilités en accusant Téhéran. "Certains pays sont derrière les violences au Yémen et ont accusé d'autres nations d'intervenir dans la crise", a indiqué l'agence de presse iranienne Irna citant le porte-parole du ministère Ramin Mehmanparast qui s'adressait à la presse.
"La Grande Bretagne a tenté d'accuser l'Iran et quelques autres pays d'interférences pour masquer ses propres responsabilités dans la crise", a indiqué IRNA.
Un cessez-le-feu est entré en vigueur le 11 février

 Le Yémen est limitrophe de l'Arabie saoudite.

Mardi M. Mehmanparast, a indiqué que Téhéran avait soutenu ce cessez-le-feu. 

16/02/2010  

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b) Etats-Unis (le parrain)

Clinton

Hillary Clinton doit d'ailleurs discuter des nouvelles initiatives américaines avec ses interlocuteurs arabes dans le Golfe. La secrétaire d'État doit rencontrer le roi Abdallah pour lui proposer d'augmenter les livraisons de pétrole à la Chine et convaincre ainsi Pékin de se rallier aux autres membres du Conseil de sécurité sur des sanctions contre l'Iran, soupçonné de chercher à se doter de l'arme nucléaire.

 Mme Clinton doit enfin s'entretenir sur la présence d'al-Qaida dans la région du Golfe, alors que la Maison-Blanche a choisi d'intensifier les attaques de drones contre des cibles précises, notamment au Yémen.

15/02

http://www.lefigaro.fr/international/2010/02/15/01003-201...


Les grandes manœuvres

07-01

La Grande-Bretagne et les États-Unis ont annoncé qu'ils allaient renforcer leur action contre le terrorisme (séparatistes)  au Yémen et en Somalie à la suite de l'attentat-suicide manqué du 25 décembre sur un avion américain.

Mais, dimanche, le conseiller antiterroriste du président Obama, John Brennan, avait annoncé que Washington n'avait pas l'intention d'ouvrir au Yémen un "deuxième front" dans la guerre contre le terrorisme, ni d'y déployer des troupes "pour le moment", assurant toutefois que les États-Unis allaient "anéantir" Al-Qaeda.

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4 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

4-1 Feltman réaffirme le soutien de Washington à l'unité du Yémen.

nb : Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Le secrétaire d'Etat adjoint américain pour le  Proche-Orient, Jeffrey Feltman, en visite à Sanaa, a réaffirmé mardi le soutien de Washington à l'unité du Yémen, confronté à un mouvement séparatiste sudiste, a rapporté l'agence officielle Saba.
 Au premier jour de sa visite mardi, Feltman a remis au président yéménite Ali Abdallah Saleh un message du chef de la Maison blanche Barack Obama l'assurant du "fort soutien des Etats-Unis à l'unité du Yémen", selon Saba.
 Dans son message, Obama souligne l'engagement de Washington à "poursuivre son aide économique au Yémen et à consolider les capacités de ce pays en matière de sécurité et de lutte contre le terrorisme", toujours selon l'agence.
 La coopération dans les domaines de l'économie et de la sécurité ainsi que la prochaine réunion des "Amis du Yémen" ont été au centre d'un entretien que Feltman a eu mercredi avec le vice-Premier ministre yéménite pour les Affaires de défense et de sécurité, Rached al-Alimi
 Annoncée pour fin mars ou en avril, la réunion des "Amis du Yémen", que Sanaa veut tenir à Berlin, est un forum des donateurs à ce pays, créé lors d'une conférence internationale fin janvier à Londres avec l'idée de soutenir le Yémen.

03/03

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4-2 Le président Ali Abdallah Saleh annonce un cessez-le-feu avec les houthistes

Le président y Ali Abdallah Saleh a annoncé jeudi un cessez-le-feu dans les combats avec les houthistes dans le nord du pays à partir de minuit (jeudi 21H00 GMT), six mois après le début de l'offensive de l'armée yéménite.       
  Dans un bref communiqué, le chef des houthistes Abdel Malek al-Houthi, a ordonné à ses hommes de respecter cette trêve.    
"Nous avons décidé de cesser les opérations militaires dans le nord-ouest à partir de jeudi minuit", a proclamé le président dans un décret qui a été lu à la télévision d'Etat.    
Il a expliqué avoir pris cette décision après l'acceptation par les houthistes des six conditions posées par le gouvernement pour l'arrêt des hostilités qui durent depuis le 11 août dans la province de Saada, limitrophe de l'Arabie saoudite.     
Le texte précise également que le cessez-le-feu a été rendu possible après l'acceptation par les séparatistes d'un mécanisme pour le mettre en œuvre, et qu'il est tributaire du respect par ces derniers des conditions de la trêve.     
Dans un communiqué, Malek al-Houthi a ordonné aux houthistes de "cesser le combat sur tous les fronts à l'heure annoncée par le gouvernement".      
"Une fois le cessez-le-feu consolidé, il sera procédé à la réouverture des routes, au démantèlement des points de contrôle et des barricades", a-t-il ajouté.     

Quatre commissions ont été formées pour appliquer le cessez-le-feu sur le terrain, dont l'une le long de la frontière avec l'Arabie saoudite, qui était entrée en guerre contre les houthistes.      
Le décret rappelle les conditions du gouvernement qui exigeait des houthistes d'"observer un cessez-le-feu, d'ouvrir les routes, de déminer et d'évacuer les hauteurs", de "se retirer des bâtiments publics et ne pas intervenir dans le fonctionnement de l'administration locale", de "restituer les biens publics et les armes saisies", de "libérer les détenus civils et militaires, y compris les Saoudiens", et de "respecter la loi et la Constitution".   Il demande également qu'ils s'engagent aussi à "ne plus agresser" l'Arabie saoudite.   
Les houthistes avaient répondu positivement à ces exigences.

L'annonce du cessez-le-feu intervient après de violents combats, mercredi et jeudi, qui ont fait 36 morts, dont 12 soldats et 24 houthistes, selon des sources militaires yéménites.    
Alors que ces combats se poursuivaient, le site du ministère de la Défense, 26septembre.net, a indiqué jeudi que "des efforts intensifs" étaient déployés pour "arrêter l'effusion de sang et ramener la paix à Saada".
          
Selon le site, un "comité national" formé notamment de parlementaires doit être constitué pour "superviser l'application des six points et ramener la paix dans la province de Saada".      
"Le comité entamera sa mission dès l'annonce de l'arrêt des opérations militaires et supervisera l'ouverture des routes, le retour des réfugiés dans leur foyers et la libération des détenus", a-t-il ajouté.        
L'offensive lancée le 11 août contre les houthistes  est la sixième du genre depuis 2004, dans un conflit qui a fait plusieurs milliers de morts et 250.000 déplacés.  

12/02/

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4-3 Consolidation du cessez-le-feu.

Les autorités yéménites et les houthistes s'employaient dimanche à consolider le cessez-le-feu entré en vigueur vendredi dans le nord du pays mais la question de l'échange des prisonniers n'a pas été réglée.
Le calme régnait dimanche matin dans cette partie du Yémen proche de l'Arabie saoudite tandis que les quatre commissions chargées de la mise en oeuvre de la trêve ont rencontré des représentants des séparatistes. 
Selon des sources locales, plusieurs routes autour de la ville de Saada, leur fief, à 240 km au nord de Sanaa, ont été rouvertes, notamment celle menant au Jebel Somaa, un massif montagneux à 4 km au sud de la cité.
 Le chef de la commission du cessez-le-feu à Saada, le député Ali Abou Haliga, du parti présidentiel du Congrès populaire général (CPG) a indiqué à la presse que son organisme travaillait avec les séparatistes et les autorités locales pour hâter l'ouverture d'autres routes, notamment celle reliant Saada à Baqem, près de la frontière avec l'Arabie saoudite.  

14/02/2010  

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4-4 Les prisonniers posent problème

Concernant l'échange de prisonniers, des sources houthistes ont indiqué à l'AFP qu'il y avait eu des complications de dernière minute. "Les autorités exigent qu'on libère tous les prisonniers yéménites et saoudiens, ce qui n'était pas convenu au départ", a précisé l'une des ces sources.
Cette source a indiqué que les houthistes voulaient échanger les prisonniers de l'armée yéménite contre les séparatistes détenus par les autorités.

14/02/2010  

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4-5 La trêve au Nord, manifestations dans le Sud.
Des démineurs de l’armée yéménite ont pénétré à Saada, ville du Nord et bastion des séparatistes Houthi, après le retrait de ces derniers aux termes d’un accord de cessez-le-feu.

Mais les tensions se sont accrues dans le Sud où les autorités ont renforcé les mesures de sécurité dans la ville de Dalea, chef-lieu de province, pour faire face à une rébellion séparatiste.
Le Yémen, le plus pauvre des pays arabes, a conclu le 11 février une trêve avec les Houthi qui combattaient le gouvernement depuis 2004 à l’appui de revendications religieuses, économiques et sociales.
Ce cessez-le-feu, en vigueur depuis deux semaines, tient dans l’ensemble.
Les séparatistes du Nord ont accepté jeudi de quitter leur bastion de Saada, à 240 km au nord de Sanaa, la capitale, à condition d’avoir le visage dissimulé, que leurs routes soient débloquées et qu’ils ne soient pas suivis par les services de sécurité.
Le ministère de la Défense a fait savoir samedi sur son site internet qu’après leur départ, des experts en explosifs de l’armée étaient entrés dans la ville pour procéder "au retrait de toutes mines posées par les Houthis".
Des habitants de la ville ont commencé à y revenir, ajoute le site.

27-02

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4-6 Yémen-sud:  théâtre de manifestations antigouvernementales.

Trois séparatistes ont été tués et cinq blessés lors d'affrontements jeudi avec les forces de sécurité dans le sud du Yémen, théâtre de manifestations antigouvernementales à l'initiative du mouvement séparatiste.

Dans la ville de Daleh, des accrochages ont opposé des manifestants armés aux forces de sécurité, faisant deux morts et deux blessés dans les rangs des séparatistes séparatistes, ont indiqué des responsables du mouvement sudiste.

Dans la ville de Tour al-Baha dans la province de Lahej, la police a ouvert le feu sur des séparatistes qui étaient retranchés dans une administration publique, tuant l'un d'eux et en blessant trois, selon ces responsables.

La ville a été aussi le théâtre d'une manifestation au cours de laquelle des drapeaux de l'ancien Etat indépendant du sud-Yémen ont été brandis, selon des témoins.

Des manifestations ont également eu lieu dans d'autres villes du sud comme tous les jeudis, décrété "Journées des prisonniers" par le "Mouvement sudiste", coalition de plusieurs groupes dont certains appellent au fédéralisme et d'autres à la sécession.

Les protestations contre le gouvernement se sont multipliées ces dernières semaines dans le sud du Yémen.

Le sud-Yémen, qui était un Etat indépendant jusqu'en 1990, est agité également d'actes de violences sur fond de mécontentement populaire, les habitants s'estimant l'objet de discriminations et disant ne pas bénéficier d'une aide économique suffisante.

Mardi, le président Saleh s'est livré à une violente diatribe contre les séparatistes tout en les appelant au dialogue.

"Je suis sûr que les drapeaux séparatistes vont brûler dans les jours et les semaines qui viennent. Nous n'avons qu'un drapeau que nous avons accepté par notre libre volonté et nous sommes ouverts à toutes les revendications politiques et nous vous appelons au dialogue", a-t-il dit.

Par ailleurs, près de 5.000 personnes ont participé à un rassemblement à Sanaa à l'appel des partis d'opposition au président Ali Abdallah Saleh, en signe d'appui aux habitants du sud, selon un correspondant de l'AFP sur place.

Le rassemblement organisé par la "Rencontre commune", une coalition de l'opposition, s'est tenu dans un stade du centre de Sanaa, au milieu d'un important déploiement policier.

"J'appelle les autorités à cesser d'avoir recours à la force et à accepter un dialogue global avec toutes les forces politiques et sociales dans le pays", a dit l'un des orateurs, Mohammad Salem Bassandwa.

Des milliers de personnes ont également manifesté dans la ville nordiste de Taez, à l'appel de l'opposition, pour dénoncer "la militarisation des provinces séparatistes" et proclamer leur solidarité avec les détenus dans le sud du pays, ont indiqué des témoins.

La police a dispersé à l'aide de matraques et de canons à eau les manifestants, ont-ils précisé.

AFP / 11 mars 2010

http://www.romandie.com/ats/news/100311122253.m6vwjhl4.as...


4-7 Yémen : deux chefs d'Al-Qaïda tués dans un raid aérien

Deux chefs d'Al-Qaïda ont été tués dans un raid de l'aviation du Yémen sur une "cellule terroriste" dans le sud-est du pays, a annoncé dans la nuit de dimanche à lundi le ministère yéménite de la Défense.

"Nos forces aériennes ont effectué dimanche soir un raid contre des éléments terroristes qui planifiaient des attentats contre des installations vitales", indique un communiqué mis en ligne sur le site du ministère de la Défense.

"Deux chefs d'Al-Qaïda ont été tués" au cours de ce raid, ajoute le communiqué, sans donner leurs noms.

Le communiqué n'a pas précisé la nature de ces "installations vitales", mais le raid a visé la région de Moudia (480 km au sud-est de Sanaa), dans la province d'Abyane, proche de la province pétrolière de Chabwa.

Selon des sources du ministère de la Defense, le raid a fait d'autres morts parmi les éléments visés, outre les deux chefs mentionnés par le communiqué.

il s'agit du premier raid de l'aviation annoncé depuis le 20 janvier, lorsque l'aviation yéménite avait annoncé avoir bombardé la maison d'un chef présumé d'Al-Qaïda dans la province de Marib (170 km à l'est de Sanaa).

Le Washington Post avait affirmé fin janvier que des militaires et des agents du renseignement américains étaient étroitement impliqués dans les opérations secrètes menées contre Al-Qaïda au Yémen, préparant les missions et fournissant armes et munitions.

AFP / 15 mars

http://www.romandie.com/infos/News2/100314230931.0htqyk0p...

 

Intox.

4-8 Dans la centrale nucléaire, un membre d'Al-Qaïda ?

Par TF1 News (D'après agence), le 13 mars 2010 à 10h10, mis à jour le 13 mars 2010 à 10:13

Un membre présumé d'Al-Qaïda, actuellement détenu au Yémen, pourrait avoir occupé un poste dans une centrale nucléaire américaine pendant plusieurs années.

De 2002 à 2008, Charif Mobaïli travaillait dans une centrale nucléaire de Public Service Enterprise Group (PSEG) dans le New Jersey, Etat limitrophe de celui de New York. Or, un homme du nom de Charif Mobaïli, et qui semble bien être le même individu, est actuellement détenu au Yémen et soupçonné d'être un membre d'Al-Qaïda. Selon le ministère yéménite de la Défense, il aurait déjà été "impliqué dans plusieurs attaques terroristes".


n°2 - Journal du Yemen - 02-01 au 16-03 : -- FIN - : Après le Yémen, quel autre pays ?

n°2 -  Journal du Yemen - 02-01 au 16-03 : -- Fin  - : Après le Yémen, quel autre pays ?



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée US et ferment les oreilles aux autres sources.


Journal du Yemen

n° 2                                               02-01 au 16-03-2010

                                                                C.De broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

 

5  Dossier

5-1 Mali Ilse Paquin : Dossiers» Terrorisme au Yémen.

5-2 Patrick Martin : Pourquoi la presse américaine est-elle silencieuse face au rôle joué par Israël dans le vol NW 253 ?

5-3 Les Etats-Unis et la guerre au Yémen.

5-4 M K Bhadrakumar : L’odyssée d’Obama au Yémen vise la  Chine.

5-5 Le Yémen, une affaire arabe.?

5-6 Kocelyn Coulon : Après le Yémen, quel autre pays ?

Annexe

Yémen

Le Pays

Géographie

 

 


 


5  Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

5-1 Mali Ilse Paquin : Dossiers» Terrorisme au Yémen.

Nb: Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

À Londres, Sanaa promet des réformes économiques en échange de l'appui de la communauté internationale dans sa lutte contre Al-Qaeda.

«Ce qui se passe au Yémen nous touche tous de façon très directe.» Hillary Clinton a résumé ainsi l'importance du sommet sur le Yémen qui s'est tenu hier à Londres. Le pays arabe est devenu la nouvelle ligne de front du terrorisme depuis l'attentat raté contre un vol Amsterdam-Detroit le 25 décembre dernier.

Une vingtaine de pays, dont le Canada, se sont rencontrés dans la capitale britannique pour préparer avec le Yémen un plan d'attaque contre la menace d'Al-Qaeda. La nébuleuse terroriste compterait jusqu'à 300 combattants dans ce pays.

Une approche globale des causes de l'effervescence extrémiste est la clé de la réussite, a constaté le ministre des Affaires étrangères britannique, David Miliband. L'instabilité sociale, économique et politique du pays le plus pauvre du Moyen-Orient en font une véritable poudrière.

«Les dirigeants d'Al-Qaeda cherchent à exploiter l'instabilité où ils le peuvent», a rappelé M. Miliband, en référence notamment à la guerre civile dans le nord du pays et au mouvement souverainiste du Sud.

«Nous reconnaissons que la voie militaire n'est pas la seule solution à tous ses problèmes, a dit de son côté Hillary Clinton. Les Yéménites doivent décider de leur propre avenir.»

Le Yémen a accepté de mettre en oeuvre des réformes économiques proposées par le Fonds monétaire international.

Les pays donateurs du Yémen se réuniront les 22 et 23 février dans le pays voisin, l'Arabie Saoudite. La communauté internationale avait promis plus de 4,7 milliards de dollars américains en 2006. La majeure partie de cette somme se fait toujours attendre.

Environ 45% des 22 millions de Yéménites vivent avec moins de 2$ par jour.

D'autre part, un nouveau groupe de travail baptisé Les Amis du Yémen aidera la république à appliquer ses réformes.

«Le Yémen doit faire plus, a prévenu Mme Clinton. Les États-Unis et les autres pays doivent aussi faire plus, par exemple en l'aidant à sécuriser ses frontières et à promouvoir son unité nationale.»

Le Washington Post a confirmé hier que des unités spéciales de l'armée américaine aident le gouvernement du Yémen à combattre Al-Qaeda. Six des 15 chefs de la cellule auraient été tués.

Clinton et Miliband ont tout de même indiqué hier qu'il n'y avait pas de solution à court terme. «La réunion a été un pas réussi dans ce qui devra être un long chemin», a écrit David Miliband dans son blogue en fin de journée.

Mali Ilse Paquin, Collaboration spéciale
La Presse

28-01

http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/2010...


5-2 Patrick Martin : Pourquoi la presse américaine est-elle silencieuse face au rôle joué par Israël dans le vol NW 253 ?

Subject: le journal israélien Ha’aretz publiait un article de son correspondant Yossi Melman, signalant le rôle joué par la société israélienne de sécurité, International Consultants on Targeted Security (ICTS)

Il y a près d’une semaine, le 10 janvier, le journal israélien Ha’aretz publiait un article de son correspondant Yossi Melman, signalant le rôle joué par la société israélienne de sécurité, International Consultants on Targeted Security (ICTS), lors de la tentative manquée de faire exploser une bombe à bord du vol Northwest Airlines 253.

Les filiales I-SEC et PI d’ICTS sont responsables du filtrage des passagers à l’aéroport Schiphol d’Amsterdam où l’inculpé de la tentative d’attentat suicide à la bombe Umar Farouk Abdulmutallab avait embarqué à bord d’un vol à destination de Detroit.

La société utilise une technologie de filtrage pour le profilage des passagers et l’identification des risques de sécurité fondée sur l’expérience des services de renseignement israéliens. Le personnel de l’ancienne compagnie El Al Airlines et de Shin Bet security avait mis en place l’ICTS en 1982 dans le but de vendre leur expertise et de nombreuses compagnies aériennes américaines utilisent ses services ou sa technologie.

Selon l’Ha’aretz, Abdulmutallab a été contrôlé par l’ICTS mais les agents de sécurité n’avaient pas réussi à l’identifier comme passager à risque malgré des preuves suffisantes.

« Même si les services de renseignement américains avaient échoué et que le nom du passager nigérien ne figurait pas sur la liste des suspects pour la compagnie aérienne, il aurait dû éveiller les soupçons des agents de sécurité, » a écrit le journal. « Son âge, son nom, son itinéraire de vol illogique, son billet d’avion cher et acheté en dernière minute, son embarquement sans bagage (avec seulement un bagage de cabine) et bien d’autres signes auraient dû suffire à alerter les agents de sécurité et justifier un examen plus approfondi du suspect. Toutefois, le responsable de la sécurité représentant I-SEC et PI lui a permis d’embarquer. »

Le lien israélien a été largement relayé dans la presse israélienne et européenne.

Outre Ha’aretz, le Jerusalem Post a remarqué le rôle joué par ICTS à Amsterdam dans un article paru le 27 décembre et la télévision israélienne a interviewé un directeur de la société qui a confirmé qu’Abdulmutallab avait été soumis à un contrôle de sécurité.

Des articles sont parus par la suite dans les journaux et ont été mis en ligne sur le Web en Grande-Bretagne, en France, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Espagne et en Italie. Mais rien ne figurait dans les principaux journaux américains, rien dans le New York Times, le Washington Post, le Wall Street Journal ou n’importe quel autre quotidien, et rien sur aucune des chaînes de télévision ou de réseaux câblés d’information.

Le contraste entre le traitement médiatique en Europe et en Amérique est un signe que le rôle de l’ICTS n’est pas simplement un détail futile. Clairement, le mot a été donné de se taire sur le sujet soit sous forme d’ordre direct des services américains de sécurité soit indirectement par système d’autocensure des médias qui n’en est pas moins efficace pour être « volontaire ».

Quelle raison pourrait-il y avoir de dissimuler le rôle joué par l’ICTS ?

D’abord, quelques faits pertinents : l’ICTS assurait la sécurité à l’aéroport Paris Charles de Gaulle lorsque l’« homme au soulier » (« Shoe Bomber ») Richard Reid [qui avait dissimulé un explosif dans sa chaussure] était monté à bord d’un avion à destination des Etats-Unis le 22 décembre 2001. La société assurait également la sécurité du système de bus londoniens au moment des attaques suicide du 7 juillet 2005. Et l’ICTS partageait la responsabilité de la sécurité le 11 septembre 2001 à l’aéroport de Boston Logan d’où étaient partis deux des quatre détournements d’avions suicide à l’origine des attentats.

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a d’étranges coïncidences, compte tenu notamment de la prétendue expertise des services israéliens de sécurité à identifier et à prévoir des attaques terroristes. Le personnel de l’ICTS était présent sur place à l’occasion de quatre des attaques terroristes les plus tristement célèbres de ces dix dernières années et, à chaque fois, ils n’avaient pas réussi à faire quelque chose pour stopper les terroristes.

En 28 ans de service, l’ICTS s’est installée dans 22 pays pour assurer la sécurité dans les aéroports en France, en Grande-Bretagne, en Espagne, en Hongrie, en Roumanie et en Russie, en employant plus de 11.000 agents de sécurité. La société détenait des contrats dans plusieurs aéroports américains jusqu’au 11 septembre où le filtrage des passagers fut retiré des mains du privé pour être confié à l’Administration de la Sécurité des Transports (TSA) nouvellement créée.

Le silence sur le rôle joué par l’ICTS n’est que l'aspect le plus étrange de la décision plus générale des médias de ne pas faire de reportages sur le contexte de la tentative d'explosion à bord du vol Northwest 253. Il y avait déjà eu la volonté de se distancer d’une enquête sur l’incident survenu le jour de Noël avant que ne survienne le séisme en Haïti et qui, légitimement, est le principal sujet auquel les médias consacrent leur attention.

L’histoire officielle du vol Northwest 253, telle qu’elle a été présentée par la Maison Blanche d’Obama et les agences américaines de renseignement, est tellement incroyable qu’il semble y avoir eu un effort concerté pour laisser tomber le sujet et détourner l’attention du public dans d’autres directions. Dans ce contexte, le silence total sur le rôle de la société israélienne de sécurité soulève encore plus de questions quant au rôle joué par les agences de renseignement américaines ou autres durant la période précédant l’incident du jour de Noël et qui a failli coûter la vie à quelque 300 personnes.

Patrick Martin

Le 21 janvier 2010

WSWS
Pour les médias: crgeditor@yahoo.com
L'adresse url de cet article est: www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&c...


5-3 Les Etats-Unis et la guerre au Yémen.

Extrait

Nb Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Les Etats-Unis risquent-ils de s’engager dans nouvelle guerre au Yémen?

Le président Obama -qui tient pour responsable la branche yéménite d’Al-Qaïda dans la tentative d’attentat manqué contre un avion de ligne américain à Noël- s’en défend.

Pourtant, la question n’a rien d’absurde, comme le prouve la phrase prononcée par Joe Lieberman, un sénateur américain indépendant. «L'Irak, a-t-il déclaré, c'est notre guerre d'hier et l'Afghanistan notre guerre d'aujourd'hui.

Si nous n'agissons pas rapidement, le Yémen sera notre guerre de demain.»

Les Américains n’ont pas attendu cet épisode pour agir dans ce pays. De «récentes opérations militaires dans les zones d'Abyan (Sud) et d'Ahrab (au nord-est de Sanaa), ont été menées avec le concours du commandement central US» souligne le journal libanais L’Orient-Le-Jour.

«L'aide US à la lutte antiterroriste est passée de 4,6 millions de dollars en 2006 à 67 millions en 2009» ajoute ce quotidien. Une aide qui pourrait  atteindre les 150 millions si le Congrès donne son accord, indique le New York Times.
Soutenu par les Etats-Unis, le président Saleh doit en contrepartie lutter contre le terrorisme. Mais en plus de sa volonté de maintenir sa famille au pouvoir, de l’inefficacité et de la corruption du régime, «sa volonté de combattre Al-Qaïda -qu’il ne considère pas comme son principal ennemi- est douteuse» estime le New York Times.

Pourtant, «le pays est confronté depuis maintenant deux ans et de façon progressive et montante à une résurgence des cellules d’Al-Qaïda» explique Anne Giudicelli, une experte(…)  de la région qui décryptait, dès octobre dernier sur France Culture, les grandes dangers menaçant ce pays. «Il est de notoriété publique que dans l'antique Arabia Felix il existe des bases d'Al-Qaïda, que des organisations «caritatives» se chargent de collecter des fonds destinées au mouvement d'Oussama Ben Laden» note L’Orient-Le-Jour.

Et le quotidien souligne que «la première attaque d'envergure contre des intérêts occidentaux s'était produite en octobre 2000 contre le destroyer USS Cole dans le port d'Aden».

Si le président Saleh ne fait pas d’Al-Qaïda sa priorité, c’est parce cet Etat, très pauvre, doit déjà gérer une rébellion dans le nord et des mouvements séparatistes dans le sud.

5 Janvier 2010

http://www.slate.fr/story/15241/guerre-yemen-terrorisme-a...


5-4 M K Bhadrakumar : L’odyssée d’Obama au Yémen vise la  Chine.
Textes très intéressants de M K Bhadrakumar traduits par le site Questions Critiques, qui permet de comprendre beaucoup mieux le bruit autour du Yémen, ou de l'Afghanistan, que les discours médiatiques usuels sur 'Al Qaida'.

Il y a un an, le président yéménite, Ali Abdallah Saleh, faisait une révélation fracassante : les forces de sécurité de son pays avaient appréhendé un groupe d’islamistes liés aux forces des services secrets israéliens. « Une cellule terroriste a été appréhendée et sera renvoyée devant les tribunaux pour ses liens avec les services de renseignements israéliens », avait-il promis. 

Saleh ajouta : « Vous serez tenus au courant des poursuites judiciaires ». On n’en a jamais entendu parler et la piste s’est effacée. Bienvenue sur la terre magique du Yémen, où se jouaient les Mille et Une Nuits dans la gestation du temps.

Prenez le Yémen et ajoutez-y la mystique de l’Islam, Oussama ben Laden, al-Qaïda et les services secrets israéliens et vous obtenez une mixture qui vous monte à la tête. Le chef du Commandement Central des Etats-Unis, le Général David Petraeus, est passé samedi par la capitale yéménite, Sanaa, et a juré à Saleh une aide américaine accrue pour combattre al-Qaïda. Le président des Etats-Unis, Barack Obama, a très vite repris la promesse de Petraeus, assurant que les Etats-Unis renforceraient le partage de renseignements et l’entraînement des forces yéménites et qu’il mènerait peut-être des attaques conjointes contre les militants d’al-Qaïda dans la région.
Un nouvel Afghanistan ?

Au dire de beaucoup, Obama, qui est généralement considéré comme un politicien talentueux et intelligent, commet une bourde catastrophique en démarrant une nouvelle guerre qui pourrait s’avérer aussi sanglante, désordonnée et ingagnable que celles d’Irak et d’Afghanistan.

Pourtant, à première vue, Obama semble vraiment imprévisible.

Les parallèles avec l’Afghanistan sont frappants. Un étudiant nigérian, qui dit avoir été entraîné au Yémen, a tenté de faire sauter un avion américain et l’Amérique veut partir en guerre.

Le Yémen, lui aussi, est un merveilleux pays avec de très belles montagnes accidentées qui pourraient être un paradis pour la guérilla. Comme les membres des tribus afghanes, les Yéménites sont des gens hospitaliers. Mais, ainsi que le journaliste irlandais, Patrick Cockburn, le rappelle, tandis qu’ils sont généreux envers les étrangers de passage, ils « considèrent que les lois de l’hospitalité prennent fin lorsque l’étranger quitte leur territoire tribal, moment où il devient ‘une bonne cible pour recevoir une balle dans le dos’. » Il y a assurément un côté romantique dans tout ça – presque comme dans l’Hindou-Kouch. Extrêmement nationalistes, pratiquement tous les Yéménites ont une arme à feu. A l’instar de l’Afghanistan, le Yémen est également un pays où les autorités sont en conflit et où une petite guerre civile n’attend qu’une intervention étrangère pour éclater.

Obama a-t-il aussi incroyablement oublié son propre discours du 1er décembre, dans lequel il exposait les contours de sa stratégie afghane, pour violer les critères qu’il avait lui-même édictés ? Certainement pas. Obama est un homme habile. On se souviendra de l’intervention au Yémen comme du coup le plus habile qu’il aura jamais fait pour perpétuer l’hégémonie mondiale des Etats-Unis. C’est la réponse de l’Amérique à la montée en puissance de la Chine.

Un coup d’œil rapide sur la carte de la région montre que le Yémen est l’un des endroits les plus stratégiques attenant aux eaux du Golfe Persique et de la Péninsule Arabique. Il borde l’Arabie Saoudite et Oman, qui sont des protectorats américains essentiels. En effet, Oncle Sam « marque son territoire » - comme un chien sur un réverbère. La Russie a caressé l’idée de réouvrir sa base de l’ère soviétique à Aden. Eh bien ! Les Etats-Unis ont soufflé la place à Moscou. 

Les Etats-Unis ont fait savoir que cette odyssée ne s’arrête pas au Yémen. Elle se prolonge jusqu’en Somalie et au Kenya. De cette manière, les Etats-Unis établissent leur présence militaire sur une bande ininterrompue de terres le long de la façade occidentale de l’Océan Indien. Les officiels chinois ont parlé tout récemment de leur nécessité d’établir une base navale dans cette région. Les Etats-Unis ont désormais renvoyé dans les cordes les options chinoises. Le seul pays avec une côte maritime disponible pour la Chine, afin d’y installer une base navale dans la région, est l’Iran. Tous les autres pays ont une présence militaire occidentale.

L’intervention américaine au Yémen ne se fera pas sur le modèle de l’Irak et de l’Afghanistan.

Obama s’assurera de ne pas récupérer les soldats américains servant au Yémen dans des housses mortuaires.

C’est ce que le public américain attend de lui.

Selon l’armée américaine, il n’y déploiera que des drones et des forces spéciales et « se concentrera à fournir des renseignements et de l’entraînement pour aider le Yémen à contrer les militants d’al-Qaïda ».

L’objectif essentiel et principal d’Obama sera d’établir une présence militaire durable au Yémen.

Cela sert plusieurs buts.
Une nouvelle grande partie débute

D’abord, la manœuvre des Etats-Unis doit être considérée comme étant exercée contre l’éveil chiite qui constitue la toile de fond dans cette région. Les Chiites (principalement le groupe Zaïdi) ont été traditionnellement réprimés au Yémen. Les soulèvements chiites ont été un thème récurrent dans l’histoire du Yémen. Il y a eu une tentative délibérée de minimiser le pourcentage de Chiites au Yémen, mais ils pourraient y représenter jusqu’à 45% de la population. 

Plus important, ils constituent la majorité dans la partie septentrionale du pays. Ce qui dérange les Etats-Unis et les Etats arabes modérés – ainsi qu’Israël – est que l’Organisation des Jeunes Croyants, conduite par Hussein Badr al-Houthi, qui est retranchée au nord du Yémen, a pris modèle sur le Hezbollah au Liban, à tous égards – politiquement, économiquement, socialement et culturellement.

Les Yéménites sont un peuple intelligent et ils sont célèbres dans la Péninsule Arabique pour leur tempérament démocratique. La montée en puissance des Chiites yéménites, sur le modèle du Hezbollah, aurait des implications régionales considérables. Le plus proche voisin, Oman, qui est une base américaine clé, est essentiellement chiite. Sujet encore plus sensible : l’idée dangereuse de la probabilité de la montée au pouvoir des Chiites qui s’étendrait aux régions chiites hautement rétives d’Arabie Saoudite, attenantes au Yémen, lesquelles, qui plus est, se trouvent également être le réservoir de la fabuleuse richesse pétrolière du pays.

L’Arabie Saoudite entre dans une phase hautement sensible de transition politique, alors qu’une nouvelle génération est programmée pour prendre le pouvoir à Riyad et que les intrigues de palais et les failles au sein de la famille royale ont toutes les chances d’être exacerbées. Pour le dire avec euphémisme, étant donné la dimension institutionnalisée de la persécution des Chiites en Arabie Saoudite par l’establishment wahhabite, la montée en puissance des Chiites est un véritable champ de mines qui pétrifie littéralement Riyad en ce moment. Les limites de sa patience s’amenuisent, comme en témoigne le recours récent peu habituel à la force militaire contre les communautés chiites du nord du Yémen, à la frontière de l’Arabie Saoudite. 

Les Etats-Unis sont confrontés à un dilemme classique.

C’est très bien qu’Obama souligne la nécessité de réforme dans les sociétés musulmanes – comme il l’a fait avec éloquence dans son discours du Caire en juin dernier.

Mais la démocratisation dans le contexte yéménite – ironiquement, dans le contexte arabe – impliquerait de donner du pouvoir aux Chiites. Après l’expérience douloureuse en Irak, Washington est littéralement perché comme un chat sur un toit brûlant. Le gouvernement américain préfèrerait de loin s’aligner sur le gouvernement répressif et autocratique de Saleh plutôt que de laisser sortir de la bouteille le génie de la réforme dans cette région riche en pétrole, où ses intérêts sont immenses. 

Obama est doté d’un esprit érudit et il n’est pas sans savoir que le Yémen a désespérément besoin de réforme. Mais il ne veut tout simplement pas y penser. Le paradoxe auquel il est confronté est qu’avec toutes ses imperfections, l’Iran se trouve être le seul système « démocratique » en opération dans toute la région.

L’ombre de l’Iran qui plane sur la conscience chiite yéménite est une inquiétude sans fin pour les Etats-Unis. Pour le formuler simplement, dans la lutte idéologique en cours dans cette région, Obama se retrouve du côté des oligarchies autocratiques ultra-conservatrices et brutales qui y constituent la classe dirigeante. On peut comprendre que ce ne soit pas facile pour lui. Si l’on doit en croire ses Mémoires, il pourrait y avoir des moments où les vagues souvenirs de son enfance en Indonésie et la mémoire précieuse de sa propre mère, laquelle, au dire de tous, était une intellectuelle et une humaniste insouciante, doivent le hanter dans les couloirs de la Maison Blanche.
Israël entre dans le jeu

Mais Obama est avant tout réaliste. Il fait fi de ses émotions et de ses croyances personnelles, et se sont les considérations stratégiques qui ont le plus grand poids lorsqu’il travaille dans le Bureau Ovale. Avec la présence militaire au Yémen, les Etats-Unis ont resserré le cordon autour de l’Iran. Dans l’éventualité d’une attaque militaire contre l’Iran, le Yémen pourrait être utilisé comme tremplin par les Israéliens. Ces considérations ont beaucoup de poids pour Obama.

Le fait est qu’aucune autorité ne contrôle vraiment le Yémen. C’est du gâteau pour les formidables services secrets israéliens de s’y faire une niche – exactement comme ils l’ont fait au nord de l’Irak dans des circonstances à peu près comparables.

L’Islamisme n’est pas du tout dissuasif pour Israël. Saleh n’était certainement pas loin du compte en affirmant, l’année dernière, que les services de renseignements israéliens avaient apparemment maintenu des liens avec des islamistes yéménites. Le problème est que les Islamistes yéménites sont extrêmement fragmentés et que personne n’est sûr de qui fait allégeance à qui et de quel sorte d’allégeance il s’agit. Les services secrets israéliens opèrent merveilleusement bien dans de telles zones d’ombre, lorsque l’horizon est lacéré du sang du soleil couchant.

Israël trouvera que s’introduire au Yémen est jusqu’à maintenant un cadeau de Dieu, alors qu’il reconnaît officiellement sa présence dans la Péninsule Arabique. C’est un rêve qui devient réalité pour Israël, dont l’efficacité en tant que puissance régionale a toujours été sérieusement handicapée par son manque d’accès à la région du Golfe Persique. La présence militaire américaine dominante aide Israël, sur le plan politique, à consolider son chapitre yéménite. Sans aucun doute, Petraeus s’installe au Yémen en tandem avec Israël (et la Grande-Bretagne). Mais les Etats arabes « pro-occidentaux », avec leur mentalité de rentiers, n’ont pas d’autre choix que de rester des spectateurs silencieux sur le banc de touche. 

Certains parmi eux pourraient vraiment ne pas s’opposer à la présence des forces de sécurité israéliennes dans la région, considérant que c’est un meilleur pari que la propagation des idées dangereuses du pouvoir chiite émanant de l’Iran, de l’Irak et du Hezbollah. A un moment ou un autre, les services de renseignements israéliens commenceront également à infiltrer les groupes extrémistes sunnites au Yémen, qui sont communément connus comme étant des filiales d’al-Qaïda. Ceci dit, si Israël ne l’a pas déjà fait. Tout lien de ce type fait d’Israël un allié inestimable pour les Etats-Unis dans sa lutte contre al-Qaïda. En somme, des possibilités infinies existent dans ce paradigme qui prend forme dans le monde musulman et qui s’arc-boute sur le Golfe Persique stratégique.

Tout ça à cause de la Chine

Toutefois, le plus important pour les stratégies mondiales des Etats-Unis sera le gain écrasant du contrôle du port d’Aden, au Yémen. La Grande-Bretagne peut garantir qu’Aden est la porte vers l’Asie. Le contrôle d’Aden et du Détroit de Malacca placera les Etats-Unis dans une position invulnérable dans cette « grande partie » qui se déroule dans l’Océan Indien. Les couloirs de navigation de l’Océan Indien sont littéralement les veines jugulaires de l’économie chinoise. En les contrôlant, Washington envoie un message fort à Pékin, selon lequel si les Chinois caressaient l’idée que les Etats-Unis sont une puissance en déclin en Asie, ils se fourrent le doigt dans l’œil. 

Dans la région de l’Océan Indien, la Chine est de plus en plus sous pression. L’Inde y est un allié naturel des Etats-Unis. Ces deux pays voient d’un très mauvais œil toute présence navale importante de la Chine. L’Inde sert de médiateur au rapprochement entre Washington et Colombo, ce qui aiderait à faire reculer l’influence de la Chine au Sri Lanka. Les Etats-Unis ont opéré un virage à 180 degrés dans leur politique birmane et ils impliquent le régime militaire là-bas, avec l’intention première d’éroder l’influence de la Chine sur les dirigeants militaires. La stratégie chinoise avait pour but de renforcer son influence au Sri Lanka et au Myanmar, afin d’ouvrir une nouvelle route de transport vers le Moyen-Orient, le Golfe Persique et l’Afrique, où la Chine a commencé à disputer à l’Ouest sa domination économique traditionnelle. 

La Chine est pressée de réduire sa dépendance sur le Détroit de Malacca pour son commerce avec l’Europe et l’Asie Occidentale. Les Etats-Unis, au contraire, sont déterminés à ce que la Chine reste vulnérable jusqu’à l’étouffement, entre l’Indonésie et la Malaisie. 

Une lutte captivante se fait jour. Les Etats-Unis sont mécontents des efforts déployés par la Chine pour atteindre les eaux chaudes du Golfe Persique, en passant par la région de l’Asie Centrale et le Pakistan. Lentement mais sûrement, Washington resserre le collet autour du cou des élites pakistanaises – civiles et militaires – et les force à faire un choix stratégique entre les Etats-Unis et la Chine. Cela placera ces élites dans un dilemme peu enviable. Comme leurs homologues indiens, ils sont naturellement « pro-occidentaux » (même lorsqu’ils sont « anti-américains ») et, si les liens avec la Chine sont importants pour Islamabad, c’est avant tout parce que cette dernière fait contrepoids à ce que les Pakistanais perçoivent comme une hégémonie indienne. 

Les questions existentielles avec lesquelles se débattent les élites pakistanaises sont visibles. Ils recherchent des réponses auprès d’Obama. Obama peut-il maintenir une relation équilibrée vis-à-vis du Pakistan et de l’Inde ? Ou, Obama retournera-t-il à la stratégie de l’ère de George W. Bush consistant à faire de l’Inde la puissance prédominante dans l’Océan Indien, obligeant le Pakistan à apprendre à vivre dans son ombre ?
L’axe US-indo-israélien 

D’un autre côté, les élites indiennes ne sont pas du tout d’humeur aux compromis. Du temps de Bush, Delhi était dans une période faste. A présent, après les craintes initiales concernant la philosophie politique d’Obama, Delhi a conclu que celui-ci n’est rien d’autre qu’un clone de son illustre prédécesseur en ce qui concerne les contours généraux de la stratégie mondiale des Etats-Unis – dont l’isolement de la Chine est le modèle central. 

Le niveau de confort croît de façon palpable à Delhi en ce qui concerne la présidence d’Obama. Delhi voit la montée du lobby israélien à Washington comme la mise à l’épreuve pour la présidence d’Obama. Cette montée en puissance convient à Delhi, puisque le lobby juif a toujours été un allié obligeant pour cultiver leur influence auprès du Congrès, des médias et des membres des groupes de réflexion américains qui incitent à la violence, de même que dans les administrations successives. Et tout ceci se produit à un moment où les relations indo-israéliennes en matière de sécurité prennent de la vitesse.

Le Secrétaire à la Défense, Robert Gates, doit se rendre à Delhi dans les jours qui viennent. L’administration d’Obama adopterait une attitude de plus en plus accommodante vis-à-vis de longue quête de l’Inde pour une technologie américaine « à double usage ». Si c’est le cas, une avenue royale de coopération militaire est sur le point de s’ouvrir entre les deux pays, qui fera de l’Inde un challenger sérieux aux prouesses militaires croissantes de la Chine. C’est une situation gagnant-gagnant, alors que le grand bazar indien de l’armement offre un business extrêmement lucratif aux entreprises américaines.

Il est clair qu’une alliance intime US-indo-israélienne constitue le fondement de toutes les manœuvres qui se déroulent. Cela aura une importance pour la sécurité de l’Océan Indien, du Golfe Persique et de la Péninsule Arabique. L’année dernière, l’Inde a officialisé sa présence navale à Oman.

Somme toute, les experts en terrorisme se perdent dans les détails lorsqu’ils analysent l’incursion des Etats-Unis au Yémen, en se limitant à la traque d’al-Qaïda. La dure réalité est qu’Obama, dont l’argument principal était « le changement », a pris du gîte et tient de moins en moins ses promesses en se dirigeant vers les stratégies mondiales de l’ère Bush. La fraîcheur de la magie d’Obama se dissipe. Des traces de « révisionnisme » dans l’orientation de sa politique étrangère commencent à faire surface. On peut déjà les percevoir en ce qui concerne l’Iran, l’Afghanistan, le Moyen-Orient et le problème israélo-palestinien, ainsi que l’Asie Centrale et vis-à-vis de la Chine et de la Russie.

Sans doute, cette sorte de “retour aux sources” par Obama était-il inévitable. Premièrement, il n’est que la créature de ses circonstances. Comme quelqu’un l’a brillamment formulé, la présidence d’Obama est comme conduire un train plutôt qu’une automobile : un train ne peut pas « choisir sa route », son conducteur peut au mieux ajuster sa vitesse, mais, au bout du compte, il doit rester sur les rails.

D’autre part, l’histoire ne donne pas d’exemples d’une puissance mondiale déclinante qui accepte docilement son destin et qui marche vers le crépuscule. Les Etats-Unis ne peuvent pas renoncer à leur domination mondiale sans combattre. Et la réalité de telles luttes capitales est qu’elles ne peuvent pas être livrées par à-coups. On ne peut pas combattre la Chine sans occuper le Yémen.

L'Ambassadeur M K Bhadrakumar a servi en tant que diplomate de carrière dans les services extérieurs indiens pendant plus de 29 ans. Parmi ses affectations : l'Union Sovétique, la Corée du Sud, le Sri Lanka, l'Allemagne, l'Afghanistan, le Pakistan, l'Ouzbékistan, le Koweït et la Turquie.

M K Bhadrakumar
Asia Times Online,

le 10 janvier 2010
article original : "Obama's Yemeni odyssey targets China"

Copyright 2010 Asia Times Online Ltd /

Traduction : JFG-QuestionsCritiques. All rights reserved.

Lire aussi "La Chine ajuste les conditions de son engagement en Asie Centrale"

http://questionscritiques.free.fr/edito/AsiaTimesOnline/M...
http://atimes.com/atimes/Middle_East/LA09Ak02.html

http://questionscritiques.free.fr/edito/AsiaTimesOnline/M...


5-5 Le Yémen, une affaire arabe.?

Nb Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Quand un Nigérian s’y est procuré des explosifs dans le but faire sauter un avion de ligne américain le 25 décembre, le Yémen a soudainement été propulsé au centre de l’attention mondiale.

La Presse a joint le Libanais Bernard Haykel, professeur au Near Eastern Studies de l’Université Princeton, et le Palestino-Jordanien Rami G. Khouri, directeur de l’Institut Issam Fares à l’Université américaine de Beyrouth, pour connaître leur point de vue.

Q La Grande-Bretagne a convoqué, pour le 28 janvier, une conférence internationale sur l’action antiterroriste au Yémen. Qu’en pensez-vous?

R Rami G. Khouri: Je n’en ai pas tant contre le sommet lui-même, mais contre les pouvoirs occidentaux américains et britanniques que l’on entend dans les médias depuis quelques jours. Tout à coup, le Yémen pose un problème de sécurité et il faut faire quelque chose. Cette approche n’est pas très crédible puisque la situation ne vient pas d’apparaître dans la dernière semaine. Ça dure depuis 20 ou 30 ans

L’Occident a appuyé le gouvernement d’Ali Abdallah Saleh pendant 30 ans sans se soucier vraiment de savoir si c’était bien ou pas. Dans une certaine mesure, la situation a été causée par les positions occidentales, qui ont soutenu les dictateurs et ont permis la corruption avec leur argent. Et ce n’est pas seulement inefficace, mais aussi insultant de voir quelqu’un comme Gordon Brown soudainement préoccupé par le Yémen, particulièrement avec le passé colonial du Royaume-Uni dans ce pays. J’appelle ça du terrorisme intellectuel.

Bernard Haykel: L’idée d’avoir une grande conférence sur le Yémen, c’est idiot. Les Britanniques connaissent déjà assez bien le Yémen. Je n’arrive pas à comprendre pourquoi ils agissent ainsi. Je crois que c’est pour des raisons de politique interne.

Q Une intervention armée de la part des États-Unis et de la Grande-Bretagne est-elle envisageable?

R Bernard Haykel: Je crois qu’il n’y a pas de solution militaire à ce problème – surtout pas américaine. C’est un problème régional, qui dépend des musulmans. Al-Qaeda est un groupe radical islamiste qui peut être maté par d’autres musulmans des États de la région.

Le régime de Sanaa a d’autres ennemis; l’aide donnée au régime sera utilisée contre d’autres groupes rebelles, pas contre Al-Qaeda, parce que ce n’est pas une priorité pour lui. Ça ne veut pas dire qu’Al-Qaeda n’est pas une vraie menace, c’en est une. Mais l’Amérique doit intervenir auprès des pays de la région pour dire que le Yémen est un problème à eux et qu’ils doivent trouver une solution.

Q Le monde arabe n’a-t-il pas la responsabilité d’avoir laissé aller le Yémen?

R Rami G. Khouri: Je crois que la responsabilité est partagée par les pays de la région et l’Occident. Mais c’est l’Occident qui a fourni l’argent et les armes qui ont permis au pouvoir de rester en place. Les autres pays arabes ont pu jouer un rôle, mais pas si important que ça.

Le Yémen n’a pas reçu beaucoup de leur attention, comme la Somalie, d’ailleurs.

Q Êtes-vous inquiet pour la suite des choses?

R Rami G. Khouri: Oui. Il y a plusieurs rébellions, les houthis au Nord, les séparatistes au Sud.

C’est le chaos dans plusieurs parties du pays; il manque d’eau, il manque de pétrole, le tiers de la population est illettrée, c’est la guerre…

C’est un gâchis! Ce qui me frappe le plus, c’est que le pays regroupe tous les problèmes du Proche-Orient: mauvaise gouvernance, corruption, rébellion, instabilité politique, pauvreté, sécheresse…

C’est comme un microcosme des pires aspects du monde arabe. Mais c’est aussi un endroit merveilleux où les gens sont gentils, accueillants.

Q Que faudra-t-il faire pour aider le pays?

R Rami G. Khouri: Si les Yéménites voient que l’Occident veut les aider à rendre leur pays plus démocratique, je pense que graduellement, l’endroit deviendra plus stable. C’est aussi un défi pour la plupart des pays du Proche-Orient, l’Iran et la Somalie étant les pires exemples.

La transition entre l’autocratie et la démocratie prend du temps, mais pas tant que ça quand on regarde la Turquie, par exemple, qui a fait la transition en deux décennies.

Mais au Yémen, la pauvreté rendra les choses particulièrement difficiles.

Par  Judith Lachapelle

08 /01/10

Source : Cyberpress


5-6 Kocelyn Coulon : Après le Yémen, quel autre pays ?

Extrait

Nb Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Le premier ministre britannique Gordon Brown programme la tenue d’une réunion d’urgence sur le Yémen dans le cadre de la conférence prévue sur l’Afghanistan à Londres, le 28 janvier.

Pourtant, au-delà de ces fronts, Brown pourrait élargir la discussion à l’ensemble des pays, comme le Yémen, incapables de contrôler leur territoire et où les terroristes trouvent un terreau fertile à leurs activités.

Le Yémen n’est pas un État, mais une collection d’allégeances.

L’administration est faible, la démographie galopante, l’économie embryonnaire. Les armes circulent partout. Le Sud réclame son indépendance, une partie du Nord est en rébellion, le groupe Al-Qaeda y est bien implanté.

Si le Yémen n’est pas encore l’Afghanistan, son président n’est en fait que le maire de la capitale, comme Karzai est le maire de Kaboul.

La fragilité des structures étatiques ou même leur quasi-inexistence est un des aspects les plus dramatiques du système international depuis les 20 dernières années. Elle remet en cause la souveraineté des États affectés en les transformant en zones de conflits où plus aucune règle ne s’applique et où trafiquants de drogue, rebelles, terroristes, mercenaires, forces gouvernementales et forces d’intervention étrangères tentent de prendre le contrôle ou de rétablir la légalité.

La Somalie, dans la corne de l’Afrique, est l’exemple extrême de ce désordre.

Le pays est sans gouvernement effectif depuis 1991, plusieurs régions sont de facto indépendantes, des islamistes radicaux tentent d’imposer leur pouvoir dans le Sud et alimentent les conflits au Yémen, l’Éthiopie et l’Érythrée s’y affrontent en manipulant les parties en présence et les Américains chassent les terroristes d’Al-Qaeda en bombardant à l’aveuglette.

À des échelles différentes, on retrouve des situations semblables un peu partout dans le monde, sauf en Amérique latine.

Il faudrait y consacrer autant d’énergie et de ressources politiques et financières qu’à la lutte au terrorisme afin d’éviter un effet domino : après l’Afghanistan, la Somalie ; après le Yémen, quel autre pays ?

Jocelyn Coulon  

 04 janvier 2010

La Presse

Jocelyn Coulon est directeur du Réseau francophone de recherche sur les opérations de paix (ROP), affilié au Centre d’études et de recherches internationales de l’Université de Montréal (Cérium).

http://www.cerium.ca/Apres-le-Yemen-quel-autre-pays



Annexe

Yémen

Le Pays

Le Yémen, officiellement la République du Yémen, est un pays arabe situé à la pointe sud-ouest de la péninsule d'Arabie. Sa capitale est Sanaa. Elle possède des façades maritimes sur le golfe d’Aden et sur la mer Rouge. Les pays frontaliers du Yémen sont le royaume d’Arabie saoudite au Nord et Oman à l’Est. Le Yémen couvre une superficie totale de 527 970 km² (France métropolitaine : 551500 km²).

Plusieurs îles font partie du territoire yéménite : l'île de Kamaran en mer Rouge, l'îlot de Perim qui commande l'accès à la mer Rouge par le détroit de Bab-el-Mandeb, et l'île de Socotra (la plus grande des îles) dans l'océan Indien.

Dans le monde antique, le Yémen était connu sous le nom d’« Arabie heureuse ». L’actuel Yémen est né en 1990 de la réunion de la République démocratique et populaire du Yémen (Yémen du Sud) et de la République arabe du Yémen (Yémen du Nord).

 

Géographie

Géographie du Yémen.

Pays du Proche-Orient, au sud de l'Arabie saoudite et entouré par le golfe d'Aden, la mer Rouge, Oman, le Yémen couvre une surface de 527 970 km².

Le Yémen possède 1 906 km de côtes. Jabal an Nabi Shu'ayb, haut de 3 760 m est le point culminant.

Le climat est presque partout désertique. Très chaud et humide le long de la côte ouest, tempéré dans les montagnes occidentales aussi affectées par les moussons. Le désert situé dans l'est du pays est très chaud et sec.

Le pays souffre de désertification et de manque d'eau. Le Yémen est souvent touché par les tempêtes de sable.

Histoire récente

La partie septentrionale du Yémen fut soumise nominalement à l'Empire ottoman jusqu'en 1918. La monarchie (imamat) y fut abolie le 27 septembre 1962, date à laquelle le pays prit le nom de République arabe du Yémen (communément nommée "Yémen du Nord") où une guerre civile perdurera jusqu'en 1970 soutenue côté républicain par les Forces armées égyptiennes qui emploieront le gaz moutarde et côté royaliste par l'Arabie saoudite.

La partie méridionale correspond à l'ancien hinterland britannique, formé progressivement à partir de 1839 autour du port d'Aden. Après le départ des troupes britanniques, la Fédération d'Arabie du Sud et le Protectorat d'Arabie du Sud se regroupèrent le 30 novembre 1967 pour former un nouvel État indépendant, la République populaire du Yémen du Sud (communément nommée "Yémen du Sud"). Trois ans plus tard, celle-ci adopta le nom de République démocratique populaire du Yémen.

Le 22 mai 1990, la République arabe du Yémen (Yémen du Nord) et la République démocratique populaire du Yémen (Yémen du Sud) ont fusionné pour former un seul État, la République du Yémen. La même année, le Yémen soutient l'Irak durant la première Guerre du Golfe (1990-1991), sans pour autant valider son annexion du Koweït, ce qui lui vaut des représailles de la part des États-Unis : la monnaie est attaquée et fortement dévaluée, l'Arabie saoudite suit l'allié américain et expulse du royaume le million de travailleurs yéménites privant des millions de familles de ressources.

Du 21 mai au 7 juillet 1994, le Yémen du Sud a vainement tenté de faire sécession sous le nom de "République démocratique du Yémen", avant de retomber sous le contrôle du gouvernement de Sanaa.

Politique

En 2004, les affrontements près de la frontière avec l'Arabie saoudite ont fait environ 400 morts. Depuis 2004, le Yémen est aussi confronté à une rébellion armée de la minorité chiite zaïdite dans la province de Sa'dah (nord-ouest), qui ne reconnait pas le régime du président Ali Abdullah Saleh, au pouvoir depuis 1990.

Au début du mois d'avril 2005, les forces du gouvernement ont attaqué la position des rebelles dans les montagnes du nord-ouest du pays ; trois semaines de combats dans la province de Sa'dah ont provoqué la mort d'environ 200 personnes.

En 2009, la guerre civile continue toujours et l'ONU compte 150 000 déplacés [1] .

Depuis le 4 novembre 2009, l'Arabie saoudite intervient militairement contre la rébellion [2].

Malgré un ancrage officiel dans le camp occidental et une coopération pour le contrôle de ses côtes, le pays reste un foyer d'instabilité.

[modifier]

Économie

Avec un PIB par habitant compris, selon les sources, entre 350 $ et 450 $ US par habitant et par an, le Yémen se classe au 149e rang sur les 177 pays répertoriés dans l'Indicateur de développement humain de l'ONU de 2004. Le Yémen est l'un des pays les plus pauvres de la planète et cumule une situation économique fragile avec une démographie en forte expansion

http://fr.wikipedia.org/wiki/Y%C3%A9men



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


15.03.2010

n°8 - dossiers du 11-09 - du 14-03 : - Début -: Le 11 septembre 2001 : une provocation mondiale.

n°8 - dossiers du 11-09 - du 14-03 : - Début -: Le 11 septembre 2001 : une provocation mondiale.


dossiers du 11-09 n°8 du 14-03

       C.De Broeder & M.Lemaire



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Sommaire :  

Tiré à part :

Des photos inédites du 11 Septembre.

1-1   Vidéos (3) effectivement excellente !

1-2 Page spéciale sur le 11 septembre 2001.

1-3   Giulietto Chiesa* : Le contrôle politique et militaire de nos sociétés.

2 Brèves

2-1 Le président Mahmoud Ahmadinejad qualifie le 11-Septembre de grand mensonge.

2-2 Des conseillers d’Obama : 11-Septembre : les accusés pourraient être jugés par des tribunaux militaires d'exception.

2-3 Le Sénat US prolonge trois dispositions de la loi antiterroriste PATRIOT ACT.

2-4 Du 11 Septembre 2001 aux prémisses de la mondialisation.

3  Dossiers

3-1 David Ray Griffin : Michael Hess interviewé sur le 11/9 – les preuves que le NIST a menti.

3-2 Général Leonid Ivashov*  : Le 11 septembre 2001 : une provocation mondiale.

Suite

3-3  AE911Truth : 1000 Architectes & Ingénieurs demandent une nouvelle enquête sur le 11-Septembre.

3-4 Vincent Robeyns  :  Michael Hess interviewé sur le 11/9 – les preuves que le NIST a menti.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Ben laden a nié être responsable du 11/09, ne l’oubliez pas !

4-2 Le directeur de la commission sur le 9/11 : « La version officielle des attentats est fausse ».

4-3 François Marginean : La Commission sur le 9/11 confirme: La version officielle est un mensonge.

4-4 Netanyahu : « Mon père a prévu les attentats du 11-Septembre dans les années 90 »

Fin

5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 Le géophysicien André Rousseau et les ondes sismiques du WTC.

5-2 Pino Cabras : Forte proportion de passagers liés à l’armée dans le vol 77 qui aurait percuté le Pentagone...

5-3 Thierry Meyssan: "L'Effroyable Mensonge", Cet ouvrage n'est pas une contre-enquête, mais un pamphlet.

5-4 Giulietto Chiesa : Le 11-Septembre et la crise économique aux Etats-Unis.



Tiré à part :

Des photos inédites du 11 Septembre.

La chaîne ABC s'est procuré des photos prises par un hélicoptère de la police de New York le jour des attentats.

Une série de photos du 11 Septembre, jusqu'alors inconnues du public, a été diffusée ce jeudi par ABC News. Prises par hélicoptère de la police de New York, elles apportent un nouvel angle, vu du ciel, sur ce drame dont on a pourtant vu et revu les images.

La chaîne américaine les a obtenues auprès du National Institute of Standards and Technology (NIST), qui a enquêté pendant trois ans sur la chute des tours.

Le NIST avait archivé ces images sur neuf CD-Roms, soit 2.779 prises de vue en tout, avant de les communiquer à ABC News qui en avait fait la demande il y a un an en vertu de la loi américaine sur la liberté de l'information.

Libération.fr

Sélection à voir ici.

http://www.liberation.fr/monde/0101618788-des-photos-ined...



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information..

 

1-1 Vidéos (3) effectivement excellente !

 


1-2 Page spéciale sur le 11 septembre 2001.

 http://mai68.org/pages-speciales/911/911.htm   - 

 http://mai68.org/spip/spip.php?article97


1-3   Giulietto Chiesa* : Le contrôle politique et militaire de nos sociétés.

Guerre et mensonge (1/3)

Nous vivons une période de mutation historique sans précédent. La planète est devenue un village global dans lequel la démocratie est manipulée par ceux qui contrôlent l’information. Le mensonge et la guerre nous emportent là où nous ne voulons pas aller. Le journaliste italien et homme politique européen, Giulietto Chiesa analyse ce mécanisme et nous invite à ne plus en être dupes.

Communication et démocratie

Rares sont les gens capables de tracer un tableau d’ensemble de la situation actuelle de l’humanité. Mais cela ne signifie pas que personne ne voit cette situation. Ceux qui disposent de l’information ont beaucoup plus de chances de voir : le présent, mais aussi une partie souvent non négligeable de l’avenir.

Toutefois il est vrai que la majorité de la population, y compris beaucoup de ceux qui prennent des décisions et qui ont du pouvoir, n’a pas ces informations. Pourquoi ? Parce que nous vivons dans un système de communication, et non seulement d’information, qui ne rend absolument pas compte du monde dans lequel nous vivons, qui nous en offre même une image complètement faussée et nous empêche de voir ce qui se passe.

Prenons un exemple. En Italie, nous avons connu tous les détails du crime de Cogne [1], de cette mère soupçonnée d’avoir tué son enfant de trois ans. Cela a été la matière principale de la presse écrite, des journaux télévisés, et des débats télévisés. Bref, cela a été l’événement le plus commenté, analysé et discuté par les médias dans les premiers mois de l’année 2002. Et donc par le public.

Quel est l’enjeu de ce fait divers ? A-t-il une influence sur la « conscience » collective ? Il a sans nul doute une forte influence, à de nombreux égards. Mais il y a un enjeu qui saute immédiatement aux yeux : en occupant les premières pages des médias pendant un mois entier, la mère de Cogne – en cela innocente – a éclipsé le reste de la planète. Le monde entier a disparu sous ce linceul, y compris les bombardiers stratégiques états-uniens qui dévataient alors les vallées d’Afghanistan.

Des cas de ce genre, parfois plus éclatants encore, sont légion. Prenons-en un autre, pour illustrer le fait que le système tout entier de la communication et de l’information est construit et fonctionne pour se moquer de nous tous, et nous conduire où « on » veut. À la mi-novembre, quand les Tadjiks sont arrivés à Kaboul et qu’ils l’ont « conquise », la presse écrite et les journaux télévisés italiens les plus importants (mais aussi les moins importants), la Repubblica, la Stampa, le Corriere della Sera, TG 1,TG 2,TG 3,TG 4,TG 5,TG 6 et TG 7 [TG, abréviation des journaux télévisés en italien, Ndt.], nous ont raconté que les femmes afghanes avaient « enfin » ôté leur burka et que les hommes s’étaient « enfin » rasé la barbe. Or, on le sait, ces nouvelles étaient fausses ; mais avec ça, on n’a pas encore tout dit. Il ne suffit pas non plus de dire que ceux qui les écrivaient, qui les prononçaient et qui les publiaient auraient dû savoir qu’il s’agissait de fausses nouvelles. Moi aussi, je suis journaliste et il m’est déjà arrivé de donner une information erronée, d’arriver trop tard sur un événement, de fournir une fausse interprétation, mais ça arrive une fois et ça arrive à une seule personne.

Est-il possible que l’ensemble des journaux et des moyens de communication de masse nous aient donné par hasard, par mégarde, par incompréhension, pendant des semaines entières, deux nouvelles totalement fausses ? Cela ne peut pas avoir été une erreur. Les directeurs de tous les journaux écris et télévisés ont mobilisé leurs meilleurs éditorialistes pour qu’ils nous racontent ces deux bobards pendant des semaines entières. Ce n’est pas un hasard. C’est seulement la démonstration la plus éclatante du fait que le système de communication dans son ensemble fonctionne non pas sur la base de la vérité et de la véracité de l’information mais dans le but de répandre des nouvelles fournissant une certaine interprétation de la réalité, ou de dissimuler des parties de la réalité au profit d’autres, qui servent mieux les rouages de la domination et sont plus commodes à raconter.

On pourrait opposer qu’il en est toujours allé ainsi. Eh bien moi, j’affirme que c’est faux. Ce qui se passe aujourd’hui dans ce domaine est très, très différent de ce qui avait lieu dans le passé. Nous vivons actuellement une nouvelle époque historique, nous nous trouvons devant un tournant de l’histoire. Cela n’arrive pas souvent. Il arrive souvent que, pendant de longues périodes, il n’y ait pas de grands changements structurels. Nous, par contre, nous sommes au beau milieu d’un immense changement structurel. En premier lieu, il est fondamental de comprendre cela. Et de comprendre, en deuxième lieu, que la communication et l’information sont les instruments décisifs de cette mutation structurelle historique, qu’elles en sont le pivot, le socle.

En l’absence de cette base, ce changement non plus n’aurait pas été, et ne serait pas, d’une telle importance historique. Il est essentiel de comprendre tout cela parce que ou bien nous sommes capables de le faire — et nous pourrons alors nous défendre — ou bien nous n’en sommes pas capables — et nous serons vaincus —. Par ailleurs, étant donné que ces processus se développent très rapidement, il faut, pour ainsi dire, comprendre vite. Les questions de la communication, et de la démocratie dans la communication, sont devenues essentielles pour n’importe quelle lutte visant à défendre la démocratie. Ou nous serons capables de les aborder, ou nous perdrons la démocratie. Parce que moins d’information signifie moins de démocratie.

Une communication indécente (c’est-à-dire dépourvue de valeur intellectuelle, de décence, de culture) et manipulée (c’est-à-dire trompeuse, sous les multiples formes par lesquelles on peut induire en erreur ceux qui la subissent) prive la population de moyens intellectuels de défense. Un pays ne peut être considéré comme démocratique si une grande partie de sa population est soumise à une communication manipulée et à une information fondamentalement fausse. Le panorama que nous avons sous les yeux indique qu’on est en train de nous voler la démocratie, même si l’on ne nous empêche pas d’aller voter. Mieux : nous continuerons d’aller voter, sans nous rendre compte (ou en oubliant) que l’exercice de la démocratie est tout autre chose que l’exercice du vote. Celui-ci n’est qu’un élément nécessaire mais non suffisant pour que l’on puisse qualifier une société de « démocratique ». Mais il est évident que l’exercice du vote perd tout son sens et devient une procédure de pure forme si les votants ne sont plus en mesure de choisir, de faire la distinction entre les variantes, entre les programmes, entre les options. Et c’est l’information qui permet de connaître ce qu’il convient de choisir.

Le 11 septembre et la fin de la souveraineté nationale

En ce qui concerne le 11 septembre, je résumerais la situation ainsi : la vérité sur le 11 septembre, nous ne la connaîtrons jamais. Nous ne la connaîtrons pas au cours des cent prochaines années, comme le dit Noam Chomsky. Mais ce que nous pouvons dès maintenant assurer, sans risque d’erreur, c’est que la version que l’on nous a fournie est fausse. On peut même le démontrer. J’ai rassemblé toutes les informations que je pouvais rassembler, et cela n’a pas été facile. Non parce qu’elles faisaient défaut : au contraire, il y en avait beaucoup. Mais elles étaient mêlées à un amas de bêtises et d’incohérences aussi nombreuses que manifestes. Il fallait débrouiller l’écheveau des contradictions avant de pouvoir établir des circonstances plutôt simples.

C’est ainsi que je suis parvenu à la conclusion que le 11 septembre a des causes et des origines très, très différentes de celles que nous connaissons, de celles que vous connaissez, et que l’Ennemi, le Satan dont nous devons nous protéger n’est pas Oussama Ben Laden. Plus précisément : ce n’est pas qu’Oussama Ben Laden. Celui-ci a probablement participé à l’opération, ou alors il en était informé de quelque manière, directement ou indirectement. En tous cas pas tout seul, pas depuis la grotte afghane où il était confiné, pas comme acteur principal mais, éventuellement, comme second rôle. Tout ce que l’on a pu rassembler pour trouver une explication indique que l’ennemi n’est pas l’islam mais quelque chose de bien plus complexe, si complexe que c’est difficilement explicable aux milliards d’individus qui sont contraints d’en subir les conséquences et qui ne pourront jamais comprendre.

Un phénomène typique des grandes opérations de terrorisme d’État est leur caractère complexe et la multiplicité des acteurs qui agissent les uns à l’insu des autres mais comme de concert, rattachés par mille fils et, dans le même temps, conditionnés par des stratégies que seules les quelques personnes au sommet connaissent dans leur intégralité ; tandis que, sous elles, les subalternes employés aux différents niveaux ont une connaissance partielle, et qu’au niveau le plus bas, les exécutants ignorent tout des desseins de ceux qui les dominent et les dirigent, mais ont été convaincus au préalable d’agir dans l’intérêt exclusif de la cause à laquelle ils croient. Expliquer, dévoiler tous les passages, toute la pyramide, est impossible en quelques mots. Mais c’est l’émotion qui rend encore plus difficile une analyse impartiale. Émotion qu’on alimente en exploitant et en amplifiant la douleur et la peur réelles. Émotion nourrie de l’agressivité qui se déchaîne contre tous ceux qui cherchent à distinguer le vrai du faux et que l’on accuse immédiatement de blasphème parce qu’ils ne se plient pas à la version officielle : la plus « évidente », la plus « logique », la plus « simple », mais pas pour autant la plus vraie.

On nous a annoncé le début d’une guerre qui se poursuivrait pendant plusieurs générations. Dick Cheney l’a dit, Donald Rumsfeld l’a dit, George Bush l’a déclaré. Et lorsque je les ai écoutés prononcer ces phrases, j’ai ressenti un frisson d’inquiétude : mais que diable ! Ont-ils perdu la tête ? Ils nous disent que nous mourrons tous en temps de guerre ou que nous mourrons en état de guerre. Mais où ces messieurs lisent-ils l’avenir, dans quelle boule de cristal ? Est-il possible de croire que, pour vaincre Oussama Ben Laden, on ait besoin d’une guerre qui dure une génération tout entière ? Avez-vous jamais entendu un chef militaire appeler son peuple à la guerre en annonçant par avance qu’il ne pourrait pas la remporter au cours des trente années suivantes ? Initialement, cette guerre avait été dénommée « Justice infinie ». Notez bien que les attributs infinis n’appartiennent qu’à Dieu. Nous sommes donc devant des discours religieux, non politiques. À ce qu’il semble, ces gens pensent (ou veulent nous faire croire qu’ils pensent) qu’ils sont investis d’une mission morale, d’un magistère religieux. Cela n’a pas été une erreur, ça a été un lapsus. Je ne sais pas quel est le pire des deux : ce lapsus ou l’annonce en parallèle, répétée jusqu’à l’obsession, que la guerre « durera toute une génération ». Et pourquoi donc ? Contre qui ? À quoi se préparent-ils ? Pourquoi veulent-ils nous terroriser ? Comme je crois qu’ils ne sont ni fous, ni ivres, il ne me reste plus qu’à penser qu’ils parlent sérieusement.

Les faits le confirment. Je vois le président des États-Unis (que j’appellerai dorénavant « Empereur substitut ») qui, à la mi-novembre 2001, émet un décret disant : que le président des États-Unis d’Amérique, sur la base d’informations transmises par ses services secrets, institue des commissions militaires secrètes ; qu’elles se substitueront aux tribunaux civils et militaires, qu’elles pourront juger — sans obligation d’apporter les preuves à l’accusé, encore moins au public — des ressortissants étrangers capturés n’importe où, même hors des États-Unis, qu’elles statueront sur leur sort n’importe où, même hors des États-Unis, sans qu’ils aient le droit de choisir un défenseur ; enfin, que les prisonniers pourront être condamnés sans appel à la peine de mort par le vote de deux commissaires militaires US sur les trois qui composent cette commission spéciale.

Moi, je lis les journaux états-uniens et je réfléchis. Qu’est-ce que l’Empereur a dans la tête lorsqu’il promulgue un décret de ce genre qui signifie, purement et simplement, la fin de toute légalité internationale hormis celle de l’Empereur ? Cela signifie qu’il en est fini de notre souveraineté, de la souveraineté de l’Italie, de la France, de l’Allemagne, du Pakistan, de l’Irak, de quiconque. En d’autres termes : nous avons perdu notre souveraineté.

L’ennemi chinois

Si quelqu’un doute encore que là-bas, à Washington, on plaisante, qu’il ne se fasse plus d’illusions. J’essaierai maintenant de vous exposer la situation qui s’est présenté à moi dans toute son évidence, alors que je travaillais à la rédaction du livre La Guerra Infinita [2] Jusqu’alors, je n’ai trouvé personne qui ait pu fournir une reconstitution, une interprétation en mesure de démentir ma thèse ou d’en contester des aspects de fond. Commençons par une interrogation essentielle — qui prête immédiatement au scandale puisqu’elle ose mettre en question ce que les bien-pensants considèrent comme acquis — : qui est l’ennemi ? À la fin de l’année 2002, le Pentagone a diffusé un document portant une signature très importante, celle de Donald Rumsfeld [3]. En 2002, Donald Rumsfeld n’était pas encore secrétaire à la Défense, mais il est important de ne pas négliger le fait que, dès la fin de l’année 2002, le Pentagone estimait qu’en 2017, l’ennemi principal des États-Unis serait la Chine.

On est en droit de se demander : pourquoi en 2017 précisément ? Réponse : parce que c’est ce qui ressort des calculs et des extrapolations effectués par les centres de recherche militaire. Il suffit d’introduire dans l’ordinateur, comme l’ont sûrement fait les analystes du Pentagone, les données des tendances démographiques, économiques, technologiques et militaires de la Chine pour constater que si la croissance de la Chine se poursuit au rythme actuel de 7-8 % de son produit intérieur brut en moyenne annuelle — comme c’est le cas depuis une vingtaine d’années — vers 2017, 1 300 millions d’individus commenceront à consommer « trop ». C’est-à-dire qu’ils commenceront à manger autant de pain que nous, à boire autant d’eau que nous, à posséder autant de voitures que nous et à consommer autant d’essence que nous. Et nous, les riches (même si nous ne sommes pas tous riches et que nous avons simplement profité des miettes tombées de la table des riches), qui ne sommes qu’un milliard d’individus, nous avons déjà gravement endommagé la Nature qui nous entoure par le type de consommation que nous avons enclenché.

Imaginons un peu ce qui arrivera lorsque un milliard trois cents millions de personnes supplémentaires feront leur apparition sur le marché de la consommation avec les mêmes prétentions au gaspillage que nous ! Il est évident qu’il n’y aura pas de place pour nous et pour eux, à moins de détruire le fondement même de la vie sur la planète. En outre, aujourd’hui déjà, un seul pays sur la terre peut prendre des décisions sans en demander la permission aux USA et à leur président : ce pays s’appelle République Populaire de Chine. Je précise, afin d’éviter tout malentendu, que je n’exprime aucun jugement sur le régime politique et social qui dirige la Chine en ce moment. Je me borne à constater les effets actuels et potentiels de son développement. Et si les choses vont ainsi, on ne peut éluder une autre question : qui décidera de ce que la Chine aura le droit de consommer, et l’autorisera-t-on à consommer autant que nous ?

La guerre des riches

Il y a une énorme tension sociale dans le monde, qui s’est accrue au-delà de toute limite précédente, entre riches et pauvres. Le nombre de riches se restreint, alors qu’ils deviennent de plus en plus riches, et le nombre de pauvres augmente, alors qu’ils deviennent de plus en plus pauvres. Cela représente le premier élastique ; un élastique terrible qui, ces vingt dernières années, s’est tendu au-delà du supportable. La différence entre le quintile le plus riche et le plus pauvre du monde s’est multipliée par quatre et demi au cours des vingt dernières années. Le quintile, c’est les 20 % les plus riches et l’autre quintile, les 20 % les plus pauvres. Quatre fois et demie en vingt ans. C’est-à-dire que la mondialisation états-unienne (je l’appelle ainsi parce que ce sont les USA qui ont déterminé cette phase de manière absolument prédominante) a produit une accumulation de richesse monstrueuse aux mains d’un nombre infime de gens. Néanmoins, cela ne représente qu’une partie du problème. Il y en a une seconde, beaucoup plus importante. C’est le fait que nous sommes arrivés aujourd’hui aux limites du développement. Cela non plus n’avait jamais eu lieu. Nous avons connu un siècle et demi de développement (capitaliste et non capitaliste), qui a vu une forte croissance du nord de la planète et une croissance faible ou inexistante au sud. Nous connaissons la façon dont l’humanité s’est développée et nous l’observons d’un oeil distrait. Mais c’est notre vie quotidienne qui devrait nous faire réagir. En effet, dans l’histoire de l’humanité, il n’était encore jamais arrivé que les hommes modifient l’environnement à une si grande échelle. Nous, nous sommes parvenus exactement à ce stade. Ce n’est pas ici que nous pourrons en analyser toutes les causes. Là encore, je me borne à constater des faits. La limite, le plafond de ce développement qui est le nôtre, est désormais à peine au-dessus de nos têtes ; si nous nous mettons sur la pointe des pieds, nous effleurons ce plafond. Dans tout l’Occident, nous sommes déjà obligés de fermer nos villes car nous ne respirons plus ; et déjà, pendant que nous discutons, un milliard d’hommes n’a pas assez d’eau à boire. Dans dix ans, les projections indiquent que le nombre d’hommes qui n’auront pas suffisamment d’eau à boire s’élèvera à deux milliards et demi. L’alimentation de trois des six milliards d’habitants de la planète pose déjà des problèmes. Déjà ! Et que se passera-t-il alors, si ce milliard deux cents millions de gens que nous évoquions plus haut entrent en scène en tant que consommateurs ? Ces gens qui voudront consommer comme nous, comment pourrons-nous le leur refuser ? Selon quel critère et avec quelle force leur dirons-nous qu’ils n’y ont pas droit ? Et aux trois autres milliards de personnes qui vivent avec un dollar par jour ? Et aux millions d’enfants qui meurent de faim ? Comment le leur expliquerons-nous, qu’ils n’y ont pas droit ? Et quel président des États-Unis se lèvera un beau matin et dira aux 300 millions d’Etats-uniens : « Mes chers concitoyens, nous ne pouvons plus continuer ainsi. Nous devons changer ce système de vie, nous devons établir avec le reste du monde les moyens de survivre, nous devons déterminer avec eux nos niveaux de consommation, la qualité de notre vie » ? Cela suppose de prendre place autour d’une table, de s’asseoir tous ensemble – les représentants de l’Occident, de l’Europe, de l’Amérique, de la Chine, de l’Inde, du monde arabe, tous ensemble, de sortir les pistolets des poches et de les mettre de côté. Cela suppose que l’on commence à discuter d’égal à égal, honnêtement, sur la manière dont on doit vivre, sauver notre planète, éviter de compromettre nos glaciers, nos sources ; que l’on se mette à réfléchir à l’avenir de nos enfants et des générations futures.

C’est l’une des possibilités. Malheureusement, ce n’est pas la plus probable. Quelle est l’alternative ? La guerre. Voilà pourquoi nous allons à la guerre. Nous allons à la guerre parce que le groupe dirigeant des États-Unis et tous les groupes dirigeants occidentaux sont incapables de dire la vérité sur la situation du monde. Ces hommes n’ont ni les instruments culturels, ni l’intention de le faire. Peut-être est-ce une tâche trop grande et trop difficile, voire dangereuse, car si un président des États-Unis se levait pour dire quelque chose de ce genre, il est probable qu’on le tuerait le jour suivant. Il existe des pouvoirs aussi forts qu’obtus, dont l’unique intérêt est de continuer ainsi, comme ils l’ont toujours fait, tête basse, à la recherche du profit.

Mais il faut reconnaître qu’en la matière, il n’existe pas non plus d’alternative culturelle forte. Le point essentiel est qu’il ne s’agit pas seulement d’un affrontement entre les riches et les pauvres du monde. Nous sommes confrontés à une lutte totalement inédite, qui ne doit plus être mesurée d’après les vieilles théories sur l’impérialisme, mais plutôt en termes de survie pure et simple de l’être humain.

Vous aurez compris que nous sommes au beau milieu d’un tournant difficile et nouveau. Et c’est la terrible complexité de ce tournant qui, elle seule, peut expliquer pourquoi le président des États-Unis nous annonce que nous entrons dans une guerre très longue, tellement longue qu’elle durera toute une génération, voire plusieurs. C’est la guerre des riches contre tous les autres. Ils veulent nous entraîner dans cette guerre parce qu’ils pensent qu’ils en sortiront victorieux ; ils n’ont pas compris que même les riches n’en reviendront pas vainqueurs. Une guerre où il n’y aura pas de vainqueurs. Et moi, je vous demande, et je me demande : que pouvons-nous faire pour ne pas y aller, dans cette guerre ?

Personnellement, je ne vois aucun sens à aller se brûler, et encore moins de sens à se brûler sans raison. Parce que, justement, je ne suis pas du tout convaincu que cette guerre — une guerre qui implique le massacre de plusieurs centaines de millions d’hommes — soit d’une quelconque utilité pour le destin du genre humain. Et elle ne nous aidera sûrement pas à sauvegarder les valeurs de l’Occident dont, sur le papier, nous sommes si fiers.

(A suivre…)

Copyright Timéli éditions (Suisse).

Ce texte est issu d’une conférence qui s’est tenue au cercle Agorà de Pise le 21 mars 2002 ; il a été revu et mis à jour en août 2003.
Traduit et adapté de l’italien par Delphine Chevallier, Florence.

[1] Village du Val-d’Aoste. Ndt.

[2] « La Guerra Infinita » (Feltrinelli, Milan) a été publié au début du mois de mars 2002.

[3] En réalité, comme il est apparu par la suite, ce document faisait partie d’une étude bien plus vaste qui portait la signature, avec celle de Rumsfeld, de presque tous les membres les plus importants de l’actuelle administration américaine. Il s’agissait du « Project for a New American Century » (PNAC), une sorte de manifeste stratégique des néco-conservateurs..

Giulietto Chiesa

Giulietto Chiesa est journaliste. Il fut correspondant de presse d’El Manifesto et d’Avvenimenti, et collaborateur de nombreuses radios et télévisions en Italie, en Suisse, au Royaume-Uni, en Russie et au Vatican. Auteur de divers ouvrages, il a notamment écrit sur la dissolution de l’URSS et sur l’impérialisme états-unien.

Ancien député au Parlement européen (Alliance des démocrates et libéraux, 2004-2008), il est membre du Bureau exécutif du World Political Forum

07-03

http://www.voltairenet.org/article164024.html



2 Brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

2-1 Le président Mahmoud Ahmadinejad qualifie le 11-Septembre de grand mensonge.

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a qualifié samedi la version officielle des attentats du 11-Septembre de "grand mensonge", utilisé par les Etats-Unis comme excuse pour justifier leur guerre contre le terrorisme, prélude à l'invasion de l'Afghanistan, d'après les médias locaux.

Le commentaire du président, émis lors d'un discours au ministère du Renseignement, traduit l'escalade des tensions entre l'Occident et l'Iran autour de son programme nucléaire. Ahmadinejad a estimé que les attaques correspondaient à "un scénario sophistiqué des services de renseignement mis en acte".

En 2007, les autorités new-yorkaises avait refusé au dirigeant iranien la possibilité de se rendre sur le site du World Trade Center, parce qu'il avait suggéré que soient réexaminées les raisons de ces attentats. Il avait aussi mis en cause le décompte des victimes, affirmant que les Américains n'avaient jamais donné leurs noms.

AP

07.03.

http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/international/pro...


2-2 Des conseillers d’Obama : 11-Septembre : les accusés pourraient être jugés par des tribunaux militaires d'exception.

Plusieurs conseillers du président Barack Obama souhaitent que les suspects des attentats du 11-Septembre soient traduits devant des tribunaux militaires d'exception, en contradiction avec la position précédente des Etats-Unis, affirme vendredi 5 mars le Washington Post.

Un haut responsable de la Maison Blanche interrogé à ce sujet par l'AFP s'est contenté d'affirmer qu'aucune décision n'avait été prise pour le moment, mais selon le Washington Post, qui cite des sources anonymes de la présidence, "des conseillers du président Obama sont tout près de recommander que Khaled Cheikh Mohammed, le cerveau autoproclamé des attaques du 11 septembre 2001, soit jugé par un tribunal militaire" avec ses quatre coaccusés.

La position de l'administration Obama sur le sort judiciaire de ces cinq détenus de Guantanamo, accusés d'avoir fomenté les attentats qui ont fait près de 3 000 morts, a notablement évolué ces derniers mois.

En novembre 2009, le ministre de la justice Eric Holder avait opté pour la tenue d'un procès civil devant un tribunal de Manhattan à New York.

Mais l'administration a changé de position fin janvier face à l'opposition d'élus, dont le maire de la ville Michael Bloomberg, à la tenue d'un événement de telle portée tout près du site des tours jumelles du World Trade Center.

Et le 12 février, Eric Holder avait laissé ouverte la possibilité qu'un tel procès se déroule devant la justice militaire, affirmant au Washington Post qu'"en fin de compte, quel que soit l'endroit où ce procès aura lieu, devant quelque juridiction que ce soit, ce qu'il faut, c'est que cela ait lieu de façon aussi transparente que possible en respectant toutes les règles".

5/3

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2010/03/05/11-sep...


2-3 Le Sénat US prolonge trois dispositions de la loi antiterroriste PATRIOT ACT.

Comme le rappelait Obama lors de son discours d’investiture[1], et comme nous le répètent nos détracteurs, inquiets de nous voir si préoccupés par des faits vieux de presque 9 ans (!) il nous faut désormais regarder vers l’avenir, et non retourner les événements du passé.

Oui mais voilà, ces événements passés ont encore un impact majeur sur nos démocraties – à commencer par celles des États-Unis – et les lois du PATRIOT ACT votées dans l’urgence en novembre 2001 restent d’actualité.

Trois de leurs principales dispositions viennent d’être reconduites par le Sénat états-unien.

Le Sénat US prolonge trois dispositions de la loi antiterroriste

Le Sénat américain a prolongé d’un an trois dispositions du "Patriot Act". Cet arsenal législatif de lutte antiterroriste avait été mis en place par l’administration de George W. Bush après le 11-Septembre.

Les sénateurs ont approuvé mercredi la prolongation de ces clauses jusqu’au 28 février 2011.

La "surveillance mobile" des communications de suspects utilisant plusieurs lignes téléphoniques a ainsi été reconduite. Le principe du "loup solitaire", qui permet d’enquêter sur une personne paraissant agir pour son propre compte, a également été prolongé.

Les sénateurs ont enfin maintenu la possibilité pour les autorités d’accéder à "toute donnée tangible", comme des courriers électroniques, sur un suspect. La commission des Affaires judiciaires du Sénat avait approuvé début octobre l’extension de ces mesures.

Cette commission avait également approuvé un encadrement renforcé des activités des forces de l’ordre, loin de la grande liberté d’action dont elles disposaient en vertu du premier Patriot Act voté après le 11-Septembre. Mais devant l’opposition des sénateurs républicains, cette dernière disposition n’a pas été retenue.

"J’aurais préféré ajouter du contrôle et une amélioration du droit de regard judiciaire aux dispositions" du Patriot Act qui arrivent à expiration, a commenté mercredi dans un communiqué le président de la commission des Affaires judiciaires, le sénateur démocrate Patrick Leahy.

Ce vote intervient après que nombre d’élus de l’opposition eurent violemment critiqué la gestion par les autorités américaines de l’attentat manqué contre un avion américain le jour de Noël. Ils estiment notamment que le suspect, Umar Farouk Abdulmutallab, aurait dû être remis à la justice militaire.

Saluant la prolongation des mesures, le sénateur républicain Kit Bond, vice-président de la commission du Renseignement, a toutefois estimé qu’il était "crucial" que l’utilisation de ces outils ne soit pas limitée dans le temps.

GeantVert

mars 4, 2010

paru dans Romandie.com, le 25 février 2010

http://www.reopen911.info/News/2010/03/04/le-senat-us-pro...


2-4 Du 11 Septembre 2001 aux prémisses de la mondialisation.

En 2003, Michael Meacher le ministre de l’Environnement de Tony Blair qualifiait la guerre contre le terrorisme de "bidon" et remettait en cause la version officielle américaine sur le 11/9.

En 2008, le Sénateur Fujita demandait des comptes sur les événements devant le parlement japonais.
Dans cet article daté de 2009 et repris par le 
Réseau Voltaire, le Général Leonid Ivashov, Chef d’état-major des armées russes en poste le 11 Septembre 2001, présente son point de vue sur les répercussions du 11/9. Laissant de côté la puissance d’action si facilement prêtée à al-Qaida, il s’intéresse davantage aux enjeux géostratégiques où la guerre contre le terrorisme sert des desseins bien particuliers et où carte blanche est laissée aux pouvoirs financiers au détriment du droit international. Le coup de semonce du 11/9 révélait une "crise systémique de la civilisation humaine" détruisant un monde multipolaire pour un nouvel ordre unipolaire. La conjoncture mondiale actuelle semble lui donner raison.

apetimedia

Published on février 28, 2010 par

http://www.reopen911.info/News/2010/02/28/du-11-septembre...



3  Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 David Ray Griffin : Michael Hess interviewé sur le 11/9 – les preuves que le NIST a menti.

Un timing qui ne tient pas.

Le professeur David Ray Griffin* revient sur les témoignages télévisés donnés par Barry Jennings et Michael Hess juste après leur évacuation du WTC 7 le 11 Septembre 2001.

Comparant la chronologie des événements tels que les témoins l’ont rapportée à celle établie par le NIST**, D. R. Griffin relève ici des contradictions de taille lui permettant d’affirmer que le NIST, à l’origine de la version officielle de l’effondrement de la tour le 11 Septembre 2001, a menti.

Il note aussi que Michael Hess est revenu sur son premier témoignage quelques temps plus tard, lors d’une autre interview.

Cet article publié dans wanttoknow.info retrace la démarche entreprise par le Professeur pour aboutir à une conclusion de poids.

Cette analyse est un élément de plus qui vient se greffer aux diverses défaillances déjà constatées à propos de  la version officielle.

Quelle crédibilité peut-on encore accorder à l’enquête du  NIST ?


Michael Hess interviewé sur le 11/9 : le NIST a menti sur le moment où lui et Barry Jennings ont été sauvés.

Peu après la première attaque sur le World Trade Center, qui survint le matin du 11 septembre à 8h46, Michael Hess, membre du Conseil Municipal de New-York, et Barry Jennings, directeur adjoint du département de Gestion d’urgence de l’Office du logement de la ville de New-York, ont rejoint le Centre d’opérations d’urgences dans les bureaux de Gestion d’urgence situé au 23ème étage du WTC7, où ils pensaient trouver le Maire Rudy Guiliani.

Mais quand Hess et Jennings sont arrivés, l’endroit était vide. Jennings a alors téléphoné à quelqu’un afin de savoir ce qu’ils devaient faire; on lui dit qu’ils devaient partir immédiatement.

Constatant que les ascenseurs ne fonctionnaient plus, ils ont commencé à descendre les escaliers. Lorsqu’ils sont arrivés au sixième étage, il y eu une puissante explosion provenant du dessous, qui "fit s’effondrer le palier sur lequel ils étaient", a expliqué Jennings aux producteurs du film "Loose Change Final Cut" [1]. Remontant jusqu’au huitième étage, ils ont pu casser une vitre et appeler à l’aide.

Hess affirma par la suite : "[Nous] étions coincés au huitième étage enfumé, une fumée épaisse tout autour de nous, pendant environ une heure et demi, [avant que] les pompiers de New-York … arrivent et nous libèrent." [2]  

Hess a fait cette déclaration à Frank Ucciardo, journaliste de la chaîne UPN 9 News, "à Broadway, à environ un bloc de la Mairie", distante de quelques blocs du WTC 7.

Cette interview avait débuté avant midi.

Concernant le timing exact, certains ont pensé que l’interview avait commencé à 11h34.

Ceci se base sur  le fait que, selon les informations écrites sur un DVD contenant les émissions d’ UPN 9 de ce matin-là, les émissions contenues dans cette vidéo avaient débuté à 10h37 du matin. L’interview de Hess commence quant à elle au marqueur de la 57ème minute, soit à 11h34.

Cependant, des recherches complémentaires ont montré que la vidéo avait en fait débuté à 11h00.

La preuve cruciale est que, au marqueur de la 111ème minute, le programme d’ UPN 9 s’est arrêté pour retransmettre une conférence de presse des Talibans, qui avait commencé à 12h51 [3}, et 12h51 moins 111 minutes fait bien 11h00. L'interview de Hess, comme on l'a vu, débute au marqueur de la minute 57, soit 11h57.

Dans tous les cas, l'interview de Hess a commencé avant midi.

Ce fait est important car le NIST - Institut National des Standards et de la Technologie - qui a développé l'explication officielle sur l'effondrement des Twin Towers et du WTC 7, affirme que Hess et Jennings n'ont pas été secourus avant midi.

Dans son "Interim Report on WTC 7" [NdT : "Rapport intermédiaire sur le WTC 7"] , publié en 2004, le NIST affirme que les deux hommes ont été secourus entre "12h10 et 12h15." [4] Mais si Hess était interviewé à plusieurs blocs du WTC 7 avant midi, cette affirmation est impossible.

Pourquoi le NIST aurait-il déclaré une telle chose ?

Une déclaration de Hess et Jennings provenant d’un autre document du NIST suggère une autre raison : "Dans l’effondrement des deux tours, un employé de la ville de New-York et un membre du personnel du bâtiment WTC 7 se sont retrouvés coincés dans le WTC 7. Ils s’étaient rendus au centre OEM [Office of Emergency Management, bureau de Gestion d'urgence] situé 23ème étage et n’y trouvèrent personne. Alors qu’ils cherchaient un ascenseur pour descendre, les lumières vacillèrent du fait de l’effondrement du WTC 2 [la Tour Sud]. A ce moment, l’ascenseur qu’ils tentaient de prendre ne fonctionna plus, ils prirent donc les escaliers." [5]

Donc, selon le NIST, Hess et Jennings, trouvant le centre OEM vide, ont pris les escaliers juste après 9h59, quand la Tour Sud s’est effondrée. Selon le NIST, c’est cet effondrement qui est responsable du dysfonctionnement de l’ascenseur.

Cependant, comme nous l’avons vu précédemment, Jennings a dit qu’ils étaient arrivés au centre OEM peu après l’impact sur la Tour Nord, soit aux alentours de 9h00 du matin. En fait, il a même ajouté qu’ils devaient se trouver au 23ème étage "quand le second avion s’est crashé". [6] Jennings a suggéré que c’est peu après que Hess et lui ont emprunté les escaliers. Mais selon le NIST, Hess et Jennings n’ont pas pris les escaliers après l’attaque sur la Tours Nord, qui survint à 9h03, mais après l’effondrement de la Tours Sud, qui s’est produit à 9h59.

Malgré ce point en contradiction avec le témoignage de Jennings, le NIST poursuit :

"Quand ils arrivèrent au 6ème étage, le WTC 1 [la Tour Nord] s’effondra, les lumières s’éteignirent dans les escaliers, le système d’extinction automatique des feux [sprinkler] s’alluma brièvement, et la fumée et les débris remplirent l’ escalier. Les deux hommes remontèrent au 8ème étage pour briser une vitre et demandèrent de l’aide." [7]

Selon le NIST, ce que Hess et Jennings prirent pour une explosion dans le WTC 7 était en fait tout simplement un effet secondaire de l’effondrement de la Tours Nord. Cet effondrement survint à 10h28. En conséquence, si les deux hommes ont été bloqués pendant environ 90 minutes avant d’être secourus, ce qu’affirme Hess, alors ils ont du être secourus vers midi. Cela semble être le raisonnement du NIST lorsqu’il affirme qu’ils ont été libérés entre "12h10 et 12h15".

La chronologie du NIST est proprement invraisemblable.

En affirmant que Hess et Jennings ont commencé à descendre les escaliers après que la chute de la Tour Sud ait causé le dysfonctionnement de l’ascenseur, le NIST insinue donc qu’il leur a fallu 29 minutes – de 9h59 à 10h28 – pour descendre du 23ème au 6ème étage.

Cette affirmation est tout simplement impensable à la lumière de la description que donne Jennings de sa descente, qu’il décrit : "Je voulais sortir de cet immeuble au plus vite, donc j’ai commencé, non pas marche par marche, mais en sautant par paliers." [8]

La chronologie du NIST requiert, au contraire, qu’il a fallu à peu près une demi-heure à Jennings et Hess – de 9h59 environ, lors de l’effondrement de la Tour Sud, à 10h28, heure de l’effondrement de la Tour Nord – pour descendre ces 17 étages.

La chronologie du NIST est aussi en contradiction directe avec le témoignage de Jennings, qui décrit : "Lorsque nous sommes remontés au 8ème étage … les deux immeubles étaient toujours debout." [9]

Comment Jennings savait-il que les deux bâtiments étaient toujours debout ? La citation complète de Jennings – "Lorsque nous sommes remontés au 8ème étage … les deux bâtiments étaient toujours debout. Parce qu’en fait, je les cherchais – j’ai regardé d’un côté, regardé de l’autre côté, il n’y a rien de ce côté là … [Les deux] bâtiments étaient toujours là" [10] – pourrait signifier qu’il pouvait voir les Twin Towers. Cela suppose  donc que Hess et lui étaient situés sur le côté sud du WTC 7, face aux tours.

Mais cela serait incorrect. Jennings a affirmé qu’il se trouvait dans "la partie nord du bâtiment." Il a de plus indiqué que quand les tours sont tombées, il n’a pas pu les voir s’effondrer.

"J’étais coincé à l’intérieur quand les deux buildings se sont effondrés. Les pompiers sont venus … et se sont enfuis. En fait, je ne savais pas ce qui se passait. A ce moment là, la première tour est tombée. Quand ils ont commencé à courir, la première tour était en train de tomber. Je n’avais aucun moyen de le savoir. Puis je les ai vu revenir. Et je les vois revenir avec des visages bien plus inquiets. Au lieu de çà, ils sont repartis encore une fois : la deuxième tour tombait." [11]

Comprenons par là que Jennings, bien qu’il ne savait pas à ce moment là ce qui pouvait se passer – c’est à dire que les pompiers s’enfuyaient une première fois à cause de l’effondrement de la Tour Sud, puis s’enfuyaient une seconde fois lors de la chute de la Tour Nord – il le compris par la suite. C’est pour cette raison qu’il savait, au moment où il donnait son interview, que les Twin Towers étaient toujours debout lorsque l’explosion qui survint fit s’effondrer la dalle sous lui.

Jennings a même répété son explication, en affirmant :

"Quand je suis arrivé au 6ème étage, il y a eu une explosion. C’est ce qui nous a forcé à remonter au 8ème étage. Les deux immeubles étaient toujours debout. Gardez bien çà à l’esprit, je vous ai dit que les pompiers étaient venus puis s’étaient enfuis. Ils sont venus à deux reprises. Pourquoi ? Parce que la Tour 1 s’est effondrée, puis la Tour 2 s’est effondrée." [12]

La déclaration de Jennings fournit des preuves solides contre la chronologie du NIST, selon laquelle ce que Hess et Jennings ont appelé "une explosion" était en fait un simple dommage dû aux débris qui ont touché le WTC 7 lorsque la Tour Nord s’est effondrée à 10h28.

La plus forte contradiction avec la chronologie du NIST, cependant, reste l’interview de Hess donnée à UPN 9 News. Les défenseurs de la Version officielle, selon lesquels il n’y aurait eu aucune explosion au WTC 7, pourraient remettre en cause la véracité du témoignage de Jennings. Mais si Hess a donné une interview à environ un demi-mile [du WTC 7] avant midi, alors la chronologie du NIST, selon laquelle les deux hommes n’ont pas été secourus avant midi, est objectivement disqualifiée.

Partant du fait que cette interview a eu lieu à plusieurs blocs du WTC 7, il aurait probablement fallu à Hess presque une demi-heure pour parcourir cette distance après son sauvetage. Donc si l’interview a débuté à 11h57, Jennings et lui ont forcément du être secourus vers 11h30.

L’explication du NIST concernant ce que Hess et Jennings ont pris pour une explosion massive dans le WTC 7, ne peut donc être correcte. Si les deux hommes ont été secourus à environ 11h30 après avoir été bloqués pendant environ une heure trente (selon Hess), l’évènement est survenu au moins avant 10h00.

En fait, cela a du se passer encore avant, puisque Jennings affirma, on l’a vu précédemment, qu’après l’explosion et après que Hess et lui-même furent remontés au 8ème étage, les deux tours étaient toujours debout. [Or] la Tour Sud s’est effondrée à 9h59, donc ce que Hess et Jennings ont appelé une explosion est forcément survenu avant 9h59.

Ainsi, contrairement à ce qu’affirme le NIST, l’évènement en question ne pouvait être l’effondrement de la Tour Nord, puisque celui-ci n’est pas survenue avant 10h 28.

L’affirmation du NIST a pourtant été reprise par la BBC. Une émission spéciale de la BBC concernant le WTC 7, intitulée "“The Conspiracy Files: 9/11 – The Third Tower" [NdT : "Les dossiers de la conspiration : 11/9 – La troisième tour"] diffusée le 6 Juin 2008, reprenait une interview que Jennings avait donnée à la BBC. Mais la présentation de la BBC déformait les propos de Jennings. Bien qu’ayant manifestement donné durant l’interview de la BCC la même version que celle qu’il avait racontée aux producteurs de "Loose Change Final Cut" [6], la BBC s’est arrangée pour intégrer le témoignage à la chronologie du NIST. Et donc, en lien avec les images de Jennings décrivant une explosion massive dans le WTC 7 – qui doit avoir eu lieu à un moment donné entre 9h03, heure de l’attaque sur la Tour Sud, et 9h59, quand celle-ci s’est effondrée – le narrateur de la BBC dit : "A 10h28, quand la Tour Nord s’effondre … la Tour 7 subit un impact direct …

Les preuves initiales d’explosifs étaient simplement des débris provenant d’un gratte-ciel en chute." [13]

Jennings, cependant, ne pourra pas corriger le dossier. [Il] décèdera le 19 Août 2008, à seulement 53 ans, deux jours avant la publication par le NIST de son rapport sur [la chute] du WTC 7. [14]

De plus, après la mort de Jennings, la BBC a diffusé une seconde version de son émission sur le WTC 7, celle-ci intitulée "The Conspiracy Files: 9/11 – The Truth Behind the Third Tower" [NdT : "Les dossiers de la conspiration : 11/9 – La vérité sur la troisième tour"]. [15] Cette version intègre une interview de Michael Hess, qui n’apparaissait pas dans la première version, et qui, d’ailleurs, n’y était même pas mentionnée. Dans cette seconde version, Hess soutient la position du NIST et de la BBC. En confirmant que, le jour du 11/9, il avait "pensé qu’il y avait eu une explosion dans les fondations", il affirme : "Je sais maintenant que c’était causé par une partie nord de la tour 1 [la Tour Nord] tombant sur la partie sud de notre bâtiment." [16]

Dans ‘The Mysterious Collapse of World Trade Center 7: Why the Final Official Report about 9/11 Is Unscientific and False‘ [NdT : ' L'effondrement mystérieux du Word Trade Center 7 : Pourquoi le rapport officiel final sur le 11/9 est faux et non-scientifique '], j’ai donné de multiples raisons montrant que la nouvelle version de Hess n’est pas crédible.

La raison la plus évidente reste cependant le fait que Hess ait donné une interview, éloigné de plusieurs blocs [du WTC 7] à 11h57, après avoir été bloqué dans ce bâtiment pendant au moins une heure et demi. L’évènement en question n’a donc pas pu se produire aussi tard, à 10h28.

L’interview de Michael Hess est maintenant disponible publiquement, grâce à Dylan Avery, qui en a fourni une copie, et Fred Burks, qui l’a publiée pour ‘The Transformation Team’ [NdT : "L'équipe pour le changement] (EDITION : lien vers la vidéo).

NOTES

[1] Cette interview n’est pas incluse dans "Loose Change Final Cut" à la demande de Jennings, après qu’il ait été menacé concernant son emploi, a-t-il dit. Mais après que Jennings ait participé au documentaire de la BBC concernant le WTC 7 ("The Conspiracy Files : 9/11 – The Third Tower"), Dylan Avery, ayant conduit cette interview, l’a publié sur internet sous le titre "Barry Jennings – 9/11 WTC7 Full Uncut Interview,” :

Partie 1 (http://www.youtube.com/watch?v=VQY-ksiuwKU) et Partie 2 (http://www.youtube.com/watch?v=kxUj6UgPODo).

[2] “Michael Hess, WTC7 Explosion Witness,” YouTube (http://www.youtube.com/watch?v=BUfiLbXMa64).

[3] Voir “America Under Attack: Taliban Press Conference,” 11 Septembre 2001 (http://transcripts.cnn.com/TRANSCRIPTS/0109/11/bn.25.html...); “Ratings: Cable World, September 24, 2001” (http://findarticles.com/p/articles/mi_m0DIZ/is_/ai_789636...). Merci à Elizabeth Woodworth d’avoir découvert ce fait.

[4] "Interim Report on WTC 7," à l’annexe L de NIST-SP 1000-5: June 2004: Progress Report on the Federal Building and Fire Safety Investigation of the World Trade Center (http://wtc.nist.gov/progress_report_june04/progress_repor...). La phrase est tirée de la section L-18.

[5] NIST NCSTAR 1-8, Federal Building and Fire Safety Investigation of the World Trade Center Disaster: The Emergency Response Operations (http://wtc.nist.gov/NCSTAR1/PDF/NCSTAR%201-8.pdf): Section 5.9.

[6] “Barry Jennings Uncut,” Partie 2, marqueurs 0:20-0:32.

[7] NIST NCSTAR 1-8: Section 5.9

[8] "The Conspiracy Files: 9/11 – The Third Tower,"  BBC, 6 Juin 2008, (publié à l’adresse http://www.911blogger.com/node/16541), marqueur 12:06-12:26.

[9] "Barry Jennings Uncut,” Partie 2, marqueur 4:52-5:02.

[10] Ibid., marqueur 4:52-5:17.

[11] “Barry Jennings Uncut,” Partie 1, marqueur 2:49-3:44.

[12] “Barry Jennings Uncut,” Partie 2, marqueur 5:08-5:33. En parlant de "Tour Une" et "Tour Deux," Jennings ne fait pas référence aux noms [des tours]. Il se réferre, respectivement, à la première tour qui s’effondre (la Tour Sud, WTC 2) et la deuxième à s’effondrer (la Tour Nord, WTC 1).

[13] "The Conspiracy Files: 9/11 – The Third Tower," marqueur 13:29-13:40.

[14] Aaron Dykes, “Key Witness to WTC 7 Explosions Dead at 53,” Inforwars.com, Mis à jour le 17 Septembre 2008 (http://www.infowars.com/?p=4602).

[15] "The Conspiracy Files: 9/11 — The Truth Behind the Third Tower,” BBC, 26 Octobre 2008 (disponible à l’adresse http://video.google.com/videoplay?docid=53130048182172447... or http://bestdocumentaries.blogspot.com/2009/01/conspiracy-...).

[16] Interview Michael Hess sur la BBC, disponible chez Mike Rudin, “Caught Up in a Conspiracy Theory,” BBC, 21 Octobre 2008 (http://www.bbc.co.uk/blogs/theeditors/2008/10/caught_up_i...). Cet enregistrement se trouve dans "The Conspiracy Files: 9/11 — The Truth Behind the Third Tower," marqueur 30:24-30:40.

Note finale : WantToKnow.info pense qu’il est important de contre-balancer l’inquiétante couverture médiatique avec des écrits inspirés, qui nous incitent à être fidèles à nous-même et à travailler ensemble afin d’oeuvrer pour des changements positifs. Merci de visiter notre ‘Inspiration Center’ [NdT : Centre d'inspiration] à l’adresse http://www.WantToKnow.info/inspirational pour obtenir une abondance de documents remasterisés.

David Ray Griffin


* David Ray Griffin

Professeur de philosophie des religions et de théologie à l’université de Claremont aux Etats-Unis, maintenant retraité, il est l’auteur de douze ouvrages concernant le 11 Septembre dont "…  4 de ces ouvrages ont fait l’objet d’une reconnaissance spéciale : Le Nouveau Pearl Harbor et Omissions & manipulations ont reçu le Prix de la Fondation Hélios en 2006. 11-Septembre, La faillite des médias a obtenu la médaille de bronze dans la catégorie Actualités du Independent Publisher Book Awards 2008. The New Pearl Harbor Revisited fut sélectionné comme l’un des 50 meilleurs livres de l’année 2008 par Publishers Weekly (l’équivalent US de Livres Hebdo) et comme le « choix de la semaine » en novembre de cette même année.(Source éditions Demi-Lune)"

Il fait partie du mouvement Scholars for 9/11 Truth & Justice, s’investit dans le 9/11 Truth Movement et donne des conférences dans le monde.


**Le NIST 

Le National Institute of Standards and Technology est un institut officiel de l’administration américaine qui détermine les standards employés par cette même administration et qui publie le standard de traitement de données fédérale.

Le NIST, en charge d’enquêter sur l’effondrement du WTC 7 a conclu, après trois années d’enquête que les incendies sont à l’origine de l’effondrement de la tour en raisons de problèmes sérieux dans la conception du bâtiment.

La version officielle sur les causes de l’effondrement du WTC 7 repose entièrement sur cette étude du NIST. 


A lire

A voir

Traduction par Fyoul pour ReOpenNews

Published on février 17, 2010

par apetimedia
http://www.reopen911.info/News/2010/02/17/michael-hess-in...


Lire la suite

n°8 - dossiers du 11-09 - du 14-03 : - Suite -: Le 11 septembre 2001 : une provocation mondiale.

n°8 - dossiers du 11-09 - du 14-03 : - Suite -: Le 11 septembre 2001 : une provocation mondiale.


dossiers du 11-09 n°8 du 14-03

       C.De Broeder & M.Lemaire



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Sommaire :  

3  Dossiers

3-3  AE911Truth : 1000 Architectes & Ingénieurs demandent une nouvelle enquête sur le 11-Septembre.

3-4 Vincent Robeyns  :  Michael Hess interviewé sur le 11/9 – les preuves que le NIST a menti.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Ben laden a nié être responsable du 11/09, ne l’oubliez pas !

4-2 Le directeur de la commission sur le 9/11 : « La version officielle des attentats est fausse ».

4-3 François Marginean : La Commission sur le 9/11 confirme: La version officielle est un mensonge.

4-4 Netanyahu : « Mon père a prévu les attentats du 11-Septembre dans les années 90 »

5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 Le géophysicien André Rousseau et les ondes sismiques du WTC.

5-2 Pino Cabras : Forte proportion de passagers liés à l’armée dans le vol 77 qui aurait percuté le Pentagone...

5-3 Thierry Meyssan: "L'Effroyable Mensonge", Cet ouvrage n'est pas une contre-enquête, mais un pamphlet.

5-4 Giulietto Chiesa : Le 11-Septembre et la crise économique aux Etats-Unis.


 

3-3  AE911Truth : 1000 Architectes & Ingénieurs demandent une nouvelle enquête sur le 11-Septembre.

"Ceci n’est pas un effondrement, c’est une explosion" 

(Citation de www.ae911truth.org)

Le cap des 1000 signataires de la pétition Architectes et Ingénieurs pour la vérité sur le 11-Septembre vient d’être franchi.

A cette occasion, nous relayons deux articles en un : d’abord celui du Washington Times du 22 février 2010 qui rappelle les principaux points soulevés par Richard Gage et son association, ainsi que leurs démarches en cours vis-à-vis du Congrès américain.

Ensuite nous vous proposons la lettre parue sur le site belge Vigli.org concernant la conférence de presse qui s’est tenue à Bruxelles le 19 février au sujet de cette démarche des "Architectes et Ingénieurs".


UN SCOOP EXPLOSIF !

Paru dans le Washington Times, le 22 février 2010

Une question technique récurrente continue de tourmenter certaines personnes à propos des attaques terroristes du 11/9, et cette question a des implications politiques : comment les 200.000 tonnes d’acier ont-elles pu se désintégrer et s’effondrer en 11 secondes ?

Plus de mille architectes et ingénieurs veulent comprendre et en appellent au Congrès pour la mise en place d’une nouvelle enquête sur la destruction des Tours Jumelles et du Bâtiment 7 du World Trade Center.

Pour pouvoir abattre une telle masse aussi rapidement, les matériaux ont dû subir des explosions artificielles les propulsant vers l’extérieur explique Richard Gage, un architecte de San Francisco, fondateur de l’association à but non lucratif Architects & Engineers for 9/11 Truth. Mr Gage, qui est membre de l’American Institute of Architects (AIA), a réussi à convaincre plus de 1000 de ses collègues de signer la pétition demandant une nouvelle enquête officielle.

Les rapports officiels de la FEMA (Agence fédérale de protection civile) et du NIST (Institut National des Normes et de la Technologie) fournissent des comptes-rendus insuffisants, contradictoires et frauduleux sur les circonstances de la destruction des tours. En conséquence, nous demandons une enquête par un “grand jury“ sur les responsables du NIST” a rajouté Mr Gage.

Les problèmes techniques entourant l’effondrement des tours a soulevé depuis plusieurs années un débat abject et ridicule.

Mr Gage est particulièrement troublé par le Bâtiment 7, un gratte-ciel de 47 étages qui n’a été percuté par aucun avion, et qui s’est pourtant effondré à la “vitesse de la chute-libre”. Il rappelle aussi que plus de cent secouristes ont rapporté avoir entendu des explosions et vu des flashs alors que les tours s’écroulaient, et il cite des preuves comme les “pièces d’acier de plusieurs tonnes éjectées latéralement sur 200 m à plus de 100 km/h” ou la “pulvérisation de 90.000 tonnes de béton et de matériau métalliques.

De plus, il existe des preuves de ”composants de matériaux explosifs sophistiqués découverts dans les poussières du World Trade Center” explique M. Gage. La pétition du groupe www.ae911truth.org vient d’être envoyée aux membres du Congrès.

Les officiels du gouvernement vont être notifiés que l’”occultation de trahison” Code US 18 (Sec. 2382) est un crime fédéral grave, qui exige une action de la part de ceux qui possèdent les preuves de cette trahison”, a rappelé M. Gage. “Les implications sont gigantesques et pourraient avoir un impact majeur lors du procès à venir de Khalid Cheikh Mohammed.”

paru dans le Washington Times,

le 22 février 2010


*** ARTICLE PARU SUR LE SITE VIGLI.ORG ***

1000 Architectes & Ingénieurs demandent une nouvelle enquête sur le 11 septembre

Et citent des preuves de démolition explosive des trois tours du WTC

Bruxelles, le 19 février 2010

Jean-Luc Guilmot, au nom de Richard Gage, AIA, architecte et fondateur de l’association sans but lucratif Architectes et Ingénieurs pour la Vérité sur le 11/9, Inc., AE911Truth, annoncera aujourd’hui une étape majeure lors d’une conférence de presse qui se tiendra à Bruxelles, parc royal à 11.00 le 19 février 2010, alors que plus de 1,000 architectes et ingénieurs demandant maintenant qu’une nouvelle enquête soit ouverte sur la destruction des Tours Jumelles et du Bâtiment 7 au World Trade Center le 11 septembre 2001.

Après examen détaillé de l’explication officielle, de même que des données légales omises dans les rapports officiels, ces professionnels ont conclu qu’une nouvelle enquête indépendante sur ces effondrements mystérieux était nécessaire.
Des architectes et des professionnels de l’engineering ainsi que d’autres supporters discuteront des découvertes de l’organisation et de ses préoccupations. Une brève présentation des preuves explosives qu’ils ont rassemblées sera donnée, suivi par une session de Q & R. La présentation est une mise à jour importante de Blueprint for Truth – The Architecture of Destruction,” le DVD produit par l’organisation, et disponible sur leur site AE911Truth.org, qui analyse les preuves scientifiques et légales menant à la conclusion que les trois gratte-ciel à New York city ont été démolis au moyens d’explosifs le 11/9. La pétition sera délivrée aujourd’hui à chaque membre du Congrès aux Etats-Unis par les signataires AE911Truth.

Gage et son groupe basent leurs conclusions sur des preuves légales. Gage note : « Les rapports officiels de la FEMA (Agence fédérale de protection civile) et du NIST (Institut National des Normes et de la Technologie) fournissent des comptes-rendus insuffisants, contradictoires et frauduleux sur les circonstances de la destruction des tours. Par conséquent, en plus d’une nouvelle enquête, nous réclamons également la mise sur pied d’un grand jury à l’encontre des officiels du NIST.

Gage indique que la destruction du troisième gratte-ciel le 11/9, le World Trade Center 7, un building de 47 étages qui n’a été heurté par aucun avion, a fait montre d’un effondrement suivant une accélération en pure chute libre de plus de 30 mètres – un fait significatif que le NIST a été forcé d’admettre en raison des recherches conduites par les signataires de AE911Truth.

Les autres points perturbants émergeant des preuves légales sont les suivants :

  • Destruction complète du Bâtiment 7 en à peine 6 ½ secondes, de façon symétrique
  • Destruction complète des deux Tours jumelles en à peine 10 à 14 secondes, selon une accélération proche de la chute libre
  • Plus de 100 témoins de première main ont rapporté des explosions et des flashes
  • Sections en acier de plusieurs tonnes éjectées latéralement à 200 m à 100 km/h
  • Pulvérisation entre ciel et terre de 90.000 tonnes de béton et d’acier
  • Champ de débris de 350 m de diamètre : absence de planchers “en crêpes” dans les débris
  • Ejections explosives isolées entre 20 et 40 étages en dessous du front de démolition
  • Plusieurs tonnes de métal fondu dans les débris
  • Preuves d’incendiaires à base de thermite trouvées dans les échantillons de métal.
  • Preuves de matériaux composites explosifs à base de nano-thermite de haute technologie trouvées dans les poussières par une équipe internationale de scientifiques.

Les conclusions d’AE911Truth sont partagées par des milliers de scientifiques ; des militaires séniors, des officiels de secteur du renseignement et des officiels de gouvernements, des pilotes et des professionnels de l’aviation ; des sapeurs-pompiers ; des académiques et des professeurs d’université ; des survivants du 11 septembre et des membres de leur famille. Les implications sont énormes et ont un potentiel d’impact profond sur le procès à venir de Khalid Sheikh Mohammed.

A propos de AE911Truth

Le mouvement pour la vérité sur le 11 septembre, que le magazine Time a décrit en 2006 comme « une réalité politique dominante », continue à se développer.

Alors que l’influence d’AE911Truth s’étend, Gage a donné plus de 130 conférences, dans 20 états et 13 pays, dont la Belgique (Université Catholique de Louvain) en 2008, de même que l’Australie, la Nouvelle Zélande et le Japon fin 2009. Il a été interviewé par les médias dans le monde entier,– entre autres la BBC, CBC, NatGeo, Fox TV, etc.

Pour plus d’information, contact : 0497 305 220 – www.vigli.org

Site de l’association : www.ae911truth.org

GeantVert

Published on février 26, 2010

http://www.reopen911.info/News/2010/02/26/washington-time...


3-4 Vincent Robeyns  :  Michael Hess interviewé sur le 11/9 – les preuves que le NIST a menti.

Un timing qui ne tient pas.

Le professeur David Ray Griffin* revient sur les témoignages télévisés donnés par Barry Jennings et Michael Hess juste après leur évacuation du WTC 7 le 11 Septembre 2001. Comparant la chronologie des événements tels que les témoins l’ont rapportée à celle établie par le NIST**, D. R. Griffin relève ici des contradictions de taille lui permettant d’affirmer que le NIST, à l’origine de la version officielle de l’effondrement de la tour le 11 Septembre 2001, a menti. Il note aussi que Michael Hess est revenu sur son premier témoignage quelques temps plus tard, lors d’une autre interview. Cet article publié dans wanttoknow.info retrace la démarche entreprise par le Professeur pour aboutir à une conclusion de poid. Cette analyse est un élément de plus qui vient se greffer aux diverses défaillances déjà constatées à propos de  la version officielle.

Quelle crédibilité peut-on encore accorder à l’enquête du  NIST ?


Michael Hess interviewé sur le 11/9 : les preuves que le NIST a menti sur le moment où lui et Barry Jennings ont été sauvés

par David Ray Griffin
(Mis à jour : Août 2009)

Peu après la première attaque sur le World Trade Center, qui survint le matin du 11 septembre à 8h46, Michael Hess, membre du Conseil Municipal de New-York, et Barry Jennings, directeur adjoint du département de Gestion d’urgence de l’Office du logement de la ville de New-York, ont rejoint le Centre d’opérations d’urgences dans les bureaux de Gestion d’urgence situé au 23ème étage du WTC7, où ils pensaient trouver le Maire Rudy Guiliani. Mais quand Hess et Jennings sont arrivés, l’endroit était vide. Jennings a alors téléphoné à quelqu’un afin de savoir ce qu’ils devaient faire; on lui dit qu’ils devaient partir immédiatement. Constatant que les ascenseurs ne fonctionnaient plus, ils ont commencé à descendre les escaliers. Lorsqu’ils sont arrivés au sixième étage, il y eu une puissante explosion provenant du dessous, qui "fit s’effondrer le palier sur lequel ils étaient", a expliqué Jennings aux producteurs du film "Loose Change Final Cut" [1]. Remontant jusqu’au huitième étage, ils ont pu casser une vitre et appeler à l’aide. Hess affirma par la suite : "[Nous] étions coincés au huitième étage enfumé, une fumée épaisse tout autour de nous, pendant environ une heure et demi, [avant que] les pompiers de New-York … arrivent et nous libèrent." [2]  

Hess a fait cette déclaration à Frank Ucciardo, journaliste de la chaîne UPN 9 News, "à Broadway, à environ un bloc de la Mairie", distante de quelques blocs du WTC 7. Cette interview avait débuté avant midi.

Concernant le timing exact, certains ont pensé que l’interview avait commencé à 11h34. Ceci se base sur  le fait que, selon les informations écrites sur un DVD contenant les émissions d’ UPN 9 de ce matin-là, les émissions contenues dans cette vidéo avaient débuté à 10h37 du matin. L’interview de Hess commence quant à elle au marqueur de la 57ème minute, soit à 11h34.

Cependant, des recherches complémentaires ont montré que la vidéo avait en fait débuté à 11h00. La preuve cruciale est que, au marqueur de la 111ème minute, le programme d’ UPN 9 s’est arrêté pour retransmettre une conférence de presse des Talibans, qui avait commencé à 12h51 [3}, et 12h51 moins 111 minutes fait bien 11h00. L'interview de Hess, comme on l'a vu, débute au marqueur de la minute 57, soit 11h57.

Dans tous les cas, l'interview de Hess a commencé avant midi.

Ce fait est important car le NIST - Institut National des Standards et de la Technologie - qui a développé l'explication officielle sur l'effondrement des Twin Towers et du WTC 7, affirme que Hess et Jennings n'ont pas été secourus avant midi. Dans son "Interim Report on WTC 7" [NdT : "Rapport intermédiaire sur le WTC 7"] , publié en 2004, le NIST affirme que les deux hommes ont été secourus entre "12h10 et 12h15." [4] Mais si Hess était interviewé à plusieurs blocs du WTC 7 avant midi, cette affirmation est impossible.

Pourquoi le NIST aurait-il déclaré une telle chose ? Une déclaration de Hess et Jennings provenant d’un autre document du NIST suggère une autre raison :

"Dans l’effondrement des deux tours, un employé de la ville de New-York et un membre du personnel du bâtiment WTC 7 se sont retrouvés coincés dans le WTC 7. Ils s’étaient rendus au centre OEM [Office of Emergency Management, bureau de Gestion d'urgence] situé 23ème étage et n’y trouvèrent personne. Alors qu’ils cherchaient un ascenseur pour descendre, les lumières vacillèrent du fait de l’effondrement du WTC 2 [la Tour Sud]. A ce moment, l’ascenseur qu’ils tentaient de prendre ne fonctionna plus, ils prirent donc les escaliers." [5]

Donc, selon le NIST, Hess et Jennings, trouvant le centre OEM vide, ont pris les escaliers juste après 9h59, quand la Tour Sud s’est effondrée. Selon le NIST, c’est cet effondrement qui est responsable du dysfonctionnement de l’ascenseur.

Cependant, comme nous l’avons vu précédemment, Jennings a dit qu’ils étaient arrivés au centre OEM peu après l’impact sur la Tour Nord, soit aux alentours de 9h00 du matin. En fait, il a même ajouté qu’ils devaient se trouver au 23ème étage "quand le second avion s’est crashé". [6] Jennings a suggéré que c’est peu après que Hess et lui ont emprunté les escaliers. Mais selon le NIST, Hess et Jennings n’ont pas pris les escaliers après l’attaque sur la Tours Nord, qui survint à 9h03, mais après l’effondrement de la Tours Sud, qui s’est produit à 9h59.

Malgré ce point en contradiction avec le témoignage de Jennings, le NIST poursuit :

"Quand ils arrivèrent au 6ème étage, le WTC 1 [la Tour Nord] s’effondra, les lumières s’éteignirent dans les escaliers, le système d’extinction automatique des feux [sprinkler] s’alluma brièvement, et la fumée et les débris remplirent l’ escalier. Les deux hommes remontèrent au 8ème étage pour briser une vitre et demandèrent de l’aide." [7]

Selon le NIST, ce que Hess et Jennings prirent pour une explosion dans le WTC 7 était en fait tout simplement un effet secondaire de l’effondrement de la Tours Nord. Cet effondrement survint à 10h28. En conséquence, si les deux hommes ont été bloqués pendant environ 90 minutes avant d’être secourus, ce qu’affirme Hess, alors ils ont du être secourus vers midi. Cela semble être le raisonnement du NIST lorsqu’il affirme qu’ils ont été libérés entre "12h10 et 12h15".

La chronologie du NIST est proprement invraisemblable. En affirmant que Hess et Jennings ont commencé à descendre les escaliers après que la chute de la Tour Sud ait causé le dysfonctionnement de l’ascenseur, le NIST insinue donc qu’il leur a fallu 29 minutes – de 9h59 à 10h28 – pour descendre du 23ème au 6ème étage.

Cette affirmation est tout simplement impensable à la lumière de la description que donne Jennings de sa descente, qu’il décrit : "Je voulais sortir de cet immeuble au plus vite, donc j’ai commencé, non pas marche par marche, mais en sautant par paliers." [8] La chronologie du NIST requiert, au contraire, qu’il a fallu à peu près une demi-heure à Jennings et Hess – de 9h59 environ, lors de l’effondrement de la Tour Sud, à 10h28, heure de l’effondrement de la Tour Nord – pour descendre ces 17 étages.

La chronologie du NIST est aussi en contradiction directe avec le témoignage de Jennings, qui décrit : "Lorsque nous sommes remontés au 8ème étage … les deux immeubles étaient toujours debout." [9]

Comment Jennings savait-il que les deux bâtiments étaient toujours debout ? La citation complète de Jennings – "Lorsque nous sommes remontés au 8ème étage … les deux bâtiments étaient toujours debout. Parce qu’en fait, je les cherchais – j’ai regardé d’un côté, regardé de l’autre côté, il n’y a rien de ce côté là … [Les deux] bâtiments étaient toujours là" [10] – pourrait signifier qu’il pouvait voir les Twin Towers. Cela suppose  donc que Hess et lui étaient situés sur le côté sud du WTC 7, face aux tours.

Mais cela serait incorrect. Jennings a affirmé qu’il se trouvait dans "la partie nord du bâtiment." Il a de plus indiqué que quand les tours sont tombées, il n’a pas pu les voir s’effondrer.

"J’étais coincé à l’intérieur quand les deux buildings se sont effondrés. Les pompiers sont venus … et se sont enfuis. En fait, je ne savais pas ce qui se passait. A ce moment là, la première tour est tombée. Quand ils ont commencé à courir, la première tour était en train de tomber. Je n’avais aucun moyen de le savoir. Puis je les ai vu revenir. Et je les vois revenir avec des visages bien plus inquiets. Au lieu de çà, ils sont repartis encore une fois : la deuxième tour tombait." [11]

Comprenons par là que Jennings, bien qu’il ne savait pas à ce moment là ce qui pouvait se passer – c’est à dire que les pompiers s’enfuyaient une première fois à cause de l’effondrement de la Tour Sud, puis s’enfuyaient une seconde fois lors de la chute de la Tour Nord – il le compris par la suite. C’est pour cette raison qu’il savait, au moment où il donnait son interview, que les Twin Towers étaient toujours debout lorsque l’explosion qui survint fit s’effondrer la dalle sous lui.

Jennings a même répété son explication, en affirmant :

"Quand je suis arrivé au 6ème étage, il y a eu une explosion. C’est ce qui nous a forcé à remonter au 8ème étage. Les deux immeubles étaient toujours debout. Gardez bien çà à l’esprit, je vous ai dit que les pompiers étaient venus puis s’étaient enfuis. Ils sont venus à deux reprises. Pourquoi ? Parce que la Tour 1 s’est effondrée, puis la Tour 2 s’est effondrée." [12]

La déclaration de Jennings fournit des preuves solides contre la chronologie du NIST, selon laquelle ce que Hess et Jennings ont appelé "une explosion" était en fait un simple dommage dû aux débris qui ont touché le WTC 7 lorsque la Tour Nord s’est effondrée à 10h28.

La plus forte contradiction avec la chronologie du NIST, cependant, reste l’interview de Hess donnée à UPN 9 News. Les défenseurs de la Version officielle, selon lesquels il n’y aurait eu aucune explosion au WTC 7, pourraient remettre en cause la véracité du témoignage de Jennings. Mais si Hess a donné une interview à environ un demi-mile [du WTC 7] avant midi, alors la chronologie du NIST, selon laquelle les deux hommes n’ont pas été secourus avant midi, est objectivement disqualifiée.

Partant du fait que cette interview a eu lieu à plusieurs blocs du WTC 7, il aurait probablement fallu à Hess presque une demi-heure pour parcourir cette distance après son sauvetage. Donc si l’interview a débuté à 11h57, Jennings et lui ont forcément du être secourus vers 11h30.

L’explication du NIST concernant ce que Hess et Jennings ont pris pour une explosion massive dans le WTC 7, ne peut donc être correcte. Si les deux hommes ont été secourus à environ 11h30 après avoir été bloqués pendant environ une heure trente (selon Hess), l’évènement est survenu au moins avant 10h00.

En fait, cela a du se passer encore avant, puisque Jennings affirma, on l’a vu précédemment, qu’après l’explosion et après que Hess et lui-même furent remontés au 8ème étage, les deux tours étaient toujours debout. [Or] la Tour Sud s’est effondrée à 9h59, donc ce que Hess et Jennings ont appelé une explosion est forcément survenu avant 9h59.

Ainsi, contrairement à ce qu’affirme le NIST, l’évènement en question ne pouvait être l’effondrement de la Tour Nord, puisque celui-ci n’est pas survenue avant 10h 28.

L’affirmation du NIST a pourtant été reprise par la BBC. Une émission spéciale de la BBC concernant le WTC 7, intitulée "“The Conspiracy Files: 9/11 – The Third Tower" [NdT : "Les dossiers de la conspiration : 11/9 – La troisième tour"] diffusée le 6 Juin 2008, reprenait une interview que Jennings avait donnée à la BBC. Mais la présentation de la BBC déformait les propos de Jennings. Bien qu’ayant manifestement donné durant l’interview de la BCC la même version que celle qu’il avait racontée aux producteurs de "Loose Change Final Cut" [6], la BBC s’est arrangée pour intégrer le témoignage à la chronologie du NIST. Et donc, en lien avec les images de Jennings décrivant une explosion massive dans le WTC 7 – qui doit avoir eu lieu à un moment donné entre 9h03, heure de l’attaque sur la Tour Sud, et 9h59, quand celle-ci s’est effondrée – le narrateur de la BBC dit : "A 10h28, quand la Tour Nord s’effondre … la Tour 7 subit un impact direct … Les preuves initiales d’explosifs étaient simplement des débris provenant d’un gratte-ciel en chute." [13]

Jennings, cependant, ne pourra pas corriger le dossier. [Il] décèdera le 19 Août 2008, à seulement 53 ans, deux jours avant la publication par le NIST de son rapport sur [la chute] du WTC 7. [14]

De plus, après la mort de Jennings, la BBC a diffusé une seconde version de son émission sur le WTC 7, celle-ci intitulée "The Conspiracy Files: 9/11 – The Truth Behind the Third Tower" [NdT : "Les dossiers de la conspiration : 11/9 – La vérité sur la troisième tour"]. [15] Cette version intègre une interview de Michael Hess, qui n’apparaissait pas dans la première version, et qui, d’ailleurs, n’y était même pas mentionnée. Dans cette seconde version, Hess soutient la position du NIST et de la BBC. En confirmant que, le jour du 11/9, il avait "pensé qu’il y avait eu une explosion dans les fondations", il affirme : "Je sais maintenant que c’était causé par une partie nord de la tour 1 [la Tour Nord] tombant sur la partie sud de notre bâtiment." [16]

Dans ‘The Mysterious Collapse of World Trade Center 7: Why the Final Official Report about 9/11 Is Unscientific and False‘ [NdT : ' L'effondrement mystérieux du Word Trade Center 7 : Pourquoi le rapport officiel final sur le 11/9 est faux et non-scientifique '], j’ai donné de multiples raisons montrant que la nouvelle version de Hess n’est pas crédible. La raison la plus évidente reste cependant le fait que Hess ait donné une interview, éloigné de plusieurs blocs [du WTC 7] à 11h57, après avoir été bloqué dans ce bâtiment pendant au moins une heure et demi. L’évènement en question n’a donc pas pu se produire aussi tard, à 10h28.

L’interview de Michael Hess est maintenant disponible publiquement, grâce à Dylan Avery, qui en a fourni une copie, et Fred Burks, qui l’a publiée pour ‘The Transformation Team’ [NdT : "L'équipe pour le changement] (EDITION : lien vers la vidéo).

NOTES

[1] Cette interview n’est pas incluse dans "Loose Change Final Cut" à la demande de Jennings, après qu’il ait été menacé concernant son emploi, a-t-il dit. Mais après que Jennings ait participé au documentaire de la BBC concernant le WTC 7 ("The Conspiracy Files : 9/11 – The Third Tower"), Dylan Avery, ayant conduit cette interview, l’a publié sur internet sous le titre "Barry Jennings – 9/11 WTC7 Full Uncut Interview,” : Partie 1 (http://www.youtube.com/watch?v=VQY-ksiuwKU) et Partie 2 (http://www.youtube.com/watch?v=kxUj6UgPODo).

[2] “Michael Hess, WTC7 Explosion Witness,” YouTube (http://www.youtube.com/watch?v=BUfiLbXMa64).

[3] Voir “America Under Attack: Taliban Press Conference,” 11 Septembre 2001 (http://transcripts.cnn.com/TRANSCRIPTS/0109/11/bn.25.html...); “Ratings: Cable World, September 24, 2001” (http://findarticles.com/p/articles/mi_m0DIZ/is_/ai_789636...). Merci à Elizabeth Woodworth d’avoir découvert ce fait.

[4] "Interim Report on WTC 7," à l’annexe L de NIST-SP 1000-5: June 2004: Progress Report on the Federal Building and Fire Safety Investigation of the World Trade Center (http://wtc.nist.gov/progress_report_june04/progress_repor...). La phrase est tirée de la section L-18.

[5] NIST NCSTAR 1-8, Federal Building and Fire Safety Investigation of the World Trade Center Disaster: The Emergency Response Operations (http://wtc.nist.gov/NCSTAR1/PDF/NCSTAR%201-8.pdf): Section 5.9.

[6] “Barry Jennings Uncut,” Partie 2, marqueurs 0:20-0:32.

[7] NIST NCSTAR 1-8: Section 5.9

[8] "The Conspiracy Files: 9/11 – The Third Tower,"  BBC, 6 Juin 2008, (publié à l’adresse http://www.911blogger.com/node/16541), marqueur 12:06-12:26.

[9] "Barry Jennings Uncut,” Partie 2, marqueur 4:52-5:02.

[10] Ibid., marqueur 4:52-5:17.

[11] “Barry Jennings Uncut,” Partie 1, marqueur 2:49-3:44.

[12] “Barry Jennings Uncut,” Partie 2, marqueur 5:08-5:33. En parlant de "Tour Une" et "Tour Deux," Jennings ne fait pas référence aux noms [des tours]. Il se réferre, respectivement, à la première tour qui s’effondre (la Tour Sud, WTC 2) et la deuxième à s’effondrer (la Tour Nord, WTC 1).

[13] "The Conspiracy Files: 9/11 – The Third Tower," marqueur 13:29-13:40.

[14] Aaron Dykes, “Key Witness to WTC 7 Explosions Dead at 53,” Inforwars.com, Mis à jour le 17 Septembre 2008 (http://www.infowars.com/?p=4602).

[15] "The Conspiracy Files: 9/11 — The Truth Behind the Third Tower,” BBC, 26 Octobre 2008 (disponible à l’adresse http://video.google.com/videoplay?docid=53130048182172447... or http://bestdocumentaries.blogspot.com/2009/01/conspiracy-...).

[16] Interview Michael Hess sur la BBC, disponible chez Mike Rudin, “Caught Up in a Conspiracy Theory,” BBC, 21 Octobre 2008 (http://www.bbc.co.uk/blogs/theeditors/2008/10/caught_up_i...). Cet enregistrement se trouve dans "The Conspiracy Files: 9/11 — The Truth Behind the Third Tower," marqueur 30:24-30:40.

Note finale : WantToKnow.info pense qu’il est important de contre-balancer l’inquiétante couverture médiatique avec des écrits inspirés, qui nous incitent à être fidèles à nous-même et à travailler ensemble afin d’oeuvrer pour des changements positifs. Merci de visiter notre ‘Inspiration Center’ [NdT : Centre d'inspiration] à l’adresse http://www.WantToKnow.info/inspirational pour obtenir une abondance de documents remasterisés.

Traduction par Fyoul pour ReOpenNews


* David Ray Griffin

Professeur de philosophie des religions et de théologie à l’université de Claremont aux Etats-Unis, maintenant retraité, il est l’auteur de douze ouvrages concernant le 11 Septembre dont "…  4 de ces ouvrages ont fait l’objet d’une reconnaissance spéciale : Le Nouveau Pearl Harbor et Omissions & manipulations ont reçu le Prix de la Fondation Hélios en 2006. 11-Septembre, La faillite des médias a obtenu la médaille de bronze dans la catégorie Actualités du Independent Publisher Book Awards 2008. The New Pearl Harbor Revisited fut sélectionné comme l’un des 50 meilleurs livres de l’année 2008 par Publishers Weekly (l’équivalent US de Livres Hebdo) et comme le « choix de la semaine » en novembre de cette même année.(Source éditions Demi-Lune)"

Il fait partie du mouvement Scholars for 9/11 Truth & Justice, s’investit dans le 9/11 Truth Movement et donne des conférences dans le monde.

**Le NIST 

Le National Institute of Standards and Technology est un institut officiel de l’administration américaine qui détermine les standards employés par cette même administration et qui publie le standard de traitement de données fédérale. Le NIST, en charge d’enquêter sur l’effondrement du WTC 7 a conclu, après trois années d’enquête que les incendies sont à l’origine de l’effondrement de la tour en raisons de problèmes sérieux dans la conception du bâtiment.

La version officielle sur les causes de l’effondrement du WTC 7 repose entièrement sur cette étude du NIST. 


A lire

A voir

Vincent Robeyns

Published on février 17, 2010

Par apetimedia
http://www.reopen911.info/News/2010/02/17/michael-hess-in...


Lire la suite

n°8 - dossiers du 11-09 - du 14-03 : -Annexe -: Le 11 septembre 2001 : une provocation mondiale.

Sommaire :  

5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-2 Pino Cabras : Forte proportion de passagers liés à l’armée dans le vol 77 qui aurait percuté le Pentagone...

5-3 Thierry Meyssan: "L'Effroyable Mensonge", Cet ouvrage n'est pas une contre-enquête, mais un pamphlet.

5-4 Giulietto Chiesa : Le 11-Septembre et la crise économique aux Etats-Unis.

 
 
 
 
 
 
 
 

5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

5-4 Giulietto Chiesa : Le 11-Septembre et la crise économique aux Etats-Unis.

Guerre et mensonge (2/3)

La crise économique et financière mondiale n’a pas débuté avec la crise des subprimes en 2007, mais avec le début de la récession aux Etats-Unis, en avril 2001.

Cependant les Etats-Unis ont été sauvés par la guerre globale au terrorisme qui a permis de relancer leur économie, quelques années au moins. Dès lors comment ne pas constater que les attentats du 11-Septembre, loin de blesser les USA au coeur, ont au contraire été leur planche de salut.

Giulietto Chiesa, membre du Bureau exécutif du World Political Forum, poursuit son analyse dans la seconde partie sa conférence « Guerre et mensonge ».
L'opposition à la guerre (nucléaire) infinie
Giulietto Chiesa : Je ne suis pas quelqu'un qui cherche à vendre de l'espoir. Qui vend de l'espoir dans un moment pareil n'est qu'un bonimenteur. D'espoir, nous n'en avons qu'un seul, celui de nous organiser pour empêcher que cette guerre se poursuive. C'est très difficile, d'autant plus que nous avons peu de temps à notre disposition. La guerre contre l'Irak est encore fumante. D'autres guerres suivront et ce seront des guerres asymétriques. Parmi elles, il y en aura de grandes et de mineures. Après l'Irak, ce sera le tour de l'Iran. Les plans de Washington l'exigent parce que l'Amérique doit éliminer tous les adversaires intermédiaires. Tous, avant d'affronter la Chine. Ou mieux, pour être plus précis, les guerres intermédiaires auront pour fonction de maintenir un état de tension permanente qui, à son tour, permettra aux États-Unis de développer une effrayante stratégie de réarmement.
La Chine pourrait aussi devenir un adversaire que l'on ne combat pas, à condition qu'elle soit préalablement mise dans un état d'infériorité absolue et, en tous cas, dans une situation où il lui soit impossible de rivaliser avec la puissance militaire états-unienne et d'approcher — même de beaucoup — des conditions d'égalité. Voilà pourquoi le renversement des obstacles intermédiaires a pour fonction de préparer stratégiquement le grand affrontement : il pourra ainsi être évité par la reddition de l'adversaire potentiel.

Reddition préventive. Pour cela, il faut abattre l'Irak et l'Iran.
Monsieur Bush ne plaisante pas lorsqu'il parle des responsables de l' « Axe du Mal ». Il les a déjà désignés, énumérés, pris dans son collimateur. Il s'agit à présent de trouver le moyen et les prétextes pour les liquider, puisqu'il est évident que la véritable raison pour laquelle on le fera sera inavouable. La nouvelle doctrine nucléaire de l'Amérique confirme tout cela, déclarant ouvertement que les bombes atomiques seront utilisées comme des armes conventionnelles. On nous l'a dit au mois de mars 2002. Les seules conditions posées à leur utilisation seront des évaluations d'intérêt politique, certainement pas des critères militaires. Même à l'encontre des pays qui ne la possèdent pas, la voie de l'utilisation de l'arme atomique est libre.
Pourtant, la possibilité d'arrêter cette guerre existe. En Italie, un mouvement important de la population n'en voulait pas. En Italie toujours, 93 % des députés, y compris ceux du centre-gauche, ont voté en faveur de la guerre en Afghanistan, mais tout ce que je vois et que je ressens en parcourant ce pays, c'est qu'une grande partie de la population ne veut pas de cette guerre. Nous pouvons donc en conclure que le Parlement italien ne représente en aucun cas la moitié — une moitié abondante — de l'Italie réelle. Il y a un grand vide de représentation démocratique.
C'est de là qu'il faut repartir afin de nous organiser pour l'avenir. Nous devons demander, par exemple, à tous les futurs candidats de toutes les futures élections, à tous les niveaux institutionnels — du Conseil de quartier au Parlement italien, jusqu'au Parlement européen — de nous dire avant le vote ce qu'ils ont l'intention de faire s'ils sont élus, quels engagements ils ont l'intention de prendre envers nous. Et puisque la guerre continuera et se multipliera, nous devrons leur demander de signer un pacte avec nous. Plus jamais en faveur de la guerre.
Ceux qui n'accepteront pas de signer ce pacte, nous devrons les considérer comme des adversaires politiques — quels que soient les partis ou les coalitions auxquels ils appartiennent —. Et ils devront le signer publiquement car nous devrons combattre tous ceux qui se déclareront en faveur de la guerre, avec toutes les forces dont nous disposerons, et avec la plus grande intransigeance, dans le respect des règles de la démocratie. Enfin, à l'inverse, nous devrons appuyer tous ceux qui prendront l'engagement de ne pas soutenir la guerre. Je crois que le thème de la guerre et de la paix est fondamental et que c'est à partir de là qu'il faut commencer à organiser notre défense. Voilà la première tâche qui s'impose à nous.
La fin du désarmement : le rôle de la Chine et de la Russie
Protagoniste,
la Chine. Les Chinois ont commencé à se réarmer et ils le font à un rythme très soutenu. Ils construiront des centaines de nouveaux missiles, des centaines de nouvelles ogives nucléaires.

Ils disposent de la technologie nécessaire et dans dix ans, elle sera devenue très sophistiquée : d'une part ils se développent très rapidement, de l'autre ils en ont les moyens. Nous assistons à une nouvelle course aux armements, qui inaugure une phase totalement inédite. Nous croyions que cette époque-là était révolue, eh bien elle repart à toute allure.
Deuxième protagoniste, la Russie, avec Poutine. La guerre en Afghanistan, je l'ai définie de la manière suivante : un nouveau grand Yalta asiatique, dont les Etats-uniens sont sortis vainqueurs, sans conditions, arrachant à l'influence russe non moins de cinq républiques d'ex-Union soviétique.

La guerre afghane s'est achevée par la conquête US non tant de l'Afghanistan que de bases militaires en Asie centrale, notamment la nouvelle base états-unienne du Kirghizistan, près de sa capitale Bichkek, mais surtout non loin des frontières de la Chine : l'observatoire le plus avancé sur la Chine et la Russie que les États-Unis aient jamais eu en Asie.

C'est un tournant géopolitique aux enjeux inimaginables il y a encore une année.
La base du Kirghizistan servira essentiellement à mettre en place le brouillage électronique de la Chine et les contrôles de toutes les communications. Deux autres bases militaires sont en construction en Ouzbékistan et au Tadjikistan. Une autre, très secrète, semble être en construction au Turkménistan. Je n'ai aucune certitude sur ce point. J'ai tenté à plusieurs reprises d'obtenir un visa pour Ashgabat mais on ne me l'a pas accordé. Le secret est total. Simultanément, deux autres anciennes républiques soviétiques sont passées sous le contrôle direct des USA : l'Azerbaïdjan, avec sa part d'exploitation de la mer Caspienne et de son pétrole, et la Géorgie, où les Etats-uniens ont pour la première fois déployé des troupes pour armer et instruire l'armée géorgienne, ainsi que surveiller les frontières méridionales de la Russie (1).
Dire que ça avait commencé comme la grande guerre contre le terrorisme. Il en résulte une géographie politique de l'Asie centrale complètement bouleversée. Poutine a avalé la couleuvre et, en ce sens, il s'est montré sage. Il ne pousse aucun cri car il sait que c'est inutile. Mais il ne faut pas interpréter le silence russe comme une approbation. Il y a des grondements profonds et menaçants, les entendre n'est qu'une question de temps. En décembre 2001, Poutine a lancé le submersible Guépard, le sous-marin nucléaire le plus technologique jamais conçu par la recherche militaire russe, c'est-à-dire soviétique. Les sources états-uniennes elles-mêmes ont écrit qu'il s'agissait là d'une première. Ce qui signifie que ce sous-marin nucléaire, armé d'au moins 120 missiles à tête multiple, devient une arme stratégique extrêmement dangereuse.

Depuis la fin de l'Union soviétique, c'est la première fois que la Russie lance un submersible nucléaire, un an après la catastrophe du Koursk.
L'abandon des continents pauvres
En ce qui concerne les autres partenaires du monde, je ne crois pas qu'ils aient la moindre importance en ce moment. La partie se joue dans les termes que viens d'indiquer. L'Afrique tout entière compte un milliard d'habitants, avec 23 guerres en cours. Tout au plus y aura-t-il une augmentation des débarquements de migrants sur nos plages. Je crois que la super-société globale qui est en train de se former n'a que faire des régions marginales.

Le reste du monde vivra à l'écart.

Nous, nous sommes des consommateurs d'énergie vitale et ces millions, ou plutôt ces milliards de gens qui nous disputerons l'énergie seront non seulement inutiles mais aussi nuisibles pour la société du futur.

Une telle main-d'oeuvre ne sera pas nécessaire et, en tant que consommateurs, ils seront trop pauvres pour présenter de l'intérêt. Ce grand « reste du monde » sera abandonné à son destin et si les 300 millions d'Etats-uniens (plus exactement 10 % des 300 millions d'Etats-uniens) et les 800 autres millions de « riches » qui peuplent cette planète (ceux qui mangent les miettes parce que les vrais riches, avec leurs familles, ne sont qu'une soixantaine de millions) veulent continuer de consommer ce qu'ils consomment actuellement, le reste du monde devra se résigner à consommer beaucoup moins, c'est-à-dire à végéter ou à mourir.
Beaucoup devront mourir, et ils meurent déjà. D'après les données des Nations Unies, on avait décidé de réduire de 20 %, d'ici à 2015, les millions de gens qui souffrent de la faim. Mais six ans ont passé depuis le début de ce programme et le nombre de personnes mortes de faim augmente.

Aujourd'hui, plus de huit cents millions d'êtres humains mangent peu et mal. Le reste du monde a été mis hors de combat dans cette perspective, dans ce dessein.
Le 11-Septembre et la crise économique en Amérique
Cette affaire du 11-Septembre a donc tout l'air d'avoir été une grande opération politique.

Les dirigeants états-uniens se préparaient au grand affrontement, mais un peu plus tard. Il y a eu un imprévu. Et l'imprévu, c'est que l'Amérique s'est arrêtée. Pendant vingt ans, on nous a raconté que le modèle états-unien était le meilleur, que la locomotive US dominait le monde et qu'il n'y avait rien d'autre à faire que d'imiter « l'Amérique » ; le plus beau, c'est qu'on continue, malgré tout, à nous le répéter.

Mais il y a eu un accident, l'Amérique s'est arrêtée.
On nous a fait savoir en novembre 2001 que les Etats-Unis était entrée officiellement dans une phase de récession et novembre, comme on le sait, vient après septembre. Mais tandis qu'on nous annonçait cette belle nouvelle, on nous a aussi dit qu'eux (ceux qui commandent) le savaient depuis avril 2001, et avril, comme on le sait, vient avant septembre. Lorsque j'ai lu cette nouvelle, j'ai songé : parbleu, huit mois pour donner au monde entier l'information la plus importante des vingt dernières années !
Puis, je me suis demandé : ces huit messieurs qui se sont réunis à Gênes pour le sommet du G8, en juin 2001, ils savaient que l'Amérique était arrêtée ou ils ne le savaient pas ? S'ils le savaient, ils nous ont raconté un tas de bobards. Ils se sont réunis en sachant que les Etats-Unis étaient en crise et ils ne nous l'ont pas dit. Si, en revanche, ils l'ignoraient, cela veut dire que ces huit messieurs appartenant au directoire du monde ne possèdent pas les informations essentielles sur la situation mondiale. Mais alors, qui a ces informations ?
Si nous ajoutons à cela que durant ces mois fatals, d'avril à novembre, on a assisté à l'effondrement de l'une des plus grandes multinationales de l'énergie, Enron Corporation, que faut-il en penser ?

40 000 personnes jetées sur le pavé d'un seul coup ; une entreprise ruinée ; deux mille milliards de dollars envolés, dérobés par un groupe dont le chef s'appelait Kenneth Lay : ami intime de George Bush, il avait aussi financé une grande partie des campagnes électorales de Bush, de Dick Cheney et de Donald Rumsfeld.

Tout cela ne vous paraît pas bizarre ?

Il y a trop de coïncidences pour penser que le 11-Septembre soit arrivé par hasard.
Derrière cet événement, il y a une grande opération. Finie l'époque du grand ennemi russe, l'Union soviétique a disparu depuis dix ans et la mondialisation s'est arrêtée. Qui l'a arrêtée ? Y a-t-il un coupable ? Ce ne peut pas avoir été Oussama Ben Laden, lui est arrivé après. Cela veut donc dire que l'Amérique s'est arrêtée toute seule. Ils s'étaient persuadés — et ils en avaient persuadé le monde entier — que leur mondialisation aurait continué telle quelle pour l'éternité. L'histoire était finie et il ne devait plus y avoir de crises cycliques. Mais tout à coup, la machine états-unienne s'est arrêtée ; c'est-à-dire, à ce qu'il semble, que l'histoire est revenue à la vie.

Et tout finit par se payer. Alors voilà qu'un élément de diversion est devenu extraordinairement opportun. Oussama Ben Laden a été le deus ex machina qui a permis de détourner l'attention de la planète, de la distraire du désastre et, dans le même temps, d'allumer un moteur qui remplace celui qui s'était cassé. Il fallait créer un grand ennemi et cet ennemi intermédiaire s'est appelé Islam.
Intermédiaire et transitoire.

On s'en servira tant qu'il s'avèrera utile. Le véritable ennemi, je l'ai décrit plus haut et il ne me reste plus qu'à revenir d'où je suis parti : le système d'information fonctionne pour nous fournir une version des faits qui ne correspond pas le moins du monde à la vérité des choses.

Il nous interdit donc de comprendre ce qui se passe, nous et tous les millions d'individus, d'hommes et de femmes qui s'émeuvent et souffrent devant les écrans de télévision.
Giulietto Chiesa
Giulietto Chiesa, analyste politique de réputation internationale. Il est membre du Club Valdaï, de la conférence Axis for Peace et est membre du Bureau exécutif du World Policial Forum. © Humberto Salgado (Agence IPI
Giulietto Chiesa est journaliste. Il fut correspondant de presse d'El Manifesto et d'Avvenimenti, et collaborateur de nombreuses radios et télévisions en Italie, en Suisse, au Royaume-Uni, en Russie et au Vatican. Auteur de divers ouvrages, il a notamment écrit sur la dissolution de l'URSS et sur l'impérialisme états-unien. Ancien député au Parlement européen (Alliance des démocrates et libéraux, 2004-2008), il est membre du Bureau exécutif du World Political Forum.
© Copyright Timéli éditions (Suisse).
Ce texte est issu d'une conférence qui s'est tenue au cercle Agorà de Pise le 21 mars 2002 ; il a été revu et mis à jour en août 2003.
Traduit et adapté de l'italien par Delphine Chevallier, Florence.

(1) Ce texte a été prononcé en 2002. La Géorgie a attaqué l'Ossétie du Sud en août 2008 avec le soutien militaire des Etats-Unis, du Royaume-Uni et d'Israël.
voltairenet

http://www.voltairenet.org/article164025.html



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  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

n°8 - dossiers du 11-09 - du 14-03 : - Fin -: Le 11 septembre 2001 : une provocation mondiale.


 n°8 - dossiers du 11-09 - du 14-03 : - Fin  -: Le 11 septembre 2001 : une provocation mondiale.


dossiers du 11-09 n°8 du 14-03

       C.De Broeder & M.Lemaire



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Sommaire :  

5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 Le géophysicien André Rousseau et les ondes sismiques du WTC.

5-2 Pino Cabras : Forte proportion de passagers liés à l’armée dans le vol 77 qui aurait percuté le Pentagone...

5-3 Thierry Meyssan: "L'Effroyable Mensonge", Cet ouvrage n'est pas une contre-enquête, mais un pamphlet.

5-4 Giulietto Chiesa : Le 11-Septembre et la crise économique aux Etats-Unis.



5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

5-1 Le géophysicien André Rousseau et les ondes sismiques du WTC.
(11 Septembre 2001)
Les signaux sismiques enregistrés le 11 septembre 2001 révèlent l'utilisation de puissants explosifs au World Trade Center, selon une étude du géophysicien André Rousseau
Le docteur André Rousseau, ex-chercheur du CNRS en géologie-géophysique et spécialiste des ondes acoustiques nous livre ici les résultats de ses analyses des signaux sismiques enregistrés le 11 septembre 2001 à New York et donne son point de vue de spécialiste sur la question de la destruction des trois tours du World Trade Center.
Une nouvelle étude des signaux sismiques le 11 septembre 2001 à New York par André Rousseau (*), le 18 février 2010
Des signaux sismiques ont été émis le 11 septembre 2001 pendant la période où les Tours Jumelles du World Trade Center (la tour nord étant appelée le WTC1 et la tour sud le WTC2) ont été percutées et se sont effondrées, ainsi qu'au cours de l'effondrement du Bâtiment 7 du WTC (aussi appelé WTC7), lequel n'a été percuté par aucun avion.
Parmi les données sismiques publiées sur ce sujet, c'est la station d'enregistrement sismique de Pasadena, située à 34 km au nord-est de Manhattan, qui semble fournir les trains d'ondes les plus aptes à être interprétés, particulièrement pour la détermination de leurs sources. Ces trains d'ondes, extraits des publications du Lamont-Doherty Earth Observatory of Columbia University, sont représentés dans les figures 1 et les figures 2.
Les sismologues se montrent perplexes dans leurs analyses des signaux enregistrés à cette occasion, tant les contradictions sont grandes, et ils sont tout particulièrement intrigués par la présence de "pics" sismiques avant les effondrements… (voir la figure 4).

Ce texte se concentre sur l'étude de ces signaux sismiques et a pour objectif de montrer qu'une cohérence apparaît dès que l'on sort des explications officielles. Cela donne lieu à une nouvelle interprétation qui rend caduques les assertions de la "version officielle".

Étude de la composition des différents trains d'ondes
Les trains d'ondes dont nous disposons sont :
les signaux des figures 1a et 1b contemporains respectivement des percussions du WTC1 et du WTC2 par les avions,
les signaux des figures 2a et 2b contemporains respectivement des effondrements du WTC1 et du WTC2,
le signal de la figure 2c contemporain de l'effondrement du WTC7.


• Détermination/indétermination du calage temporel du point d'origine des signaux
Dans les cinq cas, l'origine des signaux a été attribuée par les sismologues qui publient ces données aux percussions ou aux effondrements relatés par les vidéos (Kim et al., 2001 ; Irvine, 2001 ; Hoffman, 2006). L'étude de la propagation de tels signaux sismiques s'apparente, de par les distances de propagation et la nature des sources, à la géophysique appliquée. Or dans ce type d'étude, les temps d'origine sont connus avec une grande précision (au moins à la milliseconde) pour calculer les vitesses de propagation des différentes ondes. Tel n'est pas le cas ici. Dans les cas présents, la vidéo a été utilisée pour la tour nord (WTC1) à partir de l'enregistrement effectué par CNN et grâce à la bannière continue de l'horloge sur l'écran (Hoffman, 2006), et les résultats ont été comparés à la méthode utilisée par le Lamont (Kim et al., 2001). Cette dernière a consisté à fixer approximativement une vitesse de 2 km/s pour une onde de Rayleigh traversant plusieurs stations (voir la figure 3) situées à des distances croissantes du point d'origine. L'inconvénient majeur de ce procédé provient de ce que ces stations ne sont pas situées sur une ligne rectiligne, que les terrains superficiels " dans lesquels se propagent les ondes de surface " sont différents et qu'en plus ils n'ont pas la même
vitesse de propagation. En effet, la rivière Hudson se trouve sur une faille qui sépare à l'ouest des terrains sédimentaires du Trias et du Jurassique avec des intrusions de dolérite, le tout surmonté de sédiments récents holocènes, et à l'est des formations cristallines et métamorphiques du Protérozoïque, du Cambrien et de l'Ordovicien qui affleurent. Ces dernières formations sont plus rapides que celles situées à l'ouest, ce qui explique que le chemin WTC-MANY, le seul situé à l'est de l'Hudson, soit plus rapide que tous les autres chemins, situés à l'ouest, ces derniers dépendant étroitement de la vitesse de propagation de la couverture sédimentaire traversée. Autrement dit, il n'est pas étonnant que seules les stations de Pasadena à 34 km, d'Arny à 67,5 km et de TBR à 51 km fournissent un résultat semblable, car elles sont situées sur des formations géologiques semblables. D'ailleurs, l'énorme indétermination de 2 secondes, attribuée par les auteurs des calculs eux-mêmes (Kim et al. 2001) des calculs à la fixation de l'origine du temps de chaque signal, oblige d'ores et déjà à prendre de la distance par rapport aux conclusions officielles.

• Trains d'ondes attribués aux percussions des tours (fig.1a et 1b)
En premier lieu, il faut s'interroger sur la signification de tels signaux en fonction de la cause qui leur est attribuée. Alors que cette cause, la percussion d'un avion, est semblable pour les deux tours, la magnitude " reflétée par les amplitudes " des deux signaux est différente et l'onde générée n'a pas la même vitesse apparente (voir les figures 1a et 1b), bien que les Tours Jumelles puissent être considérées comme confondues au sens de l'origine spatiale par rapport à la distance du lieu d'enregistrement. En effet, le calcul des vitesses de propagation effectué à partir es graphes des figures 1a et 1b, où l'origine a été fixée à l'heure observée de la percussion correspondante, indique 2900 m/s pour le WTC1 et 2150 m/s pour le WTC2 : on a vraisemblablement affaire à des ondes de Rayleigh. Or, même s'ils sont très amplifiés, ces signaux ne peuvent pas avoir été générés par les percussions sur les tours, car les ondes réelles dues aux percussions ont été amorties avant d'arriver au sol, en supposant même qu'on ait affaire aux mêmes (basses) fréquences… En effet, les fréquences des ondes générées par des explosifs sont de l'ordre de l'hertz " ce qui est le cas ici -, alors que celles dues aux percussions sont supérieures à 10 hertz, pour se situer plutôt autour de 100 hertz.
D'ailleurs, la bande passante des enregistrements cités ne permet pas l'enregistrement de telles ondes.Quant à la théorie de l'oscillation des tours, défendue par Irvine (2001), pour expliquer ces signaux, elle ne tient pas la route, car dans ce cas on
aurait un signal "carré" de longue durée et d'amplitude constante, alors que nous observons un signal "en cloche", représentatif d'une impulsion puissante et brève, particulièrement évidente dans le cas du WTC2.
Dans la mesure où il est géophysiquement impossible d'avoir deux vitesses de propagation différentes pour la même onde, à la même fréquence " car les ondes de surface sont dispersives, c'est-à-dire que les vitesses dépendent des fréquences -, sur le même parcours et à quelques minutes d'intervalle, il faut se rendre à l'évidence que les origines supposées des ondes enregistrées ne sont pas correctes, et qu'en l'occurrence elles ne sont pas liées aux percussions des avions, mais à une autre origine, tel un déclenchement d'explosion, avec un décalage de temps non identique pour les deux tours par rapport aux impacts des avions. De même, la différence de magnitude des deux signaux ne peut qu'être liée à des paramètres différents relatifs à un volume d'explosifs et/ou à leur distance au sol.

• Trains d'ondes attribués aux effondrements des tours (fig. 2a, 2b et 2c)
Alors que, pour le géophysicien, les Twin Towers ont approximativement la même masse, les mêmes hauteur et largeur, et le même type de structure interne " en plus de l'identité du point d'origine des ondes et de la distance par rapport à la station d'enregistrement -, les signaux attribués au WTC1 (fig. 2a) et au WTC2 (fig. 2b), au lieu d'être semblables comme l'imposerait la thèse officielle qui attribue la source des ondes sismiques au simple effondrement des tours, sont en fait assez différents du point de vue de leur « forme », de leur composition, et surtout de leur vitesse apparente, celle calculée à partir de l'origine officielle.
En effet, l'enregistrement relatif au WTC1 montre les trois types d'ondes caractéristiques d'une source explosive brève (type "Dirac") confinée dans un matériau solide compact : une onde P de vitesse 6000 m/s, valeur usuelle pour un terrain cristallin ou sédimentaire très consolidé (ce qui est le cas du bed-rock de Manhattan), une onde S de vitesse 3500 m/s et une onde de surface de vitesse 1800 m/s (onde de Rayleigh). Ces valeurs s'accordent avec celles enregistrées pour les tremblements de terre ou en prospection sismique.
En revanche, l'enregistrement relatif au WTC2 ne fait pas apparaître les ondes de volume P et S observées pour le WTC1, mais seulement une onde de surface, dont la répartition des amplitudes sur la durée est différente de celle du WTC1. En fonction de l'origine déterminée du signal, la vitesse de propagation est aussi différente de celle du WTC1, et égale à 2125 m/s (onde de Rayleigh). Cette onde semble suivie d'une deuxième onde de Rayleigh à 4 secondes, durée calculée entre les deux « pics » d'amplitude.
On retrouve le même cas de figure pour le WTC7 où le calcul de la vitesse de l'onde en fonction de l'origine déterminée s'apparente à une onde de Rayleigh avec 2200 m/s. Notons que les amplitudes sont ici comparables à celles des ondes émises en même temps que les percussions des tours par les avions. Cette onde semble suivie d'une deuxième onde de Rayleigh à 6,7 secondes, durée calculée entre les deux « pics » d'amplitude.
Dans les trois cas, la forme des ondes en "cloche" indique une source impulsive et non un ébranlement du sol dû à la chute de matériaux, au demeurant de petite taille, qui a duré une dizaine de secondes (un temps très long pour un géophysicien). Notons au passage que la durée du signal s'allonge en se propageant, corrélativement avec son atténuation, et cette durée est augmentée pour les ondes de surface qui, étant dispersives, ont des vitesses de phases différentes. La durée de ces ondes ne renseigne donc pas sur la source, contrairement à l'amplitude et surtout la fréquence.

Discussion
Dans la mesure où ni la simple percussion ou vibration d'une tour, ni la chute de débris ne peuvent être la source d'ondes sismiques enregistrées à 34 km de distance et où les très basses fréquences ne peuvent avoir été provoquées que par des sources explosives, il faut rechercher pourquoi les trains d'ondes sont différents. Plusieurs cas de figure sont à considérer. On doit en effet distinguer les explosions souterraines, subaériennes (près du sol, sans le toucher) et aériennes.
Les explosions souterraines sont assimilables aux tremblements de terre, en cela que toute l'énergie mécanique est transmise au terrain sous la forme d'ondes de volume (P et S), et d'ondes de surface (Rayleigh et Love) quand le signal atteint une interface solide-fluide (le cas de l'air atmosphérique par exemple) (cas 1). Les explosions aériennes émettent toute leur énergie dans l'air (ondes P dites sonores), et ce qu'il en reste en atteignant le sol " quand elle l'atteint " est alors trop faible pour y créer des ondes de volume… (il peut y avoir des ondes de surface sur une faible distance) (cas 2). Les explosions subaériennes émettent une énergie qui se répartit en ondes sonores principalement dans l'air, et en ondes de surface dans le sol. Les ondes de volume dissipées dans l'air ne peuvent se retrouver qu'amoindries dans le sol, mais les ondes de surface sont bien présentes (cas 3).
En bref, une explosion souterraine ne sera pas entendue dans l'air, mais le sol vibrera et initiera un train d'ondes complet (ondes de volume et de surface), tandis que si l'on entend une explosion, c'est qu'elle est, soit "aérienne" et elle ne donnera pas de signal sismique, soit subaérienne et des ondes de surface pourront être générées.
Ainsi, on peut affirmer que des explosions qualifiées de "subaériennes " ont été déclenchées près de la base des tours simultanément à la percussion de chacune d'elles par les avions, le bruit qui en découle pouvant se confondre alors avec celui des percussions (cas 3). Ces tours ont alors été fragilisées par le bris des colonnes porteuses. L'explosion à la base du WTC1 a été entendue par le témoin William Rodriguez (2006) (voir aussi Spingola (2005)).

En ce qui concerne les effondrements de ces tours, il faut distinguer celui du WTC1 et ceux des WTC2 et WTC7. D'après les types d'ondes provenant de ces deux dernières tours, elles ont subi une très grosse explosion "subaérienne " (cas 3), entendue par les témoins. Par exemple, en ce qui concerne le WTC2, un pompier témoigne d'une explosion avant l'effondrement dans un énorme nuage de poussières (voir [1]), apparemment pas très loin de la base de la tour et accompagnée d'éclairs et de bruit d'après un « Assistant-Commissioner » (voir [2]). Un autre pompier, présent au pied du WTC2, a constaté une grande explosion au niveau de 20 étages au-dessous de la zone d'impact de l'avion, juste avant que le sommet de la tour ne s'effondre (voir [3]). Ces explosions étaient trop hautes pour générer dans le sol des ondes de volume, et l'onde de Rayleigh enregistrée provient probablement uniquement de l'explosion située la plus près du sol. Parmi les autres explosions entendues à la base du WTC2 (Anonyme, 2009), l'une d'elles a généré la deuxième onde de Rayleigh enregistrée 4 secondes après la première.
C'est le même phénomène qui a affecté le WTC7. Un témoin observant cette tour a entendu comme un « coup de tonnerre » qui a fait exploser les fenêtres vers l'extérieur, alors que la base du bâtiment en feu s'est affaissée une seconde plus tard, avant que la tour entière ne suive le mouvement (voir [4]), aidé par une seconde explosion qui a généré une onde de Rayleigh enregistrée 6,7 secondes plus tard.
Quant au WTC1, dont l'effondrement a commencé après celui du WTC2 en dépit du fait qu'il a été percuté avant celui-ci, c'est une explosion souterraine (cas 1) qui a précédé sa chute. Cette eplosion n'a donc logiquement pas été entendue par les témoins extérieurs à 10 h 28 EDT, sauf par ceux situés à côté de cette tour (voir [5]), mais elle a été "ressentie" par une caméra qui, en filmant la tour et en étant solidaire du sol, est secouée par la vibration de ce sol au moment de l'explosion (voir [6]). En revanche, il est tout aussi logique que les nombreuses explosions que montrent les vidéos dans les étages supérieurs avant et pendant les effondrements n'aient pas provoqué d'ondes sismiques (cas 2), en raison de la fragmentation dans le temps de l'énergie détonante avec multiplication de sources successives, chacune d'elles ayant une impulsion imitée, insuffisante pour générer des ondes sismiques dans le sol.
Même si les démolitions contrôlées bien faites ne créent pas d'ondes sismiques (explosions aériennes), il est utile de comparer ces observations avec les données sismiques obtenues lors des démolitions contrôlées du Kingdome à Seattle (voir Anonyme, 2000) et à Oklahoma City (États-Unis) (Holzer et al., 1996). Le cas du Kingdome est particulier, car c'est à la demande expresse des sismologues que les explosions ont été paramétrées (ils voulaient profiter de l'occasion), et celui d'Oklahoma est consécutif à la reconstitution d'un attentat à l'explosif. Ces deux exemples entrent dans le cas 3 évoqué ci-dessus, avec une explosion subaérienne puissante et l'émission consécutive d'ondes de Rayleigh, et où la chute des débris est sans conséquence du point de vue sismique, même à des distances plus faibles que 34 km (respectivement moins de 7 et de 26 km).
Les hauteurs et profondeurs des explosions des deux tours WTC1 & WTC2 qui ont généré des ondes sismiques sont donc différentes. Cela est à corréler avec le fait que ces deux tours ne s'effondrent pas de manière identique : en effet, d'une part le temps écoulé entre la percussion et l'effondrement est plus long pour le WTC1 (1 heure 42 minutes) que pour le WTC2 (56 minutes), d'autre part, tandis que le sommet du WTC1 commence à s'effondrer de travers, ce ne peut être objectivement que la puissante explosion souterraine située sous cette tour qui permet à tout le bâtiment de s'effondrer verticalement.
Les magnitudes locales ML, que les sismologues ont calculées d'après les ondes de surface, donnent des résultats qui confortent nos analyses. En effet, sur l'échelle de Richter, elles se révèlent supérieures à 2 pour les ondes émises au moment des effondrements. Or il est impossible d'obtenir une telle magnitude à partir de la seule chute de débris, et plus particulièrement sur une durée d'une dizaine de secondes !! Même si la tour entière avait été ramenée à une boule compacte, il aurait fallu un déplacement de vitesse "météoritique", en tout cas supérieure à celle due à l'attraction terrestre pour espérer atteindre une telle magnitude !! De plus, il faut noter que la magnitude attribuée à l'explosion souterraine, celle du WTC1, est ML=2,3 " comparable à celle du séisme survenu à Manhattan le 17 janvier 2001 (ML=2,4) -, alors que la magnitude provenant de l'explosion subaérienne du WTC2 est ML=2,1, donc plus faible, et cet écart " logique pour les explosions décrites " est particulièrement appréciable dans cette échelle logarithmique. Ceci est à comparer au fait que les tours étant de masse et de hauteur semblables, la chute de leurs débris aurait dû générer une magnitude semblable, si c'eût été la source des ondes…
Remarquons que la géophysique appliquée sait générer des ondes sismiques dans le sol, en utilisant des sources impulsives non explosives de type "weight dropping" " qui consistent à laisser tomber une masse de 3 tonnes sur le sol " ou bien des "vibrateurs" plaqués au sol. Mais les énergies des ondes développées dans le sol sont alors trop faibles pour que ces ondes y parcourent plus que quelques hectomètres…

Relations ondes sismiques/processus d'effondrement
L'observation de l'effondrement de chacune des trois tours montre qu'il a été différent, et cela est à corréler avec les émissions d'ondes sismiques correspondantes.L'effondrement du WTC7 est celui qui se rapproche le plus de la démolition contrôlée classique, avec effondrements successifs des étages à partir de la base du bâtiment fragilisée par une puissante explosion subaérienne. En ce qui concerne les Tours Jumelles, elles ont d'abord été fragilisées par des explosions à leur base au moment où les avions les percutaient. Ensuite, il faut distinguer la partie du bâtiment située au-dessus de la zone de percussion des avions, et celle située au-dessous. Si les ondes sismiques n'ont pu être générées par les explosions visibles dans les étages et qui ont permis les effondrements graduels du bas vers le haut au-dessus de la zone de percussion et du haut vers le bas au-dessous de cette zone, c'est une puissante explosion située à la base du bâtiment pour le WTC2 et une autre souterraine pour le WTC1, qui ont accéléré le processus de ruine totale, et ont émis les ondes sismiques étudiées. C'est d'ailleurs selon toute vraisemblance l'explosion sous le
WTC1 qui, en précipitant la ruine de la base de la tour, a « remis » dans la verticalité la trajectoire initialement oblique de la chute du sommet du WTC1.
Conclusion
Au moment de la percussion des Tours Jumelles par les avions et de l'effondrement de ces dernières, ainsi que de celui du WTC7, des ondes sismiques ont été générées. Dans la mesure où (1) les ondes sismiques ne sont créées que par des impulsions brèves et (2) où les basses fréquences sont associées à une énergie (magnitude) comparable à celle d'un séisme instrumental, ces ondes révèlent indubitablement une origine explosive. Même si la percussion par les avions et la chute des débris des tours sur le sol ont pu générer des ondes sismiques, d'une part leur magnitude a été insuffisante pour être enregistrée à 34 km, et d'autre part elles ne pouvaient qu'être homogènes.
Or les signaux sismiques montrent des différences significatives dans leur composition et leur magnitude et surtout dans leur vitesse de
propagation, alors que leur parcours est pourtant identique dans des conditions identiques. Cette dernière différence étant physiquement inexplicable dans le cadre de la version officielle, on doit remettre en question le calcul des vitesses effectué à partir d'une origine calée sur les images vidéo. On ne peut que conclure qu'en réalité la source (explosive) a été déclenchée manuellement, donc avec un décalage variable pour chaque origine par rapport aux vidéos.
La composition des ondes est révélatrice de l'emplacement de la source et la magnitude dépend de l'énergie transmise au sol. L'origine souterraine des ondes émises au moment de l'effondrement du WTC1 est attestée par la présence des ondes de volume (P et S) en plus des ondes de surface (ondes de Rayleigh), lesquelles sont présentes dans les cinq cas. L'emplacement de la source des quatre autres explosions est subaérien, ce qui est attesté par la seule présence des ondes de Rayleigh. Les explosions aériennes visibles sur les vidéos dans les étages supérieurs des Tours Jumelles ne fournissent pas d'ondes sismiques à 34 km de distance de la source.
Il y a un facteur dix entre la puissance des explosions contemporaines des percussions des Tours Jumelles (ainsi que de celle contemporaine de l'effondrement du WTC7) et la puissance de celles " les plus puissantes " contemporaines de leur effondrement, l'explosion souterraine sous le au sol.Notons aussi que dans la mesure où les ondes de surface sont dispersives (la vitesse dépend de la fréquence), la durée du signal enregistré n'est pas représentative de la durée du signal à sa source.
Enfin, la démolition contrôlée des trois tours, suggérée par les témoignages visuels et auditifs, ainsi que par les observations sur leur chute est donc démontrée par l'analyse des ondes sismiques émises au moment des percussions par les avions et au moment des effondrements.
par André Rousseau (*)


(*) André Rousseau, Docteur d'État, est retraité du CNRS, où il a étudié plus particulièrement les relations entre les caractéristiques des ondes mécaniques progressives et la géologie. Il a publié de nombreux articles sous comité de lecture sur la géophysique ainsi que participé à de nombreux congrès, y compris à comité de sélection.
Dans cet article, il met en évidence que les ondes sismiques enregistrées le 11 Septembre à New York sont le résultat d'explosions souterraines et subaériennes participant à la démolition contrôlée des Tours Jumelles et du Bâtiment 7.

FIGURES
(À noter que pour des raisons de lisibilité, ces figures sont reprises sans modification des échelles, lesquelles sont dans un rapport de un à dix entre les enregistrements au moment de l'effondrement des WTC1 et WTC2 et ceux au moment de leur percussion, de même que pour l'enregistrement lors de l'effondrement du WTC7.)

Ondes émises au moment de l'impact des avions
Figure 1a : signal enregistré à Palisades lors de l'impact sur le WTC1
Figure 1b : signal enregistré à Palisades lors de l'impact sur le WTC2
Ondes émises au moment de l'effondrement des tours
Figure 2a : signal enregistré à Palisades lors de la chute du WTC1
Figure 2b : signal enregistré à Palisades lors de la chute du WTC2
Figure 2c : signal enregistré à Palisades lors de la chute du WTC7
Figure 3 : Calage du temps d'origine du WTC1
Figure 4 : les "pics" sismiques


NOTES
TÉMOIGNAGES CITÉS
Les témoignages cités dans les notes (1), (2), (3) et (5) proviennent de : Oral Histories From Sept. 11 Compiled by the New York Fire Department " The New York Times (2005)


(1) Interview du pompier Richard Banaciski, situé dans la rue en face du WTC2
« Je m'en souviens, on était… au début on était dans la rue, et puis des gens ont commencé à sauter, alors tout le monde est revenu en arrière vers le parking couvert, en direction du bâtiment, pour être à l'abri de ce qui tombait.
On est restés là peut-être 10 ou 15 minutes et je me rappelle qu'il y a eu justement une explosion. Ça ressemblait à ce qu'on voit à la télévision quand on détruit un bâtiment. C'était comme si ça faisait tout le tour comme une ceinture, toutes ces explosions. Tout le monde s'est alors écrié : « courez ! », on est partis en se retournant et on s'est rués dans le parking couvert, parce que c'était de là qu'on venait. En courant tout droit c'est là qu'on arrivait. On ne pensait pas que le bâtiment était en train de s'écrouler. On pensait juste qu'il y avait eu une grosse explosion, que des trucs allaient nous tomber dessus. Puis un énorme nuage de fumée s'est engouff'ré dans le parking. »
http://graphics8.nytimes.com/packages/pdf/nyregion/20050812_WTC_GRAPHIC/9110253.PDF


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14.03.2010

n° 61 - Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan - 13-03 : Début : - “L'Otan n’attaquera jamais la Russie” ?

n° 61 - Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan - 13-03 : Début  : - “L'Otan n’attaquera jamais la Russie” ?


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan.

n° 61- 13-03

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

1 Brèves

1-1  L'Otan a besoin d'au moins 2.000 policiers instructeurs en Afghanistan.

1-2 Pavot : la Russie met en cause la responsabilité de l’OTAN.

1-3 La géopolitique de l’opium afghan.

2 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion.

2-1 Électrophore : La complexité, ennemi intime de l’OTAN.

1-2 Djerrad Amar :   “L'Otan n’attaquera jamais la Russie” ?

Suite

1-3 Rick Rozoff : Expansion de l'OTAN, déploiements de missiles et nouvelle doctrine militaire de la Russie..

1-4 Rick Rozoff : Le rôle de l'OTAN dans l'encerclement de l'Iran.

Début

1-5 Nathalie Guibert & Guillaume Perrier : instructeurs en Afghanistan.: la réponse tardive de la France à l'OTAN.

1-6 Dmitri Babitch : Pas d’une prompte adhésion de l'Ukraine à l'OTAN !

1-7 Hélène Nouaille : une "année croisée" 

2 Annexe

2-1 Les armes nucléaires menacent toujours le monde.

2-2 Washington annonce une "réduction spectaculaire" de ses armes atomiques.

2-3 Un retrait des 200 ogives nucléaires tactiques US ?

2-4 Quatre pontes politiques plaident pour un monde sans armes nucléaires.

2-5 Des BOMSPOTTERS mènent une inspection civile à l’intérieur de la base de Kleine Brogel.

 



1 Brèves

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

1-1  L'Otan a besoin d'au moins 2.000 policiers instructeurs en Afghanistan.

L'Otan a besoin d'au moins 2.000 policiers instructeurs pour former une police afghane aux effectifs croissants, a indiqué lundi le secrétaire général de l'Otan.

 "En ce qui concerne la police, il y a réellement une grande insuffisance. Il nous manque toujours plus de cent équipes" de formation, a déclaré Fogh Anders Rasmussen à la presse.

Ces équipes étant généralement fortes de 20 à 30 instructeurs, un responsable de l'Otan a confirmé qu'il faudrait de 2.000 à 2.400 policiers supplémentaires pour les constituer.

M. Rasmussen a prévenu que "cela était le nombre requis actuellement, mais dans les deux années à venir il en faudra d'autres encore".

L'Otan a confirmé sa stratégie d'"afghanisation" lors d'une conférence internationale sur l'Afghanistan le 28 janvier à Londres.

Elle prévoit notamment que la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) commandée par l'Otan transfèrera progressivement à l'appareil de sécurité du gouvernement afghan la responsabilité de la Defense et du maintien de la loi et de l'ordre face aux résistants.

Simultanément, la police qui compte 80.000 hommes aujourd'hui, devrait être portée à 109.000 membres en octobre 2010 et à 134.000 en octobre 2011.

Les instructeurs de l'opération d'encadrement de la police afghane financée par l'Union européenne ne peuvent y suffire. Ils sont moins de 200 policiers européens, en raison de difficultés de recrutement, alors que 400 étaient prévus.

Leur mission, par ailleurs, est de former des officiers de police, et non le policier de base.

Du côté de la formation militaire, il y a aussi des insuffisances, quoique moins criantes. "Il nous manque 21 équipes d'instructeurs militaires", a indiqué M. Rasmussen. L'armée gouvernementale, actuellement forte de près de 100.000 soldats, devrait passer à 134.000 hommes en octobre 2010, puis à 171.000 en octobre 2011.

Pour former dans un premier temps ces 134.000 soldats, il faut au moins 180 équipes sur le terrain --ce qu'en jargon Otan on connaît sous l'acronyme d'"OMLT"--, a précisé à l'AFP un responsable militaire de l'Otan.

"Nous disposons aujourd'hui de 140 OMLT, 76 américaines et 64 des autres nations contribuant à l'Isaf. Et 19 autres ont été proposées par des pays autres que les Etats-Unis" lors d'une récente réunion au quartier général de l'Otan à Mons (sud de la Belgique), a-t-il ajouté.

"Ce qui nous en laisse 21 à trouver", a conclu cet officier.

M. Rasmussen a annoncé qu'il discuterait avec les alliés de la possibilité de combler ce manque, lors de la réunion des ministres de la Defense de l'Otan les 4 et 5 février à Istanbul.

1/2

http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-41565260@7-6...


1-2 Pavot : la Russie met en cause la responsabilité de l’OTAN.
En quelques années la consommation d’héroïne afghane est devenue un problème majeur de santé publique en Russie.

Selon les données recoupées par l’ONU et par le Service fédéral russe pour le contrôle des stupéfiants, les récoltes de pavot à opium ont été multipliées par 40 depuis l’intervention états-unienne en Afghanistan, pour atteindre 7 500 tonnes en 2008.

La culture du pavot s’étend sur au moins 193 000 hectares. La récolte est transformée grâce à des produits chimiques importés. Les plantations et les laboratoires sont situés à 92 % dans les zones où les troupes de l’OTAN exercent leur autorité.

En 2008, l’héroïne afghane a tué plus de 100 000 de personnes dans le monde.

Aussi Moscou a t-il décidé de mettre en cause la responsabilité de l’OTAN devant le Conseil de sécurité de l’ONU.

Officiellement, les stratèges US s’opposent aux fumigations des cultures pour ne pas se mettre à dos les paysans afghans. Ils préfèrent lutter contre l’importation des agents chimiques nécessaires.

Durant la période soviétique, la CIA, conseillée par le directeur des services secrets français Alexandre de Marenches, avait encouragé les Moujahidnes à cultiver le pavot pour intoxiquer les jeunes soldats de l’Armée rouge. A l’époque, les produits chimiques nécessaires étaient importés par des agents français infiltrés dans l’association Médecins sans frontières. Le trafic était organisé sur place par la famille Karzai.

De notoriété publique, l’essentiel de la production afghane actuelle est achetée et traitée par une organisation criminelle dirigée par le demi-frère du président Karzai et contrôlée par le Pentagone. La partie de la production destinée à l’Europe occidentale est acheminées par les avions des forces US vers camp Bondsteel (Kosovo), puis prise en charge par la mafia kosovare d’Hashim Thaçi. Ce dernier est devenu Premier ministre du Kosovo grâce au soutien de l’ambassadeur Frank Wisner Jr., et de Richard Holbrooke, actuel représentant spécial du président Obama pour l’Afghanistan.

Pour en savoir plus :
 Dans le secret des princes,
entretien de Christine Ockrent-Kouchner avec Alexandre de Marenches (Stock, 1986).
 « Le gouvernement kosovar et le crime organisé », par Jürgen Roth
 « La géopolitique derrière la guerre bidon des États-Unis en Afghanistan »,
par F. William Engdahl

 

http://www.voltairenet.org/article164334.html


1-3 La géopolitique de l’opium afghan.

D’après un rapport officiel de l’ONU, la production d’opium afghan a augmenté de façon spectaculaire depuis la chute du régime taliban en 2001. Les données du Bureau des drogues et des crimes des Nations-Unies montrent qu’il y a eu plus de cultures du pavot pendant chacune des quatre dernières saisons de croissance (2004-2007), qu’en une année sous le régime taliban. Plus de terres sont dédiées à l’opium à présent en Afghanistan que pour la culture du coca en Amérique latine. En 2007, 93% des opiacés du marché mondial provenaient d’Afghanistan. Ce n’est pas par hasard.

Il a été démontré que Washington à choisi soigneusement le controversé Hamid Karzaï, un chef de guerre pachtoune de la tribu Popalzai, longtemps au service de la CIA, revenu de son exil aux États-Unis, fabriqué comme une mythologie hollywoodienne autour de sa « courageuse autorité sur son peuple. » Selon des sources afghanes, Hamid Karzaï est aujourd’hui le « Parrain » de l’opium afghan. Ce n’est apparemment pas par hasard s’il a été et reste aujourd’hui encore l’homme préféré de Washington à Kaboul. Pourtant, même avec l’achat massif de votes, la fraude et d’intimidation, les jours de Karzaï en tant que président pourraient se terminer.

Longtemps après que le monde a oublié qui est le mystérieux Oussama Ben Laden et ce qu’est Al Qaida, sa prétendue organisation terroriste, — ou se dem