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27.02.2010

n°320 - Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan - 25/02- :Début - : Il est normal que les Afghans puissent aussi venir chez nous et sans leurs papiers!

n°320  - Les  dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan -  25/02- :Début  - : Il est normal que les Afghans puissent aussi venir chez nous et sans leurs papiers!


                          Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

                              Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les  dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan

   n°320                                                                                                                             25/02/10

                   C.De Broeder    &   M.Lemaire                       



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 Charles Bwele : Afghanistan : chronique d’une défaite organisée.

1-2 La complexité, ennemi intime de l’OTAN.

1-3 M K Bhadrakumar : Le vainqueur ramasse tout...

1-4 Mireille Delamarre  - Gore Vidal : ''Les Etats-Unis, une Maison de fous, Obama incompétent et dépassé''.

Suite

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

2-1Alain  Chouet : Al-Qaïda n'est qu'une marque qui rapporte et rien de plus. Effectivement on s'en doutait !

2-2 Samir Handard : A Kaboul, quelques-uns sont devenus très riches, mais les autres...  

2-3 Luzi Stamm : Ne plus verser d’argent à l’OTAN.

2-4 Richard Martineau : L'île de la tentation.

2-5 Les clichés des militaires belges de l'Otan sur l'islam

2-6 Il est normal que les Afghans puissent aussi venir chez nous et sans leurs papiers!

2-7 Vingras : l'histoire nous apprend-t-elle quelque chose ?

2-8 Lal Gul : « Nous ne pouvons pas rencontrer les prisonniers ».

Fin  

3 Annexe

3-1 Discours de Obama sur l'état de l'union 2010.

3-2 Pascal Sacré : Dans quel état se trouve l’Union des menteurs, des voleurs et des envahisseurs.

3-3 Joe Kishore : Le chef des services de renseignement américains revendique le droit d'assassiner des Américains à l'étranger.

3-4 Ben laden a nié être responsable du 11/09, ne l’oubliez pas !

3-5 Obama tue, plutôt que faire des prisonniers.

3-6 De Victor Jara à Guantanamo : la même CIA...



1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

1-1 Charles Bwele : Afghanistan : chronique d’une défaite organisée.

nb- Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

Une opinion de Charles Bwele

Malgré ses motivations ou ses prétextes, malgré nos filtres médiatiques et nos prismes analytiques (télévision, presse, internet, littérature), la guerre est la plus sale, la plus brutale et la plus funeste des activités humaines.
Officier, expert en stratégie, homme politique, blogueur ou lecteur d’AGS, que ressentiriez-vous en apprenant que votre fils a été démembré par un obus ou en reconnaissant le corps carbonisé de votre fille ?

Sa vocation militaire a certes fait votre fierté mais oseriez-vous expliquer et justifier sa mort en regardant sa mère droit dans les yeux ? Ce genre d’expérience - la mort d’un fils/d’une fille au combat - est de celle qu’on ne peut comprendre qu’en l’ayant soi-même vécue.
Malheureusement, l’analyse stratégique – y compris dans ce webzine – élude grandement ces charges émotionnelles.

Pourtant, celles-ci dicteront des comportements bien réels au sein de l’opinion qui, tôt ou tard, questionnera sévèrement voire furieusement la légitimité de la guerre et reverra de facto (à la baisse ?) sa relation avec les institutions politique et militaire. Nous comprendrons pourquoi.
Guerre, arnaques et trahisons
Par bien des aspects, la guerre d’Afghanistan ressemble énormément à un jeu de poker menteur dans lequel tout est faussé, vicié et piégé d’avance.
L’impossible alternative politique.

Entre un narco-état féodal et une délirante tyrannie islamiste - la cohabitation entre ces deux frères ennemis n’étant point envisageable, l’OTAN avait choisi la première option en espérant polisser celle-ci.

Aujourd’hui, tout le monde s’accorde sur un point fort : sous ses airs de grand-oncle bienveillant et avisé, le président Hamid Karzaï est devenu un problème aussi sérieux que les Résistants, les élections afghanes grossièrement truquées ne font qu’aggraver son cas.
Parallèlement, ses adversaires résistants ont vite (re)découvert les vertus économiques du pavot. Cette lucrative agriculture est-elle conforme aux préceptes de l’Islam ?

Dans tous les cas, les marchés transnationaux de la drogue et les milieux « branchés » plus à l’ouest ne s’en plaindront pas.
L’impossible situation tactique.

Frappes aériennes, moyens militaires supplémentaires, redéploiements stratégiques tous les six mois ou presque, victoires tactiques. Rien n’y fait : la résistance semble chaque jour plus résiliente, plus active et plus insaisissable.

Paradoxalement, d’autres sources militaires – européennes, en particulier - décrivent une situation tactique ayant évolué depuis peu en légère faveur de la FIAS.

Ces discours contradictoires étaient déjà légion depuis 2003. Leur récurrence traduit peut-être des divergences assez marquées dans l’appréhension de la situation tactique globale, tant au sein d’une même coalition que d’une même armée. Au final, qui croire dans cette cacophonie ?
Les statistiques sont moins équivoques : de 2005 à 2009, le nombre de soldats OTAN tués et de véhicules détruits, de surcroît par des EEI (engins explosifs improvisés) ne cesse d’augmenter.

Autre faiblesse de l’OTAN et non la moindre : ses modes opératoires sont peu ou prou prévisibles ou transparents à ses adversaires.
L’impossible continuum entre le politique et le militaire. Maints rapports font état de la prégnance de gouvernements-fantômes résistants dans plus de trois quarts des provinces afghanes.

Vrai ou faux, il n’est rien d’étonnant à ce que les bavures militaires de l’OTAN, l’illégitimité du gouvernement afghan, la corruption flambante de son administration et les images d’un président entouré de contractors occidentaux offrent une écrasante victoire psychologique et politique aux Résistants et à leurs alliés d’Al-Qaïda qui n’en demandaient pas tant. Dès lors, la fameuse « conquête des coeurs et des esprits » tant prônée par les théoriciens de la contre-insurrection est tuée dans l’oeuf.
Question à 9 mm : que vaut une supériorité militaire ou une succession de victoires tactiques – pour peu qu’elle soit solide et durable – sans ses pendants psychologique et politique ? N’est-ce pas précisément sur ces terrains que les alliés essuient jour après jour une défaite proprement cuisante ?
La situation est d’autant plus difficile pour l’OTAN face à des Résistants qui, à l’inverse, peuvent se passer de victoires tactiques. Il leur suffit de faire de temps à autre très mal aux troupes de l’OTAN pour consolider leur avantage psychologique. D’une certaine façon, leur stratégie s’accomode autant de l’ombre que de la lumière.
L’impossible société afghane.

Malgré tous les efforts déployées par la FIAS pour cerner autant que possible « le terrain humain », les subtilités et les frontières invisibles de la société afghane sont encore un langage extraterrestre pour des armées versant dans une culture très technique et très tactique.
Comme dans beaucoup de régions pauvres du monde (Afrique, Moyen-Orient, Asie), les attitudes des individus et des communautés sont très fluctuantes ou multiples car nécessaires à la survie - physique comme sociale – dans un environnement où les rivalités ethniques, l’économie parallèle, la corruption et la misère économique sont les seules lois.

Cette « schizophrénie contrôlée » est aussi le propre des sociétés gangrénées par la violence à tout crin et l’extrême pauvreté. Pour l’observateur extérieur notamment occidental, ces attitudes changeantes ou multiples sont très souvent interprétées comme de l’hypocrisie, de l’imprévisibilité ou toute autre forme de déloyauté.

La projection interculturelle n’est pas encore au programme des formations militaires : il y a trop de nations et de peuples à étudier !
En outre, comment reprocher à un chef de village de revoir ses accointances ou ses alliances alors qu’il doit enterrer les cadavres encore fumants de ses cinquante voisins ?

Apparemment, un F-16 ou un Predator est passé par là.
L’impossible action des sociétés militaires privées.

Les condotierre en lunettes solaires sont devenus les armées bis des États-Unis et du Royaume-Uni. Toutefois, leur rôle en Afghanistan suscite de plus en plus d’interrogations et de suspicions.

Ces sous-traitants de guerre n’auraient-ils pas tendance à préférer des solutions peu optimales (opérations, sécurité, logistique, etc) précisément pour raisons d’économie et/ou à entretenir quelques facteurs locaux de conflits ou d’insécurité afin que leurs clients reconduisent leurs contrats commerciaux ?
L’impossible coordination inter-organisations. Comment établir une cohérence stratégique et opérationnelle entre FIAS, Enduring Freedom, Union Européenne, Nations-Unies et agences liées, SMP, ONG et seigneurs locaux de guerre ? Comment concilier stabilisation, sécurisation, reconstruction, contre-insurrection et contre-terrorisme ?
Cette concentration inédite d’acteurs aux visées plus ou moins divergentes, de surcroît dans ce seul et même théâtre afghan, nuira longtemps et gravement à toute tentative de « coordination » globale, peu importe les silences auto-censeurs des uns et les déclarations d’intention des autres.
L’impossible allié pakistanais.

Entre la main visible de ses services secrets, le soutien financier américain, l’instrumentalisation des Résistants et/ou d’Al-Qaïda, un contexte social et politique proprement explosif et la nécéssité de préserver des équilibres ethniques - notamment en faveur des Pachtounes – sur la zone Af-Pak, le Pakistan navigue entre d’incendiaires dilemnes cornéliens.

L’OTAN n’a plus qu’à espérer que cette grenade dégoupillée ne fasse tout exploser dans la région.
L’impossible et probable guerre des perceptions. Celle qui se déroule dans les filigranes freudiens, jungiens et passablement « huntingtoniens » des consciences ou des inconsciences collectives. L’idée que quelques gaillards enturbannés simplement armés de mitraillettes, de RPG et d’EEI puissent l’emporter à l’usure sur une coalition d’armées hi-tech relève pour ces dernières d’une véritable humiliation.

De quoi leur infliger un traumatisme aux séquelles durables, de quoi galvaniser tous les « petits djihadistes » en sommeil. Et si les graines de guerres hybrides ou irrégulières de par le monde n’attendaient que cette poignée d’engrais afghans pour éclore ?
Tels sont les plus grands numéros de la roulette afghane. Les jeux sont défaits, rien ne va plus !
Surtout, ne le dites pas trop fort. Protégez jalousement votre carrière et votre crédibilité en faisant clairement savoir à votre supérieur hiérarchique, à votre rédacteur-en-chef ou à votre directrice de recherches que « ça vaut la peine de persévérer en Afghanistan, les choses ne sont pas totalement hors de contrôle, des victoires tactiques ont régulièrement cours et d’immenses opportunités sont encore ouvertes ».
Dans le brouillard grisâtre de l’information de guerre, cet argumentaire réconfortant comporte probablement une part de vérité.

Cependant, je crains également l’automatisme censeur tacitement consenti par tous.

Charles Bwele

13/02/*


1-2 La complexité, ennemi intime de l’OTAN.

Nb - ndlr : il faut toujours savoir ce que pensent les ennemis.

Lors de la première guerre du Golfe, les armées américaines et européennes affrontaient une autre armée conventionnelle configurée selon un modèle russe.

La doctrine Powell et la stratégie Schwarzkopf firent le reste en deux temps trois mouvements.

Dans les Balkans, l’OTAN eut rapidement le dessus face à une armée serbe qui, malgré ses tentatives d’hybridation ou de paramilitarisation à sa périphérie, demeurait une force classique typiquement centre/est-européenne.

Dans un cas comme dans l’autre, quelques réadaptations et mises à jour des doctrines et des stratégies sédimentées durant la guerre froide suffirent pour assurer une incontestable victoire contre les appareils politiques/militaires irakien et serbe.
En Afghanistan, l’OTAN affronte ce qui est à la fois une guerre irrégulière et une crise complexe permanente à tous les niveaux : géopolitique, stratégique, socioculturel, narcotique, psychologique et religieux.
L’échec du sommet de Copenhague a amplement démontré l’incapacité des états modernes à gérer des crises complexes. Ceci est d’autant plus vrai pour ces mêmes états et leurs armées lorsqu’il s’agit d’un conflit irrégulier doublé d’une crise complexe permanente qui, dans le cas afghan, trouve ses racines contemporaines dans les années 60-70.
Forgé dans les certitudes bipolaires de la guerre froide, l’OTAN a développé une extraordinaire science de la guerre dans laquelle priment l’approche linéaire, les lignes d’opération, l’analyse séquentielle et les résultats quantifiables. Sur le théâtre afghan, les multiples dimensions du pays réel sont étroitement imbriquées ou fusionnées, et revêtent autant d’importance que la seule dimension militaire. Sans pour autant négliger ses capacités conventionnelles, l’OTAN doit donc se forger un art croisé de la conduite de guerre et de la gestion de crises.

Dès lors, pourquoi ne pas muter en forces hybrides « à la schizophrénie contrôlée, capables à la fois d’analyser, de ressentir et de pressentir le terrain ? »
Cette transformation cognitive des armées est, à mes yeux, plus à portée d’une Europe riche de diverses cultures, langues et histoires. Ainsi, ses armées seraient mieux adaptées ou mieux adaptables aux exigences non-militaires des futures contre-insurrections (ou assimilables) dans quasiment n’importe quel coin du globe.
Si la COIN est un début positif en ce sens, elle n’est encore qu’au stade cosmétique ou exosquelettique dans les doctrines de l’OTAN et de ses armées respectives. Je doute qu’il en soit autrement avec les générations actuelles de hauts gradés certes expérimentés mais dont les compétences désormais cristallisées entravent ou annihilent quelque « esprit révolutionnaire ».
Explications.
En effet, malgré leurs incontournables trésors des savoirs accumulés, les professionnels expérimentés de tout poil sont rarement ceux qui produisent des concepts férocement novateurs.

Ceci vaut également pour les capitaines d’industrie et pour les scientifiques chevronnés.

Einstein n’avait pas été nobellisé pour sa théorie de la relativité, par trop choquante pour ses pairs, mais pour ses hypothèses un peu plus coulantes sur la nature corpusculaire de la lumière.

Par la suite, il éprouva d’énormes difficultés à pleinement appréhender la physique quantique de Bohr, de Feynman, de Heisenberg et consorts.
Ne blâmons point les hauts gradés, les capitaines d’industrie ou les scientifiques chevronnés pour cette incapacité : s’éloigner ou rompre de son noyau de compétences pour forger un paradigme révolutionnaire et/ou les sous-ensembles inhérents exige à la fois du travail acharné, une constante remise en question de sa carrière et de soi-même, une bonne dose de chance et, peut-être, un don auparavant inexploité. D’où l’immense difficulté à esquisser des solutions claires et percutantes au problème afghan, et ce, malgré la profusion d’excellentes analyses stratégiques qui se boivent plus qu’elles se lisent.
Pour ceux qui ne le savent pas, la fameuse contre-insurrection (COIN) telle qu’on l’entend actuellement n’a rien d’une innovation majeure, c’est un corpus théorique d’inspiration essentiellement française, savamment réactualisé et mis en oeuvre sur les théâtres irakien et afghan par d’affables et perspicaces officiers anglo-saxons.

Même le Général Petraeus (né en 1956) reconnaît que sa génération « a été formée pour détruire des chars soviétiques avec nos hélicoptères. Une formation inutile dans la lutte moderne contre le terrorisme. »
Cette COIN suffira-t-elle à braver les entreprises virtuelles agiles que sont les Résistants Af-Pak et leurs alliés d’Al-Qaïda ? Une part de moi en doute sérieusement.
Comme je l’avais déjà évoqué dans le guide du terroriste urbain, l’état moderne et son armée classique sont tout le contraire d’une entreprise virtuelle intrinsèquement tâtillonnes, mues par des enchaînements d’inerties et consubstantiellement rétentrices d’informations. De telles mécaniques éprouvent inéluctablement des difficultés herculéennes voire sisyphiennes à combattre des entités à la fois nomades, sédentaires, redondantes et remarquablement coordonnées.
De l’illusion à la cécité
Quand les barbares germaniques aperçurent les légions romaines construire un pont fluvial de bois en moins d’une semaine, ils se réfugièrent dans les montagnes. Plus tard, Rome fit preuve d’inertie et d’inaptitude face aux mêmes barbares qui écrasèrent sa meilleure légion et sabotèrent patiemment son réseau impérial d’aqueducs. L’Europe fut littéralement hypnotisée et assommée par la puissance et la rapidité du Blitzkrieg. Quelques années plus tard, l’Allemagne nazie délaissa sa Defense territoriale et ne put rien faire contre les vagues incessantes de bombardiers B-17 dans son ciel. Pire : malgré les avertissements répétés de ses espions, elle fut complètement insensible aux statistiques astronomiques de la production militaro-industrielle américaine. Que dire de la vaine supériorité tactique et technique de l’US Air Force, de l’US Navy et de l’US Army face à une guérilla vietnamienne nettement plus rusée sur les plans psychologique et politique ?
Autres temps, autres guerres, autres circonstances. Gardons-nous de tout déterminisme mais n’oublions jamais les leçons de l’histoire.
Car vient toujours un moment où un appareil politique et militaire d’abord trop confiant sur ses capacités, s’enferme d’autant plus dans son canevas stratégique sous la pression combinée d’événements complexes et d’un ennemi lui infligeant une innovation ou une révolution stratégique. Peu à peu, « les logiciels politiques et militaires » se cloîtrent dans leur confort intellectuel puis tournent en boucle sans s’en rendre compte. Dans leur entêtement à poursuivre la guerre, ils deviennent sourds et aveugles aux signaux avertisseurs, se persuadent de la justesse de leurs décisions et actions et s’embourbent en toute splendeur.
Questions à un billet aller/retour Bruxelles-Kaboul : l’OTAN est-elle exempte de tels « bogues » ? Et si les énièmes grandes offensives contre les Résistants n’avaient que très peu ou aucun effet, jusqu’où peut-elle ou doit-elle s’obstiner ?
Au risque très élevé de m’attirer quelques foudres, les guerres me semblent finalement bien plus faciles à décrypter ou à mener avec un glaive Intel et un bouclier Windows. Ce qui, en toute sincérité, n’est pas nécessairement une bonne chose.*
http://electrosphere.blogspot.com/


1-3 M K Bhadrakumar : Le vainqueur ramasse tout...

Le Prix Nobel de la Paix a une tradition. Tout au long de la période 1901-2009, il n’a jamais été attribué deux fois à aucun de ses 97 lauréats individuels.

Par conséquent, le Président des Etats-Unis Barack Obama a très peu de chance d’en recevoir un deuxième. Pourtant, dans une perspective historique, l’Afghanistan promet de devenir le premier pays où la voie du pouvoir aura été ouverte aux Islamistes, sur la vague du tout nouveau smart power[1] de l’Amérique.
Cela pourrait n’être aussi que le commencement. « Evidemment, l’Afghanistan n’est pas une île. Il n’y a aucune solution à l’intérieur de ses seules frontières », a déclaré le secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen, lors d’une conférence sur la sécurité, le week-end dernier à Munich.

L’OTAN lorgne sur l’Asie Centrale

On a poussé la communauté internationale à croire que la ligne de faille indo-pakistanaise est la préoccupation essentielle dans la stratégie diplomatique des Etats-Unis en Afghanistan. Toutefois, il ne s’agit que d’une intrigue secondaire. Le principal protagoniste des Etats-Unis est la Chine, tandis que l’Inde et le Pakistan – et de plus en plus la Russie – sont plutôt des bouffons qui sèment la confusion et donne le ton de l’humeur de ce drame élisabéthain.
L’intrigue principale concerne l’expansion de l’Otan en Asie Centrale.

A Munich, Rasmussen a parlé de la « nécessité de transformer l’OTAN en un forum de consultation sur les questions de sécurité mondiales […] L’Otan est une structure qui a déjà éminemment prouvé sa capacité à combiner la consultation en matière de sécurité, la planification militaire et les opérations réelles […] L’Afghanistan est un exemple frappant qu’au 21ème siècle, la sécurité ne peut être une course de relais, avec un individu tendant le bâton au coureur suivant […] Voilà pourquoi […] l’Alliance devrait devenir le noyau d’un réseau de partenariat en matière de sécurité […] Aujourd’hui, l’Alliance a déjà un vaste réseau de partenariats en matière de sécurité, s’étendant aussi loin que l’Afrique du Nord, le Golfe, l’Asie Centrale et le Pacifique. »
L’impression donnée de plus en plus dans les médias occidentaux sur la région de l’Asie Centrale est que celle-ci serait une « bombe à retardement attendant d’exploser ».

Cet argument fonctionne ainsi : les tensions sociales et ethniques couvent et la crise économique se creuse, alors que les régimes autocratiques et répressifs sont incapables de répondre à ces tensions ; par conséquent, les Islamistes profitent du vide politique pour s’installer et l’Asie Centrale est de plus en plus sensible à al-Qaïda.
Cet argument gagne du terrain. L’analyste pakistanais Ahmed Rachid a dit dernièrement : « [Les partisans de la lutte armée] préparnt le terrain pour une campagne militaire longue et soutenue en Asie Centrale.

La menace est à présent réelle, parce que la montée islamiste se combine à une crise économique et politique […]

La raison avant tout est qu’ils ont livré assez de combats pour d’autres peuples. Ils veulent désormais combattre pour leur propre pays. La véritable menace, aujourd’hui, est qu’ils essayent à nouveau de s’infiltrer en Asie Centrale. Ils essayent de ré-introduire armes, munitions et hommes en Asie Centrale. »

Les Islamistes, agents géopolitiques

Il y a un sous-entendu inquiétant aux comptes-rendus occidentaux.

Après tout, Al-Qaïda a servi de justification pour le renversement de Saddam Hussein en Irak en 2003.
C’est là que l’idée américaine d’une réconciliation avec les Résistants doit être examinée avec la plus grande attention. En effet, cette idée est éminemment judicieuse à un moment où la colère des Musulmans monte, où il y a une désillusion croissante vis-à-vis d’Obama et où les Etats-Unis sont dangereusement proches d’une confrontation avec l’Iran et qu’une nécessité se fait jour de « diviser » l’opinion publique musulmane.
En même temps, la réconciliation avec les Résistants est une question de realpolitik. La guerre afghane coûte très cher, tant en termes d’argent que de vies occidentales, et elle ne peut pas être gagnée. La réconciliation avec les Résistants est sans doute la seule option disponible pour maintenir une présence militaire de l’Otan à durée indéterminée en Asie Centrale, sans avoir à livrer une guerre futile.
L’ascendant de forces islamistes malléables a également son utilité pour la stratégie américaine d’isolement envers la Chine (et la Russie). Les Islamistes se louent en tant qu’instrument de politique étrangère. La montée de l’Islamisme en Afghanistan ne peut que radicaliser des points névralgiques, tels que le Nord du Caucase, le Cachemire et la Région Autonome Ouïgour du Xinjiang, en Chine.
La Chine a un maximum à perdre si un régime Taliban refait surface. Cela explique la lenteur avec laquelle Pékin s’est rendu à la conférence de Londres sur l’Afghanistan, le 28 janvier, et à la conférence régionale d’Istanbul qui l’a immédiatement précédée, pour affirmer que l’Afghanistan est une question bien trop critique pour la sécurité et la stabilité régionales pour le laisser à Washington.

La Chine rejette la stratégie des Etats-Unis

Le ministre chinois des affaires étrangères, Yang Jiechi, dans ses discours de Londres et d’Istanbul, s’est donné beaucoup de mal pour expliquer clairement que Pékin a l’intention de jouer un rôle actif afin de préserver ses intérêts.
Yang a dessiné les contours de la sorte d’Afghanistan que la Chine souhaite voir émerger de cet abîme.

D’abord et avant tout, cela doit être un Afghanistan pacifique et stable qui « éradique la menace du terrorisme ».

Deuxièmement, cela devrait être un Afghanistan qui accepte « l’existence de divers groupes ethniques, diverses religions et affiliations politiques et qui s’élève au-dessus de leurs différences pour parvenir à une réconciliation nationale complète et durable ».
L’accent sur le pluralisme est un rejet visible de l’idéologie fondamentaliste du Wahhabisme, pratiqué par les Résistants à majorité Pachtoune.

Troisièmement, l’Afghanistan devrait « bénéficier d’une indépendance souveraine inviolable, d’une intégrité territoriale et de la dignité nationale. Son avenir et son destin devraient être fermes et ses affaires d’Etat dirigées par son propre peuple. »
La Chine espère essentiellement une libération totale et inconditionnelle de l’occupation étrangère. Quatrièmement, Yang a souligné à plusieurs reprises la position centrale des puissances régionales dans les efforts pour stabiliser l’Afghanistan. L’Afghanistan « devrait faire partie des mécanismes de coopération régionale […] Les pays de la région ont des relations spéciales avec l’Afghanistan. »
Il a ajouté : « Il y a maintenant un assez grand nombre de mécanismes et d’initiatives concernant l’Afghanistan.

Dans cette région, les pays devraient accroître leur communication pour s’assurer que les mécanismes appropriés sont viables, pratiques et efficaces et qu’ils peuvent jouer un rôle positif […] Nous devrions éviter de faire se chevaucher divers mécanismes […] nous devrions être ouverts et inclusifs et encourager une interaction saine avec les autres partenaires […] Il est impératif de respecter le rôle principal des Nations Unies pour coordonner les efforts internationaux et démontrer l’ouverture et la transparence. »
Yang a ensuite ajouté une chute : « Les pays extérieurs à cette région devraient soutenir vigoureusement les efforts des pays de la région et apprécier complètement leurs difficultés, afin de promouvoir des interactions saines entre les deux. »

En réalité, il a défié le monopole des Etats-Unis sur la résolution des conflits.
Yang a exigé que l’administration Obama cesse d’être sur le dos du Président afghan Hamid Karzaï. Il a demandé à Washington de « respecter le rôle principal de l’Afghanistan dans la reconstruction économique et de laisser le gouvernement et le peuple afghans s’asseoir sur le siège du conducteur. La Chine soutient l’acheminement d’une aide plus importante à travers le gouvernement afghan et plus d’investissements… sur la base de consultations d’égal à égal avec le gouvernement afghan. »
De la même manière, « [La] communauté internationale devrait respecter entièrement le caractère unique de l’histoire, de la culture et de la religion, de même que le stade actuel du développement de l’Afghanistan, prendre en considération les réalités et les difficultés du gouvernement afghan et respecter les souhaits du peuple afghan. Bref, nous devrions laisser l’Afghanistan choisir son propre modèle de gouvernance convenant le mieux à ses propres circonstances nationales. »

Obama mérite un nouveau Prix Nobel

Depuis, les commentaires chinois ont fermement mis en doute l’efficacité du plan de l’administration Obama à “réintégrer” les Résistants, en disant que c’est une idée profondément défectueuse et que cela soulève des questions selon lesquelles Karzaï pourrait obligé au bout du compte de faire « certaines concessions politiques » aux résistants, en termes d’arrangement pour le partage du pouvoir et dla réforme constitutionnelle.
Ils ont déploré que l’ensemble de l’exercice destiné à « une stratégie de sortie digne » pour les Etats-Unis et leurs alliés « semble avoir été minutieusement mis en scène pour permettre aux troupes des Etats-Unis et de l’OTAN de commencer à écrire le scénario du retrait. Mais, perçu sous une certaine lumière, cela pourrait être contre-productif. »
Les commentaires chinois ont souligné que ce plan, consistant à diviser les Résistants en achetant leurs cadres et en réintégrant ceux qui n’avaient aucun lien avec Al-Qaïda ne marchera pas. « Les Etats-Unis ont toujours essayé de s’efforcer à trouver une solution ou une tactique qui pourrait se retourner contre les éléments les plus extrémistes des Résistants […] cette perspective évoque l’image d’un puits financier sans fond. »
La Chine est loin d’être seule parmi les puissances régionales à nourrir des craintes profondes concernant le plan des Etats-Unis de se réconcilier avec les Résistants. Moscou et Delhi seront satisfaits, pratiquement mot pour mot, de ce que Yang a dit.
Pourtant, si les homologues russe et indien de Yang ont choisi de garder leur conseiller à la conférence de Londres, Obama pourrait en revendiquer le crédit, en tant que superbe praticien du smart power et des grands marchandages – valant un Prix Nobel – même si son plan de pacifier le dirigeant taliban Mollah Omar aboutit nulle part.

M K Bhadrakumar
Asia Times Online,

13 février 2010

Article original : "The winner takes all in Afghanistan"

M K Bhadrakumar a servi en tant que diplomate de carrière dans les services extérieurs indiens pendant plus de 29 ans. Ses affectations incluent l'Union Sovétique, la Corée du Sud, le Sri Lanka, l'Allemagne, l'Afghanistan, le Pakistan, l'Ouzbékistan, le Koweït et la Turquie.

Asia Times Online Ltd /

Traduction : JFG-QuestionsCritiques. All rights reserved.

Notes :
[1] Le smart power est présenté par l’administration Obama comme le mariage productif entre les notions, bien connues mais peu opérantes isolément, de hard power (pouvoir de coercition par la force ou la menace, incarné par le Pentagone) et de soft power (capacité d’attraction par la persuasion, portée par Hollywood et Harvard). Le résultat de cette addition est ce mélange d’habileté et d’expérience que l’on nomme désormais smart power (pouvoir de l’intelligence).
Voir : "Le 'smart power', nouvelle matrice de la diplomatie américaine", par Emmanuel Auber, 13 février 2009.

http://questionscritiques.free.fr/edito/AsiaTimesOnline/M...


1-4 Mireille Delamarre  - Gore Vidal : ''Les Etats-Unis, une Maison de fous, Obama incompétent et dépassé''.

Vous vous souvenez sans doute de lui si vous avez vu le film "Zéro – Enquête sur le 11-Septembre". Gore Vidal[1] intervient vers la fin du film pour dénoncer l’absence totale de réponse de l’US AIR FORCE au moment des attentats de 2001.

Essayiste et écrivain célèbre, parmi les plus lus aux Etats-Unis, il connaît aussi très bien le domaine de l’aviation. Son père fut l’un des fondateurs des transports aériens américains et participa à l’élaboration des bases de la réglementation aérienne aux USA, fondant du même coup la FAA (FEDERAL AVIATION AGENCY). Et quand Gore Vidal explique ne pas comprendre la chronologie des événements du 11/9, son avis devrait en interpeler plus d’un.

Au moment où la popularité du récent Prix Nobel de la Paix commence à fâcheusement baisser, il nous paraît intéressant de revenir sur cette interview de Gore Vidal datant d’octobre dernier. Il nous y livre une vision abrupte et désenchantée de son pays, les USA, qui, selon lui, est devenu nocif pour l’humanité, et qu’Obama n’aura pas le pouvoir de redresser.

 

Les Etats-Unis Une Maison De Fous, Obama Incompétent et Dépassé Selon Gore Vidal

Extraits d’une interview du célèbre essayiste et écrivain américain, Gore Vidal, qui ne mâche pas ses mots à la fois vis-à-vis des Etats-Unis et de l’actuel Président Barack Obama.

paru sur PlaneteNonViolence, le 11 octobre 2009

Il a 84 ans, est maintenant confiné dans une chaise roulante, mais sa rage contre son pays, ses dirigeants et ses concitoyens continue de brûler avec la même intensité. Johann Hari, l’a interviewé pour le quotidien britannique « The Independent » et cette interview a été publiée le 07/10/09 sous le titre : « Gore Vidal’s United States of Fury ». Né dans une famille aisée, il a, dès l’âge de cinq ans, accompagné son grand-père, Thomas Pryor Gore, aveugle, Sénateur de l’Oklahoma, dans ses lectures, le guidant également discrètement lors de ses sorties mondaines à Washington DC. Son grand-père soutenait le peuple contre les pouvoirs concentrés aux mains de Wall Street et de la finance, représentant les cultivateurs de coton dont les activités avaient été détruites par la spéculation des financiers de Wall Street sur les cours mondiaux du coton. « Populiste » comme lui, Vidal est aussi comme son grand-père critique mais néanmoins compréhensif à l’égard de la populace qu’il considère comme idiote et droguée par la télévision et les fast-foods. « Dès que nous sommes devenus un empire, nous avons cessé d’enseigner la géographie dans les écoles, donc personne ne sait où se trouve tel ou tel endroit. Ce n’est pas la faute des gens – on les a pervertis, les obligeant à penser à la manière impériale de façon à ce qu’ils soient des travailleurs dociles et des consommateurs fidèles.C’était cela le rêve et il est devenu réalité »

Devenu une figure emblématique de la gauche critique à l’égard de la politique étrangère américaine, il a mis en garde contre la guerre du Vietnam et d’Irak, et il fut d’ailleurs souvent visionnaire, prédisant avec justesse ce qui allait se passer. Alors même que G.W. Bush, après les attentats du 11 Septembre, était au sommet de sa popularité, il déclara : « retenez mes paroles – il quittera ses fonctions comme le plus impopulaire Président de l’Histoire ».

Gore Vidal s’exprime de façon abrupte et ne mâche pas ses mots, décrivant les Etats-Unis comme une « Maison de Fous » et l’actuel Président, Barack Obama comme « incompétent » et « dépassé ». Incarnation du siècle américain tout juste terminé, c’est le plus grand essayiste américain de son époque, ses romans sont ceux qui se vendent le plus. Mais c’est aussi le critique le plus acerbe de l’expérimentation américaine qu’il considère comme un « échec ». Pour lui, tout ce qui a été fait l’a été pour rien ; bientôt le pays sera placé entre le Brésil et l’Argentine sur la liste des pays classés par importance, et c’est la place qu’il mérite, selon lui. L’Empire va s’effondrer militairement en Afghanistan, la nation va s’effondrer en interne quand Obama sera brisé par cette «Maison de Fous », et que les Chinois exigeront d’être remboursés des dettes contractées auprès d’eux par les US . Les Etats-Unis ruinés seront « un poids pour l’homme jaune » et «ils nous emploieront à tirer leurs pousse-pousse ou tout autre mode de transport qu’ils utilisent. »

Sur Obama, Gore Vidal dit avoir, comme beaucoup, considéré son élection avec optimisme. « Tout ce que nous avons dit sur l’intégration raciale a été complètement justifié…Mais il est incompétent. Il sera battu lors de la réélection. C’est dommage, car c’est le premier président intellectuel que nous ayons eu depuis des années, mais il ne peut pas tenir. Il n’est pas à la hauteur. Il est dépassé. Et qui ne le serait pas ? Les Etats-Unis sont une maison de fous. Le pays devrait être mis de côté – et on nous demande de partir. Rien n’a de sens. Le Président veut être aimé de tout le monde et il a pensé que la seule chose qu’il avait à faire c’était de parler raisonnablement. Mais souvenez-vous – le parti républicain n’est pas un parti politique. C’est un état d’esprit, comme les Jeunesses Hitlériennes. C’est plein de haine. Vous n’allez pas obtenir d’eux qu’ils coopèrent. N’essayez même jamais. La seule façon de les affronter, c’est de les terrifier. Il est trop délicat pour cela. »

Lorsqu’il établit une comparaison entre Obama et son défunt ami, Jack Kennedy, il secoue la tête. «Il est deux fois plus intellectuel que ne l’était Jack, mais Jack connaissait le vaste monde. Rappelez-vous, il a passé beaucoup de temps dans la Marine, perdant des navires. Ce gamin (Obama) n’a jamais entendu de sa vie un coup de fusil tiré sous l’effet de la colère. Il est complètement sous l’emprise des généraux qui lui racontent des mensonges et il les croit. Il n’a rien fait…. Il n’est pas prêt pour le devant de la scène et il y est projeté sans cesse ».

Interrogé sur l’existence d’un quelconque espoir pour l’Amérique de s’en sortir, il répond : « tous les signes que je vois sont sans appel. Mais les gens me disent "Oh, Mr Vidal, vous êtes trop négatif, ne pouvez-vous pas dire quelque chose d’agréable sur l’Amérique ? C’est un pays merveilleux, tout le monde veut y vivre."  Vraiment ? Quand est-ce qu’un Norvégien muni d’une carte verte a souhaité venir s’installer ici à cause du système de santé ? Je vous paie si vous en trouvez un. »

Les bonnes nouvelles, les voici selon lui : « L’Afghanistan sera fatal pour l’Empire américain, sûr. Ce qui est une manière plaisante de voir les choses. Nous serons rapidement éjectés du jeu impérial. Mais c’est trop tard pour le pays et sa constitution ».

Sur le peuple américain, il n’est pas tendre non plus. Les Américains sont-ils corrompus ? «Précisément, ils n’ont été bons qu’à devenir une puissance coloniale agitée – ou plutôt la lie de celle-ci »

Gore Vidal a adopté la politique « isolationniste » de son grand-père. « Je suis un patriote de la vieille république qui s’est lentement estompée pendant les années expansionnistes et a complètement disparu en 1950 quand l’Etat National Sécuritaire l’a remplacée…Je veux que nous passions d’une économie de période de guerre à une économie de temps de paix, et restaurer la constitution. Nous devrions laisser le monde tranquille, avant qu’il ne nous oblige à le faire. »

Selon lui, les US ne sont menacés que parce qu’ils menacent les autres. « En géopolitique comme en physique, il n’y a pas d’action sans réaction ». « Il n’y a pas eu de 11/09. Je veux dire – nos politiques étaient telles que nous allions avoir tout un tas de gens cinglés là-bas dans le Monde arabe qui allaient essayer de nous faire sauter à cause des crimes qu’ils pensaient que nous avions commis contre eux. N’importe quel fou pouvait le voir venir. Et je suis suffisamment fou pour l’avoir vu venir

Sur les attentats du 11 Septembre, il va bien plus loin et déclare abruptement que l’ Administration Bush était « probablement » impliquée. « Cela leur correspond complètement, donc on ne peut pas nous accuser de commencer à penser de manière quelque peu conspirationniste. Ils ont effectivement volé la grande élection de 2000 et ils ont d’une certaine façon mis la main sur la Cour Suprême des US, cet endroit sacré, et ont fait en sorte qu’ils fassent ce qu’ils voulaient avec la sélection et non pas l’élection, la sélection de George W. Bush comme Président. On n’a pas voté pour lui, les gens ne voulaient pas de lui. Et on les a d’une certaine manière trompés pour qu’il se retrouve en poste. »

Comme son grand-père qui s’était opposé à toutes les guerres à l’étranger menées par les US, notamment celle, selon lui non nécessaire, contre l’Allemagne et le Japon, pensant qu’elles étaient le fait de Big Bizness pour servir leurs intérêts, Vidal pense également qu’ « aucune guerre à l’étranger ne vaut qu’on sacrifie la vie d’un Américain ». Ce qu’il a dit avec un sourire de fierté, peut être le seul sourire ayant éclairé son visage pendant toute l’interview. Son grand-père, en adoptant une telle position et en se prononçant contre le New Deal, a perdu son poste de Sénateur.

Dernière sortie satyrique de Gore Vidal, celle-là sur Sarah Palin, la candidate pour la vice-présidence républicaine aux dernières élections présidentielles américaines : « la dernière idole du long culte américain de la stupidité ». Et de l’Alaska il dit : « l’endroit où tous les truands de l’Amérique vont se cacher. Et ils l’ont produite ».

Mireille Delamarre

Published on janvier 31, 2010 par GeantVert 

Notes et Références

Pour situer le personnage de Gore Vidal, lire son interview par L’Express datant de 1999

Lire notre ReOpenNews "Le livre « Le Nouveau Pearl harbor » plus que jamais d’actualité" du 15 novembre 2008 (au moment des élections américaines)

"Le Nouveau Pearl Harbor", de David Ray Griffin, aux Éditions Demi Lune.

http://www.reopen911.info/News/2010/01/31/gore-vidal-les-etats-unis-une-maison-de-fous-obama-incompetent-et-depasse/

 

Illustration vidéo

Gore Vidal a livré une interview télévisée[2] au cours de laquelle il invitait le public à lire le livre de David Ray Griffin : "Le Nouveau Pearl Harbor"[3]

Gore Vidal recommande le livre "Le Nouveau Pearl Harbor" envoyé par geanvert38

http://www.dailymotion.com/video/kzO8TD2iGWmVpAPpXx


n°320 - Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan - 25/02- : Suite - : Il est normal que les Afghans puissent aussi venir chez nous et sans leurs papiers!

n°320  - Les  dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan -  25/02- : Suite  - : Il est normal que les Afghans puissent aussi venir chez nous et sans leurs papiers!


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

                              Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les  dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan

   n°320                                                                                                                             25/02/10

                   C.De Broeder    &   M.Lemaire                       



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

2-1Alain  Chouet : Al-Qaïda n'est qu'une marque qui rapporte et rien de plus. Effectivement on s'en doutait !

2-2 Samir Handard : A Kaboul, quelques-uns sont devenus très riches, mais les autres...  

2-3 Luzi Stamm : Ne plus verser d’argent à l’OTAN.

2-4 Richard Martineau : L'île de la tentation.

2-5 Les clichés des militaires belges de l'Otan sur l'islam

2-6 Il est normal que les Afghans puissent aussi venir chez nous et sans leurs papiers!

2-7 Vingras : l'histoire nous apprend-t-elle quelque chose ?

2-8 Lal Gul : « Nous ne pouvons pas rencontrer les prisonniers ».



2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

2-1Alain  Chouet : Al-Qaïda n'est qu'une marque qui rapporte et rien de plus. Effectivement on s'en doutait !

 On s’en doutait mais il serait temps que cela soit dit !
Alors qui a intérêt à entretenir ce mythe ? Et surtout dans quel but ?

Alain Chouet

Vidéo : http://videos.senat.fr/video/videos/2010/video3893.html

Salam,

Al-Qaïda n'est qu'une marque qui rapporte et rien de plus. Effectivement on s'en doutait !

Cependant les propos de ce monsieur restent trop partiels et tendancieux, ce sont clairement des certitudes qui proviennent des rapports qu'on lui remonte et qui sont loin de dire la vérité et de comprendre les motivations des gens dans d'autres contrés avec d'autres références et d'autres cultures.

 De plus, ce monsieur veut nous faire croire que les mouvements islamiques qui optent pour la violence le font pour s'accaparer le pouvoir et les richesses du pays, mais ceci est loin d'être vrai.

A l'origine, et depuis l'époque de Nasser, ces mouvements n'ont opté pour la violence, stupide et inutile, qu'en réaction presque désespérée à la répression terrible qu'ils ont subie par des régimes absolutistes, soutenus, voire fabriqués, soit par le bloc de l'Est ou bien par l'Occident.

Mais le point qui me semble le plus important que cet ancien directeur à la sécurité extérieure, un saint-ni-touche sans aucun doute, cherche à nous faire avaler, c'est que le danger qu'il faut combattre se trouve en vérité dans le mouvement des Frères Musulmans, qui est le mouvement principal qui a pignon sur rue et qui s'oppose politiquement aux régimes arabes pourris, notamment en Egypte et en Jordanie, et dont est issu le mouvement de résistance islamique en Palestine. On peut être pour ou contre les points de vue des Frères Musulmans, mais c'est un mouvement populaire qui se renouvelle et se modernise avec des jeunes gens de haut niveau et devient donc l'ennemi à abattre.

Cela pourrait même dépasser le cadre des pays arabes et musulmans pour atteindre des organisations musulmanes en France, comme l'UOIF par exemple, et en Occident d'une manière générale, sous prétexte des liens qu'ils pourraient avoir avec les Frères Musulmans.

Même le Vatican, hélas, s'y est mis, car dans un document qui date du 19 janvier de cette année 2010 (voir : http://www.zenit.org/rssfrench-23250) sur Synode des évêques pour l'Assemblée spéciale pour le Moyen Orient, qui aura lieu du 10 au 24 octobre 2010, le Saint-Siège critique timidement « l'Occupation israélienne des Territoires Palestiniens rend difficile la vie quotidienne » et parle de « certaines théologies chrétiennes fondamentalistes justifient par l'écriture Sainte l'occupation de la Palestine par Israël » sans aucune condamnation de ces théologies, en revanche le document définit le danger dans ce qu'il qualifie comme « la montée de l'Islam politique » en pointant les mouvements qui porte le slogan « l'Islam est la solution » en référence claire au mouvement des Frères Musulmans qui adopte ce slogan. Et il nous avertit que « ces courants extrémistes sont donc une menace pour tous, chrétiens et musulmans, et nous devons les affronter ensemble ».

Il y a donc les musulmans « modérés » bien gentils qu'il faut encourager partout, et les exemples ne manquent pas, et des musulmans « extrémistes » qui semblent faire peur et qu'ils faut combattre !
Alain  Chouet  DGSE.


2-2 Samir Handard :  A Kaboul, quelques-uns sont devenus très riches, mais les autres...  

Samir Hamdard est président du Comité de Solidarité 'Afghan Cultural Center'. Il habite Bruxelles, mais a ses racines en Afghanistan. Samir revenait de Kaboul lorsque nous l’avons rencontré.

Il a vécu quelques semaines dans les quartiers pauvres de Kaboul et il y a contracté un sérieux refroidissement.

Un témoignage direct sur la vie réelle dans la capitale de l’Afghanistan.

Samir: “Ne vous attendez pas de ma part à une vue d’ensemble de la situation dans le pays.

J’ai vu Kaboul, j’y ai cohabité avec la population dans les camps de réfugiés et dans les quartiers populaires.

Mais je n'ai pas vu le restant du pays et ceci pour deux raisons.

Tout d’abord, à 25 km de Kaboul, il y a déjà de l’insécurité et on risque – même comme ‘Afghan étranger’ – sa vie, et de plus j’étais pleinement occupé par la mise en place de notre initiative de solidarité 'Solidarity Shop'.
La première chose que vous remarquez lorsque vous vous promenez dans Kaboul, c'est la différence entre riches et pauvres. Entre les grandes villas des nouveaux riches, les buildings modernes des banques étrangères, les voitures prestigieuses des importantes ONG d’une part, et la vie de tous les jours des gens communs d’autre part.

Les enfants essaient de gagner un petit sou en cirant les chaussures, en vendant de l’eau ainsi que des petits livres religieux. Ils arrivent ainsi à rassembler quelques pauvres 50 afghanis (0,75 €). Tandis que la villa – avec piscine – d'un membre du gouvernement ou d’un autre personnage important coûte 35.000€ par mois en frais de location.

Les ‘shopping centers’ brillent de luxe et de richesse. Mais on n'y rencontre pas d'Afghans moyens, seulement des Occidentaux ou des hommes d’affaires indiens…

Tous les ‘shopping centers’ sont également très surveillés. Partout l’on peut voir l’image suivante : le progrès est présent pour les quelques personnes qui sont devenues très riches, mais pour les gens communs il n’y a qu’insécurité et pauvreté. La ville elle-même est très sale, non entretenue. C'est de plus un goulot pour les milliers de voitures qui sont plus à l’arrêt qu’en circulation.

Un mur contre la population

Les riches se cachent. Leurs villas sont entourées d’un, deux, voire trois murs. A chaque mur il y a une sécurité, vous y êtes fouillé et contrôlé. La même chose pour tous les bâtiments gouvernementaux. Des blocs entiers de maisons sont isolés par des check points, où l’on ne passe qu’avec un passeport. Les rues principales de la ville peuvent être empruntées, mais partout il est « interdit de tourner». Tout le monde a peur. Un chauffeur de taxi m’a raconté que chaque matin il dit au revoir à sa famille, comme si c’était le dernier jour de sa vie. La sécurité est améliorée, nous dit-on, mais je n’en ai pas l’impression. Lorsque les troupes américaines reviennent d’une mission et se dirigent vers leur caserne, la circulation est paralysée. Tout le monde doit s’écarter. Et tout le monde s’enfuit, car regarder calmement passer les Américains, c’est également risquer sa vie. Pendant mon séjour de quelques semaines j’ai même entendu parler de deux attentats, dont un juste à côté de l’Ambassade pakistanaise. La réaction générale est : « Sauver sa propre peau avant tout ». Une femme qui s’était enfuie d’une zone guerrière me raconta comment l’armée américaine opère. Lorsque qu’ils rentrent dans un village ‘suspect’, ils obligent tous les hommes à se déshabiller, à la recherche d’armes ou de munitions cachées. Et ceci en présence des enfants, ce qui est très humiliant. Cela suffit pour que ces gens décident de s’allier aux résistants.

Corruption
Lorsqu'on parle avec l’homme de la rue, le premier sujet de conversation est la corruption, avec des histoires sur les ministres ou gouverneurs qui tout à coup deviennent immensément riches.

Un nom qui est constamment prononcé est celui du demi-frère du président Karzai, Ahmed Wali, que l’on appelle ‘Mister Asphalte'. Il aurait gagné des millions de dollars via des contrats très lucratifs pour la réparation des routes. Mais ce qui irrite le plus les gens, c’est la corruption journalière. Des policiers et des officiers de l’état civil reçoivent le salaire ‘dérisoire’ de 100 à 200 dollars par mois et l’arrondissent sans honte au moyen de ‘primes’. Pour chaque papier officiel, vous devez payer deux fois, une fois au guichet et une autre à l’entrée du bureau, chez un ‘entremetteur’. Tous ces soldats, tous ces policiers qui sont engagés et ‘formés’ par l’Occident, sont une vraie plaie. Et cela s’appelle dès lors “Aide à la construction d’un Etat de droit”. Les gens disent que la corruption n’ jamais été aussi importante qu’à présent.

Les fugitifs oubliés
Les situations les plus terribles dans la ville, vous les trouvez dans les camps de réfugiés. ‘Camp’ est un grand mot : quelques tentes et tôles sur un terrain en friche, sans sanitaires ou d'accès à l'eau. L’aide des instances internationales est absente. Il s’agit d’un groupe de population oublié et personne ne s’en occupe.
L’arrivage des fugitifs est énorme. Il s’agit de personnes – des centaines de milliers – qui reviennent du Pakistan ou d’Iran et qui fuient les zones de combats. Attention, les familles avec lesquelles j’ai parlé disent que la raison de leur fuite ce sont les bombardements des Etats-Unis et de l’OTAN. Les gens restent assez laconiques au sujet des résistants : « Nos filles ne pouvaient aller à l’école sous le règne précédent, elles ne pouvaient aller à l’école sous les résistants et à présent elles ne peuvent toujours pas aller à l’école, car nous sommes trop pauvres. Quelle est la différence ?”. Et en effet, les enfants des familles en fuite ne vont pratiquement pas à l’école. Beaucoup s’en vont tous les jours afin de gagner quelques sous. Et ceux qui se rendent à l’école, se retrouvent dans une ….tente, dans le meilleur des cas devant un tableau scolaire. Lorsqu’il pleut il n’y a pas d’école, car la classe se trouve sous eau. Ce qui veut dire : les trois quarts de l’année. Les enfants sont constamment malades. En été surtout à cause de la malaria, et en hiver à cause d’affections pulmonaires et de membres gelés. Car dans les tentes il n’y a pas de chauffage.
L’Afghanistan a le triste record du plus grand nombre de veuves proportionnellement à sa population. On parle d’un million et demi de veuves, dont 30 à 50.000 rien qu’à Kaboul.

C'est le groupe cible de notre 'Solidarity Shop'. Nous soutenons les familles dont le père est décédé. Il s’agit de familles qui ont fui les zones de guerre. Le but est d’aider ces familles, de veiller à ce que les enfants puissent aller à l’école et que les mères deviennent plus vaillantes.

Source: Intal http://www.michelcollon.info:80/index.php?option=com_cont...


2-3 Luzi Stamm : Ne plus verser d’argent à l’OTAN.

L’OTAN fut créée après la Seconde Guerre mondiale pour lutter contre le communisme et particulièrement contre l’Union soviétique et ses satellites.

La dissolution du Pacte de Varsovie ne mit toutefois pas fin à l’OTAN.

Elle sert aujourd’hui à imposer l’hégémonie occidentale, notamment à fournir au capitalisme du pétrole et du gaz à bon marché. Le pré­texte en est d’imposer les droits humains. C’est pourquoi la Suisse ne doit pas verser d’argent à l’OTAN, ni pour des opérations militaires, ni pour la gestion de l’achat de médicaments et de produits médicaux.
L’Afghanistan est une clé de voûte géo­stratégique dans le Moyen-Orient.

Les puissances occidentales tentent depuis plus d’un siècle de soumettre ce pays.

Toutes ont échoué: l’empire britannique, l’Union soviétique et maintenant l’OTAN. Elles ont toutes tenté de diviser les populations, d’inventer de bonnes et de mauvaises ethnies, puis de se présenter comme médiateurs désintéressés.

Aujourd’hui c’est l’ensemble de la population qui lutte contre l’OTAN, al-Kaïda et les résistants se contentant d’incursions ciblées.

Le Parlement suisse a obtenu en 2008 le retrait d’Afghanistan de deux officiers et montré par là que notre pays n’était pas d’accord avec cette guerre contre la population civile. Il n’est donc pas compréhensible que la Suisse marque sa confiance à l’OTAN en versant plus de 180 000 francs pour une aide médi­cale destinée aux adversaires. Plusieurs parlementaires ont exigé de la Suisse qu’elle convoque une conférence sur l’Afghanistan afin de trouver le moyen de sortir de cette guerre.

La Suisse engagerait ainsi sa compétence fondamentale et pourrait apparaître comme médiateur sans donner dans le secret.
La Suisse conserve une excellente réputation au Proche- et Moyen-Orient, malgré la votation sur les minarets. C’est très important et en aucun cas elle ne doit la remettre en question en accordant sa confiance à l’une des parties belligérantes.
Geri Müller, conseiller national, membre des Commissions de politique extérieure et de politique de sécurité, Baden  

«En principe il s’agit de l’appui apporté par la Suisse à une armée impliquée dans la guerre civile, à la demande ou sous pression de l’OTAN. Du point de vue de la neutralité, cela est très délicat, indépendamment du montant ou de l’utilisation.»
Bruno Frick, président de la Commission de sécurité extérieure du Conseil des Etats*

«Il n’entre pas en ligne de compte d’accorder de l’argent à une armée se trouvant en état de guerre. Cet argent doit être immédiatement versé à des projets civils, dont l’Afghanistan ne manque pas.»
Christian Miesch, membre de la Commission de la politique de sécurité du Conseil national*

15/2

* Source: Télévision suisse alémanique, journal du soir du 28/1/10, www.tagesschau.sf.tv/Nachrichten/Archiv/2010/01/28/Schwei...   

Les «bons offices» doivent être demandés : Le «don» de 180 000 francs est tout aussi typique que douteux: avec la «neutralité active» de notre ministre des Affaires étrangères, Mme Calmy-Rey, nous détruisons notre neutralité suisse traditionnelle. A mon avis, la Suisse n’a actuellement pas de raison de lancer l’idée d’un «sommet de paix». La Suisse ne peut s’engager que dans la mesure où elle est sollicitée par les parties belligérantes d’offrir ses «bons offices», par exemple en organisant une conférence à Genève.
Luzi Stamm, conseiller national

http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=2024


2-4 Richard Martineau : L'île de la tentation.

J'ai une bonne idée d'émission de téléréalité pour vous.

Ça s'appellerait L'île de la tentation.

On prend quelques militaires fraîchement sortis d'Afghanistan, on les parachute sur une île paradisiaque, on les entoure de belles filles en bikini, on leur donne de la bière et on attend de voir ce qui se passe.

Dès qu'un militaire déconne, on le sort de l'île à coups de pied au derrière.

 Et le dernier qui reste est nommé sénateur par les conservateurs.

 Pas pire, non ?

APOCALYPSE NOW

Je rigole, mais ce n'est pas drôle.

Les frasques commises par certains militaires en décompression à Chypre (bagarres, beuverie, partouzes...) montrent à quel point la guerre est une aventure surréaliste.

 On prend des jeunes de 19 ans, on les envoie dans une contrée qu'ils ne connaissent pas, on leur demande d'essayer de mettre de l'ordre dans un pays en proie au chaos, on les plonge dans une situation hyper volatile où l'on ne peut distinguer les amis des ennemis, où chaque roche peut cacher une bombe...

Pas étonnant que certains pètent les plombs quand ils se retrouvent dans un environnement «normal» !  Vous ne feriez pas pareil, vous ?

Un jour, vous êtes au beau milieu d'Apocalypse Now. Le lendemain, vous êtes au Club Med.

Et après ça, on se demande pourquoi les fils se touchent...

 TERMINATOR

«On ne naît pas femme, on le devient», disait Simone de Beauvoir.

 De même, on ne naît pas soldat, on le devient. Pour transformer un individu normal en soldat prêt à tuer pour sa patrie, on utilise les mêmes techniques que les sectes.

 On l'éloigne de sa famille et de ses amis, on lui fait faire des exercices pour qu'il n'ait pas le temps de penser, on le réveille aux petites heures du matin pour l'épuiser et le désorienter, on lui rase la tête, on lui fait porter un uniforme pour gommer son individualité, on lui apprend à obéir aveuglément aux ordres de ses supérieurs...

Bref, on le transforme en machine.

 Le hic, c'est que lorsque le soldat revient, il faut faire l'opération inverse, et transformer la machine en individu normal.

 Or, on ne le fait pas toujours, par manque de temps, manque de ressources...

 Comment voulez-vous que Terminator redevienne Joe Bloe, avec une femme, un chien et un job de 9 à 5 ?

 LE SAS DE DÉCOMPRESSION

Oui, certains militaires ont déconné à Chypre.  

Mais ce qui me surprend, c'est qu'il n'y en ait pas plus qui explosent.  

Un caporal m'a écrit, hier : "Je suis allé deux fois en  Afghanistan, la première, sans décompression au retour. Or, je dois dire que la décompression fait le plus grand bien.

 «J'ai relaxé à fond avant de revenir à la réalité du quotidien. J'ai pu aussi me vider le coeur auprès de mes frères d'armes. Mon retour a été beaucoup plus facile.»  

Un autre soldat m'a dit qu'il a vécu une «décompression» après avoir passé six mois dans le désert. "Quand on passe tout ce temps sans boire d'alcool, c'est mieux de virer une brosse loin de nos familles que d'avoir des problèmes à la maison après en avoir viré une maudite.

«Je trouve préférable de tomber dans la débauche entre chums avant de revenir chez nous...»

Qui peut leur lancer la première pierre ?

Richard Martineau
03/02/2010 06h47  

http://www2.canoe.com/infos/chroniques/richardmartineau/a...


2-5 Les clichés des militaires belges de l'Otan sur l'islam

Le briefing organisé par le professeur Jacques Rifflet, destiné aux 300 soldats belges en partance pour l'Afghanistan, a été vécu comme une véritable humiliation.

Le lieu était pourtant prestigieux, l’Ecole Royale de Belgique, tout comme la portée de la mission que le détachement militaire belge et luxembourgeois de l'ISAF (Force internationale d’assistance et de sécurité de l’OTAN opérant en Afghanistan) s'apprêtait à endosser

Cela n’a malgré tout pas empêché le professeur honoraire de droit international de se livrer à des propos dignes de discussion de café.

En cause, un discours d'une heure et demie basée sur une histoire de l'islam depuis sa genèse jusqu'à aujourd'hui et des digressions sur la vie familiale et sexuelle du Prophète : « Mahomet n’a eu que 5 filles, or une fille pour un musulman signifie généralement que l’homme a des spermes de mauvaise qualité. Je ne plaisante pas. Ce sont les hommes virils qui donnent des garçons et les hommes à moitié virils qui donnent des filles. ». Ce à quoi d’autres développements ont suivis : « C’est évidemment aussi parce que la fille il faut la marier, cela coûte une dot, une fille c’est une petite catastrophe parce qu’il faut la caser comme on dit en français, il faut la placer. Un garçon, c’est la force, c’est le guerrier, c’est très important un garçon. Et Mahomet est allé se plaindre auprès d’Allah parce qu’il n’avait que des filles ».

« Un langage imagé » pour une compréhension simplifié

Le député belge Geoges Dallemagne qui a qualifié ces propos de « clichés proches du café du commerce » ainsi que de « scabreux et déplacés » a interpellé le ministère de la Defense belge sur la question, rappelant que des séances d'information sont quotidiennement dispensées aux militaires par des spécialistes externes. Jacques Rifflet, connu pour être avocat, journaliste et professeur était en l’occurrence sollicités depuis 2004. Inge Vervotte, qui s'est exprimée au nom du ministère de la Defense, a rappelé tout en condamnant les propos du professeur Rifflet, qu'il s'était exprimé en français devant un public néerlandophones et qu'il a eu recours à un langage « imagé » pour mieux se faire comprendre. Elle précise néanmoins que « le ministre de la Defense ne s'associe pas à ce discours d'un spécialiste externe et donnera directive à l'état-major afin que de telles interprétations ne puissent plus avoir lieu à l'avenir ».

11/2

http://fr.zaman.com.tr/fr/detaylar.do?load=detay&link...


2-6 Il est normal que les Afghans puissent aussi venir chez nous et sans leurs papiers!

Et comme des Français (plus de 3000!!!) et des Belges sont en Afghanistan sans avoir reçu de visas du pays, il est normal que les Afghans puissent aussi venir chez nous et sans leurs papiers!

Donnant, donnant.

Et nos Afghans de Calais, ils ne tuent pas les Français dans leur pays, eux!

Ils ne sont pas armés.

STOP AUX EXPULSIONS DES AFGHANS !

Alors qu’en France, la polémique a fait rage autour du renvoi d’Afghans vers Kaboul, en Belgique, silence radio.

Ni les médias, ni le milieu associatif, ni les politiques ne se posent la question : peut-on renvoyer des civils vers la guerre ?

L’opinion publique belge ne s’offusque pas, on a suivi le débat en France en se disant que la question ne se posait pas chez nous.

Pourtant, interrogé au Parlement, Melchior Wathelet admet que la Belgique a renvoyé huit Afghans vers l’Afghanistan au cours de l’année 2009 et l’Office des Etrangers prévoit des vols vers Kaboul pour l'année 2010 

Le Ministre répond à la question –posée par la députée Zoé Genot- de savoir si il ne faut pas suspendre toute expulsion vers ce pays que le danger a été évalué par le Commissariat aux Réfugiés et que les expulsés ne risquent donc rien.

Faux ! répondent les avocats qui travaillent sur ces dossiers. Le Commissariat n’évalue pas le danger en cas de retour mais se contente d’émettre des doutes vagues et absurdes sur le récit des demandeurs d’asile. La plupart des décisions sont motivées sur le fait que le Commissariat a des doutes sur le départ récent d’Afghanistan. 

Il est évident - pour toute personne sensée - que quand bien même un demandeur d’asile aurait quitté l’Afghanistan il y a plusieurs années, le danger en cas de retour vers Kaboul reste le même.

La ville de Kaboul ne sait pas accueillir les réfugiés rapatriés qui vivent dans des conditions scandaleuses, sous des abris de fortunes, malgré la neige.

Le HCR a demandé qu’on ne renvoie personne pendant l’hiver. Le représentant du HCR en Belgique a également critiqué la motivation des décisions sur le départ récent qui ne répond aucunement à la question de savoir si il y a un risque pour la vie et l’intégrité physique, oui ou non.

 La revendication de n’expulser aucun Afghan vers l’Afghanistan doit être posée avec force au Ministre Wathelet. Il faut également lui rappeler qu’auparavant (entre 2003 et 2006) tous les Afghans ont été régularisés sans que cela ne crée ni appel d’air, ni augmentation sensible de l’immigration, ni un déséquilibre quelconque dans la société belge. La raison de cette régularisation était clairement la situation en Afghanistan.

 En 2010, la situation en Afghanistan n’a jamais été pire.

 Il y a des moments où il faut oser une politique humaine, il faut suspendre toute expulsion vers l’Afghanistan jusqu’à nouvel ordre.

 CRER – Coordination contre les Rafles, les Expulsions et pour la Régularisation
Mail ;
coord100papiers@hotmail.com


2-7Vingras : l'histoire nous apprend-t-elle quelque chose ?

Au moment où l'on annonce la mort d'un quarantième soldat français en Afghanistan, Michel Denisot reçevait dans son "Petit Journal" une afghane qui vient de publier un livre dans lequel elle dénonce "l'armée d'occupation" c'est à dire l'armée américaine mais aussi le contingent français.

Ce qui pose un certain nombre de problèmes tant sur le plan de la géopolitique que de l'éthique.

Bien évidemment je ne prétends pas apporter de réponses satisfaisantes à un tel dilemme.

Si j'écoute les belles âmes qui nous bassinent avec la mission civique et civilisatrice de l'occident, je suis bien obligé de me référer aux canons de la "Ligue maritime et coloniale", et je referme le dossier.

Si je me laisse conter la fable d'une traque sans merci d'Al Quaida par Résistants interposés, je préfère ouvrir un roman d'espionnage.

Chacun sait que le terrorisme ne se combat pas comme dans les guerres napoléoniennes, mais par le truchement des services secrets.

Alors,de quoi s'agit-il ? Que faisons-nous là bas après nos décolonisations plus ou moins heureuses et douloureuses,après notre refus historique de participer à l'aventure militaire irakienne  absurde de George W.Bush ?

Serions-nous devenus néo-impérialistes, supplétifs des américains, ou tout simplement stupides ?

Un élément de réponse (ironique) nous est donné par l'invitée afghane de Denisot,qui nous apprend que le port de la Bourqa lui permet de se dissimuler et ainsi d'échapper à la répression.

Elle peut ainsi participer à la vie démocratique de son pays. Cette maudite Bourqa que le fringant Copé voudrait faire interdire...

"Personne n'aime les missionnaires armés" avait dit Maximilien Robespierre.

Le Premier Consul Bonaparte en fit la douloureuse expérience avec la déroute de son corps expéditionnaire à Haïti. Mais l'histoire nous apprend-t-elle quelque chose ?

Vingtras  

10 Février 2010

http://www.mediapart.fr/club/blog/vingtras/100210/mourir-...


2-8 Lal Gul : « Nous ne pouvons pas rencontrer les prisonniers ».

Lal Gul, est à la tête de l’Organisation pour les droits de l’homme en Afghanistan.

Officiellement, il n’y a plus de prisons secrètes en Afghanistan. En êtes-vous absolument convaincu ?

Lal Gul. : Si le gouvernement américain a modifié ou annoncé qu’il avait modifié les conditions de détention en Afghanistan, c’est parce que les pressions des organisations internationales de Defense des droits de l’homme ont été fortes.

C’est pourquoi, a priori, je ne pense pas qu’il existe encore ce qu’on appelle des black jails, des prisons secrètes. Malheureusement, personne n’a accès aux personnes détenues dans ces prisons. C’est totalement illégal. Certains prisonniers ont été transférés de Bagram à une autre prison gérée par l’administration afghane. Ce n’est que là que nous sommes autorisés à rencontrer les prisonniers et à leur fournir une assistance légale. À Bagram il y a environ 675 prisonniers parmi lesquels des prisonniers qui ne sont pas afghans, qui viennent du Pakistan et de certains pays arabes. Mais Bagram n’est pas soumis aux lois afghanes.

Allez-vous saisir la justice pour que les personnes détenues et reconnues innocentes soient dédommagées ?

Lal Gul. : De nombreux Afghans ont été détenus totalement illégalement alors qu’ils étaient innocents. Ils n’ont pas seulement perdu leur liberté pendant des années.

Durant le conflit, certains ont perdu des membres de leur famille, d’autres ont été blessés, leurs maisons ont été démolies lors des bombardements. Les compensations font partie des lois internationales.

Malheureusement, le gouvernement des États-Unis ne semble pas disposer à dédommager ces détenus reconnus innocents. Tant d’erreurs ont été commises par les forces de la coalition et par le gouvernement afghan que les gens n’ont plus confiance.

Nous n’avons pas besoin de plus de troupes sur le sol afghan. Nous avons besoin d’un soutien financier et technique pour renforcer notre armée et notre police.

2/2

http://www.humanite.fr/2010-02-01_International_Afghanist...


n°320 - Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan - 25/02- : Fin - : Il est normal que les Afghans puissent aussi venir chez nous et sans leurs papiers!

n°320  - Les  dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan -  25/02- : Fin  - : Il est normal que les Afghans puissent aussi venir chez nous et sans leurs papiers!


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

                              Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les  dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan

   n°320                                                                                                                             25/02/10

                   C.De Broeder    &   M.Lemaire                       



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

3 Annexe

3-1 Discours de Obama sur l'état de l'union 2010.

3-2 Pascal Sacré : Dans quel état se trouve l’Union des menteurs, des voleurs et des envahisseurs.

3-3 Joe Kishore : Le chef des services de renseignement américains revendique le droit d'assassiner des Américains à l'étranger.

3-4 Ben laden a nié être responsable du 11/09, ne l’oubliez pas !

3-5 Obama tue, plutôt que faire des prisonniers.

3-6 De Victor Jara à Guantanamo : la même CIA...



3 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 Discours de Obama sur l'état de l'union 2010.

Par Barack Obama

Extrait…

Tout au long de notre histoire, aucune question n’a autant uni notre pays que celle de notre sécurité. Il est triste de constater qu’un peu de l’unité que nous avons ressentie à la suite des attentats du 11 septembre (2001) s’est dissipée. Nous pouvons discuter autant que nous voulons sur qui est à blâmer pour cela, mais je ne tiens pas à remettre le passé en procès. Je sais que nous aimons tous notre pays. Chacun de nous est attaché à sa Defense. Cessons donc les invectives d’écoliers sur lequel est le plus fort ; rejetons le choix, qui n’en est pas un, entre la protection de nos citoyens et la Defense de nos valeurs ; oublions la peur et la division et faisons ce qu’il faut pour défendre notre pays et créer un avenir plus empreint d’espoir, pour l’Amérique et pour le monde.

C’est la tâche que nous avons entreprise l’an dernier. Depuis le jour de mon entrée en fonction, nous avons recentré notre attention sur les résistants qui menacent notre patrie. Nous avons fait des investissements importants dans la sécurité de notre territoire et déjoué des complots qui menaçaient de faire des victimes parmi nos concitoyens. Nous sommes en train de combler les lacunes inacceptables qu’a révélées la tentative échouée d’attentat de Noël, en améliorant la sécurité à bord des avions et en accélérant les actions prises en fonction de nos renseignements. Nous avons interdit la torture et renforcé nos partenariats du Pacifique à l’Asie du Sud et à la péninsule arabe. Et au cours de l’année écoulée, des centaines de combattants et d’associés d’Al-Qaïdam dont beaucoup de hauts commandants, ont été capturés ou tués, soit bien plus qu’en 2008.

En Afghanistan, nous augmentons nos effectifs et formons les forces afghanes de sécurité, afin qu’elles puissent commencer à prendre la direction des opérations en juillet 2011 et que nos soldats puissent commencer à rentrer chez eux. Nous récompenserons la bonne gouvernance, travaillerons à réduire la corruption et appuierons les droits de tous les Afghans, aussi bien hommes que femmes. Nous avons à nos côtés des alliés et des partenaires qui ont accru leurs engagements et qui se réuniront demain à Londres pour réaffirmer notre détermination commune. Il y aura des jours difficiles devant nous. Mais je suis absolument convaincu que nous réussirons.

Alors que nous luttons contre Al-Qaïda, nous laissons de façon responsable l’Irak à son peuple. Lorsque j’étais candidat à la présidence, je m’étais engagé à mettre fin à cette guerre, et c’est ce que je fais en ma qualité de président. Nous aurons retiré d’Irak toutes nos forces de combat d’ici à la fin du mois d’août. Nous soutiendrons le gouvernement irakien lorsqu’il organisera des élections et poursuivrons nos relations de partenariat avec le peuple irakien en vue de favoriser la sécurité et la prospérité. Mais ne vous y trompez pas : cette guerre se termine, et tous nos soldats rentrent chez eux.

(...)

En même temps que nous menons deux guerres, nous affrontons aussi le danger peut-être le plus grave qui menace le peuple américain, à savoir la menace des armes nucléaires. J’ai pris à cœur la vision de John Kennedy et de Ronald Reagan, en adoptant une stratégie qui inverse la prolifération de ces armes et vise à un monde qui en sera débarrassé. En vue de réduire nos arsenaux et nos vecteurs tout en maintenant notre pouvoir de dissuasion, les États-Unis et la Russie achèvent de négocier un traité de limitation des armements d’une portée sans précédent depuis près de deux décennies. Et en avril, lors du Sommet sur la sécurité nucléaire, nous réunirons 44 États ici à Washington en vue d’un objectif clair : sécuriser, en quatre ans, tout le matériel nucléaire vulnérable de par le monde, afin qu’il ne puisse jamais tomber entre les mains de résistants.

Ces efforts diplomatiques ont, de plus, renforcé notre main face aux pays qui insistent pour transgresser des accords internationaux à la recherche d’armes nucléaires. C’est pourquoi la Corée du Nord doit maintenant faire face à un isolement accru et à des sanctions plus lourdes - des sanctions qui sont vigoureusement appliquées. C’est pourquoi la communauté internationale est plus unie et la République islamique d’Iran plus isolée. Et tandis que les dirigeants iraniens continuent de faire fi de leurs obligations, que personne n’en doute : ils devront, eux aussi, faire face à des conséquences croissantes. C’est une promesse.

2/2

http://www.voltairenet.org/article163774.html


3-2 Pascal Sacré : Dans quel état se trouve l’Union des menteurs, des voleurs et des envahisseurs ?

27 janvier, discours sur l’état de l’Union :

Barack Obama, le 44è président des Etats-Unis s’est présenté devant son peuple, enfin, ceux que le vote démocratique a placés sur ces sièges pour le représenter.

Une vaste assemblée de personnes respectables au visage grave, aux costumes gris ou bleus, aux cheveux blancs pour la plupart.

Le Congrès des Etats-Unis d’Amérique.
Les USA (United Swindlers of America*) vont-ils bien ?
Faisons l’état de l’Union.

Normalement, les Etats-Unis devraient être sortis de l’époque sombre des présidences au scrutin entaché de rumeurs de fraude, des administrations privilégiant la guerre à des milliers de kilomètres (Washington à 9.694,69 km de Bagdad), des gouvernements inféodés aux multinationales, vampires ou tiques selon leur taille, suçant le sang rouge et frais de la population étatsunienne. Normalement.

Ce 27 janvier, Barack Obama s’est avancé, sûr de lui, l’habituelle main tendue vers tous ces élus dont le rôle est de surveiller, critiquer, évaluer la politique de leur président, dans le but unique et définitif de protéger la Constitution de leur pays et surtout, les intérêts du peuple étatsunien.

Pourtant, d’emblée, ce qui frappe est la dévotion. Ce qui pourrait passer pour un signe de politesse et de bonne éducation, dans cet hémicycle du Congrès américain, donne plutôt l’impression d’une soumission sans conditions. Si le respect est requis, où se trouve la véritable opposition, le contre-pouvoir, protégeant le peuple de l’Exécutif, fondement de la démocratie ?

Les lauriers entrelacés autour de piliers, gravés de part et d’autre du drapeau étoilé, derrière le Président et son Vice, évoquant le dieu dollar dans lequel une certaine élite croit encore, donnent le ton.

Des ressorts se cacheraient-ils dans les sièges des Congressmen pour que chaque année, quel que soit la marionnette qui se présente devant eux, quel que soit le programme défendu, de la guerre sans fin ou des litanies de promesses, ces Représentants du Peuple se lèvent comme un seul homme et applaudissent au lieu de rester assis et, sobrement, vraiment, avec ténacité et honnêteté, défendre le peuple qu’ils « représentent » ? Point par point. Sans injures (1) ni motivation électorale, juste la détermination de faire leur travail.

En attendant, le discours de Barack Obama sur l’état de l’Union s’est déroulé sans heurts pour le Président du Changement, une colombe pacifique et blanche planant au-dessus de sa première année de poursuite des guerres illégales, de maintien de la torture dans les trous noirs de la planète, et de promotion des camps d’internement inhumains de Guantanamo et d’ailleurs.

« Nous avons passé une année difficile.
Nous avons traversé une décennie difficile.

Mais nous n’abandonnons pas. Je n’abandonne pas », a-t-il déclaré ce mercredi 27 janvier, pour son premier discours d’Union.
Applaudissements. Position debout, bras tendus des Congressistes, pour féliciter et congratuler. Dans ce monde où les paroles et les mots ont plus d’importance que les actes, plus d’importance que tout le reste, après ses discours d’investiture, son discours au Caire, Barack Obama s’est démené. Il sait bien que tout se gagne avec les mots, les promesses, les tournures de phrase, peu importe si les actes viennent tout contredire, tout discréditer. Il peut compter sur les médias et ceux qui veulent encore désespérément croire au changement dont il usurpe l’image, pour déformer la réalité, lui trouver des excuses, des circonstances atténuantes et ainsi, endormir les inquiétudes de la population.

Mr Obama n’abandonne pas.
S’il a passé une année difficile, que dire des Irakiens qui, s’ils ont bien compris, ont été envahi sur des mensonges et des buts encore inavoués, toujours impunis (2) ?

Des Afghans qui se réveillent tous les jours sous la menace d’un avion sans pilote (drone) qui pourrait avoir choisi leur banquet de mariage pour faire un carton, l’habituel prétexte d’un terroriste dissimulé dans le gâteau étant systématiquement avancé dans les médias occidentaux (3) ?
Des Yéménites, des Somaliens, des Américains du Sud, des Haïtiens, des paysans hindous poussés au suicide par les OGM terminator de Monsanto dont Barack Obama a nommé le Vice président Michael R. Taylor à un poste important de la FDA (la puissante agence fédérale pour les aliments et les médicaments aux USA) (4) ?
Une année difficile, une décennie difficile pour Barack Obama ! Et pour les Irakiens, les Afghans, les Pakistanais ? Fauchés sur place, ou emmenés sur des sites de torture pour être ébouillanté vif, comme en Ouzbékistan qui sous-traite les saletés de l’Union et de son opaque et terrifiante CIA (5).
Barack Obama n’abandonnera pas !
Alors cela ne devrait pas rassurer les six millions d’américains qui n’ont que les coupons alimentaires pour revenu (6), le million et demi d’enfants SDF aux USA (7), les millions de chômeurs grossissant la masse de personnes en très grande précarité, univers de misère en expansion qui pourrait toucher 50 millions d’étatsuniens, aussi démunis que les Mexicains ou les Haïtiens.
Non, la franchise du prix Nobel de la paix 2009, mal interprétée par les médias complices, devrait inquiéter franchement tous ces gens. Car pour le Pentagone, pour les banques et pour la guerre, Barack Obama a assuré des lendemains qui chantent. Uniquement pour eux.
Près de 800 milliards de dollars pour sauver les banques de leur imprudence irresponsable et spéculative en 2008, ayant précipité la crise financière et entraîné la mise à la rue de milliers d’américains. Une bonne raison, comme le dit Barack le 27 janvier, d’avoir détesté ce sauvetage des banques, le comparant à la dévitalisation d’une dent.
A mon avis, lui, il comparerait le massacre « involontaire » de quarante pakistanais innocents réunis pour un mariage à une écho-endoscopie de la prostate (8).
Barack avait bien fait le gros doigt en direction des banquiers qui pourtant, se paieront quand même d’immenses bonus qu’ils jugent mérités (9). Ainsi la banque américaine JP Morgan Chase & Co annonce ce 15 janvier le versement de 9,3 milliards de dollars à ses salariés (source : Le Monde).
Si le président du changement a promis à 46 millions d’américains de se battre pour leur obtenir une assurance-maladie qu’ils n’ont toujours pas, couverture promise au plus tard pour 2014, en revanche, il y a un domaine qui ne souffre aucun retard et qui ne dérange aucunement la « sensibilité » des Congressmen ni d’aucun des sénateurs américains : le budget du Pentagone.
Ainsi, le 28 octobre 2009, le président Barack Obama a signé le décret d’autorisation de la Défense pour 2010, c’est-à-dire le plus gros budget militaire de l’histoire des EU. Il n’est pas seulement le plus gros budget militaire au monde, il est en même temps plus important que l’ensemble des dépenses militaires du reste de la planète : près de 700 milliards de dollars. (10)
En cela, Barack Obama est bien le Président du Changement : il augmente encore le porte-monnaie de la Défense, multipliant par 3 le budget alloué par le guerrier texan G W Bush en 2000 (280 milliards $) faisant du Pentagone la plus grande arme de destruction massive jamais conçue par l’homme.

Mais c’est pour faire la paix. C’est pour accepter les différentes cultures (discours de Caire). C’est pour tendre la main.

Terroriser pour faire disparaître le terrorisme.

Il est bien accepté, même si c’est faux et criminel, qu’il faut bombarder le système immunitaire d’antibiotiques et de vaccins pour faire disparaître les infections (11).

La guerre en Irak coûtera au contribuable américain trois mille milliards de dollars (12).

Joseph Stiglitz, lauréat 2001 du prix Nobel d’Economie, est professeur d’économie à l’Université de Columbia et co-auteur, avec Linda Bilmes, de La Guerre à trois mille milliards de dollars : le véritable coût de la guerre en Irak (The Three Trillion Dollar War : The True Costs of the Iraq Conflict.)

Voilà, faites les comptes. Joseph Stiglitz et Linda Bilmes ont calculé que mille milliards de dollars, soit un tiers du coût de la guerre d’Irak, présentée comme indispensable et juste, auraient pu financer la construction de huit millions de logements, le recrutement de quinze millions de professeurs, les soins de 530 millions d’enfants, des bourses d’études pour 43 millions d’étudiants et une couverture sociale aux États-Uniens pour les cinquante prochaines années.

Tiens, plus besoin d’un combat acharné pour une couverture sociale prévue en 2014 pour la version optimiste et obligeant le président à implorer le congrès, penaud : « Ne vous détournez pas de la réforme. Pas maintenant. » Une larme ? Non, le président maîtrise. Un sourire gagnant et séducteur.

Partir d’Irak ? Vous n’y pensez pas. Après neuf ans d’administration américaine par Paul Bremer et ses milices privées (Blackwater Worldwide, devenu Xe, Triple Canopy), si les soldats US quittaient maintenant le sol irakien, ce serait le chaos, l’anarchie, l’enfer pour les Irakiens (13).

Donald Rumsfeld, Paul Wolfowitz, respectivement numéros 1 et 2 du Pentagone et Richard Perle, avaient pourtant bien tous promis que la guerre serait facile, ne nécessiterait jamais cent mille soldats et serait payée par le pétrole irakien à raison de deux, voire quinze milliards de dollars maximum. (14)

Si le fait de stopper la folie irakienne permettait, beaucoup plus rapidement que 2014, d’assurer 96% des Américains de moins de 65 ans, de rebâtir le pays, d’indemniser décemment les victimes de Katrina, de remettre à l’abri les enfants SDF, de garantir les retraites et de relancer l’emploi, monsieur Obama serait véritablement le Président du changement mais cela signifierait déplaire intensément aux dirigeants des Big Five (15) représentées dans toutes les administrations US successives, de Roosevelt au prix Nobel de la paix.

Face aux Big Five, que pèse la population des Etats-Unis ? Que vaut son bien-être ? A elle, la population, de répondre elle-même à cette question, et de tirer ses conclusions. En faisant l’état de l’Union, ce 27 janvier, ni Barack Obama, ni les représentants du peuple américain ne s’interpellent sur ce genre de détails. C’est un fait.

Evidemment, la réalité géopolitique indique que le retrait d’Irak maintenant serait une catastrophe militaire et énergétique pour les Etats-Unis, comme le souligne Noam Chomsky, laissant la voie libre à un grande nation chiite regroupant l’Iran, l’Irak et la partie d’Arabie saoudite où justement se trouve l’essentiel du pétrole saoudien (16).

La maison brûle et l’Oncle Sam est pris à son propre piège, empêtré dans le bourbier irakien. Le vin est tiré, il faut le boire. L’habitant de la maison, la population étatsunienne, devrait être mise au courant. C’est elle qui sera brûlée, paie la bouteille, et n’en boit que la lie.

Barack est bien un peu chahuté, boudé même, quand il reprend à son compte quelques idées républicaines lui faisant dire : «  Je croyais que j’aurais plus d’applaudissements avec cette proposition. » Parfois, il est très gentiment bousculé mais dans l’ensemble et selon les termes des médias encore subjugués, il a revigoré la gauche malgré sa défaite récente dans le Massachussetts, a joué sur de multiples registres, a alterné sourire et optimisme, et adopté une attitude « reaganienne » : « Malgré nos difficultés, l’état de notre union est fort » (17).

D’une année à l’autre, que ce soit Johnson, Nixon, Carter, Reagan, Bush père, Clinton, Bush junior et maintenant le premier président noir, Nobélisé de la paix, démocrate à la main tendue, qu’est-ce qui change ?

La durée des ovations ?

L’intensité des applaudissements ?

Le nombre de représentants quittant leur siège pour se lever et marquer leur soumission, leur dévotion, non pas au président, mais au Système dont ce Président provisoire n’est que la marionnette changeant tous les quatre, au pire tous les huit ans ?

C’est un peu, toujours, la même bande de « copains » qui donnent chaque année un petit spectacle gratuit pour faire croire qu’ils vont changer les choses, puis tout se termine au fond du même verre de bière, et chacun retourne cirer les pompes du lobby qui paie l’éclairage et le mobilier de son bureau.

A l’année prochaine pour faire l’état de l’Union.
Barack Obama, an III.

Encore plus de guerres, de milliards pour le Pentagone et les banques.
Encore plus d’Etats-uniens dans les rues et de drones de par le monde.

Toujours moins d’honneur.
Toujours plus d’espoir.
Certainement.

Pascal Sacré

27 janvier,

Notes :

* Traduction : Union des Escrocs d’Amérique ou Escrocs Unis d’Amérique.

(1) Le représentant au Congrès, républicain, Joe Wilson traite Obama de menteur en direct devant le Congrès réuni le mercredi 9 septembre, en rapport avec le projet de réforme du système de santé du président américain : http://www.lemonde.fr/ameriques/art...

(2) http://www.liberation.fr/monde/0101...

(3) http://www.paperblog.fr/2716459/les...

(4) Michael R Taylor, the Vice President for Public Policy at Monsanto Corp. from 1998 until 2001 : http://www.organicconsumers.org/art... Monsanto’terminator : http://www.greenpeace.org/france/ne...

(5) Rapport de Craig Murray, ambassadeur de Grande-Bretagne en Ouzbékistan jusqu’en 2004 : http://www.reopen911.info/News/2009...

(6) Etats-Unis : six millions de personnes n’ont que les coupons alimentaires pour seul revenu par Jerry White, http://www.mondialisation.ca/index....

(7) Le Dr. Ellen Bassuk présidente du National Center on Family Homelessness a ainsi déclaré que 1,5 millions d’enfants étaient SDF aux USA. Source : http://mwcnews.net/content/view/29970.

(8) Echo-endoscopie de la prostate : examen invasif qui consiste à introduire une sonde d’échographie par le rectum d’un patient éveillé pour visualiser la prostate, glande masculine, à la recherche d’anomalies types adénomes, hypertrophie, cancers…

(9) http://www.lemonde.fr/la-crise-fina...

(10) http://www.michelcollon.info/index....

(11) Selon le dernier rapport alarmant de l’OMS, l’accroissement de la pharmacorésistance pourrait priver le monde des moyens de guérir les malades et d’arrêter les épidémies (OMS, communiqué de presse 2000-41). La résistance bactérienne aux antibiotiques est un phénomène biologique naturel qui est amplifié parce que l’homme utilise trop et mal les antibiotiques dont il dispose. http://revue.medhyg.ch/article.php3...

(12) http://contreinfo.info/article.php3...

(13) Le département d’Etat a diffusé un sondage montrant que les deux tiers des habitants de Bagdad souhaitent le retrait des forces états-uniennes ; un sondage de dimension nationale, à un autre moment, donnait un chiffre de 70%. Voilà l’Irak. Si vous vous limitez à l’Irak arabe les chiffres sont encore plus élevés.

(14) http://www.dailymotion.com/video/xb... , minutes 19 et suivantes.

Après la fin de […] mars 2009, les effectifs des forces américaines en Irak seront d’environ 138.000 contre 146.000 à l’heure actuelle. Ce nombre avait atteint 160.000 avec l’arrivée des renforts.

(15) The Big Five, les plus gros producteurs militaires aux Etats-Unis, Lockheed Martin, Northrop Grumman, General Dynamics, Boeing, Raytheon.

Guerre et mondialisation, à qui profite le 11 septembre ? Editions Le Serpent à Plumes, 2002, par Michel Chossudovsky. P. 28 Encadré 1.4.

(16) http://www.legrandsoir.info/La-poud...

(17) Le Mensuel, le meilleur du Monde, Corine Lesnes, correspondante à Washington, Février 2010, pp. 44 à 46

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Dans-quel-etat-se-trouve-l-Un...


3-3 Joe Kishore : Le chef des services de renseignement américains revendique le droit d'assassiner des Américains à l'étranger.

Le directeur national des services de renseignement américains, Dennis Blair, a dit mercredi que les agences du gouvernement pratiquaient une politique d'assassiner les Américains à l'étranger comme l'exigeait la guerre « contre le terrorisme. »

Dans son témoignage devant la Commission de contrôle des services secrets de la Chambre des représentants, Blair a dit que les assassinats seraient justifiés si les citoyens américains « agissaient de manière à constituer une menace aux Américains ». Ceci constitue une catégorie extrêmement vaste et donne à l'appareil de renseignement américain l'autorisation générale de se livrer à ce qui n'est rien d'autre que des exécutions extrajudiciaires.

De tels meurtres sont illégaux en vertu de la loi internationale mais ils sont devenus sous l'euphémisme d'« assassinats ciblés » une procédure standard pour l'armée américaine et les agences de renseignement. Ils sont à présent pratique courante dans le cadre des occupations militaires à grande échelle en Irak et en Afghanistan, ainsi que dans d'autres pays visés par les Etats-Unis, y compris le Pakistan et le Yémen.

La question d'assassiner des Américains a été abordée spécifiquement par rapport au religieux américain d'origine yéménite, Anwar Al-Awlaki, qui a été lié par le gouvernement américain au suspect de la tentative d'attentat du jour de Noël sur le vol 253 de la Northwest Airlines l'an dernier. Le 24 décembre, les Etats-Unis avaient lancé des frappes contre des installations d'Al Qaïda au Yémen et l'on avait initialement cru qu'Al-Awlaki figurait parmi les tués.

Al-Awlaki n'a été accusé d'aucun crime. CNN a toutefois rapporté : « En privé, de nombreux responsables gouvernementaux ont dit qu'il était l'un des prochains citoyens américains à l'étranger dont les services de renseignement américains avaient l'intention de s'occuper. » CNN n'a pas dit qui d'autre figurait sur la liste des citoyens dont on allait « s'occuper ».

Les Etats-Unis suivent « une politique définie et un ensemble de procédures juridiques qui sont très minutieusement observées, » a proclamé Blair. Il a dit aussi que les agences américaines de renseignement cherchaient à obtenir « une autorisation spécifique, vraisemblablement de la Maison Blanche, sans pourtant que Blair soit explicite, pour exécuter des actions impliquant l'assassinat de citoyens américains.

Peter Hoekstra, le Républicain de haut rang siégeant à la Commission du renseignement, a dit qu'il était « étonné » que Blair ait fait cette déclaration lors d'une séance ouverte. « Donc, il existe un cadre et une politique. une voie claire pour le moment où cette personne pourra s'exprimer librement à l'étranger et où elle aurait pu avoir entamé le recrutement ou aurait pu avoir commencé à réellement coordonner et à exécuter des attaques contre les Etats-Unis ? » demanda-t-il.

Blair a répondu en disant qu'il préférait exposer les détails en « séance à huis clos, » mais a ajouté, « Nous ne ciblons pas les personnes pour liberté d'expression. »

Le fait que le chef du renseignement américain ait eu à assurer la population que le gouvernement ne tuait pas les citoyens américains sur la base de leurs opinions et de leurs points de vue politiques ne fait que souligner l'ampleur de la criminalisation de l'Etat.

Le gouvernement Obama est en train de poursuivre et à bien des égards d'intensifier l'attaque menée par Bush contre les droits démocratiques et constitutionnels. Durant le gouvernement Bush, la question de la surveillance abusive des communications impliquant des citoyens américains avait été à l'origine d'une tempête de controverses. A présent, le gouvernement américain s'arroge ouvertement le droit de tuer des citoyens américains sans que cela soulève de protestation d'aucun des deux partis politiques.

Les commentaires de Blair ont été faits au beau milieu d'une multiplication des avertissements lancés par les services de renseignement quant à d'imminentes attaques résistants. Blair a dit que dans les prochains trois à six mois une tentative d'attaque était « certaine » aux Etats-Unis, répétant les commentaires faits mardi par le directeur de la CIA, Leon Panetta.

« Nous avons averti au cours de ces dernières années de ce qu'Al-Qaïda même et ses disciples ainsi que des résistants inspirés par Al-Qaïda avaient toujours la ferme volonté de frapper les Etats-Unis, » a dit Blair, « et l'année dernière nous avons disposé de noms à associer à ces avertissements. »

Au milieu de ces avertissements, il est remarquable qu'aucun représentant du Congrès n'ait questionné Blair ou Panetta au sujet des rapports disant que les agences de renseignement américaines étaient intervenues pour empêcher la révocation du visa d'Umar Farouk Abdulmutallab, l'homme qui avait tenté de faire exploser l'avion du vol 253 de la Northwest Airlines.

Il y a eu une censure systématique de la part des médias et de l'establishment politique au sujet du témoignage du responsable du département d'Etat Patrick Kennedy devant le Congrès depuis la publication la semaine passée d'un article du Detroit News sous le titre, « Un suspect terroriste conserve son visa pour éviter toute enquête plus extensive. »

Le News avait écrit « Patrick F. Kennedy, un sous-secrétaire de la direction au Département d'Etat, a dit que le visa d'Abdulmutallab n'avait pas été révoqué parce que des responsables des services de renseignement avait demandé à son agence de ne pas refuser un visa au terroriste présumé de crainte qu'un rejet ne vienne contrecarrer une plus vaste enquête sur les menaces d'Al Qaïda à l'encontre des Etats-Unis. »

L'agence de renseignement en question avait été le National Counter Terrorism Center (NCTC) qui opère sous la direction du directeur du renseignement américain, Dennis Blair.

Les avertissements au sujet d'une attaque imminente émanant de ces mêmes agences de renseignement ont un caractère inquiétant. Sous George W. Bush, le gouvernement avait régulièrement manipulé les avertissements et l'évaluation des menaces pour des raisons politiques, afin de justifier une politique impopulaire, d'influencer les élections ou de détourner l'attention de révélations embarrassantes. Ces avertissements avaient en général de très peu à voir avec la réalité.

Dans le même temps, toute attaque terroriste réussie, qu'elle ait été facilitée ou non par des agences américaines de renseignement, serviront de prétexte à une escalade de la guerre et à des attaques contre les droits démocratiques.

Joe Kishore

WSWS

Mondialisation.ca,

Le 14 février 2010
Article original en anglais, US intelligence chief claims right to assassinate Americans overseas, WSWS, paru le 5 février 2010.

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticl...


3-4 Ben laden a nié être responsable du 11/09, ne l’oubliez pas !

Pour les gens qui ne comprennent rien au monde dans lequel nous vivons, Ben Laden est responsable du 11/09 et le chef de file des djihadistes éparpillés tout autour du monde.
 En fait, cette histoire est bonne pour les sionistes, les racistes, les services secrets (qui ont intérêt dans l’affaire), et la populace qui n’a pas le temps de se renseigner et accepte les mensonges sans réfléchir.  
 Pourquoi dire cela.
 C’est très simple, Ben Laden, une semaine après le 11/09 a nié catégoriquement être responsable de ces attentats.  
 
Voila le papier de CNN du 17 septembre 2001 : 
 " Islamic militant leader Osama bin Laden, the man the United States considers the prime suspect in last week’s terrorist attacks on New York and Washington, denied any role Sunday in the actions believed to have killed thousands.  
 In a statement issued to the Arabic satellite channel Al Jazeera, based in Qatar, bin Laden said, "The U.S. government has consistently blamed me for being behind every occasion its enemies attack it. 
 "I would like to assure the world that I did not plan the recent attacks, which seems to have been planned by people for personal reasons," bin Laden’s statement said.
"

Traduction  Google  et ML

«L'Islam militant, Oussama ben Laden, l'homme que les  États-Unis considèrent que le principal suspect dans les attentats terroristes de la semaine dernière à New York et Washington, a nié tout rôle dimanche dans les actions soupçonné d'avoir tué des milliers.
 
Dans une déclaration publiée à la chaîne satellite arabe Al-Jazira basée au Qatar, Ben Laden a déclaré: «Le gouvernement américain n'a cessé de me reproche d'être derrière chaque occasion, ses ennemis l'attaquent.
 «Je tiens à assurer au monde que je ne suis pas derrière les attaques récentes, qui semble avoir été planifié par les gens pour des raisons personnelles", la déclaration de Ben Laden a déclaré.
"  
 
http://archives.cnn.com/2001/US/09/......
 Elle est bonne celle la quand même !!!!
 POURQUOI BEN LADEN A NIÉ ÊTRE RESPONSABLE DES ATTENTATS ?
 CELA NE COLLE ABSOLUMENT PAS AVEC LE PERSONNAGE QUE L’ON CONNAIT À TRAVERS LES MÉDIAS.

 En effet, c’est le 23 février 1998 que Ben Laden et Al Zawahiri ont censément crée le Front Islamique international contre les juifs et les croisés.
   Vous voyez ce que je veux dire, alors que Ben laden est dans une dynamique de confrontation avec les juifs et les occidentaux, il se prive de revendiquer l’attentat le plus spectaculaire et le plus meurtrier qu’il n’y ait jamais eu. Pourquoi ? C’est absolument incompréhensible, c’est vraiment très troublant. 
 Pourquoi Ben Laden nie être responsable des attentats le 17 septembre 2001 mais les revendique en décembre 2001 ?
 C’est totalement illogique comme réaction, " Non ce n’est pas moi " dit il, et deux mois plus tard , " oui c’est moi qui ai fait ces attentats " !!!
 Vous ne pensez pas qu’il y a un problème ? Personnellement, il ne m’en faut pas plus pour douter très fortement de la version officielle.
 Mais ce n’est pas tout, il y a une autre incohérence majeure dans la doxa occidentale expliquant que les attentats dans le monde sont le fait de l’organisation Al-Quaïda et de son chef Oussama Ben Laden. 
 Voila ce que nous avons appris sur les véritables causes de l’attentat de Karachi  
 " Libération s’est procuré les conclusions écrites par les magistrats chargés d’examiner cette affaire en appel, le 5 mai 2009.
 Celles-ci affirment qu’"aucune preuve n’a été produite par l’accusation pour montrer que les deux justiciables sont à l’origine de l’explosion" qui a tué 11 salariés français de la Direction des constructions navales (DCN) à Karachi le 8 mai 2002.
 Les deux résistants, Mohammad Rizwan et Asif Zaheer, soupçonnés d’appartenir à l’internationale islamiste, tenus pour coupable et condamnés à mort, doivent être relâchés. Selon ce rapport, le seul témoignage est "le résultat d’une construction" des policiers pakistanais
: l’unique témoin est un vendeur de pain ambulant, présenté tardivement par la police pakistanaise et qui affirme avoir vu les deux hommes ensembles quelques mois avant l’attentat.
 D’autre part, les aveux d’Asif Zaheer lui auraient été arrachés, au bout de 23 jours de détentions dans des conditions qui ne sauraient les rendre crédibles.
 Le quotidien pointe également une autre incohérence : l’explosif mentionné dans le rapport de police ne correspondrait pas à celui identifié par un laboratoire d’experts parisiens chargé d’analyser les débris recueillis le jour de l’attentat. Selon ce laboratoire, c’est un explosif militaire à base de RDX qui aurait été utilisé, alors que les rapports pakistanais parlaient de nitrate d’ammonium."
http://tempsreel.nouvelobs.com/actu......  
 Le soucis avec ces révélations fracassantes, c’est que Ben Laden a revendiqué l’attentat de Karachi !
 Nous sommes face à un très gros problème parceque non seulement il revendique l’attentat de karachi mais aussi toute une série d’autre actes violents.

Regardez :    Voici les principaux extraits du dernier enregistrement sonore attribué au leader d’Al-Qaeda : « Au nom de Dieu le clément, le miséricordieux, de la part du serviteur de Dieu Oussama ben Laden, aux peuples des Etats alliés du gouvernement américain inique [...]. Ce qui s’est passé depuis les conquêtes de New York et Washington jusqu’à ce jour - comme les opérations contre les Allemands en Tunisie, contre les Français à Karachi, l’explosion du pétrolier français au Yémen, les opérations contre les marines à Faïlaka [Koweït], contre les Britanniques et les Australiens dans les explosions à Bali [Indonésie], ainsi que la dernière prise d’otages à Moscou, et quelques autres opérations ici et là - ne sont qu’une riposte de musulmans soucieux de défendre leur religion et de répondre à l’ordre de leur Dieu et de leur Prophète. Pourquoi vos gouvernements se sont-ils alliés à l’Amérique pour nous attaquer en Afghanistan, et je cite en particulier la Grande-Bretagne, la France, l’Italie, le Canada, l’Allemagne et l’Australie ? [...] Comme vous [nous] assassinez, vous le serez aussi, et comme vous [nous] bombardez, vous le serez également [...]. Nous prions Dieu de nous assister pour faire triompher Sa religion et poursuivre le jihad jusqu’à la mort, afin de mériter Sa miséricorde. » http://www.lexpress.fr/actualite/mo......
 
 Il n’y a pas 36 solutions soit Ben Laden ment soit Libération possède de faux documents. 
 Honnêtement, je ne pense pas que les conclusions des juges produit par Libération soient des faux.
 Si l’attentat de Karachi est vraiment le résultat d’un guéguerre entre services secrets pour une histoire de commission non versée, bref un réglement de compte entre mafieux, et que Ben Laden et Al Quaïda revendiquent cette attaque, alors nous pouvons légitimement nous dire que Ben Laden et son organisation ne sont que les faire valoir des services secret dans le monde.Une sorte d’alibi, de passe partout à utiliser pour travestir la réalité et en tant que PSYOPS pour manipuler la perception mentale selon les zones géographiques données.
 En toute logique, nous pouvons dire que Ben Laden est mort entre le 17 septembre et le 13 décembre 2001, date à laquelle il revendique l’attentat dans une vidéo.

Une vidéo que beaucoup disent que c’est un fake.
http://www.youtube.com/watch?v=x0FV......
 Cette vidéo, qui a été trouvé dans une maison à Jalalabad est assez étrange, c’est la seule vidéo ou Ben Laden ne s’adresse pas directement à la caméra.
 La ficelle est très grosse quand même, on entend que Mohamed Atta est responsable, on entend même qu’ils s’attendaient à ce que les étages supérieurs s’effondreraient parce que la structure métallique fondrait, sans oublier le pentagone, les cours de pilotages, et la peur d’un coup d’état !
http://www.aidh.org/attacks/c03.htm
 Toute la théorie de Bush est confirmé, c’est magnifique, et dire que cette cassette vidéo a été trouvée par hasard !!!!!  
 À l’époque, beaucoup ont été septiques quant à la véracité de ce message, on les comprend...  
 Avec les technologies d’aujourd’hui, que ce soit le mind control ou les programmes de création vidéo, il est possible de faire dire n’importe quoi à n’importe qui.  
 Ben Laden est mort, il n’y a aucun doute, nous avons assez de recul pour comprendre ce qui c’est passé, l’épouvantail Ben Laden alibi à tout les crimes de l’administration Bush.Nous avons été les témoins et pour certains les victimes d’une gigantesque opération psychologique.
 Karachi est une brèche dans la vision communément admise du terrorisme d’Al Quaida, Ben Laden revendique un attentat alors qu’il n’y est pour rien.
 Soit il associe toute action contre les occidentaux à son combat, soit le message est une pure création.Dans les deux cas il y a un sérieux problème.Cela rejoint sa premiere intervention sur le 11/09, il n ’y est pour rien.
 Pour ceux qui veulent absolument croire ben laden vivant, vous devrez vous résoudre à ce que ben laden s’approprie les actions des autres.Vous pourriez dire que même si il a nié être responsable des attentats dans un premier temps, il s’est résolu à endosser la paternité de cet acte dans un soucis stratégique.Ce qui en fait un menteur mais surtout qu’il n’est pas responsable du 11/09 et de l’attentat de Karachi.
Et ça vaut son pesant d’or !!!!
Le dailymail du 11 septembre 2009 ne fait pas dans la demi mesure " Has Osama Bin Laden been dead for seven years - and are the U.S. and Britain covering it up to continue war on terror ?
http://www.dailymail.co.uk/news/article-1212851/Has-Osama...
 Selon plusieurs spécialistes les vidéos sont fausses, et selon le journal "
And what of the telling, small news item that broke on December 26, 2001 in the Egyptian newspaper Al-Wafd ? It said a prominent official of the Afghan Taliban had announced that Osama Bin Laden had been buried on or about December 13."  

Traduction  Google  et ML

Et que dire de la narration de la nouvelle du 26 Décembre 2001 dans le journal égyptien Al-Wafd?

Qui déclare, qu’un responsable de premier plan des taliban afghans a annoncé qu'Oussama Ben Laden avait été enterré le ou vers le Décembre 13 ".
 Cette date correspond exactement à la date de diffusion de la première vidéo confession.
 Les américains ont attendu d’être sûre que Ben Laden soit mort pour diffuser ce message.
 Enfin bref, Ben Laden est mort, et même si il a travaillé avec la cia, il n’est pas responsable du 11/09, il l’a clairement dit le 17 septembre 2001.Ensuite que ce soit naturel ou à cause de la traque US, Ben Laden est mort et l’opération de manipulation des foules pouvait vraiment commencer.

Commentaires

1.Posté par Hijack le 12/02/2010 17:07

Évidemment qu'il est le le B.L ... une marionnette que l'on sort qu'on on veut, où on veut et surtout au bon moment !

Bush n'a t-il pas été réélu grâce à une "chaude cassette de B.L" venu le tirer d'affaire alors qu'il été mal placé dans les sondages !!! Tout de suite après la diffusion de la cassette B.L, Bush s'est envolé dans les sondages !!!
En somme, BL a tjrs aidé le clan des Bush et néocons ...
A propos, si BL arrive à attaquer l'Amérique depuis sa grotte afghane ... pourquoi n'a t-il jamais pensé à Israël ??? Puisque c'est la source de tous les problèmes ...
Un vrai con ce B.L ... une marionnette au propre comme au figuré, à moins qu'il ait laissé un document (écrit, audio, vidéo) identifiable formellement dénonçant le false flag dont il a été la première victime... document donc à sortir avant qu'il ne soit trop tard !

http://www.alterinfo.net/Ben-laden-a-nie-etre-responsable...


3-5 Obama tue, plutôt que faire des prisonniers.

L’administration Obama préfère souvent tuer les suspects de terrorisme plutôt que d’essayer de les faire prisonniers, démontre ce dimanche le Washington Post.

Ce n’est pas le premier article à ce sujet, on peut compléter ici ou ici, mais le Post fait là une nouvelle synthèse éclairante des dessous de la guerre au terrorisme.

Le Washington Post revient en particulier sur la traque d’un leader d’Al-Qaeda en Somalie, en septembre. Les services américains avaient reçu l’information que le kenyan Saleh Ali Nabhan, soupçonné de faire le lien entre Al-Qaeda et ses alliés est-africains, allait traverser en voiture le sud de la Somalie.

Les forces américaines avaient le choix de le frapper à distance, par avion. Ou bien tirer depuis des hélicoptères qui pourraient ensuite se poser pour confirmer que la cible avait bien été tuée.

Ou encore tenter de le capturer vivant.

La Maison Blanche a choisi l’option hélicoptères, raconte le Post, l’un des hélicos se posant brièvement à terre et prélevant l’ADN des victimes pour pouvoir confirmer que Saleh Ali Nabhan a bien été tué.

Ce choix, de tuer plutôt que de prendre le risque de faire des prisonniers, a été fait de nombreuses fois ces derniers mois, souligne le Post: “Le résultat se solde par des douzaines de morts ciblés et aucune indication que des détenus de valeur aient été capturés”.

Par rapport à l’administration Bush, l’équipe Obama a plus souvent autorisé ces raids mortels, pour au moins deux raisons, poursuit le Post: éviter les risques d’incidents, y compris diplomatiques, en tentant des captures à l’étranger, et s’épargner aussi le casse-tête de savoir où mettre les prisonniers.

Barack Obama a promis de fermer le camp de Guantanamo et ne sait déjà que faire des 190 détenus qui y restent.

Toutes les autres prisons clandestines de la CIA ont été fermées, affirme le Post. En Irak, les suspects arrêtés par l’armée américaine doivent être remis aux autorités locales.

En Afghanistan, la prison américaine de Bagram doit passer d’ici la fin de l’année sous l’autorité du gouvernement de Kaboul.

Sous l’administration Bush, “il y avait déjà un penchant à “juste abattre le bâtard”, rapporte un agent des services américains cité anonymement par le Post.

Mais maintenant il y a une inclination encore plus grande à agir de la sorte”. Le souci des droits de l’homme, qui pousse l’administration Obama à fermer Guantanamo, aurait donc pour conséquence… davantage de tirs à vue.

14/02/2010

http://washington.blogs.liberation.fr:80/great_america/2010/02/obama-tue-plutôt-que-faire-des-prisonniers-1.html?xtor=EPR-450206


3-6 De Victor Jara à Guantanamo : la même CIA...

Obama pourra-t-il faire quelque chose contre cette tendance à avoir un état dans l’état depuis longtemps en la personne de la CIA ?

Pas sûr.

Au moment même où il avait décidé un réchauffement des relations avec Cuba, comme par hasard, la CIA « découvre » deux vieux espions au bord de la retraite sinon déjà en retraite. Qui auraient espionné depuis trente années… sans que la CIA ou le FBI ne le sache. « Le FBI est parvenu à confondre Walter Kendall Myers, 72 ans, alias « agent 202 », et son épouse Gwendolyn Steingraber Myers, 71 ans, ( « agent 123 »), en faisant passer l’un de ses agents pour un espion cubain. Les Myers ont rencontré mi-avril à l’agent du FBI et lui ont révélé des détails sur le sommet des Amériques, qui doit se tenir quelques jours plus tard sur l’île de Trinidad et Tobago et auquel a participé Barack Obama. »

Cela faisait au moins trois années qu’on le savait : la sortie du dossier Myers APRES l’élection d’Obama n’est donc pas le fruit du hasard : « Le Département d’Etat suspectait depuis trois ans Myers d’ébruiter des renseignements et avait placé le couple sous surveillance afin d’en découvrir davantage sur la nature des fuites. » A la CIA, il y en a toujours pour revitaliser une bonne vieille guerre froide au bon moment.. visiblement. Des espions qui travaillaient exactement comme on s’attend à trouver des espions au XXI ème siècle : « Au fil du temps, les Myers ont perfectionné leurs méthodes, passant de l’encre sympathique et la transmission en code Morse sur radio à ondes courtes à l’envoi de renseignements codés depuis des cafés Internet en 2007. Selon les aveux des époux, La Havane les contactait souvent par le biais de messages radio codés via des ondes courtes, qu’ils décryptaient ensuite à l’aide d’un programme fourni par les services de renseignement cubains ».

On n’aura beaucoup de mal à me faire avaler qu’avec un Homeland Security omniprésent depuis 2001 ils puissent n’avoir été découverts qu’il n’y a que trois ans… Ou alors Echelon n’existe pas non plus…

Non, dans l’arrestation du couple Myers à un moment où les relations commençaient juste à se réchauffer, il y a bien une volonté. Celle, pour la CIA, de rester maîtresse du jeu, et ce, quel que soit le président en place. Il y a bien un pouvoir fantôme « invisible » aux Etats-Unis, et le livre fondamental de Wise et Ross, qui décrit ce gouvernement caché qui tire les ficelles du pays, pourtant écrit en 1965, n’a que plus d’importance encore aujourd’hui. Il avait failli ne jamais voir le jour, pourtant : le directeur du moment John McCone ayant tout tenté pour bloquer sa parution chez son éditeur Random House, allant jusqu’à offrir à l’éditeur d’acheter l’intégralité des ouvrages imprimés à défaut de ne pouvoir empêcher sa fabrication. Ou d’abreuver la presse d’articles flinguant son contenu ! (*7)

Il est donc clair que l’opacité demeure le mode privilégié de fonctionnement de la CIA et qu’elle ne fait que poursuivre, aujourd’hui encore ce qui a été mené depuis cinquante ans. Il n’y aura jamais de rupture dans ce sens : en nommant à la tête de l’organisme Léon Panetta, Barack Obama s’inscrit bien dans cette lignée. Ce n’est autre que l’ancien secrétaire général de la Maison Blanche du temps du président Bill Clinton, à savoir l’administration héritière de celle qui avait mis en place… Ben Laden et qui avait plus que failli à le capturer, notamment au Soudan. Ou au camp afghan de la Tarnak Farm (près de Kandahar, nommé aussi camp El Farouq ou Abu Abaida), où un Prédator l’avait capturé en vidéo en 2000 (*8). La CIA qui le suivait l’a bel et bien laissé alors filer. La vidéo avait été montrée à la commission du 11 septembre, pourtant (*9).

Deux ans avant, un Clinton au langage ferme d’un W.Bush conquérant avait affirmé qu’il ferait tout pour le capturer (*10). En juin 2003, les soldats US « découvraient » à Tarnak Farm, cachés dans une piscine comblée, une des plus grandes caches d’armes de la région (*11). La roquette de 107, envoyé par les résistants sans même l’usage d’un lanceur approprié ! Universellement connue, et universellement utilisée, y compris par les américains. Le « fameux camp », archi-connu et archi filmé !!! Ben Laden, filmé par la CIA par la caméra d’un Predator alors non armé !!!

Logique, c’était là où les américains entraînaient les troupes de Ben Laden… contre les russes. Ils savaient pertinemment où filmer.

Léon Panetta, issu au départ des républicains, passé démocrate, son seul fait de gloire et de s’être opposé à Nixon au temps de sa lutte contre les droits civiques, évoquée dans son ouvrage Bring Us Together : « The Nixon Team and the Civil Rights Retreat » sorti en 1971.

Qu’on ne compte pas sur lui pour révéler les photos d’Abou Ghraib supplémentaires ni les détails des tortures de Guantanamo : se serait reconnaître la méthode Cameron, assumer les assassinats ciblés et reconnaître l’implication directe de la CIA dans ses assassinats, interdits depuis le grand nettoyage de 1975. Une récente déclaration le prouve amplement. « Panetta a envoyé une lettre de 24 pages au juge de New York Alvin Hellerstein, pour souligner que rendre publics les câbles de la CIA décrivant les méthodes musclées utilisées contre des membres présumés d’Al-Qaïda fournirait à l’ennemi trop d’informations sur le travail des Etats-Unis en matière de contre-terrorisme ». En clair, ce serait signifier aussi que les méthodes utilisées ne sont pas celles d’interrogatoire mais bien de manipulation de personnes, afin d’aboutir à de faux aveux et surtout à une revendication des attentats du 11 septembre, mais sans qu’on en sache jamais les arcanes. Le travail contre le terrorisme est connu depuis Trinquier, les méthodes n’ont pas beaucoup changé et le waterboarding emprunté aux méthodes d’interrogatoires Viet-Congs date de plus de 50 ans dans l’armée américaine. Panetta ment donc ouvertement, car il y est aussi obligé. Khalid Sheik Mohamed restera bien insubmersible… mais inaudible. C’est ça, ou reconnaître « l’inside job » qui a présidé à la réalisation du 11 septembre. Ou le fait d’avoir un jour réussi à filmer tranquillement Ben Laden sans jamais avoir vraiment cherché à le capturer…

Car le problème subsiste : le 11 juin, Panetta déclare que selon lui Ben Laden est « toujours au Pakistan ». Il y était déjà localisé depuis 2002, à Quetta, après sa fuite de Tora Bora !

Les américains et leurs célèbres services secrets si efficaces l’auraient raté six années de suite ?

Ou faut il croire plutôt le président pakistanais Asif Ali Zardari  : “En 1989, Ben Laden était en contact permanent avec les directeurs de la CIA. Il était votre agent à l’époque, il est encore votre agent aujourd’hui.” Un Zardari passablement remonté devant un journaliste US quand on lui demande s’il sait où se trouve Ben Laden : “C’est à vous de me dire cela. Cela fait 8 ans que vous êtes en Afghanistan. C’est vous qui êtes allé le chercher, à Tora-Bora et l’avez laissé échapper… moi je n’ai rien à avoir avec tout cela, à l’époque j’étais en prison, avec la bénédiction des Etats-Unis”… tout en répétant ce que sa femme avait déjà énoncé à la surprise générale : “J’ai une très forte prémonition qu’il est mort, encore renforcée par les conversations que j’ai eu avec des membres de la communauté du renseignement U.S. Cela fait des années qu’il n’ont pas trouvé la moindre trace permettant de garantir qu’il est encore en vie. » Bhutto, Musharaf et Zardari étaient et sont persuadés qu’il est mort depuis longtemps. Panetta aurait relancé la course au fantôme ? Ou la chasse à son agent principal de la CIA ? On devrait logiquement le trouver mort bientôt à ce rythme, connaissant la maison ! Le sortir empaillé pour enfin arrêter la mascarade ? Des phrases comme celles de Panetta ne sont-elles pas là pour nous préparer à cette « découverte » ? Le temps d’aller chercher le frigo ?

La CIA, à l’étranger, continue donc comme avant sur sa lancée, et s’appuie donc sur des dissidents dans le pays pour ses basses œuvres. Car elle le fait depuis toujours. Un essayiste le rappelle : « Selon Bruno Drewski, il faut se souvenir de « l’assassinat du Secrétaire Général du parti communiste sud-africain, juste avant la chute de l’apartheid, par un polonais récemment immigré là-bas ». Le spécialiste rappelle également le positionnement des ex « dissidents » de l’Est en faveur de l’occupation de l’Irak et le rôle des ex « refuzniks » soviétiques (Chchtaranski, Lieberman), qui ont soutenu les pires excès d’Israël. « Un important travail d’enquête reste à faire sur ces réseaux troubles pour découvrir les bases de cette internationale d’assassins », dit l’expert français. »  »Internationale d’assassins », le mot n’est pas trop faible en effet, à relire tous nos épisodes précédents. D’autres s’en étaient déjà aperçus il y a bien longtemps, pourtant…

Le rôle des USA en Amérique du Sud, Simon Bolivar l’avait en effet résumé dès 1829 : « los Estados Unidos que parecen destinados por la Providencia para plagar la América de miserias a nombre de la Libertad » (Les États-Unis, qui semblent destinés par la Providence à semer la misère dans toute l’Amérique au nom de la Liberté). »

(1) « In order to stabilize world population, we must eliminate 350,000 people per day. It is a horrible thing to say, but it is just as bad not to say it. » Jacques Cousteau, 1991 UNESCO courier.

(2)  »Selon Eva Golinger, avocate et chercheure vénézuélienne, qui est également l’auteur de l’ouvrage La telaraña imperial (La toile d’araignée impériale), Human Rights Foundation a été créée par Thor Halvorssen Mendoza, en 2005, dans le but d’attaquer et de discréditer les gouvernements du Venezuela, de Bolivie et d’Equateur.

(3)  »son of Thor Halvorssen Hellum, the Venezuelan-Norweigean ex-president of CANTV during the administration of Carlos Andres Perez in the 1970s. Then, he served as the Venezuelan drug czar and worked as an agento of the DEA and CIA. In fact, Halvorssen worked with the CIA in El Salvador and in Nicaragua during the dirty wars of the 80s, and was a close collaborator of the Contra leader, Adolfo Calero. In 1993, Halvorssen was arrested and jailed for 74 days, charged with having participated in an act of terrorism (a series of bombing attacks in Caracas meant to influence the stock market and the economic climate). «

(4)  »THM, also the son of one of the wealthiest families in Venezuela, the Mendozas, has participated as a commentator on Fox News, including one appearance with Rev. Pat Robertson when Robertson declared that it was necessary to assasinate President Hugo Chavez. Halvorssen is president of the HRF. »

(5)  »On Tuesday, police apprehended an advisor to the ultra-right-wing Santa Cruz Youth Union (UJC), Juan Carlos Gueber Bruno, suspected of having ties to the foreign mercenary cell broken up last month in the City of Santa Cruz ».
(6) « For the first attack we were staying in Branko Marinkovic’s house at Km4 of the northern highway. For the Ávalos attack we were in the Hotel Asturias and for the Cardinal’s attack in Hotel Las Americas. For the three attacks Germán was always the leader. Security and gunman was Michael Dwyer and his driver, always in the same place. »

(7)  »John McCone called in Wise and Ross to demand deletions on the basis of galleys the CIA had secretly obtained from Random House. The authors refused to made these changes and Random House decided to go ahead and publish the book. The CIA considered buying up the entire printing of InvisibleGovernment but this idea was rejected when Random House pointed out that if this happened they would have to print a second edition. McCone now formed a special group to deal with the book and tried to arrange for it to get bad reviews »…

(8)  »The tape proves the Clinton administration was aggressively tracking al-Qaida a year before 9/11. But that also raises one enormous question : If the U.S. government had bin Laden and the camps in its sights in real time, why was no action taken against them ? ».

(9)  »As the 9/11 commission investigates what Presidents Bill Clinton and George W. Bush might have done to prevent the Sept. 11, 2001, terrorist attacks, one piece of evidence the commission will examine is a videotape secretly recorded by a CIA plane high above Afghanistan. The tape shows a man believed to Osama bin Laden walking at a known al-Qaida camp. »

(10)  »In 1998, President Clinton announced, “We will use all the means at our disposal to bring those responsible to justice, no matter what or how long it takes.”

(11) « It took EOD two days and five separate blasts to destroy the 25,000-pound cache found in the Tarnak Farm region, once the famous training site of al-Qaeda terrorists. In all, members of the 731st and 704th Ordnance Companies (EOD) found 1,801 107mm rockets, 36 120mm mortars and 85,640 rounds of small arms (30mm or less) ammunition. The munitions were located – following on a tip from the 313th Military Intelligence Battalion – at the bottom of a swimming pool completely covered with dirt. The cache held 1,801 107mm rockets and 85,640 small arms rounds, the largest collection found in the Kandahar Air Field region ».

http://socio13.wordpress.com:80/2010/02/14/de-victor-jara...



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

26.02.2010

n°319 - dossiers de l'Afghanistan - 24-02 – Début - Des milliers de crimes en tout genre commis dans l'armée.

n°319 - dossiers de l'Afghanistan - 24-02 – Début - Des milliers de crimes en tout genre commis dans l'armée.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de l'Afghanistan n°319 du 24-02

              C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


Sommaire :  

Tiré à part :

L’Afghanistan au cœur des débats.

Afghanistan-drogue : la production multipliée par 40 depuis l’arrivée de l’Otan.

Hamid Karzaï "afghanise" la commission des plaintes électorales.

1 Dossiers

1-1 Fred Kaplan : 741,2 milliards de dollars : Le plus gros budget de l'armée US depuis 1945.

1-2 Gagner en Afghanistan et en Irak déterminant pour la sécurité (…) des Etats-Unis, selon Mike Mullen.

1-3 Jean-Pierre Stroobants : La question du maintien des troupes en Afghanistan divise l'OTAN.

Suite

1-4 Le brutal dérapage des finances de l'OTAN pousse l’OTAN à remettre en ordre ses finances…

1-5 Des milliers de crimes en tout genre commis dans l'armée.

1-6 Vers un renoncement aux bombes à sous-munitions.

1-7 Les USA maintiendront une présence en Afghanistan sur une longue période.

1-8 Occupation de l’Afghanistan : 700 Bases militaires sous contrôle.

Fin

1-9 Emmanuel Derville : La nouvelle stratégie en Afghanistan est mise en péril par le Pakistan.

1-10 Myriam Abraham : Israël Participe aux Assassinats & Massacres Robotisés de La Guerre En Afghanistan.

1-11 Des soldats allemands formés en Israël !!!

1-12 L’Allemagne n’en finit plus de se diviser sur l’Afghanistan.

1-13 Tortures, mensonges et raison d'Etat en Grande-Bretagne.

1-14 Aafia Siddiqui, la pakistanaise qui voulait tuer des Américains

1-15 Des chiens renifleurs français à la recherche des bombes artisanales.

1-16 Hugo Bertrand : Robots : les nouveaux chiens de guerre…

1-17 Guantanamo : Les dossiers.

1 Les services secrets britanniques pointés du doigt.

2 Khadr restera aux mains des Américains



Tiré à part :

L’Afghanistan au cœur des débats.

Afghanistan-drogue : la production multipliée par 40 depuis l’arrivée de l’Otan.

La production de pavot à opium a été multipliée par plus de 40 en Afghanistan depuis que l’Otan y est présente, a annoncé jeudi à Moscou Viktor Ivanov, directeur du Service fédéral russe de contrôle des stupéfiants (FSKN). "Au cours des huit années qui se sont écoulées depuis l’invasion des Etats-Unis et de l’Alliance en Afghanistan, les récoltes de pavot à opium y ont été multipliées par plus de 40", a indiqué M.Ivanov.

Les hostilités en Afghanistan contribuent à la croissance de la production de stupéfiants dans ce pays et en stimulent le trafic vers la Russie, a-t-il poursuivi, ajoutant que l’intégralité de l’héroïne consommée en Russie était d’origine afghane.

Le directeur du FSKN a insisté sur la nécessité de conjuguer les efforts internationaux dans la lutte contre l’héroïne afghane.

"L’année dernière, l’héroïne afghane a tué plus de 100.000 personnes dans le monde, ce qui dépasse le nombre des victimes de la bombe atomique larguée sur Hiroshima", a souligné M.Ivavov.

Face au problème d’une "pandémie d’héroïne", le directeur du FSKN a appelé à la formation d’une large coalition antidrogue internationale, en relevant que l’Afghanistan produisait aujourd’hui deux fois plus d’héroïne que le monde entier n’en produisait il y a dix ans. 

Il y a quelque temps, même un reportage "d’enquête exclusive" en Afghanistan montrait les champs de pavot à proximité des bases américaines : ce n’est un secret pour personne. 

C’est un fait avéré que même du temps de Pablo Escobar, le gouvernement US était sur le coup, les politiques assurant le transport de la drogue dans le monde et coopérant avec les producteurs et les grossistes. Il faut en effet considérer que la drogue est une nécessité dans le système global :

 -sur le plan politique :

Aux Etats-Unis, les prisons privatisées représentent de par leur activité un véritable rouage de l’économie nationale, si bien que le pays ne pourrait se passer de leur fonctionnement. Par ce fait, la criminalité devient une obligation systémique. La production, vente et consommation de drogue, entre autre, y sont donc rendues obligatoires.  

-sur le plan le plan psychologique :

De tout temps il a fallu au moins une drogue légale pour le peuple. Durant la période de la prohibition de l’alcool la marijuana était légale, et la situation s’est inversée dans les 30’s sous pression des lobbies pétroliers (guerre contre le chanvre). La guerre contre la drogue alcool s’est donc arrêté parallèlement à l’interdiction de production et de consommation de cannabis et de chanvre. Cependant on voit que dans plusieurs Etats des Etats-Unis, le cannabis et en passe d’être légalisé, toujours pour des raisons économiques

Donc par ces faits le système prévoit la production, l’acheminement et la dispersion des drogues dans le monde, c’est de la pure logique politique.

 Une fois de plus l’OTAN et l’armée américaine sert à la réalisation de cette stratégie. Ne nous étonnons donc pas de voir déferler sur les pays du monde des grammes d’héroïne au rabais que nos enfants pourront acheter au lieu d’aller à la boulangerie ; héroïne et opium soigneusement cultivés sous forme de pavot par un paysan afghan sous le regard bienveillant des soldats -dont certains Français- de l’OTAN !

source : http://fr.rian.ru/world/20100128/18

 

Hamid Karzaï "afghanise" la commission des plaintes électorales.

Hier, 17h44

Cette décision pourrait valoir à Karzaï de s'aliéner les donateurs occidentaux qui ont prévenu qu'ils ne financeraient pas les élections législatives du 18 septembre sans réforme du système électoral.

L'élection présidentielle de 2009 avait fait l'objet de fraudes massives. Les cinq membres de la commission des plaintes électorales, dont trois étaient jusque-là désignés par les Nations Unies, avaient invalidé un tiers des bulletins de vote en sa faveur.

"Le gouvernement afghan souhaitait depuis longtemps 'afghaniser' le processus électoral. Il y a dix jours, le cabinet a ratifié l'amendement et le président a donné son approbation", a indiqué un porte-parole de Karzaï Siamak Herawi.

Le parlement ne peut pas faire annuler la loi, Karzaï ayant signé son entrée en vigueur quand les députés étaient en vacances, a-t-il ajouté.

Karzaï avait été déclaré vainqueur de l'élection présidentielle après le retrait de son rival avant le deuxième tour. Il a reconnu une partie des fraudes de l'an dernier mais a indiqué que l'ampleur de la fraude avait été exagérée par les médias occidentaux.

"Il est vital que le gouvernement afghan tire les leçons des élections de 2009 et qu'il travaille avec la communauté internationale pour préparer les élections législatives de 2010", a réagi un porte-parole du ministère britannique des Affaires étrangères, qui a requis l'anonymat.

Hamid Shalizi, version française Marine Pennetier

http://fr.news.yahoo.com/4/20100223/twl-afghanistan-elect...



Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

1-1 Fred Kaplan : 741,2 milliards de dollars : Le plus gros budget de l'armée US depuis 1945.

NB - Ndlr : La publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage l'analyse des auteurs mais doit être vu comme information

Il n'est pas du tout certain que cela rende les troupes américaines plus efficaces en Afghanistan et en Irak

Lundi 1er février, le Pentagone a rendu public son budget pour l'année fiscale 2011. Il est énorme! Bien plus important, même en tenant compte de l'inflation, que tous les budgets de Defense depuis la guerre de 39-45. Et ce n'est pas tout, certains chiffres enfouis dans ce budget suggèrent qu'il devrait encore augmenter ces prochaines années.

Plus que ce que veut bien reconnaître la Maison Blanche ou le département américain de la Defense.

Une administration décomplexée

Le secrétaire à la Defense, Robert Gates, a le mérite d'être plus honnête que ses prédécesseurs au sujet des fonds qu'il réclame. Pour l'année fiscale 201, le montant requis s'élève à 708,2 milliards, qui se décomposent comme suit: 548,9 milliards pour le budget «de base», 159,3 milliards pour financer les «opérations de crise à l'étranger», notamment dans le cadre des guerres d'Afghanistan et d'Irak. Et, tant qu'on y est, explique Gates, on peut ajouter 33 milliards de dollars au budget de l'année en cours, pour financer les 30.000 hommes supplémentaires (ravitaillement, matériel, etc.) que le Président Obama est en train de déployer Afghanistan.

En tout, ça fait 741,2 milliards de dollars! Et Gates ne se cache pas de les réclamer.

Par le passé, les ministres américains de la Defense, à l'heure de présenter leur budget devant le Congrès, ont toujours fait comme si les coûts de la guerre étaient complètement distincts du reste du budget militaire. Les rares fois où ils comptabilisaient ces coûts, ils les affectaient à des postes de dépense tout à fait imprécis. Gates, lui, répartit clairement ces 159,3 milliards de dollars (89,4 milliards pour les opérations, 21,3 milliards pour la réparation d'équipements, 13,6 milliards pour l'entraînement des forces de sécurité irakiennes et afghanes, etc.).

Une Defense trop gourmande ?

Toujours est-il que 708,2 milliards, la somme requise uniquement pour l'année fiscale 2011, est pharaonique! Même le Centre pour une nouvelle sécurité américaine (un think tank dont on ne peut pas vraiment dire qu'il soit en faveur de la paix) estime que, compte tenu de l'inflation, ce montant est 13 % supérieur à celui du budget Defense des Etats-Unis au plus fort de la Guerre de Corée, 33 % plus élevé qu'en pleine Guerre du Vietnam. C'est aussi 23 % de plus qu'au paroxysme de la Guerre froide et 64 % de plus que le budget moyen affecté à la Guerre froide.

Certes, ces comparaisons ne présentent pas toujours un grand intérêt. D'une part, les soldes d'une armée exclusivement constituée de volontaires sont bien plus élevées, sans compter que ces dix dernières années, le Congrès a adopté des augmentations atteignant 64 %. (Les coûts liés au paiement du personnel militaire représentent désormais 20 % du budget Defense; les soins de santé correspondent à 5 %, une proportion à la hausse). Mais, d'autre part, l'armée américaine se compose aujourd'hui de beaucoup moins de militaires de carrière. Les Etats-Unis n'ont plus besoin d'énormes garnisons pour repousser une invasion soviétique de l'Europe de l'Ouest. En outre, l'Amérique n'a pas d'ennemi potentiel qui puisse prétendre à une puissance planétaire aérienne ou navale comparable à la sienne.

Partons du principe que tout l'argent que demande Gates pour prendre en charge les coûts liés à la guerre - quelque 192 milliards de dollars dans les budgets de cette année et de l'année prochaine - servira effectivement à financer la guerre. (D. Rumsfeld, le prédécesseur de Gates, s'est servi de ces comptes comme d'une caisse noire.) Quid du «budget de base» de plus de 500 milliards de dollars!?

L'an dernier, dans le budget de l'année fiscale 2010, Gates a réduit ou supprimé de nombreux programmes d'armement qu'il jugeait  inutiles ou inefficaces (il n'était pas le seul): le F-22, le DDG-1000 de l'US Navy, les composants les plus high-tech des Future Combat Systems, système d'armements et de capteurs.

Aujourd'hui, il recommande d'arrêter de s'équiper en avions cargo C-17 (l'armée en possède suffisamment) et d'abandonner l'idée d'un second réacteur pour le chasseur F-35 (celui dont il est doté est suffisant).

A l'exception d'une poignée de programmes nains - y compris certains dont j'ignore totalement l'existence - tout est là.

Pour la plupart, les programmes d'armement les plus chers le sont de plus en plus: 25 milliards de dollars pour 10 nouveaux navires, dont deux sous-marins de la classe Virginia et deux destroyers DDG-51 (peut-être pour compenser le fait qu'il se soit débarrassé l'année dernière du DDG-1000, un engin de pointe). Le secrétaire à la Defense demande encore 10 milliards de dollars pour le système de Defense antimissiles (un milliard de plus que l'an dernier). Il veut aussi 11 milliards de dollars pour 43 chasseurs F-35 supplémentaires.

Une remarque à propos du F-35, le «chasseur conjoint» de l'aviation et de la marine dont Gates souhaite accélérer la production (après avoir fait cesser celle du F-22, plus coûteux mais sans doute plus performant): il rencontre de sérieux problèmes. A tel point, selon Robert Gates, qu'il compte retenir 614 millions de dollars sur les versements prévus à son fournisseur (Lockheed-Martin, le fabricant du F-22) en guise de pénalité. Il a également licencié chef de projet du F-35.

Cette affaire pose plusieurs questions et risquerait même de faire scandale. Les problèmes du F-35 auront-ils des conséquences si graves que Gates regrettera d'avoir tué le F-22? Et, dans l'immédiat, pourquoi pénaliser le fournisseur et pourquoi avoir congédié le chef de projet, tout en prévoyant d'acheter beaucoup plus d'appareils?

J'ai une théorie là-dessus: s'il réduit trop radicalement ses achats, surtout après avoir abandonné le F-22, il soulèvera un tollé au Pentagone.

Des dépenses encore trop peu rationnalisées

Depuis le milieu des années 60, il y a une constante dans le budget Defense des Etats-Unis: l'argent a toujours été réparti plus ou moins équitablement, ne variant pas de plus d'un ou de deux points de pourcentage, entre l'armée de terre, la marine et l'aviation. Malgré toute la rationalité apparente de Robert Gates, on retrouve cette caractéristique dans ce budget: 32 % sont alloués à l'armée de terre, 35 % à l'US Navy et 33 % à l'Air Force. (Pour en savoir plus, cliquez ici) Il est très peu probable que les besoins en matière sécurité nationale requièrent des actions impliquant que les trois composantes de l'armée doivent disposer d'un budget équivalent.

Autrement dit, le département de la Defense, c'est une bureaucratie monstrueuse dont le budget n'est qu'un document politique - une série de poids et de mesures visant à empêcher les conflits internes de dégénérer.

(Dans les années 50, quand les budgets étaient très serrés et avant qu'on ne mette en place cet accord tacite de partage équitable du gâteau, les chefs de service se considéraient littéralement comme des ennemis. Voyez plutôt ).

C'est pourquoi Gates taille, élague et réorganise en marge.

Beaucoup plus que tous les secrétaires à la Defense après Robert McNamara, et en faisant bien plus attention que ce dernier à ménager les chefs de service. Et c'est peut-être la seule chose qu'il puisse faire.

Cependant, s'il ne réussit pas à réduire davantage son budget, les initiatives naissantes d'Obama de réduction des coûts pourraient être compromises. Ceux qui préparent le budget- les «préposés aux chiffres» du Bureau de gestion et du budget de la Maison Blanche - l'induisent quelque peu en erreur.

Un budget qui pourrait bien augmenter

Parmi les documents volumineux de ce service, il y a un ensemble de tableaux présentant les prévisions budgétaires de chaque département (ministère) fédéral - y compris le département de la Defense - sur les 10 prochaines années, de l'année fiscale 2001 à l'année fiscale 2020. Cette prévision alimente des dépenses prévisionnelles et, par conséquent, des déficits. Selon cette projection, qui ne correspond pas ou peu aux estimations du pentagone et encore moins à la réalité, le budget du département de la Defense passe de 708 milliards de dollars au cours de l'année fiscale 2011 à 616,4 milliards de dollars au cours de l'année fiscale 2012.

Ces 708 milliards de dollars comprennent 159,3 milliards de coûts de guerre. Les 616,4 milliards restant, eh bien... ils seront affectés à d'autres coûts liés à la guerre. Il y a notamment une «réserve» de 50 milliards de dollars pour les «opérations de crise à l'étranger au cours de l'exercice ultérieur».

A moins qu'Obama ne décide de déclarer la victoire de se retirer d'Afghanistan en 2012, les véritables coûts de la guerre s'élèveront à bien plus de 50 milliards de dollars. Cela signifie que le budget du département de la Defense pour cette année-là sera largement supérieur à 616,4 milliards de dollars - et que le déficit dépassera le déficit budgétaire prévisionnel du Bureau de gestion et du budget.

En examinant la manière dont le Bureau de gestion et du budget ventile ces 616,4 milliards de dollars, on peut en déduire que le budget de la Defense sera bien plus conséquent. Par exemple, dans cette projection, il estime que les coûts des opérations de maintenance passeront de 317,1 milliards de dollars au cours de l'année fiscale 2011 à 212,2 milliards de dollars sur l'exercice suivant. C'est impossible, même si l'ampleur de la guerre était considérablement réduite. Il part du principe que les coûts liés au personnel militaire chuteront, passant de 153,8 milliards de dollars sur l'année fiscale 2011 à 142 milliards de dollars sur l'année fiscale 2012, alors que les effectifs de l'armée doivent être renforcés et que les soldes doivent aussi faire l'objet d'une augmentation de 3 %. Enfin, le Bureau de gestion et du budget considère que l'achat de systèmes d'armement passera de 137,5 milliards de dollars à 120,3 milliards de dollars, alors qu'en réalité le coût des armes augmentera légèrement.

Encore une fois, Robert Gates n'est pas du tout responsables de ces maquillages. En fait, selon un haut responsable du Pentagone, la Maison Blanche a promis au département de la Defense une augmentation de 100 milliards de dollars sur les cinq prochaines années. Et on ne parle là que du budget de base, pas des sommes supplémentaires allouées aux guerres.

Alors, de deux choses l'une. Ces deux ou trois prochaines années, soit le budget (l'intégralité du budget fédéral américain) et le déficit augmenteront plus que ce qu'indiquent les projections de la Maison Blanche, soit Obama ordonnera aux responsables du budget d'arrêter de jouer avec les chiffres et de conférer au secrétaire à la Defense l'autorité de détruire encore quelques barrières bureaucratiques au Pentagone.

Une chose est sûre, dans les deux cas, nous assisteront encore à d'âpres conflits politiques.

Fred Kaplan

Traduit de l'anglais par Micha Cziffra

4/1

http://www.slate.fr/story/16855/armee-americaine-budget-r...


1-2 Gagner en Afghanistan et en Irak déterminant pour la sécurité (…) des Etats-Unis, selon Mike Mullen.

Nb : Ndlr : La publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage l'analyse des auteurs mais doit être vu comme information .

L'amiral Mike Mullen, chef d'état-major interarmes, estime que la sécurité des Etats-Unis sera grandement compromise s'ils ne parviennent pas à remporter les guerres dans lesquelles ils sont engagés. "Notre sécurité future sera grandement menacée si nous ne remportons pas les guerres dans lesquelles nous sommes engagées. L'issue des conflits qui se déroulent aujourd'hui déterminera le contexte sécuritaire général des décennies à venir", a-t-il déclaré devant la Commission des armées du Sénat.

M. Mullen comparaissait aux côtés du secrétaire à la Defense Robert Gates, pour justifier le budget prévisionnel de 192 milliards de dollars qui devrait être consacré aux guerres en Irak et en Afghanistan sur l'année et demie à venir.

Il a estimé que les 12 à 18 mois prochains seraient déterminants en vue de la victoire finale en Afghanistan. Alors que l'opinion et des parlementaires s'inquiètent d'un enlisement, il a assuré que la clé de la victoire n'était pas de multiplier les soldats sur place, mais de "travailler avec calme et persévérance avec nos alliés dans la région et les partenaires de la coalition". La formule résume la stratégie américaine, basée sur une délégation progressive des tâches sécuritaires à l'OTAN et à l'armée afghane.

Sur les 30.000 soldats supplémentaires que le président Obama a décidé d'envoyer en renfort en Afghanistan, 4.500 y sont déjà déployés, et 18.000 arriveront à la fin du printemps, a précise M. Mullen.

Gates a pour sa part assuré que l'état-major étudierait plus tard cette année le bien-fondé de sa stratégie, et serait prêt à une remise en question. "Si notre stratégie ne marche pas, nous ne nous obstinerons pas aveuglément", a-t-il dit devant les sénateurs

3/2

http://fr.news.yahoo.com/3/20100203/twl-usa-armee-afghani...


1-3 Jean-Pierre Stroobants : La question du maintien des troupes en Afghanistan divise l'OTAN.

Les trois partis de la coalition de centre-gauche au pouvoir aux Pays-Bas ne sont, après quatre mois de pourparlers, toujours pas d'accord sur une éventuelle prolongation de la mission des militaires néerlandais en Afghanistan. Ils sont censés trouver un consensus avant le 1er mars. Le début du retrait des 2 000 soldats déployés dans la province d'Oruzgan, dans le sud du pays, doit, en principe, débuter le 1er août.

L'affaire prend une dimension symbolique pour l'OTAN et son secrétaire général, Anders Fogh Rasmussen. Il a adressé, le 11 février, une requête officielle au gouvernement de Jan Peter Balkenende, augurant une pratique qui pourrait viser les autres membres de la Force internationale d'assistance et de sécurité (FIAS).

Un refus des Pays-Bas de maintenir des soldats sur place alimenterait les doutes sur la stratégie de l'Alliance, au moment où elle prône une "approche globale" (militaire et civile) censée "gagner les coeurs" de la population en éliminant la menace des résistants. Ou, au moins, en la réduisant suffisamment pour amener, un jour, les plus réalistes d'entre eux à la table des négociations.

M. Rasmussen est, par ailleurs, soucieux de voir les Européens contribuer au renforcement des troupes sur le terrain après la décision américaine, fin 2009, d'envoyer 30 000 soldats supplémentaires pour inverser le cours de la guerre. Enfin, la décision néerlandaise pèserait sur les autres alliés.

Le Canada, qui a déployé quelque 3 000 hommes à Kandahar, en a perdu 140. L'opinion est lasse, le parlement a décidé d'un retrait en 2011, ce que le gouvernement d'Ottawa présente plutôt comme une date de "transition". L'Australie (1 100 hommes) est, elle aussi, dubitative.

 L'attitude de la France a apporté de l'eau au moulin des sceptiques et est déplorée dans certaines délégations de l'OTAN. Parce que Paris a répondu en traînant les pieds aux sollicitations de l'administration Obama qui aurait aimé que la France ajoute 1 500 militaires à son contingent actuel (3 750 soldats et 150 gendarmes) dans le cadre de l'effort demandé aux Européens (10 000 hommes de plus). Récemment, à Istanbul, Hervé Morin, ministre français de la défense, a parlé de "70 à 80" instructeurs qui contribueront à la formation de l'armée nationale afghane.

Certes, le siège de l'Alliance atlantique a engrangé des décisions plus favorables. L'Espagne a annoncé, vendredi 12 février, des renforts de 500 soldats et 40 gardes civils. D'autres contingents devraient être augmentés, dont ceux du Royaume-Uni (500 soldats de plus), de l'Italie (1 000) et de la Pologne (600). L'Allemagne a, elle, annoncé 500 personnels et 350 réservistes de plus mais évoqué un retrait à partir de 2011.

L'Alliance espère aussi, avant la fin du mois, combler le manque de formateurs de l'armée et de la police, soit 2 000 spécialistes supplémentaires, censés hâter la transition et permettre à M. Obama de respecter son calendrier : amorcer un retrait de l'armée américaine à l'été 2011 alors que la sécurisation du pays aura été améliorée et la population afghane majoritairement acquise à la cause occidentale.

Sur ce plan aussi, le "cas néerlandais" est lourd de sens pour l'OTAN. Si, pour l'Alliance, la mission des Pays-Bas est "exemplaire", divers observateurs affirment que, retranchés dans leur "camp Holland", les soldats néerlandais n'ont fait qu'ajouter à la rancoeur de la population locale contre "l'envahisseur".

Jean-Pierre Stroobants

LE MONDE |

15.02.10

n°319 - dossiers de l'Afghanistan - 24-02 – Suite - Des milliers de crimes en tout genre commis dans l'armée.

n°319 - dossiers de l'Afghanistan - 24-02 – Suite - Des milliers de crimes en tout genre commis dans l'armée.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de l'Afghanistan n°319 du 24-02

              C.De Broeder & M.Lemaire



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Sommaire :  

1 Dossiers (Suite)

1-4 Le brutal dérapage des finances de l'OTAN pousse l’OTAN à remettre en ordre ses finances…

1-5 Des milliers de crimes en tout genre commis dans l'armée.

1-6 Vers un renoncement aux bombes à sous-munitions.

1-7 Les USA maintiendront une présence en Afghanistan sur une longue période.

1-8 Occupation de l’Afghanistan : 700 Bases militaires sous contrôle.



1-4 Le brutal dérapage des finances de l'OTAN pousse l’OTAN à remettre en ordre ses finances

Le brutal dérapage des finances de l'OTAN s'est trouvé au cœur des discussions entre les ministres de la Defense de l'Alliance atlantique, réunis jeudi 4 et vendredi 5 février à Istanbul.

Le déficit du budget d'investissement (équipements et opérations militaires) se révèle beaucoup plus important que prévu. L'engagement en Afghanistan explique cette soudaine aggravation. A la fin de l'année 2009, les 28 Etats membres attendaient un dérapage de 545 millions d'euros sur les cinq prochaines années.

Or, il s'agit de plus de 640 millions pour la seule année 2010. Le chiffre définitif sera connu d'ici à un mois.

Les pays membres sont parvenus à un accord de principe sur "un paquet de mesures" destinées à remettre le budget à l'équilibre dès cette année, a annoncé le porte-parole de l'organisation jeudi soir. Pour assurer le financement des opérations de l'OTAN et soutenir les priorités stratégiques, de sérieuses économies devront être réalisées sur le budget actuel. "Les procédures budgétaires devront être entièrement réformées, pas seulement révisées", a précisé le porte-parole.

Le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, plaide pour "une meilleure utilisation des budgets existants". L'OTAN dispose d'un budget global de 2 milliards d'euros. Certains projets seront différés. Et la réforme pourrait concerner la structure de l'organisation. "Il y a actuellement beaucoup trop de sièges [headquarters], ce nombre devra être réduit", estime une responsable de la communication de l'Alliance.

Une meilleure coopération entre les Etats permettrait également de réduire les dépenses. M.Rasmussen avait évoqué le 1er février à Bruxelles une "mutualisation" dans trois domaines : les équipements médicaux, les hélicoptères et les technologies anti-explosifs. La délégation américaine a confirmé jeudi que Washington envisageait sérieusement de partager avec ses alliés son expertise en matière de lutte contre les "engins explosifs improvisés", responsables de 70% des pertes de soldats en Afghanistan.

Ces efforts financiers et organisationnels visent d'abord à consolider l'effort réclamé pour les opérations menées en Afghanistan. Le président américain, Barack Obama, a déjà annoncé l'envoi de renforts, 30 000 hommes supplémentaires, auxquels s'ajouteront 9 000 autres envoyés par les pays alliés. Quarante des 44 contributeurs à la Force internationale d'assistance et de sécurité (FIAS) ont répondu à l'appel, portant ainsi à 125 000 le nombre des troupes déployées dans le pays.

Le secrétaire général de l'OTAN a annoncé le 1er février la création d'un fonds spécial de 140 millions de dollars pour "la paix et la réintégration", destiné à inciter financièrement les résistants à déposer les armes "au lieu de nous combattre pour 10dollars par jour".

En marge de la réunion d'Istanbul, le général américain Stanley Mc Chrystal, commandant des forces en Afghanistan, s'est voulu optimiste sur l'évolution de la situation militaire. "Je crois que la situation en Afghanistan est grave. Je ne dis pas qu'elle se détériore, je le pensais l'été dernier mais je sens les choses différemment maintenant (…). Je crois que nous avons fait des progrès significatifs", a-t-il déclaré.

Au cours des discussions de vendredi, consacrées au dossier afghan, les Etats-Unis vont de nouveau presser leurs partenaires d'accroître les contingents de formateurs, pour amener la police et l'armée afghane à "prendre la direction des opérations sur le plan de la sécurité", comme l'a indiqué, jeudi, le porte-parole du secrétaire d'Etat américain à la Defense, Robert Gates.

Ce dernier réclame 4000 instructeurs supplémentaires, dont 1500 pour la formation proprement dite et 2500 pour l'accompagnement sur le terrain. La participation de la France devait être officialisée par le ministre français de la Defense, Hervé Morin, vendredi. "2010 doit être l'année de l'effort maximal, a confirmé l'ambassadeur américain auprès de l'OTAN, Ivo Daalder. Plus nous en faisons en 2010, plus il sera facile de transférer des responsabilités en 2011 et plus nous pourrons ensuite retirer des troupes."

4/1

http://www.lemonde.fr/organisations-internationales/artic...


1-5 Des milliers de crimes en tout genre commis dans l'armée.

En plus d'être accusé de meurtre, le colonel Russell Williams devra répondre à deux chefs d'accusation pour agression sexuelle.

Les documents obtenus par Le Droit en vertu de la loi sur l'accès à l'information dressent un portrait peu glorieux de nos soldats et de la vie sur les bases canadiennes. Ils recensent des milliers de crimes en tout genre commis depuis 2007 et rapportés à la police militaire.

Du vol au viol, ce sont près de 4000 délits qui ont été commis depuis trois ans, dans une population qui avoisine les 18 000 personnes, selon les estimations du colonel à la retraite et avocat Michel Drapeau. «Des chiffres extrêmement élevés», qui sont néanmoins loin de le surprendre.

«Ces données posent de sérieuses questions au sujet de la culture militaire, dit-il. Impossible de ne pas faire de liens entre ces actes et ceux du colonel Russell Williams.»

En plus d'être accusé de meurtre, Williams devra répondre à deux chefs d'accusation pour agression sexuelle. Ses victimes ne sont pas seules. Depuis 2007, rien que dans les forces de terre, 203 personnes ont été accusées d'avoir commis des infractions sexuelles. Ce serait cinq fois plus que la moyenne canadienne.

Les crimes rapportés ne représentent qu'une partie de la réalité, assure Me Drapeau. «On serait mal avisé, en tant que pays, de vouloir banaliser ou de rationaliser ces statistiques. Combien de victimes ont trop peur pour rapporter une agression sexuelle à leurs supérieurs ou à la police de la base?»

Ces rapports, commandés par le chef d'état-major de l'armée de terre Andrew Leslie, sont «un sérieux avertissement que quelque chose cloche dans l'armée. Et ça continuera jusqu'à ce que le Canada sorte d'Afghanistan en 2011», dit Me Drapeau

Le lieutenant-colonel à la retraite Rémi Landry dresse lui aussi un parallèle entre la mission du Canada en Afghanistan et la criminalité sur les bases militaires. Les cas d'ivresse (352 depuis 2007) et de conduite en état d'ébriété (717) semblent particulièrement élevés, reconnaît-il.

«Les bases où l'on voit les plus hauts taux (de conduite en état d'ébriété) sont celles d'où proviennent beaucoup de soldats (envoyés) en Afghanistan. Après avoir été encadrés strictement, il se peut qu'il y ait une certaine recrudescence au niveau de l'abus d'alcool à leur retour.» En réalité, les cas de conduite en état d'ébriété seraient six fois plus élevés dans les forces de terre que dans l'ensemble de la population canadienne.

«Un problème systémique»

De retour au pays et mal outillés pour faire face au syndrome de stress post-traumatique, de nombreux soldats sombrent dans l'alcool, soutient Me Drapeau. «Ce ne sont pas des cas isolés. C'est un problème systémique. Les soldats, ce sont des gens éduqués qui risquent leur vie pour le Canada. Ils boivent non pas par imbécillité, mais parce qu'ils sont désemparés. Le Canada faillit à sa tâche de les aider.»

De cette détresse découlent aussi plusieurs cas de violence conjugale et de consommation de drogue, croit-il.

En guise de réponse à nos demandes d'entrevues, les Forces canadiennes ont transmis un courriel, hier soir. «Les Forces [...] prennent au sérieux toutes les allégations d'infractions concernant les membres des FC. Dans tous les cas, des enquêtes sont menées pour établir les faits, analyser les preuves et porter les accusations appropriées s'il y a lieu. Les membres des FC sont assujettis aux lois canadiennes et au Code de discipline militaire. La grande majorité des membres des FC respectent ces normes», indique-t-on.

Avec la collaboration de William Leclerc

15 février

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/nation...


1-6 Vers un renoncement aux bombes à sous-munitions.

Grand semeur de sous-munitions (ici sur l'Afghanistan en 2001), Washington continue à croire en leur efficacité. [Keystone]

Le traité international interdisant l'usage des bombes à sous-munitions va entrer en vigueur en août 2010, ont annoncé les Nations unies mardi. Trente pays ont déjà ratifié le texte, mais les grandes puissances militaires manquent à l'appel. La Suisse l'a signé et le processus de ratification est en cours.

Larguées depuis un avion ou tirées depuis le sol, les bombes à sous-munitions explosent alors qu'elles sont encore en l'air. En période de conflit et longtemps après, elles mutilent et tuent des centaines de civils, y compris de nombreux enfants, déplore l'ONU. Elles ralentissent aussi le redressement des pays touchés par un conflit en rendant impraticables routes et terres pour les agriculteurs comme pour les travailleurs humanitaires.
Libérant des milliers d'éclats dans des directions aléatoires ou des directions précises, selon les effets recherchés.
Le Burkina Faso et la Moldavie ont déposé mardi les documents pour la ratification du traité qui avait été adopté lors d'une conférence à Dublin en mai 2008. Un responsable de l'ONU a précisé que le traité entrera en vigueur le 1er août.

De grands absents

La Convention avait été signée par 107 pays le 30 mai dernier, mais attendait la ratification des parlements des 138 pays ayant participé à des négociations sur le sujet à Dublin en mai 2008.
Le texte n'est contraignant que pour les Etats qui l'ont signé et ratifié. Parmi eux, figurent la France, l'Allemagne et l'Espagne tandis que la Grande-Bretagne et l'Italie ont signé le traité mais ne l'ont pas ratifié.

Les Etats-Unis, la Russie, la Chine et Israël n'ont ni signé, ni ratifié le texte (lire ci-contre).
Ce dernier fixe des délais stricts pour la destruction des stocks d'armes à sous-munitions et le nettoyage des terrains parsemés de ces engins de mort. Elle prévoit aussi des allocations pour les victimes et les villages touchés.

17.02.

http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=200001&sid=...


1-7 Les USA maintiendront une présence en Afghanistan sur une longue période.

Nb : Ndlr : La publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage l'analyse des auteurs mais doit être vu comme information .

Les Etats-Unis maintiendront une présence civile en Afghanistan et au Pakistan sur une longue période, même après le retrait des troupes militaires de la région, indique un rapport du département d'Etat.

"Alors que notre mission de combat en Afghanistan n'est pas illimitée, nous resterons politiquement, diplomatiquement et économiquement engagés en Afghanistan et au Pakistan sur le long terme pour protéger nos intérêts durables dans la région", dit le rapport.

"Reconnaissant que nous ne pouvons abandonner l'Afghanistan comme nous l'avons fait en 1989 après le retrait soviétique, notre effort civil doit être maintenu au-delà de notre mission de combat de sorte que l'Afghanistan ne devienne pas un Etat failli et un refuge pour al Qaïda".

Barack Obama a annoncé le mois dernier son intention d'envoyer 30.000 hommes en Afghanistan, s'ajoutant aux 68.000 soldats qui s'y trouvent déjà.

Il a dit que les Etats-Unis commenceraient à retirer leurs troupes au milieu de 2011, mais des responsables ont indiqué que le retrait dépendrait des conditions sur le terrain et qu'aucune date butoir pour le départ des troupes n'avait été fixée.

Obama devrait, dans le prochain budget qu'il soumettra au Congrès, le 1er février, demander 33 milliards de dollars de crédits d'urgence pour financer les renforts.

Sa demande de financement de sa nouvelle stratégie afghane comportera "un montant important pour l'assistance civile afin de mettre en œuvre nos programmes", dit, sans avancer de chiffre, le rapport du département d'Etat.

"Alignée sur nos objectifs de sécurité nationale, l'assistance civile contribuera à établir des compétences afghanes dans des domaines clefs et aussi à rassurer les Afghans quant à notre engagement à long terme", poursuit le rapport intitulé "Stratégie de stabilisation régionale en Afghanistan et au Pakistan".

EFFORTS DANS LE SECTEUR AGRICOLE(…)

La publication du rapport intervient alors que le secrétaire au Foreign Office britannique, David Miliband, est en visite aux Etats-Unis pour préparer la conférence internationale sur l'Afghanistan prévue la semaine prochaine à Londres.

Après une réunion avec la secrétaire d'Etat Hillary Clinton, Miliband a déclaré devant les sénateurs américains que de nombreux pays devraient profiter de la conférence pour annoncer une hausse de leurs contributions civiles et militaires en Afghanistan.

Il a estimé qu'il était impératif que la stratégie militaire soit accompagnée d'une stratégie civile tout en rappelant la nécessité de transférer à terme la gestion de la sécurité du pays aux autorités afghanes.

Hillary Clinton a appelé de son côté les pays alliés à "mobiliser leurs ressources civiles et militaires dans le cadre de l'agenda cohérent et crédible qui a été fixé pour l'Afghanistan".

Le rapport du département d'Etat américain précise qu'une augmentation importante du nombre d'experts civils est prévue pour contribuer à la reconstruction du secteur agricole de l'Afghanistan, au renforcement du régime et aux efforts de réintégration des résistants résistants qui renoncent à al Qaïda.

Le rapport n'avance aucun chiffre précis mais il dit que l'augmentation du nombre d'experts civils sera supérieure au récent triplement des civils américains en Afghanistan, qui sont passés de 320 il y a un an à un millier.

Les experts proviendront de différents départements et agences américaines et notamment des départements d'Etat, de l'Agriculture, du Trésor, de la Sécurité intérieure et de la Justice, ainsi que de l'agence de lutte anti-drogue et du FBI.

22/1

http://fr.news.yahoo.com/4/20100122/twl-usa-afghanistan-p...


1-8 Occupation de l’Afghanistan : 700 Bases militaires sous contrôle.
Tout un réseau de forteresses militaires établies et en pleine expansion en Afghanistan pour une occupation inutile sans fin et dont les coûts en termes humains écologiques et financiers sont monstrueux
En 2003 quand l’Administration Bush a envahi l’Irak le Pentagone avait déjà prévu de construire toute une série de méga bases permanentes dans ce pays. Après la chute de Saddam Hussein des centaines de micro bases ont été ajoutées aux méga bases - déjà en 2005 on en comptait 106, et au total c’est plus de 300 qui ont été installées. Sans oublier la gigantesque ambassade américaine construite dans un ancien palais de Saddam Hussein, en bordure du Tigre, au centre de Bagdad et qui a coûté ¾ de milliard de $, la plus grande « ambassade » et la plus chère de toute la planète. Prévue pour accueillir 1000 « diplomates » on parle actuellement d’y doubler leur nombre. Ceci fait partie de la mission de contrôle du Grand Moyen Orient que les US se sont eux -mêmes attribuées. « God Bless América ».

En Afghanistan, on compte 700 bases sous contrôle des forces armées US/OTAN

 Dans la province de Nangarhar dans le district de Shinwar dans un ancien fort utilisé par l’armée britannique au XIXème siècle puis par l’armée soviétique au XXème, c’est au tour de l’armée US d’y avoir installé des troupes en compagnie des forces armées nationales afghanes ( les milices de l’occupant) pour préparer les nouveaux plan d’occupation. Cette base fait partie de centaines d’autres bases éparpillées sur tout le territoire afghan. Les bases militaires occupées par les troupes US et de l’OTAN ainsi que celles des forces armées afghanes comprennent des petites bases telles celle de Shinwar mais aussi des méga bases qui ressemblent à des villes américaines. actuellement selon des sources officielles en Afghanistan on en compte approximativement 700.

 Ce programme de construction de bases militaires n’est pas rapporté par les médias sous emprise gouvernementale et pourtant c’est une entreprise énorme d’occupation militaire dépendant massivement d’approvisionnements importés de l’étranger qui coûtent extrêmement chers. Alors même que les pays participant à cet occupation subissent une conjoncture économique des plus moroses, la vérité sur les coûts monstrueux de cette guerre d’occupation est enterrée dans des effets d’annonce politico médiatique portant sur une pseudo offensive dans le Sud de l’Afghanistan soit disant pour en chasser les Résistants. Ces derniers- comme tout mouvement de résistance- vont laisser les forces armées étrangères occuper le terrain pour revenir plus tard les harceler.

 En attendant le « prix Nobel de la Paix » le nègre du complexe militaro industriel des US, Barack Obama- et ses petits nègres que sont Sarkozy, Merkel, Brown et les autres - pourra se vanter que son plan de renforcement des troupes US/OTAN en Afghanistan est un succès.

 Ces bases s’ajoutent à la longue liste secrète de celles que possèdent le Pentagone, et on ne peut que s’interroger sur la durée d’existence de ces garnisons, et des coûts supportés par les contribuables US et de ceux des pays membres de l’OTAN.

400 bases militaires étrangères en Afghanistan 

Le porte parole de l’ISAF ( International Security Assistance Force ) dirigée par les US, le colonel Wayne Shanks, a dit au site de Tom Dispatch ( voir coordonnées en bas d’article) qu’il y avait à présent prés de 400 bases US et de la coalition en Afghanistan, dont des camps, des bases de relais opérationnels, et des avant postes de combat. En plus, il y a au moins 300 bases des forces armées nationales afghanes (ANA) et de la police nationale afghane, (ANP), la plupart d’entre elles construites entretenues et financées par les US.

Un petit nombre des bases de la coalition sont des méga bases tel l’aéroport militaire de Kandahar, l’un des aéroports ayant le plus de trafic au monde, et la base aérienne de Bagram, une ancienne base soviétique rénovée décorée de Big Burger et de Popeye, utilisée actuellement par plus de 20 000 soldats américains en plus de milliers de soldats des forces de la coalition et de personnels civils (dont des mercenaires). A Bagram, il a été rapporté l’automne dernier que des projets de construction d’un montant de plus de 200 millions de $ allant de simples baraquements à des entrepôts étaient en cours ou sur le point d’être réalisés.

 A Kandahar qui hébergeait déjà en 2007 9000 soldats de la coalition on devrait compter jusqu’à 35 000 soldats quand le renforcement décidé par Obama sera complété. D’importants fonds ont également été débloqués pour l’amélioration de l’aéroport militaire de Kandahar : 65 millions de $ pour la construction d’espaces de parking pour des avions accompagnant les opérations au sol de même qu’activement impliqués dans les opérations de surveillance et de reconnaissance, 61 millions de $ pour la construction d’une piste pour hélicoptères et d’une piste pour des opérations héliportées stratégiques.

 Actuellement on ignore le chiffre exact de ces bases qui sont agrandies, rénovées, mais selon le porte parole de l’ISAF, il y a des plans militaires d’expansion de plusieurs bases pour l’hébergement du supplément de troupes prévu dans la stratégie de guerre du commandant en chef US en Afghanistan, Stanley McChrystal. En plus, au moins 12 bases vont être construites pour recevoir les quelques 30 000 soldats américains et les milliers de soldats des pays membres de l’OTAN qui devraient bientôt arriver dans le pays.

 En plus de ces bases étrangères, les US financent également les bases des forces armées et des forces de police afghanes. Selon les données de contrats passés par l’armée US pour la maintenance de celles-ci, il y en aurait au moins 300, et elles ne sont pas incluses dans le chiffre des bases des forces de la coalition US/OTAN. Elles sont plus « rustiques » que les bases américaines et leurs fast food, ».

 Ainsi, les quartiers généraux de la police afghane dans le district de Khost Farang dans la province de Baghan comprennent-t-ils des bâtiments construits en boue et pierre et entourés d’un mur fait de boue. Cette base n’a même pas de système d’approvisionnement en eau potable, une tranchée ayant été creusée prés d’une source voisine à cet effet. Seuls les avant postes de combats des troupes d’occupation US/OTAN ressemblent à ces bases afghanes rudimentaires.

 Le Pentagone a établi récemment une liste de ses bases à l’étranger en comptabilisant au total 716. Cela inclue des bâtiments appartenant au Pentagone ou loués par lui partout au Moyen Orient, de même qu’en Europe, et en Asie, tout spécialement au Japon et en Corée du Sud.

 Mais certainement plus impressionnant encore ce sont les bases du Pentagone non listées ou tenues secrètes. Tandis que les bases situées dans le Golfe Persique, à Bahrain, au Koweït, Oman, et aux Emirats Arabes Unis sont connues publiquement, d’autres sont absentes, telle la base aérienne d’Al-Udeid, située au Qatar et qui a coûté un milliard de dollars. C’est là que les forces de l’armée de l’air US supervisent secrètement les guerres de drones menées en Afghanistan et au Pakistan et qui font de nombreuses victimes civiles chez les populations afghanes et pakistanaises.

 Ne sont pas non plus incluses dans ce décompte les bases militaires US en Irak 300 en comptant les avant postes selon un chiffre d’Août 2009. Il en va de même des 400 bases en Afghanistan.

 Combien il y a-t-il de bases militaires des US et de leurs alliés dispersées de par le monde, on ne le saura probablement jamais. Pourtant, une chose est sûre, ce que nous savons de l’expérience des bases US/OTAN construites en Allemagne, au Japon, en Italie, et en Corée du Sud, c’est qu’une fois construites elles deviennent permanentes même après la fin des hostilités ou la signature d’un traité de paix. Ces pays ci-dessus cités sont donc toujours depuis des décennies sous occupation américaine.

 Pour l’Afghanistan, de même que pour l’Irak, cette occupation ne fait que commencer. Pour l’Afghanistan elle risque de se terminer comme les précédentes, celles des Britanniques et des Soviétiques.

 En attendant les Résistants se replient du Sud de l’Afghanistan laissant les forces d’occupation crier victoire…. Jusqu’aux prochaines embuscades qui seront de plus en plus meurtrières la résistance afghane étant de plus en plus expérimentée et de plus en plus soutenue par une population civile la première à faire les frais de telles offensives. On est loin de la « conquête des cœurs » et des négociations avec les «Résistants modérés » un discours en général précurseur d’une offensive militaire en préparation comme cela vient une nouvelle fois d’être prouvé.

 Mais les médias qui marchent au pas cadencé seront « en direct » d’Afghanistan pour relater la « victoire » d’Obama et de ses petits nègres, oubliant de mentionner le nombre de civils afghans déplacés et ou tués dans ces jeux de guerre au coût monstrueux, humainement écologiquement et économiquement.

Plus d’information sur ce réseau de bases militaires US/OTAN sur

http://www.tomdispatch.com/post/175204/tomgram%3A_nick_tu...

http://www.planetenonviolence.org/Occupation-de-l-Afghani...

http://www.tomdispatch.com/post/175204/tomgram%3A_nick_tu...


n°319 - dossiers de l'Afghanistan - 24-02 – Fin - Des milliers de crimes en tout genre commis dans l'armée


n°319 - dossiers de l'Afghanistan - 24-02 – Fin - Des milliers de crimes en tout genre commis dans l'armée.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de l'Afghanistan n°319 du 24-02

              C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


Sommaire :  

1 Dossiers (Suite - Fin)

1-9 Emmanuel Derville : La nouvelle stratégie en Afghanistan est mise en péril par le Pakistan.

1-10 Myriam Abraham : Israël Participe aux Assassinats & Massacres Robotisés de La Guerre En Afghanistan.

1-11 Des soldats allemands formés en Israël !!!

1-12 L’Allemagne n’en finit plus de se diviser sur l’Afghanistan.

1-13 Tortures, mensonges et raison d'Etat en Grande-Bretagne.

1-14 Aafia Siddiqui, la pakistanaise qui voulait tuer des Américains

1-15 Des chiens renifleurs français à la recherche des bombes artisanales.

1-16 Hugo Bertrand : Robots : les nouveaux chiens de guerre…

1-17 Guantanamo : Les dossiers.

1 Les services secrets britanniques pointés du doigt.

2 Khadr restera aux mains des Américains


1-9 Emmanuel Derville : La nouvelle stratégie en Afghanistan est mise en péril par le Pakistan.

Nb Nb : Ndlr : La publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage l'analyse des auteurs mais doit être vu comme information .

Soixante pays se réunissent aujourd’hui dans la capitale britannique pour tenter de stabiliser l’Afghanistan.(…)

Pour y parvenir, le président Karzaï tend la main aux résistants. Mais sans l’aide du Pakistan voisin, cette stratégie semble vouée à l’échec.

La solution de la dernière chance?

La conférence qui s’ouvre aujourd’hui à Londres est cruciale pour l’avenir de l’Afghanistan.

L’année dernière, 520 soldats américains ont été tués dans des combats.

Un record depuis le début de l’intervention, en 2001.

Les attaques s’étendent à presque tout le pays.

Le rôle du Pakistan

Pour calmer la situation, les Etats-Unis et le gouvernement afghan tendent la main aux résistants qui accepteraient de déposer les armes tout en combattant les plus radicaux, notamment ceux considérés proches d’Al-Qaida. Washington devrait dévoiler un plan d’aide de 500 millions de dollars pour faciliter leur intégration à la vie civile.

Mais cette tentative de réconciliation pourrait ne pas aboutir.

Dans une interview au Financial Times, le général Stanley McChrystal, qui commande les forces américaines en Afghanistan, a expliqué sa tactique: affaiblir les résistants pour les inciter à cesser les combats.

Difficile d’y parvenir tant qu’ils se réfugient au Pakistan, en particulier dans la région du Nord-Waziristan, où l’OTAN n’ose pas les pour­suivre.

C’est là que les principaux groupes de combattants, ceux de Hafiz Gulbahadur et de Sirajuddin Haqqani, sont installés.

La semaine dernière, Robert Gates, le secrétaire d’Etat américain à la Defense, en visite à Islamabad, a demandé aux autorités de lancer une offensive au Nord-Waziristan.

Refus des militaires pakistanais: «Nous n’en avons pas les moyens», a répondu leur porte-parole, le général Athar Abbas. Des dizaines de milliers de soldats sont déjà engagés contre certains groupes de résistants dans le nord-ouest du pays et les tensions sont fortes à la frontière avec l’Inde, où les deux armées ont échangé des tirs à plusieurs reprises ces dernières semaines. Islamabad ne veut pas affaiblir ses Defenses dans cette région.

Contrer l’Inde

Surtout, le Pakistan a toujours été proche des réseaux résistants, perçus comme des relais pour contrer les ambitions de New Delhi, qui soutient le président Karzaï et multiplie les projets de reconstruction en Afghanistan. Si l’armée pakistanaise les privait de leur base arrière, elle perdrait de précieux alliés. Elle n’a d’ailleurs aucune raison de le faire car Islamabad semble convaincu que le processus de réconciliation ne marchera pas: «Des groupes de résistants influents, comme celui de Sirajuddin Haqqani ou du mollah Omar, chassé du pouvoir par les Américains en 2001, n’y participeront pas puisque Kaboul les considère comme proches d’Al-Qaida», assure un haut fonctionnaire pakistanais.

Enfin, si l’armée pakistanaise intervenait, le prix à payer serait lourd. «L’état-major craint que les résistants ne commettent des attentats dans tout le pays en représailles.

C’est d’ailleurs ce qui s’est passé en octobre, quand il a lancé une opération contre les résistants du Sud-Waziristan, près de la frontière afghane», souligne le général à la retraite Talat Masood.

EMMANUEL DERVILLE

28.01.2010

http://www.tdg.ch/actu/monde/nouvelle-strategie-afghanist...


1-10 Myriam Abraham : Israël Participe aux Assassinats & Massacres Robotisés de La Guerre En Afghanistan.

5 pays membres de l’OTAN participant aux côtés des Etats Unis à cette guerre d’occupation utilisent des drones israéliens pour surveiller et pour tuer un grand nombre de civils Afghans abjectement qualifiés de « dommages collatéraux ».

5 pays membres de l’OTAN utilisent des drones israéliens produits en Israël par IAI (Israel Aerospacial Industries), une entreprise d'état, pour espionner et tuer.

Ces drones, Heron UAVs, volent à moyenne altitude, peuvent rester en vol 30 heures (altitude de croisière : 3000m) et transporter une charge (missiles) de 250kg. Ils peuvent opérer sur plusieurs centaines de km, sont porteurs de différents types de senseurs utilisés pour espionner des « cibles » mais aussi tuer. Israël a expérimenté ce type d’engins dans les territoires occupés contre la population palestinienne et les utilisent pour tuer lors d’assassinats ciblés de membres de la résistance palestinienne, mais aussi lors de ces attaques d’envergure dont celle de l’année dernière l’Opération Plomb Durci, contre la Bande de Gaza, où ils ont servi à tuer des civils.
Les pays qui utilisent les drones israéliens en Afghanistan sont :
L’Australie, l’Espagne, le Canada, la France et tout récemment l’Allemagne.

Ces pays sont donc responsables, au même titre qu’Israël qui les produit et les vend, des tueries générées par les opérations d’espionnage et ciblage de ces appareils israéliens. Confrontés à une pléthore d’informations fournis par ces drones et incapables de toutes les gérer, les attaques et opérations d’assassinats tuent plus de civils que de combattants résistants.
Israël est reconnu comme leader mondial après les US en matière de production de drones. Ainsi outre les pays cités ci-dessus, en Novembre dernier le Brésil a passé commande de Heron UAVs pour un montant de 350 millions de $ pour patrouiller ses frontières mais aussi des opérations de surveillance au dessus de ses villes. De même les forces de sécurité panaméennes conjointement avec le commandement militaire US Sud assisteront à une démonstration de ces appareils dans l’optique de les acheter pour soit disant surveiller les trafics de drogue mais en réalité pour mener des opérations policières.
Ces appareils sont de plus en plus fréquemment utilisés - outre dans le cadre de conflits armés - à des fins de police civile et Israël encore une fois, en les ayant conçu et en les fabriquant et les exportant, est le chef de file de ce type d’actions anti démocratiques, fascisantes.
Amplification de la guerre des drones
Ce qui sous Bush II étaient des actes peu fréquents d’assassinats ciblés contre des résistants suspectés d’être des « Talibans » sont devenus monnaie courante sous l’administration Obama, le nègre du complexe militaro industriel US. Depuis l’attaque suicide du 30 Décembre menée par un agent double de nationalité jordanienne dans une base avancée de la CIA en Afghanistan d’où partent les ordres d’assassinats par drones et qui a décapité la CIA en Afghanistan, l’utilisation de ces engins de mort pour traquer tout ce qui paraît « suspect » aux Américains dans la zone de guerre AfPak est devenue hyperintensive.
Au Pakistan, où un nombre sans précédent de frappes de missiles utilisant des drones a tué à la fois des combattants mais surtout de nombreux civils, ces attaques provoquent la colère des populations des zones tribales et la haine des Etats Unis est entrain de s’amplifier et risque à terme de se retourner contre le gouvernement servile en place.
En Afghanistan, ou les drones ont été pendant des années - et ce parce qu’en nombre limités- utilisés essentiellement pour des missions de surveillance, ils sont de plus en plus fréquemment utilisés pour assassiner, dans le cadre du renforcement des attaques aériennes menées à partir de ces véhicules aériens contrôlés à distance, un renforcement croissant passé inaperçu et nulle part mentionné dans les médias qui ont pourtant fait grand cas du renforcement du nombre de troupes envoyées sur le terrain notamment de troupes américaines. Ce développement de l’utilisation de drones en AfPak profite bien évidemment à l’industrie militaire israélienne en plein boom, de même qu’à celle des Etats Unis.
Cette escalade de la guerre des drones ne fait que commencer le Pentagone ayant prévu d’augmenter sa flotte de drones dans les 40 prochaines années en créant des flottes de drones ultra sophistiqués lourdement armés de plus en plus autonomes, voyant tout repérant tout, ces UAS (hypersonic Unmanned Aérial Systèms).
Le Washington Post a récemment rapporté que « les drones sans pilote utilisés pour des missions en Afghanistan et au Pakistan sont une priorité avec pour objectif d’accélérer l’achat de nouveaux drones Reaper et d’étendre les vols de Predator et Reaper au-delà de 2013. »
En 2008 il y a eu entre 27 et 36 attaques de drones US dans le cadre d’opérations clandestines de guerre menées par la CIA au Pakistan. En 2009 il y en a eu entre 45 et 53 et pour les seuls 18 premiers jours de Janvier 2010 on en dénombrait déjà 11.
En Afghanistan, les US ont crée un système interconnecté de commande et contrôle global pour y mener leur guerre des robots de même que pour aider la CIA dans ses frappes au Pakistan.

Des bases high tech établies partout dans le monde sont impliquées dans ses opérations de surveillance et d’assassinats. La principale base d’où les US supervisent secrètement toutes ces opérations de drones sur l’Afghanistan et le Pakistan c’est celle située au Qatar qui a coûté plusieurs milliards de dollars. Les drones décollent et atterrissent d’aérodromes situés à Kandahar et Jalalabad en Afghanistan, mais le centre des opérations se trouve à la base aérienne de Creech dans le Nevada, où les « pilotes » de l’armée de l’air US actionnent ces drones contrôlés à distance à des milliers de kilomètres de là, mais aussi à Wright-Patterson, une gigantesque base aérienne de 32 km2 située à Dayton dans l’Ohio. Une fois leur sale boulot d’assassinats à distance terminé, ces « pilotes » rentrent chez eux pour « jouir d’un repos bien mérité ».
C’est l’armée de l’air US qui de loin détient le record d’utilisation de drones pour des opérations d’assassinats et massacres de civils.

 A partir de 2001, quand elle a commencé à utilisé des drones armés jusqu’en 2009, l’armée de l’air a tiré 703 missiles Hellfire et largué 132 GBU -12s (bombes guidées au laser de 250kg).

Samedi 6 Février 2010

Myriam Abraham

http://www.planetenonviolence.org/Israel-Participe-Aux-As...


1-11 Des soldats allemands formés en Israël !!!
Tsahal apprend aux pilotes de la Bundeswehr à manier les drones utilisés en Afghanistan.

Cela aurait été inimaginable il y a quelques années encore, tant la nouvelle aurait choqué l'opinion dans un pays où la mémoire de l'Holocauste reste le principal ciment de la société.

La coopération militaire entre l'État hébreu et l'Allemagne vient de s'affranchir d'un nouveau tabou. Pour la première fois, des soldats allemands sont formés en Israël pour des interventions extérieures.

Tsahal fournit aux pilotes de la Bundeswehr un programme de formation de six semaines pour le maniement de drones israéliens, qui seront utilisés en Afghanistan à partir de mars.

Fabriqué par Israël Aero Industries (IAI), le drone Heron 1 viendra renforcer les capacités de surveillance de l'armée allemande en Afghanistan. «Il y a déjà eu souvent des entraînements pour des soldats israéliens en Allemagne et naturellement des manœuvres communes en mer Méditerranée, affirme un porte-parole du ministère israélien de la Defense, cité par le quotidien Financial Times Deutschland.Mais jamais encore des soldats allemands n'avaient été formés en Israël.»

Quinze à vingt soldats allemands seront formés par Tsahal. Le drone Heron 1, redoutable outil de surveillance qui a déjà fait ses preuves au Liban et dans la bande de Gaza, est capable de transmettre des informations fiables même par mauvais temps, contrairement au matériel dont disposait la Bundeswehr jusqu'à présent. Il est manœuvré par un équipage de deux hommes installés dans un container : l'un pilote l'appareil à l'aide d'un joystick alors que le second analyse les images.

«Allié stratégique»

La coopération militaire franchit ainsi une nouvelle étape. Israël, qui devrait bientôt recevoir deux nouveaux sous-marins allemands capables de transporter des missiles nucléaires, considère l'Allemagne comme un «allié stratégique».

2/2

http://www.lefigaro.fr/international/


1-12 L’Allemagne n’en finit plus de se diviser sur l’Afghanistan.

Le ministre des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, s’est exprimé aujourd’hui devant le Bundestag sur la stratégie allemande en Afghanistan. Cinq mois après le bombardement controversé à Kunduz dans le Nord de l’Afghanistan, bombardement ordonné par le colonel allemand Georg Klein, la polémique sur la participation de l’Allemagne à la force alliée en Afghanistan ne désenfle pas dans le pays. La bavure de Kunduz qui a provoqué la mort de 142 personnes, en majorité des civils, a déjà coûté son poste au ministre de la Defense de l’époque. Une commission d’enquête parlementaire a également été mise en place pour élucider les circonstances de la bavure. Alors que les premiers témoins sont entendus ces jours-ci, M. Westerwelle a appelé dans le même temps à un envoi supplémentaire de soldats tout en qualifiant la situation de « conflit armé selon les critères du droit international », qualification taboue et polémique outre-Rhin.

Plus que jamais, l’engagement militaire en Afghanistan est impopulaire en Allemagne. Selon plusieurs sondages, près des deux tiers de la population souhaitent le retour des soldats déployés. La bavure de Kunduz a été un choc pour l’opinion publique, très attachée à l’image du soldat-citoyen et d’une armée morale et civique.
Le 4 septembre 2009, le colonel Georg Klein a ordonné le bombardement de camions citernes, tuant par la même occasion de nombreux civils. On lui a alors reproché d’avoir violé les règles d’intervention de la force internationale d’assistance à la sécurité et d’avoir ordonné la frappe non pas pour détruire des camions-citernes volés par les taliban, mais pour éliminer des rebelles. Or l’Allemagne ne se trouvait pas officiellement en situation de guerre, il s’agissait tout au plus d’une guerre civile.
Le choc de l’opinion publique ne s’explique donc pas seulement parce que c’est la première fois depuis la seconde guerre mondiale que l’Allemagne provoque la mort d’autant de civils, il s’explique également parce que les responsables politiques n’avaient vanté jusque là que les missions de soutien et d’appui à la population de la Bundeswehr. Il y a peu, le nouveau ministre de la Defense, Karl-Theodor zu Guttenberg, a été le premier a évoquer une situation de guerre - mais décrite comme « semblable à la guerre ». Les responsables politiques tentent d’éviter à tout prix d’effrayer les électeurs en utilisant le terme de guerre. Angela Merkel, par exemple, n’a pas directement pris part à la conférence de Londres sur l’avenir de l’Afghanistan, le 28 janvier dernier, afin de ne pas trop s’exposer sur le sujet. L’intervention de Guido Westerwelle semble donc introduire un changement de communication. Il a d’ailleurs refusé, malgré les fortes pressions de l’opposition et de l’opinion, de donner une date précise pour le retrait de la Bundeswehr : « En 2014 nous voulons atteindre l’objectif du président Karzaï : que les Afghans assument eux-mêmes la sécurité du pays entier. C’est une perspective réaliste, en vue de laquelle nous allons faire des efforts. Mais ce n’est pas une date concrète de retrait. » De plus, en qualifiant officiellement le conflit de conflit armé, il permet désormais aux soldats de bénéficier d’une meilleure protection en cas de poursuites judiciaires. Jusqu’ici, ceux-ci n’étaient « autorisés » à tuer qu’en cas de légitime Defense ou de premiers secours. Si le droit de la guerre s’applique, la mort de civils dans le cas d’une action militaire n’est pas automatiquement sanctionnée. Georg Klein pourrait être le premier bénéficiaire de cette nouvelle définition, au grand dam des opposants de l’intervention militaire allemande en Afghanistan.

Sources : Focus, Le Monde, Deutsche Welle

10 février

http://www.affaires-strategiques.info/spip.php?article282...


1-13 Tortures, mensonges et raison d'Etat en Grande-Bretagne.

Un véritable roman d'espionnage vient de paraître en Grande-Bretagne.

Alors que la commission Chilcot est en train de terminer ses auditions sur la légitimé de l'engagement britannique en Irak, une affaire de tortures et de dissimulation d'informations au nom de la "sécurité nationale" a fait surface, mercredi 10 février, dans le pays.

Coup dur pour les relations Etats-Unis - Grande-Bretagne

Mise au pied du mur devant la divulgation des ces informations, la Maison Blanche s'est dite, mercredi, "profondément déçue". "Le jugement va compliquer la confidentialité de notre relation de partage de renseignements avec le Royaume-Uni, et il entrera en ligne de compte dans notre futur processus de prise de décisions." La collaboration anglo-saxonne dans le domaine du renseignement risque donc d'être sérieusement remise en question.

Binyam Mohamed, Ethiopien ayant résidé en Grande-Bretagne, en est le personnage principal. Arrêté en 2002 en Pakistan, il est ensuite transféré au Maroc puis à Guantanamo en 2004, d'où il sera libéré sans inculpation en février 2009. De retour à Londres, il est alors décidé à se faire justice. Il veut tout révéler et raconter les tortures qu'il a subies au Pakistan et au Maroc avec, assure-t-il, la complicité de la Grande-Bretagne.

Pendant un an, le gouvernement britannique tente d'empêcher la publication de tout document compromettant au nom du secret d'Etat et de la "sécurité nationale". Mais la cour d'appel de Londres en décide autrement et oblige, mercredi 10 février, le ministère des affaires étrangère à publier des documents classifiés. Ces documents, prouvant les tortures, ont été remis au MI5 (services secrets britanniques) par la CIA via un certain "témoin B.", qui avait conduit les interrogatoires au Pakistan.

DES AGISSEMENTS "CRUELS, INHUMAINS ET DÉGRADANTS"

Ils révèlent que le MI5 était au courant que M. Mohamed a été victime, notamment, de privations de sommeil, de menaces de "disparition", et qu'il était en outre "enchaîné lors de ces interrogatoires". Des agissements "cruels, inhumains et dégradants", selon les juges, qui concluent que "les autorités britanniques étaient impliquées et ont facilité l'administration de cette torture dont Binyam Mohamed, sous contrôle des autorités américaines, était victime".

Une histoire tragique, mais ce n'est pas tout.

Dans sa version originale, et avant que le gouvernement intervienne, le jugement de la cour d'appel était encore plus sévère. Les médias britanniques ont révélé l'existence d'une lettre faisant état de négociations privées entre le président de la cour d'appel et l'avocat de l'Etat britannique quelques jours avant le rendu du jugement final.

Jonathan Sumption, conseillé de la reine, a écrit aux juges le 8 février, leur demandant de "bien considérer cette lettre avant d'établir leur jugement définitif". Il leur demande de revenir sur un passage précis du jugement qui, outre le fait d'être selon lui infondé, constitue une "critique exceptionnellement dommageable de la bonne foi du MI5".

UN PARAGRAPHE ENTIER SUPPRIMÉ

Dans ce passage, le président de la cour d'appel écrit que les services secrets britanniques ont "entretenu une culture de la répression et du mépris des droits de l'homme", et "délibérément induit en erreur une commission parlementaire sur la torture". Il assure aussi que le fameux "témoin B." n'a pas agi seul mais que, au contraire, son comportement est "caractéristique du [MI5] dans son ensemble" et que l'on ne peut donc accorder aucune confiance aux services secrets britanniques.

M. Sumption demande, au terme d'une lettre de trois pages, "à la cour de reconsidérer si le paragraphe est nécessaire à la décision et s'il rend vraiment justice aux protagonistes". Les juges ont purement et simplement supprimé le passage concerné. La partie civile ainsi que les médias britanniques, après avoir pris connaissance de cette lettre, les ont appelés à revoir leur décision.

Ils doivent se réunir vendredi pour considérer une nouvelle fois l'affaire et décider s'ils doivent publier ou non l'intégralité du paragraphe concerné…

11.02.

http://www.lemonde.fr/europe/article/2010/02/11/tortures-...


1-14 Aafia Siddiqui, la pakistanaise qui voulait tuer des Américains

Au terme d’un procès de deux semaines, une pakistanaise spécialiste en neurosciences a été jugée coupable mercredi à New York de tentative de meurtre d’enquêteurs Américains en Afghanistan.

Aafia Siddiqui, 37 ans, a été reconnue coupable par un jury fédéral des charges pesant contre elle, à l’exception de celle de préméditation. Ce qui fait qu’elle risque une peine de 30 à 40 ans de réclusion, plutôt que la prison à perpétuité. En réaction au jugement, elle s’est exclamée : « Il s’agit d’un verdict venant d’Israël, pas de l’Amérique. La colère devrait être dirigée vers la bonne cible. J’ai un témoignage, et j’ai des preuves », a-t-elle crié.

Selon son avocate, Elaine Sharp, Siddiqui souhaitait en fait par ces propos envoyer un message à ses partisans au Pakistan, pour éviter toute réaction violente.

« Elle m’a dit catégoriquement qu’elle ne veut aucune violence, aucune protestation violente, ni représailles violentes. Ce n’est pas ce qu’elle incarne », a expliqué Maitre Sharp.

A noter que Siddiqui avait perturbé son procès à plusieurs reprises en s’en prenant au juge, accusé de mentir, et aux témoins. Ses avocats avaient d’ailleurs tenté de l’empêcher de témoigner, au motif qu’elle n’avait pas toutes ses facultés mentales, après avoir été maintenue en isolement cellulaire depuis son arrivée aux Etats-Unis l’été dernier.

Mais ils n’ont pas pu convaincre le juge, et Siddiqui a démenti sous serment avoir jamais usé d’une arme a feu, ou être capable de violence.

Or, six témoins – des Américains tout comme des Afghans – ont dit qu’au cours d’un interrogatoire au poste de police de Ghazni en Afghanistan, en juillet 2008, Siddiqui s’était emparée d’un fusil et avait ouvert le feu.

L’un des officiers américains avait alors répliqué, la blessant. Elle avait été interpellée la veille, et une fouille de son sac avait permis de trouver des notes sur la fabrication de bombes, et une liste de monuments à New York.

La scientifique, qui avait réalisé ses études en neurosciences au prestigieux Massachusetts Institute of Technology, le MIT, a par la suite affirmé avoir été blessée alors qu’elle tentait de s’enfuir.

Elle dit avoir été torturée dans une prison secrète au cours des années qui ont précédé son arrestation officielle.

Elle sera fixée sur son sort le 6 mai, quand elle apprendra sa peine, mais ses avocats ont déjà annoncé qu’ils allaient interjeter appel.

4/2

http://journalstars.com/actualites/la-pakistanaise-qui-vo...


1-15 Des chiens renifleurs français à la recherche des bombes artisanales.

Le contingent français en Afghanistan a une arme secrète contre les bombes artisanales des résistants, si répandues et si meurtrières: le malinois.

Ce chien de berger belge, dressé pour renifler les explosifs les plus rudimentaires, a déjà permis aux équipes de démineurs de découvrir des dizaines de caches d'armes, d'engins posés en bordure de route ou de voitures piégées. Contrairement aux labradors utilisés par les Marines américains dans la province d'Helmand (sud), les malinois accompagnant la Légion étrangère française dans la région de Tora (est) sont capables de détecter non seulement les explosifs conventionnels, mais aussi les engins artisanaux composés de produits plus rustiques, auxquels les résistants recourent de plus en plus.

Ces bombes artisanales, appelées engins explosifs improvisés (EEI), nécessitent très peu de technologie et sont dénuées de parties métalliques ou d'explosifs traditionnels, ce qui les rend quasi-indétectables par le matériel de déminage habituel.

"Les chiens renifleurs ont quelque chose de mieux que les machines: l'instinct", explique le caporal-chef Rémy, qui ne donne que son prénom conformément aux consignes de l'armée française.

Le caporal-chef Rémy, maître-chien d'un berger "renifleur" de quatre ans baptisé Arry, est convaincu à plus de 90% de pouvoir déclarer "sécurisée" une route qui a été inspectée par son malinois, race proche du berger allemand, mais plus élancée et plus musclée.

Le contingent français en Afghanistan a exclusivement recours aux malinois pour ses équipes cynophiles, un animal jugé plus polyvalent que les autres races. Outre les EEI -responsables de près de la moitié des morts de GI's en Afghanistan l'an dernier-, ces bergers belges sont capables de renifler des drogues, de garder un camp militaire ou d'aider à contenir une foule. Les quelque 3.500 hommes du contingent français en Afghanistan disposent d'une dizaine de malinois dressés pour ces tâches -"reniflage", surveillance, attaque-, tous mâles.

Chaque malinois a son maître-chien attitré. L'animal a été dressé en amont, durant environ quatre mois, soit pour le "reniflage", soit pour l'attaque, mais pas les deux. "A un barrage, les suspects n'ont aucun moyen de savoir s'ils ont à faire à un chien d'attaque ou à un chien renifleur", souligne le sergent Sylvain, maître-chien d'Agos, un malinois d'attaque de 32 kilos qui peut facilement jeter un homme au sol, mordre une cible à deux mètres de haut ou traverser une vitre de voiture à l'aide d'une muselière renforcée de métal.

Les bombes artisanales sont souvent composées d'un mélange de ferraille et d'engrais facilement disponibles pour les résistants, comme le nitrate d'ammonium ou de la poudre d'aluminium bon marché. Elles sont déclenchées à distance par des fils électriques reliés sur des dizaines de mètres à un détonateur.

"En pratique, (lors des séances de dressage), nous avons ajouté des poudres de nitrate à l'éventail de produits chimiques auxquels on dresse les chiens à réagir", révèle le caporal-chef Rémy.

Son chien Arry est désormais capable de renifler plus de 20 molécules différentes, ce qui lui permet de détecter quasiment tous les engins artisanaux. Ainsi, si le sol a été récemment retourné, Arry peut renifler un explosif caché jusqu'à un mètre de profondeur. Et, pour peu qu'il y ait une petite brise soufflant dans la bonne direction, le chien est capable de repérer une bombe à une centaine de mètres de distance. Conclusion du caporal-chef Rémy: "Les chiens sont vraiment la meilleure chose contre les explosifs".

3/2

http://fr.news.yahoo.com/3/20100202/twl-afghanistan-chien...


1-16 Hugo Bertrand : Robots : les nouveaux chiens de guerre…

La robotique a fait des progrès énormes ces dernières années.

Si les robots domestiques laissent encore dubitatifs en terme d'usage et de fonctionnalité, les résultats les plus spectaculaires ont été obtenus au service de l'industrie de la Defense.

En prenant modèle sur la gent animale !

La mythologie des robots, à travers littérature et cinéma nous présente deux types de machines : le sympathique android qui nous aide dans nos tâches quotidiennes et nous tient compagnie ou le méchant terminator qui sert le côté obscur de la force ou se retourne contre l’espèce humaine.

BigDog, machine de somme
Créé par la société Boston Dynamics pour le compte du DARPA (l’agence du Département de la Defense des USA responsable de la recherche et du développement des nouvelles technologies pour l’usage militaire), BigDog est apparu en Afghanistan.

Mission : porter l’intendance (jusqu’à 150 kg) d’un groupe de combattants en terrain difficile.

C’est donc l’archétype du robot ; étymologiquement, le mot tchèque robota signifie « travail pénible », « corvée ».

Pas de temps de repos ni de pause repas pour les machines.

Star Wars sans le THX

Quand on découvre une vidéo de BigDog en action, on reste bouche bée.

Ressemblant aux quadrupèdes impériaux de Star War, « la bête » tient plus du mulet ou de l’arachnoïde mutante que du chien : 1 mètre de long, 70 cm de hauteur et 75 kg.

Ce qui frappe et rend même mal à l’aise, tellement la similitude avec un animal est grande, ce sont ses longues pattes motrices dont les mouvements ne ressemblent en rien à la démarche pataude de la plupart de ses congénères civils.

Recordog d’autonomie

Il peut grimper les côtes (jusqu’à 35 degrés), marcher dans le sable ou dans la neige sans que sa progression s’en trouve entravée. On éprouve même de l’empathie et de la gêne quand les soldats américains lui donnent de grands coups dans « les flans » pour bien montrer que « la bête » rétablit immédiatement son équilibre.
BigDog a battu le record du monde d’autonomie en parcourant 20 km à une vitesse de 4km/h et peut même s’autoriser des pointes à 6,5 km/h.
La condition de machine de BigDog nous est pourtant rappelée par son alimentation : il fonctionne à l’essence et émet le bruit d’une tondeuse à gazon.

Au 7ème jour…
Si l’on consulte le site
de Boston Dynamics ou d’autres industriels de la Defense, on réalise que BigDog n’est qu’un exemplaire du bestiaire robotique militaire.
Insectes métalliques qui grimpent aux murs, chauve souris ou colibris espions, l’arche de Noë guerrière du XXIè siècle est en gestation.

BigDog a déjà un grand frère humanoide en couveuse : Petman pourra marcher, ramper, et se mouvoir dans nombre de situations. Des projets pour faire de ces machines actuellement téléguidées des robots qui pourraient être programmés pour décider d’eux mêmes de détruire une cible seraient à l’étude. Car même si on les dote d’intelligence artificielle, les machines n’auront pas d’état d’âme au moment de passer à l’acte.

De ces innovations qui font froid dans le dos, des déclinaisons civiles découleront forcément.

On se souvient que le GPS était à l’origine une technologie développée pour le DARPA.

Hugo Bertrand

5 février

VIDEO DU ROBOT 

 http://www.youtube.com/watch?v=W1czBcnX1Ww&feature=pl...

http://www.techyou.fr/2010/02/robots-les-nouveaux-chiens-...


1-17 Guantanamo : Les dossiers.

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage certaines analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

1 Les services secrets britanniques pointés du doigt.

L'ONU se penche sur l'implication de certains Etats dans les méthodes discutables utilisées, à Guantanamo notamment, par les autorités américaines.

Guantanamo, un centre de détention militaire haute sécurité.

Londres se trouve dans une position délicate: certains ressortissants et résidents britanniques, libérés du camp de Guantanamo, accusent les services secrets britanniques de les avoir livrés aux autorités américaines et d'avoir participé à bon nombre d'interrogatoires. 

Parmi eux, Benyam Mohamed, un ressortissant éthiopien, installé au Royaume-Uni en 1994 et qui avait déposé une demande d'asile politique. Il est arrêté au Pakistan en avril 2002. C'est là que débute un cauchemar qui va durer près de sept ans. Pris en main par les autorités américaines, il est envoyé dans des prisons secrètes en Afghanistan et au Maroc avant d'échouer à Guantanamo Bay, en septembre 2004. Suivront, dit-il, plus de quatre années d'humiliations et de mauvais traitements physiques et psychologiques. A sa libération en février 2009, toutes les charges qui pesaient contre lui sont levées.

Des accusations embarrassantes pour Gordon Brown

Après son retour en Angleterre, il prétend que des membres des services secrets britanniques ont pris part à des interrogatoires pour le moins musclés. Dans des entretiens détaillés, il précise avoir subi des brimades et des abus sexuels. Des accusations embarrassantes pour le gouvernement de Gordon Brown, qui n'a eu de cesse de condamner les méthodes employées à Guantanamo.

Mais ce n'est pas tout. Voilà qu'un rapport publié récemment par l'ONU vient remettre le feu aux poudres: il dénonce à son tour l'implication des services secrets britanniques. Dans une bataille judiciaire entamée il y a plus d'un an, plusieurs ONG et anciens détenus réclament la publication de documents officiels qui incriminent, selon eux, les services secrets britanniques, accusés en outre de complicité d'enlèvement, de détention illégale et de torture. Le ministre des affaires étrangères David Miliband a eu beau évoquer la sécurité nationale et expliquer que la divulgation de telles informations pourrait nuire aux relations entre Londres et Washington, la Haute Cour a donné tort au gouvernement. Ce dernier a fait appel.

Jointe par L'Express, une porte-parole de l'ONG Reprieve, qui représente les ressortissants et résidents britanniques rentrés de Guantanamo se dit ravie: "Nous sommes satisfaits que ce rapport ait été publié par l'ONU. Il reprend tout ce nous dénonçons depuis longtemps. La sécurité nationale ne serait en rien menacée par le fait que soient rendus publics les documents que nous réclamons." Et Benyam Mohamed, comment va-t-il? "Il se porte bien. Il a retrouvé un semblant de vie de famille et travaille actuellement en tant que bénévole dans l'association Guantanamo Justice Center qui s'occupe des familles de détenus n'ayant pas eu la chance d'être libérés."

7/2

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/les-services-secre...


2 Khadr restera aux mains des Américains

Ottawa confirme qu'il ne demandera pas le rapatriement du prisonnier canadien de Guantánamo

Le gouvernement fédéral a répondu hier soir au récent jugement de la Cour suprême sur le cas d’Omar Khadr.

Ottawa — Le gouvernement conservateur a tranché: Omar Khadr restera entre les mains des Américains. Ottawa a confirmé hier soir qu'il ne demandera pas le rapatriement du ressortissant canadien emprisonné à Guantánamo, utilisant ainsi la marge de manœuvre laissée par la Cour suprême dans son jugement du 29 janvier.
C'est par un communiqué laconique de trois paragraphes envoyé aux journalistes sans préavis, à 18h12 hier soir — alors que l'attention du pays était tournée vers Vancouver et le premier match de l'équipe canadienne de hockey —, que le gouvernement a répondu à la récente décision de la Cour suprême.
Le ministre de la Justice, Rob Nicholson, a annoncé de cette façon avoir envoyé une note diplomatique aux États-Unis «sollicitant officiellement des assurances que les éléments de preuve et les déclarations communiqués aux autorités américaines par suite des interrogatoires de Khadr par des mandataires et des fonctionnaires du Canada en 2003 et 2004 ne seront pas utilisés contre lui par les autorités américaines dans le cadre d'une instance devant la Commission militaire, ou autrement.»
En 2003 et 2004, des agents canadiens avaient mené des interrogatoires auprès de Khadr en sachant qu'il avait été soumis à des techniques de privation de sommeil. Mineur (il avait 15 ans quand il a été arrêté en Afghanistan en 2002), le prisonnier n'avait pas pu consulter un avocat ou un adulte de confiance lors de ces interrogatoires. De plus, le gouvernement canadien avait transmis aux autorités américaines les renseignements obtenus de cette manière, des informations susceptibles de lui nuire lors de son éventuel procès.
Le reste de la note de M. Nicholson rappelle que «la Cour suprême du Canada a reconnu la responsabilité constitutionnelle de l'exécutif de prendre les décisions concernant les affaires étrangères» et souligne que «la Cour n'a pas ordonné au gouvernement de demander le rapatriement du présumé terroriste Omar Khadr».
M. Nicholson rappelle aussi qu'Omar Khadr «fait face à des accusations très graves, notamment de meurtre, de tentative de meurtre, de complot, de soutien matériel au terrorisme et d'espionnage», mais que le gouvernement «continue de [lui] fournir des services consulaires.»
Le 29 janvier, M. Nicholson s'était déclaré «heureux» d'un jugement qui concluait que le Canada avait violé et continuait de violer les droits d'Omar Khadr garantis par l'article 7 de la Charte des droits et libertés. Le ministre de la Justice avait alors salué le fait que la Cour n'ait pas ordonné à Ottawa une réparation précise, lui laissant le soin de décider quelle solution serait la meilleure pour que cesse la violation des droits de Khadr.
Aucun des deux communiqués publiés par le gouvernement (hier et le 29 janvier) ne reconnaît que les droits du prisonnier sont bafoués.
Justice fondamentale
Dans un jugement unanime, la Cour suprême a conclu le 29 janvier que «le Canada a activement participé à un processus contraire aux obligations internationales» en matière de droits de la personne, qu'il a «porté atteinte aux droits, à la liberté et à la sécurité [d'Omar Khadr] tels que garantis par l'article 7 de la Charte» et que cette violation dure encore aujourd'hui. Elle indiquait aussi que «les faits établissent la participation du Canada à une conduite étatique violant les principes de justice fondamentale».
Les violations découlaient de la participation des agents canadiens aux interrogatoires illégaux de 2003 et 2004.
La Cour laissait toutefois au gouvernement «le soin de décider de quelle manière il convient de répondre» à la situation. Ce faisant, elle invalidait une décision de la Cour fédérale, qui avait exigé l'an dernier que le Canada demande aux États-Unis le rapatriement de Khadr. La Cour fédérale d'appel avait confirmé cette première décision.
Si la Cour suprême s'est montrée réticente à ordonner quoi que ce soit au gouvernement, c'est qu'elle estimait ne pas avoir en main tous les éléments d'informations lui permettant de prendre une décision qui touche aux relations étrangères canadiennes. Incapable «d'évaluer correctement les conséquences» d'une demande de rapatriement sur les relations extérieures, elle laissait au gouvernement «une certaine latitude» pour décider de la réponse à donner au jugement.
Ottawa en a donc conclu qu'en demandant le retrait au dossier des éléments de preuve obtenus lors des interrogatoires de 2003 et 2004, elle mettait un terme aux violations des droits de Khadr. Une manoeuvre «minimale, mais habile», a commenté hier soir Fannie Lafontaine, professeure de droit international à l'Université Laval et membre d'Avocats sans frontières.
«La Cour suprême a beaucoup insisté sur le fait que les interrogatoires de 2003 et 2004 contribuent à la détention illégale de Khadr, rappelle Mme Lafontaine. En demandant que les informations obtenues ne puissent pas être utilisées lors d'un procès, le gouvernement répond en partie aux préoccupations de la Cour. Mais c'est une réparation minimale, compte tenu de l'étendue des violations notées».
Tous les partis d'opposition et plusieurs organismes de Defense des droits de la personne avaient interprété le jugement de la Cour comme un appel tacite à une demande de rapatriement. «La seule chose que le gouvernement ne peut pas faire, c'est de ne rien faire», avait indiqué le chef de l'opposition, Michael Ignatieff.

Le jugement suggérait lui-même que le rapatriement «pourrait défendre les droits» bafoués d'Omar Khadr.

17 février

http://www.ledevoir.com/politique/canada/283285/khadr-res...



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


25.02.2010

n° 318 Journal de la Lutte pour la libération du territoire Afghan - du 08-02 au 23-02 -: Début: - « La situation reste grave, mais elle ne se dégrade plus »…

n° 318  Journal de la Lutte pour la libération du territoire Afghan - du 08-02 au 23-02 -: Début: -  « La situation reste grave, mais elle ne se dégrade plus »…



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de la Lutte pour la libération du territoire  Afghan 

n° 318- du 08-02 au 23-02                                       C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


Sommaire.

Tiré à part :

 « La situation reste grave, mais elle ne se dégrade plus »…

Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

Bavure ( ?) de la police afghane: sept civils tués.

Des roquettes de l'OTAN ratent leur cible (...) lors de l'offensive dans région de Marjah: 12 morts.

Les soldats de l’opération Mushtarak tue 20 civils.

33 civils tués  : Un bombardement de l'OTAN…

1 Lutte pour la libération du territoire

Détails.

L'Afghanistan en chiffre. 

Suite

2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

2-1 Al Qaïda n’existe pas.

2-2 Les Confessions d'un assassin financier.

2-3 Frédéric Rivière : Louis Caprioli, à propos de la Conférence internationale sur la sécurité. 

2-4 Les nouveaux agents de la Guerre froide numérique.

2-5 Contact avec les ravisseurs de reporters français en Afghanistan.

2-6 Livre: l'armée soviétique en Afghanistan et ses "victoires oubliées"

3 Les Brèves 

3-1 Le président libyen Mouammar Kadhafi a invité Obama à mettre fin à la 'dictature militaire' des USA

3-2 Ramin Mehmanparast : l'Occident décide seul du sort de l'Afghanistan.

3-3 La soif de vengeance des soldats US en Afghanistan.

3-4 Rapprochement entre une tribu afghane et les Américains.

3-5  7 % des soldats subissent des traumatismes crâniens.

3-8 Simulateur virtuel : Permettre aux militaires canadiens qui rentrent de mission avec des blessures physiques ou psychologiques de faire un pas en avant.

3-9 Des tests à l'explosif sur des porcs pour sauver la vie des militaires…

Fin

3-10 L'armée de terre française mise sur le web pour recruter 14.300 jeunes en 2010…

3-11 Blackwater accusée d'escroquerie.

3-12 Guantanamo : Les Brèves

1 Obama réclame 300 millions de dollars pour fermer Guantanamo.

2 Le gouvernement britannique sommé de déclassifier le dossier d'un ancien détenu de Guantanamo.

3 Tension Chine-Suisse après la décision de Berne d'accueillir de deux détenus ouïghours de Guantanamo.

4 Des détenus de Guantanamo ici, des policiers là-bas…

5 Les cinq Français de Guantanamo seront rejugés...

6 L'Espagne prête à accueillir cinq détenus de Guantanamo.

 


L'Afghanistan en chiffre du 08-02 au 23-02  

 

 

 

tués

blessés

 

 

 

Usboys / Autres boys

 50

 16

 

 

 

Policiers, armée et collaborateurs

 38

 19

 

 

 

Peuple Afghan

119

  28 + x

 



Tiré à part :

 « La situation reste grave, mais elle ne se dégrade plus »…

Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information

"La situation reste grave, mais elle ne se dégrade plus", a estimé Robert Gates lundi.

Les Américains et leurs alliés reprennent quelque espoir en Afghanistan.

Pour la première fois depuis des années, les Américains et leurs alliés viennent d'enregistrer quelques avancées sur le front afghan.

Les captures d'importants chefs de la résistance et les progrès, lents mais réguliers, dans le sud de l'Afghanistan, leur redonnent quelque espoir d'endiguer la montée de la résistance, jugée incontrôlable il y a quelques mois encore.

L'objectif est d'augmenter la pression sur les résistants et leurs alliés pour les pousser à envisager un accord négocié, seul moyen de mettre un terme au conflit pour le commandant de l'ISAF, la force internationale de l'OTAN, le général Stanley McChrystal.

 Mais il faudra du temps. Les résistants n'ont plus à démontrer leur capacité de résistance et les forces internationales sont confrontées au ressentiment de la population, alimenté par les pertes civiles dues à des erreurs de frappes.

Malgré les efforts de l'OTAN, de nouvelles bavures se sont produites, comme celle de dimanche qui a fait au moins 21 morts selon les autorités afghanes.

 Le général Petraeus, en charge des guerres en Afghanistan et en Irak, a prévenu que l'offensive en cours dans la province d'Helmand n'était que le début d'une campagne qui devrait durer jusqu'à 18 mois.

Mais le succès est loin d'être assuré, d'autant plus que le gouvernement afghan reste faible et que son armée et sa police ne sont toujours pas autonomes.

En face, les résistants ont réussi à s'étendre vers le nord, obligeant les forces de l'OTAN à s'étirer et attaquant les voies d'approvisionnement depuis les anciennes républiques soviétiques d'Asie centrale. Au cours des six derniers mois, ils ont même frappé le cœur de Kaboul, une capitale restée beaucoup plus sûre que Bagdad.

 S'ils perdent leurs bases dans la province d'Helmand, les résistants pourraient se regrouper plus au nord en Uruzgan, surtout si le contingent néerlandais s'en retire cette année comme attendu et qu'aucun autre pays ne le remplace immédiatement.

 L'offensive sur Marjah peut toutefois marquer un tournant si l'OTAN réussit à mettre à profit les gains militaires et établir une administration locale opérationnelle. Une fois les alentours de la ville sécurisés, ce qui pourrait prendre plusieurs semaines, l'Alliance atlantique et les forces afghanes vont s'attaquer à un défi autrement plus difficile, Kandahar, la deuxième ville du pays et la capitale économique et culturelle du Sud.

 Berceau spirituel des talibans, c'était le quartier général des résistants jusqu'à sa chute fin 2001.

Mais avec seulement un millier de soldats canadiens pour protéger la ville et ses alentours, les résistants ont regagné du terrain. Ils contrôlent plusieurs villages au nord et à l'ouest de Kandahar et étendent leur influence dans nombres de faubourgs du centre urbain lui-même.

 Pour tenter d'inverser la tendance, l'OTAN compte porter ses effectifs dans le secteur à 6.000 hommes dans les prochains mois. Une grande partie viendra des renforts américains envoyés par le président Barack Obama. Des milliers d'autres devraient rejoindre une offensive largement attendue pour cet été. L'OTAN espère ramener la sécurité à Kandahar et établir un arc de stabilité allant de la province d'Helmand, au sud-ouest, jusqu'à Kaboul, au nord-ouest.

 Cela permettrait au gouvernement afghan d'étendre son influence sur des parties du pays qui échappent le plus à son contrôle, à condition de renforcer les capacités et l'efficacité du gouvernement local. Pour l'heure, les responsables locaux gagnent peu et ont encore moins à dépenser.

Des villageois expliquent ainsi qu'ils s'en remettent aux résistants pour leur capacité à résoudre les conflits locaux et maintenir l'ordre, sans la corruption et les retards qui rongent l'administration afghane.

 Guère optimiste, Gilles Dorronsoro, de la Fondation Carnegie pour la paix internationale, écrivait récemment que "même si la coalition obtient des succès tactiques limités, les résistants remplaceront rapidement les combattants perdus et peuvent facilement s'attaquer aux 'traîtres"'. Pour lui, "ces tactiques de la coalition ne sont pas nouvelles et n'ont jamais marché auparavant".

 Mais la campagne produit peut-être tout de même quelques résultats. Pour Charles Kupchan du Conseil des relations étrangères aux Etats-Unis, les progrès sur le front afghan pourraient bien convaincre le Pakistan voisin, où nombre de responsables résistants se sont réfugiés après la chute du régime fin 2001, "que les résistants afghans ne feront pas un retour significatif" et l'inciter à se retourner contre eux. De fait, plusieurs chefs résistants ont été capturés ces derniers jours au Pakistan.

Robert Reid,

23-02

The Associated Press

http://qc.news.yahoo.com/indepth/afghanistan/s/capress/10...

 

22-02

Le chef d'état-major inter-armées américain, l'amiral Michael Mullen, a averti que l'armée américaine risquait d'essuyer des pertes plus lourdes, alors que l'opération Mushtarak (Ensemble, en dari), menée depuis le 13 février par l'Otan à Marjah, un bastion des résistants dans la province du Helmand, fait face à une forte résistance.

"Nous devons nous armer de courage", a-t-il déclaré à la presse.

 L'opération "va plus lentement que prévu" mais en aucun cas cela ne remet en question la stratégie adoptée par le le général américain Stanley McChrystal, commandant en chef des forces de l'Otan en Afghanistan, a déclaré pour sa part le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates.

http://qc.news.yahoo.com/indepth/afghanistan/s/afp/100223... 



Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

Bavure ( ?) de la police afghane: sept civils tués.

Une patrouille de la police afghane aux frontières a ouvert le feu sur des villageois qu'elle avait pris pour des résistants, tuant sept civils, rapporte un responsable de la police afghane.

Ce groupe de villageois était en train de ramasser du bois dans la région de Shorabak, près de la frontière pakistanaise, lorsque la fusillade a eu lieu vendredi matin avant l'aube, a précisé le général Abdul Raziq, commandant de la police aux frontières du sud de l'Afghanistan.

Les six officiers impliqués ont été arrêtés et une enquête a été ouverte.

Ils patrouillaient en voiture cette région, très fréquentée des résistants et des contrebandiers, lorsqu'ils ont aperçu ce groupe de sept hommes à environ 400m. Ils ont cru qu'ils étaient sur le point de tomber dans une embuscade et ont donc tiré, a rapporté le général Raziq.

Lorsque les policiers sont allés récupérer les corps, ils ont constaté qu'aucun de ces hommes n'était armé. Lorsqu'ils ont ensuite consulté les habitants d'un village voisin, ces derniers ont confirmé que les sept hommes ne faisaient pas partie de la résistance

6 février

http://fr.news.yahoo.com/3/20100206/twl-afghanistan-deces-civils-fcd69a8_2.html

 

Des roquettes de l'OTAN ratent leur cible (...) lors de l'offensive dans région de Marjah: 12 morts.

L'OTAN a reconnu dimanche que deux roquettes tirées lors de l'offensive dans la région de Marjah (sud de l'Afghanistan) ont manqué leur cible ( ???) et tué 12 civils.

Les victimes ont été tuées dans le secteur de Nad Ali.

M. Karzaï a publié peu auparavant un communiqué annonçant que dix membres de la même famille ont été tués par la chute d'une roquette sur une maison.

14/2