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08.02.2010

n°30 - Les dossiers de l'IRAN - 07-02 : - Suite - : Guerre mondiale bientôt ?


n°30 - Les dossiers de l'IRAN -  07-02 : - Suite  - : Guerre mondiale bientôt ?


     Dossier d'Iran   n°30 -  07/ 02

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

2 Dossier & Point de vue

2-1 Réunion entre la CIA et le Mossad, préparation d'une nouvelle guerre?

2-2Les États-Unis se renforcent dans le Golfe face à l’Iran.

2-3 Hoda Saliby : Le spectre d’un conflit régional. 

2-4 Le déploiement de missiles US fait monter la tension dans le Golfe.

2-5 USA : Iran : Une menace » pour les forces US, les alliés et leurs partenaires ?

2-6 L’holocauste En Europe.

2-7 L'Occident fustige l'Iran malgré qu'il a accepté les exigences de l'Occident sur le nucléaire!

2-8 Mireille Delamarre : Nucléaire Iranien : La Partie D’Echecs Continue Toujours en faveur de Téhéran.



2 Dossier & Point de vue

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information..

2-1 Réunion entre la CIA et le Mossad, préparation d'une nouvelle guerre?

Traduction de l'article original: "Secret CIA-Mossad meeting, preparation for new war?"

Mardi 2 Février

Une réunion entre le directeur de la CIA, Léon Panetta, et de hauts fonctionnaires Israéliens a porté selon les rapports sur le programme nucléaire de l'Iran.  
Lors une visite secrète en Israël Jeudi, on rapporte que le chef de
la CIA a discuté du problème nucléaire de l'Iran dans une réunion avec le Premier Ministre, Benjamin Netanyahu, le Ministre de la Défense, Ehud Barak, et le chef du Mossad, Meir Dagan.  
 Le déplacement, qui a été à l'origine programmé pour avoir lieu en Mai, suit une récente vague de développements dans le Moyen-Orient qui impliquent fortement des préparations pour un éventuel nouveau conflit militaire dans la région.  
Israël a affirmé avoir augmenté la portée de ses opérations secrètes dans la région, en particulier contre le Liban, l'Iran,
la Syrie et le mouvement de résistance Palestinien, le Hamas.  
 Cette extension s’illustre dans les récentes remarques du Ministre au Cabinet Israélien, Yossi Peled, dans lequel l'ancien Général d'armée a explicitement dit qu'une autre confrontation avec le mouvement de résistance du Liban, Hezbollah, était presque inévitable.  
 Le Premier Ministre Libanais, Saad Hariri, a répondu à ces propos Jeudi, disant que les menaces d'Israël contre le Hezbollah sont perçues comme des menaces contre le Liban.  
 « Nous considérons les menaces Israéliennes contre le Liban comme étant une menace pour le gouvernement Libanais dans son ensemble, plutôt que contre une personne en particulier », a déclaré Hariri lors d’une conférence de presse commune au Caire avec le Président Egyptien, Hosni Mubarak, selon Reuters.  
 Pendant ce temps, des officiels du Hamas ont déclaré qu'ils ont la preuve concrète que l'agence de renseignement Israélienne, le Mossad, a perpétré le récent assassinat d'un haut commandant du Hamas, Mahmoud Al-Mabhouh, à Dubaï le 20 Janvier.  
  Leurs propos ont été en quelques sortes soutenues par le chef de la police de Dubaï, Dhahi Khalfan.   « C'a peut être le Mossad, » a déclaré Dimanche le chef de la police, Dhahi Khalfan, cité par l’AFP.  
  S'ajoutant à la polémique, des sources du parti au pouvoir Turc ont indiqué Samedi au journal Russe, Mignews, que des agents d’espionnage Israéliens ont lancé une station de surveillance électronique avancée à partir du quartier général de l’Armée à Ankara pour maintenir une surveillance sur les réseaux de transmission en Iran et en Syrie.  
 Selon les sources qui s’exprimaient sous couvert d'anonymat, la station de Renseignement est seulement contrôlée par du personnel du renseignement Israélien et est devenue en dehors des limites autorisées pour les membres du gouvernement Turc.
 Depuis des années, les politiciens Israéliens mènent une vague d’opérations secrètes et d’attentats terroristes dans de nombreux pays, comprenant
la Jordanie, la Syrie, le Liban, l'Iran, la Suisse, et les USA.  

Cependant, la plupart des opérations d'espionnage Israéliens ont été récemment concentrées sur le gouvernement de Téhéran, en grande partie en raison des activités d'enrichissement de l'uranium de l'Iran, que Tel Aviv cherche à dépeindre comme étant une menace mortelle.  
Tel Aviv, dont on rapporte qu’il dispose lui-même d’un arsenal de 200 têtes nucléaires, accuse l'Iran de développer des armes nucléaires et menace régulièrement de réduire les sites d'enrichissement du pays en poussière.
 Ceci alors que l'Iran, à la différence d'Israël, est un membre du Traité de Non Prolifération nucléaire et a ouvert ses équipements d'enrichissement à l'inspection de l'ONU.  
Samedi, le conseiller présidentiel US, James Jones, a rejeté les perspectives d'une attaque Israélienne contre l'Iran.   Bien que les hauts fonctionnaires US nient normalement avoir le moindre plan pour monter une nouvelle guerre dans la région, il y a récemment des indices forts indiquant le contraire.  
Le New York Times a rapporté Samedi que Washington augmentera sa présence militaire dans le Golfe Persique – officiellement pout booster ses capacités de défense contre d’éventuelles attaques de missiles Iraniennes.  
 Pendant ce temps, le Président US, Barack Obama, a approuvé le déploiement de nouveaux équipements de combat, comprenant des systèmes de missiles avancés et des navires de guerre spéciaux, dans la région.  
 Lien de l'article original:  http://www.presstv.ir/detail.aspx?id=117579&sectionid...

http://www.alterinfo.net/Reunion-secrete-entre-la-CIA-et-...


2-2 Les États-Unis se renforcent dans le Golfe face à l’Iran.
Washington accélère le déploiement de systèmes antimissiles dans le Golfe afin de parer à une éventuelle attaque iranienne. L’Administration Obama l’a fait savoir ce week-end par le biais d’informations divulguées au New York Times et au Washington Post. Citant des sources anonymes à la Maison-Blanche, ces deux quotidiens rapportent toute une série d’initiatives américaines visant à «accroître la pression sur l’Iran», mais aussi à «rassurer les pays arabes voisins», «calmer ­Israël» et dissuader l’État hébreu de mener une attaque préventive contre l’Iran, alors que Téhéran refuse de se conformer à ses obligations internationales concernant son programme nucléaire.

Ces révélations interviennent alors que les États-Unis, soutenus par les alliés occidentaux et désormais la Russie, ont du mal à convaincre la Chine de voter de nouvelles sanctions contre l’Iran au Conseil de sécurité de l’ONU. «Nous développons une véritable capacité de défense régionale, avec des systèmes de missiles, une défense aérienne et le renforcement d’infrastructures essentielles (…) depuis un an», a déclaré au Washington Post un membre de l’Administration Obama.

Missiles Patriot

Selon le New York Times, Washington déploie des navires spécialisés Aegis au large des côtes iraniennes ainsi que des intercepteurs de missiles dans quatre pays : le Qatar, les Émirats arabes unis, Bahreïn et le Koweït. Ils négocient également avec Oman. L’installation de systèmes de défense inclut «huit batteries de missiles Patriot, soit deux dans chaque pays», avait récemment déclaré le général Petraeus, commandant des forces américaines dans le Golfe, lors d’une intervention à l’Institut de l’étude de la guerre.

Ces systèmes de défense, inefficaces contre les missiles iraniens de longue portée Shahab, sont prévus pour intercepter des missiles de moyenne portée, dont le développement avance apparemment plus rapidement.

Les pays arabes sont soucieux de ne pas afficher l’existence d’une aide militaire américaine incluant la présence de GI pour ne pas contrarier leur opinion publique. Mais ils sont aussi inquiets de la montée en puissance de l’Iran dans la région et ont donc accueilli avec soulagement le soutien de Barack Obama. Ils craignaient initialement une approche trop complaisante du nouveau président à l’égard de l’Iran.

D’après le Washington Post, la coordination militaire des pays du Golfe avec les États-Unis ne cesse de se renforcer depuis un an. L’Arabie saoudite est en train de mettre en place une armée forte de 30.000 hommes, avec le soutien américain, pour faire face à des attaques potentielles iraniennes mais aussi d’al-Qaida, précise le quotidien. Les Émirats arabes unis, premier client des États-Unis pour l’achat d’armes, ont dépensé 17 milliards de dollars depuis deux ans pour des équipements incluant le système de défense THAAD ainsi que 80 avions F16 acquis récemment. Ils négocient également l’achat de Rafale avec la France. Les États-Unis espèrent en faire une force régionale de premier plan.

Nombre d’experts arabes craignent qu’un Iran nucléarisé profite de sa supériorité militaire pour chercher à déstabiliser les États voisins en provoquant des révoltes des populations chiites présentes dans tous les pays du Golfe. Mais côté américain, on craint surtout aujourd’hui qu’un Iran doté de l’arme atomique ne conduise à une prolifération nucléaire potentiellement catastrophique dans la région.

2 février 2010

http://www.lefigaro.fr/international/2010/02/01/01003-201...

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article97817


2-3 Hoda Saliby : Le spectre d’un conflit régional. 

 Le ton qui monte entre Israël et la Syrie d’une part, les Etats-Unis qui renforcent leur système de défense antimissile dans le golfe Arabo-Persique de l’autre.

Autant d'éléments qui inquiètent la presse panarabe.

George Mitchell, l’envoyé spécial des Etats-Unis au Moyen-Orient et le ministre de la Défense israélien Ehoud Barak

"Notre message à Bachar El-Assad doit être clair : "Non seulement tu perdras la prochaine guerre, mais tu perdras aussi le pouvoir, toi et ta famille." C'est en ces termes qu'Avigdor Lieberman, le ministre des Affaires étrangères israélien, s'est adressé le 4 février au leader syrien, explique Al-Quds Al-Arabi. La veille, le chef de la diplomatie syrienne, Walid Moallem, avait mis Israël en garde contre tout projet de guerre contre la Syrie, estimant qu'un tel conflit se transformerait en "guerre généralisée". Le ministre syrien répondait ainsi au ministre de la Défense israélien, Ehoud Barak, qui avait déclaré qu'en "l'absence d'accord de paix avec la Syrie, nous pourrions nous retrouver dans une confrontation militaire qui pourrait mener à une guerre totale", rappelle le quotidien panarabe.

"Washington et plusieurs membres du gouvernement israélien n’ont pas apprécié ces échanges chargés de menaces", annonce en première page Asharq Al-Awsat. Selon le ministère des Affaires étrangères américain, les responsables israéliens et syriens "ne font que compliquer la reprise des négociations, à un moment où la diplomatie américaine déploie des efforts pour relancer le processus de paix entre toutes les parties concernées". "Les différends entre Israël et la Syrie seront abordés par le nouvel ambassadeur américain en Syrie, Robert Ford, dès qu’il prendra ses fonctions." Ce diplomate chevronné vient d'être nommé à ce poste alors que depuis 2005 les Etats-Unis n'avaient plus de représentant en Syrie. "Israël essaie de calmer le jeu et affirme que son objectif est la paix et non la guerre avec la Syrie", titre de son côté Al-Hayat en reprenant les déclarations faites par le bureau du Premier ministre Benyamin Nétanyahou.
Toutefois, le déploiement d’intercepteurs de missiles Patriot dans plusieurs pays du Golfe – le Koweït, les Emirats arabes unis (EAU), Bahreïn et le Qatar – et le renforcement au large des côtes iraniennes de la présence de navires américains laissent penser à des préparatifs en vue d'une confrontation avec l’Iran, dont
la Syrie est le meilleur allié dans la région. "Le ministre des Affaires étrangère de Bahreïn, Cheikh Khalid bin Ahmad Al-Khalifa, a déclaré, le 3 février, à l’issue d’une rencontre à Washington avec le chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton, que le déploiement militaire américain a strictement un caractère défensif. Nous ne menaçons personne", rapporte Al-Quds Al-Arabi. Des propos qui se veulent rassurants alors que Bahreïn abrite le quartier général de la Ve flotte américaine et que le Qatar héberge un centre de gestion des opérations aériennes américaines. Pour les responsables iraniens, "les Etats-Unis se livrent à une guerre psychologique en faisant passer Téhéran pour une source de menaces pour les pays du Golfe et en les convainquant qu’ils ont besoin de la protection américaine".

Hoda Saliby

05.02.2010

http://www.courrierinternational.com/revue-de-presse/2010...


2-4 Le déploiement de missiles US fait monter la tension dans le Golfe.
Nucléaire : Échec d'un exercice militaire américain simulant une attaque de
la République islamique
Les autorités iraniennes ont accusé hier les États-Unis de chercher à attiser une « phobie de l'Iran » dans la région du Golfe, en déployant des batteries de missiles antimissile Patriot. Les États-Unis ont annoncé dimanche qu'ils renforçaient ces temps-ci leurs systèmes de défense antimissile, sur terre comme en mer, dans la région du Golfe, pour contrer ce qu'ils appellent la menace croissante de l'arsenal iranien. Ce renforcement concerne des stations de missiles Patriot au Koweït, au Qatar, aux Émirats arabes unis et à Bahreïn, ainsi que des navires de la marine américaine à portée des missiles iraniens, en Méditerranée ou dans le reste de la région.
Le général David Petraeus, commandant des forces américaines en Irak et en Afghanistan, a indiqué le 22 janvier que le déploiement inclut huit batteries de missiles antimissile Patriot, « deux par pays ». L'Arabie saoudite possède de telles batteries et les Émirats arabes unis en ont commandé en 2008. Bahreïn est le siège de
la Ve Flotte US, le Qatar accueille le commandement central américain et le Koweït a une base américaine. Les États-Unis ont en outre dans le Golfe des croiseurs équipés de missiles guidés Aegis capables d'intercepter les missiles de moyenne portée. Ce déploiement vise à rassurer les pays du Golfe « afin qu'ils ne se sentent pas obligés de se procurer eux-mêmes l'arme nucléaire » et aussi « en partie à calmer les Israéliens », selon un responsable cité samedi par le New York Times.
« Nous estimons que ces mesures participent d'une conspiration et d'un stratagème de la part de pays étrangers pour créer une phobie de l'Iran », a déclaré hier le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ramin Mehmanparast. « Parce qu'ils (ces pays étrangers) ne sont plus implantés en Iran, ils estiment qu'ils n'ont plus prise sur ce pays et pour justifier leur présence (dans la région), se livrent à de telles insinuations », a-t-il dit. Le président du Parlement iranien, Ali Larijani, s'en est pris lui aussi au renforcement des batteries de missiles américains. « Il est étrange que les Américains ne remarquent pas que le problème, dans la région, c'est votre présence (américaine), et que plus vous déploierez de pièces d'artillerie (dans cette région), plus les pays qui les acceptent chez eux s'inquiéteront », a-t-il dit. M. Larijani avait déjà appelé la semaine dernière, lors d'une visite au Koweït, les pays du Golfe ayant des bases américaines à ne pas permettre leur utilisation contre l'Iran. Également, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a critiqué la politique des Occidentaux dans la région, en recevant le prince héritier du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani. «
Les Occidentaux ne veulent pas que la sécurité règne dans la région et que les relations entre les pays de la région soient amicales », a-t-il affirmé.
Selon le Rapport sur la défense antimissile balistique publié lundi par le Pentagone, Téhéran a mis au point des projectiles capables d'atteindre des cibles au Moyen-Orient et en Europe de l'Est. Le document indique aussi que l'Iran déploierait sur le terrain de plus en plus de lanceurs mobiles de missiles à portée plus réduite.
Pour les analystes, le déploiement de missiles américains dans le Golfe ne manquera pas d'attiser l'hostilité du régime de Téhéran à l'égard de ses voisins arabes. « Cela rendra l'Iran plus nerveux même si les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) n'y sont pour rien », relève Moustafa Alani, chef des recherches en matière de sécurité du Gulf Research Center basé à Dubaï. « Les Iraniens vont interpréter cela comme le premier pas d'un plan militaire américain (...) consistant à rassurer les alliés des États-Unis (en leur disant) qu'ils seront protégés en cas d'attaque iranienne », souligne Anoush Ehteshami, un spécialiste de l'Iran et du Golfe, qui enseigne à l'Université britannique de Durham. «
L'Iran verra une pression indirecte dans l'extension du parapluie sécuritaire américain à ses voisins », estime-t-il, ajoutant que pour Téhéran, c'est aussi une « provocation ». « Le CCG est pris en étau entre l'Iran et les Américains et ses membres ont publiquement dit qu'ils ne veulent pas être mêlés à une action militaire contre l'Iran.
Mais ni l'Amérique ni Israël ne demanderont leur avis s'ils décident d'attaquer l'Iran à partir des eaux internationales ou de bases lointaines », dit-il. Riad Kahwaji, qui dirige l'Institute for Near East and Gulf Military Analyses, basé à Dubaï, voit également dans le déploiement « une escalade et une source de tension entre le CCG et l'Iran ». « Cela rappelle que l'option de la guerre reste ouverte », déclare-t-il.
Néanmoins, un exercice américain durant lequel devait être détruit en vol un missile simulant une attaque iranienne a échoué en raison du mauvais fonctionnement d'un radar, a annoncé le département de
la Défense. Selon l'Agence américaine de défense antimissile, le projectile-cible, tiré de la base de Kwajalein (îles Marshall), et l'intercepteur, mis à feu sur la base californienne de Vandenberg, ont fonctionné normalement. Mais en raison d'une anomalie sur un radar, le missile intercepteur n'a pas réussi à percuter la cible en vol. Une enquête doit déterminer précisément les raisons de cet échec. C'est la première fois que Washington teste son système de défense contre les missiles balistiques dans un exercice simulant une attaque iranienne. De précédentes manœuvres simulaient des tirs nord-coréens.

3/2

http://www.lorientlejour.com/category/Moyen-Orient+et+Int...


2-5 USA : Iran : Une menace » pour les forces US, les alliés et leurs partenaires ?

USA : échec de leurs tests balistiques, les USA ont averti l'Iran concernant ses missiles défensifs.

Traduction de l'article original: "After test failure, US warns Iran over defensive missiles"

Mardi 2 Février 2010

Avec l'échec de l'essai de tir de missiles longues portées Américains au-dessus de l'Océan Pacifique, le Pentagone a averti l'Iran concernant la poursuivre de ses missiles balistiques longues portées.  
 Le Pentagone a publié un rapport qui décrit les missiles de moyenne et de courte portée de l'Iran et de
la Corée du Nord comme une « menace » pour les forces US, les alliés et leurs partenaires.  
 Dimanche, les militaires US ont tiré un missile balistique à partir d’un site de l'armée Américaine à Kwajalein Atoll dans les Iles Marshall et quelques minutes plus tard, ils ont lancé un missile sol-air intercepteur à partir de la base aérienne de Vandenberg en Californie, afin d'essayer d'abattre le missile balistique.  
Cependant, le radar en mer x-band « n'a pas fonctionné comme prévu » durant l'essai, a indique le MDA dans un rapport.
 
  L'Armée de l'Air US a indiqué que les deux missiles se sont bien comportés lors des phases de lancement et de vol
mais le radar marin du système a fait défaut à leurs espérances.  
  L'Iran a à plusieurs reprises annoncé que ses missiles sont défensifs et destinés à augmenter les capacités dissuasives du pays en regard aux menaces de guerre croissantes principalement de la part des USA et d'Israël concernant son programme nucléaire.  
  L'essai vient alors qu’on rapporte que les USA ont commencé à renforcer leur présence et arsenal militaire à des milliers de kilomètres du sol Américain, près de la côte Iranienne, en plus d’imposer de nouvelles sanctions sur le gouvernement de Téhéran.  
  Des officiels militaires anonymes US ont déclaré que Washington a pris des mesures silencieuses pour augmenter les capacités des missiles Patriot basés sur le territoire de certains Etats Arabes dans la région du Golfe Persique.  
  Après une vague récente de développements dans le Moyen-Orient qui impliquent fortement des préparations pour un éventuel nouveau conflit militaire dans la région, Israël a affirmé avoir augmenté la portée de ses opérations secrètes dans la région, en particulier contre le Liban, l'Iran,
la Syrie et le mouvement de résistance Palestinien, le Hamas.  
 Depuis des années, les politiciens Israéliens sont passé maître dans la vague d’opérations secrètes et de coups terroristes dans de nombreux pays comprenant
la Jordanie, la Syrie, le Liban, l'Iran, la Suisse, et les USA.  
  Dans les plus récentes remarques, de hauts fonctionnaires Israéliens ont menacé le Liban et l'Iran d’une « confrontation inévitable » et de « mesures lourdes ».  
  La plupart des opérations d'espionnage d'Israël ont récemment été concentrées sur le gouvernement de Téhéran, en grande partie en raison des activités d'enrichissement de l'Uranium de l'Iran, que Tel Aviv a cherché à dépeindre comme étant un grave danger.  
 Tel Aviv, dont on rapporte qu’il dispose lui-même d’un arsenal de 200 têtes nucléaires, accuse l'Iran d’essayer de développer des armes nucléaires et menace régulièrement de réduire les sites d'enrichissement du pays en poussière.  
 Ce alors que l'Iran, à la différence d'Israël, est un membre du Traité de Non Prolifération nucléaire et a ouvert ses équipements d'enrichissement à l'inspection de l'ONU. 
 Lien de l'article original:
http://www.presstv.ir/detail.aspx?id=117644&sectionid...

http://www.alterinfo.net/Apres-l-echec-de-leur-tests-bali...


2-6 L’holocauste En Europe.

Le secrétaire d’Etat français aux Affaires européennes, Pierre Lellouche, vient de subir une cuisante défaite malgré son lobbying intense auprès des ministres des affaires étrangères des pays membres pour faire adopter des sanctions par l'UE contre l’Iran. Netanyahou, Lieberman, Ayalon, dans les pays de l’Europe de l’Est pour faire pression, Peres à Berlin au Bundestag, pour le Grand Show de récupération sioniste de l’Holocauste. On déterre Auschwitz, on enterre Gaza.... avec la complicité de l'ONU.

Soutenus par les deux autres agents sionistes, celui de l’Elysée et celui du Quai d’Orsay - Lellouche qui représentait la France à la réunion des chefs de la diplomatie des 27 pays européens en l'absence de Bernard Kouchner - a invité ses partenaires de l'UE à préparer de nouvelles sanctions contre l'Iran.
Inféodé à Tel Aviv, et au gouvernement de Netanyahou qui fait le tour du globe pour obtenir de nouvelles sanctions «paralysantes» contre l’Iran, Lellouch a tenté de les convaincre que ces nouvelles sanctions étaient nécessaires, affirmant que l’Iran avait refusé les propositions faites par le P5+1 en ce qui concerne son programme d’enrichissement d’uranium notamment celui à 20% lui permettant d’alimenter son centre de recherche médicale à Téhéran pour la production d’isotopes servant à traiter les malades iraniens atteints de cancer.
L’Iran, contrairement à ce qu’affirme Lellouch, n’a pas rejeté ces propositions mais simplement demandé des garanties quant au transfert de son LEU à l’étranger et fait une contre proposition de transfert par étape en échange de LEU à 20%.
Lellouch a ainsi déclaré : "Nous souhaitons que les Européens travaillent ensemble à la préparation de sanctions parce que nous pensons qu'il faut que nous soyons en mesure d'accompagner le processus de sanctions vers lequel nous devons aller, compte tenu du refus de l'Iran de toutes les offres de solution"
"Nous sommes en négociation avec l'Iran depuis six ans, la totalité des propositions des Occidentaux ont toutes été repoussées et maintenant, si on écoute les porte-parole iraniens, il est question de passer à un enrichissement de 20%" de l'uranium en Iran, qui correspond au "seuil de militarisation".

Cette dernière affirmation en dit long sur les connaissances de ce Pierre Lellouch, « secrétaire d’Etat aux Affaires européennes » en matière d’enrichissement d’uranium. Pour pouvoir être utilisé à des fins militaires l’uranium doit être enrichi à 90%.
Aujourd’hui, les ministres des affaires étrangères des états membres de l’Union européenne ont annoncé qu’ils ne décideraient pas de nouvelles sanctions contre l’Iran si le Conseil de Sécurité de l’ONU ne prenait pas une telle décision.
Hors, Il est quasi improbable que le CSONU décide de nouvelles sanctions,
la Russie et surtout la Chine sont contre et l’ont encore réaffirmé clairement tout récemment.
Lors de la réunion des ministres à Bruxelles lundi, ces derniers ont passé beaucoup de temps sur la question du programme nucléaire de l’Iran et en particulier sur son activité d’enrichissement d’uranium, affirmant qu’ils ne soutiendraient des sanctions que si les principales puissances siégeant au Conseil de Sécurité de l’ONU en décidaient ainsi.
Cette décision est un recul par rapport aux déclarations faites par le Conseil de l’Europe la semaine dernière appelant à œuvrer à l’échelon européen à la programmation de telles sanctions contre le régime de Téhéran.
« Les sanctions, sont un outil brutal on doit l’utiliser avec une extrême précaution… » a déclaré le ministre suédois des affaires étrangères, Carl Bildt, à son arrivé à la réunion.
« Avec l’Iran, les sanctions fonctionneront si les membres permanents du Conseil de Sécurité sont d’accord… L’Union européenne est prête à le faire mais pour que les sanctions marchent nous avons besoin que les grands acteurs de la scène politique mondiale soient unis derrière cette décision » a dit le ministre estonien des affaires étrangères, Urmas Paet.

Mardi 26 Janvier 2010

Myriam Abraham

http://www.planetenonviolence.org/UE-Sanctions-Contre-L-I...


2-7 L'Occident fustige l'Iran malgré qu'il a accepté les exigences de l'Occident sur le nucléaire!

Alors même que l'Iran vient d'accepter les exigences, qui durent maintenant depuis des mois, des pays Occidentaux sur le nucléaire, ces derniers ont fustigé la décision Iranienne !!????
En gros que l'Iran accepte ou refuse leurs exigences, cela n'a pas d'importance, que veut l'Occident alors???
Visiblement ils veulent tout simplement envahir l'Iran dans le cadre de leur plan pour le Moyen Orient.
En tout cas, un grand chapeau à l'Iran qui a piégé l'Occident à son propre jeu, les confondant avec leur propres mensonges aux yeux du monde entier.
Traduction de l'article original: "Western Officials Slam Iran for Accepting Western Demands on Nuclear Swap"

5 Février 2010

Hier, le Président Iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a surpris tout le monde en déclarant publiquement que les termes de l’accord sur l’enrichissement de l’uranium par un pays tiers que les nations occidentales veulent faire signer à l'Iran, sont parfaitement acceptables. [1]
 Aujourd'hui, étant donné que les Iraniens discutent des mérites relatifs de l'accord et se demandent si cela revient à « céder » aux exigences occidentales, les hauts fonctionnaires Occidentaux ont répondu tout à fait négativement à ce qu'ils exigent maintenant depuis des mois.
Le Ministre des Affaires Etrangères Français, Bernard Kouchner, a déclaré que l'acceptation de l'accord par l'Iran, une chose que
la France a exigé à plusieurs reprises, revient « à gagner du temps » et a dit qu'il était « perplexe et même un peu pessimiste. » Son homologue Allemand, Guido Westerwelle, a déclaré que l'acceptation était sans signification et a appelé pour des sanctions de l'ONU contre l'Iran pour « son refus de négocier ». [2]
Fin Septembre, l'Iran avait initialement proposé de procéder à l'enrichissement par un tiers, mais s’était dérobé au moment au l’accord était parvenu à l'AIEA, exprimant ses inquiétudes quant au manque de garanties que son uranium lui reviendrait vraiment après avoir été acheminé à l'étranger.
 Ahmadinejad a écarté ces inquiétudes, disant que l'Iran pourrait simplement enrichir plus d'uranium si l'accord n’était pas respecté et cela montrerait que ces nations ne sont pas dignes de confiance.
 Cependant tout le monde n’est pas pessimiste, les hauts fonctionnaires Russes ont déclaré c'était « un signe positif » et
la Chine, longtemps le seul opposant à des sanctions additionnelles, a indiqué qu'il était essentiel d'atteindre une solution aussi rapidement que possible. [3]
 [1]:http://news.antiwar.com/2010/02/03/2010/02/02/iran-accepts-third-party-enrichment-deal-terms/ 
 [2]: http://www.guardian.co.uk/world/feedarticle/8929604
 [3]: http://presstv.ir/detail.aspx?id=117801&sectionid=351020104

Lien de l'article original:
http://news.antiwar.com/2010/02/03/western-officials-slam...

http://www.alterinfo.net/Les-Officiels-fustigent-l-Iran-p...


2-8 Mireille Delamarre : Nucléaire Iranien : La Partie D’Echecs Continue Toujours en faveur de Téhéran.

Malgré les énormes pressions subies, Téhéran continue de maîtriser la partie d’échecs avec les puissances occidentales sur son nucléaire civil quoiqu’en disent et fassent les Kouchner Sionistes et Cie.

Alors qu'elle lançait une fusée nommée Simorgh ( Phoenix) dans l’espace, L'Iran réactivait son engagement avec les pays occidentaux affirmant son intention d' accepter l’échange - LEU à 3.5% contre LEU à 20%.
Mardi lors d’une interview télévisée, le Président Mahmud Ahmadinejad a dit que l’Iran n’avait « aucun problème » avec l’accord proposé l’automne dernier comme quoi l’Iran livrerait une grande partie de son LEU à 3.5% en échange de LEU à 20% pour son centre nucléaire de recherche médicale de Téhéran.
Selon l’ancien ambassadeur d’Iran en Italie, Abulfazi Zahrvandeh, «
les déclarations d’Ahmadinejad concernant l’échange de LEU ont été claires rien n’a changé. Le point délicat dans ces déclarations concerne des garanties objectives plutôt que 100% de garanties… Le problème des garanties objectives reste et les puissances occidentales doivent avancer vers des mesures pour rétablir la confiance ».
La Chine et la Russie ont réagi positivement aux nouvelles en provenance de Téhéran, le ministre des affaires étrangères russe, Sergei Lavrov, déclarant que Moscou était prêt à s’engager dans cet échange de LEU. En ce qui concerne la Chine actuellement confrontée à la décision américaine de vendre des armes à Taïwan et à la rencontre prévue entre le président Obama et le Dalaï Lama, la position plus souple, semble-t-il, de l’Iran pourrait renforcer la Chine et mettre Washington sur la défensive.
Quant à
la France - où l’actuel gouvernement vient une nouvelle fois de faire publiquement allégeance à l’agent d’une puissance étrangère, le CRIF, représentant les intérêts d’ Israël, comme autrefois Pétain allait se prosterner devant Hitler - son ministre des affaires étrangères, lui-même agent sioniste notoire, Bernard Kouchner, s’est déclaré «perplexe et même un peu pessimiste» ajoutant que le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, essayait de gagner du temps. C’est une nouvelle preuve de la diplomatie de caniveau menée par ce laquais de Tel Aviv.
Des responsables de l’administration Obama ont quant à eux affirmé qu’il n’y avait pas de tractations en coulisses et ont exprimé leur volonté de continuer de négocier tout en affirmant que l’Iran devait soumettre une offre formelle à l’AIEA. Cette demande peut être satisfaite à condition que l’élite de Téhéran trouve un consensus en matière de stratégie nucléaire.
Bien que l’Iran essaie de faire pression pour obtenir un échange simultanée de LEU, ce n’est pas une pré condition et Téhéran s’arrangera d’un délai raisonnable entre la livraison de son LEU à 3.5% et la réception de celui à 20% promis par les puissances occidentales. Pour l’Iran, si les puissances occidentales ne livrent pas le LEU à 20% dans un délai raisonnable comme promis, l’environnement international changera en sa faveur.
C’est une pièce maîtresse sur l’échiquier de la partie qui se joue entre l’Iran et le P5+1 et que Téhéran compte bien utiliser. Cette position a d’ailleurs été clairement explicitée par le président Ahmadinejad dans son interview télévisée : «
Certains ici ont fait du bruit et dit qu’ils prendraient le LEU et ne donneraient rien en échange. Et nous avons répondu, s’ils ne donnent rien en échange que va-t-il se passer ? Qui aura tenu parole ? S’ils ne remplissent pas leurs obligations, ce sera prouvé que nous avions raison et les véritables intentions de l’agence atomique et les signataires du contrat seront dévoilées et puis nous ferons ce que nous avons à faire. »
L’Iran montrant sa volonté de poursuivre sur la voie des négociations pour l’échange de LEU, il sera difficile pour Washington de justifier son revirement actuel qui vise à obtenir de nouvelles sanctions contre l’Iran. Un diplomate occidental a dit à
la BBC jeudi que les US planifiaient une quatrième tournée de sanctions au CSONU contre l’Iran dont l’extension de l’interdiction de voyager et le gel des avoirs à l’étranger de personnes directement impliquées dans l’industrie nucléaire en Iran.
De son côté, Israël a fait mine d’approuver l’échange de LEU mais dans les coulisses à Washington Paris Berlin… via ses agents d’influence, pousse à de nouvelles sanctions « paralysantes » selon les propres termes du premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou.
Téhéran a manifesté sa volonté de participer à une deuxième rencontre sur les échanges de LEU à Genève, en demandant aux P5+1, et tout spécialement à
la Grande Bretagne - que Téhéran a accusé d’avoir activement et directement participé aux tentatives de déstabilisation de l’année dernière - de cesser leur ingérence dans les affaires internes de l’Iran et ce surtout aux vues de l’agitation médiatique en Occident sur la nécessité d’un « changement de régime » dans le pays, notamment via des pétitions publiées dans les médias serviles tels en France le quotidien Libération à l’initiative d’agents sionistes dont Bernard Henry Levy.

Mireille Delamarre

Jeudi 4 Février 2010

http://www.planetenonviolence.org/Nucleaire-Iranien-La-Pa...


2-9 Alain Gresh : Débats à la télévision iranienne.

Nb : Ce texte n'engage que la responsabilité de l'auteur.
Oui, une répression frappe intellectuels et manifestants en Iran, notamment depuis l’élection présidentielle de juin 2009.

Oui, la torture a été utilisée dans les prisons.

Pourtant, il est absolument réducteur de ramener le régime au nazisme ou au stalinisme.

Car il existe de vrais espaces de liberté, des débats animés et une presse qui, malgré les restrictions, parvient à s’exprimer. On assiste même à des situations surprenantes pour ceux qui se contenteraient de la vision des médias occidentaux.

Ainsi cette information que rapporte une dépêche de l’Agence France Presse du 18 janvier, signée par son correspondant Siavosh Ghazi, sous le titre « Iran : la télévision d’Etat donne la parole à l’opposition ».

A ma connaissance, aucun journal français ne l’a reprise.

« Pour la première fois depuis la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad en juin, la télévision d’Etat iranienne a commencé à donner la parole à l’opposition, dans l’espoir de dénouer l’une des plus graves crises politiques de la République islamique. Depuis une semaine, la télévision organise un soir sur deux, à une heure de grande écoute, des débats entre partisans du président Ahmadinejad et de l’opposition. » (...)

« L’un des premiers débats a opposé le député réformateur Mostapha Kavakebian et le patron du quotidien ultraconservateur Kayhan, Hossein Shariatmadari. “Si on accuse tous les anciens présidents d’être liés aux Etats-Unis ou d’être les chefs d’une conspiration, il ne reste plus personne” pour soutenir le pouvoir, a lancé M. Kavakebian. » (...)

« Lors d’un débat suivant, l’ex-député réformateur Javad Ettaat a dénoncé la répression des manifestations lors de la journée de deuil religieux de l’Achoura, le 27 décembre, qui a fait huit morts et des centaines de blessés. “Si siffler et taper dans ses mains le jour d’Achoura est une erreur, frapper les gens est pire et les tuer est une faute encore plus grande”, a déclaré M. Ettaat. » (...)

« “L’un des aspects importants de ces débats est de couper l’herbe sous le pied des chaînes satellitaires en persan comme la BBC et la Voix de l’Amérique (VOA)”, relève M. Kavakebian. Depuis le début de la crise, l’audience de ces deux chaînes a augmenté au détriment de la télévision d’Etat, et les autorités les accusent de jouer un rôle actif dans l’organisation du mouvement de protestation. Sur le plan politique, “la poursuite de tels débats pourra préparer la venue de Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi” sur le petit écran, espère le député modéré Ghodratollah Ali-Khani. Les deux candidats battus lors du scrutin de juin “pourraient être invités et dire ce qu’ils ont à dire, ce qui ouvrirait la voie à la réconciliation nationale”, confirme M. Motahari. »

Delphine Minoui, correspondante au Moyen-Orient du Figaro, écrit (« Iran : tensions chez les conservateurs », 11 janvier 2010) :

« Le rapport de l’enquête parlementaire est sans appel. Présenté dimanche aux députés iraniens, majoritairement conservateurs, il accuse, preuves à l’appui, Saïd Mortazavi, l’ancien procureur de Téhéran, un fondamentaliste proche du président Ahmadinejad, d’être responsable de la mort sous la torture de trois manifestants antigouvernementaux dans la prison de Karhizak, à la périphérie de Téhéran. “Bien que Mortazavi ait maintenu qu’Amir Javadifar, Mohsen Ruholamini et Mohammad Kamrani soient morts d’une méningite, des examens postmortem prouvent qu’ils sont décédés à la suite de mauvais traitements”, précise le document. »

La cour de Téhéran a annoncé le 21 janvier qu’elle allait ouvrir une enquête sur la mort de dix-sept manifestants durant les manifestations qui ont suivi l’élection de juin 2009. Et Ali Larijani, président du parlement, a déclaré à Arak, le 20 janvier, que l’on ne pouvait se prévaloir des ordres du Guide suprême pour violer la loi. Les jours précédents, la censure avait été aussi levée sur plusieurs autres films.

Alain Gresh

21 janvier

Source : Les blogs du Diplo
http://blog.mondediplo.net/...

http://www.palestine-solidarite.org:80/analyses.Alain_Gre...


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