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02.02.2010

n°471 - Analyse - Géopolitique et stratégie - Réflexion d'Irak- 31/01 – Début - La doctrine Obama : «Dans une humanité imparfaite, la guerre perpétuelle est de mise».

n°471 - Analyse -  Géopolitique et stratégie - Réflexion d'Irak- 31/01 – Début - La doctrine Obama : «Dans une humanité imparfaite, la guerre perpétuelle est de mise».



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme,

 L’information est une arme au service de la paix

    Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les  Dossiers 'Géopolitique et Stratégie' d'Irak

 

                 n°471                            31/01/10

                C.De Broeder      &       M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

Tiré à part :

Rapport introductif sur l’évolution de la politique mondiale

Enquête sur l'Irak: Blair : "On nous a dit que ces gens utiliseraient des armes chimiques ou biologiques ou nucléaires s'ils pouvaient en obtenir (...) "

Des centaines de manifestants à Londres contre "Blair, criminel de guerre".

1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 Rick Rozoff : La doctrine Obama : «Dans une humanité imparfaite, la guerre perpétuelle est de mise».

1-2 Paul Craig Roberts : Entent-on parfois la vérité ?

Suite  

1-3 Le coût du soldat « coalisé » avoisine les 354 000 euros par an...

1-4 Rapport introductif sur l’évolution de la politique mondiale.

2 Annexe

2-1 Les outils de l’impérialisme.

2-2 Juan Gelman : Ce que pensent les Us américains d'en bas et ceux d'en haut : Le borgne est roi. 

2-3 Sara Flounders : Le rôle du Pentagone dans la catastrophe écologique mondiale.

(fin)

2-4 G. Houbballah : Il n’y a rien de tel que le son du canon pour couvrir le chuchotement des mutins.

2-5 Charles Saint-Prot : La secte évangéliste et le jeu des Etats-Unis dans le monde arabe.

2-6 Valentine Piedelièvre : Plein feu sur la Ligue de défense anglaise (EDL).

2-7 Anne Applebaum : Des explosifs dans ses souliers ...

2-8 Gilberto Boni : Sommes nous condamnés à vivre ainsi ?


Avant propos

·                    Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- pour désigner les résistants qui osent leur résister...


Tiré à part :

Rapport introductif sur l’évolution de la politique mondiale

Nous allons maintenant étudier l’évolution de la politique mondiale. Sans entrer dans trop de détails essayons ensemble de dégager les idées essentielles qui caractérisent la situation d’aujourd’hui

EXTRAIT

La mondialisation n’a pas généré un monde plus sûr au contraire. Le risque d’une guerre d’une ampleur encore jamais connue est bien réel. Rappelons quelques données qui montrent les sommes énormes englouties chaque année par la militarisation galopante.

En 2008, le chiffre officiel (donc minoré) des dépenses de guerre s’est élevé à 1.500 milliards de dollars. Depuis 1988, les dépenses militaires mondiales ont augmenté de 45% ! Les USA, le Royaume Unis, la Chine, la France et le Japon représentent à eux seuls 63% des dépenses mondiales. Près de la moitié de ces dépenses est effectuée par les Etats-Unis.

En 2008, 87% des ventes d’armes ont été réalisées par 5 pays : les USA avec 54%, le Royaume Unis avec 13%, la Russie 9,5%, la France 6%, et… Israël avec 5,3%.

Dans notre pays, le budget militaire atteint 48 milliards d’euros.

Le gouvernement vient d’annoncer que les crédits atteindront 96,2 milliards en 20011.

En 3 ans, le budget aura doublé !

Comité National

12-12-2009

 

Enquête sur l'Irak: Blair : "On nous a dit que ces gens utiliseraient des armes chimiques ou biologiques ou nucléaires s'ils pouvaient en obtenir (...) "

L'ex Premier ministre britannique Tony Blair a assuré vendredi, lors de sa déposition devant la commission d'enquête sur l'Irak, qu'il avait décidé de participer à la guerre parce que Saddam violait les résolutions de l'Onu, pas pour le chasser du pouvoir.  
Interrogé par la commission présidée par John Chilcot sur une interview à la BBC diffusée en décembre, Blair a réfuté avoir parlé de "changement de régime" lors de cet entretien, qui avait relancé la polémique sur le véritable but de la participation britannique à cette invasion aux côtés des Américains.
"Je n'ai pas utilisé le mot +changement de régime+ dans cet interview et je n'avais aucunement l'intention de changer la base" justifiant la guerre, a ajouté Blair.
"De toute évidence, tout ce que je disais, c'est que vous ne pouvez pas décrire la nature de la menace de la même manière si nous avions su à l'époque ce que nous savons maintenant", à savoir qu'aucune ADM n'a jamais été retrouvée en Irak, a-t-il expliqué.
Dans cet entretien à la chaîne BBC1, Blair s'était vu demander s'il aurait engagé son pays dans la guerre en mars 2003 même s'il avait su que Saddam Hussein ne disposait d'ADM.
Il avait répondu : "j'aurais continué à penser qu'il était juste de le renverser. Evidemment, nous aurions employé et développé des arguments différents quant à la nature de la menace".
Blair avait commencé son audition très attendue à 09H30 GMT, par des questions sur le régime irakien après le 11 Septembre 2001.
"Après cette époque, mon opinion était qu'on ne pouvait pas prendre de risques avec ces questions", a-t-il estimé. "On nous a dit que ces gens utiliseraient des armes chimiques ou biologiques ou nucléaires s'ils pouvaient en obtenir (...) Cela a complètement changé notre évaluation des risques" posés par des pays comme l'Irak, l'Iran, la Libye.
Après le 11 Septembre, le régime de Saddam Hussein "n'en avait objectivement pas fait plus mais c'est notre perception du risque qui avait changé", a-t-il ajouté. "Je n'aurais pas fait l'Irak si je n'avais pas pensé que c'était juste", a-t-il plaidé.

 Des proches des 179 soldats britanniques morts en Irak ont obtenu d'assister à l'audition. "C'est un jour que nous avons attendu longtemps et je veux entendre ce qu'il a à dire", explique Reg Keys, dont le fils Thomas est mort en Irak en 2003.
"J'aimerais qu'il me regarde dans les yeux et qu'il me dise +je suis désolé+. Mais il n'en a pas les tripes", a déclaré Theresea Evans, dont le fils Llywelyn a été tué le premier jour du conflit.  

29/01/2010

AFP

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=12...

 

Des centaines de manifestants à Londres contre "Blair, criminel de guerre".

A l'extérieur de la salle d'audience, au centre de Londres, plusieurs centaines de personnes ont manifesté tout au long de la matinée.
Contenus par une centaine de policiers formant plusieurs cordons, les manifestants portaient des panneaux "Bliar" (jeu de mots entre "Blair" et "liar", menteur en anglais).
Un groupe de manifestants a défilé, les mains maculés de peinture rouge et arborant des masques de l'ex-Premier ministre, en portant un cercueil avec l'inscription "le prix du sang".
D'autres scandaient "Tony Blair où es-tu, nous voulons te frapper avec une chaussure!" ou encore "criminel de guerre", alors que l'ex-Premier ministre était, selon les médias, entré dans le centre de conférence Queen Elizabeth II par une porte dérobée, évitant les manifestants.
Certains manifestants étaient affiliés à des groupes pacifistes, à la campagne pour le désarmement nucléaire (CND), tandis que des proches des soldats britanniques morts en Irak s'étaient aussi déplacés.

"Tony Blair devrait être jugé pour crimes de guerre", s'insurge Will Price, 30 ans, venu avec des centaines de personnes manifester devant la salle d'audience où l'ex-Premier ministre tentait vendredi de justifier sa décision controversée d'envahir l'Irak.
"C'est une guerre injustifiable lancée pour d'injustifiables raisons", explique M. Price, brandissant une pancarte "Bliar" (jeu de mots entre "Blair" et "liar", menteur en anglais) et demandant que Tony Blair soit traduit devant la Cour pénale internationale de La Haye pour crimes de guerre.

Un procès que réclament également les manifestants rassemblés au début d'une matinée pluvieuse devant le centre de conférences Elizabeth II, placé sous très haute protection policière.
 En première ligne du rassemblement, des manifestants avec un masque de Blair, les mains badigeonnées de faux sang, portent un cercueil estampillé "Le prix du sang".
Un peu plus loin, une cellule de fortune retient un faux Tony Blair confronté à ses déclarations considérées "mensongères". 
 Et au milieu, se tient David, un collégien de 13 ans: "Je voulais m'arrêter avant d'aller à l'école. On parle de la guerre en Irak et de la commission d'enquête en classe", a-t-il expliqué.  
Mais sait-il exactement ce qui se passe vendredi? "C'est le procès de Tony Blair pour crimes de guerre", répond-il...
Une éventualité à laquelle Clare Roberts, professeur d'anglais, ne croit pas: "Il devrait comparaître pour crimes de guerre mais ça n'arrivera jamais. (...) En tant que Premier ministre, il a délibérément menti. J'ai honte qu'il ait entraîné notre pays dans cette guerre".
"J'ai voté pour lui et je regrette de l'avoir fait. C'est un criminel de guerre", lance Karen Jorgensen, avant de scander "Blair, criminel de guerre" et "Tony Blair où es-tu, je veux te frapper avec ma chaussure!"  
"Nous espérons que plus d'un millier de personnes vont venir à la manifestation au cours de la journée", a précisé à la presse Andrew Murray, président de la coalition Stop the War, co-organisatrice avec la Campagne pour un désarmement nucléaire (CND) de la journée de mobilisation.  "Nous représentons les millions de personnes qui ont manifesté en 2003 contre la guerre en Irak. (...) Tout ce que nous avions dit en 2003 s'est avéré correct", a-t-il relevé, affirmant que "la place de Tony Blair est à La Haye au côté de George Bush".
AFP

29/01/2010

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=12...



1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

1-1 Rick Rozoff : La doctrine Obama : «Dans une humanité imparfaite, la guerre perpétuelle est de mise».

Dans le brouhaha de la réunion de Copenhague sur les changements climatiques, avec la pause des fêtes, le discours de réception du prix Nobel de la paix du président Obama est passé à la vitesse de l’éclair. Pourtant, il s’agit d’un discours important qui, de façon bien contradictoire, justifie la guerre, surtout celle de l’empire américain et ses alliés envers le reste du monde, et la glorifie presque. La plupart des médias ont glorifié son habileté oratoire à traiter en même temps de la guerre et de la paix. Les Républicains ont tous été d’accord avec ses propos ! Nous vous soumettons ici une autre analyse tirée du site internet ‘globalresearch.ca’ (10 décembre 2009).

Barack Obama, président et commandant en chef des armées des États-Unis d’Amérique a prononcé son discours d’acceptation du prix Nobel de la paix à Oslo le 10 décembre dernier. Immédiatement, un débat s’est enclenché dans les médias sur une possible doctrine Obama.

En faisant référence à Martin Luther King jr. et Mohandas Gändi, (en n’utilisant que son nom de famille), en ne mentionnant pas les ex-présidents américains ayant obtenu le prix antérieurement soit, Théodore Roosevelt, Woodrow Wilson et Jimmy Carter, et en ne mentionnant que Ronald Reagan, Richard Nixon, et John f. Kennedy parmi ses prédécesseurs, le chef du pouvoir incontesté de la super puissance américaine a parlé avec l’assurance et la conviction personnelle d’un clairvoyant et d’un probable prophète. Pour le philosophe allemand Friedrich von Schlegel, le genre de prophète qui se tourne vers le passé.

Avec une allure visionnaire et un rythme de discours solennel il a déclaré : « La guerre est un moyen parmi d’autres qui est apparu sur terre avec les premiers hommes ». Peut-être que cette assertion non démontrée réfère au livre de la Genèse qui raconte le meurtre d’Abel par son frère Caïn. Il ne s’agissait pourtant pas là d’une guerre, loin s’en faut. Le président Obama ne nous a pas donné d’indication quant à la formation de sa conviction que la guerre contemporaine fait partie intégrale de l’histoire humaine.

Les paléontologues font généralement remonter l’arrivée de l’homme actuel, l’homo sapiens, à deux cent mille ans, même si les premières preuves historiques écrites ne remontent pas à plus de deux mille quatre cent ans. Peut-être que des journalistes aventureux se permettront de demander au président et à ses rédacteurs de discours comment ils peuvent masquer cent quatre-vingt-dix-sept mille six-cents ans d’histoire et prétendre prouver que la pratique de la guerre est aussi vieille que l’humanité et inséparable de la condition humaine. Peut-être que l’illusion de l’omniscience serait la réponse.

Le discours d’Oslo est rempli de signes d’appropriation d’attributs divins pour soi-même, d’un fatalisme anthropologique et historique et d’une profonde conception pessimiste de la Providence.

Le président affirme que : « … aucune guerre sainte ne peut être juste. Parce que si vous êtes convaincuEs que vous portez la volonté divine vous n’aurez aucune limite (…) Rejoignons le monde qui doit être,(celui) qui reflète la part de divin qui réside en chacun de nous ». Donc, tout argument contre le divin est faux, une hérésie un sacrilège ; Washington est vrai, ne se trompe pas, se suffit à lui-même et peut justifier toute action aussi violente et mortelle qu’elle soit. Une démonstration non équivoque de la vieille théorie manichéenne transportée dans le monde moderne.

Au début de son discours, le premier président américain en exercice à se voir attribuer le prix Nobel de la paix en quatre-vingt-dix ans, souligne : « …peut-être que le problème le plus profond qui entoure le fait qu’on m’attribue ce prix vient de ce que je sois le Commandant en chef des armées d’une nation qui mène deux guerres en ce moment ». Il n’a fait aucun effort pour justifier une de ces deux guerres, celle d’Irak mais, il endosse et défend la poursuite de la seconde, celle en Afghanistan et de plus en plus au Pakistan tout en parlant de façon peu flatteuse des Croisades européennes du Moyen-âge.

L’attribution de ce prix prestigieux et le million quatre-cent-mille dollars qui l’accompagne, à un commandant en chef d’armées déjà impliqué dans deux guerres simultanées hors de ses frontières, dans des pays dont ni les populations ni les gouvernements n’ont jamais représenté quelque menace que ce soit pour sa propre population, ne semble troubler ni le comité Nobel ni ses membres prestigieux.

Dans des termes encore jamais entendus dans des discours d’acceptation du prix, M. Obama a ajouté : « …nous sommes en guerre et je suis responsable du déploiement de centaines de jeunes AméricainEs sur des champs de batailles éloignés. Certains vont tuer, d’autres seront tuéEs ».

Sans crainte de ridiculiser la nation, sans manifester de sens de la mesure ou même une miette de dérision, il ironise sur le fait que, « la technologie moderne permet à une petite poignée d’hommes dotés d’une dose démesurée de rage, d’assassiner quantité d’innocentEs ». Il ne dit pourtant rien des ordres qu’il a émis pour que des engins sans pilotes, les drones, liés par des satellites, bombardent en Afghanistan et au Pakistan semant ainsi la mort parmi les populations.

Les thèmes centraux du discours du président sont la réaffirmation des politiques américaines introduites il y a une dizaine d’années avec le déclenchement de la guerre en Yougoslavie, sans autorisation de l’ONU et sans le moindre effort pour l’obtenir. Donc, les États Unis et ses alliés militaires dans le monde occidental peuvent décider seuls ou collectivement, quand, avec quel niveau d’intensité, où, et pour quel motif ils veulent utiliser la force, n’importe où dans le monde. Et cette prérogative est exclusive aux États-Unis à ses alliés de l’OTAN et à des ‘clients’ militaires sélects hors de la zone euro-atlantique comme la Colombie, l’Éthiopie, la Géorgie, Israël et l’Arabie Saoudite.

Ce qui est unique dans l’argumentation du discours du président Obama, c’est le manque de franc-parler avec lequel il réaffirme cette doctrine de politique internationale qui fait fi de la loi. On retrouve dans les extraits se rapportant à ce thème, derrière les qualificatifs ingénieux et le langage décoratif de camouflage les phrases suivantes : « Nous devons commencer par prendre en compte la dure vérité : nous ne viendrons pas à bout des conflits violents de notre vivant. Il y a des moments où les nations, agissant isolément ou de concert, trouveront que l’usage de la force est non seulement nécessaire mais moralement justifié ». Et il nous offre un résumé d’arguments qu’unE recherchiste de la Maison Blanche aurait pu trouver dans Wikipedia : « À titre de chef d’État qui a fait le serment de protéger et défendre ma nation, je ne peux être guidé par leurs seuls exemples (ceux de Ghandi et de Martin L. King), je suis face au monde tel qu’il est et je ne peux pas demeurer passif devant les dangers qui menacent le peuple américain. Ne vous méprenez pas ; le mal existe dans le monde (…). Je me réserve le droit, comme tout chef d’État d’agir unilatéralement si nécessaire pour défendre ma nation ». Le mal est un substantif, pas un adjectif. Il est employé deux fois dans ce discours ; il est emblématique d’un ton quasi théologique qui alterne avec des phrases plutôt froides et d’autres durement pragmatiques. Voici quelques exemples de cette catégorie : « Les moyens de la guerre ont un rôle à jouer dans la protection de la paix ». « La non violence ne serait pas venue à bout des armées d’Hitler. Aucune négociation n’arriverait à convaincre les leaders d’Al Qaïda de rendre les armes. Ce n’est pas être cynique que de dire que l’usage de la force est parfois nécessaire…. ». « Si je soulève ce point, si je commence par ce point, c’est qu’aujourd’hui il y a beaucoup d’ambivalence quant à l’usage de la force armée dans beaucoup de pays. Quelle que soit la cause à défendre. Et, à l’occasion, ce sentiment s’accompagne d’une certaine suspicion face à l’Amérique la seule superpuissance militaire du monde ».

Il est absurde de comparer une poignée de membres d’Al Qaïda à Hitler et sa Wehrmacht. Peu importe ce qu’il est, Al Qaïda ne possède pas tant d’armes à rendre. Mais l’Amérique, elle, celle d’Obama possède le plus grand stock d’armes conventionnelles et nucléaires du monde.

Sa façon de jouer intempestivement la carte de l’Allemagne nazie n’est qu’une manœuvre de rectitude rhétorique sans justification historique. Nous n’aurions pas eu à confronter les troupes nazies si, en temps voulu, les gestes diplomatiques nécessaires avaient été posés quand Hitler a envoyé son armée dans la vallée du Rhin en 1936 ; si la Grande-Bretagne et la France n’avaient pas, avec l’Allemagne d’ Hitler et l’Italie de Mussolini soutenu le blocus naval contre la République espagnole pendant que l’aviation allemande y bombardait Guernica et d’autres villes et que les troupes allemandes et italiennes se répandaient dans le pays pour soutenir l’insurrection du Général Franco. Et, finalement, si la Grande Bretagne, la France, l’Allemagne et l’Italie ne s’étaient pas entendus à Munich en 1938 pour sacrifier les Sudètes tchécoslovaques aux mains d’Hitler et ainsi ouvrir tout droit la route à ses intentions meurtrières vers l’est. Ces mêmes quatre pays se sont réunis soixante-dix ans plus tard, c’est-à-dire l’an dernier, pour répéter la trahison de Munich en organisant la sécession du Kosovo, démontrant ainsi combien peu a été appris depuis.

Quant à l’accusation que plusieurs pays font preuve d’une soit disant « profonde ambivalence face à l’usage de la force armée » et pire « d’une suspicion à l’égard de l’Amérique, la seule superpuissance dans le monde », elle est d’une arrogance, d’une attitude moralisatrice et d’une absolue imperméabilité à la réalité de la politique extérieure du pays ces dernières années tout comme par le passé. Selon cette « unique superpuissance mondiale » impériale, ni la Maison Blanche, ni le Pentagone ne peuvent se tromper. Même pas partiellement, par inadvertance ou inintentionnellement.

Si qui que ce soit trouve quelque faute dans ce que fait ce super pouvoir militaire, c’est qu’il est sous l’influence de son pacifisme ou de son « anti-américanisme » viscéral et pathologique. Peut-être que cela fait parti des « menaces contre le peuple américain » mentionnées au paravent puisqu’aucune autre, qu’elle vienne de l’Afghanistan ou d’ailleurs dans le monde, n’a été démontrée dans ce discours.

Sa partie la plus notable et la plus gênante est ce que M. Obama caractérise comme la « reconnaissance de l’histoire ; les imperfections humaines et les limites de la raison ». De peur que cette observation ne soit interprétée que comme un exemple personnel ou d’humilité toute nationale, d’autres formulations l’entourant ne laissent aucun doute sur le fait que les faiblesses en questions ne concernent que les non-Américains. Gloire à l’américano centrisme !

On chercherait en vain une pareille assertion chez n’importe quel autre chef d’État américain. Il est alarmant d’entendre le chef actuel de cet État, le premier fondé sur les principes des Lumières du dix-huitième siècle et sur ceux des Âges de la raison précédents, insister sur l’inhérente et indélébile faiblesse humaine qui par rapport à certains aspects de la vérité, serait séparée de la raison et lui serait supérieure. Il laisse ainsi la porte ouverte à l’irrationnel sous toutes ses formes et justifie en fin de compte, la conception du droit qui invoque les impératifs nationaux pour définir le bien et le mal.

Si les humains sont imparfaits par nature et que leur jugement l’est tout autant, il en découle pour l’humanité « Née pour mourir et ne raisonnant que pour se tromper » , (Alexander Pope) qu’ il se peut bien que la guerre soit un droit acquis à la naissance et que par conséquent, l’éradication des conflits violents ne se fasse pas de si tôt dans l’histoire. La guerre qui a commencé avec l’arrivée de l’homme sur terre ne s’arrêtera donc qu’avec son extinction. Arrivés ensemble, ils s’éteindront ensemble, selon M. Obama.

Comment le leader de l’Occident, comment la nation et l’individu en sont-ils arrivés à cette impasse déterministe qui est aussi mentionnée dans le discours lorsqu’il parle des événements déterminants de la fin de la guerre froide qui ont marqué le nouveau siècle.

Il passe facilement de : « Je crois que la force peut être justifiée par des considérations humanitaires comme elle l’a été dans les Balkans et dans d’autres endroits qui ont été marqués par la guerre. L’inaction de notre part troublerait notre conscience et pourrait obliger à des interventions plus coûteuses plus tard. C’est pourquoi toute nation responsable doit s’engager militairement avec des mandats clairs et jouer ainsi un rôle pour maintenir la paix ».

À : « La conviction que la paix est nécessaire est rarement suffisante pour y arriver. La paix a besoin du sens des responsabilités. La paix suppose des sacrifices. Voilà pourquoi l’Otan continue à être indispensable ».

En faisant ces déclarations et en exprimant des sentiments concordants, M. Obama a fait référence au pays dont il était l’hôte, en parlant de la guerre en Afghanistan : « …quarante deux pays se sont joints à nous, y compris la Norvège, dans un effort pour nous défendre aussi bien que toutes les autres nations, contre de futures attaques ».

Encore une fois les menaces perçues sont amplifiées pour atteindre une dimension universelle. Toutes les nations de la planète sont menacées et quelques unes d’entre elles, soit les quarante trois membres de l’OTAN et leurs partenaires, tiennent les barbares au loin. Pas facile de faire la différence entre la nouvelle ‘doctrine Obama’ de celle soutenue par G.W.Bush et Tony Blair antérieurement, sauf pour ce qui est de l’étendue assumée.

Pour le président, il existe une mission hors du temps, de l’espace et des contraintes normales : « Les États-Unis d’Amérique ont aidé à façonner la sécurité globale durant plus de soixante ans avec le sang versé par ses citoyenNEs et la force de ses armes. (…) L’engagement de l’Amérique envers la sécurité planétaire ne vacillera jamais. Mais dans un monde où les menaces sont plus diffuses et les missions plus complexes, l’Amérique ne peut pas agir seule. L’Amérique seule ne peut garantir la paix. C’est vrai en Afghanistan. C’est vrai dans des pays où l’État n’existe plus comme en Somalie (…) Et malheureusement, cela va se poursuivre dans les régions instables dans les années à venir (…) Les leaders et les membres des forces armées des pays de l’OTAN comme d’autres amis et alliés, nous démontrent qu’ils partagent cette vérité par leur engagement courageux en Afghanistan ».

Et le président des États-Unis cite par leur nom les nations qui représentent une menace pour son pays, ses valeurs, ses alliés et l’ensemble du monde ; en plus de l’Afghanistan et de la Somalie, ce sont l’Iran, le Myanmar, la Corée du Nord, le Soudan et le Zimbabwe. Ces cinq derniers pays faisaient partie de la liste post onze septembre 2001 de Georges W.Bush comme des États soutenant le terrorisme et, plus tard, de celle de Condoleezza Rice signalant ‘les avant postes de la tyrannie’ ou les deux.

L’espoir que les politiques typiques de l’époque des prédécesseurs du président Obama soient maintenant hors de l’histoire, qu’elles ne se soient appliquées que dans l’immédiat après onze septembre 2001, est bien mort. L’escalade rapide de la guerre en Afghanistan et au Pakistan en est la triste preuve. La guerre n’est pas la mise entre parenthèse des principes bibliques mais le fondement de la politique nationale.

Dans son roman, La bête humaine, Émile Zola dépeint la foule française revendiquant une désastreuse guerre contre la Prusse en scandant : « À Berlin ! À Berlin ! » devant une locomotive avançant à toute allure sans conducteur. Le discours du président Obama à Oslo montre que l’Amérique est toujours prête à se lancer en guerre même si elle a changé de conducteur. Les vieux champions de la guerre, Robert Gates, James Jones, Richard Holbrooke, David Petraeus et Stanley McChrystal ont chargé la machine pour un long voyage.
Rick Rozoff

Rick Rozoff est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  
Article original en anglais :  The "Obama Doctrine": Eternal War For Imperfect Mankind, "For make no mistake: Evil does exist in the world.",

publié le 11 décembre 2009.
Traduction : Alexandra Cyr, Presse-toi à gauche.

Le 15 janvier 2010

Stop NATO

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticl...


1-2 Paul Craig Roberts : Entent-on parfois la vérité ?

nb : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toute l'analyse des auteurs mais doit être vu comme information

Extrait

Que devons-nous penser des complots manqués, avec des sous-vêtements, du dentifrice, du shampooing et une bouteille d’eau, servant de bombes ?

Et de celui à la chaussure piégée ?

Ces complots maladroits et invraisemblables, visant à abattre des avions de ligne, semblent bien éloignés de l’habileté d’Al-Qaïda dans la réussite du 11/9 (…) en dépit des difficultés.

Si l’on en croit le gouvernement étasunien, Khalid Sheikh Mohammed, le présumé « cerveau » d’Al-Qaida derrière le 11/9, a déjoué la CIA, la NSA, en fait l’ensemble des 16 agences de renseignement des États-Unis ainsi que celles de tous ses alliés, dont le Mossad, le Conseil de sécurité nationale, le NORAD, le contrôle du trafic aérien, la sécurité aéroportuaire à quatre reprises en une seule matinée, et Dick Cheney, et, avec des pilotes non qualifiés et inexpérimentés a réussi des prouesses de pilotage confirmées pour écraser les avions de ligne détournés sur les tours du World Trade Center et le Pentagone, où une batterie de défense aérienne ultramoderne a en quelque sorte échoué dans sa fonction.

Après une réussite aussi stupéfiante, Al-Qaida aurait attiré dans son business les meilleurs esprits, mais se serait plutôt cantonnée à des cascades d’amateurs.

L’intrigue aux caleçons piégés se joue à fond sur les médias TV et en particulier sur la chaîne Fox « News. » Après avoir lu récemment que le Washington Post avait permis à un lobbyiste d’écrire un bulletin d’information qui prêche l’intérêt du lobbying, je me demandais si les fabricants de scanners intégraux ne seraient pas derrière la lourde couverture médiatique sur les slips piégés, s’ils ne seraient pas à l’origine du complot lui-même. Aux États-Unis tout est à vendre. L’intégrité s’en est allée au fil du vent.

J’ai lu dernièrement une chronique signée par un auteur qui a une théorie valable au sujet du kamikaze aux sous-vêtements piégés, qui serait Nigérien et auraient été formés par Al-Qaïda au Yémen.

Comme les États-Unis sont impliqués dans une guerre non déclarée au Yémen, sur laquelle le public et le Congrès n’ont été ni informés ni consultés, l’intrigue à la bombe dans le caleçon fournit un prétexte commode pour une nouvelle guerre de Washington, indépendamment du fait qu’il s’agisse d’un attentat réel ou d’un coup monté.

Dès que vous commencez à vous demander quel ordre du jour est servi par les événements et leur manipulation médiatique, d’autres choses viennent à l’esprit. Par exemple, en juillet dernier, un bulletin d’information indiquait que le gouvernement du Yémen avait démantelé une cellule terroriste opérant sous la supervision des services de renseignements israéliens.

Selon ce communiqué, le Président yéménite Ali Abdullah Saleh a déclaré à agence de presse Saba qu’une cellule terroriste a été arrêtée et que le dossier a été soumis aux autorités judiciaires « pour ses liens avec les services secrets israéliens. »

Se pourrait-il que le kamikaze au slip piégé ait été l’une des recrues terroristes israéliennes ?

Israël a certainement intérêt à maintenir les États-Unis pleinement engagés militairement contre tout adversaire potentiel à son expansion territoriale.

Cette pensée m’a rappelé mes études russes à l’Université d’Oxford, où j’ai appris que la police secrète du tsar, faisait sauter des bombes afin de pouvoir accuser ceux qu’elle voulait arrêter.

Je me suis ensuite souvenu de Francesco Cossiga, le Président de l’Italie de 1985 à 1992, qui révéla l’existence de l’Opération Gladio, une opération sous fausse bannière, sous les auspices de l’OTAN, qui réalisa des attentats à travers l’Europe dans les années 60, 70 et 80. Ces attentats furent attribués aux Communistes et servirent à discréditer les partis communistes dans les élections.

Une enquête parlementaire italienne découvrit le fait que les attentats étaient supervisés par la CIA. L’agent de Gladio Vincenzo Vinciguerra déclara dans son témoignage sous serment que les attentats prenaient pour cible des civils inoffensifs, dont des femmes et des enfants, afin de « forcer le public à se tourner vers l’État pour demander une plus grande sécurité. »

Quelle coïncidence ! C’est exactement ce que le 11/9 a réussi à faire aux États-Unis

Chez les bien-pensants et les crédules en Occident, il est toujours supposé que le gouvernement représente l’intérêt national. Les partis politiques gardent ce mythe en vie en se disputant au sujet de quel est celui d’entre eux qui représente le mieux l’intérêt public. En vérité, le gouvernement représente des intérêts privés, ceux des titulaires des charges, c’est-à-dire eux-mêmes, et ceux des groupes de pression qui financent leurs campagnes politiques. Le public ignore tout quant à l’ordre du jour réel.

Les États-Unis et leur État fantoche allié ont entamé la guerre au Moyen-Orient et en Afghanistan en s’appuyant entièrement sur des mensonges et des supercheries.

Les armes de destruction massive irakiennes n’existaient pas et les gouvernements étasunien et britannique le savaient. Des documents contrefaits, comme les « yellowcake documents » [sur les concentrés uranifères, ndt], ont été divulgués à la presse afin de créer des bulletins d’informations qui vendraient au public l’agenda de guerre du gouvernement.

La même chose se produit aujourd’hui en ce qui concerne un programme d’armes nucléaires iranien inexistant. De faux documents divulgués au Times (de Londres), indiquant que l’Iran développe un mécanisme « initiateur nucléaire, » se sont avérés être des contrefaçons.

Qui en profite ? De toute évidence, attaquer l’Iran est un programme israélo-étasunien, et quelqu’un fabrique des « preuves » pour le soutenir, tout comme ce fut révélé par la fuite du « Mémo secret de Downing Street » pour le cabinet britannique, qui informait le gouvernement du Premier ministre Tony Blair que le président Bush avait déjà pris la décision d’envahir l’Irak et que « les renseignements et les faits devaient être établis en fonction de la politique. »

La complaisance des gens à croire en leurs dirigeants et aux ministères de la propagande [grands médias, ndt] qui les servent est ahurissante. Beaucoup d’Étasuniens croient que l’Iran possède un programme d’armement nucléaire en dépit de la conclusion contraire unanime de 16 agences de renseignement.

Le vice-président Dick Cheney et les néo-conservateurs se sont battus avec un succès mitigé pour changer le rôle d’agence de renseignement de la CIA en organisme politique créateur de faits à l’appui de leur ordre du jour. Pour le régime Bush, la création de « nouvelles réalités » avait plus de valeur que la connaissance des faits.

J’ai lu dernièrement une proposition émanant d’une personne censée favoriser l’indépendance des médias, qui déclarait que nous devons sauver la presse écrite de la faillite financière à l’aide de subventions étatiques. Ce genre de subventions asservirait complètement les médias au gouvernement.

Aux États-Unis nous produisons nos propres procès-spectacles.

Celui de Sheikh Mohammed en est un grandiose. Comme Chris Hedges l’a récemment fait observer, à partir du moment où le gouvernement utilise des musulmans diabolisés pour faire marcher le nouveau système judiciaire (sic), nous allons être les prochains.

Paul Craig Roberts, VDARE,

Original : vdare.com/roberts/100107_truth.htm

Traduction copyleft de Pétrus Lombard

 (Source : AlterInfo)

7 janvier 2010

http://www.newsoftomorrow.org/spip.php?article7191...


n°471 - Analyse - Géopolitique et stratégie - Réflexion d'Irak- 31/01 – Suite - La doctrine Obama : «Dans une humanité imparfaite, la guerre perpétuelle est de mise».


n°471 - Analyse -  Géopolitique et stratégie - Réflexion d'Irak- 31/01 – Suite  - La doctrine Obama : «Dans une humanité imparfaite, la guerre perpétuelle est de mise».



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme,

 L’information est une arme au service de la paix

    Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les  Dossiers 'Géopolitique et Stratégie' d'Irak

 

                 n°471                            31/01/10

                C.De Broeder      &       M.Lemaire



 Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-3 Le coût du soldat « coalisé » avoisine les 354 000 euros par an...

1-4 Rapport introductif sur l’évolution de la politique mondiale.

2 Annexe

2-1 Les outils de l’impérialisme.

2-2 Juan Gelman : Ce que pensent les Us américains d'en bas et ceux d'en haut : Le borgne est roi. 

2-3 Sara Flounders : Le rôle du Pentagone dans la catastrophe écologique mondiale.


1-3 Le


 Le coût du soldat « coalisé » avoisine les 354 000 euros par an...

 

Au bas mot, un soldat canadien de l'ISAF (Force internationale d'assistance et de sécurité) revient, hors solde, hors acheminement initial, à environ 525 000 CAD l'an. Soit près de 354 000 euros.

C'est ce que révèle un envoyé spécial du CanWest News Service qui s'est rendu auprès des responsables de l'intendance et du « train des équipages » des Forces canadiennes en Afghanistan. Les montants relatifs au GI en Afghanistan seraient comparables, selon le Pentagone. En multipliant cette somme par l'effectif du contingent français sur place (hors ex-républiques soviétiques ou océan Indien), soit plus de 3 000, la somme dépasserait annuellement le milliard d'euros…

L'article de Mathew Fisher, publié par Canada.com le 9 janvier 2010, est assorti de multiples « dièses » quant à la minoration de cette estimation.

1,5 milliards de dollars canadiens pour 2 850 militaires sur le sol afghan en 2009, c'est fortement restrictif, soit une vue partielle et instantanée des dépenses engagées.

Vue partielle puisqu'elle n'inclut pas le ravitaillement depuis le Canada, les prestations d'entreprises partenaires (la France utilise aussi du personnel afghan et des entreprises françaises ou étrangères pour la maintenance et l'ordinaire des troupes), le coût des opérations en hélicoptères canadiens ou loués (la France va en fournir à ses troupes), les investissements en bâtiments, bases, et diverses infrastructures. Partielle aussi puisque les rémunérations des entreprises ou supplétifs afghans qui effectuent des travaux de « pacification » (construction de routes, d'écoles, dispensaires…) ne sont pas incluses dans l'estimation canadienne

Vue instanée aussi. Si elle ne prend pas en compte les soldes versées annuellement, souvent majorées, ni les incidences sur les futures retraites ou les pensions d'invalidité, ni la prise en charge des pathologies graves sur le long termes n'entrent en ligne de compte. Le problème des répercussions de la guerre en Irak et en Afghanistan a fortement sensibilisé l'opinion britannique du fait de la précarité et des faibles revenus des grands blessés rendus à la vie civile. En France, les indemnisations étant heureusement plus élevées, le problème à long terme se pose – pour le moment – très différemment. Par ailleurs, les sommes versées à des autorités compréhensives (les Italiens rétribuaient l'adversaire dans la région de Kapisa avant qu'elle ne passe sous contrôle français, les Britanniques avaient passé un accord chiffré pour se retirer de Bassorah en Irak…) ne peuvent guère être estimées si la pratique venait à être adoptée. Toutefois, cette approche, est contrecarrée par le recours – très coûteux – à des interventions en hélicoptères et l'emploi de drônes. D'un côté, cet effort financier épargne des pertes militaires, de l'autre, il ralentit la volonté d'être au contact des populations pour mettre, par la coopération, une fin possible à la mission globale. De plus, les groupes d'résistants ne tenant plus le terrain tendent à avoir recours de plus en plus aux bombes artisanales,  pesant désormais jusqu'à 45 kilos d'explosifs, voire aux attaques suicidaires au sein même de la population. Est-ce pour contrebalancer un repli sur des bases sûres que, dans la province de Surobi, la Légion étrangère a lancé une radio émettant en pachtoune avec deux animateurs locaux ? Le lancement de cette radio a été estimé à 10 000 euros et les unités françaises vont distribuer 4 000 radios à piles et capteurs solaires. Des distributions de téléphones portables sont aussi envisagées…

Ce genre d'angle de couverture du conflit afghan est assez typique de la presse nord-américaine. Fin juin 2009, le Devoir de Montréal titrait « Afghanistan – le coût de la guerre a doublé en quatre ans ». Le ministère de la Défense canadien a publié ses estimations pour l'année 2010-2011, près de 1,5 milliard de CAD, montant devant régresser à 779 millions en 2011-2012 car le Canada a décidé de retirer son contingent du théâtre des opérations (« pas question de garder des troupes là-bas après juillet 2011, » a déclaré le responsable pour l'Afghanistan au ministère de la Défense canadienne). De même, après la mort d'une journaliste, Michelle Lang (34 ans) et de quatre soldats canadiens victimes d'une bombe artisanale ayant frappé leur véhicule blindé, la presse canadienne porte un autre regard sur l'activité des envoyés spéciaux. La discrétion avec laquelle les deux journalistes de FR3 ont agi pour rejoindre le site de construction d'une route est estimée plus prudente qu'inconsciente par la presse canadienne. Les bombes artisanales sont désormais fabriquées industriellement ou presque au Pakistan et les détonateurs en graphite ainsi que la charge de nitrate d'ammonium sont devenus indétectables par des moyens classiques et il faudrait entraîner spécifiquement des chiens pour tenter de les déceler.

Le coût de la guerre (Irak, Afghanistan, Pakistan...) pour les États-Unis avoisinerait le cinquième de leur PIB s'il est tenu compte des dépenses cachées, des prédictions sur le long terme, des intérêts croissants de la dette générée par l'effort de guerre, &c. Outre les vies humaines, les destructions d'habitats, le coût pour la population afghane est lourd : les retombées positives sont contrebalancées par les atteintes générales à l'environnement (sable prélevé dans les rivières pour construire ou fortifier à l'occidentale, déchets non retraités ni recyclés, mode de vie modifié accentuant la pauvreté des plus pauvres). Lorsque les désormais très lourdes charges des bombes et mines artisanales explosent, les habitations, le matériel agricole aux alentours sont aussi détruits, comme cela s'est produit lors de l'explosion du tunnel ayant provoqué la mort de la journaliste canadienne. Les habitants blâment davantage la guerre en général, et la présence massive des troupes coalisées, que les talibans ou d'autres résistants…

La guerre en Afghanistan, plus que celle d'Irak, a aussi de lourdes conséquences pour l'armée britannique. Selon une récente étude publiée par The Independent, désormais, jusqu'à 22 % du personnel militaire combattant n'est plus en état de participer à des opérations de guerre. « Plus de 16 000 militaires ne sont plus en état de combattre » (sur un total de 73 000 militaires), est-il estimé. Aussi le ministère de la Défense britannique a-t-il lancé une campagne de recrutement pour porter les effectifs à 102 000. Mais un ancien officier devenu député émet des doutes sur les capacités de trouver assez d'instructeurs compétents pour les nouvelles recrues. L'armée britannique, depuis 2001, a compté environ cinq blessés au combat pour chaque tué (1 018 blessés pour 246 tués en Afghanistan), auxquels ils faut ajouter près de 2 200 hospitalisés pour d'autres raisons (maladies, accidents hors zones de combat). Plus de 9 000 militaires sont estimés aptes à rejoindre un champ d'opérations, mais non de participer aux combats. La France, pour sa part, déploie ses troupes sur des zones en Afrique, par exemple, en sus des zones où elle côtoie l'armée britannique, comme au Kosovo.

Samedi 9 janvier 2009, c'est un journaliste britannique qui a sauté sur une mine. Il était entouré de soldats, c'était son nième séjour en Afghanistan. Libération a illustré la dépêche d'une photo de soldat muni d'une « poêle à frire » (un détecteur de métal). Dérisoire si ce n'était affligeant : les nouvelles mines ne sont plus ainsi détectables. Rupert Hamer, pas plus de Michelle Lang, n'étaient inconscients des dangers, pas davantage, quoi qu'on en dise, que les agents de la CIA et de Xe (ex-Blackwater) qui ont été victimes d'un attentat-suicide. Il devait certes y avoir de l'inconscience, de la part des journalistes qui visitaient les tranchées du Chemin des Dames, lors des offensives meurtrières de la Grande Guerre… Mais que dire de l'état-major ?

Tant les journalistes que les spécialistes de l'Afghanistan ayant couvert la guerre soviétique, ou ayant séjourné longtemps dans le pays, les participants aux missions humanitaires, avaient mis souvent confidentiellement en garde sur les conséquences d'une occupation. Ils n'ont pas été écoutés. Verra-t-on bientôt Nicolas Sarkozy se lamenter sur le prix du rapatriement d'un corps de journaliste en France et pester inconsidérément ?

Les correcteurs et secrétaires de rédaction corrigent « second » en « deuxième » lorsqu'il existe une troisième instance. Faudra-t-il bientôt renommer Deuxième Guerre la « Seconde » mondiale ? L'extension des opérations au Pakistan, au Yémen, en comporte le risque… Déjà, de nombreux observateurs connaisseurs du Yémen ont fait part de leurs fortes réserves à l'égard d'une présence coalisée ou américaine dans la région. Pour avoir un peu fréquenté le Yémen, ne ne peux qu'abonder en leur sens…

http://www.come4news.com/afghanistan-le-cout-du-soldat-co...

10 Jan


1-4 Rapport introductif sur l’évolution de la politique mondiale.

Comité National 12-12-2009

Nous allons maintenant étudier l’évolution de la politique mondiale. Sans entrer dans trop de détails essayons ensemble de dégager les idées essentielles qui caractérisent la situation d’aujourd’hui

EXTRAIT

La mondialisation n’a pas généré un monde plus sûr au contraire.

Le risque d’une guerre d’une ampleur encore jamais connue est bien réel.

Rappelons quelques données qui montrent les sommes énormes englouties chaque année par la militarisation galopante.

En 2008, le chiffre officiel (donc minoré) des dépenses de guerre s’est élevé à 1.500 milliards de dollars. Depuis 1988, les dépenses militaires mondiales ont augmenté de 45% ! Les USA, le Royaume Unis, la Chine, la France et le Japon représentent à eux seuls 63% des dépenses mondiales. Près de la moitié de ces dépenses est effectuée par les Etats-Unis.

En 2008, 87% des ventes d’armes ont été réalisées par 5 pays : les USA avec 54%, le Royaume Unis avec 13%, la Russie 9,5%, la France 6%, et… Israël avec 5,3%.

Dans notre pays, le budget militaire atteint 48 milliards d’euros. Le gouvernement vient d’annoncer que les crédits atteindront 96,2 milliards en 20011. En 3 ans, le budget aura doublé !

La Chine est désormais capable de construire des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins et plus de 40.000 soldats américains dont la 7ème flotte de l’US Navy stationnent au Japon. Cela donne une petite idée du danger de guerre permanent qui pèse sur le monde.

Montrons ce danger, prenons nettement position contre cette menace permanente qui plane sur nous. Comme pour le reste, il n’y a que nous qui puissions le faire.

Les groupes capitalistes internationaux se livrent une lutte permanente et acharnée pour étendre leurs zones d’influence dans le monde entier, pour contrôler les sources de matières premières, pour contrôler économiquement et politiquement tel ou tel état.

La propagande capitaliste nous annonçait un monde devenu enfin « libre » après la fin de l’Union Soviétique et la chute du mur de Berlin, on voit ce qu’il en est.

Les 11 et 12 décembre, plus de 45 compagnies pétrolières de la planète, dont naturellement TOTAL, étaient à Bagdad où le gouvernement irakien va procéder à l’attribution de 10 énormes gisements pétroliers et gaziers à des sociétés étrangères. Le gouvernement irakien - à la solde de qui vous savez – vise une production d’au moins 6 à 7 millions de barils par jour d’ici six ans.  Si l’Irak réussit à atteindre cet objectif, le pays deviendra alors le troisième producteur de pétrole de la planète, derrière la Russie et l’Arabie saoudite. De quoi remettre en question l’équilibre des forces au sein de l’OPEP et irriter les voisins, en particulier l’Arabie saoudite. C’est pourquoi Ryad n’a toujours pas nommé d’ambassadeur à Bagdad ! Des possibilités de découverte sont importantes. Le pays affiche l’un des taux de forage les plus faibles du monde et certaines zones restent largement inexplorées dans l’Ouest de son territoire.

Le Moyen- Orient est l’une des régions de la planète les moins ouvertes aux compagnies étrangères et les plus riches en pétrole. I

l est difficile de ne pas aller en Irak alors que le pays offre les coûts d’extraction les plus faibles du monde. Qui plus est, Bagdad a réduit la fiscalité pétrolière et a revu à la baisse le montant des investissements qui doivent être réalisés au cours des trois premières années.

« TOTAL veut retourner en Irak, un eldorado à haut risque » titrait récemment le journal « Le Monde ». La concurrence avec les groupes chinois s’annonce redoutable.

Les majors savent qu’elles ne peuvent être absentes d’Irak, les défis géopolitiques, économiques et autres sont de plus en plus grands sur tous les continents. L’Irak possède près de 10% des réserves mondiales derrière l’Arabie saoudite et… l’Iran !

TOTAL exploite des gisements au Kurdistan depuis la fin des années 1920. Les autorités irakiennes avaient menacé d’exclure les firmes françaises pour punir Paris d’avoir refusé de se joindre aux Etats-Unis dans la guerre de 2003. Elles ont changé de ton. « Nous devons favoriser une offre française, quels que soient les chiffres. Nous voulons voir Total travailler sur nos champs pétrolifères », a récemment déclaré le président irakien Jalal Talabani.

Nous sommes à des années lumières de ce qui s’est passé en 2003, quand les USA ont justifié leur invasion de l’Irak et toutes les horreurs qui ont suivi par un mensonge scandaleux : ce pays fabriquait l’arme atomique, il était temps de le mettre à la raison.

Même scénario concernant l’Iran. Cette grande puissance capitaliste de 70 millions d’habitants, économiquement riche de ressources autres que pétrolières pas encore exploitées, entend dominer la partie du monde géographiquement proche d’elle. Procédé classique courant dans ce monde capitaliste. Ce faisant elle se heurte inévitablement aux grands pays comme les Etats-Unis, l’Europe etc… Il sera intéressant d’analyser de plus près le rôle de la Chine, de la Russie et d’autres. Au travers de l’Iran, on mesure toute l’âpreté de la guerre économico-politique qui frappe cette partie du monde, sans parler de la guerre tout court qui peut intervenir d’un moment à l’autre. Dénoncer cela ne signifie surtout pas que nous serions des défenseurs du régime capitaliste qui règne en Iran.

En Afrique le Nigéria  - 150 millions d’habitants – est le troisième producteur de pétrole au monde. Ses réserves sont estimées à 3% des réserves mondiales, mais il doit importer la totalité des produits pétroliers dont il a besoin en raison de l’insuffisance de ses capacités de raffinage ! On croit rêver. Les réserves de gaz détectées jusqu’à présent sont immenses (5,2 milliards de m3, 3% des réserves mondiales).

Les compagnies pétrolières portent l’entière responsabilité dans l’état de faillite du Nigéria.

Hillary Clinton (tiens, tiens !) s’est rendue au Nigéria avec une délégation importante représentative du capitalisme US. Les compagnies américaines ont investi plus de 15 milliards de dollars et ce n’est qu’un début ! Le gouvernement américain est inquiet, «  en cas de succession, il y aura de nombreuses inquiétudes… Personne à Washington ne veut voir le Nigéria menacé de la sorte » a déclaré un dirigeant US. Le Nigéria fournit 8% des importations de pétrole américain.

Du même mouvement la secrétaire d’état américaine s’est rendue en Angola qui fournit 7% du pétrole US ( en augmentation de 51% au cours de l’année 2008). L’Angola préside l’OPEP (organisation des pays exportateurs de pétrole). Les échanges entre les Etats-Unis et l’Afrique subsaharienne ont augmenté de 28% en 2008. Les importations vers les Etats-Unis s’élèvent à 86 milliards de dollars (du pétrole à 80%), les exportations à 18 milliards de dollars. Ce qui explique que Mme Clinton ait souhaité un partenariat fort avec les pays d’Afrique dans le cadre d’échanges commerciaux car « la croissance économique dans des pays en développement est un avantage pour l’économie américaine en élargissant les marchés ». Cela explique par exemple la présence permanente d’une flotte militaire américaine prête à toute éventualité, dans le golfe de Guinée. Ajoutons que plus de 20 interventions armées en 10 ans ont eu lieu dans cette même zone.

BP a découvert un champ pétrolifère géant dans le golfe du Mexique et d’autres découvertes sont possibles. L’exploitation de réserves de pétrole ferait du Brésil l’un des 10 principaux producteurs, entre le Vénézuela et le Nigéria.

A son tour, le grand Nord est devenu l’objet  de grands enjeux politiques, d’une concurrence effrénée entre grandes puissances. 1,2 millions de km2 de fonds marins  ( 2 fois la superficie de la France contiennent des réserves gigantesques de pétrole, de gaz, d’or, de diamants, de minerai rares. Une course de vitesse est engagée pour le contrôle et l’exploitation de telles ressources. Le journal « l’Humanité » écrit à ce sujet : « Le découpage de la zone entre riverains n’est pas bien défini, ce qui crée des controverses et rivalités. La Russie notamment considère que la chaîne  de montagnes marines, potentiellement riche en hydrocarbures, est pour sa plus grande partie une extension de la Sibérie. De son côté le Danemark estime qu’elle est une extension du Groënland, territoire  danois autonome. Des revendications territoriales sont également avancées par les Etats-Unis, le Canada, la Norvège. Ces revendications controversées créent naturellement une situation conflictuelle lourde de dangers, dans la mesure où se développent des moyens militaires pour appuyer les positions. Les Etats-Unis ont indiqué à maintes reprises notamment dans une directive présidentielle du début de cette année, leur intention d’établir leur revendication territoriale et d’étendre leur présence militaire dans le Grand Nord à savoir le cercle polaire et les eaux qui s’y rattachent, les mers de Barents et de Norvège ainsi que la Baltique.  Sous la houlette des USA, l’OTAN fait avec 10 pays des manœuvres militaires en Suède et des exercices de guerre en mer du Nord près des côtes d’Ecosse. De son côté, la Russie a décidé de déployer un contingent de forces armées et des forces aériennes dans la zone arctique.

Nous pourrions multiplier les exemples et pas seulement à propos des ressources pétrolifères ou minières. Tous montreraient comment les groupes capitalistes internationaux se livrent une lutte acharnée pour étendre leurs zones d’influence dans le monde entier, comment les « superpuissances » aggravent les tensions de toutes sortes, pouvant aller jusqu’à la guerre pour le contrôle des matières premières.

Les peuples font les frais de cette politique. On parle à juste titre des millions de morts de la deuxième guerre mondiale, mais aujourd’hui ce chiffre est largement dépassé. Depuis 1945 les conflits « locaux » ont fait 100 millions de victimes. Selon l’ONU, deux millions de mineurs ont trouvé la mort ces dernières années, six millions ont été gravement blessés et invalides. On compte un million d’orphelins, des dizaines de millions de traumatismes psychologiques. Les réfugiés déplacés se chiffrent à près de 200 millions (4 à 5 millions d’afghans réfugiés en Iran et au Pakistan, 2 millions d’Irakiens errent dans leur pays, autant se sont réfugiés à l’étranger. On en compte 4,6 millions en Palestine, 1,7 millions au Congo).

En Amérique Centrale, l’existence de Cuba et l’accès des forces populaires dans certains gouvernements ont modifié les rapports dans  cette partie du continent qui est de moins en moins « l’arrière-cour » des USA. C’est un changement de taille dans l’histoire de l’humanité.

Comme il fallait s’y attendre, les dirigeants capitalistes américains multiplient les provocations et les agressions pour tenter de reconquérir le terrain perdu. 7 bases de l’armée US viennent de s’installer en Colombie s’ajoutant ainsi à celles présentes au Honduras et aux Antilles. D’autres doivent s’installer au Panama. La 4ème flotte américaine patrouille en permanence dans la région.

Barack Obama  avait annoncé des relations nouvelles avec l’Amérique Latine. Il  n’a pourtant pas hésité à couvrir le putsch contre le gouvernement élu du Honduras. L’objectif affiché était  le combat contre le terrorisme et le trafic de drogue ! Vaste opération de propagande souvent utilisée pour justifier une éventuelle agression.

La récupération de leurs ressources naturelles et la défense de leur souveraineté ont conduit l’Union des Nations de l’Amérique du Sud (UNASUR) à créer un Conseil de sécurité et de défense et à moderniser leurs systèmes de défense et leurs armements.

Les pays de l’Amérique Latine aspirent à une défense qui leur soit propre, dans un cadre qui donne la priorité à la concertation politique et la prévention des conflits. Nous le savons, ils devront affronter les tentatives de déstabilisation et les logiques de guerres imposées par les Etats-Unis.

Mais il reste que dans cette partie du Monde des peuples tiennent en échec l’impérialisme US sans disposer d’armée puissante, par l’unique moyen de leur lutte unie.

Actuellement se tient ce fameux  sommet de Copenhague.  De quoi  s’agit-il ?...

Tout simplement  de dévoyer le mécontentement sur une fausse voie. Les groupes multinationaux ne seraient pas responsables de la situation actuelle ! 

L’écologie, c’est pour ces groupes, un terrain à investir et à développer. C’est une source de profits énormes. « La révolution écologique ne se fera que si elle rapporte » a écrit un spécialiste de l’environnement dans le mensuel financier « Capital ».

Un autre journal financier, « l’Expansion », titre : « L’écologie, terreau de business durable » et écrit  « le chiffre d’affaire de ce business pourrait avoisiner 3.000 milliards d’euros entre 2007 et 2020, voire 10.000 milliards entre 2020 et 2050 !

Depuis un an, l’appel d’air est phénoménal, assure Maximilien Rouer patron de BeCitizen, un cabinet de conseil spécialisé dans le développement durable.  Les taux de croissance mondiaux font rêver : 21% dans le solaire thermique, 15% pour les voitures hybrides, 22% pour le bioplasmique… Signe révélateur HSBC s’est adjoint les services de l’Américain Nicholas Stern, auteur d’un fameux rapport sur la crise climatique. Autant de  preuves que le monde de la finance croit au potentiel de ce marché. 

Oui, la lutte des classes s’est considérablement développée dans le monde entier, parfois là où on ne l’attendait pas.

En liaison étroite avec ce qui se passe dans le monde actuel, à nous d’agir pour que les choses changent dans notre pays. Personne ne pourra le faire à notre place.

 http://www.sitecommunistes.org/cn121209intern.htm



2 Annexe

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

2-1 Les outils de l’impérialisme.

Qu’importe le chômage, la malnutrition, la dégradation des infrastructures publiques (routes, ponts, chemins de fer) à l’abandon sur le sol des Etats-Unis eux-mêmes, l’armée impériale continue à s’équiper pour agresser, envahir, mater les révolutions et les vraies indépendances (pas celle des pantins impérialistes à Kaboul, Bagdad, Manille, Pristina, Tegucigalpa, Bogota, Panama… (liste non exhaustive)

Le nouvel outil est un navire de guerre permettant de forts coups de poing locaux. Il s’agit du LCS, en anglais « landing combat ship ».

Ce navire navigue à plus de 40 nœuds, est porteur d’hélicoptères, de drones, d’engins de débarquement et de commandos. Il est la plus exacte représentation contemporaine du BIG STICK (gros bâton) de la doctrine Monroe. Il est conçu pour intervenir dans les guerres dites asymétriques, c’est à dire dans tous les conflits contemporains où une menace anonyme, mal identifiée (terrorisme, piraterie..) ou faussement identifiée (« false flag operations ») contre les intérêts des Etats-Unis et de leurs multinationales est détectée

L’US NAVY qui a déjà acquis 4 LCS pendant l’ère BUSH, doit choisir entre deux modèles : le premier serait construit par General Dynamics (images1 et 1 bis)

le second (2) par un groupement composé de Lockheed-Martin, Gibbe and Cox et les chantiers italiens Fincantieri

L’Image ci-dessous fait apparaitre (triangles bleus) les contributions de l’industrie d’armement israélienne à l’équipement du navire.

Ceci permet de souligner que s’ajoutent à l’aide US budgétaire directe à l’armée israélienne qu’OBAMA vient de faire reconduire pour une période de 10 ans au niveau de 3 milliards de $ par an , les contrats industriels passés par les industriels US aux équipementiers israéliens.

Subsidiairement, on imagine assez bien l’usage que la marine israélienne pourrait faire de cet engin sur les côtes libanaise ou syrienne.

Quel que soit le constructeur choisi, le nouveau programme prévu porte sur l’achat de 55 navires pour un prix voisin de 500 millions de $ pièce soit un total compris entre 25 et 30 milliards de dollars et il est connu, même dans les couloirs du Congrès à Washington, que les devis militaires sont le plus souvent dépassés. Le prix des quatre premiers LCS en service a été multiplié par deux entre la commande et la livraison.

Avec 55 navires, l’US NAVY se donne les moyens d’intervenir à tout moment sur tous les littoraux de la planète et l’administration OBAMA donne une nouvelle démonstration de sa politique agressive et de sa totale soumission au complexe militaro-industriel.

COMAGUER

30 décembre 2009

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2-2 Juan Gelman : Ce que pensent les Us américains d'en bas et ceux d'en haut : Le borgne est roi. 

 Les Usaméricains estiment que leur pays est en train de jouer un rôle moins important qu’avant sur la planète: tel est le résultat d’une enquête que le Pew Research Center for the People & the Press de New York a mené en novembre et a fait connaître ce mois-ci, intitulée “La place qu’occupent les USA dans le monde” (www.people-press.org/re port/569).

De 45 pour cent des sondés qui il y une décade pensaient que cette place était la plus importante on est passé à 25 pour cent

et ceux qui croyaient le contraire est passé de 28 à 41 pour cent.

Il y a plus:

49 pour cent-”la proportion la plus élevée en quasiment un demi-siècle d’enquêtes”- estiment aujourd’hui que les “USA devraient s’occuper de leurs propres affaires sur le plan international et laisser les autres pays s’occuper des leurs de la meilleure manière possible”.

Et ensuite, un écrasant 78 pour cent des 2000 Usaméricains interrogés estiment que les USA devraient “se concentrer plus sur nos propres problèmes nationaux et construire notre force et prospérité à la maison”, contre 14 pour cent qui penchent pour la proposition que les “USA doivent penser en termes internationaux”. Une quelconque relation avec les guerres d’Irak et d’Afghanistan, plus d’autres qui apparaissent, n’est pas le produit du hasard.

Autre surprise:

- 44 pour cent pensent que la Chine jouit de l’économie la plus puissante du monde, contre 30 pour cent en 2008, et

 - 41 pour cent considèrent que les USA sont passés au second plan en la matière, contre 27 pour cent l’année dernière.

Mais le plus important de l’investigation du Pew est qu’il a mené une enquête parallèle avec les mêmes questions auprès de 642 membres du Council of Foreign Relations (CFR) de Washington, un think tank ou plutôt un braintrust financé par 200 multinationales, qui regroupe 4200 ex-fonctionnaires de haut niveau et autres personnalités politiques, édite la prestigieuse revue Foreign Affairs (125.000 exemplaires) et oriente la politique extérieure des USA. Le CFR n’est pas le porte-parole de l’establishment, c’est l’establishment.

Les deux enquêtes révèlent qu’entre le citoyen usaméricain ordinaire et les élites du CFR il y a des brèches notables sur presque toutes les questions importantes, par exemple l’augmentation des troupes en Afghanistan décidée par Obama:

- les 50 pour cent des membres du CFR l’appuie contre à peine 32 pour cent des citoyens « ordinaires ».

- 40 pour cent des citoyens se prononcent pour la diminution des effectifs qui combattent en Afghanistan, contre 24 pour cent des interrogés du CFR.

A la question de savoir si les USA doivent jouer un rôle mondial “plus agressif”, seulement 19 pour cent des premiers répondent par l’affirmative, contre 62 pour cent des seconds. Il n’est pas difficile d’entrevoir la pensée du CFR.

Une chose intéressante est comment les uns et les autres perçoivent Israël et son conflit avec les Palestiniens.

Ce sont 51 pour cent du public général qui se prononce en faveur d’Israël, posture qu’adoptent seulement 26 pour cent des sondés du CFR.

30 pour cent des premiers jugent que la Maison Blanche appuie trop Israël,

à comparer avec 67 pour cent des derniers, lesquels de plus évaluent que l’Etat sioniste n’est pas une priorité pour Washington.

Dans la liste de pays qui seront dans l’avenir “les alliés et associés les plus importants des USA”, seulement

4 pour cent des interrogés du CFR incluent Israël,

 très loin de la Chine (58 pour cent),

de l’Inde (55), du Brésil (37),

de l’Union Européenne (19),

de la Russie (17),

 du Japon (16),

du Royaume-Uni, du Canada, de l’Indonésie, de l’Australie et autres.

Quand on a demandé à ceux des élites quels seraient les alliés les moins importants, ils ont classé Israël en 23ème position derrière le Canada, entre autres, et la Turquie, l’Egypte et l’Arabie Saoudite dans la région du Moyen-Orient.

Il ressort de ces données que l’opinion publique s’en tient à l’information des grands médias, très favorables à la politique de Tel Aviv grâce à l’excellent travail de l’actif lobby pro-israélien US.

Il ne s’agit donc pas seulement du travail du Comité des Affaires Publiques USA-Israël (l’Aipac).

Une enquête du New York Times a révélé que, derrière les “analystes militaires” qui apparaissent dans différentes chaînes de télévision et stations de radio pour convaincre le public de la nécessité et de l’efficacité de la politique belliqueuse de la Maison Blanche se trouve un appareil du Pentagone créé par W. Bush en 2005 qui continue à agir (nytimes.com, 20-4-08). “La majorité de ces analystes ont des liens avec des sous-traitants immergés dans la politique de guerre et on leur demande qu’ils l’ avalisent sur les ondes”.

Des commandants militaires et des fonctionnaires de la Maison Blanche, du Département d’Etat et du Département de la Justice les préparent dans des réunions ad hoc. Logique: l’Histoire enseigne que les chevaux de Troie doivent être bien faits.

Juan Gelman

Traduit par  Gérard Jugant.

Édité par Fausto Giudice

http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=9642&lg=fr 


2-3 Sara Flounders : Le rôle du Pentagone dans la catastrophe écologique mondiale.

Au terme de la Conférence de Copenhague sur le changement climatique – qui a rassemblé plus de 15 000 participants issus de 192 pays, dont une centaine de chefs d'Etat, ainsi que 100 000 manifestants – une question s'impose : Comment se peut-il que le plus gros pollueur de la planète, qu'il s'agisse de dioxyde de carbone ou d'autres émissions toxiques, n'ait fait l'objet d'aucune discussion ni d'aucune proposition de restriction ?

Le Pentagone est sans conteste l'institution la plus gourmande en produits pétroliers et, de manière général, en énergie. Toutefois, il bénéficie d'une exemption générale dans tous les accords internationaux.

Ni les guerres menées par le Pentagone en Irak et en Afghanistan, ni ses opérations secrètes au Pakistan, ni l'équipement du millier de bases qu'il possède dans le monde entier, ni ses 6000 installations aux Etats-Unis, ni les opérations de l'OTAN, ni ses porte-avions, ni sa flotte aérienne, ni ses entraînements, ses essais ou ses ventes d'armes n'entrent en compte pour les quotas d'émission de gaz à effet de serre attribués aux Etats-Unis, ni dans aucune autre mesure.
 
Le 17 février 2007, le site Energy Bulletin publiait le détail de la consommation en pétrole du Pentagone pour ses seuls avions, bateaux, véhicules terrestres et installation, des chiffres qui en faisaient le premier consommateur de pétrole du monde. A l'époque, la marine des Etats-Unis (U.S. Navy) disposait de 285 navires de combat et de transport ainsi que d'environ 4 000 avions opérationnels. Quand à l'armée de terre, elle ne possédait pas moins de 28 000 blindés, 140 000 véhicules tout-terrain, 4000 hélicoptères de combat, plusieurs centaines d'avions et 187 500 voitures. Hormis 80 sous-marins et porte-avions nucléaires, source de pollution radioactive, tous les véhicules fonctionnent à l'essence.
Selon le classement présenté dans l'édition 2006 du CIA World Factbook [1], 35 pays seulement (sur les 210 que compte le monde) affichent une consommation journalière de pétrole supérieure à celle du Pentagone.
Officiellement, l'armée américaine consomme chaque jour 320 000 barils de pétrole, un chiffre qui n'inclut pas la consommation des entreprises travaillant sur mandat ni des installations louées ou privatisées, sans parler des énormes quantités d'énergie et de ressources englouties dans la production et l'entretien de son arsenal meurtrier, comme les bombes, les grenades ou les missiles.
Selon Steve Kretzmann, directeur d'Oil Change International [2], "la guerre d'Irak a produit au moins 141 millions de tonnes équivalent dioxyde de carbone (MMTCO2e) entre mars 2003 et décembre 2007. (...)

La guerre dégage plus d'émissions que 60 % des pays du monde. (...) Cette information n'est pas disponible comme telle car les émanations provoquées par l'armée en dehors des USA ne sont pas soumises à la législation américaine en matière d'obligations nationales de déclaration, ni à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques" (www.naomiklein.org, 10 décembre 2009). La plupart des scientifiques s'accordent à dire que le dioxyde de carbone est un gaz à effet de serre et qu'il participe au changement climatique.
Dans son nouveau livre intitulé "The Green Zone: The Environmental Costs of Militarism", Bryan Farrell  indique que "la pire agression commise sur l'environnement et sur la population mondiale est l'œuvre d'une seule entité : les forces armées des Etats-Unis." 
Comment se fait-il que le Pentagone ne soit pas concerné par les accords sur le climat ? Lors des négociations sur l'accord de Kyoto, les Etats-Unis ont imposé une clause précisant que les opérations militaires qu'ils mèneraient dans le monde entier et celles auxquelles ils participeraient avec les Nations Unies ou l'OTAN seraient intégralement exemptées de toute obligation de mesure ou de réduction. Une fois cette énorme concession obtenue, l'administration Bush a refusé de signer l'accord.

Dans un article publié le 18 mai 1998 et intitulé "National security and military policy issues involved in the Kyoto treaty", la position du Pentagone a été décrite par Jeffrey Salmon, qui cite le rapport annuel 1997 rendu au Congrès par le secrétaire à la Défense de l'époque,  William Cohen : "Le Département de la Défense recommande vivement que les Etats-Unis insistent pour qu'une disposition de sécurité nationale soit inscrite dans le protocole sur le changement climatique actuellement en négociation" (www.marshall.org).
Selon Jeffrey Salmon, cette disposition a été formulée dans un projet demandant que l'ensemble du secteur militaire ne soit pas soumis aux limites fixées en matière d'émission de gazes à effet de serre. Le projet inclut non seulement les opérations multilatérales, telles que les activités approuvées par l'OTAN ou les Nations Unies, mais aussi les actions liées de près ou de loin à la sécurité nationale, à savoir toutes les formes d'actions militaires unilatérales, ainsi que les entraînements préalables."
Jeffrey Salmon cite également l'ancien sous-secrétaire d'Etat Stuart Eizenstat, qui menait la délégation américaine à Kyoto. Celui-ci a déclaré que "le Département de la Défense et les militaires en uniforme se trouvant à mes côtés à Kyoto obtenaient tout ce qu'ils demandaient. Il s'agit d'autodéfense, de maintien de la paix, d'aide humanitaire."

Bien que les Etats-Unis aient déjà reçu des garanties lors des négociations, le Congrès américain a adopté une disposition explicite assurant l'exemption totale pour les activités militaires américaines. Le 21 mai 1998, Inter Press Service annonçait : "Dernier coup porté aux efforts internationaux déployés pour freiner le réchauffement climatique, les législateurs américains ont établi aujourd'hui que les opérations militaires américaines ne seront pas soumise à l'accord de Kyoto, lequel contient des engagements contraignants de réduction des émissions de gaz à effet de serre. La Chambre des Représentants a adopté un amendement à la loi sur le budget militaire de l'année prochaine interdisant la restriction des forces armées dans le cadre du Protocole de Kyoto".
 Aujourd'hui à Copenhague, les accords et orientations concernant les gaz à effets de serre sont toujours d'actualité. Toutefois, il est extrêmement difficile de trouver ne serait-ce qu'une allusion à cette omission flagrante.
Johanna Peace, journaliste spécialisée dans les questions d'environnement, relève que les activités militaires ne seront pas non plus concernées par une décision du pouvoir exécutif signée par le président Barack Obama exigeant des agences fédérales qu'elles réduisent leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020. Pourtant, "la demande en énergie du gouvernement fédéral est à 80 % destinée à l'armée" (solveclimate.com, 1er septembre 2009).
 L'exclusion de l'ensemble des opérations du Pentagone fausse les données relatives à la production de dioxyde de carbone par les Etats-Unis, qui semble nettement inférieure à ce qu'elle est en réalité. Il n'en demeure pas moins que, même sans compter les activités militaires, les Etats-Unis occupent la tête du classement mondial dans ce domaine.

AUTRES SUBSTANCES POLLUANTES
 Hormis le dioxyde de carbone, les opérations militaires américaines répandent dans l'air, l'eau et le sol d'autres produits, hautement toxiques et radioactifs.
Les armes américaines à uranium appauvri ont libéré des dizaines de tonnes de microparticules radioactives et fortement toxiques au Moyen Orient, en Asie centrale et dans les Balkans.
 Les Etats-Unis vendent des mines terrestres et des bombes à sous-munitions, deux types d'armes à l'origine des explosions tardives qui blessent et estropient notamment des paysans et des habitants de régions rurales en Afrique, en Asie et en Amérique latine. A titre d'exemple, au cours de l'invasion du Liban, en 2006, Israël a lancé plus d'un million de bombes à sous-munitions acquises auprès des USA.
 La guerre du Vietnam a pollué avec l'herbicide surnommé "agent orange" de vastes espaces qui, encore aujourd'hui, présentent un taux de dioxine 300 à 400 fois supérieur au niveau maximum considéré "sans danger". Trois générations plus tard, les cas de malformations congénitales graves et de maladies cancéreuses dues à la pollution de l'environnement restent très nombreux.

La guerre d'Irak, en 1991, suivie de 13 années de sanctions visant à affamer le pays, puis de l'invasion et de l'occupation américaine depuis 2003 ont fait de cette région – qui est le grenier du Moyen Orient  depuis plus de 5 000 ans – un désastre écologique. Les terres arables et fertiles y ont été transformées en un désert où la plus faible brise soulève des nuages de poussière. Autrefois exportateur de denrées alimentaires, l'Irak importe désormais 80% de ses vivres. Selon le ministère de l'Agriculture irakien, une grave désertification affecte 90 % des terres.
GUERRE ECOLOGIQUE INTERNE
Le Département de la Défense a pris pour habitude de résister à l'Agence de Protection de l'Environnement lorsque celle-ci l'invite formellement à assainir les bases américaines contaminées (Washington Post, 30 juin 2008). Les bases militaires du Pentagone, responsables de l'infiltration de substances dans les nappes aquifères et les sols, occupent la première place de la liste "Superfund"[3] des sites les plus pollués.
 Le Pentagone a également torpillé les efforts fournis par l'agence pour instaurer de nouvelles normes concernant deux produits toxiques, dont les sites militaires sont très largement imbibés : le perchlorate, qui entre dans la composition du propulseur utilisé pour les roquettes et les missiles, et le trichloréthylène, utilisé pour dégraisser les pièces métalliques. Ce dernier est le polluant de l'eau le plus répandu dans le pays, notamment en Californie, à New York, au Texas et en Floride.

Aux Etats-Unis, plus de 1 000 sites militaires ont été souillés par des produits chimiques. Les populations les plus pauvres, en particulier les communautés afro-américaines, sont les plus touchées. Dans le sud-ouest des Etats-Unis et dans les îles du Pacifique sud, les essais d'armes nucléaires ont répandu des substances radioactives dans des millions de sites et de points d'eau. Des montagnes de résidus d'uranium toxiques et radioactifs ont été abandonnées sur le territoire indigène du sud-ouest et plus de 1 000 mines de cet élément délaissées dans les réserves Navajo en Arizona et au Nouveau Mexique.
 Dans le monde entier, que ce soit dans ses ancienne bases ou dans ses bases actuelles à Puerto Rico, aux Philippines, en Corée du Sud, au Vietnam, au Laos, au Cambodge, au Japon, au Nicaragua, au Panama ou en ex-Yougoslavie, le Pentagone commet le geste criminel d'abandonner des barils rouillés contenant des produits chimiques et des solvants, ainsi que des millions de cartouches de munitions
 Pour faire disparaître une grande partie de la pollution, il faudrait supprimer le Pentagone ; le combat contre le changement climatique doit passer par un changement radical de système.

NdTr

[1]Publication annuelle officielle de la CIA détaillant chaque pays du monde, du point de vue géographique, démographique, politique, économique, des communications et militaire.

https://www.cia.gov/library/publications/download/downloa...

[2]http://priceofoil.org/about/

[3]Loi fédérale américaine sur le nettoyage des sites pollués par des déchets toxiques, en vertu de laquelle l'Agence de Protection de l'Environnement est autorisée à identifier les parties responsables de la pollution de sites et de les contraindre à les assainir http://en.wikipedia.org/wiki/Superfund

Sara Flounders 

Traduit par Chloé Meier pour Investig'Action

Source: IAC

n°471 - Analyse - Géopolitique et stratégie - Réflexion d'Irak- 31/01 – (fin) - La doctrine Obama : «Dans une humanité imparfaite, la guerre perpétuelle est de mise».

n°471 - Analyse -  Géopolitique et stratégie - Réflexion d'Irak- 31/01 – (fin) - La doctrine Obama : «Dans une humanité imparfaite, la guerre perpétuelle est de mise».



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme,

 L’information est une arme au service de la paix

    Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les  Dossiers 'Géopolitique et Stratégie' d'Irak

 

                 n°471                            31/01/10

                C.De Broeder      &       M.Lemaire



 Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

2 Annexe(fin)

2-4 G. Houbballah : Il n’y a rien de tel que le son du canon pour couvrir le chuchotement des mutins.

2-5 Charles Saint-Prot : La secte évangéliste et le jeu des Etats-Unis dans le monde arabe.

2-6 Valentine Piedelièvre : Plein feu sur la Ligue de défense anglaise (EDL).

2-7 Anne Applebaum : Des explosifs dans ses souliers ...

2-8 Gilberto Boni : Sommes nous condamnés à vivre ainsi ?



2-4 G. Houbballah : Il n’y a rien de tel que le son du canon pour couvrir le chuchotement des mutins.

QUI PROFITE LE SPECTACLE DU TERRORISME ISLAMISTE ?

 La thèse officielle, sur le récent terrorisme massif qui a touché les USA, est que des kamikazes islamistes ont détourné des avions de ligne pour les jeter sur les tours jumelles du World Trade Center, faisant ainsi des milliers de morts, dans le but de faire pression sur l’État US afin, par exemple, qu’il cesse de soutenir Israël contre les Palestiniens.

Pour faire pression sur l’État US, ce terrorisme massif doit lui nuire.

Est-ce bien le cas ?

Ces crashs d'avions de lignes, transformés en avions-suicide, contre les tours du WTC ont nuit à la population qui vit aux USA, puisqu’ils ont tué des milliers de personnes.

Mais qui est encore assez bête pour confondre la population d'un pays avec l’État de ce pays ?

En Mai 68, par exemple, la population du pays FRANCE s’est soulevée contre l’État français !

En 1992, la population des quartiers pauvres de toutes les grandes villes des États-Unis s'est révoltée contre l'État US.

L’État n’est que l’arme de la bourgeoisie contre la population.

L’État, ce sont les flics et l’armée, ce sont les bandes armées du pouvoir, qui maintiennent la population en état d’esclavage. Bien sûr, officiellement, les flics ne sont pas là pour matraquer les grévistes et les manifestants, pour tuer l’Arabe ou le Noir qui passe, mais pour sauver la veuve et l’orphelin. Bien sûr, officiellement, l’armée n’est pas là pour vaincre une éventuelle insurrection de la population, comme à Los Angeles en 1992, mais pour protéger la population contre une attaque militaire faite par un autre pays. Oui, il faut que la bourgeoisie nous mente afin de nous maintenir en esclavage.

          Or, justement, une grande remontée des luttes sociales, menant de Seattle à Gênes, utilisant avec conséquence la violence révolutionnaire, menaçait de déclencher contre les maîtres du monde un mouvement général de la population mondiale. La bourgeoisie devait donc mettre dans les rues bien plus de flics, et même des militaires, pour parer à toute éventualité ; elle devait se mettre à surveiller d'une façon nettement accrue toute personne susceptible d'être dangereuse pour le pouvoir, c'est-à-dire, en dernière analyse, tout le monde ; elle devait nettement augmenter le budget de la police et de l'armée, et leur accorder bien plus de pouvoirs ; elle devait imposer de nouvelles lois nationales et internationales hyper-répressives ; elle devait inciter à la délation généralisée ; bref, dans le but secret de lutter contre la puissante montée des luttes sociales internationales, la bourgeoisie voulait nous imposer au niveau de la planète toute entière un régime fasciste du type latino-américain ! Cependant, faire cela sans aucune excuse officielle apparemment acceptable par tous aurait provoqué de graves réactions dans la population, aurait précipité les événements. Juste au moment où la bourgeoisie avait besoin d’une telle excuse, les islamistes la lui fournissent en déclenchant une vague de terrorisme massif. Alors, ce terrorisme nuit-il à l’État US, ou bien à la population, pas seulement étasunienne, sur laquelle cet État exerce sa répression ?

QUESTION : les États Occidentaux en général, et l'État US en particulier, sont-ils ennemis de l’islamisme ?

          C’est en 1978 que pour la première fois j'ai entendu parler d’islamisme.

Une grande révolution se faisait jour en Iran, elle avait déjà viré le dictateur tortionnaire au service de l’Occident, le Shah d’Iran. Elle menaçait de se répandre dans le monde entier.

La bourgeoisie devait la stopper. Pour vaincre une révolution en Occident, on utilise les partis de gauche, et surtout le parti dit " communiste ", et les syndicats, notamment, du moins en Europe, ceux affiliés aux P"C ".

C’est ce que montre l’excellent film de Ken Loach : " Land and Freedom ".

C’est ce que nous avons constaté en France en Mai 68, et ensuite dans bien d’autres grèves.

Mais chez les " musulmans ", cette technique répressive ne fonctionne pas puisqu’aucune hiérarchie dite " communiste " ne s’y est jamais réellement établie.

Alors, comment faire ?

C’est la France, je suppose, qui trouva la solution : Khomeiny était alors en France ; elle l’envoya en Iran afin de récupérer la révolution iranienne en la détournant vers l’islamisme. C’est ainsi que grâce à la France, avec la complicité des USA, à moins que ce ne soit l'inverse, l’islamisme put diriger l’Iran après y avoir vaincu une puissante révolution.

          Ensuite, l’Occident tout entier, et les U.S.A. en particulier, aidèrent largement les islamistes à " virer les Russes " d’Afghanistan .

          Au Soudan, la France soutient et finance un pouvoir islamiste qu'elle aide contre l'insurrection armée de la partie dite " chrétienne et animiste " de la population.

 D'ailleurs, le Soudan n'hésita pas à livrer cet imbécile de Carlos1 à la fRANCE !

          Quand en 1988 les émeutes se levèrent dans la banlieue d’Alger, l’armée dut tuer 500 personnes en 15 jours pour étouffer cette nouvelle renaissance de la révolution en Algérie. Mais ce ne fut pas suffisant, la révolte continuait à gronder.

C’est pourquoi il fallut utiliser la même technique qu’en Iran : détourner la révolution vers l’islamisme. Le G.I.A. est financé et contrôlé par le Soudan (donc par la France), et le F.I.S. par les U.S.A. D’ailleurs, les premiers militaires du F.I.S. furent des algériens qui avaient été volontaires pour aller se battre dans les rangs islamistes en Afghanistan, et entraînés là-bas par les Américains. Et quand les USA ordonnèrent au FIS de cesser toute lutte armée, celui-ci s'exécuta sans rechigner !

          La guerre du Golfe peut s’interpréter comme l’aide militaire apportée par l’ensemble des États occidentaux à un État islamiste, celui du Koweït, pour le défendre contre le laïc Saddam Hussein (qui n’était pas un saint).

          Et qui est-ce qui, il y a environ six ans, sauva la mise aux " Bosniaques ", c’est-à-dire au pouvoir islamiste qui y règne ? c’est Chirac lui-même en poussant l’OTAN, c'est-à-dire les États-Unis, à bombarder massivement les " Serbes ".

          Fin juin 2001, il y a quelques semaines seulement, l'OTAN, c'est-à-dire les USA, sauva l'UCK pro-albanaise encerclée à Aracinovo en Macédoine.

Grâce à l'intervention des Américains, l'UCK put sortir avec ses armes et munitions. Or, d'après un article intitulé " Réalité sur l'UCK " (<— lien cliquable, [En ce moment, le site semble ne plus exister, mais le cache google existe toujours. cliquer ici si le lien est encore effectivement mort] lire les quatre premières lignes de présentation, puis la seconde moitié du dernier paragraphe, qui parle de Agim Gashi, surnommé le « Rambo » du Kossovo, lié aux islamo-terroristes d’Ousssama Bin Laden ) qu'écrivit le spécialiste en islamisme Alexandre del Valle le 26 décembre1999, l'UCK est très liée à l'islamisme, en particulier à Ben Laden !

REPONSE : Non, les maîtres de l'Occident et l’islamisme ne sont pas ennemis : ils sont alliés.

Et si l’islamisme a pratiqué récemment un terrorisme massif aux USA, ce ne peut être pour nuire à l’État US, mais bien au contraire pour l’aider à vaincre les révoltes de la population américaine et mondiale qui se bat de plus en plus vaillamment contre la mondialisation de l'impérialisme américain. Les maîtres du monde financent l'islamisme depuis longtemps, il fallait bien qu'un jour l'islamisme leur donne une contrepartie !

Autre question : On nous dit que depuis quelques années Ben Laden a trahi ses alliés américains ! et puis, les Américains ne vont-ils pas faire la guerre aux islamistes ?

         Ce n'est pas à tout l'islamisme que les maîtres de l'Amérique ont déclaré la guerre, mais seulement à Ben Laden et à ceux qui le soutiendraient. Il y a déjà bien des pays islamistes dont les États ont pris parti, au mépris de leurs populations, pour les USA contre Ben Laden.

          Et puis, je n'ai pas dit que c'était Ben Laden qui avait sacrifié quelques-uns de ses hommes pour rembourser ce que l'islamisme doit aux USA ; ce peut être n'importe quel autre chef islamiste dont les médias n'ont peut-être jamais prononcé le nom à propos du récent terrorisme.

          Cependant, "on" n'arrête pas de nous mentir ! Peut-être Ben Laden et l'État US ont-ils seulement fait semblant de se fâcher2. D'ailleurs, à ce sujet, il est bon de remarquer qu'on nous dit souvent que c'est après la guerre du Golf, il y a presque 10 ans, que Ben Laden, voyant la soldatesque américaine s'éterniser sur le sol d'Arabie Séoudite, est devenu anti-américain, pourtant, c'est il y a seulement quelques semaines que les USA sauvèrent la mise à l'UCK liée à Ben Laden ! Si cette " guerre " entre impérialisme américain et Ben Laden a effectivement lieu, au moins dans un premier temps, elle renforcera les " deux " camps, et notamment, elle renforcera Ben Laden au sein de toutes les populations arabes et musulmanes. Les maîtres des USA le savent bien !

           Le terrorisme aveugle vise le peuple, il est donc commandité par l’ennemi du peuple : l’État, le plus froid des monstres froids : c'est l'État US qui a commandité le terrorisme islamiste récent aux USA !

 G. Houbballah,)

12 octobre 2001, 

Notes : (retour) 1) Carlos, parce qu'il est un grand défenseur de la cause Palestinienne, se croyait en sécurité au Soudan sous prétexte que c'est un pays islamiste ; mais, quelque soit le régime d'un pays, il est au service de celui qui le finance !
            (
retour) 2) Nous l'avons vu, il y a quelques semaines, l'impérialisme américain est encore venu en aide à l'UCK, pourtant liée à Ben Laden.

Ce devrait être suffisant pour se demander s'il est bien vrai, ce mensonge qui dit que Ben Laden et les USA sont des ennemis jurés. Cependant, depuis le 11 septembre, la télé a souvent reparlé des attentats à la bombe perpétrés le 7 août 1998 contre les ambassades des États-Unis à Nairobi (Kenya) et à Dar es-Salaam (Tanzanie).

Ces attentats ont fait 224 morts, dont 12 citoyens américains, et plus de 4 000 blessés, dont de nombreux musulmans. Ces attentats ont été attribués à Ben Laden, et les journalistes qui nous les rappellent sans arrêt ont pour but de nous montrer que ça fait déjà un bon bout de temps que Ben Laden pratique le terrorisme contre l'Amérique. Par la même occasion, ils nous rappellent souvent, aussi, qu'en représailles, le 20 aout suivant, l'Amérique fit des bombardements en Afghanistan et au Soudan. Et les journalistes les plus honnêtes vont même jusqu'à nous dire qu'au Soudan, ce que les Américains, ou plutôt leurs chefs, ont bombardé, c'est une innocente usine pharmaceutique ! J'en profite pour vous signaler qu'avant d'être bombardée par les Américains, cette usine pharmaceutique, nommée " Al Shifa ", produisait 50% des médicaments qui se consommaient au Soudan ! Par contre, ce qu'aucun journaliste ne nous a rappelé, allez savoir pourquoi, c'est le scandale du monicagate. Mais si, souvenez-vous, Monica Lewinsky, la nana qui, après avoir baisé avec Clinton, au lieu d'amener sa robe tâchée de sperme présidentiel au pressing, l'a soigneusement mise au congélateur afin de conserver intacte sa belle tâche de sperme, au cas où ça puisse lui servir, un jour. Eh bien ! Ce pauvre Clinton était bien dans la merde, avec cette histoire, vous vous souvenez, maintenant ? Ce scandale fut comparé au watergate, qui avait vu la démission de Nixon le 9 aout 1974. C'était donc important. On ne parlait plus que de ça ! Le scandale du monicagate atteignit de tels sommets qu'il faillit provoquer la démission de Clinton. Or, c'est précisément pendant que furent atteint les sommets de ce scandale qu'eurent lieu les attentats terroristes de Nairobi et Dar es-Salaam, puis les représailles qui s'en suivirent.

Voici quelques dates essentielles :
          — 30 juillet 1998 : Monica Lewinsky remet sa robe bleue qui serait tachée du sperme du Président. Elle sera envoyée au FBI pour des analyses qui démontreront par la suite que le sperme est bien celui de Clinton.
          — 7 août 1998 : attentats terroristes contre les ambassades des États-Unis à Nairobi et à Dar es-Salaam.
          — 17 août 1998 : Clinton témoigne pendant plus de quatre heures en circuit fermé à partir de la Maison-Blanche. Il s’adresse également à la nation américaine pour s’excuser d’avoir trompé le peuple ainsi que sa famille.
          — 20 août 1998 : bombardements américains de représailles en Afghanistan et au Soudan pour " punir le terrorisme islamiste ".
          Il n'y a pas besoin d'être très éveillé pour remarquer, coïncidence étrange, que ces événements essentiels eurent lieu en même temps. Avec toutefois un léger décalage, les événements liés au terrorisme " islamiste " arrivant légèrement après ceux du monicagate, comme pour les faire oublier. Et, effectivement, c'est bien en se servant des attentats contre les ambassades US de Nairobi et Dar es-Salaam que Clinton, jouant au grand personnage indispensable dans la lutte contre " le terrorisme international ", arriva, un peu, à faire oublier le scandale du monicagate qui le frappait de plein fouet. D'ailleurs, si vous essayez de vous rappeler de cette épique époque, vous vous souviendrez sûrement qu'en France, les journalistes d'alors ne se gênaient pas pour nous révéler, aux heures de grande écoute, en rigolant et en faisant des clins d'œils, comme qui dirait sous le sceau du secret et qu'il faudrait le répéter à personne, qu'il y avait là une coïncidence fort curieuse, sous-entendant que le monicagate, avait bien pu être la vraie cause de " l'indispensable représaille contre le terrorisme international ", et qu'en tout cas, les événements liés au terrorisme et à sa " répression " avaient bien arrangé les affaires de Clinton.
          Si, depuis le 11 septembre 2001, les journalistes nous ont bien souvent rappelé les attentats terroristes de Nairobi et Dar es-Salaam, c'était dans le but de bien montrer que ça fait quelques temps déjà que Ben Laden pratique le terrorisme le plus aveugle contre les USA ; par contre, ils ont, comme c'est curieux, totalement oublié de nous rappeler que ces attentats terroristes attribués à Ben Laden contre des ambassades américaines avaient bien rendu service au président Bill Clinton, puisque c'est grâce à eux qu'il a évité une démission honteuse !
          Ainsi, à tout point de vue, l'on est en droit de se demander si, contrairement à ce qu'on veut nous faire croire, les maîtres de l'Amérique d'un côté, et Ben Laden de l'autre, ne seraient pas tout simplement les meilleurs amis du monde ! (
retour)

G. Houbballah,

Al Manar

http://mai68.org:80/ag/316.htm



2-5 Charles Saint-Prot : La secte évangéliste et le jeu des Etats-Unis dans le monde arabe.

 Depuis quelques années, l’extrémisme religieux, c’est-à-dire l’instrumentalisation de la religion à des fins politiques, est devenu l’un des éléments essentiels de la géopolitique au Proche-Orient. Alors que certains milieux et médias ne cessent d’accuser l’Islam de tous les maux, les commentateurs restent discrets sur la responsabilité des sectes protestantes qui contribuent à radicaliser le conflit.

On sait l’importance prise par la secte des évangélistes, dite « revivaliste », aux Etats-Unis où elle influence considérablement la politique de l’administration Bush. Il est également connu que les membres de cette secte sont les plus fervents soutiens d’Israël et refusent toute concession territoriale aux Palestiniens.

L’article est ancien mais il montre la rivalité que se joue le Vatican catholique et le mouvement protestant américain dans le découpage et le pillage des richesses et des cerveaux musulmans et arabes. L’article semble être écrit par une personnalité proche du saint Siège

Charles Saint-Prot

Le 22 novembre 2005

Observatoire d’études géopolitiques

Depuis quelques années, l’extrémisme religieux, c’est-à-dire l’instrumentalisation de la religion à des fins politiques, est devenu l’un des éléments essentiels de la géopolitique au Proche-Orient. Alors que certains milieux et médias ne cessent d’accuser l’Islam de tous les maux, les commentateurs restent discrets sur la responsabilité des sectes protestantes qui contribuent à radicaliser le conflit.

 

On sait l’importance prise par la secte des évangélistes, dite « revivaliste », aux Etats-Unis où elle influence considérablement la politique de l’administration Bush. Il est également connu que les membres de cette secte sont les plus fervents soutiens d’Israël et refusent toute concession territoriale aux Palestiniens. Les évangélistes, qui s’inscrivent dans la mouvement des Chrétiens sionistes –un groupe fondamentaliste protestant né à la fin du XIXe siècle, qui prétend que l’institution d’un Etat israélien est l’accomplissement de la prophétie biblique -, ne font pas que soutenir Israël moralement, leur argent sert à aider des Juifs de Russie ou d’Ukraine à immigrer en Israël. Selon le rabbin Yechiel Eckstein qui dirige une des principales agences de collecte de fonds pour Israël auprès des évangélistes américains, son association a recueilli, en l’espace de sept ans, plus de 100 millions de dollars américains. En octobre 2003, une réunion a eu lieu à l’hôtel du roi David de Jérusalem entre extrémistes sionistes et Evangélistes, en présence de Richard Perle –alors président du Conseil pour la politique de défense du Pentagone et conseiller influent de George Bush II- et de ministres du gouvernement Sharon pour célébrer « l’avènement de la Jérusalem Céleste qui suivra l’anéantissement de l’Islam ». Il est également connu que le courant évangélique, qui regrouperait plus de 70 millions de citoyens des Etats-Unis et s’appuierait sur plusieurs centaines de milliers de « pasteurs-propagandistes » appointés, s’exporte largement de l’Amérique latine (Evangelical Union of South America, notamment au Brésil où la secte aurait plus de 30 millions d’adeptes ), au Japon, en Afrique (par exemple, le rôle des évangélistes, proches du président Gbagbo, dans les événements en Cote d’Ivoire), en Europe et même en Inde (Indian Missions Association -IMA) ou en Chine… Ce qui est moins connu c’est le rôle des évangélistes dans la politique états-uniennes dans le monde arabe. Il est notoire que la Maison-Blanche, le Congrès et la CIA suivent et gèrent avec un grand intérêt l’expansion des Eglises évangéliques. La haine professée par cette secte contre l’Islam, mais aussi leur mépris à l’égard des Arabes chrétiens, en fait un instrument privilégié de la politique états-unienne visant à briser le monde arabe pour mieux organiser un grand Moyen Orient tout entier soumis à l‘influence de Washington et de ses alliés israéliens.

 

Dans le monde arabe, l’action de la secte évangéliste se présente sous un triple aspect: 

- La propagande anti-musulmane qui dispose de moyens considérables et vise à accuser les musulmans de tous les maux de la terre. C’est ainsi que les évangélistes sont les premiers à organiser, en liaison avec les néoconservateurs américains dont on connaît les engagements pro-israéliens, des campagnes visant à assimiler l’Islam au terrorisme, donc à « l’axe du mal ». L’un de leurs objectifs favoris est l’Arabie saoudite contre laquelle ils poursuivent une propagande inlassable tout en encourageant certaines confréries de façon à semer la division religieuse au sein du royaume.

 

- L’instrumentalisation des communautés chrétiennes arabes est en action au Liban, en Palestine, en Syrie, en Irak. Au Liban, chaque été des missionnaires évangélistes parcourent le pays, selon un itinéraire préparé en liaison avec l’ambassade des Etats-Unis. Des groupes de jeunes organisent des concerts, des festivals, des rencontres sur les plages avant d’en venir à des réunions plus précises visant à convaincre les jeunes chrétiens, notamment les maronites, d’adhérer à la secte évangéliste en leur faisant miroiter la prise en charge de leurs études, des visas pour les Etats-Unis et toutes sortes d’autres avantages. Ces activités s’accompagnent d’un fort prosélytisme anti-musulman qui n’est pas pour rien dans la montée en puissance du confessionnalisme que l’on peut déplorer au pays du Cèdre. Les évangélistes déploient les mêmes méthodes en Syrie, mais d’une manière beaucoup plus discrète en raison de la vigilance des pouvoirs publics. En Irak les missionnaires des sectes évangélistes sont arrivées dans les fourgons de l’armée américaine et ont désormais pignon sur rue. A coup de dollars, ils s’emploient à rallier les chrétiens d’Irak et les détourner de leur christianisme traditionnel, oriental et arabe, pour les conduire à créer des communautés séparatistes. Les arguments sont toujours les mêmes, il s’agit d’inviter les chrétiens arabes à quitter leur religion traditionnelle en échange d’un emploi, d’allocations pour leurs enfants, d’une promesse de visa. Outre le Vatican, les Eglises traditionnelles irakiennes ne cessent de dénoncer le danger des évangélistes états-uniens dont certains ont déjà été exécutés par la Résistance. Selon le curé du village chrétien de Ain-kawa, près de Mossoul : «Lors de cérémonies religieuses, nous expliquons aux fidèles que ces missionnaires sont en réalité des agents américains qui cherchent à soudoyer les Irakiens avec leur argent. Des étrangers qui veulent anéantir notre histoire et créer des conflits confessionnels en Irak Nous répétons aux fidèles qu’il faut interdire à ces gens l’accès à leurs résidences et aux lieux de rassemblement de leurs enfants». Les Irakiens chrétiens affirment que ces évangélistes « ne risquent pas seulement de causer la dispersion des fidèles, mais de créer un climat de conflit confessionnel qui n’existait pas auparavant en Irak. Ces étrangers visent à perturber nos bonnes relations avec les musulmans et un climat d’entente millénaire ». C’est exactement le même processus que l’on constate en Palestine occupée où des efforts considérables sont déployés par les évangélistes pour rallier des fidèles et les inciter ensuite à quitter le pays.

Enfin, l’effort de conversion des musulmans constitue l’aspect le plus spectaculaire de l’acticité des évangélistes. La stratégie américaine d’évangélisation ciblant les peuples musulmans s’appuie sur des acteurs organisés en réseau, mais aussi sur l’élaboration d’un message évangélique adapté au message coranique. Cette évangélisation vise en particulier certaines communautés musulmanes dont les origines ethniques pourraient être utilisées pour des projets sécessionnistes et anti-arabes : c’est le cas avec les minorités kurdes d’Irak et de Syrie, mais aussi avec les Kabyles et les Berbères au Maghreb.

 

Selon le quotidien algérien al Watan , l’évangélisation en Kabylie est « le résultat d’un prosélytisme organisé et financé par une stratégie d’évangélisation des peuples musulmans.

En Algérie, les évangélistes investissent le terrain de l’humanitaire et choisissent leurs cibles parmi les personnes les plus démunies ; des personnes se convertissant aux christianisme contre une somme d’argent (2000 dinars, l’équivalent de 20 euros), des promesses de soins médicaux ou de visas pour l’étranger : les chancelleries européennes accordent plus facilement des visas d’entrée à l’espace Schengen à tout demandeur algérien qui se proclame comme chrétien « persécuté ». Plus de 74% des personnes allant à la messe le font essentiellement pour profiter des aides financières des missionnaires» . L’une des actions récentes de l’église protestante à Constantine a visé des lycéens, « elle leur a proposé un soutien scolaire gratuit. En plus des cours proposés, les élèves ont reçu des CD, des livres et d’autres documents de propagande évangéliste ; ce même scénario rôdé s’est répété à Tiaret et dans d’autres villes ». Selon nos informations, les « diplomates » de l’ambassade des Etats-Unis en Algérie multiplient les visites dans les territoires kabyles et favorisent le prosélytisme évangéliste.

 

Au Maroc, une multitude d’organisations évangélistes, surtout américaines, opère plus ou moins secrètement dans les régions déshéritées ainsi que dans les grandes villes. Une organisation comme Arab World Ministries, société missionnaire évangéliste internationale, a pour objet officiel « l’annonce de la bonne Nouvelle d’un Sauveur aux musulmans du monde arabe ». Les agents clandestins de cette secte dont le nombre a plus que triplé depuis 2002, seraient plus de 800. Ils se présentent sous diverses couvertures : médecins, infirmiers, militants humanitaires, enseignants, ingénieurs ou encore entrepreneurs . En janvier 2005, à l’occasion de la visite au Maroc du télé-évangéliste Josh McDowell, représentant le mouvement Crusade for Christ International (7000 volontaires dans le monde), Le Journal-hebdo écrivait « Le Maroc assailli par les néo-protestants US ».

 

L’action des évangélistes états-uniens est relayée par de nombreuses radios et télévisions bénéficiant du soutien des Etats-Unis, notamment du congrès et de la Cia : Radio El Mahabba émettant en continu sur le canal son du satellite Eutelsat Hotbird 3, la chaîne CNA-Channel North Africa, Arabvision, Life-TV, Miracle Channel etc, sans compter la chaîne de propagande américaine en arabe Al Hurra. La propagande évangéliste est également insérée dans des projets de programmes de développement d’Internet, tel le programme de développement de l`usage d`Internet (GIPI, Global Internet Policy Initiative) engagé par le Département d’Etat américain, dans le cadre de l`Initiative de Partenariat du Moyen-Orient (MEPI), qui touche déjà l’Algérie, la Tunisie, le Maroc, l’Egypte, la Syrie, le Liban, la Jordanie, l’Irak, l’Arabie saoudite, Barheïn, le Koweït, Oman, le Qatar, les Emirats arabes unis, le Yémen et la Palestine.

 

Bien entendu, cette action de prétendue évangélisation encouragée, financée et protégée par le gouvernement de Washington, n’est animée d’aucun sentiment religieux sincère. Son but est de créer des foyers de discorde au sein des pays arabes afin de les déstabiliser et de les affaiblir. Elle a pour effet d’attiser artificiellement le choc des civilisations et s’inscrit dans le projet développé depuis le 11 septembre de diaboliser l’Islam. Elle s’inscrit tout simplement dans le cadre de la politique des Etats Unis visant à remodeler le Grand Moyen Orient et d’y étendre l’hégémonie américaine.

La secte évangéliste et le jeu des Etats-Unis dans le monde arabe

Charles Saint-Prot

7-1

Observatoire d’études géopolitiques – 2005-10-01

http://tunisitri.wordpress.com/2010/01/07/la-secte-evange...


2-6 Valentine Piedelièvre : Plein feu sur la Ligue de défense anglaise (EDL) .

nb : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage l'analyse des auteurs mais doit être vu comme information

Pour ces associations, le but est d'empêcher l'islam radical de devenir «une force politique en Europe» et de «récupérer» leurs centres-villes.

Stop à l'islamisation de l'Europe, Ligue de défense anglaise et galloise, Casuals United : ces organisations, aux noms souvent évocateurs, sont particulièrement actives.

Créée en mars dernier, la Ligue de défense anglaise (EDL) est déjà à l'origine d'une dizaine de manifestations à Birmingham, Londres, Manchester ou Leeds contre «l'extrémisme et le terrorisme islamique». «Nous ne sommes pas des nazis ou des racistes, explique Tommy, un porte-parole du mouvement. Plusieurs centres-villes sont infestés d'extrémistes. Certaines femmes ne veulent plus aller faire leurs courses par peur de cette vingtaine d'hommes habillés en robes islamiques qui crient des slogans antibritanniques et qui appellent au djihad et à la haine raciale.

Ce sont nos centres-villes et nous voulons les récupérer.» Même son de cloche du côté du groupe Stop à l'islamisation de l'Europe (SIOE), crée au Danemark en 2007 et qui est apparu cette année en Grande-Bretagne. «Notre but est d'empêcher l'islam radical de devenir une force politique en Europe», peut-on lire sur leur site Internet.

Pourtant, plusieurs organisations de lutte contre le racisme dénoncent les liens de ces groupuscules avec les partis d'extrême droite et le hooliganisme. «EDL et les autres sont des groupes racistes, un club d'alcooliques, qui n'a qu'un but : attaquer les Asiatiques», explique Unis contre le racisme.

Figure du hooliganisme 

Plusieurs membres du British National Party (BNP), l'équivalent britannique du Front national, ont été pris en photo lors des manifestations. Casuals United est, elle, organisée autour de plusieurs supporteurs des équipes de football britanniques. Son leader, Jeff Marsh, également cofondateur de la Ligue de défense galloise, est une des grandes figures du hooliganisme de Cardiff. Il a été emprisonné à trois reprises pour violence et a écopé d'une peine de deux ans de prison pour avoir poignardé deux fans de l'équipe de Manchester United. «Les hooligans de clubs rivaux sont unis sur ce sujet, dit-il. C'est une véritable armée qui est prête… Nous luttons contre les prêcheurs de la haine qui encouragent activement les jeunes musulmans dans ce pays à prendre part au djihad contre la Grande-Bretagne.»

Des propos qui inquiètent les autorités. «Si vous regardez le type de manifestations qu'ils organisent, le langage utilisé et les cibles choisies, c'est assez clair que leur tactique est la provocation», indique le secrétaire britannique aux Communautés, John Denham, qui compare les méthodes des groupuscules à celle de l'Union des fascistes britanniques en 1930.

Des provocations qui ont déjà engendré la violence à Harrow, au nord-ouest de Londres, en septembre dernier, lorsque des militants d'Unis contre le racisme et des membres des communautés musulmanes locales ont affronté dans la rue les partisans de Stop à l'islamisation de l'Europe venus manifester contre la construction d'une mosquée de cinq étages. Dix personnes ont été arrêtées.

Même scénario à Birmingham, où les forces de l'ordre ont emprisonné 35 personnes après avoir été la cible de bouteilles en verre et de briques.

Valentine Piedelièvre
06/01

http://www.lefigaro.fr/international/2010/01/06/01003-201...


2-7 Anne Applebaum : Des explosifs dans ses souliers ...

Les Etats-Unis gaspillent des milliards dans des projets de sécurité qui ne servent à rien.

Ceux qui prennent souvent l'avion connaissent la chanson.

Il faut se déchausser à cause de Richard Reid, qui avait caché des explosifs dans ses souliers.

Pas de gel pour les cheveux dans le bagage à main, à cause des terroristes qui avaient échafaudé un attentat avec de l'eau oxygénée à Heathrow. Une fois à bord, grâce à l'homme qui a caché des explosifs dans son slip le jour de Noël, vous devrez à partir de maintenant enlever votre couverture avant l'atterrissage.

Vous dormiez? Tant pis pour vous!

Quand quelqu'un aura trouvé le moyen de cacher une poudre explosive à l'intérieur d'un étui à brosse à dent, préparez-vous à ce qu'on vous demande de vous en séparer. Et pendant que vous y êtes, jetez une pincée de sel par-dessus votre épaule gauche en montant dans l'avion. Mais surtout, n'allez pas imaginer que le cirque de la sécurité aux aéroports vous mettra à l'abri du danger, car personne ne sait laquelle de ces mesures est nécessaire, ni même si aucune d'entre elles ne l'est.

Encore pire, aucune motivation financière ou politique ne pousse quiconque à chercher à le savoir. Depuis leur création, aussi précipitée que lourdement politisée, il se trouve que ni les priorités, ni l'organisation des dépenses du Département de la sécurité intérieure (Homeland Security ou DHS) et de son plus petit partenaire, l'administration pour la sécurité des transports (Transportation security administration ou TSA), n'ont fait l'objet d'un examen sérieux. Aucun n'a jamais été obligé de faire de choix douloureux. Au contraire, tous deux ont été encouragés par leurs bailleurs de fonds du Congrès à investir dans des équipements toujours plus élaborés, en réaction à chaque nouvelle menace réelle ou supposée. Par conséquent, les scanners corporels, encore inacceptables l'été dernier, vont être mis en service dès que possible. En quelques années à peine-sous une administration républicaine et des Congrès en majorité républicains-ces institutions se sont transformées en vastes administrations incontrôlées, dont certaines activités n'ont que des relations très lointaines avec la sécurité publique.

Il est devenu si banal de ressasser la liste des projets publics ridicules que les lecteurs qui ne peuvent supporter l'idée d'en lire une fois de plus la litanie sont autorisés à se rendre directement au paragraphe suivant. Car oui, c'est vrai: après avoir démarré avec 13 salariés en janvier 2002, la TSA en emploie aujourd'hui 60.000, et en procédant à sa généreuse expansion, elle a découvert qu'elle avait les moyens de s'offrir tout un tas d'extras.

 Comme je l'ai écrit en 2005, quelque 350.000 dollars de son budget de 6 milliards ont été consacrés à l'édification d'une salle de sport; 500.000 dollars à des œuvres d'art et des plantes artificielles, et on ne sait combien de millions de dollars sont dépensés chaque année pour recruter des employés inutiles, étant donné que déterminer à quel moment il devra y avoir de longues files d'attente à la sécurité d'un aéroport n'a jamais été le fort du gouvernement fédéral.

Quant au département de la sécurité intérieure, son budget 2010 se monte à 55 milliards de dollars, dont une partie (selon le rapport de 2006 de l'économiste Veronique de Rugy) sera invariablement affectée à des postes tels l'unité de décontamination à 63.000 dollars de la zone rurale de Washington, où personne n'a été formé pour l'utiliser; à plus de combinaisons de protection biochimique pour Grand Forks County, dans le Dakota du Nord, que la ville n'a de policiers pour les porter; et à des équipements de secours et de communication d'une valeur de 557.400 dollars, apparemment indispensables aux quelque 1.500 habitants de la ville de North Pole, en Alaska. Sans parler de ce qui est dépensé pour répondre aux «besoins» des élus d'autres importants membres du Congrès.

Les employés du DHS et de la TSA ne sont pourtant pas responsables de ce genre de décisions. Dès le départ, des experts en sécurité et jusqu'à leurs propres inspecteurs ont signalé l'absurdité des dépenses de ces administrations, dont beaucoup sont motivées par la dernière histoire alarmiste en date. (J'aurais donné beaucoup pour assister à la fête de célébration du Nouvel An que n'auront pas manqué d'organiser les entreprises de fabrication de scanners corporels). Et depuis le début, le Congrès résiste aux critiques, continue d'allouer de l'argent à des projets locaux superflus, réagit aux histoires sensationnalistes des médias, ouvre son porte-monnaie selon le bon vouloir de ses membres, et ose se déclarer choqué-choqué !-de découvrir que notre dispositif de sécurité nationale, qui nous coûte plusieurs milliards de dollars, a été incapable d'empêcher qu'un Nigérian clairement dérangé ne monte à bord d'un avion à destination de Détroit.

Imaginons plutôt que le généreux budget de la TSA soit consacré à la création d'un réseau informatique à la pointe de la modernité, qui aurait permis aux responsables de la sécurité d'Amsterdam d'être informés instantanément de l'avertissement envoyé par le père du terroriste aux sous-vêtements piégés. Imaginons qu'au lieu de nous faire passer intégralement aux rayons X ou de nous priver de couverture sur les longs courriers, on mette en place des agents consulaires très bien rémunérés et formés dans des pays comme le Nigeria. Même ainsi, la sécurité ne serait pas parfaite (je ne suis pas convaincue d'ailleurs que le terrorisme aérien soit le pire des dangers qui nous menacent). Mais il serait logique d'avoir un système plus réduit, moins onéreux, et moins gaspilleur. Il serait logique qu'il soit basé sur des priorités et des risques réels plutôt que sur des histoires relayées par les vingt heures. Il serait logique de livrer la prochaine bataille, pour une fois, plutôt que celle qui est déjà derrière nous. Hélas, la logique n'entre pas en ligne de compte dans les critères de dépense de l'argent public dans ce pays-et cela fait un moment que ça dure.

Anne Applebaum

Anne Applebaum est chroniqueuse pour le Washington Post et Slate. Son dernier ouvrage s'intitule Goulag - une histoire.

8/1

http://www.slate.fr/story/15387/gaspillage-securite-ameri...


2-8 Gilberto Boni : Sommes nous condamnés à vivre ainsi ?

« Est-ce ainsi que les hommes vivent ? » (Louis Aragon) 

Jean B... a commencé tôt sa journée, ayant pris soin de régler son réveille-matin Lip fabriqué au Japon sur 5 heures.

Pendant que sa cafetière Moulinex, importée de Chine, filtrait le café, il s'est rasé avec son rasoir Bic arrivé de Hong-Kong.

Puis il s'est habillé avec sa chemise Gerard Darel façonnée au Sri Lanka, ses jeans Lee Cooper cousus en  Turquie et il a enfilé ses chaussures Trianon arrivées la veille du Maroc).

Après avoir préparé son déjeuner dans son nouveau poêlon Tefal  garanti 100% Brésil, agrémenté de fraises de Californie et de bananes du Costa Rica, il s'est assis,  sa calculatrice Texas Instruments mexicaine en main pour calculer son budget de la journée.

En consultant sa montre Calypso en provenance de Taiwan), il a synchronisé sa radio Thomson made in China, puis est monté dans sa voiture Renault assemblée et montée en Roumanie pour reprendre sa recherche d'emploi, entre deux fermetures d'usines de son pays.

À la fin d'une nouvelle journée décourageante, il décide, tout  en écoutant Britney Spears, recarrossée aux Etats-Unis, de se verser un verre de vin produit en Argentine, pour accompagner ses légumes importés d’Espagne, met ses sandales Mont Saint Michel cousues au Brésil et allume sa télévision Thomson fabriquée en Indonésie.

Comme il lui reste dix minutes avant de reprendre sa quête épuisante, il en profite pour se poser une question apparemment insurmontable : pourquoi n’arrive-t-il pas à se trouver un job, ici en France....

Pénurie artificielle.

 Un pays qui arrête ses productions est un pays qui s’appauvrit.

Le capital, avec l’aval du pouvoir, par le biais des baisses de productions et des délocalisations crée des pénuries, raréfie la marchandise pour augmenter sa valeur et ainsi faire plus de profits. Pas pour le peuple naturellement, mais pour eux-mêmes, ses serviteurs. Comment aller mieux quand on nous dit qu’il y a trop de tout et que des peuples manquent des biens de consommation les plus élémentaires ?

En France, comme dans d’autres pays, le peuple n’a jamais eu autant de besoins. Pénurie qui perdure depuis de nombreuses années et qui crée une flambée des prix. Ainsi l’exemple de l’habitat : le fait de ne pas construire suffisamment de logements a permis d’augmenter de 150% en dix ans la valeur marchande d’un logement neuf. Dans le même temps, des dizaines de milliers de personnes à la rue, plus d’un million de gens en attente d’un logement, dont certains patientent depuis plus de dix ans. Plusieurs millions de chômeurs, maçons, charpentiers, vitriers, électriciens, chauffagistes, etc., ainsi privés de travail. 

Des sans abris, un manque de logements décents et de l’autre coté des milliers d’appartements vides et des chômeurs à foison. Cherchez l’erreur ? Que fait le pouvoir pour mettre ces chômeurs au travail et construire des logements ? 

Que font ces gouvernants aux ordres de l’Argent-Roi  pour mettre en corrélation cette pénurie de logements et ce surplus de main d’œuvre  

En France, comme dans d’autres pays, avant la « Construction européenne », ont avait des usines de textile, des usines sidérurgiques, des usines qui produisaient des machines outils, de l’électroménager, des montres… Une France qui s’auto-suffisait dans de nombreux domaines économiques. Sous prétexte de rentabilité, les productions ont été délocalisées avec l’aval des pouvoirs publis. Aujourd’hui où est la rentabilité pour le peuple et pour la nation ?

Un simple exemple : entre 1978 et 1985, la sidérurgie française a été laminée, détruite sous le prétexte que le fer n’avait plus d’avenir. On a démonté des usines neuves ( Thionville) pour les transporter en Chine par exemple. Aujourd’hui, la France manque de fer !

Dans le même principe de réductions de productions, on demande au peuple de moins polluer et certains de ces bons esprits qui prodiguent ces recommandations, au nombre desquelq certains « écologistes » que le libéralisme fascine, n’ont pas honte de prendre un avion pour aller faire des courses à New York ou acheter une paire de chaussures ou un sac à main  au Maroc.

2009 : 400 000 chômeurs de plus.  Des chômeurs à foison et des responsables politiques de droite ou de « gôche socialo/écolo » préfèrent rouler pour le capital plutôt que pour le peuple.

Sommes-nous une société civilisée quand certains gagnent des fortunes à l’équivalent de 100.000, 200.000 SMIC/an quand d’autres n’ont pas de quoi se payer une baguette de pain ?

Sommes-nous une société ou un peuple civilisé quand les médias nous habituent à voir des gens subsister dans la rue face à la richesse insolente de certains nantis ?

Sommes-nous une société qui va de l’avant quand les médias apprennent au peuple à devenir pauvre ?

Concernant le financement des retraites. Pendant de nombreuses années patronat et gouvernants ont substitué ou laissé substitué les hommes par des machines. C’est une bonne chose. Ces machines ont soulagé la peine des hommes. Les niveaux de production ont été augmentés de 10, 20 ou voir cent fois supérieures à ce que produisaient les salariés qu’elles ont remplacés. Malheureusement seul les patrons en ont profité ou profitent de ces progrés. Ils ont économisé sur le nombre de salariés et ont empoché pour eux et les actionnaires des dividendes énormes. Mais aussi les cotisations sociales qui ne sont plus payées à l’URSSAF ou aux caisses de retraite..

On peut remarquer la facilité qu’ils ont pour financer les guerres sans rien demander au peuple (Irak, Yougoslavie, Afghanistan, etc…)

Par contre « nada » pour financer le social.

Debout !! Il est grand temps de virer des urnes ces Ecolo/socialo de gôche ou cette droite malfaisante.

Gilberto Boni



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

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