31.01.2010
n°469 - Journal d'Irak - 06/01- 30/01/10 – Début : Commission Chilcot: la guerre en Irak est illégale. - Tony Blair : "Je ne regrette rien"
n°469 - Journal d'Irak - 06/01- 30/01/10 – Début : Commission Chilcot: la guerre en Irak est illégale. - Tony Blair : "Je ne regrette rien"
Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.
Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.
Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!
Journal d'Irak
n°469 du 06/01 au 30/01/10
C.De Broeder & M.Lemaire
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| Sommaire : Tiré à part : G. Houbballah : Voila pour lequel ont se bat. Commission Chilcot: la guerre en Irak est illégale. La guerre d’Irak jugée illégale selon plusieurs hauts magistrats britanniques. Quelle est l’origine de ce changement d’opinion en quelques jours ? Michael Wood: droit international - l’usage de la force n’avait pas été autorisé par le Conseil de sécurité, et n’avait pas d’autre base légale. Le rôle de Donald Rumsfeld. Un constat sans appel. Tony Blair : "Je ne regrette rien". Paroles & action du président... Obama va demander une nouvelle rallonge de 33 milliards de dollars pour ses guerres Lutte pour la libération du territoire La résistance contre l'agresseur Résistance : 1 Analyse Des résistants 2 Occupation de l'Irak 3 Politique 1) collaborateurs Irakiens 2) occupants Suite 4 Libération du territoire Détails. L'Irak en chiffre. Fin 5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos 5-1 Vidéo : Des soldats américains partagent leur prise de conscience!!! 5-2 Vidéo : Des soldats américains partagent leur prise de conscience. 5-3 Vidéo : Les terroristes en Irak, c'est nous! 5-4 Vidéos : Ahmadinejad s'adresse à l'ONU 1/2 (en français) 5-5 Vidéos : Ahmadinejad s'adresse à l'ONU 2/2 (en français) 5-6 Nettoyage Culturel en Irak. 6 Les brèves 6-1 Reprise de la guerre 6-2 Chris Marsden : Tony Blair, la guerre en Irak et la ligue internationale des criminels de guerre. 6-3 Commission Chilcot. 1 Straw a soutenu la décision d'entrer en guerre contre Irak. 2 Enquête sur l'Irak: la guerre était "illégale" selon deux experts. 3 La guerre en Irak «contraire au droit international». 6-4 Non à la peine de mort en Iraq. 6-5 Les Marines ont plié bagage…pas les autres… 6-6 L'Irak redeviendra l'un des premiers producteurs de pétrole au monde. 6-7 Les troubles psychiatriques, charge croissant des troupes américaines. 6-8 La Grande-Bretagne interdit l´exportation d´un détecteur de bombes. 6-9 Les renseignements fournis par les drones sont trop nombreux… 6-10 Les "fusils de Jésus" américains créent la polémique dans les rangs de l'armée.
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Tiré à part :
G. Houbballah : Voila pour lequel ont se bat.
Voici les principaux extraits du contenu de la charte:
L’hégémonie américaine
Après la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis se sont imposés en tant que projet central de domination, un projet fondé sur un développement dans les mécanismes de domination et d'asservissement sans précédent, renforcé par des réalisations à tous les niveaux de la connaissance scientifique, culturelle, technologique, économique et militaire.
Un projet politique et économique qui ne conçoit le monde que comme une ouverture à des marchés qui doivent être régis par leurs propres lois.
La chose la plus dangereuse dans la logique de l'hégémonie de l'Occident, et plus particulièrement les États-Unis, est de considérer que le droit de dominer le monde est naturel, et donc la stratégie économique capitaliste du projet est de nature globale, sans limites dans ses ambitions avides.
Les facteurs de contrôle du capitalisme sauvage, qui se composent d'un président et de réseaux internationaux soutenus par des sociétés transnationales, des institutions internationales, notamment financières appuyées par la force militaire supérieure, ont provoqué des conflits : conflits d'identités, de cultures et de modes de civilisations, contradictions entre riches et pauvres, etc.
Le capitalisme sauvage a transformé la mondialisation en un mécanisme de domination, de désunion, de discorde et de destruction des identités voire de l'aliénation culturelle, économique et sociale.
Cette mondialisation a atteint son paroxysme quand elle s’est transformée en militaire : dont les exemples au Moyen-Orient ne manquent comme l'Afghanistan, l'Irak, la Palestine, le Liban, avec la guerre globale de Juillet de 2006, exécutée par les Israéliens.
L'hégémonie et la domination des États-Unis ont atteint des niveaux dangereux récemment, surtout depuis la dernière décennie du XXe siècle et aujourd'hui encore, de façon ascendante après la chute de l'Union soviétique, une opportunité historique pour l'hégémonie américaine de conduire le monde au nom de la responsabilité historique et d’imposer l’idée qu'il n'y a pas de distinction entre les intérêts du monde et les intérêts américains.
Cette hégémonie a atteint son apogée avec l'administration Bush, qui a exprimé sa vision dans un document "Project for the New American Century" (1), écrit avant les élections américaines en l’an 2000.
Rien d'étrange ni de surprenant que ce document insiste sur la question du renforcement des capacités des USA à travers le monde, à travers une politique stratégique fondée sur le renforcement des capacités militaires. Ces dernières ne sont plus une force de dissuasion, mais aussi une force d’intervention, à la fois pour effectuer des frappes «préventives» à des fins « thérapeutiques » pour traiter des crises après qu'elles se produisent.
L'administration Bush a considéré les événements du 11 Septembre 2001 comme une occasion de réaliser cette vision, à travers le slogan de la « guerre mondiale contre le terrorisme » et cette administration a travaillé comme suit :
1 - militarisation de la politique étrangère et de ses relations diplomatiques,
2 - éviter de dépendre des cadres multilatéraux, et monopoliser la prise de décision stratégique, et la coordination en cas de besoin, avec les alliés qui peuvent être convoqués,
3 - résoudre la guerre en Afghanistan rapidement pour se préparer à la prochaine étape, à savoir : contrôle de l'Irak, qui servira de pont principal pour l'établissement d'un nouveau Moyen-Orient en rapport avec les exigences du monde après le 11 Septembre.
Cette administration n'a pas hésité à recourir à toutes les méthodes de camouflage, de tromperie et les mensonges éhontés pour justifier les guerres, particulièrement la guerre en Irak, contre tous ceux qui résistent à ses projets néocoloniaux.
Dans ce contexte, l’administration a tenu à établir un lien entre le terrorisme et la résistance pour lui soutirer toute légitimité reconnue dans les droits de l'homme et ainsi justifier la lutte contre les guerres de toutes sortes, et donc réduire à néant les derniers bastions de la défense des peuples et de leur droit de vivre dans la liberté, la dignité et la fierté, à vivre leur propre expérience, à assumer leurs rôles dans le mouvement de l'histoire humaine, culturellement et intellectuellement.
Le « terrorisme » a servi d’argument à la domination américaine à travers divers moyens : poursuites judiciaires, saisie et détention arbitraire, absence des éléments les plus fondamentaux d'un procès équitable, tel que constaté dans les lieux de détention de "Guantanamo", intervention directe dans la souveraineté des États, déclenchement de guerres destructrices et dévastatrices sans distinguer l'innocent du coupable, ni entre les enfants et les hommes, les femmes et les jeunes...
Le prix humain des guerres américaines contre le terrorisme a dépassé le nombre de millions de personnes sans compter la destruction des infrastructures, mais aussi la structure et les composantes des communautés elles-mêmes, démantelées…
Il ne fait aucun doute que le terrorisme américain est à l'origine de tout le terrorisme dans le monde, et l'administration Bush a fait des États-Unis une menace pour le monde entier à tous les niveaux. Si, aujourd'hui, on fait un sondage de l'opinion mondiale, les Etats-Unis apparaîtront comme le pays le plus haï dans le monde.
L'échec subi par la guerre en Irak et la situation évolutive de la résistance, l'échec de la soi-disant « guerre contre le terrorisme », notamment en Afghanistan, où l’on assiste à un retour en force du mouvement des Talibans et la reconnaissance de leur rôle en cherchant à faire des compromis avec eux, ainsi que l'échec de la guerre américaine contre la résistance au Liban et en Palestine, via l’occupation israélienne, tout cela a frappé de plein fouet le prestige américain au niveau international lui causant un repli stratégique dans sa capacité à agir.
Toutefois, cela ne signifie pas que les Etats-Unis se retireraient de la scène facilement, ils feront tout le nécessaire pour protéger ce qu'ils appellent leurs « intérêts stratégiques », parce que les politiques visant à promouvoir l'hégémonie américaine, les projets idéologiques, alimentés par des tendances extrémistes
(G. Houbballah, pour Al Manar)
Commission Chilcot: la guerre en Irak est illégale.
Notre correspondant en Angleterre nous retrace les derniers développements des audiences de la commission Chilcot, qui mène à la demande du Parlement britannique et sous la pression populaire une enquête sur la légalité de la participation de la Grande-Bretagne à la coalition qui mena les opérations conjointes d’invasion et d’occupation de l’Irak en 2003.
Cette courte synthèse se fonde sur le suivi de BBC radio Whales, de BBC news, et des journaux nationaux.
La guerre d’Irak jugée illégale selon plusieurs hauts magistrats britanniques.
Si la guerre en Irak est perçue aujourd’hui et depuis bien longtemps comme une guerre illégale par la majorité de la population mondiale, force est de constater que ni l’Europe ni les Etats-Unis ne semblent prêts à poser le fusil. Alors que le prix Nobel de la paix Obama s’apprête à renvoyer des renforts au Moyen Orient, l’opposition des politiques se fait désormais entendre au Royaume-Uni.
Elizabeth Wilmshurst, juriste britannique reconnue, membre du Royal Institute of International Affairs, était en 2003 conseillère juridique au ministère des Affaires étrangères britannique. Elle ira jusqu’à démissionner de son poste afin de montrer son opposition à l’engagement de troupes britanniques en Irak. Michael Wood était son supérieur, conseiller juridique principal au ministère des Affaires étrangères britannique. Elle vient de déclarer que la guerre en Irak était illégale.
Alors que les ministres britanniques affirment tous que l’envoi de troupes en Irak était parfaitement justifié, Elizabeth Wilmshurst et son supérieur, Sir Michael Wood, déclarent publiquement que d’un point de vue juridique, cette guerre n’est absolument pas légale et qu’elle est contraire au droit international.
Elizabeth Wilmshurst, lors de son audience publique le mardi 26 janvier a déclaré: « Je pense que la manière dont fut abordé le problème fut proprement lamentable.Il aurait dû y avoir une plus grande transparence (…) concernant l’avis juridique [sur la guerre en Irak]. Il est incroyable que l’on ait demandé son avis au Procureur général Lord Peter Goldmith seulement quelques jours avant l’envoi des troupes. (1) »
Quelle est l’origine de ce changement d’opinion en quelques jours ?
Quelques jours avant l’envoi des troupes sur le sol irakien, le Procureur général Lord Peter Goldmith déclarait aux ministres britanniques que l’existence des résolutions de l’ONU datant de 1991 concernant l’Irak rendait son invasion légale. Cependant quelques jours plus tôt il avait publiquement déclaré que l’invasion du pays devait être discutée car du point de vue de la loi il fallait examiner le caractère légal de cette guerre. Quelle est l’origine de ce changement d’opinion en quelques jours ?
Elizabeth Wilmshurst déclare qu’à l’époque elle avait eu en mains une version préliminaire d’une note du procureur dans lequel il déclarait qu’il préconisait alors une seconde résolution de l’ONU, explicite sur la question de l’envoi de troupes armées. Elle explique que du fait de l’importance capitale de la décision d’attaquer ou non l’Irak, c’est-à-dire de tuer des milliers de personnes, il était nécessaire que l’ONU fournisse une nouvelle résolution claire et faisant office d’autorisation."La question était l’invasion massive d’un autre pays, le renversement de son gouvernement, et l’occupation de ce pays. Dans de telles circonstances, il me paraissait capital de savoir où nous allions. » C’est pourquoi selon elle, il est tout à fait impensable que le gouvernement ait pris une telle décision en demandant l’avis du Procureur général seulement quelques jours avant l’envoi des troupes. Elle ajoute qu’« à ce moment-là, il aurait été très difficile [pour le procureur] de donner un autre avis sur la question sans remettre en cause l’opinion publique sur Saddam Hussein ».
Faut-il en conclure par là que la décision du massacre ou non de centaines de milliers de civils tenait sur la volonté de ne pas « dévier » l’opinion publique de l’idée qu’elle se faisait de Saddam Hussein ? Qu’il ne fallait pas « casser » l’image donnée de lui par les médias ?
« La manière dont fut abordé le problème est proprement lamentable. Il aurait dû y avoir une plus grande transparence de la part du gouvernement concernant l’avis juridique, ainsi il n’aurait pas appartenu uniquement au procureur de décider du dernier mot ». Plus tôt dans la matinée de mardi 26 janvier, la commission d’enquête sur la participation du Royaume-Uni à la guerre en Irak a pris connaissance du fait que Jack Straw avait rejeté l’avis de Sir Michael Wood, représentant du droit légal au ministère des Affaires étrangères, qui avait expliqué que sans l’accord de l’ONU, l’invasion de l’Irak représenterait ce que l’on appelle « un crime d’agression ». Straw aurait déclaré au représentant du droit britannique que « les lois internationales sont un domaine incertain et que les opinions divergent sur ce terrain ». Nous voulons bien le croire…
Lorsque l’on demande pendant l’audition à l’experte en droit, Mrs Wilmshurst, ce qu’elle en pense, elle explique que Straw, ministre des Affaires étrangères, n’est absolument pas expert sur le sujet du droit international. D’ailleurs, Jack Straw, montrant déjà qu’il n’avait aucune compétence en droit international, avait déclaré en 2005 lors d’une émission de la BBC sur la guerre en Irak qu’il pensait que l’invasion "était" « la bonne solution », mais qu’il ne « savait » pas avec certitude si elle l’était vraiment. Ce qui est pour le moins étonnant lorsque la vie de centaines de milliers de personnes est en jeu… (2)
Sir Malcom Rifkind a déclaré à l’assemblée qu’il n’est pas normal que Jack Straw ait eu son mot à dire sur la question tout en ignorant délibérément l’avis des experts en droit international. Selon Rifkind, Straw a simplement détourné les yeux de la question légale. Il parait maintenant clair que cette histoire ne fut qu’un revers de main sur le droit international et que la fin des va-t-en-guerre justifiait tous les moyens. Rifkin déclarera à la BBC après les auditions qu’il est « profondément bouleversé par les implications [de ces décisions] » qu’il a appris lors de cette audience. M. Rifkin ne connaissait-il donc pas ces implications?
Michael Wood: droit international - l’usage de la force n’avait pas été autorisé par le Conseil de sécurité, et n’avait pas d’autre base légale.
Après Elizabeth Wilmshurst, ce fut à son supérieur de s’exprimer. Michael Wood a déclaré qu’il avait déconseillé au gouvernement Blair une invasion de l’Irak, la jugeant contraire au droit international. "Je considérais que l’utilisation de la force contre l’Irak en mars 2003 était contraire au droit international", a-t-il déclaré dans une déclaration écrite adressée à la commission d’enquête britannique sur la guerre en Irak. Wood précise : "A mon avis, l’usage de la force n’avait pas été autorisé par le Conseil de sécurité, et n’avait pas d’autre base légale en droit international." Il a expliqué qu’il considérait que la résolution 1441 de l’ONU, adoptée en novembre 2002 et qui proposait à Saddam Hussein d’obéir en abandonnant les armes de destruction massive qu’il était accusé de détenir, ne représentait pas une base suffisante pour entrer en guerre contre l’Irak. Par ailleurs, des lettres déclassifiées prouvent que Wood avait bel et bien averti Straw du caractère illégal de l’invasion. Lorsque l’on a demandé à Wood quelle avait été la réaction du ministre des Affaires étrangères, voici quelle fut sa réponse : « [vous êtes quelqu’un de] dogmatique et les lois internationales sont quelque chose de plutôt vague. » Straw expliquera qu’une nouvelle résolution de l’ONU n’aurait été utile « que pour des raisons politiques» et que « ce dont on disposait déjà suffisait ». Sir Michael Wood précisera que le rôle de rapporter le caractère illégal de l’invasion aux ministres britanniques incombait à Goldsmith, qui visiblement a ignoré tous les avertissements. Seulement dix jours avant son compte rendu où il donnait son avis favorable à l’invasion, il déclarait « d’un point de vue légal, la meilleure chose à faire est d’attendre une nouvelle résolution de l’ONU ».
Peter Goldmith a été interrogé aujourd’hui même (mardi 26 janvier). La question la plus importante qui lui fut posée fut la suivante : « Quelles sont les raisons qui vont ont fait changer d’avis, entre le moment où vous n’étiez pas en encore mesure de décider de l’invasion ou non, car il aurait fallu que l’ONU se prononce et le moment où vous déclarez quelques jours plus tard que les résolutions de l’ONU de 1991 suffisent » ? La réponse fut claire, le procureur « s’est décidé » après sa visite aux Etats-Unis où il a rencontré Donald Rumsfeld, secrétaire à la Défense de George Bush, et plusieurs généraux américains, ceux-ci lui ont clairement dit que de nouvelles résolutions de la part de l’ONU n’étaient pas nécessaires.
Le rôle de Donald Rumsfeld.
A la suite de ces auditions, il apparait désormais clairement que Donald Rumsfeld a été l’artisan de la persuasion du représentant britannique, en moins de 10 jours, qu’une nouvelle résolution de l’ONU n’était pas nécessaire.
Rappelons-nous qu’en 1983, c’est également Rumsfeld qui traitait d’un nouvel accord diplomatique avec Saddam Hussein. C’est encore Rumsfeld qui procède à la création du Bureau des projets spéciaux (Office of Special Plans), placé sous l’autorité directe de Paul Wolfowitz, son secrétaire adjoint et géré par le sous-secrétaire à la Défense, Douglas Feith. Le travail de cette officine fut d’analyser le matériel fourni par la CIA et les renseignements militaires et d’apporter ses propres conclusions à la Maison-Blanche. C’est à ce bureau qu’a été par la suite reproché d’avoir inventé de toutes pièces la menace des armes de destruction massive irakiennes et d’avoir sciemment fourni de fausses informations. C’est aussi Rumsfeld qui, dans l’affaire controversée du Tamiflu, était président du conseil d’administration de Gilead Science qui a vendu pour 60 millions de dollars de Tamiflu pour lutter contre la grippe aviaire. C’est aussi Rumsfeld le principal acteur de la mise en place de la torture dans les prisons d’Abu Graïb et de Guantanamo. Enfin, c’est également Rumsfeld qui avait prétendument retrouvé le nez de l’avion dans le Pentagone…et c’est toujours M. Rumsfeld qui ne sait trop quoi répondre devant la gabegie financière du Pentagone que lui reproche la députée Cynthia Mac Kinney, ou qui commet un lapsus -parmi bien d’autres au sein de l’administration US- ou une très grossière erreur en conférence de presse à propos du « vol 93 abattu en plein ciel ».
Un constat sans appel.
Désormais, après les soldats, c’est au tour des hauts représentants du droit international de dénoncer le caractère illégal de la guerre contre le terrorisme.
L’origine de cette guerre éternelle du « bien contre le mal » est incarnée par le 11 Septembre, dont les événements doivent être examinés par une nouvelle commission d’enquête indépendante disposant du pouvoir d’assigner à comparaitre, et rendant un avis exploitable par la justice internationale.
Des centaines de milliers de vies ont déjà été décimées en Irak, et d’autres suivent chaque semaine, encore 8 années plus tard.
Comme l’illustre le cas particulier des Britanniques, ce n’est pas la justice, ni les représentants du droit qui sont à blâmer, mais les gouvernements européens et américains qui ont délibérément ignoré les avis des conseillers juridiques et les directives de l’ONU afin d’étendre cette guerre éternelle contre « la terreur ».
Si les armes de destructions massives n’ont jamais existé en Irak, cependant les négationnistes qui ont longtemps prétendu qu’elles ont bel et bien existé sont les mêmes qui prétendent toujours, sans étayer leurs affirmations, que c’est Ben Laden qui a attaqué les Etats-Unis. Car là encore le ministère américain de la justice au travers du FBI ne reconnait pas cette culpabilité par manque de preuves comme l’a déclaré le chargé des affaires publiques du FBI. Rex Tomb en mars 2006: « La raison pour laquelle le 11-Septembre n’est pas mentionné dans l’avis de recherche de Ousama Ben Laden est que, à ce jour, le FBI n’a pas de preuves tangibles de l’implication de Ben Laden dans ces attentats. » Ben Laden n’a pas été jugé, même par contumace, au chef de ce crime. Il n’est donc pas recherché pour.
Tony Blair sera auditionné ce vendredi 29 janvier, il lui sera posé la question de savoir s’il avait lui aussi été averti du caractère illégal de cette invasion.
Kikujitoh – Pour reopen911.info
Sources :
(1) 26 janvier 2010 : BBC news audition d’Elisabeth Wilmhurst
(2) 26 janvier BBC news audition de Jack Straw
(3) l’agenda de BBC News jour par jour des auditions de la commission Chilcot
Published on janvier 28, 2010 par Blue Rider
http://www.reopen911.info/News/2010/01/28/commission-chil...
Tony Blair : "Je ne regrette rien".
Ndlr : la publication de l'article ou ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de Blair, mais doit être vu comme information
L’ancien Premier ministre Tony Blair a témoigné vendredi à Londres pendant six heures devant la commission d’enquête britannique sur la guerre en Irak, en justifiant sa décision controversée d’entrer dans le conflit avec les Etats-Unis en 2003. Dans le monde de l’après 11-Septembre 2001, on ne pouvait pas, selon lui, "prendre le moindre risque".
Cette commission d’enquête indépendante a été créée par le gouvernement de Gordon Brown qui a succédé à Tony Blair en juin 2007. Elle n’est pas chargée d’établir de responsabilités pénale ou civile pour les erreurs commises dans ce conflit par les divers responsables britanniques qui ont affirmé, à tort, que Saddam Hussein possédait des armes de destruction massive et renforçait ses liens avec Al-Qaïda.
Entré par une porte dérobée pour échapper aux manifestants qui l’attendaient devant le centre de conférences où s’est déroulée l’audition, Tony Blair a souligné qu’il ne regrettait rien à sa décision. Très impopulaire en Grande-Bretagne où elle a suscité d’immenses manifestations, la guerre en Irak a fait officielement 179 morts au sein du contingent britannique, qui s’est retiré en 2009.
Avant les attentats du 11 septembre 2001, Tony Blair considérait déjà l’ancien président irakien Saddam Hussein comme une "menace", un "monstre".
Et les attentats, a-t-il ajouté, ont changé le monde. Si leurs auteurs "inspirés par le fanatisme religieux avaient pu tuer 30.000 personnes, ils l’auraient fait". Après cela, "mon opinion était qu’on ne pouvait prendre le moindre risque".
"La décision que j’ai prise, et que franchement je prendrais de nouveau, était que s’il y avait la moindre possibilité qu’il puisse développer (un programme d’)armes de destruction massive, nous devions l’en empêcher", a-t-il témoigné. Cet arsenal était en définitive inexistant. Mais, a réaffirmé Tony Blair, "telle était alors mon opinion, et c’est toujours la même aujourd’hui". Le monde est selon lui "plus sûr" sans Saddam Hussein.
M. Blair a nié avoir conclu un accord "secret" avec George W. Bush en 2002 pour entrer en guerre en cas d’échec de la diplomatie.
Selon divers témoins qui ont déposé auparavant devant la commission d’enquête, dont l’ancien ambassadeur britannique à Washington Christopher Meyer, cet accord a été scellé lors d’un tête-à-tête entre Tony Blair et George W. Bush dans son ranch texan de Crawford, en avril 2002, 11 mois avant l’invasion de l’Irak en mars 2003.
"Le seul engagement que j’ai pris, et très ouvertement alors, était qu’il fallait s’occuper de Saddam Hussein", a déclaré Tony Blair. L’option militaire a été évoquée, a-t-il poursuivi. Mais il assure avoir déclaré à George W. Bush que toutes les voies diplomatiques devaient être épuisées avant d’envisager une guerre contre l’Irak.
S’il n’a pas manifesté de regrets, Tony Blair a reconnu que des erreurs ont été commises. Les planificateurs, a-t-il expliqué, pensaient que les principaux problèmes après le conflit porteraient sur les besoins humanitaires, les conséquences de l’utilisation de l’arme chimique et la défense des champs pétrolifères.
Les occupants, en fait, ont été confrontés à la ruine des infrastructures et une résistance sanglante, problèmes qui "n’ont pas été prévus", a-t-il dit.
Des familles des soldats tués en Irak figuraient parmi les membres du public dans la salle. Rose Gentle, dont le fils de 19 ans a été tué en 2004, a déclaré que la présence de Tony Blair la rendait "malade". A la fin de l’audition, des membres du public ont hurlé "vous êtes un menteur" et "un assassin".
A l’extérieur, devant le centre de conférence sous protection policière, quelque 150 manifestants ont lu les noms de civils et militaires tués en Irak, et scandé des slogans hostiles à l’ancien Premier ministre. "En prison", "Blair a menti, des milliers sont morts", pouvait-on entendre notamment.
Des manifestants, derrière de faux barreaux de prison, arboraient un masque à l’effigie de Tony Blair et brandissaient leur mains barbouillées de peinture rouge.
"Je trouve extraordinaire qu’un homme qui a vu un demi-million de gens manifester devant son bureau puisse aller à la guerre sans autre justification que penser qu’il faisait le bon choix. Tous les criminels de guerre ont dit la même chose", a commenté l’acteur britannique Samuel West, sympathisant du mouvement "Campagne pour arrêter la guerre".
Al-Oufok
par
vendredi 29 janvier 2010,
http://www.aloufok.net:80/spip.php?article1386
Paroles & action du président...
Obama va demander une nouvelle rallonge de 33 milliards de dollars pour ses guerres
Le président américain Barack Obama va demander au Congrès de lui accorder une rallonge de 33 milliards de dollars à consacrer à l'effort de guerre en Irak et en Afghanistan, a-t-on appris mardi de sources militaires. Cette rallonge s'ajoute aux 708 milliards de dollars que l'exécutif aurait l'intention de consacrer au budget de la Défense l'an prochain, selon les mêmes sources.
Les sources militaires qui ont révélé ce chiffre à l'Associated Press ont requis l'anonymat, car le projet de budget 2011 ne sera soumis que le 11 février.
Les 33 milliards de dollars additionnels seront consacrés principalement à l'Afghanistan, où les Etats-Unis ont l'intention de durcir leur ‘effort’ …
AP
13/1
http://fr.news.yahoo.com/3/20100113/twl-usa-afghanistan-i...
08:36 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : irak, moqtada sadr, obama, résistance, occupants, bagdad, bombardements, al-qaïda, américains, al-maliki
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L'Irak en chiffre: du 06-01 au 30-01-10
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| Peuple irakien | 24 + x | x |
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| Usboys/Autres boys + miliciens | x | X |
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| Policiers, armée et collaborateurs & miliciens | 38 | 123 + x |
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Politique
a) des collaborateurs Irakiens
Talabani
Talabani veut lever l'immunité de députés baassistes.
En vertu de la Constitution adoptée sous la houlette de l'occupant après 2003, les députés irakiens jouissent d'une immunité judiciaire pour leurs déclarations politiques et le président n'a pas les pouvoirs de les en priver.
Le président Talabani a demandé au parlement de lever l'immunité de certains députés accusés de propager des idées proches du Baas, l'ancien parti au pouvoir sous le régime de Saddam Hussein.
Le chef de l'Etat estime que ces parlementaires nuisent au processus de normalisation politique.
Alors que les tensions politiques s'avivent à l'approche du scrutin de mars, Nouri al Maliki a estimé que les baasistes devaient "exclus du processus démocratique".
"Ils veulent ramener la violence et la dictature. Croyez-moi, si nous ne faisons pas le bon choix à cette élection, nous en reviendrons à la case départ."*
Talabani épingle nommément le député sunnite Dhafer al Ani, l'accusant d'avoir fait l'éloge de la guerre Irak-Iran de 1980-88, du massacre de Kurdes durant la même décennie et de l'invasion du Koweït de 1990 comme des accomplissements de l'ancien régime.
"Nous constatons qu'Ani et ses amis, au lieu de s'efforcer de stabiliser le processus démocratique et de participer à la lutte contre le terrorisme et la criminalité, consacrent toutes leurs forces à porter atteinte à la situation actuelle", affirme-t-il.
Ani a pour sa part accusé Talabani de s'en prendre à lui parce qu'il avait appelé à son remplacement. "Demander au parlement de lever l'immunité de députés parce qu'ils expriment librement leur opinion est une violation constitutionnelle caractérisée", a-t-il ajouté.
13/1
http://fr.news.yahoo.com/4/20100112/twl-irak-talabani-38c...
Maliki
25-01
Nouri al-Maliki a accusé une coalition formée d'anciens responsables du parti de Saddam Hussein, le Baas, et des membres d'Al-Qaïda d'être responsables des attaquesa travers tout l'Irak.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/
2 Confection d'un gouvernement fantoche
Démocratie… quand tu nous tiens…
15 partis menacés d'inéligibilité pour les législatives en Irak.
Quinze partis politiques, devraient être décrétés inéligibles au scrutin législatif prévu le 7 mars en Irak, en raison de leurs liens supposés avec l'ancien régime de Saddam Hussein, estime une commission ad hoc.
La recommandation de la "Commission justice et responsabilité", instance ‘indépendante’(…) chargée de s'assurer que l'ancien parti Baas de Saddam Hussein ne revienne pas au pouvoir, doit encore être ratifiée par la commission électorale et pourra être contestée devant les tribunaux.
Mais la légitimité de ses conclusions, qui vont raviver les tensions intercommunautaires en Irak, a été immédiatement contestée par les partis visés, dont le Front du dialogue national de Saleh al Moutlak.
Moutlak, un dirigeant très populaire parmi la minorité sunnite, a qualifié d'absurdes et de politiques les recommandations de l'ex-"commission de débaassification" du pays. "Cela prouve une fois de plus l'absence de base véritable pour un processus démocratique en Irak", a-t-il dit à Reuters.
"Si défendre l'Irak et se prononcer contre l'occupation est considéré comme répandre des idées baasistes, ils ont raison.
Autrement, je n'ai jamais rien dit au nom d'un autre parti que le Front auquel j'appartiens", s'est-il défendu. "Je ferai appel de cette décision devant le tribunal fédéral et nous verrons bien s'il y a une vraie justice en Irak, ou non", a-t-il ajouté.
Des milliers de baassistes ont été évincés de l'administration après le renversement de l'ancien régime par l'armée américaine en 2003 mais Washington a ultérieurement admis que cette purge avait été poussée trop loin.
Les Etats-Unis ont alors entrepris des efforts pour réconcilier la communauté sunnite, qui dominait le pays sous Saddam Hussein, avec la majorité chiite installée au pouvoir grâce à l'intervention américaine.
A la suite des affrontements entre les communautés, le Premier ministre Nouri al Maliki s'était engagé à laisser de nombreux anciens baassistes réintégrer l'administration, tout en jurant d'écraser dans l'œuf toute tentative de résurrection du Baas….
18/1
http://fr.news.yahoo.com/4/20100108/twl-irak-baas-38cfb6d...
Les partis menacés d'inéligibilité pour les législatives peuvent être contestées .
Ces recommandations, si elles sont ratifiées par la commission électorale, peuvent être contestées devant les tribunaux, comme compte le faire la Liste iranienne dirigée par le vice-président Tarek al Hachémi.
Ce mouvement laïque à dominante sunnite, qui compte dans ses rangs d'autres personnalités influentes comme le député Saleh al Moutlak, considéré comme proche du défunt Baas, et l'ancien Premier ministre chiite Iyad Allaoui, menace de boycotter le scrutin.
"VIOLATION CONSTITUTIONNELLE"
Un tel boycottage reproduirait une situation qui avait ‘grevé’ politiquement les législatives de 2005, risque de relancer les tensions intercommunautaires.
"Nous confirmons une nouvelle fois que la réconciliation nationale est indispensable. Mais nous disons que cela ne veut pas dire pour autant un retour au passé ou une réconciliation avec ceux qui veulent ramener le pays à l'ère du crime et de la tyrannie", a déclaré Djalal Talabani dans son communiqué.
Cheikh Khaled al-Mala a par ailleurs soutenu la décision du parlement irakien d'interdire à Saleh al-Motlaq de se porter candidat aux prochaines élections législatives, à cause de sa coopération avec le parti Baas, en ajoutant que le Comité indépendant pour la Justice et l'Intégrité, chargé, notamment, de purger la société irakienne de ses éléments baathistes avait été formé loin de tout conflit politique ou tribal, comité dont la décision d'empêcher certains groupes politiques de participer au prochain scrutin était alors tout à fait légale.
" Les activités des baasistes dont les mains sont souillés par le sang du peuple irakien et dont le parti est dissout en fonction de la Constitution, ont été interdites", a déclaré le responsable du comité des Oulémas irakiens." Le peuple irakien s'inquiète que le parti Baas reprenne du poil de la bête et cela sera suivi absolument de la reprise des meurtres en Irak", a déclaré Cheikh Khaled al-Mala, en faisant l'éloge des politiques du gouvernement de Nouri al-Maliki.
http://french.irib.ir/
11/01/2010
http://www.alterinfo.net/notes/
http://fr.news.yahoo.com/4/20100112/twl-irak-talabani-38c...
Le président ordonne une enquête sur l'exclusion de candidats aux prochaines législative
La décision d'empêcher des personnes soupçonnées de liens avec l'ancien régime de Saddam Hussein de se présenter aux élections législatives du 7 mars en Irak va faire l'objet d'une enquête, a annoncé jeudi le président irakien Jalal Talabani.
M. Talabani a indiqué qu'un comité présidentiel examinera la décision d'une commission d'exclure 511 candidats pour déterminer si elle a obtenu le plein soutien du Parlement. Cette mesure d'exclusion a suscité la colère de responsables sunnites et menace de jeter une ombre sur la légitimité du scrutin.
"Je ne suis moi-même pas satisfait de cette décision", a déclaré M. Talabani, un Kurde. "Nous avons envoyé une lettre à la Cour d'appel suprême pour demander si la commission qui a rendu la décision est légitime ou pas."
Les Etats-Unis espèrent que les élections de mars marqueront une étape importante sur la voie de la réconciliation entre chiites et sunnites en Irak. Le vice-président américain Joe Biden doit se rendre à Bagdad pour tenter d'apaiser les tensions soulevées par la mesure d'exclusion
AP
22/1
Les grandes manœuvres
L’Irak réclame des dédommagements d’Israël.
28 ans après l’attaque de l’armée de l’Air israélienne contre le réacteur nucléaire irakien Tammouz, le gouvernement de Bagdad a décidé d’engager des poursuites contre Israël et d’exiger des dédommagements pour un montant de plusieurs milliards de dollars.
Les Irakiens prétendent en effet que ce raid leur a causé à l’époque des dégâts considérables.
C’est un parlementaire irakien, Mohammed Naji Mohammed, qui a fait part de la décision des autorités de son pays, en précisant que celles-ci déploieraient tous leurs efforts pour obtenir satisfaction.
Interviewé par le journal en langue arabe al-Sahabah, il aurait souligné que le chef du gouvernement irakien, Nouri al-Maliki, et le ministère irakien des Affaires étrangères avaient présenté une requête à l’Onu et à son Conseil de Sécurité pour demander qu’Israël prenne l’engagement de verser des dommages et intérêts à l’Irak pour se dédouaner du bombardement de son réacteur, en 1981.
Pour étayer ces exigences, le député irakien a invoqué la résolution 487 de l’Onu, votée en 1987, c’est-à-dire six ans après l’opération israélienne. Elle stipule qu’Israël « n’a pas adhéré au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires » et condamne « énergiquement l’attaque militaire menée par Israël contre les installations nucléaires irakiennes ».
En outre, cette résolution onusienne demande qu’Israël « place d’urgence ses installations nucléaires sous la garantie de l’Agence internationale de l’Energie atomique (AIEA) ».
Par le passé, le président irakien Jalal Talabani avait indiqué qu’il ne soutenait pas ces démarches et ne revendiquait pas d’indemnités de la part d’Israël pour le bombardement de la centrale nucléaire de Tammouz. Il a expliqué que si l’Irak présentait ce genre d’exigences, les autorités israéliennes risquaient de leur côté de réclamer des dédommagements considérables pour les biens spoliés aux Juifs.
En Israël, on estime en fait que si les Irakiens exigent maintenant d’être indemnisés, c’est pour réagir aux démarches d’une organisation juive qui compte quant à elle obtenir réparation pour toutes les familles juives qui ont dû fuir le pays au moment de la création de l’Etat d’Israël.
Claire Dana-Picard
6/1
http://www.actu.co.il/2010/01/lirak-reclame-des-dedommage...
c) Sur le terrain
50.000 collaborateurs travaillent pour l'Etat irakien.
Près de 50.000 collaborateur, qui ont combattu aux côtés des forces américaines contre les résistants, travaillent désormais pour le gouvernement irakien, a annoncé mardi un responsable irakien.
Beaucoup de ces anciens combattants faisant partie d'un mouvement connu sous le nom des Fils de l'Irak, étaient eux-mêmes d'anciens résistants ayant changé de camp.
Les Etats-Unis ont exhorté le gouvernement irakien, à trouver des emplois aux combattants et ainsi maintenir la sécurité alors que les troupes américaines commencent à quitter le pays.
Selon Mohammed Salman al-Saadi, président du Comité de mise en œuvre et du ‘suivi de la réconciliation nationale’, l'Irak espère trouver d'ici l'été prochain des emplois publics pour les autres Fils de l'Irak, dont le nombre total est estimé à 96.000.
AP
19/1
Politique intérieure & extérieure
Le ton monte contre les complots saoudiens en Irak.
Le président du comité des oulémas irakiens a critiqué les actes conspirateurs de l'Arabie Saoudite en Irak, a-t-on appris la chaîne de télévision, Al-Alam.
Cheikh Khaled al-Mala, faisant valoir les tentatives de l'Arabie Saoudite de semer la dissension parmi les Irakiens, a indiqué que Riyad tentaient, depuis 10 ans, d'intensifier les problèmes de la nation irakien et ce, de manière que l'on ne pouvait pas nier le rôle de ce pays dans le déclenchement de la guerre Irak/Irak et l'invasion de l'Irak au Koweït.
http://french.irib.ir/
11/01/2010
http://www.alterinfo.net/notes/
Prisons, exactions & torture
14-01
La justice (...) irakienne a condamné jeudi onze personnes à la peine capitale pour leur rôle dans une série d'attentats meurtriers l'année dernière à Bagdad.
Les onze hommes ont été reconnus coupables d'avoir financé, organisé et participé aux 19 (…) attentats d'août dernier qui avait dévasté les ministères des Affaires étrangères et des Finances, a précisé le porte-parole du Conseil judiciaire suprême Abdul-Sattar Bayrkdar.
Les onze condamnés ont un mois pour faire appel.
14/1
http://fr.news.yahoo.com/3/20100114/twl-iran-justice-atte...
b) Les occupants
1) Usa
Politique intérieure & extérieure
Spencer Delane : Les États-Unis s’apprêtent à replonger l’Irak dans le chaos.
511 candidats soutenus par les États-Unis viennent de se voir exclure des élections générales du 7 mars prochain par le gouvernement irakien. L’administration américaine a envoyé en toute urgence le vice-président Joseph Biden à Bagdad pour une ultime négociation : céder aux pressions américaines ou le retour au chaos.
Les 511 personnalités interdites sont toutes issues de l’ancien parti Baas de Saddam Hussein, aujourd’hui interdit. Les Etats-Unis pensaient se servir de ces sunnites afin de contrer l’influence du chef du gouvernement, Nouri al-Maliki, d’obédience chiite, et derrière lequel les américains voient la main de Téhéran.
La CIA négociait l’affaire avec l’administration irakienne depuis des mois, en jouant les intermédiaires des chefs baasistes, exilés depuis sept ans en Jordanie, en Syrie et au Yémen, dans le but de parvenir à un accord. Les efforts de l’agence de renseignement américaine auront été vains, puisque la Commission nationale électorale vient de confirmer l’exclusion des candidats. Cette prise de position, approuvée par l’actuel parti numéro un de l’Assemblée, dont est issu Nouri al-Maliki, à fortement contrarié la plan des États-Unis pour garder le contrôle du pays, condition indispensable au retrait de leurs troupes prévu d’ici le 30 août prochain. Raison pour laquelle ils viennent de dépêcher le vice-président Joseph Biden à Bagdad pour intervenir.
Tous les analystes de la scène politique irakienne jugent que la paix très relative volera en éclat si la liste des « interdits » est maintenue et qu’au soir du 7 mars le pays est livré à une majorité chiite absolue.
L’un deux, Pierre-Jean Luizard, chercheur au CNRS et spécialiste d’histoire contemporaine de l’islam dans les pays arabes du Moyen-Orient, estime même « que la possibilité d’un coup d’État militaire, mené par des troupes d’élite présentement entraînées à l’étranger par les Américains, se renforce. »
D’ici là, nous allons certainement voir ressurgir la nébuleuse Al-Qaeda en Irak, son cortège d’attentats sanglants et ses victimes civiles, qui n’auront d’autre but que d’affaiblir le gouvernement al-Maliki avant les élections.
Spencer Delane,
Article placé le 25 jan 2010,
http://www.mecanopolis.org/?p=12893
Les alliés (des Usa)
1 Onu
25-01
Le chef de l'ONU Ban Ki-moon a appelé les Irakiens "à rester engagés sur la voie de la réconciliation en dépit de ces attentats, notamment à travers les préparatifs en cours des prochaines élections."
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/
L'Onu incite l'Irak et les USA à poursuivre Blackwater.
Des experts de l'Onu ont recommandé jeudi à l'Irak et aux Etats-Unis de veiller à ce qu'une action en justice soit intentée contre l'entreprise de sécurité américaine Blackwater pour une fusillade qui a entraîné la mort d'au moins 14 civils irakiens en 2007. Bagdad a confirmé lundi son intention de poursuivre Blackwater devant des tribunaux d'Irak et des Etats-Unis, rejetant ainsi l'arrêt rendu voici peu par un juge américain en faveur de l'abandon des charges retenues contre cinq agents de la firme dans cette affaire.
Dans un communiqué, le groupe de travail de l'Onu sur les mercenaires estime que le dossier met en évidence la nécessité d'une "supervision crédible" des entreprises de sécurité privées opérant pour le compte des Etats-Unis et d'autres pays dans les zones de guerre.
Bagdad et Washington doivent coopérer pour faire la lumière sur la fusillade déclenchée à un rond-point de la capitale irakienne le 16 septembre 2007, en s'assurant que "les auteurs soient tenus entièrement responsables", dit-il.
La fusillade s'est produite alors que les agents de sécurité escortaient un convoi de diplomates américains. Les cinq employés de Blackwater avaient été inculpés il y a un an pour 14 homicides involontaires, tentatives d'homicide et infraction à la législation sur les armes.
Blackwater Worldwide, rebaptisée Xe Services en février, avait perdu ensuite le contrat passé avec le département d'Etat pour assurer la sécurité de l'ambassade américaine à Bagdad.
La semaine dernière, un tribunal américain avait abandonné les charges en faisant valoir que les droits constitutionnels des accusés n'avaient pas été respectés.
"Nous respectons l'indépendance de la justice américaine et les exigences en matière de garantie du droit, mais nous craignons que la récente décision de classer l'affaire contre les agents de Blackwater n'engendre une situation où personne ne serait tenu responsable de graves atteintes aux droits de l'homme", a déclaré Shaista Shameem, qui préside le groupe d'experts indépendants des Nations unies.
Le gouvernement irakien et les familles de victimes ont le sentiment de n'avoir aucun recours possible en justice, a-t-elle ajouté. L'Irak avait déploré la décision du tribunal américain en la qualifiant d'"inacceptable et injuste".
7/1
http://fr.news.yahoo.com/4/20100107/twl-irak-usa-blackwat...
2 UE
L'UE et l'Irak signent un "partenariat stratégique" dans l'énergie.
L'Union européenne et l'Irak ont avalisé lundi à Bagdad un "partenariat énergétique stratégique", qui permettra de développer leurs relations futures dans le gaz et le pétrole, selon un communiqué de la Commission européenne.
Selon le protocole d'accord signé, cette coopération comporte plusieurs volets, dont "l'élaboration d'une politique énergétique au bénéfice de la population irakienne" et "la sécurité des approvisionnements énergétiques entre l'Irak et l'UE".
"L'Irak est un élément majeur de la sécurité d'approvisionnement de l'UE. C'est déjà un fournisseur de pétrole important qui peut devenir un fournisseur de gaz essentiel pour le corridor Sud" (en particulier le projet de gazoduc Nabucco), a commenté le commissaire européen à l'Energie, Andris Piebalgs, cité dans le communiqué.
"Pour sa part, l'UE peut aider l'Irak à développer son système électrique et à exploiter ses grandes ressources en matière d'énergies renouvelables. Ce protocole d'accord jette donc les bases de relations bilatérales plus solides entre l'UE et l'Irak", a-t-il ajouté, à l'occasion d'une cérémonie de signature avec Hussein Chahristani, ministre irakien du pétrole.
L'UE, qui souhaite diversifier ses sources d'approvisionnement énergétique avec le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, recherche des sources d'approvisionnement pour son projet de gazoduc Nabucco, un tuyau de 3.300 km passant par la Turquie qui peine à voir le jour.
AFP
18 janvier
http://www.romandie.com/ats/news/100118133407.1heic4s7.as...
3 Dans le monde
Les grandes manœuvres
Grande-Bretagne
Enquête sur la guerre en Irak : commission d'enquête britannique.
La commission d'enquête britannique, composée de cinq membres, examine le rôle joué par Tony Blair avant, pendant et après la guerre.
Dans une récente interview, Tony Blair a dit comprendre l'hostilité qui s'était exprimée contre la guerre en Irak ainsi que la colère des familles des tués.
John Chilcot, ancien haut fonctionnaire chargé de la direction de l'enquête, a expliqué qu'il ne s'agissait pas d'un procès et s'est opposé aux critiques qui affirment que les enquêteurs ont été trop indulgents à l'égard des témoins et que leur seule utilité est de blanchir les éventuels responsables.
La commission a auditionné de hauts fonctionnaires et des responsables militaires qui ont révélé que la Grande-Bretagne avait reçu dans les jours précédant l'invasion des informations selon lesquelles l'Irak s'était débarrassé de ses armes chimiques.
L'ex-ambassadeur de Grande-Bretagne à l'Onu a reconnu que l'intervention militaire était d'une "légitimité contestable".
Le Premier ministre Gordon Brown, qui fut ministre des Finances de Tony Blair, ne comparaîtra pas devant la commission avant les élections législatives, prévues au plus tard fin mai.
Selon Alastair Campbell, Gordon Brown faisait partie du premier cercle des proches de Blair et était étroitement associé aux décisions. "Gordon Brown était l'un des ministres clés auxquels il (Blair) parlait régulièrement", a dit le conseiller, qui ne changerait pas "un traitre mot" au dossier qu'il a constitué en 2002 au sujet de Saddam Hussein.
Bien que très hostile au recours à la force, a-t-il poursuivi, le président français Jacques Chirac semblait lui aussi croire à l'existence d'un arsenal irakien non conventionnel. "Il n'a jamais semblé y avoir le moindre doute dans son esprit quant à l'existence des armes de destruction massive", a ajouté Alastair Campbell.
Version française Pascal Liétout et Jean-Philippe Lefief
http://fr.news.yahoo.com/4/20100112/twl-gb-irak-commissio...
25-01
Blair sera appelé à témoigner le vendredi 29 janvier devant la commission d'enquête sur l'engagement controversé du Royaume-Uni dans la guerre en Irak en 2003, a annoncé lundi cette commission.
Le témoignage très attendu de M. Blair durera toute la journée, a précisé la commission sur son site internet.
L'intérêt du public pour cette journée d'audience est tel que la commission a dû organiser un tirage au sort en raison du nombre de places limité dans la salle où se déroulent les auditions.
L'ancien chef du gouvernement est très contesté sur le fond et sur la forme de l'engagement de plus de 45.000 soldats britanniques pour la guerre contre Irak en 2003, ceci malgré l'absence d'une résolution de l'ONU et l'opposition d'une majorité de son opinion publique.
AFP
L'heure de vérité pour Campbell.
Alastair Campbell, qui fut conseiller en communication de Tony Blair, doit témoigner mardi devant la commission d'enquête sur l'engagement britannique dans la guerre en Irak. Il sera la première personnalité de poids à être interrogée par la commission menée par John Chilcot, un ancien haut fonctionnaire, sur les conditions d'entrée en guerre de la Grande-Bretagne. Il devrait être interrogé pendant environ trois heures, à partir de 11 heures.
Tony Blair, le premier ministre qui a engagé la Grande-Bretagne dans la guerre en Irak aux côtés des Etats-Unis, devrait témoigner fin janvier ou début février. L'ancien ministre Geoff Hoon, qui avait le portefeuille de la défense au moment de l'invasion en 2003, devrait témoigner le 19 janvier, tandis que l'ex-ministre des affaires étrangères Jack Straw devrait s'exprimer deux jours plus tard.
Alastair Campbell avait démissionné du gouvernement avec fracas en 2003, à l'issue d'une polémique particulièrement virulente avec la BBC, qui l'avait accusé d'avoir dramatisé un dossier sur la menace irakienne afin de justifier l'entrée en guerre des troupes britanniques. Il est resté discret depuis qu'il a quitté ses fonctions de conseiller de Tony Blair, réapparaissant dans les médias seulement à l'occasion de la publication de ses Mémoires en 2007, suivis d'un roman.
Il a aussi prodigué ses conseils de façon informelle à l'actuel premier ministre, Gordon Brown, en difficulté dans les sondages à l'approche d'élections législatives prévues cette année.
12/1
http://www.lemonde.fr/europe/article/2010/01/12/l-heure-d...
Tony Blair ne s'est pas engagé de manière précipitée dans l’intervention militaire…
Tony Blair ne s'est pas engagé de manière précipitée dans une intervention militaire en Irak, mais a épuisé auparavant toutes les voies diplomatiques, a assuré mardi son principal conseiller.
Alastair Campbell, responsable de la communication de l'ancien Premier ministre britannique, a comparu devant la commission d'enquête visant à élucider les conditions d'entrée de la Grande-Bretagne dans le conflit irakien.
En dépit des liens étroits entre Tony Blair et le président américain George Bush, il n'y a jamais eu de "rush précipité pour entrer en guerre", a affirmé Alastair Campbell.
"Vous semblez vouloir me faire dire que Tony Blair a signé sans tenir compte des faits, sans tenir compte des ADM (armes de destruction massive), en disant seulement: 'Nous allons nous débarrasser de ce type (Saddam Hussein)'. Cela ne s'est pas passé de cette façon", a-t-il ajouté.
Alastair Campbell a souligné que Tony Blair, qui devrait être interrogé par la commission dans les semaines à venir, s'inquiétait, bien avant les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, des liens entre les ADM, les Etats dits "voyous" et le terrorisme.
Chef du gouvernement de mai 1997 à juin 2007, Tony Blair a ordonné l'envoi de 45.000 soldats dans le cadre de l'opération militaire conduite par les Etats-Unis en 2003 et visant à renverser Saddam Hussein.
Ses adversaires estiment que l'ex-chef du gouvernement, en prenant cette décision, a enfreint le droit international. Il est accusé en outre d'avoir trompé l'opinion en affirmant que l'Irak disposait d'armes de destruction massive.
"La Grande-Bretagne en tant que pays doit se sentir extrêmement fière (…) du rôle que nous avons joué dans le renversement de l'un des régimes les plus brutaux et barbares de l'histoire et il y aura dans quelques semaines des élections qui se présentent bien", a affirmé Alastair Campbell, évoquant les législatives irakiennes de mars….
Hoon reconnaît des lacunes dans les préparatifs de l'après-guerre.
Entendu mardi devant la commission d'enquête britannique sur la guerre en Irak, l'ancien ministre britannique de la guerre Geoff Hoon que les préparatifs de l'après-guerre réalisés par les Etats-Unis avant l'intervention laissaient à désirer.
Geoff Hoon, à la tête de la défense britannique pendant la guerre, a admis que les préparatifs n'étaient pas aussi "détaillés et complets que nous l'aurions souhaité". Mais il a nié que la planification ait été désastreuse, même si les suites de l'invasion de 2003 "ne se sont pas déroulées aussi bien que nous l'aurions voulu".
AP 19/1
c) Sur le terrain
Londres a(urait) négocié un cessez-le-feu avec les résistants à Bassorah.
Une commission d'enquête en Grande-Bretagne examine les décisions et les erreurs entourant la participation britannique à la guerre en Irak. Elle n'a pas été créée pour désigner des coupables, mais ses conclusions pourraient embarrasser les hauts responsables britanniques et américains qui ont défendu l'intervention militaire en Irak.
La Grande-Bretagne a négocié un cessez-le-feu avec les résistants de Bassorah trois mois avant le retrait de ses troupes de la ville, a affirmé mercredi Jon Day (haut responsable britannique) dans le cadre de l'enquête sur l'engagement militaire de Londres en Irak.
Jon Day, directeur général de la politique opérationnelle du ministère de la Défense de 2007 à 2008, a assuré que des responsables britanniques ont eu des entretiens avec les chefs de l'armée du Mahdi, milice chiite fidèle à l'imam radical Moqtada al-Sadr.
"Je peux confirmer qu'il y a eu des contacts entre le Royaume uni et les sadristes à Bassorah à partir du printemps 2007", qui ont permis des "ententes", a-t-il affirmé.
Les Britanniques ont été accusés d'être restés trop passifs dans la région de Bassorah (sud de l'Irak) et de s'être retirés sans une stratégie post-conflit adéquate.
Les troupes britanniques se sont retirées du centre de Bassorah en septembre en 2007 pour s'installer dans les faubourgs de la ville, avant de quitter définitivement l'Irak en avril dernier.
6/1
http://fr.news.yahoo.com/3/20100106/twl-gb-irak-enquete-1...
Pays-Bas
Les grandes manœuvres
Enquête gouvernementale
Aux Pays-Bas, les conclusions d'une enquête gouvernementale, dévoilées mardi devant les caméras de télévision, sont accablantes pour La Haye.
Le gouvernement, estiment ses auteurs, a agi sans la légitimité juridique nécessaire et n'a pas suffisamment informé le parlement de ses intentions.
4 Lutte pour la libération du territoire
Pertes déclarée des occupants.
Les armées répugnent à donner des chiffres officiels
Les combats par provinces
1-1 Bagdad
02-01
A Sadr City, (nord-est de la ville), un tireur isolé a abattu un militaire irakien à un point de contrôle.
02-01
Deux voitures ont explosé samedi dans le quartier de Bayaa, dans le sud-ouest de Bagdad, faisant un mort et 21 blessés, dont deux soldats gouvernementaux, annonce la police irakienne.
18-01
Des résistants ( ?) sont entrés dans les bureaux de Mawteni,une ONG irakienne ,à Bagdad et ils ont tué cinq employés, ont annoncé les autorités locales.
Les assaillants ont aussi laissé derrière eux une bombe, qui a explosé un peu plus tard quand les forces de sécurité sont arrivées sur place, ont précisé un responsable du ministère de l'Intérieur et un policier. D'après eux, deux membres des forces de sécurité irakiennes ont été blessés dans l'explosion, survenue dans le quartier d'Azamiyah (nord de Bagdad).
Les forces de sécurité ont bouclé la zone peu après la fusillade, qui s'est produite vers 14h30, selon des témoins. Quatre hommes et une femme employés par l'organisation humanitaire Mawteni, qui s'occupe notamment de veuves et d'orphelins, ont été abattus, a précisé la police.
On ignorait pour l'instant la raison de cette fusillade.
AP
25-01
Un kamikaze à bord d'une voiture piégée a projeté son véhicule contre l'institut médico-légal, situé dans le quartier central de Karrada, qui s'est écroulé, a indiqué cette source.
Cinq policiers et 13 civils ont été tués, a-t-elle précisé.
"Le bâtiment s'est effondré peu après l'explosion. Des dizaines de d'employés travaillent dans l'institut en général", a-t-elle ajouté. Jusqu'à présent, les services de secours n'ont sorti des décombres que des personnes blessées.
Ces trois déflagrations s'étaient également produites dans le centre de la capitale irakienne, non loin de la zone verte sécurisée, dans les hôtels Sheraton Ishtar, Babylon et Hamra, peu avant que la télévision n'annonce l'exécution par pendaison du cousin de Saddam Hussein, Ali Hassan al-Majid, .
(AFP)
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/
25-01
Attaque Kamikaze, à l'encontre de trois hôtels fréquentés notamment par de nombreux journalistes occidentaux, exécuté en l'espace de 15 minutes et qui ont fait au moins 41 morts et 106 blessés, selon un dernier bilan communiqué mardi par la police et les services de santé.
Ces trois déflagrations s'étaient également produites dans le centre de la capitale irakienne, non loin de la zone verte sécurisée, dans les hôtels Sheraton Ishtar, Babylon et Hamra, peu avant que la télévision n'annonce l'exécution par pendaison du cousin de Saddam Hussein, Ali Hassan al-Majid.
Ces hôtels se situent dans différents quartiers de Bagdad, et les explosions ont eu lieu à quelques minutes d'intervalle vers 15 h 30 locales (13 h 30 à Paris.
Selon la source au ministère de l'intérieur, dans cette attaque, des assaillants armés ont ouvert le feu contre les gardes de l'établissement situé à Jadriya. Quand ils se sont mis à couvert, le kamikaze, à bord d'un minibus, a accéléré en direction de l'hôtel avant de se faire exploser.
Le Sheraton, b héberge les bureaux de plusieurs médias et entreprises. Toutefois, certains voyagistes internationaux ont commencé l'an dernier à y héberger à nouveau des clients.
Les résistants ont depuis six mois changé de stratégie : ils mènent désormais des actions spectaculaires à Bagdad.
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2010/01/25/fo...
AP
26-01
Un kamikaze a c’est fait exploser mardi matin aux alentours de bureaux attenant au ministère irakien de l'Intérieur, situés dans le centre de Bagdad, tuant au moins 21 personnes, dont 12 policiers, et en blessant au moins 82 autres, selon des sources policières et hospitalières.
L'homme a tenté de forcer un point de contrôle et a fini sa course contre les murs protégeant l'immeuble de trois étages où sont diligentées les enquêtes criminelles, dans le quartier de Karradah, non loin de la direction générale anti-terroriste.(…)
AP
26-01
Lundi, les résistants ont de nouveau réussi à frapper Bagdad, en dépit d'importantes mesures de sécurité.
Des kamikazes au volant de trois minibus piégés ont fait exploser les véhicules dans différents quartiers de la ville, à quelques minutes d'intervalles, selon des sources de sécurité.
http://www.lemonde.fr/proche-orient/
1-2 Province d'Anbar (vaste territoire à l'ouest de Bagdad comprenant les villes de Amiriya, Baghdadi, Diyarah, Falloujah, Habbaniyah, Haditha, Haqlaniyah, Hawija Hit, Houssabayh, Karabilah, Khaldiyah, Koussaïba, Mahawil, Oubaïdi, Ramadi (capitale de la province d'Al-Anbar,) Kaïm (à la frontière avec la Syrie), Sindjar & Zaidan
Hit (140 km à l'ouest de Bagdad)
07-01
Une série d'attentats a provoqué jeudi la mort de sept personnes dans la province d'Anbar, dans l'ouest de l'Irak, a annoncé un policier.
L'explosion a visé une maison appartenant au directeur de la lutte anti-terroriste, le colonel Mohammed Slaiman à Hit, à 140km à l'ouest de Bagdad, a précisé le colonel Fadhil Nimraw.
Une deuxième explosion a visé la maison de son père situé à côté de la sienne. Slaiman a été blessé, mais sa mère, deux soeur, un enfant et un autre membre de sa famille ont été tués.
Un avocat a été tué par une autre bombe chez lui et un policier a été blessé dans son sommeil par une quatrième, a-t-il ajouté.
Sept personnes ont été blessées dans les différentes explosions
http://fr.news.yahoo.com/3/20100107/twl-irak-violences-1d...
Falloudja, à 50 km à l'ouest de Bagdad,
13-01
Une action kamikaze a fait 4 morts et 6 blessés mercredi dans l'ouest de l'Irak, selon la police.
Le chef de la police de Falloujah, le colonel Mahmoud al-Issawi, a déclaré que le kamikaze avait fait sauter son véhicule chargé d'explosifs près de murs entourant un bâtiment en construction pour le compte du conseil municipal de Saqlawiyah, à 75km à l'ouest de Bagdad.
Deux policiers ont été tués et quatre autres blessés.
Deux civils figurent également parmi les tués.
Ces informations n'ont pu être confirmées de source indépendante
http://fr.news.yahoo.com/3/20100113/twl-irak-attentat-1de....
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2010/01/13/ir...
http://fr.news.yahoo.com/4/20100113/twl-irak-attentat-38c...
1-4 Province de Ninive (Mossoul (capitale de la région nord du pays - à 375 km au nord de Bagdad,) Hawijah, Kassak"(70 km au nord-est de Mossoul) & Tall Afar )
Mossoul
20-01
Un kamikaze a fait exploser son véhicule dans l'enceinte d'un quartier général de l'armée à Mossoul, dans le nord de l'Irak, faisant 33 blessés, annonce la police.
Dix-huit soldats figurent parmi les blessés, ainsi que cinq policiers et dix collaborateurs civils.
AP 20/1
L’Irak en chiffres (depuis le début de la guerre de conquête en mars 2003)
| Peuple |
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| Civils tués (depuis l'occupation) | 2.500.907 |
| Civils blessés (depuis l'occupation) | 148.010 ( chiffre très très minimum) |
| Civils violés (par les troupes d'occupations) | 2.507 (voir Ibrahim Allousch |
| Civils/Résistants arrêtes : (une dizaine par jour...) | 8.945 (chiffre minimum) |
| Résistants (décrit tel quel ) tués | 4.071(chiffre minimum) |
| Résistants (décrit tel quel ) blessés | 3.888 (chiffre minimum) |
| En prison | 1.900 (chiffre minimum) |
| Embargo | 750.000 enfants (chiffre minimal) |
| Embargo | 750.000 adultes (chiffre moyen) |
|
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|
| Militaires irakiens tués pendant l'invasion | 45.596 (chiffre minimal) |
| Civils tués pendant l'invasion | 120.200 (chiffre minimal) |
|
|
|
| Coalition |
|
| Nombre de Soldats tués (ou morts...) | 34.687 |
| Soldats rapatriés (blessés ou malades) | 74.4102 |
| (*) dont 10% meurent en cours de route ou à l'hopital) |
|
| Disparus (dans la nature) | 1.014 |
| Désertions | 5.501 |
| Mutinerie | 2 corps + 25 |
| Aide psychologique | 66.108*** |
| Suicides Mercenaires tues | 5.683 (chiffre très minimal) 933 |
| non-combattants accidentés, | 27 103 |
| Policiers/soldats/miliciens irakiens tués | 13.084 |
| Policiers /soldats/miliciens irakiens blessés | 27028(chiffre minimal) |
| Policiers /soldats irakiens disparus (dans la nature) | 13.916 |
|
|
|
| Autres tués (collaborateur) | 5.691 |
| Autres blessés (collaborateur) | 9.730 |
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|
|
| Nombre d'attaques de la résistance de 2003 à 2008: Oléoducs, les infrastructures pétrolières & d'électricité |
164.001, 464 attaques (grand minimum) |
| Infrastructures du rail | 195 attaques (idem) |
| Hélicoptères | 104 ++ (idem) |
| Avions (& drone) | 28 ++ |
Ces totaux sont obtenus par le recoupement (si possible) des chiffres des pertes communiqué par la résistance & les médias occidentaux + XINHUANET
Hausse des suicides chez les anciens combattants américains âgés de 18 à 29 ans
Le taux de suicide parmi les vétérans de cette classe d'âge a augmenté de 26% entre 2005 et 2007, a précisé lundi le département. Il est passé de 44,99 pour 100.000 en 2005 à 56,77 pour 100.00 en 2007. Le VA a fondé ses calculs sur des chiffres des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC).
Ces dernières années, le VA a recruté des milliers de nouveaux professionnels de la santé mentale et a ouvert un service d'aide par téléphone qui aurait permis de porter secours à près de 6.000 anciens combattants et actuels membres des armées en détresse.
Lors d'une conférence sur la prévention du suicide lundi à Washington, le secrétaire aux Anciens Combattants Eric Shinseki a précisé que sur les quelque 30.000 suicides recensés chaque année aux Etats-Unis, environ 20% sont commis par des anciens combattants.
12/1
http://fr.news.yahoo.com/3/20100112/twl-usa-anciens-comba...
Ces totaux sont obtenus par le recoupement (si possible) des chiffres des pertes communiqué par la résistance & les médias occidentaux + XINHUANET
| Number Of Iraqis Slaughtered In US War And Occupation Of Iraq "1,331,578"
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n°469 - Journal d'Irak - 06/01- 30/01/10 – Fin : Commission Chilcot: la guerre en Irak est illégale. - Tony Blair : "Je ne regrette rien"
n°469 - Journal d'Irak - 06/01- 30/01/10 – Fin : Commission Chilcot: la guerre en Irak est illégale. - Tony Blair : "Je ne regrette rien"
Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.
Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.
Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!
Journal d'Irak
n°469 du 06/01 au 30/01/10
C.De Broeder & M.Lemaire
Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be
| Sommaire : 5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos 5-1 Vidéo : Des soldats américains partagent leur prise de conscience!!! 5-2 Vidéo : Des soldats américains partagent leur prise de conscience. 5-3 Vidéo : Les terroristes en Irak, c'est nous! 5-4 Vidéos : Ahmadinejad s'adresse à l'ONU 1/2 (en français) 5-5 Vidéos : Ahmadinejad s'adresse à l'ONU 2/2 (en français) 5-6 Nettoyage Culturel en Irak. 6 Les brèves 6-1 Reprise de la guerre 6-2 Chris Marsden : Tony Blair, la guerre en Irak et la ligue internationale des criminels de guerre. 6-3 Commission Chilcot. 1 Straw a soutenu la décision d'entrer en guerre contre Irak. 2 Enquête sur l'Irak: la guerre était "illégale" selon deux experts. 3 La guerre en Irak «contraire au droit international». 6-4 Non à la peine de mort en Iraq. 6-5 Les Marines ont plié bagage…pas les autres… 6-6 L'Irak redeviendra l'un des premiers producteurs de pétrole au monde. 6-7 Les troubles psychiatriques, charge croissant des troupes américaines. 6-8 La Grande-Bretagne interdit l´exportation d´un détecteur de bombes. 6-9 Les renseignements fournis par les drones sont trop nombreux… 6-10 Les "fusils de Jésus" américains créent la polémique dans les rangs de l'armée.
|
5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos
Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information
5-1 Vidéo : Des soldats américains partagent leur prise de conscience!!!
-http://www.dailymotion.com:80/video/xbrj8s_des-soldats-americains-partagent-le_news
5-2 Vidéo : Des soldats américains partagent leur prise de conscience.
Une intervention remarquée de Mike Prysner, jeune vétéran de la guerre d'Irak, lors d'un colloque organisé par l'association "Vétérans d'Iraq contre la guerre" (IVAW) appelant la population à la lucidité. Celle de reconnaître qui sont les véritables instigateurs de ces guerres, initiées et entretenues sur base de motifs fallacieux, au mépris de toute dignité humaine et dans l'hypocrisie générale.
Sous-titrage : Jean-Luc Guilmot - www.vigli.org
Cliquer ici pour visionner la vidéo
http://www.dailymotion.com/video/xbqorv_des-soldats-ameri...
5-3 Vidéo : Les terroristes en Irak, c'est nous!
Un soldat américain ayant servi en Irak reconnaît que les terroristes en Irak c'étaient lui-même, son armée et les USA, et non les Irakiens.
Cliquez ici :http://www.dailymot ion..com/video/ xbrj8s_des- soldats-americai ns-partagent- le_news
5-4 Vidéos : Ahmadinejad s'adresse à l'ONU 1/2 (en français)
http://www.youtube.com/watch?v=Zr0aIyztAXo&feature=related
5-5 Vidéos : Ahmadinejad s'adresse à l'ONU 2/2 (en français)
http://www.youtube.com/watch?v=AKR40ScXFwg&NR=1
5-6 Nettoyage Culturel en Irak.
Why museums were looted, libraries burned and academics murdered?
Pourquoi les musées ont été pillés, brûlés et les bibliothécaires universitaires assassinés?
Le livre CULTURAL CLEANSING IN IRAQ est un exposé très intéressant de ce qui a été, selon les auteurs, une politique planifiée des États-Unis d'Amérique en Iraq. L'argumentation y est très bien documentée.
L'invasion de l'Iraq avait, en effet, sûrement une dimension économique.
Le fait que la dépendance pétrolière des USA augmente chaque année, jusqu'à un niveau probable de près de 100% dans quelques années, pousse le pays à tenter de contrôler le maximum possible de sources d'énergie fossiles dans le monde. L'Iraq étant l'une des régions les plus productives, avec un pétrole de haute qualité et dont l'exploitation est bon marché, a été une cible normale. En parallèle, une autre perspective a été développée: la destruction de l'Etat et de ses composantes culturelles à la base de la nation irakienne. Liée au caractère impérial de la politique américaine, les auteurs développent et nous rappellent, ce qu’il s'est passé en Yougoslavie et en Amérique Centrale. Dans le but de dominer une région, il est nécessaire de détruire un État solide, et si nécessaire, de le démanteler. La politique classique des puissances coloniales ou néocoloniales est ainsi de diviser la société et d'augmenter les conflits internes afin d'affaiblir l'Etat national. Le fait que l'administration Bush était idéologiquement orientée par les néo-conservateurs, a ajouté une autre dimension à l'invasion de l'Irak. Leur volonté est d’établir un "imperium doux" sur le monde entier, comme l'accomplissement d'une mission «divine» des Etats-Unis. Et ainsi imposer un type de démocratie et le renforcement d’une économie de marché, qui est la base de leur projet politique. L'aspect messianique d'une telle politique a été abandonnée par Barack Obama, mais apparemment pas les autres aspects. Au cours de la période Bush, une politique culturelle a aussi clairement été poursuivie. La destruction du patrimoine archéologique, la mise à mort ou l'expulsion de milliers d'intellectuels, sont des faits qui peuvent être liés à la volonté d'effacer la mémoire historique d'un peuple. Cet aspect de la guerre en Iraq est encore méconnu. Les différents chapîtres de l'ouvrage illustrent cette situation: la comparaison avec une politique similaire des États-Unis dans d'autres parties du monde, la destruction ou le pillage des richesses archéologiques, l'assassinat systématique des intellectuels, l'exode des cerveaux, la promotion des partis d’opposition issus des minorités, la constitution d'une "société civile" artificielle.
L'impérialisme, pour les États-Unis n'est pas une question théorique. Elle a des applications très concrètes et l'Iraq en a été l'une d'entre elles. Le livre insiste sur l'aspect culturel et, par cela ajoute une dimension fondamentale à une question généralement mieux connue à l'instar des dimensions économiques et politiques.
FRANCOIS HOUTART:
6 Les brèves
Ndlr : la publication des articles ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou les points de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.
Nb : la publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.
6-1 Reprise de la guerre
Sept personnes ont été tuées, jeudi 7 janvier avant l'aube, dans des attentats contre des maisons de policiers irakiens, qui ont notamment visé un responsable de la 'sécurité 'dans une localité près de Ramadi, a affirmé un officier de police.
Walid Al-Hiti fut un des policiers ayant engagé la lutte contre 'Al-Qaida' dans cette région de la province d'Al-Anbar, une ancienne place forte de la résistance avant que des chefs tribaux retournent leurs armes contre les résistants.
Ces attaques ont illustré une nouvelle fois le changement de stratégie de la résistance irakienne qui s'attaque depuis août aux symboles de l'Etat.
Le 3 décembre, le chef antiterroriste de la province irakienne de Salaheddine avait été tué dans un attentat-suicide à Tikrit, la capitale de la province de Salaheddine.
Le lieutenant-colonel Ahmed Al-Fahal avait participé en 2007 aux opérations pour défaire ‘Al-Qaida’ dans la province, devenue après l'invasion de l'Irak par l'armée américaine en 2003 un foyer de la résistance.
Agé d'une quarantaine d'années et ancien officier dans l'armée de l'ancien président Saddam Hussein, Ahmed Al-Fahal avait échappé à plusieurs tentatives d'assassinat.
7/1
http://www.lemonde.fr/proche-orient/
6-2 Chris Marsden : Tony Blair, la guerre en Irak et la ligue internationale des criminels de guerre.
Le 13 décembre un juge britannique délivra un mandat d’arrêt pour crime de guerre contre Tzipi Livni, l’ancienne ministre des Affaires étrangères d’Israël et actuelle leader de l’opposition. Elle encourait des poursuites en tant que membre du cabinet de guerre responsable de l’opération « plomb durci », l’offensive militaire menée contre Gaza entre le 27 décembre 2008 et le 18 janvier 2009.
Quelque 1.400 Palestiniens furent tués, en majorité des civils, parmi lesquels quatre cent femmes et enfants. 5.000 personnes au moins furent blessées et 21.000 habitations détruites.
Livni put éviter une arrestation parce qu’on l’informa de l’existence de ce mandat d’arrêt secret et elle ne se rendit pas en Grande-Bretagne.
La réaction du gouvernement britannique à l’émission du mandat d’arrêt a frôlé l’hystérie.
Cette réaction consista en des excuses personnelles à Livni et en promesses de la part du premier ministre Gordon Brown, du ministre des Affaires étrangères David Miliband et de la présidente de la Chambre des députés, Harriet Harman, que le gouvernement allait demander à faire changer la loi afin de prévenir tout mandat d’arrêt contre des responsables israéliens à l’avenir.
Il y a des raisons de politique étrangère évidentes à ce que la Grande-Bretagne se précipite pour protéger le gouvernement de Benjamin Netanyahu. Israël est un allié crucial de l’Occident au Moyen-Orient et une voix influente à Washington. Mais il y a d’autres facteurs qui dictent le comportement de Brown et Cie.
Chris Marsden
5 janvier 2010,
par Comité Valmy
6-3 Commission Chilcot.
22-01
Depuis quelques mois, les cinq membres de la commission nommée l'été dernier par Gordon Brown interrogent de nombreux témoins pour reconstituer les circonstances dans lesquelles le Royaume-Uni a suivi Washington pour rentrer en guerre avec l’Urak, puis comment s'est déroulée la phase qui a suivi l'invasion. «Mais, contrairement à la commission d'enquête néerlandaise qui vient de conclure que la guerre était illégale, la commission Chilcot n'a pas de légitimité pour statuer sur la légalité de l'invasion de l'Irak», fait remarquer Philippe Sands, professeur de droit international à l'University College de Londres, notant qu'aucun des cinq membres de la commission n'a d'expérience juridique.
Les conséquences pour Tony Blair et les anciens membres de son gouvernement risquent donc d'être limitées.
22/01
http://www.lefigaro.fr/international/
18 janvier 2010)
La commission ne délivrera pas de blâme ni n'établira de responsabilité pénale ou civile pour les erreurs commises (...) mais émettra des recommandations pour prévenir de futures erreurs dans la planification de la guerre et de ses suites
AP 19/1
1 Straw a soutenu la décision d'entrer en guerre contre Irak.
Devant la commission Chilcot, l'ancien chef de la diplomatie britannique a soutenu jeudi la décision de renverser Saddam Hussein, malgré une lettre de 2002 prouvant ses réticences.
Jeudi, Jack Straw, actuel ministre de la Justice de Gordon Brown et ancien ministre des Affaires étrangères de 2001 à 2006, a tenté de défendre la décision controversée de renverser Saddam Hussein en 2003. «Je croyais à l'époque, et je crois toujours, que nous avions pris les meilleures décisions possibles», a assuré Jack Straw dans une lettre de vingt-cinq pages adressée à la commission d'enquête.
L'ancien patron du Foreign Office a affirmé que la Grande-Bretagne avait agi pour éviter que le dictateur irakien ne détienne des armes de destruction massive.
Sur la légalité de la décision d'entrer en guerre, il assure qu'il a tout fait pour obtenir une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies, mais que tous ses efforts ont été réduits à néant par l'opposition de Jacques Chirac et la menace de veto française.
jeudi Jack Straw a signaler que la décision d'entrer en guerre avait provoqué de graves dissensions au sein du gouvernement de Blair et avait très fortement divisé l'opinion publique en Grande-Bretagne.
22/01
http://www.lefigaro.fr/international/
PS :
Le week-end dernier dans le Sunday Times, Jack Straw, avait envoyée en 2002 une lettre secrète à Tony Blair, (un an avant l'invasion de l'Irak).
Il y mettait très clairement en garde l'ancien premier ministre contre les risques d'un renversement du pouvoir à Bagdad. «Aucune (des analyses américaines) n'a donné de réponse satisfaisante sur la manière dont un changement de régime pourrait être réussi, ni de certitude que le nouveau régime serait meilleur que l'ancien», avertissait l'ancien ministre.
22/01
http://www.lefigaro.fr/international/
2 Enquête sur l'Irak: la guerre était "illégale" selon deux experts.
Deux anciens avocats impliqués dans la préparation de l'invasion de l'Irak par les troupes britanniques vont témoigner mardi devant la commission d'enquête Chilcot.
Ils vont dire qu'ils considéraient cette guerre comme "illégale", a rapporté dimanche "The Independent on Sunday".
Ces témoins seront entendus avant l'audition de l'ancien premier ministre Tony Blair, vendredi.
Michael Wood, un des principaux conseillers du Foreign Office à l'époque, et son adjointe Elizabeth Wilmshurst, qui avait démissionné avant l'invasion de l'Irak, expliqueront qu'ils n'étaient pas les seuls à avoir des doutes sur le bien fondé de l'opération visant à déposer Saddam Hussein.
Wood et Wilmshurst avaient "clairement avisé" le Foreign Office que cette action était "illégale" selon les règles internationales.
L'hebdomadaire "The Observer" confirme que M. Wood va indiquer à la commission d'enquête que cette guerre était "illégale" en l'absence d'une seconde résolution du Conseil de sécurité des Nations unies autorisant explicitement l'usage de la force en Irak.
Mais le conseiller N.1 du Foreign Office à l'époque, le procureur général Lord Peter Goldsmith, avait donné son feu vert à l'opération militaire britannique sous couvert d'une résolution de l'ONU adoptée en novembre 2002.
Lord Goldsmith sera entendu par la commission d'enquête Chilcot mercredi.
24/1
http://www.romandie.com/infos/ats/display.asp?page=201001...
3 La guerre en Irak «contraire au droit international».
Michael Wood, conseiller juridique au ministère des Affaires étrangères britannique au moment du déclenchement de la guerre en 2003, estime que l'invasion n'avait «pas de base légale».
«Je considère que l'utilisation de la force contre l'Irak en mars 2003 était contraire au droit international». La déclaration est de Michael Wood, qui était à l'époque le principal conseiller juridique du Foreign Office, devant la commission d'enquête britannique sur la guerre en Irak.
«A mon avis, l'usage de la force n'avait pas été autorisé par le Conseil de sécurité (de l'Onu) et n'avait pas d'autre base légale en droit international», a déclaré mardi matin Michael Wood devant les membres de la commission d'enquête de Sir John Chilcot.
Michael Wood a expliqué qu'il considérait que la résolution 1441 de l'ONU adoptée en novembre 2002, et qui offrait à Saddam Hussein une dernière chance de se conformer à ses obligations concernant l'abandon des armes de destruction massive qu'il était accusé de détenir, ne représentait pas une base suffisante pour entrer en guerre contre l'Irak.
Elizabeth Wilmshurst, adjointe de Sir Wood, qui avait démissionné de son poste avant l'invasion de l'Irak, devait s'exprimer devant la commission mardi après-midi.
Le conseiller juridique numéro 1 du gouvernement à l'époque, le procureur général Lord Peter Goldsmith, avait exprimé des réserves avant de finalement donner son feu vert à l'opération militaire britannique, malgré l'absence d'une deuxième résolution de l'ONU plus explicite sur l'entrée en guerre.
Peter Goldsmith sera entendu par la commission d'enquête Chilcot mercredi. L'ancien Premier ministre Tony Blair doit quant à lui s'exprimer vendredi devant la commission Chilcot, pour une audience très attendue à l'occasion de laquelle les opposants à la guerre en Irak ont prévu de manifester.
27/01
http://www.liberation.fr/monde/0101615798-la-guerre-en-ir...
6-4 Non à la peine de mort en Iraq.
Plate-forme électorale de M. Maliki: 900 prisonniers irakiens font face à une exécution sommaire
Dans la période précédant les élections, M. Maliki propose des exécutions pour renforcer ses chances
La démocratie dans le nouvel Iraq équivaut la mort et à la répression
Le régime actuel en Iraq sert l'occupation américaine: c'est l'occupation qui tue les Irakiens
* Nous demandons à tous d'œuvrer pour mettre fin à ces exécutions et d'imposer un moratoire sur la peine de mort en Irak.
* Nous exigeons la libération de tous les prisonniers politiques, emprisonnés en détention dans les prisons officielles et les installations
fantôme par les États-Unis, le gouvernement irakien installé par les US et ses milices, apportées en Irak par l'occupation américaine.
* Tous les Irakiens méritent protection et justice. Les procès inéquitables en Irak doivent cesser.
* Nous demandons au Conseil des Droits de l'Homme des Nations Unies de nommer un Rapporteur Spécial pour la situation des droits humains
en Irak.
* Nous appelons toutes les organisations qui défendent le premier des droits humains - le droit à la vie - d'adopter de toute urgence la cause
des 900 prisonniers dans le couloir de la mort en Irak.
* Nous demandons à toutes les associations d'avocats de protester contre l'absence de droit et de procédure en Irak, et de déclarer illégale
l'exécution imminente de ces 900 prisonniers.
* 900 prisonniers tués en Irak seraient 900 insultes à la conscience commune de l'humanité.
* Nous demandons à tous de faire tout en leur pouvoir pour amener le cas de ces 900 prisonniers face à la mort aux yeux du public, et à exiger
une action des autorités concernées.
* L'occupation américaine de l'Irak doit prendre fin. C'est cette occupation qui est l'ultime corde autour du cou de l'Irak, et la prison ultime du Peuple irakien.
S'il vous plaît endossez, distribuez et prenez des mesures
Le Comite du BRussells Tribunal
6-5 Les Marines ont plié bagage…pas les autres…
Le corps des Marines américains a mis un point final à une ‘mission’ de près de sept ans en Irak, passant la main à l’armée de terre américaine.
Leur départ marque le début d’une accélération du retrait américain d’Irak, au moment où l’effort de guerre américain se concentre sur l’Afghanistan…
Le dernier soldat américain devra avoir quitté le sol irakien avant la fin de l’année 2010, selon les termes du pacte de sécurité conclu entre Washington et les autorités de Bagdad.
Etape importante, ce matin, de ce retrait progressif : les Marines ont officiellement transmis la responsabilité de la province d’Anbar, à l’armée de terre américaine.
La cérémonie s’est déroulée sur leur base de Ramadi, à une centaine de kilomètres à l’ouest de Bagdad, précisément là où avaient eu lieu certains des combats les plus intenses.
C’est désormais la 1ère division blindée de l’armée américaine qui est responsable de Bagdad et de la province d’Anbar.
Avec ce transfert, le corps des Marines achève sa mission de près de sept ans, dans une zone considérée autrefois comme le principal terrain d’action de la résistance.
Au plus fort de la guerre près de 25.000 Marines avaient été déployés en Irak, pour la plupart dans cette vaste province désertique qui s’étend de l’ouest de Bagdad jusqu’aux frontières syrienne, jordanienne et saoudienne.
Si tout se passe comme prévu, ce retrait sera suivi par celui de dizaines de milliers de militaires américains dans les prochains mois.
Obama a en effet ordonné le départ de toutes les forces de combat d’ici le 31 août 2010. Les 50.000 derniers militaires américains devraient avoir quitté le sol irakien avant fin 2010.
Gilles Halais, avec agences
24/1
http://www.france-info.com/monde-moyen-orient-2010-01-23-irak-les-marines-ont-plie-bagage-395924-14-19.html
6-6 L'Irak redeviendra l'un des premiers producteurs de pétrole au monde.
Le gouvernement irakien a approuvé neuf contrats conclus ces derniers mois avec des compagnies pétrolières étrangères et organisera prochainement une cérémonie officielle pour leur signature, a indiqué mercredi le ministère irakien du Pétrole.
Ces contrats doivent permettre à l'Irak de (re)devenir l'un des premiers producteurs de pétrole au monde.
L'Irak a attribué sept contrats le mois dernier pour l'exploitation de ses champs pétroliers. Ils s'ajoutent aux trois qui avaient été attribués en juin, dont deux qui n'ont pas été officiellement signés.
Ces accords, passés notamment avec les géants pétroliers Shell, Petronas, CNPC et Lukoil, doivent permettre de porter la production irakienne à 12 millions de barils par jour (bj), contre 2,5 millions actuellement.
L'Irak a les troisièmes réserves de pétrole au monde, estimées à 115 milliards de barils
07/01/2010
http://www.alterinfo.net/notes/?start=10
6-7 Les troubles psychiatriques, charge croissant des troupes américaines.
Les troupes américaines retirées du front pour raisons médicales en Irak et Afghanistan de 2004 à 2007 sont de plus en plus évacuées pour des motifs psychiatriques, selon une étude américaine.
Seulement 14% des troupes retirées des opérations de combat sur une base médicale dans les deux guerres durant cette période de quatre ans ont été évacués pour cause de blessure de guerre, selon l'étude publiée par la revue médicale britannique dans son édition de samedi.
La principale cause de retrait sont les troubles musculo-squelettiques et les problèmes articulaires qui représentaient 24 % des évacuations.
Les motifs psychiatriques, qui comptaient pour 5% des évacuations en Irak et 6% en Afghanistan en 2004, pesaient respectivement 14% et 11% en 2007.
L'analyse, dirigée par Steven Cohen de Baltimore (Johns Hopkins School of Medicine), porte sur les données provenant de plus de 34.000 personnels américains évacués à l'hôpital militaire américain de Landstuhl, en Allemagne.
Les auteurs relèvent l'augmentation des cas psychiatriques en dépit de l'introduction d'équipes de santé mentale dédiées à la prévention du stress de combat.
La répétition des missions et le soutien faiblissant du public à la guerre en Irak pourraient partiellement compter dans cette augmentation des troubles psychiatriques, suggèrent les auteurs.
Parmi les autres causes médicales d'évacuation, figurent les troubles du système nerveux (10%) et les douleurs de la colonne vertébrale (7%).
22/1
http://www.romandie.com/ats/news/100122094645.9c2gs29q.as...
6-8 La Grande-Bretagne interdit l´exportation d´un détecteur de bombes.
La Grande-Bretagne interdit l'exportation vers l'Irak et l'Afghanistan d'un appareil portatif vendu comme un détecteur d'explosifs. Une enquête conclut, en effet, à son inefficacité.
Les parlementaires irakiens demandent aux forces de sécurité d'arrêter d'utiliser cet appareil.
Ce type de détecteur de bombes ne sera plus exporté par le Département britannique du commerce et de l'innovation.
La décision a été prise après un programme de la BBC sur des tests en laboratoire laissant penser que l'appareil ne serait qu'un vulgaire détecteur de vols.
Haider Mohammed
Citoyen irakien
"Mon frère est mort dans les explosions, et deux nièces et mon oncle sont morts dans les explosions. Si le détecteur est défectueux, nous demandons que le gouvernement ne l'exporte pas vers l'Irak."
Les députés irakiens appellent le parlement à mettre hors service les appareils en question, et à former une commission d'enquête pour demander leur remboursement.
Le gouvernement irakien a acheté plus de 1 500 appareils, et chacun coûte 60 mille dollars américains.
Les détecteurs sont produits par la compagnie ATSC, qui prétend que les appareils peuvent détecter les explosifs à distance. La police britannique a déjà arrêté le directeur de la compagnie, Jim McCormick, pour présomption de déclaration frauduleuse. Il a été libéré sous caution.
Malgré le mécontentement de la population, des responsables irakiens défendent les détecteurs.
Jawad Al-Bolani
Ministre irakien de l'Intérieur
"Ces instruments ont réussi à prévenir et détecter plus de 16 mille bombes qui menaçaient la vie des gens."
Selon les responsables, les détecteurs ont certes un pourcentage d'erreur mais il faut aussi tenir compte des erreurs humaines.
Zhang Xiaomei, CCTV
25/1
http://fr.cctv.com/program/journal/20100125/101453.shtml<...
6-9 Les renseignements fournis par les drones sont trop nombreux…
Les vidéos sur l'Irak et l'Afghanistan tournées en 2009 par les drones américains sont tellement nombreuses qu'elles sont difficilement exploitables: il faudrait 24 ans pour les visionner en continu, rapporte dimanche soir le New York Times sur son site internet.
Elles ont été trois fois plus nombreuses en 2009 qu'en 2007 et leur volume devrait encore s'accroître en 2010 avec des dromes à caméras multiples.
Des analystes les examinent en direct à la base aérienne de Langley (Virginie) et dans d'autres centres de renseignement militaire pour alerter les troupes sur les positions des résistants et des bombes le long des routes, précise le journal.
Elles pourraient également être archivées et utilisées à plus long terme pour déterminer l'activité des résistants, mais seulement une petite partie des vidéos tournées est archivée, ajoute le quotidien new yorkais.
(AFP) -
11-01
http://qc.news.yahoo.com/indepth/afghanistan/s/afp/100111...
6-10 Les "fusils de Jésus" américains créent la polémique dans les rangs de l'armée.
" Je suis la lumière du monde. Qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais aura la lumière de la vie."
Prononcée dans une église américaine, cette phrase n'est que le douzième verset du huitième chapître de l'Evangile selon Jean. Evoquée, même de façon codée, sur les fusils d'assaut de l'armée américaine en Irak ou en Afghanistan, elle est beaucoup plus problématique et contrevient à l'ordre général numéro 1 applicable à l'armée américaine en Irak et en Afghanistan.
Cet ordre général daté de 2006 décrit toutes les activités "qui sont généralement admises dans les sociétés occidentales" mais que "les lois ou les coutumes locales interdisent", au nombre desquelles on trouve à l'article 3, alinéa l, "le prosélytisme de quelque religion, foi ou pratique que ce soit".
"LES FUSILS DE JÉSUS"
Un reportage diffusé par la chaîne de télévision ABC a en effet révélé, mercredi 20 janvier, que la société américaine Trijicon, sous contrat avec le Pentagone pour la fourniture de 800 000 viseurs contre 660 millions de dollars, avait fait graver sur son matériel, au sein des numéros de série, des codes faisant référence à deux passages du Nouveau Testament, en l'occurrence Jn 8. 12 et 2Cor 4. 6. ABC rapporte qu'entre eux, les soldats américains appellent ces armes "les fusils de Jésus".
Après l'indignation manifestée par la communauté musulmane américaine et des organisations de défense des libertés religieuses, Trijicon a assuré, jeudi, qu'elle allait fournir gratuitement cent trousses d'équipement "pour permettre d'ôter les références figurant sur les produits déjà en service". La société a ajouté qu'elle faisait graver des références au Nouveau Testament sur les enveloppes en métal de ses viseurs depuis plus de vingt ans.
"CELA FOURNIT DES ARGUMENTS À LA PROPAGANDE DES EXTRÉMISTES"
Pour le directeur du Conseil musulman des affaires publiques, Haris Tarin, "le fait qu'un équipement militaire comporte des références à la Bible est une violation des idéaux fondamentaux et des valeurs sur lesquelles notre pays a été fondé". Pire, a-t-il dit mercredi dans un communiqué, "cela fournit des arguments à la propagande des extrémistes qui prétendent qu'il existe une croisade contre l'islam menée par les Etats-Unis".
Le Pentagone s'est dit "préoccupé" par ces révélations. Le corps des marines et l'armée de terre ont lancé un examen de leurs procédures d'achats de matériels. Trijicon a précisé jeudi qu'elle avait pris l'initiative de supprimer ces références bibliques "en réponse aux préoccupations exprimées par le département de la défense", qu'elle supprimerait aussi ces références sur les viseurs déjà fabriqués mais pas encore livrés et a proposé aux armées étrangères utilisant ces matériels – notamment les forces britanniques et néo-zélandaises – de supprimer ces références à la Bible.
Un porte-parole de l'armée de terre, Gary Tallman, a indiqué à l'AFP que les responsables militaires "ignoraient jusqu'à il y a quelques jours la présence de ces références bibliques codées". "Ce n'est pas la politique du département de la défense de mettre des références religieuses, quelles qu'elles soient, sur ses équipements", a-t-il affirmé. Selon des sources au Pentagone, un peu moins de 300 000 de ces viseurs sont actuellement en service, dont 220 000 utilisés par les marines et de 70 000 à 75 000 par les soldats déployés en Irak et en Afghanistan.
24/1
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2010/01/22/les-fu...
Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.
- " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme - Article 19
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30.01.2010
n°8 - 11-09- dossiers Géopolitique - -26-01 – Début - A qui profite le crime ?
n°8 - 11-09- dossiers Géopolitique - -26-01 – Début - A qui profite le crime ?
11-09- dossiers Géopolitique
n°8 du 26-01
C.De Broeder & M.Lemaire
Le "dossier - Géopolitique du 11-09 " est visible sur mes blogs :
http://www.dhblogs.be/categories/International.html
http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html<...
Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html
NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be
| Sommaire : 1 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion 1 -1 GeantVert : Bâtiment 7 du World Trade Center : le « talon d’Achille » du 11-Septembre. 2-2 Daniel Pearl : Les 7 sacrifiés du mensonge : du 11 Septembre à la guerre contre l’Irak. Suite 2-3 Chérif Boudelal : A qui profite le crime ? 2-4 Jean-Claude Paye : Tülay Umay* : Le renversement de la place de la victime : un paradigme de la modernité. 2 Dossier 2-1 - Bluerider : 11 septembre : un tour d’Europe du mouvement pour la vérité. 1: Une presse berlinoise ouverte, mais qui publie peu d’articles. 2: Un éminent et courageux journaliste. Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 2-1 Chauprade sur la contestation à la version officielle du 11 septembre 2001 |
1 Analyse - Géopolitique – Réflexion
1 Analyse - Géopolitique et stratégie
Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.
Ndlr : La publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.
1 -1 GeantVert : Bâtiment 7 du World Trade Center : le « talon d’Achille » du 11-Septembre.
S’il est un événement qui prouve que l’Administration américaine n’a pas dit la vérité sur ce qui s’est réellement passé le 11 septembre 2001, c’est bien l’effondrement d’un 3ème bâtiment, le Bâtiment 7, aussi appelé WTC7 ou encore "Solomon Brothers building" -Bâtiment des Frères Salomon- . Ce gratte-ciel de plus de 47 étages, aussi haut que la tour Montparnasse à Paris, est tombé en 6.5 secondes, le 11 septembre 2001, 7 heures après les Tours Jumelles et sans qu’aucun avion ne l’ait touché. Il abritait les bureaux de différentes agences du Renseignement ou de l’Administration, dont la CIA, la SEC (Security Exchange Commission – le gendarme américain de la Bourse qui travaillait notamment sur les dossiers Worldcom et Enron soi-disant disparus à jamais), et le Bureau de la FEMA, l’administration de Gestion des urgences de la ville de New York.
C’est cette même FEMA qui est connue pour son premier rapport technique très incomplet sur la chute des Tours Jumelles, les WTC1 et 2, et qui ignora totalement le WTC7, confiant le dossier technique au NIST (National Institute of Standards and Technology).
En août 2008, soit presque sept ans après la tragédie (!), le NIST, équivalent de l’association française AFNOR, a rendu son Rapport final sur la chute du WTC7, que 2 autres rapports officiels, administratifs ceux-là, avaient eux aussi totalement ignoré (celui du Joint Enquiry Comittee de 2002, et celui de la Commission d’Enquête du Sénat américain en juillet 2004).
Pire: au pretexte que ce bâtiment n’avait fait aucune victime dans sa chute -ce que met en doute le témoignage de Barry Jennings disparu la semaine avant la publication du rapport du NIST-, Dick Cheney lui-même s’était opposé à toute enquête policière et judiciaire spécifique sur cette chute.
Cependant, même du simple point de vue technique, et suite aux observations de chercheurs indépendants [1] déposées dans les délais très serrés imposés par le NIST, celui-ci a dû se résoudre à admettre que le WTC7 était bien tombé en "chute libre" pendant les 2.25 premières secondes[2] de l’effondrement, ce que de nombreux spécialistes déclarent incompatible avec un effondrement naturel.
Voici une vidéo qui résume ces faits et témoignages entourant la chute du WTC7, faits et témoignages qui sont en totale contradiction avec les rapports officiels.
Références :
- Vidéos : L’effondrement en chute libre du WTC7 est désormais officiel (1/2) et L’effondrement en chute libre du WTC7 est désormais officiel (2/2)
- Voir ReOpenNews : La réponse des Architectes et Ingénieurs au Rapport du NIST (en 3 parties), octobre 2008
Published on janvier 12, 2010 par GeantVert
http://www.reopen911.info/News/2010/01/12/batiment-7-du-w...
2-2 Daniel Pearl : Les 7 sacrifiés du mensonge : du 11 Septembre à la guerre contre l’Irak.
Chapitre I
Le 7 août 1998, le Kenya et la Tanzanie étaient plongés dans l’horreur avec l’explosion simultanée de voitures piégées devant les ambassades américaines de Nairobi et de Dar es-Salaam.
Trois jours après, l’Armée islamique pour la libération des lieux saints musulmans revendiquait les opérations dans plusieurs communiqués.
Tous les regards convergèrent alors vers Oussama ben Laden, lequel est soupçonné de financer les groupuscules islamistes et de les fédérer à travers son organisation al-Qaida.
Quelques jours plus tard, Bill Clinton ordonna le bombardement de plusieurs camps d’entraînement d’al-Qaida en Afghanistan ainsi que la destruction de l’usine pharmaceutique d’Al Shifa près de Khartoum au Soudan, accusée de produire des armes de destruction massive.
Cette initiative fut lancée en violation flagrante de la souveraineté territoriale du Soudan et dans le mépris absolu de toutes les règles, lois et traités internationaux, au premier rang desquels la Charte de l’Organisation des Nations Unies.
Les allégations avancées par l’administration américaine pour légitimer ce bombardement se sont avérées non fondées. Des personnalités connues pour leur neutralité et leur objectivité, des scientifiques et des experts de premier plan ont réfuté les arguments américains en démontrant leur fausseté.
Tom Carnavin, ex-directeur d’Al Shifa, a pu témoigner que l’entreprise n’avait aucune capacité à produire des armes chimiques et que contrairement aux assertions américaines l’unité n’était pas protégée par un dispositif de sécurité renforcée.
De son côté, Henri Jop, ingénieur américain qui dessina les plans de l’usine, confirma que son unique destination ne pouvait être que la production de médicaments, ce point ayant été assuré par les maîtres d’œuvre jordaniens qui avaient dirigé sa construction. D’autres réfutations tout aussi incontestables ont été publiées dans les plus grands organes de presse occidentaux tels que The Observer et The Independant au Royaume-Uni ou le New York Times.
Les États-Unis ont besoin de se donner bonne conscience avant d’entreprendre toute action agressive pour normaliser les nations récalcitrantes à leur domination, mais aussi de conditionner les opinions publiques mondiales pour qu’elles acceptent sa politique d’hégémonie. Ainsi, l’offensive médiatique devance et prépare l’offensive militaire. Elle est destinée à convaincre les parlementaires du Congrès américain qui votent les budgets ainsi que les militaires qui accomplissent les buts de guerre, de la légitimité morale des agressions meurtrières entreprises sous prétexte de sécurité nationale.
La destruction par des missiles de croisière de l’usine d’Al Shifa en fut une illustration parfaite.
Après avoir soutenu, sans preuve, qu’elle abritait une unité de production d’armes chimiques et notamment de gaz innervant VX, il fallut bien, aux experts du Pentagone et de la CIA, finir par convenir qu’ils s’étaient trompés !
Les études, analyses et contre-expertises réalisées par des laboratoires indépendants et contenues dans le rapport très circonstancié de l’ambassadeur de la république d’Allemagne ont en effet balayé les déclarations américaines et démontré l’illégitimité de l’agression perpétrée contre le Soudan.
Reste que dans l’opinion publique internationale le mal était fait : les démentis et correctifs n’ayant été publiés que sous forme de brèves de bas de page, le grand public en resta aux motifs invoqués lors du bombardement. En matière de propagande et de désinformation, celui qui prend l’initiative et qui a le contrôle sur les réseaux planétaires de communication et de diffusion de l’information est assuré d’être toujours gagnant. La manipulation d’Al Shifa a été le prélude de la guerre préventive et de la guerre au terrorisme.
Dans un article de Daniel Pearl intitulé « Dans le bombardement du Soudan, la preuve dépend du point de vue où l’on se place » qui a été publié par le Wall Street Journal le 28 novembre 1998, le journaliste avait compris que les représailles en réponse aux attentats de Dar El Salam et Nairobi, attribués à al-Qaida, n’étaient qu’une opération de désinformation. Pearl y démontra ainsi que le prétexte avancé par le gouvernement ne tenait pas, et que les véritables raisons de l’attaque sur l’usine chimique étaient autres.
Mais Pearl alla plus loin encore, il avait compris que cette manipulation de l’information était le prélude à une guerre à venir, la conclusion prémonitoire de son article était : « Ce sera une guerre sale ».
Ce qui suit est le texte intégral de cet article remarquablement renseigné qui contient beaucoup d’indications qui se vérifieront les années suivant sa parution.
L’homme qui a fait ce travail d’enquête sera assassiné dans des conditions pour le moins troubles en 2001.
« KHARTOUM, Soudan — Saleh Idriss, investisseur soudanais, rencontre quelques problèmes : son usine est en ruines, ses comptes dans une banque américaine sont gelés et les services de renseignements américains le présentent comme un homme de paille du terroriste islamiste Oussama ben Laden.
Si ceci est vrai, et M. Idriss a juré ses grands Dieux que c’est faux, on peut penser que cela contribue à expliquer pourquoi les missiles de croisières américains ont détruit le 20 août dernier l’usine pharmaceutique d’Al Shifa en représailles d’attentats contre des ambassades des États-Unis en Afrique.
En fait, au moment même où les missiles de croisière partaient des bateaux de guerre américains, les responsables du renseignement américain avouaient ne savoir que peu de choses sur Idriss, et ne savaient pas qu’il avait acheté quelques mois auparavant l’usine de Al Shifa. Pourtant, depuis le bombardement, des sources diverses leur ont fourni des informations selon lesquelles Al Shifa était liée à Oussama ben Laden et ses tentatives pour se doter d’armes chimiques.
Certains alliés des États-Unis et quelques autorités de Washington ne sont toujours pas sûrs que les États-Unis aient frappé le bon objectif et il se pourrait bien qu’on ne connaisse jamais toute la vérité sur Al Shifa, masquée qu’elle est par le kaléidoscope politique de la lutte antiterroriste. La preuve essentielle est un morceau de terre ramassé près de l’usine et que les Américains estiment contenir un produit chimique dont on se sert pour fabriquer des gaz neurotoxiques.
Mais plus on y regarde de près, plus les choses s’obscurcissent.
L’histoire de l’usine de Al Shifa est assez embrouillée et M. Idriss, un millionnaire auquel sourit la fortune à l’image de ceux que le Moyen-Orient génère souvent, est un investisseur non moins hardi qui a accepté d’acheter l’usine en mars après une visite bien superficielle. Il ne peut affirmer que l’usine de Al Shifa n’a jamais produit d’ingrédients destinés à la fabrication d’armes chimiques, étant donné qu’il était encore en train d’étudier en profondeur les installations lorsque les Américains les ont détruites.
Certains de ses contrats au Soudan l’ont mis en relation avec des personnes qui avaient eu contact par le passé avec M. Bin Lâdin ou ses sociétés, bien que M.Idriss soutienne que ses contacts étaient sans importance. Il prétend qu’il avait l’intention de réorganiser Al Shifa pour partir à la conquête des marchés pharmaceutiques d’Afrique et du Moyen-Orient.
Les Américains avaient des raisons de penser que le Soudan souhaitait se doter d’armes chimiques. Il est en guerre civile avec des résistants soutenus par les Américains, dispose de trop peu d’argent pour se fournir en armement conventionnel et n’a pas signé de traité contre la détention des armes chimiques. Et comme le pays a autrefois donné asile à des résistants, les Américains prétendent qu’ils doivent prendre très au sérieux les rapports selon lesquels M.ben Laden et l’Iraq aideraient le Soudan à se doter d’armes chimiques.
Les autorités américaines affirment que le principal argument pour prendre Al Shifa comme cible était et reste cet échantillon de terre qu’on leur a remis en janvier et dont ils disent qu’il a été ramassé à un jet de pierre d’Al Shifa par un agent entraîné par la CIA, lui-même surveillé par un autre agent. Les autorités affirment que trois tests séparés pratiqués sur l’échantillon de terre ont montré une forte densité d’une substance, connue sous le nom de EMPTA, dont on peut facilement faire un gaz neurotoxique mortel.
Toutefois, d’autres maillons de la chaîne de preuves qu’ont présentées les officiels américains sont beaucoup plus fragiles que ce qu’avaient laissé entendre les rapports précédents. Les Américains n’ont cessé de répéter que l’usine faisait partie d’un complexe de la société d’Armement Militaire, le fabricant d’armes du gouvernement soudanais. En outre malgré les articles de presse qui expliquaient que les Américains avaient intercepté des communications entre l’usine et l’Iraq, un membre des services de renseignements américain a reconnu que tout ce que les Américains avaient en fait découvert, c’était des enregistrements indiquant que des membres de la direction d’Al Shifa avaient commencé à se rendre en visite en Iraq l’an dernier.
Les autorités supposent que les entretiens portaient sur les armes chimiques parce qu’ils avaient lieu dans une usine pharmaceutique dirigée par celui qu’ils considéraient comme le numéro 1 du programme iraquien sur le gaz neurotoxique VX : Emad Ani.
Mais les dirigeants de Al Shifa affirment qu’ils n’ont eu que des entretiens techniques sur un accord de coopération industrielle et qu’ils n’ont jamais eu de contact avec l’homme en question. L’inspecteur en armement des Nations Unies qui est le plus au contact de l’usine iraquienne déclare que M. Ani est un des hauts dirigeants de la Société d’État qui possède l’usine, mais n’a jamais été directement associé à son fonctionnement.
Interrogé sur le bombardement américain, M. Idriss répond : « Je pense que c’est le résultat d’une erreur ». Mais quand on l’interroge sur les rumeurs qui ont couru sur lui depuis le bombardement, il répond : « Cela vient de Moubarak ». Il parle de Moubarak Fadi Al Mahdi, un ténor de l’opposition soudanaise qui est en bisbille depuis plus d’un an avec M. Idriss pour des questions d’allégeance politique. M. Mahdi reconnaît avoir commencé à se renseigner sur l’usine après avoir appris en mai que M. Idriss l’avait achetée. Cinq jours après la frappe de missiles de croisière, il a diffusé un communiqué dans l’organe d’information de l’Alliance Démocratique, un groupe de dissidents, communiqué par lequel il accusait M. Idriss d’avoir investi dans un projet militaire soudanais. Des officiels américains ne vont pas tarder à donner de l’écho à cette déclaration. M. Mahdi s’en prit aussi directement à Al Shifa en affirmant que son personnel comportait des scientifiques et des techniciens iraquiens. Il insistait en soulignant que la plupart des installations pharmaceutiques au Soudan n’emploient pas en priorité des experts étrangers.
M. Mahdi nie s’être ouvert de ses soucis à quiconque avant le bombardement et les autorités du renseignement américain nient avoir fait confiance à quiconque aurait cherché à s’en prendre à Al Shifa et par-là à M. Idriss. Toutefois, c’est un secret de polichinelle que les autorités américaines, n’ayant pas d’ambassade à Khartoum qui pourrait leur servir de poste d’observation, ont toujours cherché à se renseigner sur des armes chimiques auprès de la dissidence et que les gouvernements amis comme l’Égypte reçoivent aussi leurs renseignements des membres de l’opposition soudanaise.
M. Idriss faisant référence à ses propres relations avec l’opposition soudanaise, prétend qu’il est loin d’être le genre de personnes à qui le gouvernement soudanais actuel ferait confiance pour prendre part à un projet militaire sensible. Son avocat pour le marché de Al Shifa, par exemple, qualifie de dictature le régime en place.
Cela dit, M. Idriss reconnaît aussi faire des affaires avec des personnalités du régime dont Abdul Baset Hamza, ancien ingénieur du gouvernement qui soutient avoir supervisé un chantier de construction de route conduit pour une société qui appartenait à Oussama ben Laden lorsque celui-ci était en exil au Soudan. M. Hamza construit maintenant des usines militaires pour le régime fondamentaliste du Soudan. Il prétend avoir tenté de décider M. ben Laden à investir dans une compagnie de téléphone et une usine de fabrication d’obus de mortiers, mais l’islamiste a refusé de mélanger ses capitaux avec ceux du gouvernement. Toutefois, plus tard, M. Hamza a obtenu que M. Idriss investisse dans la compagnie de téléphone et dans la construction d’un laminoir.
Les avocats de M. Idriss à Washington essaient maintenant de convaincre le ministère de la Justice qu’il n’a aucun lien avec Oussama ben Laden et que le gouvernement devrait libérer les fonds qu’il a en dépôt à la Bank of America. Seulement les officiels du renseignement américain ne veulent rien savoir. Ils ont déclaré lors d’un entretien qu’ils ont trouvé des preuves de ce que M. Idriss aurait accepté de l’argent d’un membre du Jihad islamique égyptien, mouvement lié à Oussama ben Laden. M. Idriss nie tout en bloc.
En outre, ses conseillers sont en train d’enquêter auprès des employés de Al Shifa et tentent de réunir des laboratoires indépendants pour analyser le sol près du site de l’usine. Mais des officiels américains et des experts en armement chimique prétendent qu’il n’est pas sûr que l’EMPTA résiste à la chaleur provoquée par l’explosion des têtes militaires des missiles. Les Américains, en partie pour cette raison, empêchent toute enquête du conseil de sécurité des Nations Unies. Cependant, les dirigeants de Al Shifa soutiennent que les documents qui étayaient leurs dires ont été détruits par les bombardements. Des amis [d’Idriss] assurent qu’imaginer Idriss soutenant des islamistes purs et durs est absurde parce que, bien que musulman pratiquant, il ne partage pas le puritanisme de M. ben Laden. M. Idriss apprécie les chansons d’amour soudanaises, a un luth arabe sur le canapé de chacune de ses maisons du Caire, de Jeddah, de Khartoum et de Londres et ses amis assurent qu’il n’empêche personne de boire de l’alcool dans les soirées qu’il organise. Deux de ses associés rappellent qu’il a refusé d’investir dans des boutiques de souvenirs à la sortie des mosquées parce qu’il craignait que l’argent récolté serve à acheter des armes pour la Bosnie.
Quoique son ascension de simple comptable de banque au statut de millionnaire suscite des soupçons ici, ses amis soutiennent qu’il ne cache aucun secret. M. Idriss est le protégé et parfois le partenaire financier de deux hommes d’affaires séoudiens qui évitent toute publicité et qui pourraient acheter, selon certains experts, vingt fois les affaires d’Oussama ben Laden, à supposer que l’islamiste dispose des deux cents millions de dollars qu’il est réputé avoir hérités il y a quelques années. L’un des hommes d’affaires est le Sheikh Muhammad Hussein al Amoudi, un magnat des travaux publics et du bâtiment qui a des origines éthiopiennes et qui vient de construire un luxueux hôtel Sheraton dans la capitale éthiopienne.
L’autre est le Sheikh Khâlid ben Mahfoudh, un riche banquier d’origine yéménite qui est en train de reconstruire le port d’Aden, au Yémen.
M. Idriss, quarante-six ans, fils de tailleur vient d’une ville agricole du nord du Soudan. Il a émigré en Arabie Séoudite en 1976 et y a trouvé du travail comme comptable à la Banque Nationale du Commerce, qui appartient à Sheikh Khâlid. Finalement, il a été admis dans le cercle restreint des proches conseillers de Sheikh Khâlid où il se mit à encaisser des commissions en trouvant des investissements pour ses amis. L’un de ses premiers contrats a été celui qu’il a passé avec la société WorldSpace, entreprise basée à Washington. Aux termes de ce contrat d’environ un milliard de dollars – on ne dira pas comment il a été passé – est sur le point d’être lancé le premier de trois satellites qui doit émettre des programmes de radio vers l’Afrique et le Moyen-Orient.
M. Idriss a également impressionné le Sheikh Khâlid en lui permettant ainsi qu’à sa banque de se désengager du scandale du blanchiment d’argent de la BCCI [ Bank of Credit & Commerce International ] raconte un intime. M. Idriss a travaillé en sous-main, renseignant les journalistes arabes et aidant à négocier un arrangement de quatre cent quarante-deux millions de dollars avec les liquidateurs de la BCCI. M. Idriss a perdu un peu de son propre argent dans une agence londonienne de la BCCI qui a fait faillite en 1991, mais ensuite, il a engagé l’ancien directeur de l’agence pour l’aider à faire fructifier ses affaires à Londres. « C’est un type bien « explique M. Idriss.
M. Idriss expose qu’il fait des affaires avec des gens liés au front islamique national (FIN) soudanais parce qu’il ne peut pas faire autrement. Mais s’il investit au Soudan actuellement, c’est parce que lorsque le gouvernement actuel tombera « Je serai en place ».
M. Idriss explique qu’il songeait à construire une usine pharmaceutique depuis des années. Seulement, Al Shifa était une création de Bashir Hassan Bashir, un partisan du FIN. Faisant appel à un architecte américain et à une entreprise chinoise, raconte M. Bashir, il construisit Al Shifa en 1993 afin de produire essentiellement pour l’exportation ce que ne faisait aucune usine pharmaceutique soudanaise.
Le Soudan est maintenant fier de son modèle de Al Shifa, mais en fait la programmation en a été très mal faite, selon des employés. M. Bashir voulait une usine de produits vétérinaires, mais il avait vu trop grand. Il y inclut donc une chaîne de produits pharmaceutiques pour l’homme. Cela voulait dire qu’il fallait s’agrandir au-delà d’une route désaffectée, raconte-t-il. Des dirigeants inexpérimentés ont acheté du matériel qui ne convenait pas et les autorités soudanaises refusèrent souvent des comprimés qui venaient des chaînes de Al Shifa.
Le directeur général soudanais du site, Osman Salman, explique que Al Shifa ne pouvait payer ses fournisseurs et il passa même quelques nuits en prison pour chèques sans provision. Alors, M. Salman envoya une télécopie désespérée à M. Idriss lui demandant d’acheter Al Shifa. Il savait qu’il avait l’argent et qu’il avait acheté de nombreuses sociétés soudanaises. Les deux hommes racontent qu’ils se sont rencontrés en Arabie Séoudite où M. Salman avait dirigé une société d’alimentation avant de revenir au Soudan.
Les officiels du renseignement américain évoquent des relations entre M. Salman et M. ben Laden. M. Salman explique qu’une société de bâtiment ben Laden a loué sa maison de Khartoum en 1992. Mais la fois où il s’est approché le plus près de l’islamiste cela a été lorsque, debout dans la rue poussiéreuse à l’extérieur de la propriété, il a crié contre l’agent de M. ben Laden parce que les occupants avaient démonté les toilettes à l’occidentale de la maison, raconte-t-il.
M. Idriss se précipita à Khartoum dans les jours qui ont suivi l’arrivée de la télécopie de M. Salman dans laquelle ce dernier mentionnait qu’un consortium séoudien s’intéressait aussi à Al Shifa. M. Idriss savait que le propriétaire du site était proche du FIN, mais il savait aussi qu’il était un importateur de médicaments qui avait eu des accrochages d’ordre réglementaire avec le gouvernement. M. Idriss, après avoir jeté un coup d’œil sur l’album photo du site d’Al Shifa fit une visite de vingt-quatre heures sur place, signa un accord par lequel il payait un million de dollars et endossait dix-huit millions de dollars de dettes. Puis il quitta la ville, racontent des employés.
Il confia l’expertise de l’usine à un de ses cousins, un professeur de pharmacie du nom de Idris Bubakr EtTayeb. Le Dr EtTayeb conclut rapidement qu’un tiers du personnel pouvait partir et qu’il fallait remplacer M. Salman par un spécialiste de la pharmacie. Cet été, explique le Dr EtTayeb, un ami lui a fait part de rumeurs venant des milieux de l’opposition selon lesquelles Al Shifa était un site de fabrication d’armes chimiques, mais il n’en tint pas compte parce que c’était absurde. Comment aurait-on pu fabriquer secrètement des produits chimiques à Al Shifa ? C’était une petite usine qui ne disposait pas d’installations de distillation et elle était si ouverte à tout le monde qu’il voulait restreindre les visites pour des raisons d’hygiène.
Les relations du site avec l’Irak étaient connues de l’équipe de M. Idriss.
En août 1997, M. Bashir et un directeur des ventes expliquèrent qu’ils étaient allés à Bagdad avec des cartons d’échantillons de médicaments et qu’ils trouvèrent l’hôtel ArRachid inondé de commerciaux en pharmacie concurrents qui se disputaient les contrats pour approvisionner l’Iraq dans le cadre d’un programme des Nations Unies. Les commerciaux expliquèrent qu’ils étaient allés sur le site pharmaceutique iraquien de Samarra pour tenter de mettre au point un accord industriel de production. Si Samarra pouvait produire certains médicaments à Al Shifa et Al Shifa en produire d’autres en Iraq, cela réduirait les coûts et fournirait une base d’échanges commerciaux. Le Dr EtTayeb dit qu’il était au courant de cette proposition à laquelle aucune société ne donna suite, parce qu’il a participé l’année dernière à une réunion de travail de pharmaciens à l’échelon du Soudan où on l’a évoqué brièvement.
Al Shifa avait emporté une adjudication en janvier pour livrer en Irak pour cent quatre-vingt-dix-neuf mille dollars de « Shifazole », un vermifuge pour animaux.
Cet été, l’usine n’avait pas encore livré un seul flacon, en raison de difficultés techniques. Pour prouver que, malgré tout, l’usine était sur le point de faire un premier envoi, le Dr EtTayeb montre une centaine de flacons blancs d’un litre portant la marque Shifazole qui s’amassent maintenant sur un tas de décombres du site Al Shifa.
M. Idriss était à Londres le 20 août quand il a appris que les missiles de croisière américains avaient détruit Al Shifa. « J’ai ri », raconte-t-il en pensant que les missiles étaient en fait destinés à un autre objectif. Ensuite il prit l’avion pour rencontrer au Caire des amis de la dissidence soudanaise.
La querelle entre MM. Idriss et Mahdi est symptomatique de leur pays divisé. M. Idriss soutient le Parti démocratique unioniste, modéré et dominé par les musulmans qui est en occurrence avec le parti musulman modéré de l’Umma pour la domination à venir du Soudan. Chaque parti soupçonne l’autre de nouer des accords avec le régime en place.
Moubarak Fadi Al Mahdi, ministre de l’Intérieur avant le coup d’État de 1989, est connu pour être le coordinateur du Parti de L’Umma et son pourvoyeur de fonds. Lui et M. Idriss ne se sont jamais rencontrés, mais se méfient salutairement l’un de l’autre. M. Idriss explique que les personnalités de l’opposition comme M. Mahdi sont la cause de ce que les Soudanais ne se débarrassent pas du régime actuel. M. Mahdi prétend que la raison en est que les hommes d’affaires comme M. Idriss sont « coupables de collaboration » parce qu’ils importent du blé dans un Soudan affaibli. Le soutien que M. Idriss apporte à certains partis d’opposition a pour but de « semer une sorte de confusion » sur ses ambitions réelles, dit-il.
Au début de l’année dernière, alors que les résistants faisaient face à une violente contre-attaque soudanaise le long de la frontière orientale, M. Mahdi est passé sur une chaîne de télévision arabe émettant de Londres, clamant qu’une compagnie de fret appartenant à un homme d’affaires séoudien originaire du Soudan transférait des armes de l’Iran au Soudan. Il s’agissait d’une allusion sans équivoque à la Trans Arabian Air Transport, une compagnie dont M. Idriss est le propriétaire. Celui-ci répondit qu’il avait découvert que sa compagnie aérienne s’était livrée à un transport non autorisé depuis l’Iran. Il déclara qu’il s’agissait de matériel destiné à la police et non d’armes de guerre, sans apporter plus de précisions.
Néanmoins, M. Idriss était furieux que M. Mahdi ne l’ait pas contacté avant de porter l’affaire sur la place publique. Il dédaigna la tentative de deux journalistes soudanais de Londres qui proposaient d’organiser une réunion de conciliation.
Le soir du bombardement de Al Shifa, M. Mahdi, contacté chez lui au Caire par deux journalistes du Wall Street Journal qui souhaitaient connaître sa réaction, put souligner des éléments qui semblaient incriminer l’usine de M. Idriss. Elle était reliée par une nouvelle route en dur avec un complexe militaire de l’Est situé à proximité, dit-il. ( La distance est de trois kilomètres, dont une partie sur une grande route très fréquentée). Le protecteur séoudien de M. Idriss, continua-t-il, a épousé une sœur de Oussama ben Laden. ( Même si c’était vrai – et selon des sources séoudiennes, c’est faux – M. ben Laden et sa famille sont très éloignés en matière de convictions idéologiques ; le ministère américain de la Defense a récemment confié à une entreprise de la famille la construction d’une nouvelle caserne pour les troupes américaines en Arabie Séoudite.)
Le 25 août, M. Mahdi a diffusé une télécopie prétendant qu’Al Shifa avait été construite en partie sur des terrains confisqués par le gouvernement et que, bien qu’officiellement propriété de M. Idriss, elle appartient en fait au FIN. M. Idriss se mit rapidement en contact avec les responsables du parti de M. Mahdi au Caire et menaça d’engager des poursuites judiciaires. M. Mahdi refusa de se dédire.
Au cours d’interviews, M. Mahdi a déclaré que le FIN au pouvoir se lançait dans les affaires et que M. Idriss, « un employé de banque », construisait des usines dans tout le Soudan. M. Mahdi prétendit que le complexe de sept usines de M. Idriss, connu sous le nom de Sariah, était un exemple des efforts du gouvernement soudanais pour repérer les usines civiles qui pourraient être reconverties à des fins militaires. Il affirma aussi que le laminoir de M. Idriss est situé à proximité d’une implantation de la Société Industrie Militaire ( Military Industrial Corp.) « qui produit vraisemblablement des gaz de combat ».
Se moquant de telles allégations, M. Idriss invita les journalistes à visiter ses sites industriels.
La visite du complexe de Sariah ne révéla rien de plus militaire que des batteries de véhicules et des rangers. Le laminoir, situé à proximité d’une route déserte n’était gardé que par trois jeunes gens sans armes et vêtus de T-shirt.
Les amis dissidents de M. Mahdi le trouvèrent très convaincant sur certains points tout en reconnaissant qu’il accusait souvent sans preuve. « Je me pose des questions sur la crédibilité de Moubarak » dit une personnalité de l’opposition, Sharif Harir, en soufflant sur son cappuccino à l’American Café, le Q.G. officieux des cancans où se réunit l’opposition soudanaise dans l’Érythrée voisine. Mais l’ascension de M. Idriss « a été trop rapide. Avec une paie d’employé de banque, il n’aurait pas eu les capitaux pour investir dans des usines ».
Certains officiels américains ne font pas confiance aux dissidents, mais en rencontrent souvent l’un ou l’autre à Asmara, capitale de l’Erythée. Lors d’une réception à la résidence de l’ambassadeur des États-Unis, se souvient un participant, un officier de renseignements américain déclara que les Américains s’inquiétaient de la présence d’armes chimiques au Soudan et étaient preneurs de toute information sur le sujet. Des dissidents prétendent avoir transmis une liste de suspects, mais que Al Shifa n’en faisait pas partie.
Des officiels du renseignement américain disent que Al Shifa avait attiré leur attention l’année dernière en raison de rapports de sécurité la concernant. Ensuite, ils avaient eu connaissance de la visite des dirigeants d’Al Shifa à Samara. Les officiels du renseignement américain disent qu’ils savaient que Al Shifa avait remporté une adjudication en Irak, mais qu’ils ne comprenaient pas pourquoi les Soudanais auraient utilisé la société « Samara Drug » comme intermédiaire.
L’Irak n’inspire pas à proprement parler la confiance lorsqu’on aborde la question des armes chimiques. C’est l’un des rares pays à les avoir utilisées. Selon des rapports non confirmés, l’Irak aurait fait héberger ses armes non conventionnelles dans des pays amis pour éviter qu’on ne les repère. Et l’Irak a été surpris en train de fabriquer du VX par le procédé de l’EMPTA.
C’est pourquoi expliquent les officiels américains, ils ont décidé de rechercher l’EMPTA ainsi que d’autres produits chimiques en analysant des échantillons du sol de sites suspects au Soudan. Al Shifa a été « le coup au but » on dit les officiels du renseignement américain. Selon eux les résultats des analyses ont été connus au cours de l’été et les enquêteurs ont commencé à planifier une seconde série d’analyses autour du site pour repérer d’où venait l’EMPTA. Puis survinrent les attentats du 7 août contre les ambassades. Les autorités de l’administration américaine décidèrent précipitamment que M. ben Laden était derrière ces actions et le président Clinton a exigé rapidement des objectifs à frapper en représailles.
En matière de renseignements, on n’est jamais sûr à cent pour cent, explique un officiel américain. Avec Al Shifa, dit-il, nous l’étions à quatre-vingts pour cent. Mais nous sommes en quelque sorte en guerre contre Oussama ben Laden. « Cela ne va pas être la guerre en dentelle. Cela va être une guerre sale, avec des choix sales et des décisions sales » ajoute-t-il. »
Traduction Geopolintel
Opération militaire américaine rendue possible par une désinformation portant sur la présence d’armes de destruction massive, le bombardement d’Al Shifa sera logiquement suivi quatre ans plus tard par la guerre en Irak justifiée par le même motif et dans un contexte de désinformation à plus grande échelle encore à en juger par l’affaire de Colin Powell et de son éprouvette d’anthrax à l’ONU.
Dans son article, Pearl citait les noms des propriétaires de l’usine Al Shifa, les Saoudiens Salah Idris, Mohamed Hussein al-Amoudi et Khaled ben Mahfouz.
Ces trois hommes ont fait l’objet d’allégations selon lesquelles ils auraient soutenu financièrement le terrorisme et les attentats du 11 Septembre. Le dernier nommé est un des inculpés du procès O’Neill intenté par les victimes du World Trade Center. Il est soupçonné d’avoir canalisé des millions de dollars vers le réseau al-Qaida via un organisme de charité saoudien Blessed Relief. Ben Mahfouz a eu des intérêts communs avec la famille Bush dans plusieurs affaires. Et selon le témoignage sous serment de James Woolsey, ancien directeur de la CIA, devant le sénat, le 3 septembre 1998, Oussama ben Laden serait marié à l’une des jeunes sœurs de Khaled ben Mafhouz [1].
Plus tard, M. Woolsey déclarera ne plus bien se souvenir, avoir mal prononcé un nom arabe, ne pas avoir relu la transcription de son intervention [2]. Puis il se rétractera le 15 décembre lors de son témoignage devant la haute Cour de Justice de Queen’s Bench Division, alors qu’il était venu soutenir le Wall Street Journal accusé de diffamation. Ben Mahfouz a quant à lui toujours nié ce lien familial. Aucune preuve formelle ne peut accréditer les dires de Woolsey, bien connu dans l’art de la provocation et du mensonge.
Pearl identifia aussi ces hommes comme les actionnaires principaux de la société WorldSpace Incorporated, un consortium américain d’opérateurs de radiophonie visant à établir des communications par satellite. Mais en 1998, Pearl ignorait encore que des personnalités américaines influentes étaient leurs associés dans cette affaire. C’est peut-être là que se trouve le point crucial dans sa compréhension des mécanismes de désinformation qui l’aurait tôt ou tard conduit sur la piste de cette connivence.
D’après le Réseau Voltaire [3], le bombardement de l’usine avait été demandé au Président Clinton par l’ex-secrétaire d’État George Shultz et par Donald Rumsfeld. Cette usine fabriquait des médicaments anti Sida, sans licence, pour les pays du tiers-monde et concurrençait les grands groupes pharmaceutiques parmi lesquels Gilead Science, le groupe dont Rusmfeld était le PDG jusqu’à son retour au gouvernement. Shultz siégeait également à la direction de Gilead. Cette firme venait d’obtenir d’importants marchés publics dans le cadre de la prévention des attaques chimiques et biologiques. En effet, Rumsfeld avait réussi à convaincre son opinion publique que le régime de Saddam Hussein détenait encore quelques armes de destruction massive, qu’il lui avait lui-même vendues pendant la guerre Iran-Irak, et que Bagdad envisageait de les utiliser contre le peuple états-unien.
Des républicains, anciens membres du gouvernement Reagan, réunis dans le groupe de réflexion Project for the New American Century [4] demandèrent donc au président démocrate de bombarder une usine au Soudan qui appartenait à des Saoudiens, auxquels certains d’entre eux étaient associés dans une société américaine. Ceux-ci feront parties du gouvernement Bush Jr en 2000. En effet, on trouve William Schneider Jr accompagné de l’ensemble des ténors des néoconservateurs, Wolfvowitz, Rumsfeld, Tenet, Woolsey, siégeant dans des commissions gouvernementales.
William Schneider est aussi un proche de Christine Lagarde, membre du gouvernement de De Villepin et actuelle ministre des Finances. Lagarde fut l’attachée parlementaire stagiaire de William S.Cohen coprésident de Empower America avec Jack Kemp. William Cohen deviendra secrétaire à la Defense de Clinton tandis que Lagarde sera par la suite membre du Center for Strategic and International Studies [CSIS] [5] le think tank du lobby pétrolier aux États-Unis, au sein duquel elle coprésidera avec l’actuel conseiller de Barack Obama, Zbigniew Brzezinski [6], la commission Action USA-UE-Pologne [7] et suivra plus particulièrement le groupe de travail Industries de Defense USA-Pologne et les questions liées à la libéralisation des échanges polonais. Lagarde fut donc une des responsables du USA-Poland Defense Industries working group qui traitait de l’installation du volet offensif de l’ABM [8] en Pologne.
Jack Kemp s’est également impliqué dans le programme ABM si l’on en croit un document qu’il a signé en 1998 et qui fut diffusé par le Washington Times dans lequel il mentionne la dangerosité de ben Laden pour théoriser de l’utilité de l’ABM.
Pourquoi et comment ces responsables politiques peuvent-ils être les associés d’un milliardaire accusé d’avoir financé les résistants du 11 Septembre ?
Et que penser des liens de ces Saoudiens avec l’affaire Sawari-2 qui est autrement connue sous le nom de l’affaire Clearstream-3 [9], l’affaire des rétrocommissions sur la vente de frégates à l’Arabie Saoudite qui auraient été touchées par certains hommes politiques, affaire qui continue à faire couler beaucoup d’encre ? D’après l’Economiste [10], un quotidien marocain, Mohammed Hussein al-Amoudi est président du Al Amoudi Group Compagny Ltd d’Arabie Saoudite, l’un des principaux conglomérats du royaume, dont le directeur général est Ali ben Mussalam, impliqué dans l’affaire du contrat d’armement Sawari-2. Mohammed Hussein al-Amoudi et Khaled ben Mahfouz sont tous deux actionnaires de WorldSpace.
Dans son livre « Le coupable idéal » aux Éditions Privé, Imad Lahoud qui est suspecté d’avoir falsifié les listings de Clearstream – mais l’ont-ils vraiment été ? – écrit qu’il aurait déclaré à Nicolas Sarkozy : « Écoutez, la seule chose que j’ai évoquée avec Philippe Rondot, ce sont des comptes que vous auriez en Italie à propos de rétrocommissions sur le contrat d’armement Sawari-2. Je me dis que c’est le genre de chose qui ne devrait pas lui faire plaisir. Je voulais l’agacer. Je réussis mon coup au-delà de toutes mes espérances. Devant moi, Sarkozy explose littéralement de rage » [11]
Revenons à William Schneider. C’est un personnage politique influent aux USA, membre du PNAC, think tank néoconservateur qui a argumenté dans une lettre [12] adressée à Clinton en 1998, la nécessité, déjà, de bombarder l’Irak prétextant un risque imminent pour les USA en s’appuyant sur la doctrine de la guerre préventive. William Schneider est l’un des promoteurs de l’IDS, l’Initiative de Defense Stratégique dite aussi « Guerre des étoiles ». Il a soutenu le concept de l’utilisation de bombes nucléaires dans le cadre de la guerre préventive.
Ce personnage est aussi l’associé de Mohamed Hussein al-Amoudi, fondateur du groupe Mohamed International Development Research and Organisation Company (Midroc) qu’il dirigeait aux côtés d’Ibrahim ben Ali ben Mussalam, l’un des principaux gestionnaires de la fortune du roi Fahd et qui a tenu un rôle de négociateur pour le contrat des frégates Sawari.
Schneider est donc à la fois un des protagonistes de la désinformation sur les armes de destruction massive en Irak par ses pressions sur Clinton et un proche des protagonistes de l’affaire Clearstream-3, cabale contre Dominique de Villepin, par ses liens avec ben Mussalam. William Schneider est aussi un administrateur d’EADS Etats-Unis et il était à ce titre l’un des principaux interlocuteurs du très américanophile Louis Gergorin, le corbeau de l’affaire Clearstream et l’un des fondateurs de la French American Foundation. Dominique de Villepin a été l’un des rares hommes politiques d’envergure internationale à dénoncer en 2003 la désinformation autour des armes de destruction massive. Dans son discours à l’ONU, il dénonce aussi les liens imaginaires entre Sadam Hussein et les attentats du 11 Septembre. À ce titre, il s’est attiré les foudres des néoconservateurs « va-t’en guerre », et il n’est pas étonnant qu’il puisse lui-même être victime d’une campagne de désinformation orchestrée par ceux-ci.
Pour être complet, il faut souligner que William Schneider a développé le concept de PO2G. Il s’agit d’une doctrine subversive visant à inciter les organisations résistants à passer à l’action pour mieux les détruire. En clair, cette doctrine vise à promouvoir des attentats pour susciter une résistance qui pourra ensuite être anéantie par la suprématie militaire US. William Arkin [13] dans le Los Angeles Times, offre un excellent article détaillé sur l’ensemble des dépenses que les différents services militaires vont diriger vers de nouvelles capacités d’action clandestines, et accorde une attention particulière à la résurrection de l’ancien Intelligence Support Activity (ISA) de l’ex-secrétaire à la Defense de Reagan Franck Carlucci, rebaptisé Grey Fox qui propose d’institutionnaliser les activités du Groupe d’Opérations proactives et préventives (P2OG) afin de lancer des opérations secrètes visant à stimuler des réactions parmi les résistants et les États possédant des armes de destruction massive. Autrement dit, il s’agit d’encourager des cellules résistantes à passer à l’action et les exposer à de promptes ripostes de la part des forces américaines.
Les attentats du 11 Septembre seraient, selon le rapport de la commission d’enquête, une défaillance des services des renseignements. Pourtant, le 19 juin 2005, le Times Herald révèle l’existence d’une unité de renseignements militaires « Able Danger » qui avait, selon toute vraisemblance, identifié Mohamed Atta et trois autres pirates du 11 Septembre (Nawaf Alhazmi, Khalid Almihdhar, Marwan Alshehhi) plus d’un an avant les attentats. Les quatre hommes sont identifiés comme membres d’al-Qaida oeuvrant aux États-Unis, dans la cellule dite de Brooklyn [14]. Cette unité de renseignements est une cellule secrète d’espionnage économique créée en 1999 sous l’administration Clinton. Elle deviendra par la suite l’héritière du réseau Gladio Stay Behind. Elle reprend le flambeau de Franck Calucci, patron du réseau US-ISA utilisé pour la prise d’otage à Téhéran en 1980. Pour cette opération, le gouvernement américain se servira des services de la BCCI de ben Mahfouz pour transiter les fonds de l’affaire Iran-Contras dirigée par le Lt Colonel Oliver North condamné en 1988 puis intégré par le Pentagone dans la chaîne Fox News, en tant qu’expert et analyste pour commenter le 11 Septembre. C’est le colonel Anthony Shaffer qui révéla l’identification de Mohamed Atta, mais l’armée ne voulut pas transmettre ces informations au FBI de John O’Neill [15].
Dans « Ben Laden, la vérité interdite » coécrit avec Guillaume Dasquié, J.C. Brisard racontera sa réunion, à Paris, en août 2001, avec John O’Neill, ancien coordinateur de la lutte antiterroriste aux États-Unis, devenu numéro 2 du FBI à New York chargé de la sécurité nationale, le directeur adjoint de la DST, responsable de la lutte antiterroriste, et l’ancien chef de la section antiterroriste du Parquet de Paris Alain Marsaud.
En 2007, Guillaume Dasquié sera mis en garde à vue à la DST en raison, entre autres, de ses révélations sur le 11 septembre 2001. L’article qui a énervé les services de renseignements remonte au 16 avril 2007. Sur deux pages, dans Le Monde, titrées « 11 septembre 2001 : les Français en savaient long » le journaliste raconte avoir consulté 328 pages de rapports de la DGSE rédigées entre juillet 2000 et octobre 2001, détaillant l’état des connaissances des services secrets français sur la nébuleuse al-Qaida. Michèle Alliot-Marie, alors ministre de la Defense, décide de porter plainte contre le journaliste. Les autorités cherchent à connaître par quels moyens il a obtenu ces documents classifiés, en clair, qui à la DGSE les lui a transmis, en violation avec les droits des journalistes de ne pas divulguer leurs sources.
Alors qui a-t-il contrarié par ses révélations ?
La plainte contre lui pour « détention de documents classés secret Defense »
et « divulgation de fichiers ou de renseignements classés secret Defense » officialise des informations qui jusque-là auraient pu passer pour des rumeurs infondées.
Mais revenons à Pearl qui, bien qu’il n’ait pas encore saisi tous les aspects de ce jeu, fut le premier à avoir perçu l’imminence de cette guerre. Au tout début de l’année 2002, Pearl sera enlevé puis décapité au Pakistan. Il s’y était rendu pour mener l’enquête sur le terroriste aux chaussures explosives du vol Paris New York, Richard Reid. Alors qu’il devait interviewer le cheikh Mubarak Ali Shah Gilani, un chef terroriste présumé, Pearl est enlevé par des activistes du « Mouvement national pour la restauration de la souveraineté pakistanaise » dirigé par un djihadiste nommé Omar Sheikh. Ce groupe, qui entretenait des contacts à la fois avec al-Qaida et avec l’ISI [16], prétendit que Pearl était un espion et, utilisant le courriel kidnapperguy@hotmail.com, présenta aux USA plusieurs demandes, dont la libération de plusieurs détenus pakistanais et la reprise de la vente de F-16 au gouvernement pakistanais.
J.P. Cloutier dans ses Chroniques de Cybérie, a établi les étapes de cette affaire trouble.
Le 3 mars, le secrétaire d’État Colin Powell déclare en entrevue à la chaîne CNN n’avoir aucune preuve de l’implication des services secrets pakistanais (ISI) dans l’enlèvement du journaliste Daniel Pearl. Le même jour, toujours à CNN, on demande à l’ambassadeur du Pakistan à Washington, pourquoi le principal suspect Omar Sheikh a été détenu et interrogé pendant sept jours par l’ISI avant d’être livré aux autorités policières. Réponse : ce qui comptait c’était de ne pas informer le public et les autres ravisseurs de sa détention.
Le lendemain, le gouvernement pakistanais informe officiellement les autorités étasuniennes que le principal suspect dans l’enlèvement du journaliste Daniel Pearl sera d’abord jugé au Pakistan avant de procéder à toute demande d’extradition aux États-Unis. Selon le quotidien pakistanais Dawn, le ministère public se heurte toutefois à certaines difficultés : les présumés complices de Omar Sheikh sont toujours en liberté et le corps de Pearl n’a pas été retrouvé.
Le 5 mars, le quotidien Dawn qui cite des sources policières rapporte que ces dernières mettent en doute l’authenticité de la bande vidéo de l’assassinat de Pearl. De plus, il y a un fait nouveau qu’on s’explique mal. Pearl a été enlevé le 23 janvier. Le 4 février, un siège sur le vol PK-757 de la Pakistan International Airlines en direction de Londres est réservé en son nom. Le billet est annulé le 8 février par l’acheteur qui demeure inconnu.
Le 7 mars, le président pakistanais Pervez Musharraf commente ainsi la disparition de Daniel Pearl : « Il cherchait à en savoir trop. Il s’est trop investi dans son enquête. Il y a un danger dans cette profession. Nous devons être prudents. » Musharraf n’a pas précisé pour qui les journalistes curieux représentaient un danger, pas plus que ce qu’englobait ce »nous » qui doit être prudent.
Le 9 mars, c’est dans un fourgon blindé que le principal suspect, Omar Sheikh, a été amené devant un tribunal de Karachi pour l’audition d’un témoin important. Un chauffeur de taxi aurait vu Omar Sheikh accueillir Daniel Pearl au restaurant d’où il est disparu. Enfin, le 11 mars, le Times of India revient sur l’étrange déclaration de Pervez Musharraf et pose directement la question : Pearl aurait-il découvert certains secrets embarrassants pour les services de renseignements pakistanais, l’ISI ? Un observateur suggère : « Relisez le journal que Omar Sheikh tenait alors qu’il était emprisonné en Inde. Il est rempli de références élogieuses à l’endroit de l’homme qui l’a inspiré. Et cet homme est Shah Sahab, l’ancien agent de renseignements de l’ISI à qui Omar Sheikh s’est rendu le 5 février. »
Un tribunal de Karachi accordait un délai ultime au ministère public, le 20 mars, pour inculper formellement Omar Saeed Sheikh pour sa participation dans l’affaire Daniel Pearl, à défaut de quoi il serait extradé aux États-Unis. Les procureurs ont déclaré que si l’enquête piétine, c’est que de nombreux complices sont toujours au large et qu’ils sont confrontés à de fausses identités. L’épilogue de cette histoire sera signé du président pakistanais Pervez Musharraf qui déclara dans ses mémoires que Omar Sheikh était un agent double travaillant pour l’ISI et les services du MI6 de sa gracieuse majesté la reine d’Angleterre.
Les attentats du 11 Septembre ont été largement exploités par l’Office Strategic of Influence pour justifier la guerre en Irak en présentant Sadam Hussein comme un soutien d’al-Qaida. Or, l’Irak est un pays laïque et ben Laden un islamiste fervent, et toute alliance est improbable entre eux. William Schneider est une pièce essentielle de ce dispositif de désinformation mis en place par les néoconservateurs du PNAC. Daniel Pearl, journaliste d’investigation dans la plus pure tradition de ce métier à haut risque, a payé de sa vie sa recherche de la vérité. La piste de Richard Reid, le terroriste aux chaussures explosives du vol Paris New York de décembre 2001, l’a mené au Pakistan, au coeur de l’échiquier international de la terreur. Ce qu’il était sur le point de découvrir, ou ce qu’il avait déjà découvert, lui a certainement valu le sort tragique qui lui a été réservé.
Rédaction Geopolintel
Tous droits de reproduction réservés.
Notes :
[1] Testimony before Senate Judiciary Committee Subcommittee” par James R.Woolsey, 3 septembre 1998
[2] Top investigator in 9/11 victims’s lawsuit faces libel action” par Ken Silverstein, Los Angeles Times, 26 février 2003
[3] Le Réseau Voltaire est une association française, fondée en 1994, dont les buts d’origine étaient « la promotion de la Liberté et de la Laïcité ». Elle oeuvrait à « l’émancipation des individus face aux dogmes et aux empires. » Depuis, elle a évolué en un « réseau international de presse non alignée » en s’appuyant sur un site internet multilingue qui rassemble des agences de presse et des journaux d’Amérique latine, d’Europe et du Monde arabe. Elle organise en 1995 la conférence Axis for Peace afin de mobiliser un mouvement contre l’impérialisme états-unien et contre la politique de l’État d’Israël. Son président, Thierry Meyssan, a suscité une vaste polémique au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 en affirmant dans un livre « L’effroyable imposture » qu’ils avaient été organisés par une faction du complexe militaro-industriel américain afin de pouvoir justifier des interventions des États-Unis en Afghanistan et en Irak. Le département d’État américain sous l’administration de George W. Bush a déclaré Thierry Meyssan persona non grata sur le territoire des États-Unis et celui-ci expliqua son exil au Liban en 2008 comme suit : « jusqu’en mai, les autorités françaises (gouvernement Chirac) ont garanti notre sécurité physique, notre liberté de circulation et d’expression. Il en va autrement aujourd’hui (élection Sarkozy) : les pressions sont plus fortes, elles s’étendent à notre entourage, et nous ne pouvons plus compter sur la bienveillance de la France ».
[4] Le Projet pour le Nouveau Siècle Américain est un groupe de réflexion néoconservateur américain, fondé en 1997, qui réunissait beaucoup des anciens membres du gouvernement Reagan et dont l’objectif affiché était de promouvoir l’hégémonie des États-Unis sur le reste du monde. Cette organisation a exercé une forte influence sur les hauts fonctionnaires du gouvernement des États-Unis durant les mandats de George W. Bush et a eu une incidence très importante sur le développement militaire et la politique étrangère de ce pays pendant cette période, particulièrement en ce qui concerne la sécurité nationale et la guerre en Irak. En janvier 1998 déjà, dans une lettre ouverte au président Clinton, ses membres appelèrent explicitement à mener une campagne en Irak pour renverser Sadam Hussein.
[5] Le Center for Strategic and International Studies ou CSIS est un groupe de réflexion et d’influence sur la politique étrangère états-unienne. Il fut originellement créé avec l’objectif d’encourager un lien fort entre Européens et Américains face à l’URSS. Il compte dans son conseil d’administration Zbigniew Brzezinski, Henry Kissinger, secrétaire d’État de Nixon puis de Ford, et James Woolsey, ancien directeur de la CIA. Le centre est à l’origine de la déclaration commune pour le renouvellement du partenariat transatlantique faite au plus fort de la guerre américaine contre l’Irak.
[6] Zbigniew Brzezinski, politologue américain d’origine polonaise, a été conseiller à la sécurité nationale du Président Jimmy Carter et était présenté pendant la dernière campagne présidentielle US comme l’inspirateur de la future politique extérieure d’un éventuel président Obama. Il a notamment écrit Le Grand Échiquier dans lequel il théorise l’idée que l’amélioration du monde et sa stabilité dépendent du maintien de l’hégémonie américaine. Toute puissance concurrente est dès lors considérée comme une menace pour la stabilité mondiale. Mais contrairement à l’unilatéralisme des néoconservateurs, il prône une alliance USA/Europe car la matérialisation de la doctrine Brzezinski, qui veut qu’ « Une puissance qui domine l’Eurasie contrôlerait deux des régions du monde les plus avancées et économiquement productives », passe par l’extension de l’OTAN vers l’Est et l’encerclement de la Russie, par la déstabilisation des états (révolutions de couleur et coups d’État) qui l’entourent pour reprendre son idée de la « ceinture verte d’étranglement de l’ours russe ».
[7] Pour le CSIS, la Commission Action USA-UE-Pologne a mis en place un groupe, le US-Poland Defense, chargé de promouvoir la coopération américano-polonaise dans l’industrie de la Defense. Madame Christine Lagarde en était encore la vice-présidente lors de sa prise de fonction ministérielle du gouvernement de Villepin, et y représentait les intérêts américains. Elle travaillait à l’intégration des systèmes de Defense entre les deux pays, au développement de l’industrie de Defense polonaise, conformément aux recommandations de Stanley Glod, vice-président de Boeing Europe, rival d’Airbus. Elle préparait des programmes d’entraînement, en coopération avec l’américain Lockheed Martin.
[8] Le traité ABM (antimissiles balistiques) fut signé à Moscou en 1972 dans le cadre des négociations sur la limitation des armes stratégiques et complété par le protocole du 3 juillet 1974 entre l’URSS et les États-Unis, puis confirmé par la Russie pour une durée illimitée. Mais le 13 décembre 2001, arguant des attaques sur son sol du 11 Septembre, les États-Unis annoncèrent leur retrait du traité ABM, permis par l’article XV qui prévoyait sa dénonciation du fait « d’événements extraordinaires » en rapport avec l’objet du Traité, ayant compromis ses intérêts suprêmes. Ils ne font plus partie, depuis le 13 juin 2002, de cet accord qui reste respecté par les autres puissances atomiques qui l’ont signé. Ce retrait unilatéral des États-Unis a fait sauter le verrou qui empêchait le développement du bouclier spatial du programme « Initiative de Defense stratégique » (IDS) ou « Guerre des étoiles » initié par l’administration Reagan
[9] Clearstream 1 – affaire des rétrocommissions sur la vente de frégates : 2001, ouverture d’une information judiciaire, confiée aux juges Renaud van Ruymbeke et Dominique de Talancé, sur la vente des frégates par la France à Taïwan en 1991, qui aurait donné lieu au versement de commissions à des hommes politiques français. Clearstream 2 – scandale financier de la chambre de compensation internationale Clearstream : 2001, publication de Révélation$ et de La Boîte noire, écrits par Denis Robert, journaliste, sur des informations de E. Backes, ancien numéro trois de Cedel International (devenu Clearstream après sa fusion avec Deutsche Börse Clearing). Backes, licencié en 1983, a affirmé qu’il existait un système de comptes non publiés, qui aurait été mis en place dans les années 1970, et généralisé après son départ. Ce système de comptes, en se servant du système légal de compensation interbancaire permettant l’effacement des traces des transactions, aurait fait de Clearstream une plate-forme mondiale de l’évasion fiscale et du blanchiment d’argent. Clearstream 3 – affaire EADS-Clearstream ou affaire du corbeau des frégates de Taïwan : 2004, scandale politique qui éclate par l’envoi de deux courriers anonymes et d’un cédérom à la justice française, dans lesquels un corbeau accuse des personnalités politiques et de l’industrie, de posséder des comptes secrets chez Clearstream, liés à l’affaire des rétrocommissions de Clearstream 1 et de Sawari 2. À sa suite, la presse dévoile l’existence d’un rapport de la DST sur l’affaire Clearstream dans lequel Jean-Louis Gergorin, vice-président du groupe industriel EADS, figurerait comme le corbeau de l’affaire. Une polémique éclate entre Dominique de Villlepin et Nicolas Sarkozy, lequel accuse de Villepin d’instrumentaliser cette affaire dans le but de lui nuire politiquement.
[10] http://www.leconomiste.com/print_article.html?a=64880
[11] http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2207/articles/...
[12] http://www.newamericancentury.org/iraqclintonletter.htm
[13] William M. Arkin 10/27/2002 Los Angeles Times Home Edition Page M-1
[14] http://www.historycommons.org/essay.jsp?article=essaykhal...
[15] http://www.historycommons.org/entity.jsp?entity=anthony_s...
[16] L’Inter-Services Intelligence ou ISI, est la plus importante des trois branches des services de renseignements du Pakistan. Ce service se fait connaître sur le plan mondial lors de la guerre d’Afghanistan lorsque, avec les services américains (CIA) et saoudiens, il a largement aidé et formé les moudjahidines contre l’Armée rouge et le gouvernement afghan d’alors. En 2001, le FBI démontra que le directeur de l’ISI, le Général Mahmoud, avait donné instruction à Ahmed Omar Cheikh, bras droit de ben Laden, de transférer 100.000 dollars au pirate de l’air du WTC, Mohammed Atta.
Publié sur Geopolintel
le 1er décembre 209
http://www.reopen911.info/News/2009/12/05/daniel-pearl-le...
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n°8 - 11-09- dossiers Géopolitique - -26-01 – Suite - A qui profite le crime ?
n°8 - 11-09- dossiers Géopolitique - -26-01 – Suite - A qui profite le crime ?
11-09- dossiers Géopolitique
n°8 du 26-01
C.De Broeder & M.Lemaire
Le "dossier - Géopolitique du 11-09 " est visible sur mes blogs :
http://www.dhblogs.be/categories/International.html
http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html<...
Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html
NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be
| Sommaire : 1 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion (Suite) 2-3 Chérif Boudelal : A qui profite le crime ? 2-4 Jean-Claude Paye : Tülay Umay* : Le renversement de la place de la victime : un paradigme de la modernité. 2 Dossier 2-1 - Bluerider : 11 septembre : un tour d’Europe du mouvement pour la vérité. 1: Une presse berlinoise ouverte, mais qui publie peu d’articles. 2: Un éminent et courageux journaliste.
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2-3 Chérif Boudelal : A A qui profite le crime ?
Les attentats du 11 septembre 2001 contre les USA ne finissent pas de faire des victimes !
Le 11 septembre 2001, une sale affaire pour la France.
J’ignorais personnellement que le commissaire Hubert Marty-Vrayance en question était le bouc émissaire dans cette affaire. Mais le doute me hantait déjà depuis le premier jour de ces attentats. Car l’écroulement des deux tours, simultanément, alors que le choc se trouvait aux derniers étages de ces tours (de 110 étages), ressemblait fortement aux fameuses destructions par la dynamite qui ont débuté en France, aux Minguettes, dans la banlieue lyonnaise. Cette technique, importée d’ailleurs des USA, a fait des ravages par la suite dans plusieurs quartiers des villes de ce pays.
Ne connaissant rien dans la résistance des matériaux en matière de construction, je trouvais déjà qu’il y avait quelque chose qui n’était pas logique. Souvenez-vous, dès le premier jour les médias occidentaux parlaient de 7.000 employés, travaillant dans ces tours, qui seraient déjà morts. Résultat, il y avait un peu moins de 3.000 morts.
La puce à l’oreille
Dès le début plusieurs indices nous mettaient déjà la « puce » à l’oreille. Certains médias étrangers, comme Al Jazzera, annonçaient, dès le deuxième jour après ces attentats, l’implication de certains services de renseignement comme la FBI et le MOSSAD, et donne des arguments. Ces médias parlaient de la chute de la bourse dans ce centre des affaires financières trois jours auparavant. Ils parlaient également de 4.000 mille juifs qui n’avaient pas travaillé ce jour-là (ce qui signifie qu’ils ont été avertis). Quelques jours avant ces attentats, il y avait l’assassinat du commandant Massoud (le chef des maquisards afghans), qui serait exécuté par des « islamistes arabes », lesquels « islamistes » avaient été filmés dans l’hélicoptère qui les amenait à leur victime !
Après l’annonce du nombre de morts (un peu moins de 3.000), les médias occidentaux, qui avaient traité de tous les noms ceux qui avaient parlé de 4.000 juifs manquant à l’appel au travail ce jour-là, et de l’implication probable de la FBI et du MOSSAD, ne se sont pas posé la question où sont passé les 4.000 autres employés !
Si on tient compte du nombre donné initialement par Al Jazeera (4.000 manquant à l’appel au travail), on trouve : 3.000 morts plus les 4.000 qui auraient manqué le travail ce jour-là, on trouve bien le nombre de 7.000 employés annoncés dès le début par tous les médias du monde.
Un autre indice viens renforcer les soupçons de l’implication du Mossad dans ces attentats : deux mois environ plus tard « Le Monde diplomatique » révéla l’expulsion de 120 israéliens par les USA. Et après ça le mutisme total régna sur toute la planète. Même Al-Jazeera qui avait implicitement soupçonné que le Mossad israélien avait averti les juifs de ne pas aller au travail ce jour-là, n’a plus soufflé mot ! Par ailleurs, des employés de ces deux tours avaient donné leurs témoignages selon lesquels ils avaient entendu des déflagrations dans le sous sol juste avant l’écroulement de ces tours, et puis le silence de mort dominait sur ces témoignages, pourtant capitaux. Il est fort possible que les témoins en question soient comptés parmi les autres victimes. Trop d’indices montrent qu’on nous cache quelque chose.
Par ailleurs, comment se fait-il que les USA qui possèdent les techniques les plus performantes dans tous les domaines de la science moderne ne puissent pas trouver l’ADN des auteurs présumés de ces attentats pour justifier leurs accusations envers les « islamistes » dont ils ont exhibé noms et photos ? Mystère.
Peut-on espérer que la vérité sur les vrais commanditaires de ce crime collectif éclate un jour ? Il faut toujours espérer ; entre temps les criminels courent toujours et peuvent faire encore beaucoup de dégâts.
La prédiction de Michel Collon
La vérité de cette affaire nous a été déjà prédite par le grand journaliste belge d’investigation, Michel Collon, plus d’un an avant les attentats du 11 septembre 2001. Après avoir brossé un tableau sur la guerre en Yougoslavie et précisé les vraies raisons de l’intervention militaire des USA, entraînant avec eux leurs alliés, il nous avait prévenu que les USA préparaient une intervention militaire en Asie central pour reprendre le projet qu’ils avaient abandonné lors de la présence soviétique en Afghanistan.
Où est la morale de ces « chercheurs de paix » en faisant la guerre aux peuples ?
Des crimes gratuits au profit des vampires
Ces terribles crimes ont donné le prétexte aux USA de G. W. Bush et leurs alliés d’aller occuper l’Afghanistan, puis l’Irak, de détruire toutes leurs infrastructure et provoquer la mort de plusieurs centaines de milliers de personnes et des millions d’autres ont pris le chemin de l’exil. Ils ont massacré et appauvri ces deux peuples ; mais en même temps, ils ont montré à leurs peuples et à ceux du monde entier qu’ils ne sont que des « tigres en papier » (expression de Mao Tsé-toung pour désigner l’impérialisme).
En analysant cette histoire et vérifiant l’incohérence des déclarations des USA avec les faits, et les réactions automatiques de leurs alliés stratégiques (pas ceux qui fournissent leurs soldats, mais leurs stratèges et porte-voix), le lecteur comprendra à qui profite le crime.
Question à Monsieur Benajam, l’auteur de l’article « Lettre ouverte à mes amis gaullistes », qui a écrit : « … toute contestation d'une version officielle venant des USA fait oeuvre de révisionnisme de négationnisme et d'antisémitisme.
Que vient faire l’« antisémitisme » dans cette affaire ?
Chérif Boudelal
9 novembre 2009
2-4 Jean-Claude Paye : Tülay Umay* : Le renversement de la place de la victime : un paradigme de la modernité.
Au cours des dernières années, les sociétés « occidentales » ont sacralisé les victimes.
Depuis le 11-Septembre, ce phénomène a été instrumenté par les promoteurs de la guerre des civilisations pour développer la « théorie du complot islamo-gauchiste », selon laquelle « l’Occident » devrait non seulement affronter le péril islamique, mais aussi une cinquième colonne intérieure.
Cette rhétorique élaborée aux USA par Daniel Pipes et développée en France par les intellectuels et journalistes membres du Cercle de l’Oratoire vient d’être reprise au mot-à-mot en Belgique par le sénateur libéral Alain Destexhe et le journaliste de gauche Claude Demelenne.
Mais comment fonctionne donc ce discours délirant ?
Dans la modernité, l’idéologie victimaire présente une structure particulière : le bourreau se présente systématiquement comme la victime. On peut penser immédiatement au sionisme, mais il ne s’agit là que d’un exemple, bien qu’il occupe une place fondamentale dans ce renversement général de l’ordre symbolique. Les troupes états-uniennes ne sont-elles pas des victimes des populations qu’elles bombardent ? Les patrons ne sont-ils pas victimes des grévistes qui prennent « les populations en otage » ? Les porteurs de l’idéologie coloniale ne se présentent ils pas comme stigmatisés par le racisme anti-blanc ? Le nombre d’exemples est infini. Notre vie sociale est entièrement structurée par ce déplacement pervers.
La puissance de l’image
Cette idéologie victimaire prend cependant toute sa puissance à travers les attentats du 11 septembre 2001. L’image, ainsi exhibée, crée une virtualité, un nouveau réel destiné à nous enfermer dans l’effroi. Il s’agit d’une image parfaite, d’une icône débarrassée de toute toute réalité matérielle, de tout sensible-concret. Dégagée de tout rapport aux faits, elle est aussi libérée de toute relation avec ce qui organise la conscience : la raison. Elle suppose la foi, l’adhésion sans faille au regard du pouvoir, qui se pose en lieu et place de l’observation. Il s’agit donc d’une foi particulière, non celle qui donnerait accès à un invisible, à un inconnu distinct de ce qui est visible, mais celle qui opère un déni de ce dernier et se substitue à lui en installant une pure virtualité.
L’image de la destruction des tours est une construction iconophile Cette icône pose les autorités US comme des victimes et les introduit ainsi dans le sacré. Ce qui les placent non seulement au delà du droit, mais leur permet aussi de renverser l’ordre symbolique. Elles constituent une pure anomie. Elles ne peuvent être nommées. Guantánamo est une vitrine du pouvoir qu’elles se sont données : de violer l’ensemble des lois, de nier ce qui fait de nous des hommes et d’être reconnu dans ce droit..
Grâce à cet enfermement psychotique, toute tentative de développer une parole, de nommer les choses ou même, plus simplement de faire référence aux faits, engendre le délire. Tout rappel de la nécessité de l’observation est immédiatement diabolisé, stigmatisé comme « théorie du complot ».
S’inscrivant dans une forme sociale psychotique, l’image des attentats du 11 septembre a pour objet de nous enfermer dans la phase du délire et de supprimer toute possibilité de confronter le regard, le sens donné par le pouvoir. Toute offensive de ce dernier contre nos libertés et notre existence, s’inscrit dans cette structure. La vague d’islamophobie qui se développe actuellement en est un exemple parmi d’autres.
Péril « islamo-gauchiste » en Belgique ?
S’alignant sur les actions françaises, les médias belges ont d’abord lancé une campagne contre le voile dit « islamique ». Depuis deux mois, à travers les opinions exprimées par un « intellectuel de gauche » et un sénateur libéral, se font le relais d’une campagne destinée à nous prévenir des dangers imminents du fondamentalisme musulman, ainsi que du « terrorisme intellectuel qui cherche à faire taire ceux qui refusent le politiquement correct islamo-gauchiste » .
La manière particulièrement caricaturale dont les choses sont présentées peut susciter un rejet immédiat. Cependant, il faut dépasser cette première réaction et voir qu’il s’agit en fait d’un condensé de la façon dont certaines informations nous sont régulièrement présentées.
Le discours se réduit à des pulsions. Il s’agit de soumettre le langage aux images et ainsi d’enfermer le lecteur dans l’émotion, dans une mécanique qui marche toute seule. Les « barbus », les « filles voilées » et les « gauchistes » sont des fétiches. Ces images deviennent leur propre base matérielle. Elles ne se rapportent plus qu’à elles-mêmes, elles volent de leurs propres ailes.
Les faits ne sont plus que le support du regard, du sens qui leur est attribué. Ce sont les images, ces abstractions qui créent un nouveau réel. Elles nous font abandonner le domaine de la raison, du pensable, pour établir le règne de la foi. Ainsi, le signifié devient parfaitement autonome. Il ne se confronte plus au réel, il tourne sur lui-même.
L’islamisme radical, le port du voile, le racisme anti-blanc, la police terrorisée par les bandes de jeunes arabo-musulmans, l’omniprésence des barbus semblent être devenus les principaux problèmes de notre pays. Surpuissants, grâce à leurs alliés gauchistes, les fondamentalistes musulmans contrôleraient les rouages de notre société. Ils auraient la capacité de faire taire toute critique à leur égard. Mais, le peuple belge possède deux chevaliers particulièrement courageux, Claude Demelenne et Alain Destexhe pour affronter cette emprise totalitaire.
Évidemment, le développement du discours fait immédiatement penser à la structure de la psychose paranoïaque que ce soit dans l’évaluation de la nature du danger, dans la surestimation de soi-même ou dans le caractère personnel de la mission que le sujet s’attribue. Toutefois, ce qui nous intéresse, ce n’est pas de nommer cette structure psychotique, mais de comprendre pourquoi, maintenant, ce discours, qui présente toutes les caractéristiques du délire, est mis en avant et valorisé par les médias.
Actuellement, ce qui existe est ce qui est regardé, exhibé. Montrée et ainsi reconnue, l’idéologie victimaire, dont se parent nos deux protagonistes, les intègre dans l’ordre symbolique de la société.
Un renversement de la place de la victime
La violence verbale qu’ils disent subir consiste, par exemple, à entendre que « les décrets et règlements qui empêchent les jeunes filles de porter le voile à l’école » sont « liberticides ». Cette qualification, pour un projet qu’ils promeuvent, est « d’une évidente violence verbale ». La violence ne consisterait plus dans le fait de subir une discrimination, mais dans la dénonciation de cette dernière. Toute critique leur étant adressée relève de la violence. Elle est donc inacceptable et qualifiée de terrorisme intellectuel.
Bien que leur action puisse s’assimiler à une croisade, nos deux auteurs se mettent dans la position privilégiée de la victime, place particulièrement valorisée aujourd’hui. La parole de la personne reconnue comme telle est par essence authentique, elle ne peut être contestée. Leur innocence est ainsi légitimée. Cette procédure induit une restructuration du langage et modifie la capacité de représentation du réel.
La transformation du sens et du langage leur est d’autant plus nécessaire que, ici, la position revendiquée de la victime émissaire, consentante qui catalyserait la violence sur elle-même afin de sauver la société, n’a pas pour effet le sacrifice de la victime exhibée. Le lieu réel du sacrifice est bien celui des personnes désignées comme agresseurs. Ce qui est aussi sacrifié, c’est la Parole qui à pour fonction de mettre un cran d’arrêt à la violence, de permettre une reconnaissance réciproque et ainsi de rétablir le lien social. Au contraire, le renversement de la place de la victime a pour effet de néantiser celle-ci en tant qu’être. Il s’agit bien là d’un mécanisme propre à ce que la psychanalyse désigne comme structure perverse
Un premier exemple s’impose : il suffit de signer « intellectuel de gauche » pour être en mesure de faire passer une pensée réduite à des états compulsifs et qui, historiquement, relève de l’imagerie véhiculée par l’extrême droite.
Le renversement de l’ordre symbolique, afin d’alimenter une machine pulsionnelle, est constant. Alors que leurs propos relèvent de l’argument d’autorité, les auteurs se présentent comme les victimes d’un « terrorisme intellectuel ». Leur opposer une argumentation ferait qu’ils seraient « diabolisés », « lépénisés » « et « quasiment criminalisés ». Bien qu’ils se révèlent être de simples instruments d’une machine, d’un système stigmatisant omniprésent dans notre société, l’invocation de leur courage est permanente. Ainsi, le conformisme exalté deviendrait un acte de résistance, une position à contre courant.
Cette antinomie apparente entre un moi présenté comme fort et le fait de se faire simple instrument de la machine est caractéristique de la structure perverse. C’est parce qu’ils se posent en tant qu’objet de cette mécanique stigmatisante que nos auteurs prennent la place de la victime. Ils se sacrifient pour réaliser le « Bien suprême » : l’éradication du mal gaucho-intégriste.
Ainsi, le sujet pervers, le « sujet supposé-savoir », peut confisquer la parole et la place de la victime. Se prévaloir de celle-ci offre des avantages décisifs dans la structure sociale actuelle. En effet, le renversement de cette place permet d’opérer un renversement de l’ordre de droit et offre la possibilité de nous placer dans la violence pure.
Jean-Claude Paye*,
Tülay Umay*
Sociologue. Derniers ouvrages publiés : La Fin de l’État de droit, La Dispute 2004 ; Global War on Liberty, Telos Press 2007.
Sociologue. Née en Anatolie, elle vit en Belgique. Elle travaille sur les structures sociales et psychiques de la postmodernité. Comme support concret de cette recherche, la question du voile dit « islamique » est objet d’étude privilégié, non comme objet en soi, mais comme symptôme de notre société
16 novembre 2009
18/11 VOLTAIRENET
2 Dossier
2 -1 Bluerider : 11 septembre : un tour d’Europe du mouvement pour la vérité.
A la veille de la commémoration des attentats de 2001, il nous a semblé intéressant de faire un tour d’Europe du mouvement pour la vérité.
1: Le 11 Septembre en Allemagne
Question : Ce pays est habité par 80 millions d’habitants, son PIB est le double de celui de la France, il n’est pas centralisé, les autoroutes y sont gratuites et en très bon état, il est le premier fournisseur mondial d’énormes machines-outil, et on y trouve des PME très importantes sur l’ensemble de son territoire.
Il a su par ailleurs préserver ses immenses forêts. Ses villes, dont la plupart connaissent un déficit démographique, ont connu des génies aussi variés que JS. Bach, Karl Zeiss, RW. Fassbinder, H. Adi (das), W. Gropius, JW. von Goethe, M. Luther, A. Horch (inventeur de génie, auteur de nombreux brevets automobile, et co-fondateur d’Auto-Union devenue Audi) et j’en oublie tant…
Quel est ce grand pays ?
Le 11 Septembre en Allemagne
(première partie)
Direction Berlin où nous attend Heiner Buecker, fondateur du café the COOP TV, au 3 de la rue Roch, dans le quartier branché de Berlin Mitte (ancien centre de Berlin Est), entre deux designers de mode et quelques restaurants bio à thème. Heiner est aussi l’animateur de plusieurs sites d’information sur le 11 Septembre. Il nous brosse un portrait des initiatives allemandes pour une nouvelle enquête sur les attentats.
1 De nombreuses initiatives…
Il n’y a pas en Allemagne de mouvement « unifié » comme, par exemple, en France autour de ReOpen911.
Par contre beaucoup d’initiatives pointues et complémentaires.
Heiner commente : « Si l’une d’entre elles venait à cesser, les autres seraient là pour continuer le travail. L’histoire de notre pays explique cet émiettement. Les affinités politiques y sont complexes, et la méfiance règne entre les différents porte-parole allemands du mouvement ».
L’engagement d’Heiner remonte à 2002.
En septembre, il organisait son premier sitting pacifique devant l’ambassade des États-Unis à Berlin (la nouvelle ambassade vient juste d’ouvrir entre la Porte de Brandenbourg et le très beau et déstabilisant mémorial de la Shoah).
Le sitting dura… 2 mois ; il écoula des dizaines de milliers de « deception dollars ».
En 2004, il organisait la première exposition pacifique « Bushtrash » dans une galerie d’art contemporain berlinoise, et fondait la « Bushzone » sur le net, rassemblement d’artistes pacifiques essentiellement, active jusqu’en 2007. Il continua avec la diffusion de 3 DVDs compilés, parfois doublés, puis diffusés gratuitement à 80 000 exemplaires à ce jour, dans 70 points de dépôt berlinois, auxquels il faut ajouter 10 000 DVDs expédiés à divers groupes locaux, de même qu’à des politiciens et des journalistes. Le premier contenait LC2, Terrorstorm et divers extraits d’actualité, le deuxième contenait le film italien Inganno Globale – 11 Settembre 2001 (« Tromperie complète ») doublé, et le DVD actuel contient la conférence de l’architecte américain Richard Gage ainsi que Fabled Ennemies (Ennemis fabulés) de Jason Bermas, tous 2 sous-titrés, et disponibles en allemand, mais aussi en partie en français, sur le site de compilation européen conçu par Heiner: http://www.911video.de/franzosisch.php.
Heiner : « Nous accueillons ici les réunions de plusieurs groupes d’activistes, notamment ceux du 11/9 ainsi que des militants pacifistes et indépendants clairement de gauche, comme les membres berlinois du groupe du site de Suisse alémanique Alles Schall und Rauch (« L’habit ne fait pas le moine »), « le site qui monte » de ce côté du Rhin. Ce site organise notamment des rencontres-débats sur le 11 Septembre, mais aussi sur les questions politico-économiques, greffées sur des festivals d’été, qui sont autant d’occasions de développer sa notoriété et d’affiner ses positions politiques [actions dont ReOpen911 devrait aussi s’inspirer]. Ses activistes aujourd’hui se rassemblent dans 15 villes allemandes, souvent autour de Jürgen Elsässer, par opposition à des groupes moins homogènes politiquement, et qui cachent parfois, sous des apparences bien policées, des idées souverainistes radicales. Par exemple, le site http://infokrieg.tv/ est très complet, mais ses animateurs ont pris position contre la gauche (die Linke) et les verts (die Grünen) allemands, ou encore http://www.nuoviso.tv/ : ce site est animé par de très bons producteurs et réalisateurs de documentaires, mais ils traitent aussi de sujets totalement différents, et très controversés, tels que les UFOs ou les traditions de la droite allemande… »
Autre preuve de la diversité des initiatives, à Hambourg, deuxième ville d’Allemagne, siège social du grand hebdomadaire Der Spiegel et de son grand concurrent Die Zeit, Jens Wagner, médecin pacifiste engagé aux côtés de l’IPPNW (International Physicians for the Prevention of Nuclear War), est le coorganisateur, avec un succès mitigé malgré l’effort de communication vers le public et plus de 70 journalistes officiels, des venues de Griffin et Gage. Shattenblick, un cyberjournal activiste à la présentation minimaliste, mais au contenu pléthorique, dont l’équipe est emmenée par Riocard O’Tiarnaigh, coorganisa ces soirées, présentées par l’ancienne agent du MI5 Annie Machon. Jens anime aussi un groupe de travail « Zukunftspolitik Hamburg » qui rassemble des intellectuels, des cadres et chefs d’entreprise, et des membres de la très importante fondation internationale de gauche "Rosa Luxemburg Stiftung". S’appuyant sur un titre de recueils emprunté à la très grande poétesse allemande Ingeborg Bachmann : « La vérité est supportable pour les hommes », Jens, qui est aussi médecin, conclu sa présentation avec ces mots : « Notre espoir repose sur la force des individus, sur le développement spontané d’une émotion cabrée contre les artifices qui empêchent les hommes de voir les faits et la vérité. Puisse cette émotion de la résistance être reconnue comme le mobile de l’innovation et des changements sociaux. »
Jens Wagner et Richard Gage le 28 novembre 2008 à Hambourg
Les positions très alignées –voir infra- des medias hambourgeois expliquent peut-être les difficultés pour fédérer les publics et les journalistes dans cette ville.
Par contre, les recherches sur la cellule de Hambourg se poursuivent grâce au travail inlassable d’Elias Davidson depuis Bonn, qui à ce jour a largement prouvé qu’aucune des preuves présentées au procès de Moussaoui, destinées aussi à attester de la présence des pirates à bord des avions et à ainsi conforter la version officielle, ne résistait à une expertise approfondie.
Cela paraitra aujourd’hui encore invraisemblable à beaucoup, mais la logique et les faits attestent bien du contraire. Elias Davidson souhaite à présent confronter ses conclusions lors d’entretiens approfondis avec Mounir El Motassadeq, emprisonné à Hambourg, et pour lequel un comité de soutien (lien valable à compter du 11/9/2009) demande la réouverture du procès, sur présentation des conclusions d’Elias concernant Mounir et les 19 pirates, auxquels d’autres pièces devraient venir s’ajouter.
J’ajoute encore (la recension est loin d’être exhaustive) le travail de Channing Jones, à Aachen (Aix-la-Chapelle, région industrielle de la Ruhr), qui étant lui-même de famille de militaire américaine, relaie de façon quasi exhaustive toutes les informations anglo-saxonnes sur le 11/9.
Son site 911komplott.de est une mine de liens et d’informations en temps réel, sans affinités politiques particulières, sans doute dues à la binationalité de son auteur.
2 … toujours sous haute surveillance citoyenne
Le 11 septembre est polarisé par la politique en Allemagne plus qu’ailleurs. Le contenu idéologique de tout discours politique y est toujours ultra-sensible, et on assiste à des alliances et ruptures permanentes : Heiner est clairement un homme de convictions qui puisent leur source à gauche.
Il avait par exemple pris ses distances par rapport à la revue trimestrielle Hintergrund (« Arrière-plan »), parce que l’un de ses contributeurs s’était rapproché, sans y adhérer ou même le promouvoir, du NPD , un parti souverainiste en accord avec les positions de ce contributeur contre le traité de Lisbonne… Hintergrund ne publie plus les articles de ce professeur, et veut devenir la référence en matière d’informations non publiées par les médias institutionnels, avec des articles de haut niveau. Elle est financée sur fonds propres par un industriel “conspirationniste“, Ronald Thoden, basé entre Francfort et Berlin, qui a consacré fin 2008 son premier numéro tiré à 6000 exemplaires diffusés en kiosques, au « 11 Septembre », avec des invités prestigieux comme Jürgen Elsässer, Michel Chossudovsky [que le mouvement devrait inviter pour une tournée européenne franco-anglophone] et Yukihisa Fujita. De même, Hintergrund s’est éloignée d’Elsässer, parce que ce dernier appelle désormais à l’union transversale entre forces de gauche et de droite dans son « Initiative Populaire » , la « Volksinitiative », lancée à l’occasion de la sortie de son dernier livre : « Gegen Finanzdiktatur ». Hintergrund s’était par ailleurs rétractée récemment, dans le financement de la venue de Griffin à Hambourg, suite à la présence d’une équipe de Nuoviso –voir infra- venue filmer.
Par contre, Elsässer accueille Infokrieg aussi bien que Die Linke ou Die Grünen au sein de sa Volksinitiative… vous me suivez ?
3 Jürgen Elsässer toujours au centre des débats
En septembre 2008, le Berlinois Elsässer publiait « Terrorziel Europa, das gefährliche Doppelspiel der Geheimdienste » (Europe : cible de la terreur, le double jeu dangereux des services secrets). En cours de traduction en anglais, il recense dans la lignée du livre de Daniele Gänser « Les Armées secrètes de l’OTAN », les actes terroristes en Europe, et leurs zones d’ombres, en partie grâce au travail de recherches réalisé dans les archives du BND, Bundesnachrichtendienst, Service fédéral du renseignement allemand, obtenues en 2006, sur requête d’une commission parlementaire officielle de coalition droite-gauche (comme quoi c’est possible), en vue d’éclaircir le rôle du BND lors des 2 guerres d’Iraq. Jürgen Elsässer faisait partie de cette commission parlementaire de contrôle du BND, et a aussi obtenu l’aide de juristes et parties impliquées –voir infra- dans les procès « islamistes » des années 2006 2007 en Allemagne.
Jürgen Elsässer
Cette année, il élargit son combat au respect de la démocratie et de l’État de droit, en proposant cette fois un point de vue radical sur la crise financière, dans « Gegen Finanzdiktatur ». Ce livre se veut le pamphlet fondateur de sa « Volksinitiative », ou « Initiative Populaire » destinée à refonder le débat démocratique autour de la lutte contre la corruption, la spéculation, la mondialisation par le haut, la rupture entre les élites et la base démocratique, avec le risque –immense- d’être récupérée par les identitaires. Et les réactions ne se sont pas faites attendre. Heiner : « Rien que le nom fait polémique ! » le symbole est lourd à porter en effet : l’inscription « Dem deutschen Volk » (Au Peuple allemand) ne sera ajoutée au fronton du Reichstag que 22 ans après son inauguration, et encore, avec de nombreuses réticences, puis 17 ans plus tard, le « peuple » allemand se retrouvera cette fois cité par son führer à peu près partout, tandis que le Reichstag était entièrement brûlé dans les circonstances que l’on connait désormais. De fait, le concept basé sur une grande coalition populaire gauche-droite a reçu un accueil difficile. Jugez plutôt de son ambition d’après la présentation qu’en donne son éditeur : « Au lieu d’attendre une entente internationale, l’État-nation doit intervenir d’urgence unilatéralement contre les spéculateurs agressifs et les sauterelles de la finance. Les États attaqués doivent se coordonner. Un axe Paris-Berlin-Moscou est possible et même souhaitable. Au lieu de s’emmurer dans les certitudes du politiquement correct, la gauche et les syndicats doivent se rapprocher de façon déterminée d’autres démocrates, et forger une alliance « de Lafontaine à Gauweiler » [c'est-à-dire depuis Die Linke, équivalent de notre Parti de Gauche fondé par JL Mélenchon, jusqu’à la CSU, équivalent évangélique de notre UMP catholique manœuvrée par qui vous savez].
Ce livre [Contre la Dictature de la Finance] rassemble pour la première fois des textes fondateurs et des documents stratégiques pour l’Initiative Populaire ».
Comme le dit Heiner « Elsässer aime provoquer ses adversaires, et leur proposer des solutions audacieuses et radicales… mais à chercher à embrasser un spectre politique très large, il entraine la méfiance de beaucoup d’officiels. » Écarté du Junge Welt, il publie désormais dans Die Junge Freiheit, mais ce journal est aussi connecté à la droite majoritaire. Logiquement, il multiplie aussi les interventions publiques et sillonne l’Allemagne : 18 juillet 2009 à Berlin, 15 août 2009 avec Nuoviso à Leipzig, 5 septembre 2009 à Berlin contre le traité de Lisbonne, etc.
4 Gerhard Wisnewski dans le sillage de Andreas Von Bülow et Mathias Bröckers
Heiner rappelle que Gerhard Wisnewski, le Munichois de cette saga, fut de ceux qui tentèrent dès les années 2003/2004 d’unir le mouvement pour la vérité en Allemagne.
Des problèmes légaux en 2005 pour constituer les bases d’une association nationale, et les nécessités économiques, le conduisirent à abandonner cette voie, et à se lancer dans l’édition à sensation : La NASA est-elle allée sur la lune ? (eh oui…), mais plus sérieusement, et plus récemment, un bon livre qui soulève des questions sur l’accident de voiture le 11 octobre 2008 du fondateur du parti populiste BZÖ (Alliance pour l’avenir de l’Autriche) Jörg Haider, qui lui coûta la vie. Ceci en parallèle de ses recherches approfondies sur le terrorisme, qui culminèrent début 2007 avec son excellent livre « Les dessous du terrorisme » traduit et publié en France par les éditions Demi-lune la même année.
En Allemagne, ce livre reçu un accueil public très favorable, car si la presse officielle a adopté un point de vue très dubitatif, au moins l’a-t-elle recensé correctement, a contrario de la France où, malgré les efforts de son éditeur, nul article n’est jamais paru !
Il faut dire que l’Allemagne a été sensibilisée à la question des incohérences et mensonges de la vérité officielle sur les attentats quasiment dès le lendemain des attentats !
Grâce à un ancien ministre social-démocrate SPD du gouvernement de Helmut Schmidt, Andreas von Bülow, qui donna une interview au prestigieux quotidien berlinois Tagesspiegel dès janvier 2002, où figuraient déjà bon nombre des questions soulevées aujourd’hui. Il récidiva en juillet 2003 avec son livre « Die CIA und der 11. September», salué en France par l’incompréhension voire l’ironie du journal LE MONDE en octobre 2003, dont l’article fut repris in extenso par les sites alignés. Depuis ces publications, Von Bülow a multiplié les interventions dans son pays et au-delà, sans toutefois parvenir à briser la résistance des médias nationaux et de l’intelligentsia politique active.
Et grâce à Mathias Bröckers , journaliste pour TELEPOLIS (grand prix du journalisme européen en ligne en 2000, sponsorisé par Reuters et AOL entre autres…), qui fut aussi un précurseur, accusé d’antisémitisme « pur » ( ?) suite à la parution dès janvier 2002 d’un article intitulé, tenez-vous bien : « La conspiration casher », d’après le titre d’un article du New Statesman, un très ancien journal socialiste anglais. Bröckers n’est pas avare de sensationnalisme provocateur, et ne craint absolument pas d’être mal compris. En revanche, il mettait en garde les lecteurs contre les amalgames portés à son encontre parce qu’il désignait nommément Bush et Sharon, comme profiteurs actifs à plusieurs niveaux qu’il détaille, des crimes du 11 Septembre. Dès 2002, Mathias Bröckers a publié « Verschwörungen, Verschwörungstheorien und die Geheimnisse des 11.9. 2001. » ( « Complots, Théories du Complot et les Mystères du 11 Septembre 2001 ») disponible en anglais. Un best-seller vendu à plus de 100 000 exemplaires. À titre d’exemple en France, 20 000 exemplaires sont à ce jour un gros succès commercial. Également journaliste au Tageszeitung, partenaire berlinois du Monde Diplomatique, il y développe ses recherches sur les usages des psychotropes, un autre de ses sujets de prédilection qui ne facilite pas sa reconnaissance parmi ses pairs.
Tous ces succès de librairie subirent des critiques professionnelles comparables à celles dont Meyssan fut rapidement l’objet en France. Der Spiegel, Die Zeit et la chaine WDR (Cologne) en particulier, menèrent une quasi-campagne de diffamation contre leurs auteurs, les accusant d’antiaméricanisme et de « conspirationnisme », sans développer leurs arguments sur le fond, mais seulement, comme en France, en exacerbant leurs réactions de façon irrationnelle et mal étayée.
À propos des thèses de Von Bülow, Die Zeit écrit : « C’est plausible, comme il est plausible que le pape soit une femme, c’est juste que personne n’a assez cherché ».
Der Spiegel quant à lui ne perd pas le nord, et à défaut de s’y intéresser, vend tous les livres dits « conspirationnistes » dans sa boutique online. Ce qui n’est pas le cas en cyberFrance.
Par contre comme en France, stigmatiser ces livres contribua à leur succès, et donc à informer très tôt le public allemand, de façon sans doute plus complète qu’en France.
L’Histoire récente du pays, avec notamment en février 1933 l‘incendie criminel du Reichstag (qu‘Hitler laissa en l‘état et où il n’a jamais siégé) provoqué par Göring et sa milice des SA, et attribué à un activiste communiste libertaire hollandais, suivi des autodafés de mai 1933, est encore dans toutes les mémoires des citoyens.
Une anecdote révélatrice: en 2008, lors du tournage de „Walkyrie“ de Steven Spielberg, avec l‘acteur scientologue Tom Cruise dans le rôle du Général « komplott-iste » Stauffenberg, l’ancien ministère de l’air nazi, seul bâtiment public d‘époque encore debout à Berlin et reconverti en centre des impôts, fut transformé avec des effigies et drapeaux nazis… Il y eut des plaintes, des évanouissements de personnes âgées, un piquet de protestations, et un décret ministériel fixe désormais les conditions dans lesquelles les films tournés à Berlin sur cette époque doivent faire l’objet d’une communication préalable importante.
Par Bluerider pour ReOpenNews
Published on septembre 3, 2009 par Spotless Mind
1: Une presse berlinoise ouverte, mais qui publie peu d’articles.
Les incursions de la presse officielle dans le monde confiné par défaut des théories alternatives sur le 11 Septembre confirment ces relations polémiques avec les médias mainstream, à l’opposé des succès publics des livres édités :
5 Une presse berlinoise ouverte, mais qui publie peu d’articles
Heiner compile tous les articles de la presse allemande, mis à disposition dans son café, et qu’on retrouve aussi sur le site freeloosechange Berlin. Selon Heiner, deux journaux berlinois à grand tirage sont plus enclins que les autres à documenter les recherches en cours, sur ces sujets de toute évidence « tabous » dans la presse allemande « occidentaliste » :
1/ Die junge Welt (1,5 millions d’exemplaires du temps de la RDA, 50/60 000 exemplaires à ce jour, accès internet payant): Ralf Wurzbacher a récemment interviewé le sénateur centriste japonais Fujita, et Marcus Klöckner a interviewé l’an passé Daniel Hopsicker et Mathias Bröckers, dans les 2 cas il reconnait à ces confrères « non alignés » que leurs recherches sont de plus en plus soutenues par des faits en contradiction avec la version officielle. Mais il ne se livre pas à une contre-enquête personnelle approfondie.
2/ Die Berliner Zeitung (180 / 200 000 exemplaires à ce jour): Deux anciens journalistes bien en place explorent la face cachée des événements avec une grille de lecture non alignée, un peu comme Daniel Mermet à France Inter (si Val le veut… mais Mermet se garde bien de toucher au 11 Septembre de près ou de loin, et son film documentaire adulé des bobos “Chomsky et Compagnie”, curieusement fait l’impasse sur l’année 2001 et s’en tient à des considérations de salon de thé avec le grand Chomsky…).
Andreas Förster a publié ainsi un remarquable article le 15 juillet 2006 sur les liens entre la famille Bush et les nazis : « Goldener notgroschen für Nazi-Führer » (« Des sous qui en cas de nécessité valent de l’or pour le Führer des nazis») où Prescott Bush est clairement mis en cause pour ses liens avec le régime nazi au travers de l’Union Banking Company qui travailla avec Thyssen au moins jusqu’en 1942, et servi d’intermédiaire comme agent de transfert de sommes payées par des juifs aisés pour acheter au gouvernement nazi leur liberté… Ce thème des liens entre l’ordre nazi et les cartels de Wall Street n’en finit pas de susciter les livres outre Rhin depuis, que les éditeurs français devraient peut-être mieux couvrir.
Roland Heine , dans l’édition des 17 /18 février 2007, en pleine tension Iran-USA, a abordé dans son article « Kriegsgründe made in USA » (des raisons made in USA pour faire la guerre) les opérations américaines récentes menées sous faux pavillon: Ajax (1953, renversement du régime iranien de Mossadegh pour installer le Shah), mensonge du golfe du Tonkin (1964), projet Northwood (déstabilisation du régime castriste en abattant un avion maquillé au-dessus des eaux cubaines, refusée par Kennedy en 1963), commandos Gladio (déstabilisation des partis d’opposition communistes en Europe via des milices d’extrême droite entrainées et financées par l’OTAN dans les années 70/80), et projet IRAK sous Bush2 (un avion militaire maquillé en avion de l’ONU qui aurait été abattu au-dessus de l’Irak pour servir de déclencheur, documenté par le TIMES en 2006). Il conclut à la nécessité de garder à l’esprit ces plans si un incident de ce type survenait avec les Iraniens…
Avons-nous eu droit à une telle mise en garde dans la presse à grand tirage française ?… Alors que l’Histoire a confirmé depuis cette tendance profonde du « vice » Président américain à la manipulation de l’opinion publique: on se souvient de l’affaire des 5 vedettes iraniennes qui auraient menacé des bateaux américains dans le détroit d’Ormuz en janvier 2008 ; en août, Seymour Hersh révéla que Cheney avait voulu, entre autres coups fourrés, faire fabriquer de fausses vedettes iraniennes, peut-être même dans les chantiers de la Navy à Norfolk… On n’est jamais aussi bien servi que par soi-même.
6 Les alternatives :
Ces publications, même si plus incisives qu’en France, ne sauraient donc épargner aux citoyens allemands en mal « a minima » d’assainissement des relations internationales, le soin comme en France, de militer eux-mêmes pour relayer les informations alternatives sur le 11 Septembre. 4 stratégies se développent comme dans notre pays :
A/ Développer l’activisme sur le web : pour Jens Wagner, il s’agit notamment d’informer via les nouveaux réseaux sociaux comme facebook, twitter. De ce point de vue, le cas de la France semble exemplaire grâce au cyberactivisme tentaculaire des membres et sympathisants de ReOpen911, et il y a peu à ajouter venant d’Allemagne, si ce n’est le projet dantesque en cours d’évaluation par Jens Wagner, de créer une véritable cyber-TV 24/24 en streaming qui diffuse un véritable programme d’informations non alignées, projet auquel travaille également l’ex-député européen italien Giulietto Chiesa.
B/ Rejoindre ce que je décrirais comme « la frange ésotérique » ou « sensationnaliste » pour mieux se faire connaitre : quand la presse institutionnelle grand public ne répond pas, le désir de faire connaitre ses recherches et certains impératifs économiques peuvent conduire à des choix qui prêteront forcément à polémique. Les auteurs allemands cités en savent quelque chose, eux qui ont parfois choisi des maisons d’édition confidentielles ou versées dans des « sujets ésotériques ». Un bon résumé de cette dérive sensationnaliste se trouve à Rottenburg, entre Stuttgart et Strasbourg, siège des éditions KOPP, qui diffusent à plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires un catalogue papier mensuel, sorte de « France Loisirs » spécialisé consacré à tous les mythes et légendes de la terre, où le 11 Septembre tient une bonne place avec des ouvrages où le meilleur côtoie l’anecdotique.
L’autre exemple est celui de www.secret.tv , un site dédié lui aussi à tous les sujets « controversés, voire ésotériques » en vidéo, où figure une conférence d’Elsässer pour sa fameuse « Initiative populaire », tandis que Daniele Gänser a fait retirer la sienne, suite à la présence d’auteurs d’extrême droite comme Gerhoch Reisegger… ce qui nous ramène à la problématique du départ.
C/ Rejoindre les pacifistes pour désacraliser la cause et mieux se faire accepter : C’est la voie qu’a toujours privilégiée Heiner (tout comme ReOpen911 qui soutient www.acdn.net ). Heiner a lancé le site très important http://www.war-is-illegal.org/french.php, qui a déjà reçu les signatures de milliers de personnalités politiques allemandes, européennes et américaines, notamment des « Grünen » et de « die Linke ». Vous pouvez signer la version française de la déclaration du site ! Il serait aussi souhaitable que nous relayions cette initiative auprès de nos parlementaires et élus locaux.
Les Verts et le Parti de Gauche y trouveront des noms familiers. Le MODEM pourrait aussi s’y intéresser et suivre ainsi les traces du centriste japonais Fujita.
Chaque année par ailleurs, Heiner s’associe au rassemblement antiguerre du 11 Septembre à la Porte de Brandebourg, mais le noyautage de la manifestation l’an passé par des éléments d’extrême droite le conduit cette année à se désolidariser.
Enfin, signalons La Marche mondiale pour la Paix et la non Violence à laquelle une foule allemande nombreuse devrait participer à Berlin le 9 novembre prochain, qu’Heiner rejoindra avec un groupe d’activistes du 11 Septembre, mené par les membres berlinois de Alles Schall und Rauch . Elle passera par Paris juste avant le 7 novembre, et 2 groupes semblent rejoindre l’Espagne depuis Bordeaux, Toulouse, Perpignan et depuis Marseille. Ce sont là des occasions pour ReOpen911 de créer de nouveaux contacts.
d/ Militer dans la vie réelle et sortir de l’internet : Les difficultés sont les mêmes qu’en France. En 2006, Heiner avait organisé une projection de Loose Change2 à l’Université Humbolt avec un étudiant sympathisant. 2 jours avant, sans donner de raisons, le Président de l’Université a interdit la projection… ce qui leur valut 3 articles dans Der Junge Welt, Die Berliner Zeitung, et même dans le Deutsche Tageszeitung. Une fois de plus : un contre-effet bien connu en France, où chaque tentative des médias ou de l’intelligentsia de faire taire une personnalité ou bloquer un projet, aboutit à l’effet inverse.
Les projections-débat font aussi le plein : C’est ainsi que ZERO a très bien été accueilli à Munich le 19 avril 2008, où plus de 400 personnes sont venues écouter Chiesa et Wiesnewski, et à Berlin , lors d’un véritable FORUM sur 2 jours à la Maison russe, les 4 et 5 septembre 2008, organisé par la revue Hintergrund, et recensé dans un article neutre du site de la DEUTSCHE WELLE, autrement dit l’équivalent du site de France Télévisions… cette fois avec rien moins que Elsässer, von Bülow, Wisnewski, Bröckers et bien d’autres. On imagine la même chose à Paris… Un projet impossible à mettre sur pied en l’état actuel des choses…
Enfin, Jens Wagner insiste pour prendre contact directement avec un maximum d’élus à tous les niveaux, en essayant d’être reçu par eux afin de les informer et de leur remettre une documentation aussi factuelle que possible.
Une initiative que ReOpen911 devrait relancer sur son FORUM après quelques débuts encourageants initiés par certains de ses membres. Il pense aussi que l’humour et la dérision peuvent aider, comme WAC le fait aux USA et en UK, à la prise de conscience, et appelle à la constitution de groupes de choc, capables de ridiculiser en public les personnalités qui désinforment alors que leur position sociale ou leur statut professionnel en font des référents sociaux. Ce n’est pas Jean Marie Bigard qui dira le contraire !
En guise de conclusion :
Ce reportage appelle d’autres commentaires. Il ne couvre que Berlin, Hambourg, Munich et quelques initiatives « transfédérales ».
Nous reviendrons sur les autres métropoles allemandes au gré de nos rencontres. Nous espérons que cet article inspirera les journalistes, que nous respectons, pour rendre compte de la vitalité et du caractère européen et mondial de la revendication que nous portons avec des moyens pourtant limités, et dont la légitimité se fonde désormais sur une somme colossale d’indices qui se recoupent sans précédent dans l’histoire mondiale du journalisme. Le premier anniversaire de la mort de Barry Jennings en témoigne.
Par ailleurs, rappelons-le encore ici, les membres les mieux documentés de l’association ReOpen911 sont prêts à participer à tout débat sur le fond (et non sur l’association, ses membres ou le mouvement international dont elle se réclame), avec les journalistes officiels qui désirent confronter leur travail d’enquête à celui du mouvement international citoyen. L’association ReOpen911 peut même les mettre en contact avec les journalistes et chercheurs indépendants dont le site reopen911.info rapporte les travaux et découvertes. Il pourront ainsi rencontrer d’autres journalistes professionnels, des scientifiques, des experts en aéronautique ou en constructions métalliques par exemple, qui répondront à toutes les questions qu’ils voudront bien leur poser, ceci devant un public aussi varié que possible, le tout filmé en direct pour attester des informations échangées et des points de vue de chacun.
Cette invitation est toujours d’actualité, depuis la fondation de ce site, le 11 mars 2006, et depuis sa transformation en principal support de l’association loi de 1901 ReOpen911 le 1er septembre 2008.
Par Bluerider pour ReOpenNews
09:30 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : afghanistan, pakistan, al qaida, usa, attentats, 11-septembre, otan, militaire, obama, amérique
n°8 - 11-09- dossiers Géopolitique - -26-01 – Fin - A qui profite le crime ?
n°8 - 11-09- dossiers Géopolitique - -26-01 – Fin - A qui profite le crime ?
11-09- dossiers Géopolitique
n°8 du 26-01
C.De Broeder & M.Lemaire
Le "dossier - Géopolitique du 11-09 " est visible sur mes blogs :
http://www.dhblogs.be/categories/International.html
http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html<...
Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html
NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be
| Sommaire : 2 Dossier 2-1 - Bluerider : 11 septembre : un tour d’Europe du mouvement pour la vérité.(suite) 2: Un éminent et courageux journaliste. Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 3-1 Chauprade sur la contestation à la version officielle du 11 septembre 2001
|
2 : Un éminent et courageux journaliste,
(3eme partie)
Avec Oliver Janich, éditorialiste sceptique du journal économique allemand Focus Money.
Qui est Oliver Janich ?
Un éminent et courageux journaliste, éditorialiste qui écrit chaque semaine pour un lectorat important et un fan-club en plein développement autour de son journal Focus Money, l’édition destinée au monde des affaires du magazine Focus. Oliver a aussi publié dans le Financial Times, ou dans le Süddeutsche Zeitung. Ses contributions vont de ses éditoriaux centrés sur le débat politique ou sur les affaires boursières et financières, jusqu’à des articles de fond publiés en une.
Le 5 janvier dernier, il a publié en accord avec sa rédaction un article détaillé sur les attentats du 11 Septembre. Une première dans la presse économique allemande, dont nous saluons ici le courage et le professionnalisme. Nous reviendrons pour clôturer cette série d’articles consacrés à Focus Money sur les apports de ce dossier très complet et solidement bâti.
Focus est le dernier groupe de presse à s’être lancé avec succès en Allemagne, en mars 2000, en plein boom économique des valeurs internet. Après des réajustements consécutifs à la crise de ces valeurs, son très habile éditeur a su maintenir et même développer ses ventes en diversifiant les éditions. Le magazine-mère Focus, publié à 430 000 exemplaires à Munich, se bat chaque lundi avec le fameux Spiegel, qui paraît à Hambourg, et aussi avec die Zeit et Stern, ce dernier étant le plus populaire des news-hebdos allemands, plus orienté vers l’image un peu comme Paris Match en France.
Focus Money est donc une filiale dédiée exclusivement à la finance et au milieu des affaires, avec un tirage de 100/150 000 exemplaires comparable à celui deL’Expansion, pour un lectorat très assidu de 720 000 lecteurs. Il correspond à des titres en France tels que L’Expansion, Les Echos, Capital, Investir…
Nous avons voulu entrer en contact avec Oliver afin de décrypter avec lui comment les médias « mainstream » traitent le sujet du 11/9 en Allemagne, et pour confronter sa démarche à celles de ses homologues français, si tant est que nous en trouvions dans la presse-magazine française… Nous espérons que les rédacteurs en chef et les salles de rédaction des journaux et magazines économiques français comprendront le message.
Oliver Janich, « Un journaliste qui dérange » ?
Vendredi 15 janvier 2010, de Munich
Bluerider : Votre numéro du 5 janvier s’est-il bien vendu ?
Oliver Janich : Non, pas bien… très très bien !
J’ai même gagné un pari substantiel avec mon directeur de rédaction / rédac’chef. Je le voulais même en une, faire la première de couverture, mais c’était plus que ce que Focus pouvait oser faire.
Alors, on a ajouté un bandeau en couverture, dans le coin à droite, pour promouvoir mon dossier. Le résultat a été au-delà des espérances. J’avais parié au moins 20% d’augmentation, et nous avons fait 30% de plus, j’ai donc gagné mon pari. Ils ne savaient même pas que ce scepticisme est très puissant en Allemagne…
Beaucoup de professionnels des médias ne savent même pas que le mouvement pour la vérité existe. Ces journalistes continuent de « vivre à Dresde » (avant 1989, Dresde était le « bout du monde » car cette ville « communiste » ne pouvait "même pas" capter les émissions d’Allemagne de l’Ouest).
BR : Comment vous y êtes-vous pris pour publier cet article ?
OJ : Le 11/9 n’est pas ma préoccupation principale. J’ai commencé par commenter les échanges boursiers pour Focus Money, puis j’ai glissé progressivement vers le commentaire politique, contre la volonté de mon chef. Maintenant j’ai pas mal de fans, et aussi beaucoup de gens qui me détestent. Quelques-uns achètent le magazine pour me soutenir, et mon groupe de fans s’est pas mal agrandi la semaine dernière. Mon scepticisme remonte à 6 ans environ, lorsque j’ai découvert le cas de la chute du WTC7. Puis la première chaîne publique autrichienne ORT2 a diffusé 9/11Mysteries il y a 2 ans, suivie par la chaîne privée allemande VOX… mais j’étais encore loin d’obtenir un résultat significatif. Comme je vous l’ai dit, tous mes collègues ne vont jamais sur le net se documenter sur les sites que je leur recommande… alors, j’ai commencé à leur distribuer des DVDs ainsi qu’à mon rédac’chef… mais ils ne les ont pas regardés non plus ! Jusqu’à ce que « das Wunder geschah », le miracle s’accomplisse. Le 11 septembre 2009, quand VOX a diffusé "9/11Mysteries" pour la seconde fois, mon rédac’chef m’a envoyé un SMS qui disait « t’ai obéi, suis assis devant ma TV », et le lendemain il est entré dans mon bureau et m’a dit « tu as 5 pages ». Le documentaire s’est avéré bien plus puissant que toutes mes discussions… Mon chef savait déjà tout, mais 9/11Mysteries l’avait tellement secoué… (on devrait les obliger, les forcer même, à regarder ces films. Ils montrent bien « Une vérité qui dérange » dans les écoles, alors qu’il est plein d’erreurs. Pourquoi pas ces films, qui exposent avant tout des faits ?)
BR : Les autres magazines allemands ont-ils fait le même travail que vous ?
OJ : Der Spiegel a publié un article sur les théories « conspirationnistes », mais c’était vraiment un mauvais exemple de journalisme, qui insistait sur quelques erreurs de Von Bülow, Wisnewski et Bröckers, puis il généralisait à toute la problématique…. bref des critiques ad hominem… Ils auraient dû considérer le simple fait qu’ils avaient été eux-mêmes incapables de fournir à leurs lecteurs une contre-enquête solide et approfondie.
BR : Quelles ont été les réactions autour de vous depuis cette parution ?
OJ Je raccroche juste le téléphone avec « un journaliste d’investigation très connu »… il m’a demandé si j’étais dans la m… maintenant (rires…) mais non, personne ne m’a averti de rien, et depuis la publication, notre maison mère est restée silencieuse. Mais vous savez, les chiffres parlent d’eux-mêmes, parfois bien mieux que les personnes qui se sont donné du mal pour les générer…
BR : Vous dites que vos collègues de la rédaction vous surnomment « der Spinner » (le dérangé)… qu’en pensez-vous ?
OJ : Bon, laissez-moi vous dire exactement ce que mon collègue a dit : « Dans le passé, nous pensions que tu étais dérangé (NdlR. c’était après la publication d’un article sur la problématique du climat, qui remet en cause l’obsession de la chasse aux émissions de carbone), mais depuis ton article, j’ai vu la même histoire à la TV, et j’ai changé de point de vue ». Cela lui paraît encore bizarre, mais peut-être ne me considère-t-il plus comme une personne bizarre… je crois fermement en l’être humain… avec ses paradoxes : beaucoup ne croient que ce qu’on leur raconte d’en haut, et pourtant ils ne sont jamais d’accord avec ce constat. Mais voilà : ils ne prennent pas le temps d’approfondir, et préfèrent suivre les ordres de leur hiérarchie, de leurs chefs de rédaction… parfois il leur arrive de faire des suggestions, mais très timides…
BR : Nous faisons face à la même déception en France. Les journalistes ont peur et en plus ils dénigrent le journalisme citoyen… mais il faut bien avancer… que pouvons-nous faire d’autre, sinon « être nos propres journalistes », n’est-ce pas ?
OJ : Quelques personnes se disent expertes, mais le sont-elles vraiment …
BR : … Comme ces soi-disant experts –jusque dans les rangs de l’armée- qui ont été payés pour vendre la guerre d’Irak au peuple américain sur FOX news ou CNN?..
OJ : … Votre association est curieuse, et veut en savoir beaucoup plus sur le 11/9. C’est comme cela que devrait être le journalisme. Mais ils n’enquêtent pas correctement. Des experts crédibles contredisent la version officielle, mais comme parmi eux il y en a qui sont très critiques envers les médias officiels mainstream… ils sont littéralement pulvérisés, dénigrés. En plus, ils ont souvent un look différent, même dans leurs vêtements, ils s’habillent comme des marginaux parce qu’ils ne supportent pas le point de vue de la masse. Ça n’a aucune importance pourtant. Ce qui donne de la valeur à leur travail, c’est leur farouche volonté d’approfondir le sujet pour le bien commun, et pas seulement, voire pas du tout, pour la feuille de paie [Ndlr : no comment].
BR : Comment argumentez-vous avec vos collègues face à la question du manque de preuves substantielles concernant les attaques du 11 Septembre ?
OJ : je dois dire que cela nécessite des stratégies compliquées. Par exemple : comment se fait-il qu’ils n’acceptent pas cette simple observation : Si la CIA est impliquée, bien sûr qu’elle va développer une stratégie de désinformation, qui implique elle-même une stratégie vis-à-vis des médias mainstream ? Ensuite, essayons de nous concentrer sur cette autre simple observation : les chercheurs essayent de traiter leurs découvertes avec autant de sérieux que possible, mais au final, ce n’est pas si important que cela si des détails de leurs informations sont faux –par exemple, le fait que le témoignage d’un témoin soit faux ou vrai n’est pas si important- parce que le mouvement pour la vérité a rassemblé une telle quantité d’indices qui fondent le doute parmi de plus en plus de gens, que le nombre de faits en lui-même est devenu plus important. Par exemple encore, l’utilisation prouvée dans les WTC de matériel qui montre des similitudes très importantes avec des explosifs militaires de haute technologie appelés « nanothermites » , l’emplacement exact où les échantillons furent trouvés, ou la qualité de leur stockage depuis ces événements dramatiques, sont parfois remis en cause, mais c’est finalement de peu de poids si on considère aussi la coordination parfaite de la rupture et de l’effondrement simultané de toutes les colonnes centrales dans 3 cas le même jour : les 3 WTC. Nous devons toujours garder un œil sur les probabilités d’occurrence de tout ce que nous avons vu ce jour-là.
BR : Dans votre article, vous ne mentionnez pas Andreas Von Bülow, Gerhard Wisnewski qui vit à Munich comme vous, ou Jürgen Elsässer, pourquoi ?
OJ : J’ai eu une opportunité formidable, mais elle devait tenir en 5 pages. Donc je devais me concentrer sur les meilleurs arguments pour informer un lectorat qui n’est pas spécialiste de la question.
Bülow est un expert.. Il connaît par cœur les services secrets… mais il est difficile de le citer pour des faits nouveaux, alors que je voulais un article très factuel. Et je n’ai pas cité d’autres journalistes parce que je voulais aussi éviter l’accusation selon laquelle les « théoriciens de la conspiration se citent toujours entre eux ». Bon, ce sont effectivement des experts dans ce domaine, mais pour le grand public, c’est mieux de donner la parole à des pilotes ou des architectes par exemple. Je pense que les gens curieux feront leur chemin vers ces spécialistes dans un second temps. Par contre, j’ai choisi en exemple de me concentrer sur Dieter Deiseroth, qui est un haut magistrat de la cour fédérale, et qui vient de publier un article fondamental dans le Frankfurter Rundschau fin novembre. Vous devez le lire. Une telle confession, une telle implication qui met en jeu sa carrière et sa réputation est une nouvelle preuve de l’inquiétude grandissante causée par les mystères dérangeants du 11 Septembre.
BR : Avez-vous assisté à la projection de ZERO à Munich en avril dernier ? Giulietto Chiesa nous a raconté qu’il y avait plus de 400 personnes, la TV locale, des articles dans la presse…
OJ



