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31.07.2009

n°448 - Journal d'Irak - 13-07 au 31-07 - : Début - : Le chef de l'armée à Bagdad dit n'avoir pas (plus) besoin des USA…(coopération future ou querelles bilatérales)


n°448 - Journal d'Irak - 13-07 au 31-07 - : Début - : Le chef de l'armée à Bagdad dit n'avoir pas (plus)  besoin des USA…(coopération future ou querelles bilatérales)



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!



Journal d'Irak

n°448                 du 13/07                     au 31/07/09

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

Tiré à part :

Discussions présumées entre Américains et résistants en Turquie.

L'armée américaine augmente ses effectifs de 22'000 hommes.

Le chef de l'armée à Bagdad dit n'avoir pas besoin des USA…

Paroles & action du président...

Obama plaide (également) pour la fin des sanctions de l'ère Saddam.

Lutte pour la libération du territoire

La résistance contre l'agresseur

Résistance :

1 Analyse

Des résistants

2 Occupation de l'Irak

Suite

3 Politique

1) collaborateurs Irakiens

2) occupants 

Fin

4 Libération du territoire

Détails.

L'Irak en chiffre. 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Vidéo : Un nouveau mur de la honte.

5-2 Les murs de la honte à Bagdad.

5-3 L’obsession des murs ?

5-4 Les espions de l´or noir, par Gilles Munier

5-5 6 Vidéos 

6 Les brèves

6-1 L'Irak accuse les Etats-Unis de discuter avec des "terroristes"

 



Tiré à part :

Discussions présumées entre Américains et résistants en Turquie.

25/7

Des parlementaires irakiens ont dit vendredi enquêter sur les informations selon lesquelles des discussions auraient eu lieu l'an dernier en Turquie entre des représentants américains et des membres de groupes de résistants opérant en Irak. Abbas al-Bayati, un membre de la commission de sécurité et de Defense du Parlement irakien, a déclaré que les Etats-Unis et la Turquie devaient s'expliquer.

Seul le gouvernement irakien a autorité pour prendre des décisions sur ces questions, a-t-il rappelé.

A Washington, le porte-parole du Département d'Etat Robert Wood a déclaré vendredi que les responsables américains avaient rencontré un vaste éventail de contacts irakiens pour promouvoir la réconciliation et assuré que les Etats-Unis n'avaient pas l'intention d'empiéter sur les prérogatives du gouvernement irakien élu.

AP

L'armée américaine augmente ses effectifs de 22'000 hommes.

L'armée américaine va augmenter à titre temporaire (…)  ses effectifs de 22'000 hommes, a annoncé lundi le secrétaire à la guerre Gates.

Cette mesure est prévue pour faire face à l'effort de guerre en Irak et en Afghanistan et pour soulager les soldats dans les zones de combats.

Le chef du Pentagone a indiqué qu'avec ces soldats supplémentaires, l'armée de Terre américaine passerait à 569'000 hommes. Cette augmentation est la deuxième depuis 2007, soit peu de temps après l'entrée en fonctions de M. Gates au sein de l'administration Bush.

"Beaucoup de choses ont changé au cours des deux dernières années, nous obligeant à veiller à ce que (nos troupes) soient suffisamment importantes pour répondre aux besoins des opérations en cours", a-t-il dit. Robert Gates évoquait la poursuite des guerres en Irak et en Afghanistan, ainsi que la situation au Pakistan.

Robert Gates a précisé que ce nouvel effort était surtout nécessaire pour l'année en cours et que les besoins s'atténueraient dans les trois ans à venir.

(ats /

21 juillet

http://www.romandie.com/infos/ats/display2.asp?page=20090... 

 

Le chef de l'armée à Bagdad dit n'avoir pas besoin des USA…

Le commandant des forces irakiennes à Bagdad a déclaré n'avoir pas eu à demander l'aide des troupes de combat américaines depuis leur retrait, fin juin, des centres urbains.

Le général Abboud Kanbar a expliqué dans un entretien à Reuters qu'il avait enjoint les forces américaines, retirées dans leurs bases des faubourgs de la capitale irakienne, de ne pas mener de patrouilles dans Bagdad.

Les troupes de combat américaines ont quitté le 30 juin dernier l'ensemble des grands centres urbains irakiens, première étape du retrait gradué qui doit aboutir d'ici 2012 au plus tard à leur départ définitif, comme le stipule le pacte de sécurité signé entre les deux pays.

Ce pacte autorise néanmoins le retour des troupes de combats dans les villes si le gouvernement irakien en fait la demande.

"Jusqu'à présent, nous n'avons pas eu à leur demander une quelconque aide. C'est un succès pour les forces de sécurité irakiennes", s'est félicité Abboud Kanbar, qui dirige l'armée irakienne dans la capitale.

"Le nombre d'Américains dans Bagdad est très faible - une centaine - et ce sont tous des soldats non-combattants", a-t-il ajouté. Quelque 32.000 soldats américains quadrillaient encore la ville en janvier dernier.

INTERROGATIONS AMÉRICAINES

Il a précisé que huit postes de sécurité occupés par 17 soldats américains étaient encore en place pour surveiller la ville grâce à un dispositif vidéo.

Interrogé sur les ordres présumés donnés aux Américains de ne pas patrouiller dans les villes, il a répondu : "Oui. Nous avons strictement appliqué l'accord et les Américains en ont fait autant. L'accord dit qu'il ne doit y avoir aucune patrouille américaine dans les villes."

Le Premier ministre irakien Nouri al Maliki,, a déclaré le 30 juin "Journée de la souveraineté" et l'a décrété fête nationale.

Le Washington Post a rapporté que certains chefs militaires américains s'interrogeaient sur la visible détermination à les rendre invisibles - quels qu'en soient les risques - et que cela nourrissait les tensions entre armées.

Interrogé sur ce point, Abboud Kanbar s'est refusé à d'autres commentaires que la nécessité pour chaque pays de se conformer au pacte de sécurité.

Abboud Kanbar a en outre souligné que la présence des forces américaines tout autour de la capitale entravait fortement les mouvements des résistants

20-07

http://fr.news.yahoo.com/4/20090720/twl-irak-bagdad-secur...



Paroles & action du président...

Obama plaide (également) pour la fin des sanctions de l'ère Saddam.

22/7

Barack Obama a promis mercredi à l'Irak de l'aider à se libérer des sanctions datant de Saddam Hussein, préférant insister sur la coopération future que sur les querelles bilatérales au moment où les relations entrent dans une nouvelle phase.

Pour la première fois depuis son investiture en janvier, M. Obama a reçu le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki à la Maison Blanche.

M. Obama a réaffirmé le soutien américain aux efforts de réconciliation nationale, sans exprimer d'impatience face à la lenteur du processus.

La menace que le vice-président américain Joe Biden aurait proférée lors d'une visite en Irak (un désengagement américain en cas de reprise des violences) est mal passée chez les Irakiens, mais M. Maliki, venu chercher des investissements et une aide à la reconstruction de son pays, a surtout parlé des perspectives de coopération économique, commerciale et culturelle.

M. Obama a exprimé son soutien aux efforts de M. Maliki pour faire disparaître les sanctions imposées à l'Irak après l'invasion du Koweït en 1990.

"Continuer à faire peser sur l'Irak les péchés d'un dictateur déchu serait une erreur", a dit M. Obama.

"Le président Obama et l'administration américaine sont d'accord avec nous pour dire que l'Irak ne représente plus une menace pour la paix et la sécurité internationales", a abondé M. Maliki.

Les Nations unies ont imposé à l'Irak de Saddam Hussein de payer des réparations aux pays qui ont souffert de l'invasion du Koweït. L'Irak doit actuellement allouer 5% de ses revenus pétroliers à ces réparations, dont une grande partie va au Koweït.

M. Maliki était dans la matinée aux Nations unies pour plaider sa cause.

M. Obama a cependant rappelé que les autres membres du Conseil de sécurité avaient voix au chapitre.

Mais lui et M. Maliki ont affiché leur volonté d'une relation normalisée et élargie alors que M. Obama a promis de ramener à la maison tous les soldats américains stationnés en Irak d'ici à fin 2011.

Sous couvert d'anonymat, les responsables américains ne cachent pas qu'ils voudraient voir la réconciliation s'instaurer plus vite entre des communautés irakiennes qui ne sont toujours pas parvenues à s'entendre sur la répartition des revenus du pétrole ou sur l'équilibre des pouvoirs entre le gouvernement central et les provinces.

Le manque de sécurité, le récent accès de tensions entre Arabes et Kurdes et le conflit territorial sur la région pétrolière de Kirkouk ajoutent aux préoccupations.

"Il ne fait aucun doute pour le Premier ministre et pour moi que nous avons encore des jours difficiles devant nous", a dit M. Obama. "J'ai redit ma conviction que l'Irak sera un endroit plus sûr et aura plus de chances de réussir si tous ses citoyens, de tous les groupes ethniques et religieux, y trouvent leur place pour prospérer".

"Nous allons travailler très dur pour ne laisser aucune chance aux comportements sectaires", a répondu M. Maliki.

M. Maliki effectuera jeudi une visite, à peine concevable récemment, au cimetière militaire d'Arlington, près de Washington, où reposent des Américains tués en Irak.

http://qc.news.yahoo.com/indepth/irak/s/afp/090722/monde/...



L'Irak en chiffre: du 13-07 au 31-07-09



 

 

 

Tués

Blessés

 

 

 

 

 

Peuple irakien

1+ x

8 + x

 

 

 

 

 

Usboys/Autres boys + miliciens

5

2 + x

 

 

 

 

 

Policiers, armée et collaborateurs & miliciens

26

31

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 b) Troupes d'occupation et collaborante : Analyse & déclaration

Irak

12-07

Le chef d'état-major de l'armée de terre irakienne a estimé dimanche que le nombre d'attaques allait diminuant mais qu'il faudrait s'attendre à ce que la résistance subsiste pendant quelques années encore.

Le général Babaker Shawkat Zebari a souligné lors d'une conférence de presse à Bagdad que ses troupes seraient aidées par celles des Etats-Unis si nécessaire.

Les troupes de combat américaines se sont retirées des centres urbains irakiens à la fin du mois dernier et leur retrait total de tout le pays est prévu pour la fin 2011.

AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20090712/twl-irak-violence-1de...



2-1 Occupation de l'Irak

Les forces en présence

Etats-Unis

Plus de 130 000 soldats us restent en Irak

Le mois de juin 2009 a été marqué par le retrait des villes des forces américaines.

Ce retrait est en passe d'être effectif puisque depuis des mois le gros des troupes occupantes avaient quitté les grandes cités irakiennes.

Ce sont les forces armées du "gouvernement" de Maliki qui prennent le relais, mais toujours sous la surveillance des Américains.

Plus de 130 000 soldats américains (et plus encore de mercenaires) restent dans le pays, au moins jusqu'en 2011.

Les intérêts américains sont plus que préservés puisque l'ambassade us en Irak est la plus grande du monde avec plus de 3 000 employés.

Des compagnies occidentales ont aussi remportées des appels d'offre dans le domaine du pétrole, enjeu de l'invasion...

Plusieurs attentats sanglants ont été perpétrés en Irak au mois de juin, la situation reste tendue dans de nombreuses régions.

Au mois de juin 15 soldats américains ont été tués, ce qui porte les pertes us à 4321 soldats tués depuis 2003.

 

Le nombre de contractuels, mercenaires et autres, par rapport aux soldats en uniforme, a atteint le ratio de 1 pour 1.

«L'administration Obama n'a pas indiqué ses intentions face à la privatisation de la guerre.

En Irak en 2007, le nombre de contractuels, mercenaires et autres, par rapport aux soldats en uniforme, a atteint le ratio de 1 pour 1.

Du jamais-vu dans l'histoire des guerres.

Et un problème pour la démocratie, puisque les contrats sont souvent opaques et que ces hommes échappent à la fois aux justices nationales et à la justice militaire.

Ce n'est pas seulement la loi du plus fort, c'est la guerre en toute impunité....

"Plus il y a de la guerre, plus il y a du mercenariat, se réjouit "Bob", un mercenaire britannique parlant sous couvert d'anonymat.

La nouveauté est qu'après le 11-Septembre, nos activités sont devenues ultralégales.

On n'a jamais gagné autant d'argent. C'est un âge d'or." Il reconnaît que "l'arrivée des gars d'Irak pose un problème, car, ici, il faut être plus discrets, ne pas mitrailler les civils comme là-bas". "Bob" admet que les intérêts de ses employeurs diffèrent de ceux de l'OTAN : "Les armées américaine et britannique et les autres sont ici pour gagner une guerre. Pour nous, plus la situation sécuritaire se détériore, mieux c'est."»

http://mai68.debithost.net/spip/spip.php?article263


n°448 - journal d'irak - 13-07 au 31-07 - : suite - : le chef d

n°448 - Journal d'Irak - 13-07 au 31-07 - : Suite  - : Le chef de l'armée à Bagdad dit n'avoir pas (plus)  besoin des USA…(coopération future ou querelles bilatérales)



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!



Journal d'Irak

n°448                 du 13/07                     au 31/07/09

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

3 Politique

1) collaborateurs Irakiens

2) occupants 



3) Politique

a) des collaborateurs Irakiens

Les grandes manœuvres

28-07

Les autorités irakiennes, soucieuses(…)  de se prémunir d’éventuelles menaces étrangères après le retrait américain, notamment de l’Iran et de la Syrie(…) , envisagent l’achat d’un premier escadron de 18 F-16 cette année. Le général Anouar Ahmed, commandant de l’armée de l’air irakienne, avait déclaré à Reuters en mars que les Irakiens souhaitaient ensuite porter leur flotte à 96 appareils d’ici 2020.
Le Congrès américain a été informé du fait que les ventes d’armes à l’Irak pourraient atteindre neuf milliards de dollars : outre les F-16, elles comprendraient des chars M1A1 de General Dynamics, des hélicoptères de Boeing ou Textron et des avions-cargos de Lockheed.
Le ministre irakien de la Defense a fait savoir la semaine dernière lors d’une réunion au Pentagone que Bagdad menait des discussions avec d’autres pays fournisseurs, a précisé le responsable américain.

La France, la Chine et la Russie ont par le passé vendu des armes à l’Irak.

Al-oufok avec les agences de presse

 

Robert Gates en Irak pour parler ventes d'armes et sécurité.

L’américain Gates, est arrivé ce mardi en Irak où il doit s'entretenir avec des responsables irakiens de questions de sécurité et de ventes d'armes.

Il devrait être question lors de ces discussions de la possible acquisition par Bagdad d'avions de chasses F-16 du constructeur américain Lockheed Martin.

Les autorités irakiennes, soucieuses de se prémunir d'éventuelles menaces étrangères après le retrait américain, notamment de l'Iran et de la Syrie, envisagent l'achat d'un premier escadron de 18 F-16 cette année.

Le général Anouar Ahmed, commandant de l'armée de l'air irakienne, avait déclaré à Reuters en mars que les Irakiens souhaitaient ensuite porter leur flotte à 96 appareils d'ici 2020.

Le Congrès américain a été informé du fait que les ventes d'armes à l'Irak pourraient atteindre neuf milliards de dollars: outre les F-16, elles comprendraient des chars M1A1 de General Dynamics, des hélicoptères de Boeing ou Textron et des avions-cargos de Lockheed.

Le ministre irakien de la Défense a fait savoir la semaine dernière lors d'une réunion au Pentagone que Bagdad menait des discussions avec d'autres pays fournisseurs, a précisé le responsable américain. La France, la Chine et la Russie ont par le passé vendu des armes à l'Irak.

Robert Gates est arrivé en Irak après des visites en Israël et en Jordanie.

Reuters

28-07

http://fr.news.yahoo.com/4/20090728/twl-irak-usa-gates-38...


c) Sur le terrain

Arabes et Kurdes s'opposent dans la province irakienne de Ninive

19/7

Un différend entre Arabes et Kurdes divise la province irakienne de Ninive et exacerbe des tensions qui menacent la stabilité à long terme du pays. 

Les conseillers kurdes d'une partie de la province boycottent tout contact avec son gouverneur arabe, Assil al Noudjaïfi et ils ont menacé dimanche de former un conseil provincial dissident si leur désaccord avec le gouverneur n'est pas réglé.

Ces conseillers occupent 16 des 37 sièges de Ninive.

Les Kurdes considèrent qu'une partie de la province de Ninive, où les Arabes sont majoritaires, fait partie de leur berceau historique et ils veulent qu'elle soit incluse dans la région semi-autonome du Kurdistan.

Ils accusent Noudjaïfi de les avoir marginalisés au conseil provincial depuis son élection, en janvier.

"Si aucune solution n'est trouvée, nous serons contraints de former un conseil de Ninive pour administrer les 16 circonscriptions administratives", a déclaré le conseiller kurde Derrman Khitari, ajoutant qu'il demanderait au gouvernement central de transférer une partie du budget de Ninive.

MÉDIATION

Les tensions à Mossoul, chef-lieu de la province de Ninive, l'ont transformée en un endroit violent.

Les Kurdes refusent de participer au nouveau gouvernement provincial à dominante arabe et plusieurs villes kurdes ont annoncé qu'elles ne respecteraient pas le nouveau gouvernement de Mossoul.

Le gouverneur arabe prend soin d'éviter les régions à dominante kurdes en raison des problèmes de sécurité.

Les Arabes avaient boycotté les précédentes élections provinciales, en 2005, mais à la suite des élections du 31 janvier dernier, ils ont cessé d'être sous-représentés et détiennent à nouveau le pouvoir dans la province de Ninive.

Depuis lors, les Kurdes accusent Noudjaïfi de les marginaliser.

Ce dernier a rappelé qu'il était habilité à dissoudre tout conseil provincial qui violerait la Constitution, mais il a ajouté qu'il restait ouvert au dialogue.

Une délégation de personnalités chiites appartenant au mouvement de l'imam Moktada Sadr a ouvert une médiation mais elle n'a pas encore abouti.

Ali al Dabbagh, porte-parole du gouvernement, a lancé un appel au dialogue.

http://fr.news.yahoo.com/4/20090719/twl-irak-mossoul-38cf...


Politique intérieure & extérieure

Les Kurdes irakiens élisent président et parlement

Les Kurdes irakiens ont commencé à voter samedi pour renouveler le président et le Parlement de cette région autonome riche en pétrole, où le scrutin devrait confirmer la mainmise des partis au pouvoir.
Les bureaux de vote ont ouvert leurs portes à 08h00 (05h00 GMT) et fermeront à 18h00 (15h00 GMT). Les bulletins seront ensuite collectés pour être envoyés à Bagdad et dépouillés par la commission électorale.
Le comptage officiel devrait prendre deux à trois jours si aucun recours ne vient perturber les opérations.
Les Kurdes doivent élire leur président au suffrage universel direct pour la première fois. Le candidat sortant Massoud Barzani, ancien chef de la rébellion, devrait selon toute vraisemblance l’emporter aisément face à cinq rivaux.

Pour le scrutin de samedi, il y a  2,5 millions d’électeurs inscrits pouvant se rendre aux bureaux de vote uniquement à pied ou dans les bus autorisés par le gouvernement.
Dans le scrutin parlementaire, l’alliance formée par le Parti démocratique du Kurdistan (PDK) de Barzani et l’Union démocratique du Kurdistan (UDK) du président irakien Djalal Talabani devrait conserver la haute main sur l’assemblée régionale face à 23 coalitions de petits partis.
Les scrutins précédents se sont joués sur la capacité de résistance du gouvernement régional kurde (GRK) face au gouvernement central à dominante chiite.
A l’approche de ces élections, Massoud Barzani et d’autres dirigeants leaders kurdes ont tenté de mobiliser l’électorat en durcissant le ton sur la question des territoires dont ils disputent le contrôle aux autorités de Bagdad.
Des diplomates estiment que le contentieux sur la région pétrolifère de Kirkouk constitue la principale menace pour la stabilité à long terme du pays.
Après avoir déposé son bulletin dans l’urne, le président kurde a une nouvelle fois déclaré samedi qu’il n’entendait pas renoncer à l’annexion de la région de Kirkouk.
"Je ne ferai aucun compromis sur Kirkouk", a-t-il dit à Salahouddin, enclave montagneuse proche de la capitale provinciale Erbil, où il réside.
Son neveu et Premier ministre, Nechirvan Barzani, avait toutefois laissé entendre peu auparavant que le président kurde serait prêt à discuter avec Bagdad.
"Nous espérons qu’après l’élection, nous serons capables de nous asseoir à la table des négociations avec Bagdad et de résoudre le problème de Kirkouk (...) Nous, les Kurdes, souhaitons nous montrer flexibles", a-t-il dit à la presse.
Si la population montre son attachement à l’autonomie de cette province du Nord, jusqu’à exprimer parfois des velléités indépendantistes, beaucoup de Kurdes s’inquiètent aujourd’hui de la multiplication des problèmes endémiques.
Cette année, la corruption, les abus commis par les forces de sécurité ou les pressions sur les médias ont ainsi semblé prendre le pas sur les relations tumultueuses avec le gouvernement irakien.
L’opposition espère pour sa part faire mieux qu’en 1992 et en 2005, lorsque le PDK et l’UDK s’étaient associés à d’autres partis importants.

La liste du Changement, conduite par un candidat qui se veut indépendant, Nochouane Moustafa, entend s’adjuger un tiers des 111 sièges de députés.
"Notre priorité est de nettoyer le système et de le restituer au peuple, a déclaré Safin Malakara, son directeur de campagne. Les partis au pouvoir n’ont mis en place aucune supervision sur le budget de la région. Dieu sait où passe l’argent."

(Samedi, 25 juillet 2009 – Al-Oufok avec les agences de presse )

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article737

 

L’opposition kurde dénonce des irrégularités lors des élections.
L’opposition kurde a dénoncé dimanche des irrégularités massives à l’occasion des élections présidentielles et parlementaires de samedi dans la province du nord de l’Irak.
Les résultats officiels ne seront pas divulgués avant un jour ou deux, mais les élections ne devraient pas bousculer le paysage politique du Kurdistan, autonome et riche en pétrole.
Le président sortant Massoud Barzani est donné vainqueur presque certain de la présidentielle, et la coalition formée par son Parti démocratique du Kurdistan (PDK) et l’Union démocratique du Kurdistan (UDK) devrait conserver la majorité au parlement.
"Dans l’après-midi, une campagne de violations a commencé sur les ordres des responsables sur le terrain du parti au pouvoir dans toutes les villes", a affirmé dans un communiqué le parti d’opposition Réforme et services.
Cette formation a fait état d’électeurs autorisés à voter mais ne figurant pas sur les registres, de bureaux de vote interdits d’accès aux observateurs de l’opposition et de poursuites des opérations après l’heure de clôture.
La liste Changement, emmenée par un candidat qui se veut indépendant, Nochirouan Moustafa, a pour sa part accusé les autorités d’avoir exécuté un "plan prémédité en vue de modifier les résultats à leur profit".
La commission électorale a annoncé samedi soir qu’elle vérifierait ces allégations, mais a déclaré ensuite à la presse que les scrutins s’étaient globalement déroulés sans incident.
Djabbar Yaouar, haut responsable du PDK, a quant à lui rejeté les accusations de l’opposition et invité celle-ci à déposer des plaintes en bonne et due forme.
La campagne électorale avait été marquée, comme les précédents scrutins, par le conflit entre le gouvernement régional et les autorités de Bagdad au sujet de la région pétrolifère de Kirkouk, qu’ils se disputent, mais aussi par des questions endémiques, dont la corruption, largement répandue dans la province.

Elections au Kurdistan : 78% de participation
Quelque 78% des 2,5 millions d’électeurs inscrits ont voté samedi pour élire leur président et leur Parlement au Kurdistan, région autonome du nord de l’Irak, selon la commission électorale.
Hamdiyeh al-Husseini, de la haute commission électorale indépendante, a déclaré samedi soir lors d’une conférence de presse dans la ville d’Erbil que la participation la plus élevée avait été constatée dans la province de Dahuk, avec près de 86%.
Dans la province d’Erbil, 79% des inscrits ont voté, et ils étaient 74,% dans la troisième province, celle de Suleimaniyeh. Les résultats des élections devraient être annoncés dans plusieurs jours.

26 juillet 2009 - Al-Oufok  )

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article739

 

Les partis au pouvoir au Kurdistan irakien reconduits
Les partis au pouvoir au Kurdistan irakien ont été reconduits à l’issue des élections législatives et présidentielle de samedi, mais un mouvement d’opposition réformiste a progressé avec 23,8% des suffrages, déclarent des responsables électoraux en se fondant sur des résultats préliminaires.
Le président Massoud Barzani a été réélu avec 69,6% des voix tandis qu’aux législatives, l’alliance formée par le Parti démocratique du Kurdistan (PDK) de Barzani et l’Union patriotique du Kurdistan (UPK) du président irakien Jalal Talabani a recueilli 57% des voix

29 juillet 2009,

http://www.aloufok.net/spip.php?article747.



b) Les occupants 

1) Usa

Obama, Gates, Clinton.

29-07

Gates a estimé mercredi qu’il existait "une chance d’accélération modeste" du retrait des troupes américaines en Irak. Il a déclaré qu’une brigade de combat pourrait quitter le pays avant la date prévue. Il n’a pas précisé de calendrier.
M. Gates a expliqué que le général Ray Odierno, commandant des troupes américaines en Irak, trouvait la situation meilleure que prévu sur le plan de la sécurité.
Obama table sur un retrait de toutes les forces de combat américaines en Irak d’ici au 31 août 2010, tandis que 30.000 à 50.000 soldats resteraient sur place pour former(…)  l’armée irakienne jusqu’à la fin 2011.

http://www.aloufok.net/spip.php?article747


Extension des guerres ?

Robert Gates en Irak

Le secrétaire américain à la Defense, Robert Gates, est arrivé mardi en Irak où il doit s’entretenir avec des responsables irakiens de questions de sécurité et de ventes d’armes.
Il devrait être question lors de ces discussions de la possible acquisition par Bagdad d’avions de chasses F-16 du constructeur américain Lockheed Martin.

Al-oufok avec les agences de presse

28 juillet 2009 -

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article744


Au Senat & a la chambre

Les sénateurs américains refusent de dépenser 1,75 milliard pour acheter 7 chasseurs F-22.

Les sénateurs américains ont suivi Barack Obama et Robert Gates, en rejetant, mardi 21 juillet, par 58 voix contre 40 un amendement au budget 2010 du Pentagone qui aurait alloué une rallonge de 1,75 milliard de dollars (1,25 milliard d'euros) pour la construction de sept chasseurs F-22.

Les parlementaires ont immédiatement reçu les félicitations du président américain, qui, ces dernières semaines, avait qualifié l'achat de ces nouveaux chasseurs de "superflu". "Au moment où nous nous battons sur deux fronts [en Irak et en Afghanistan] et que notre budget accuse un sérieux déficit, cela aurait représenté un gâchis d'argent inexcusable", a dit Barack Obama après le vote des sénateurs.

L'achat des F-22 n'est pas enterré pour autant : la version du projet de loi adoptée par la Chambre des représentants au mois de juin prévoit plusieurs acquisitions du chasseur.

Les parlementaires devront trouver un terrain d'entente en commission mixte avant transmission du texte final au président Obama, mais ce dernier menace de ne pas signer le budget du Pentagone s'il devait inclure la rallonge destinée aux avions de combat.

Le programme F-22 est également critiqué par le secrétaire à la Defense Robert Gates et le vice-président Joe Biden. Les deux hommes avaient fait campagne auprès des sénateurs pour qu'ils rejettent l'amendement.

"UN VOTE TRÈS DIFFICILE"

M. Gates s'est réjoui mardi du vote des sénateurs, estimant qu'il s'agissait d'un "pas important" vers une maîtrise des dépenses de Defense, a indiqué un porte-parole du Pentagone, Geoff Morrell. "Il comprend que pour de nombreux membres du Congrès, c'était un vote très difficile, mais il estime que le Pentagone ne peut pas continuer comme avant", a ajouté le porte-parole.

Les Defenseurs de l'amendement avaient fait valoir que la fabrication des F-22 supplémentaires aurait signifié un regain de travail pour la multitude de sous-traitants qu'emploient Lockheed-Martin et Boeing, constructeurs de l'avion.

En 2009, le programme F-22 a coûté 2,9 milliards de dollars (2 milliards d'euros) au ministère de la Defense.

Conçu pendant la guerre froide, cet avion, d'une valeur unitaire de 200 millions de dollars (140 millions d'euros), est accusé par ses détracteurs de ne pas être adapté aux conflits actuels.

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2009/07/22/les-se...

22.07

La Chambre des représentants demande à la CIA les documents de son programme antiterroriste secret.

La commission de renseignements de la Chambre des représentants a demandé mardi à la CIA de communiquer les documents de son programme ‘antiterroriste’ gardé secret et ayant visé à tuer ou à capturer au sol des dirigeants d'Al-Qaïda, pendant les huit années de la présidence Bush.

L'agence centrale du renseignement américain (CIA) coopérera, ont répondu certains de ses membres, sous couvert d'anonymat, ajoutant qu'une enquête serait menée sur les détails tenus secrets, ainsi que pour comprendre pourquoi le Congrès n'avait jamais été informé du programme.

Le directeur de la CIA, Leon Panetta, a d'ores et déjà ordonné une enquête interne, a expliqué le porte-parole de l'agence, George Little.

La CIA a dépensé au moins un million de dollars (720.000 euros), jusqu'à ce que le programme soit suspendu le 24 juin par Leon Panetta, dès qu'il a appris son existence, a expliqué un membre du Congrès.

Pourtant, le programme n'a jamais abouti, les attaques ayant été menées via des frappes aériennes, par des drones, des avions sans pilotes, qui ont fait de nombreuses victimes civiles.

Silvestre Reyes, le président de la commission de renseignements de la Chambre, un démocrate, devrait décider cette semaine de lancer ou non une enquête sur ce programme de la CIA. Le sénateur démocrate Russ Feingold a déclaré lundi que le fait que la CIA n'ait pas informé le Congrès représentait une violation de la loi américaine.

De son côté, Obama, qui veut regarder vers l'avenir, n'est pas favorable à ce que le pays se penche sur les pratiques de l'ère Bush, concrètement à ce que souhaite le parti démocrate.

Selon la loi, en cas d'opérations ultra-secrètes, les briefings peuvent se limiter à un groupe très restreint, qu'on appelle le Groupe des Huit, composé des patrons du groupe républicain et démocrate des deux chambres, ainsi que des Commissions du renseignement du Sénat et de la Chambre.

L'ordre avait été validé par le président George W. Bush, peu après le 11-Septembre. Et c'est son vice-président, Dick Cheney, qui avait demandé à la CIA de ne pas en informer le Congrès, avait précisé Leon Panetta. Les Etats-Unis voulaient retrouver les leaders d'Al-Qaïda, cachés dans la région frontalière entre le Pakistan et l'Afghanistan.

Parallèlement, le ministre de la Justice, Eric Holder, étudiait déjà l'opportunité d'ouvrir une enquête criminelle sur la pratique de la torture par la CIA. Et vendredi, un rapport de l'inspection générale avait mis l'accent sur le rôle joué par l'équipe de Dick Cheney dans le secret excessif maintenu autour du vaste et controversé programme d'écoutes illégales de la NSA (National security Agency).

15/7  

AP.


Politique intérieure & extérieure

Exercice national antiterroriste à partir de lundi aux Etats-Unis

25/7

Cette simulation, qui va durer cinq jours, sera menée à partir de postes de commandements et emplacements sur le terrain à Washington, dans l'Arkansas (centre-sud), en Louisiane (sud), au Nouveau Mexique (sud-ouest), en Oklahoma (centre), au Texas (sud) et en Californie (ouest).

Les exercices n'affecteront pas le quotidien de la population, qui ne les remarquera d'ailleurs peut-être pas, a expliqué M. Stevens. Il ne s'agit pas de la première simulation antiterroriste aux Etats-Unis, mais les précédentes portaient sur la réponse des autorités à des scénarios d'attentats déjà perpétrés.

AP

Robert Gates en Irak

Le chef du Pentagone se rendra dans la province autonome du Kurdistan, où le fossé entre les dirigeants locaux et le gouvernement de Bagdad semble s’accroître en raison de litiges sur le pétrole et des questions territoriales.
Les Kurdes refusent de renoncer à l’annexion de la région pétrolifère de Kirkouk qu’ils considèrent comme leur terre ancestrale.
Robert Gates aura notamment des discussions avec le président kurde Massoud Barzani, qui a signé des accords pétroliers avec des sociétés étrangères dénoncés par le ministre irakien du Pétrole, Hussein al Chahristani.
Les Etats-Unis sont soucieux d’éviter toute montée de violences dans cette région, où ils craignent de voir des résistants s’ériger en rempart contre toute tentative d’annexion kurde.
"La dimension arabo-kurde est probablement la plus urgente du moment (...) pour consolider nos gains en matière de sécurité", a déclaré un responsable américain sous le sceau de l’anonymat.

Al-oufok avec les agences de presse

28 juillet 2009 -

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article744



b) Les alliés (des Usa)

Dans le monde

France

Remise en liberté d'un Français ayant combattu en Irak.

La cour d'appel de Paris a confirmé lundi la remise en liberté d'un Français détenu depuis près de 17 mois et mis en examen dans l'un des volets de l'enquête sur les filières irakiennes, a-t-on appris mercredi de sources judiciaires.

Peter Cherif, 26 ans, mis en examen en février 2008 pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste", fait partie d'un groupe de jeunes du XIXe arrondissement de Paris qui s'est rendu en Irak entre fin 2003 et début 2004, via la Syrie. Selon les enquêteurs, leur but était de se battre contre les forces de la coalition.

Il a été arrêté le 2 décembre 2004 à Falloujah. Détenu 19 mois par les Américains en Irak, notamment à la prison d'Abou Ghraïb, il a ensuite été remis aux Irakiens puis jugé en juillet 2006 pour "franchissement illégal de frontières" et condamné à 15 ans de réclusion. Il s'est évadé en mars 2007 de la prison de Badouche (nord) à l'occasion d'une attaque par des insurgés.

Lors de ses interrogatoires par le juge d'instruction antiterroriste Philippe Coirre, Peter Cherif a expliqué s'être rendu en Syrie pour y apprendre l'arabe. Puis être passé en Irak avant d'être blessé à deux reprises. Il sera arrêté sur les bords de l'Euphrate, dans un champs de dattes, par des soldats américains qui, déclarera-t-il au juge, l'ont "pris en photo comme un trophée". Il assure avoir été victime de harcèlement et de tortures par des soldats américains.

Après son évasion, il a vécu quelques mois caché en Irak, avant de regagner la Syrie et d'être exfiltré vers la France.

Lors de son premier interrogatoire devant le juge, il avait expliqué avoir voulu se rendre pour s'expliquer sur son parcours déclarant "avoir tourné la page".

En prison, il a obtenu le Diplôme d'accès aux études universitaires (DEAU) qui permet à une personne non titulaire du baccalauréat de s'inscrire à l'université, a indiqué son avocat, Me Eric Plouvier à l'Associated Press.

Son contrôle judiciaire lui interdit notamment de quitter l'Ile-de-France. Le juge d'instruction avait ordonné sa remise en liberté. Le parquet avait fait appel mais la chambre de l'instruction a confirmé cette décision.

En 2006, sa famille a déposé une plainte à Paris pour séquestration, détention arbitraire, actes de barbarie et torture. L'enquête a été confiée à un juge parisien. Me Plouvier a indiqué qu'il lui demandera d'entendre son client sur les conditions de son séjour dans les prisons américaines puis irakiennes.

En mai 2008, le tribunal correctionnel de Paris a condamné sept personnes à des peines allant de trois ans, dont 18 mois avec sursis, à sept ans d'emprisonnement pour leur participation présumée à une filière d'acheminement de djihadistes de la France vers l'Irak.

15-07

 AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20090715/twl-justice-france-ir...


Grande-Bretagne

La Grande-Bretagne contrainte de retirer temporairement ses dernières forces d’Irak.
La Grande-Bretagne a annoncé mardi qu’elle retirait temporairement ses dernières forces d’Irak, le Parlement de Bagdad n’ayant pas prolongé à temps le mandat des troupes britanniques dans le pays.
Avant d’ajourner ses travaux lundi pour un mois, le Parlement irakien devait adopter un accord prévoyant le maintien d’une centaine de soldats britanniques dans le pays au-delà de la fin du mois de juillet, date de l’expiration du mandat actuel.
Ces forces, les dernières déployées par la Grande-Bretagne en Irak, devaient assurer la protection des plates-formes pétrolières et former des soldats irakiens dans le sud du pays.
Le reste des forces britanniques est déjà en cours de retrait dans le cadre d’un précédent accord.
Jawwad Syed, porte-parole de l’ambassade de Grande-Bretagne à Bagdad, a minimisé mardi ce contretemps en parlant d’un simple retard de procédure. En attendant le feu vert du Parlement irakien, les dernières forces britanniques se replieront au Koweït. Le responsable britannique a évoqué un retrait temporaire et s’est dit optimiste sur un retour en Irak dès la question résolue.

Al-Oufok avec les agences de presse

28 juillet 2009 –

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article744

29-07

Les familles des otages britanniques en Irak ont été informées par le gouvernement que deux des trois agents de sécurité étaient "très probablement" morts en captivité, rapporte la BBC.

Le Premier ministre Gordon Brown a ensuite confirmé que Peter Moore, le consultant dont les agents de sécurité assuraient la protection, était quant à lui vivant. Il a appelé à sa libération.

Les cinq britanniques avaient été enlevés devant le ministère des Finances en mai 2007 par des résistants.

AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20090729/twl-gb-irak-otages-1d...

 

Blair amené à témoigner dans l'enquête britannique sur l'Irak

L'ancien Premier ministre Tony Blair sera amené à témoigner devant la commission d'enquête mise sur pied par son successeur Gordon Brown pour éclaircir les conditions de l'implication de la Grande-Bretagne dans l'invasion de l'Irak en 2003.

"Les gens que nous inviterons à déposer seront ceux que nous jugerons les mieux placés pour fournir l'information dont nous avons besoin pour mener minutieusement notre tâche à bien. Cela inclut naturellement l'ancien Premier ministre", a déclaré jeudi le président de la commission, l'ancien haut fonctionnaire John Chilcot.

L'enquête couvrira la période allant de l'été 2001 à la fin du mois de ce mois de juillet, a-t-il précisé lors d'une conférence de presse, ajoutant que les travaux de la commission avaient déjà commencé et qu'elle avait demandé au gouvernement de produire ses premiers documents.

Chilcot a déclaré que les travaux de la commission seraient aussi ouverts autant que possibles au public, afin que celui-ci ait confiance dans son indépendance et que certaines auditions seraient publiques ou retranscrites en temps réel sur un site internet public.

Initialement, les auditions devaient se dérouler à huis clos mais, face aux accusations de tentative de dissimulation, le 10, Downing Street a reconnu que certaines séances pourraient être publiques sans risque de compromettre la sécurité nationale.

Chilcot a encore dit que la commission consulterait les familles des britanniques tués durant le conflit pour savoir à quels aspects de la guerre elles souhaitaient que les enquêteurs s'attaquent en priorité.

La décision de Blair d'envoyer 45.000 militaires aux côtés des troupes américaines pour envahir l'Irak, dont elles sont actuellement en train de se retirer, a provoqué des manifestations massives de protestation en Grande-Bretagne ainsi que la démission de plusieurs ministres de Blair.

Celui-ci avait justifié l'intervention, qui a abouti au renversement et à l'exécution de Saddam Hussein, par la présence d'armes de destruction massives dont l'existence n'a jamais été confirmée. Les adversaires de Blair l'ont accusé d'avoir fait état de faux renseignements à ce sujet.

Reuters

30-07

http://fr.news.yahoo.com/4/20090730/twl-irak-gb-blair-38cfb6d_2.html


n°448 - Journal d'Irak - 13-07 au 31-07 - : Fin - : Le chef de l'armée à Bagdad dit n'avoir pas (plus) besoin des USA…(coopération future ou querelles bilatérales)

 


 

n°448 - Journal d'Irak - 13-07 au 31-07 - : Fin  - : Le chef de l'armée à Bagdad dit n'avoir pas (plus)  besoin des USA…(coopération future ou querelles bilatérales)



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!



Journal d'Irak

n°448                 du 13/07                     au 31/07/09

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

4 Libération du territoire

Détails.

L'Irak en chiffre. 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Vidéo : Un nouveau mur de la honte.

5-2 Les murs de la honte à Bagdad.

5-3 L’obsession des murs ?

5-4 Les espions de l´or noir, par Gilles Munier

5-5 6 Vidéos 

6 Les brèves

6-1 L'Irak accuse les Etats-Unis de discuter avec des "terroristes"

 



4 Lutte pour la libération du territoire

Pertes déclarée des occupants.

Les armées répugnent à donner des chiffres officiels

17-07

"Trois soldats de la division sud multinationale ont été tués quand la base opérationnelle de Bassorah a été attaquée par des tirs indirects à environ 21H15 (18H15 GMT)", a indiqué un communiqué de l'armée.

L'armée qualifie en général les tirs d'obus de mortier de "tirs indirects".

AFP

18-07

Un hélicoptère utilisé par le département d'Etat américain en Irak s'est écrasé vendredi sur un camp d'entraînement de l'armée américaine à l'est de Bagdad, a déclaré samedi l'ambassade des Etats-Unis.

Deux membres d'équipage ont été tués et deux autres personnes ont été blessées dans l'accident, survenu dans le Butler Range Complex, a-t-elle précisé.

L’espace aérien irakien est sillonné chaque jour par des dizaines d'hélicoptères de l'armée américaine, qui assure ainsi ses transferts de troupes entre les bases ou ses besoins en ravitaillement.

Reuters



Les combats par provinces

1-1 Bagdad

21-07

Six personnes, dont trois policiers chargés de la circulation, ont été blessées mardi par l'explosion d'une bombe au passage d'un convoi transportant le ministre des Ressources en eau, Abdoul Latif Rachid. Aucun membre du convoi ministériel ne figure parmi les victimes.

http://fr.news.yahoo.com/

26-07

Quatre gardes d'un important bureau de change du centre de Bagdad ont été tués.

Les quatre gardes étaient en faction devant les locaux de la société Nibal a précisé un officier de police. Cinq civils ont selon la police été blessés lors de cette attaque, qui semble être une tentative de braquage.

26 juillet

http://www.romandie.com/ats/news/090726170507.1vk6pfvp.as...

28-07

Des hommes armés ont fait irruption tôt mardi matin dans une banque du centre de Bagdad et ont tué huit gardes avant de prendre la fuite avec un important butin, a annoncé la police irakienne. Il s’agit du deuxième braquage meurtrier à se produire dans la capitale irakienne en l’espace de trois jours.

L’un de ces responsables de la police irakienne s’exprimant sous couvert de l’anonymat a affirmé que ce hold-up sanglant serait l’œuvre de résistants cherchant à financer leurs opérations.

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article744 


1-2 Province d'Anbar (vaste territoire à l'ouest de Bagdad comprenant les villes de Amiriya, Baghdadi, Diyarah, Falloujah, Habbaniyah, Haditha, Haqlaniyah, Hawija Hit, Houssabayh, Karabilah,  Khaldiyah, Koussaïba, Mahawil, Oubaïdi, Ramadi (capitale de la province d'Al-Anbar,) Kaïm (à la frontière avec la Syrie), Sindjar & Zaidan

 

Falloudja,

27-07

Une action kamikaze a fait au moins quatre morts et neuf blessés devant une tente dressée pour des funérailles dans l’ouest de l’Irak, a annoncé dimanche la police.
Le kamikaze s’est fait exploser près de l’endroit où étaient célébrées les funérailles d’un policier tué dans un précédent attentat, près de Falloudja, à une cinquantaine de km à l’ouest de Bagdad.

Al-Oufok

Ramadi

15-07

Une attaque kamikaze à viser les forces irakiennes de sécurité à Ramadi, à l'ouest de Bagdad, dans la province d’Anbar ont indiqué des sources policières et médicale.
Selon deux responsables de la police, le kamikaze a précipité son minibus sur un barrage conjoint de la police et de l’armée irakiennes vers 8h00 du matin.

Six policiers figurent parmi les morts et 17 autres personnes ont également été blessées.

AFP

http://www.aloufok.net:

 

20/7

Trois personnes, dont deux policiers, ont été tuées lundi dans une explosion à Ramadi, à l'ouest de Bagdad, ont indiqué des sources médicales et de sécurité.

Quatre autres personnes ont été blessées dans l'attaque, menée près des locaux des autorités provinciales vers 09H30 locales (06H30 GMT), selon ces sources.

AP

21/7

Etat d'urgence décrété à Ramadi.

Les autorités de Ramadi, dans l'ouest de l'Irak, ont décrété mardi l'état d'urgence et interdit la circulation des véhicules après un double attentat, précédé lundi par une explosion qui a tué deux policiers.

"L'état d'urgence a été déclaré à Ramadi en raison de renseignements sur la présence en ville d'un troisième véhicule chargé d'explosifs", a déclaré un policier sous le sceau de l'anonymat.

La province d'Anbar était jadis un bastion des groupes de résistance dont Al Qaïda, mais le retournement d’alliance de certains chefs tribaux en 2006, a permis de mettre les résistants en déroute.

http://fr.news.yahoo.com/



L’Irak en chiffres (depuis le début de la guerre de conquête en mars 2003)


Peuple

 

Civils tués (depuis l'occupation)   

1.331586

Civils blessés (depuis l'occupation) 

71.148( chiffre très très minimum)

Civils violés (par les troupes d'occupations)

2.507     (voir Ibrahim Allousch

Civils/Résistants arrêtes : (une dizaine par jour...)

8.940   (chiffre minimum)

Résistants (décrit tel quel ) tués

4.044 (chiffre minimum)

Résistants (décrit tel quel ) blessés

3.885   (chiffre minimum)

En prison

40.268. (chiffre minimum)

Embargo

750.000 enfants (chiffre minimal)

Embargo

750.000 adultes (chiffre moyen)

 

 

Militaires irakiens tués pendant l'invasion

45.596 (chiffre minimal)

Civils tués pendant l'invasion

120.200 (chiffre minimal)

 

 

Coalition

 

Nombre de Soldats tués (ou morts...) 

34.676

Soldats rapatriés (blessés ou malades)

224.410

(*) dont 10% meurent en cours de route ou à l'hopital)

 

Disparus (dans la nature)

1.014

Désertions

5.501

Mutinerie

2 corps + 25

Aide psychologique

66.108***

Suicides

Mercenaires tues                                                                                 

5.683 (chiffre très minimal)

933

non-combattants accidentés,

27 103

Policiers/soldats/miliciens irakiens  tués

13.018

Policiers /soldats/miliciens irakiens blessés

26.798 (chiffre minimal)

Policiers /soldats irakiens disparus (dans la nature)

13.916

 

 

Autres tués (collaborateur)

5.597

Autres blessés (collaborateur)

9.657

 

 

Nombre d'attaques de la résistance irakienne de 2003 à 2008:

Oléoducs, les infrastructures pétrolières & d'électricité

 

 164.000,

464 attaques (grand minimum)

Infrastructures du rail

195 attaques (idem)

Hélicoptères

104  ++              (idem)

Avions (& drone)

28 ++


Ces   totaux sont obtenus par le recoupement (si possible) des chiffres des pertes communiqué par la résistance & les médias occidentaux


Suicides en augmentation

21-07

Un des objectifs visés par l'augmentation des troupes est d'éviter que les soldats ne restent plus longtemps qu'initialement prévu en mission, en autorisant davantage de rotations, a expliqué le secrétaire à la Defense.

Les suicides dans l'armée américaine avaient atteint un chiffre record en 2008.

Ils continuent d'augmenter avec 88 cas signalés au cours des six premiers mois de l'année, contre 67 sur la même période l'an passé, selon des chiffres publiés début juillet.

(ats /

21 juillet

http://www.romandie.com/infos/ats/display2.asp?page=20090... 



Number Of Iraqis Slaughtered In US War And Occupation Of Iraq "1,331,578"


Cost of U.S. War and Occupation of Iraq

                                                             669.549.154.938

 

  heure : 09.27

http://www.costofwar.com/

http://www.nationalpriorities.org/costofwar_home
For more details, click here.

 

 


5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

 

5-1 Vidéo : Un nouveau mur de la honte.

http://www.youtube.com/watch?v=1OPqM4CsbP0&eurl=http%...

 

5-2 Les murs de la honte à Bagdad.

extrait

Autre forme d’insécurité à laquelle sont confrontés les Etats-Unis, par le biais de leur intervention militaire menée en Irak : le maintien de l’ordre dans une opération militaire. Les murs de séparation sont dotés de plusieurs objectifs : stabiliser la situation entre les communautés qui s’opposent ; empêcher les acteurs déstabilisateurs d’opérer des exactions dans les territoires appropriés par l’autre groupe (quelque soit la façon dont les groupes se définissent en tant qu’ennemi dans une guerre larvée : différenciation politique, sociale, identitaire...) ; permettre aux militaires déployés à Bagdad d’établir des points de contrôle pour canaliser les déplacements urbains... Il s’agit là de la matérialisation de lignes de fracture intraurbaines, c’est-à-dire de frontières mentales qui marquent de fortes ségrégations dans l’organisation structurelle de la ville (et ce bien avant la guerre, qui a été un accélérateur de ces processus de différenciation et de regroupement communautaires).

 

Pourtant, les murs à Bagdad, comme tant d’autres, sont éphémères : "les frontières étanches n’ont jamais existé"("A bas les murs !", Cafés géo, 4 février 2008).

Et les murs appellent également à de nouvelles territorialités entre enfermement (symbolisé par le seuil qu’il faut franchir, avec autorisation, pour pénétrer dans l’autre territoire) et transgression de l’interdit. Que ce soit par l’enclavement du territoire approprié ou par les flux transgressant cet enclavement, le mur laisse des stigmates dans les pratiques spatiales et la configuration de l’espace socioculturel (voir le billet "La guerre, la ville et le mur" du 22 janvier 2009).

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/l...

 

5-3 L’obsession des murs ?

extrait

En détournant le titre de l’ouvrage du géographe Michel Foucher L’obsession des frontières, on peut revenir au questionnement à l’origine de ce billet : aux Etats-Unis, y a-t-il une obsession des murs comme réponse aux insécurités sous des formes diverses ?

Bien évidemment, on ne retrouve pas cette utilisation du mur et du barbelé comme outil sécuritaire aux seuls Etats-Unis (les murs en Israël-Palestine, les peacelines de Belfast, la ligne verte de Chypre, la frontière Liban/Israël...) : il s’agit ici de discuter un cas, mais l’étude mériterait d’être approfondie. Que ce soit dans le cas d’une séparation interétatique ou d’une séparation intra-urbaine, le mur a pour fonction de matérialiser la séparation, d’inscrire dans les paysages le cloisonnement des territoires, et de restreindre les pratiques spatiales en imposant un seuil entre deux territoires, qui ne peut être franchi sans autorisation. A l’heure de la globalisation, on assiste à un "retour" de la frontière, et tout particulièrement de la frontière matérialisée. Dans ce cas, le barbelé et le mur sont fortement chargés de symboles : celui d’un entre-soi extrême et d’un enfermement recherché ou imposé. Ainsi, par la barrière, il y a appropriation de la discontinuité entre deux territoires (que ce soient deux Etats, deux quartiers...).

Il est intéressant également de s’arrêter sur les discours qui entourent la construction des murs, et qui dépendent avant tout de l’utilisateur : concerné directement ou non ?

D’une part, les murs semblent répondre à des demandes en termes de sécurisation de la part de certains habitants : la zone qui correspond à la juxtaposition entre deux territoires identifiés comme différents (deux Etats, deux territoires communautaires) est représentée comme une zone floue et dangereuse par les habitants. La proximité entre deux populations qui s’identifient nettement comme différentes n’est donc pas recherchée, voire même le plus brutalement rejetée, parce qu’elle est assimilée à une forte insécurité. C’est le cas de la frontière Etats-Unis/Mexique du point de vue des habitants états-uniens. Le point de vue des Mexicains est différent, puisqu’il s’agit pour eux de contrer l’effet positif de la frontière (avec le système de maquiladoras, qui apportent de nombreux emplois dans le Nord du Mexique) en le transformant en grande partie en effet-barrière. D’autre part, les discours des "observateurs", c’est-à-dire de ceux qui ne sont pas concernés par ces murs dans leurs territoires du quotidien et portent un regard extérieur. Il n’est pas rare de voir des commentaires sur les "murs de la honte" que ce soit pour parler de la frontière Etats-Unis/Mexique, des murs de séparation à Bagdad ou de tout autre mur dans le monde. Ce regard condamne la fin de la proximité, et ainsi l’impossibilité d’un multiculturalisme dans toutes les zones concernées par les murs. Ces observateurs s’interrogent sur la légitimité à matérialiser la séparation, la division, les discordes intercommunautaires.

De ce fait, le regard porter sur les murs-frontières dépend de qui pose ce regard, des intentionnalités des acteurs, de la situation politico-économique... mais également de leur vision du monde et du rôle même de la frontière dans leur espace socioculturel : la frontière est-elle un blocage ou une sécurité ? Se construit-elle en opposition aux modes d’habiter l’espace ou est-elle une légitimation de l’espace approprié ? Dans leur ouvrage Les frontières mondiales. Origines et dynamiques, Patrick Picouet et Jean-Pierre Renard donnent des exemples particulièrement illustratifs de cette représentation différenciée de la frontière en fonction du rôle que les hommes lui attribuent : "si elle est très visible sur la carte, remarquable par sa linéarité et régularité, la frontière est en revanche, parfois beaucoup plus floue dans l’espace vécu des populations. S. Lima [Stéphanie Lima, 2003, Découpage entre espace et territoire : la fin des limites ? La fin des territoires communaux dans la région de Kayes, Mali, thèse, Université de Poitiers, 532 p. + annexes] démontre que les sociétés rurales africaines continuent de fonctionner en réseau plutôt qu’à l’intérieur de territoires finement délimités. Alors qu’un nouveau maillage communal intérieur est en cours d’élaboration dans la région de Kayes (Mali), les sociétés rurales considèrent ces nouvelles lignes-frontières comme des contraintes, des limites "appauvrissantes". Fondamentalement, l’espace vécu des populations s’inscrit dans la mobilité et les échanges ; une limite nette, tranchée, divise, sépare et appauvrit les sociétés. Telle est la représentation de ces sociétés, non imprégnées historiquement, d’une organisation socio-spatiale aussi cloisonnée et rigide que la nôtre. En France, culturellement, le territoire se conçoit à partir d’un espace approprié et délimité ; au Mali, le territoire est un espace de mobilité, d’échanges, de négociations aux limites souvent floues." (Editions du Temps, collection Une géographie, Paris, pp. 72-73).

On peut se demander si le fait d’envisager le mur comme moyen de sécurisation d’un territoire ne provient pas seulement de moyens techniques, mais également de la vision qu’entretiennent les acteurs de la construction du mur vis-à-vis du rôle de la frontière.

Le mur se construit comme une réponse à un "ennemi" perçu, qu’il soit n "ennemi" extérieur (à travers le bétonnage des frontières interétatiques, que ce soit entre les Etats-Unis et le Mexique, ou dans les enclaves européennes de Ceuta et Melilla) ou un "ennemi" intérieur. En ce sens, le mur n’est pas seulement un outil sécuritaire (dans le sens où il n’a pas pour seul but une efficacité vis-à-vis des objectifs sécuritaires qu’on lui attribue), il est également (et avant tout ?) la matérialisation d’un discours politique centré sur les enjeux sécuritaires. "Urbanisme de paix" ou "urbanisme de guerre" : la différence entre les deux conceptions accordées aux mêmes murs par des acteurs différents ne vient-elle pas de la représentation du mur comme outil sécuritaire ou outil de division ? Et derrière, se pose la question de la séparation des groupes d’hommes comme moyen de pacifier une ville, un Etat, une région... Derrière les représentations, se posent de multiples questions quant aux modalités d’intervention d’une force militaire avec ses propres représentations dans une zone où elle doit d’abord apprendre à connaître et comprendre les représentations des habitants.

 

A lire sur le cas des murs de séparation à Bagdad :

Le blog de Stéphane Taillat "En vérité", tout particulièrement les billets "Murs et mandats : maintien de l’ordre et sécurité à Bagdad" (31 décembre 2008) et "Retour à Sadr City" (15 mai 2008).

Certains articles du Centre de recherche sur la mondialisation (Mondialisation.ca en français et GlobalResearch.ca en anglais), notamment "Les barrières de sécurité à Bagdad : consécration d’un nouvel apartheid intensifié par la guerre" (Jules Dufour, 26 avril 2007) et "Walls of Apartheid : Ghettoizing Baghdad" (Felicity Arbuhnot, 25 avril 2007).


5-4 Les espions de l´or noir, par Gilles Munier

Le pétrole, « maître du monde » ? Oui, mais comment en est-on arrivé là ? Des rivalités pour contrôler la route des Indes à l´émergence des Etats-Unis comme puissance mondiale, les pays anglo-saxons ont su étendre leur influence en Asie centrale, dans le Caucase et au Proche-Orient, avec, au final, leur mainmise sur les principales ressources pétrolières mondiales.
Gilles Munier remonte aux origines du Grand jeu et de la fièvre du pétrole pour raconter la saga des espions de l´or noir et la malédiction qui s´est abattue sur les peuples détenteurs de ces richesses. Il brosse les portraits des agents secrets de Napoléon 1er et de l´Intelligence Service, du Kaiser Guillaume II et d´Adolphe Hitler, des irréguliers du groupe Stern et du Shay - ancêtres du Mossad - ou de la CIA, dont les activités ont précédé ou accompagné les grands bains de sang du 19ème et du début du 20ème siècle.
Parmi d´autres, on croise les incontournables T.E Lawrence dit d´Arabie, Gertrude Bell, St John Philby et Kermit Roosevelt, mais aussi des personnages moins connus comme Sidney Reilly, William Shakespear, Wilhelm Wassmuss, Marguerite d´Andurain, John Eppler, Conrad Kilian. Puis, descendant dans le temps, Lady Stanhope, le Chevalier de Lascaris, William Palgrave, Arthur Conolly et David Urquhart.
« On dit que l´argent n´a pas d´odeur, le pétrole est là pour le démentir » a écrit Pierre Mac Orlan. « Au Proche-Orient et dans le Caucase », ajoute Gilles Munier, « il a une odeur de sang ». Lui qui a observé, sur le terrain, plusieurs conflits au Proche-Orient, montre que ces drames n´ont pas grand chose à voir avec l´instauration de la démocratie et le respect des droits de l´homme. Ils sont, comme la guerre d´Afghanistan et celles qui se profilent en Iran ou au Darfour, l´épilogue d´opérations clandestines organisées pour contrôler les puits et les routes du pétrole.
330 pages, avec photos, cartes et index - 22,60 euros - Editions Koutoubia - Groupe Alphée-Editplus


5-5 6 Vidéos  (A ouvrir par Microsoft Word – double click sur l’adresse)

1 Vidéo : Les mercenaires s’amusent en Irak
WMV (Windows)  

 

2 Vidéo : Massacre d’irakiens depuis un hélico:

MASSACRE D'IRAKIENS DEPUIS UN HELICO

 

3 Vidéo : Ce que fait l'uranium appauvri sur les enfants IRAKIENS..

Ce que fait l'uranium appauvri sur les enfants IRAKIENS... âmes sensibles s'abstenir

 

4 Vidéo : Viol d’Irakienne par la soldatesque 

VIOL D'IRAKIENNES PAR LA SOLDATESQUE

 

5 Video : Présentation du livre de Jacques Pauwels :  Le mythe de la bonne guerre
Par worldhistoria

Video : http://www.dailymotion.com/video/x10hfx_le-mythe-de-la-bo...

 

 

5 Video  Le Nouvel Ordre Mondial (5/10) 
http://www.dailymotion.com/video/x8e5xo_le-nouvel-ordre-m... 


1 Photos

CRIMES DE GUERRE

 

2 Photos

DEMOCRATIE EN IRAK

 

3 Photos

LA LIBERTE US EN IRAK



6 Les brèves

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

6-1 L'Irak accuse les Etats-Unis de discuter avec des "terroristes"

Le gouvernement irakien a lancé un rappel à l'ordre aux Etats-Unis qu'il accuse d'avoir mené des discussions avec des groupes armés qualifiés d'organisations terroristes.

Selon le porte-parole du gouvernement irakien, Ali al Dabbagh, des responsables américains ont rencontré - dans le cadre de leurs efforts pour mettre fin à la résistance dans le pays - des représentants de groupes de resistants sans le notifier aux autorités irakiennes.

"Il faut une approbation du gouvernement irakien. Toute initiative de quelque partie que ce soit, même des Etats-Unis, qui n'a pas reçu l'accord du gouvernement irakien ne peut être acceptée", a-t-il dit, ajoutant que Bagdad rejetait toutes négociations avec des "terroristes" et des "meurtriers".

"Les discussions ne peuvent avoir lieu qu'avec des groupes qui renoncent à la violence, déposent les armes et acceptent le processus politique en cours en Irak."

A Washington, P.J. Crowley, porte-parole du département d'Etat, a dit que les discussions avaient eu lieu il y a plusieurs mois et avaient été portées à la connaissance du gouvernement irakien.

Il a précisé que ces entretiens étaient partie intégrante d'un "large dialogue que des responsables diplomatiques et militaires ont eu avec un nombre important de parties intéressées en Irak".

Dans un entretien diffusé à la télévision la semaine dernière, Ali al Djoubouri, présenté comme le chef du Conseil politique de la résistance irakienne, a déclaré que son organisation avait discuté à deux reprises avec des responsables américains, en mars et en mai.

Selon lui, les Etats-Unis avaient signé un accord reconnaissant officiellement son organisation avant que les négociations n'achoppent sur les revendications du groupe.

Celui-ci réclame une excuse officielle de Washington pour l'invasion du pays en 2003, le versement d'indemnités et la libération de tous les prisonniers irakiens.

Le gouvernement irakien pense que les pourparlers se sont tenus en présence d'un délégué turc et a demandé des explications aux ambassades de Turquie et des Etats-Unis.

"C'était un choc. Le groupe représente ce qui reste du parti Baas (de Saddam Hussein), (il réunit) les supporters de l'ancien régime et des groupes qui adoptent la violence et le terrorisme comme moyen de faire changer les choses", a déclaré jeudi le ministre des Affaires étrangères, Hochiar Zebari, à la télévision Al Hourra.

L'ambassade des Etats-Unis à Bagdad s'est refusée à tout commentaire.

A Washington, Nouri al Maliki a évoqué une "confusion" autour de ces discussions.

"Le président (Barack) Obama ne veut absolument pas entrer en contact avec ceux qui ont tué des soldats américains, des soldats ou des civils irakiens. C'est pourquoi il est complètement improbable que l'administration américaine ait tenu des discussions avec ces meurtriers", a-t-il dit devant un groupe d'experts.

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, de retour d'un déplacement en Asie, doit rencontrer Maliki vendredi à Washington.

Cette polémique intervient au mauvais moment pour Maliki. Alors qu'approchent les élections nationales de janvier, il souhaite présenter l'image d'un homme fort qui a su regagner la souveraineté irakienne après des années d'occupation américaine.

Reuters

24/7

 Mohammed Abbas

 

http://fr.news.yahoo.com/4/20090724/twl-irak-usa-polemiqu...




Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

30.07.2009

N° 28 - Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion & Stratégie' de PAKISTAN.- 28-0 7- :Début - : Obama - l’engagement des Etats-Unis « ne vas pas fléchir ».

N° 28 - Les  dossiers  'Géopolitique, Réflexion & Stratégie' de PAKISTAN.- 28-0 7- :Début - : Obama   - l’engagement des Etats-Unis « ne vas pas fléchir ».


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Les  dossiers  'Géopolitique, Réflexion & Stratégie' de PAKISTAN.

n° 28- 28-07

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 




Sommaire :

1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 Analyse par x6tenz du livre ‘Capitalisme et fascisme - “la stratégie du choc” par Naomi Klein.

1-2 Analyse par O.G. du livre ‘Capitalisme et fascisme - “la stratégie du choc” de Naomi Klein.

Suite

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Exercice national antiterroriste à partir de lundi aux Etats-Unis.

2-2 Non à la guerre en Afghanistan et au Pakistan.

2-3 Kamran Haider : Islamabad entame le rapatriement des déplacés de Swat.

2-4 Abdul Khaliq : Privatisation des terres agricoles au Pakistan.

Fin

3 Annexe

3-1 Mohawk Nation News : La route piégée vers le fascisme.

3-2 Tufail Ahmad : Le Pakistan prêt à déclencher une guerre atomique contre l'Inde

4 Pièce jointe

4-1 Nicolas Ténèze* : Le Pakistan et le mythe de la « bombe islamique »


Avant propos

·                     Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants ...



1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

1-1 Analyse par x6tenz du livre ‘Capitalisme et fascisme - “la stratégie du choc” par Naomi Klein.

La stratégie du chaos (première partie)

La stratégie du chaos fonctionne sur l'entretien mensonger de la terreur ; elle gère et attise le désordre, l'effroi, la crainte religieuse, la panique sociale, la haine raciale, pour mieux affirmer son contrôle liberticide.

Le cynisme de sa pratique nous informe sur son projet idéologique : celui d'un pouvoir seigneurial et sans partage.

Le mouvement de liquidation du système fédéral américain, qu'il convient maintenant d'appliquer au monde entier, s'est organisé selon un plan logique et structuré : développer un dispositif chaotique de type féodal fonctionnant sur l'ignorance, la désinformation et le crime mafieux, afin de rendre invisible et invulnérable le centre réel du pouvoir.

Ce dispositif opacifie les centres de décision (impossibilité de consolider les bilans des grandes multinationales) ; il privatise la recherche scientifique, l'enseignement et les institutions gouvernementales ou non gouvernementales de contrôle ; il tente de réduire le savoir à la seule communication permise. Tout ce qu'il finance plus ou moins visiblement, c'est ce qu'il contrôle de manière occulte.

On peut mesurer son pouvoir de corruption à la mise en place d'un circuit moderniste d'Argent-Marchandise-Argent pouvant être décliné à l'infini en Argent sale-Marchandise-Argent, ou, Argent-Marchandise-Argent sale, etc.

Ainsi, les techniques du contrôle mafieux deviennent les formes de la politique la plus moderne.

L'État entièrement sous contrôle, on assiste à son dépérissement absolu.

Une première réplique européenne de ce « coup du monde » à d'abord été donnée en Italie ces quinze dernières années. Elle a d'abord prétendu nettoyer ses institutions politiques, juridiques, journalistiques, policières, militaires. Puis, soudain, par un détournement de l'opération « mains propres », elle a légitimé la « modernité et le sens de l'État» d'une classe politique qui, après être passée par les juges et la prison, revenait, vierge de tout soupçon, à la nation. En réalité, ce détournement réussi, devant des médias aux ordres, fut la victoire de la nouvelle mafia d'affaires s'emparant des hautes sphères de l'État.

La nouvelle société mafieuse à réussi en Italie un coup d'État légal : son crime est propre. En contrôlant tout ou partie des médias, c'est elle qui édicte les critères de vérité, mais surtout, c'est elle qui possède les armes de la pensée logique. Aujourd'hui, ce que les médias montrent, c'est ce que le crime organisé produit et non ce qu'il commet.

Le but de cette stratégie du chaos, son pouvoir féodal, est profondément liberticide. La suppression préméditée des libertés civiques qu'il organise va de paire avec son projet de liquidation de l'État républicain. Cet État, qui, la plupart du temps ne respectait le citoyen que pour son vote, est trop libre pour lui. Il arrive encore, mais de plus en plus rarement, que le citoyen sache pour qui il vote. Et c'est cette liberté là qui est en cause. Il ne s'agit pas de supprimer le droit de vote, mais de le rendre virtuel : on presse ce risque dans le développement, au sein même de l'État, d'une série d'instances décisionnaires sans contrôle électif. Les commissions européennes sont comme les sigles monétaristes : plus on en parle moins ils ont de comptes à rendre.

La stratégie du chaos qui modélise si habilement des mythes, comme celui de la persistance d'une démocratie en Amérique, n'a pas ignoré l'Europe.

L'ambition de cette modélisation locale est de ruiner le respect envers la politique, et d'affirmer la primauté, nécessairement propre, de l'économie : les nouveaux juges ont condamné à la prison quelques lampistes, mais épargné avec le plus grand soin leurs donneurs d'ordres. Les maîtres des multinationales ont pu, en toute impunité, préparer l'Europe monétariste, et installer aux commandes une nouvelle génération d'hommes d'affaires instruits selon les codes de la mafia.

Après l'effondrement de l'Empire soviétique, l'Europe politique n'a pas su profiter, pour son projet d'unification, d'une opportunité historique qui ne se renouvellera plus. C'est à une collective absence d'ambition historique qu'on peut attribuer son incapacité à régler, en son seul nom, les conflits nés sur son sol. L'Europe politique n'a jamais pu imposer sa diplomatie en Europe Centrale et en Europe de l'Est comme à l'Ouest : elle ignore que cet échec, qu'elle revendique encore comme une victoire, la rend inoffensive pour les stratèges du chaos.

Aujourd'hui, chaque mesure qu'elle prend dans l'urgence, acculée par les médias, est toujours prise à contretemps.

Elle ne prévoit plus, mais survit au jour le jour, confrontée au déferlement incessant du paradoxal et de l'insolite, de l'incompréhensible et du mystérieux qu'entretient le dispositif chaotique dominant. Un tel dispositif ne laisse aucune chance à la classe politique européenne : ce qu'il désorganise le mieux est précisément ce qu'il contrôle le mieux, et l'incertitude est la matière même de sa pratique. Face à une stratégie qui fait de la dissipation une technique de guerre, les décisions des politiques sont de moins en moins dictées par la raison, mais de plus en plus par une peur teintée de superstition.

L'Europe politique s'est perdue en abandonnant le savoir à des transnationales pour qui l'instabilité et l'incertitude, la surenchère et la terreur sont les fondements théoriques de leur contrôle sur la société. C'est justement en ce point que réside la forme d'invisibilité du dispositif chaotique. On peut cependant établir des liaisons dialectiques entre certains discours énigmatiques et quelques faits effrayants.

Par exemple, entre l'accélération des mutations virales et le langage de la techno-science sur le devenir d'une médecine guérissant, dans un très proche futur, toutes les maladies. On peut établir d'autres relations logiques entre l'effondrement de l'institution sanitaire aux États-Unis et en Europe et l'apparition d'une tendance de la techno-science qui, par une perversion de la logique, veut imputer l'origine de la misère aux gènes et non à l'exploitation. On peut suggérer que la réponse apportée par la stratégie du chaos à la gestion des conflits s'apparente à un dispositif mathématique expérimental dont la sécheresse des résultats n'est pas redevable des morts. On peut encore signaler que, loin de toute génétique, certains secteurs très spécialisés de l'économie et de la politique pratiquent depuis longtemps une forme performante de clonage.

On peut, pour finir, conseiller à la classe politique européenne de méditer sur la fonction hégélienne de la synthèse, c'est mise en perspective historique de la décision, qui est devenue la propriété exclusive de la société du chaos.
x6tenz, pour Mecanopolis

redaction@mecanopolis.org

28 Juin 2009

http://www.alterinfo.net/La-strategie-du-chaos-premiere-p...


1-2 Analyse par O.G. du livre ‘Capitalisme et fascisme - “la stratégie du choc” de Naomi Klein.

Dans son dernier ouvrage La stratégie du choc. La montée d’un capitalisme du désastre, la journaliste canadienne Naomi Klein porte à la connaissance des citoyens du monde entier une enquête édifiante sur le dévoiement du capitalisme depuis plus de trente ans.

D’où viendrait ce dévoiement du capitalisme ?

Il faut remonter aux années 50 durant lesquelles, un universitaire américain de Chicago, Milton Friedman, avait mis au point une doctrine économique reposant sur une liberté totale du capitalisme, c’est-à-dire un capitalisme qui agirait à sa guise en niant les entraves que seraient l’Etat, les services publics et même la volonté politique si celle-ci ne le favorisait pas. Cette doctrine ne pouvait être appliquée sans une stratégie de départ, qui reposerait sur un “choc” émotionnel et brutal, volontaire ou pas, frappant les peuples et donnant un espace vital pour l’émergence d’un capitalisme libre pour certains, sauvage pour d’autres. Milton Friedman allait attendre l’année 1973 pour voir enfin sa doctrine confrontée avec la réalité économique et politique d’un pays en voie de développement, le Chili.

Le fascisme sud-américain, genèse de la stratégie mondiale du choc

Le 11 septembre 1973, le Chili subissait un coup d’Etat militaire mené par le général Augusto Pinochet (photo ci-contre, à droite de Milton Friedman). Ce dernier renversa la sociale-démocratie du président élu démocratiquement, Salvador Allende. Or, plus que la chute d’un gouvernement qui gênait les intérêts de Washington, le 11 septembre 1973 a vu débarquer une équipe de jeunes économistes sud-américains formés à l’école de Milton Friedman ; cette équipe, les “Chicago Boys” comme on les avait baptisé, allait appliquer la trinité friedmanienne ou néolibérale : privatisation – déréglementation – réduction des dépenses sociales. Les effets de cette recette économique allait entraîner des dégâts considérables pour l’économie chilienne, cela pour des décennies : inflation des prix de presque 400% avec envolée des prix sur les denrées alimentaires de base ; privatisation des entreprises publiques au profit de multinationales souvent américaines, sans condition de réinvestissement dans le pays ni obligation d’embaucher de la main-d’oeuvre locale ; explosion du chômage et émeutes de la faim ; délabrement des services comme la fourniture d’eau potable et d’électricité…

Mais le chaos économique et social qu’avait engendré l’application de la doctrine des “Chicago Boys” n’aurait jamais pu se faire sans l’aide d’un régime dictatorial, à leur écoute et pouvant utiliser sa force (police et armée) pour soumettre les citoyens à la nouvelle politique néolibérale. Les syndicats et les mouvements de gauche étaient eux-mêmes réprimés férocement pour s’être opposés au diktat des conseillers économiques formés à l’école de Friedman. Pis, au lieu de croire que ces derniers étaient des économistes mûs par une doctrine en laquelle ils croyaient sincèrement, les “Chicago Boys” furent en première ligne du détournement des fonds publics et profitèrent, avec les investisseurs étrangers et les cadres politiques du régime, de la corruption généralisée inhérente à la doctrine friedmanienne.

Bien évidemment, Milton Friedman, mis devant le fait accompli – celui de voir ses élèves contribuer à la mise en place et à l’enrichissement d’un Etat fasciste, corporatiste et ploutocratique – nia jusqu’au bout ses responsabilités et les errements de sa doctrine économique. Au contraire, l’homme soutint que Pinochet ne fut pas assez dur dans l’application de sa doctrine, ce dernier faisant finalement volte-face pour freiner le chaos économique qui commençait à menacer son propre régime. Pourtant, la doctrine néolibérale de Milton Friedman n’avait pas encore connu son “âge d’or” et des méthodes bien plus terrifiantes furent employées pour soumettre l’individu au choc capitaliste de l’éminent universitaire américain.

La torture, une stratégie du choc à l’échelle de l’homme

Le coup d’Etat d’Augusto Pinochet a été à sa façon un choc pour le peuple chilien. Mais plus qu’un choc politique, la stratégie du néolibéralisme, on l’a vu, ne pouvait réussir sans l’appui de l’outil répressif d’un régime fasciste. En conséquence, le choc national devait être reproduit à l’échelle de l’individu, c’est-à-dire par le choc physique et psychologique de celui-ci. Naomi Klein débute d’ailleurs son ouvrage sur les “expérimentations” du docteur d’origine écossaise Ewen Cameron, qui ont servi à l’élaboration des livrets pour les méthodes de soustraction de renseignements par les agents de la CIA.

En effet, dans les années 50, Ewen Cameron avait mis secrètement en place une technique dite de “confrontation psychique” du patient (généralement ayant des troubles mentaux), technique basée sur les électrochocs sur le corps, l’internement dans le noir, la soumission aux bruits et aux images entraînant la phobie générale de l’individu. Ewen Cameron croyait avec sa technique détruire les anciennes structures psychologiques du patient pour recréer un “homme nouveau”, malléable mentalement grâce à son retour brutale à une infantilisation forcée. La journaliste canadienne révèle ainsi que les méthodes du Dr. Cameron furent réutilisées par la CIA qui les enseigna à son tour aux régimes de droite et d’extrême-droite comme celui d’Augusto Pinochet. Ces régimes avaient besoin de ces méthodes pour assurer leur maintien au pouvoir, ainsi que leur mainmise sur l”économie de leur pays, elle-même offerte au pillage par les multinationales, cela par le biais des privatisations et de la déréglementation voulues par l’école de Chicago.

Ces méthodes de torture (charges électriques sur le corps, simulation de noyade, isolement par rapport à l’environnement extérieur, soumission à des bruits et à des chiens menaçants, etc.) seront appliquées jusqu’à nos jours par la CIA et l’armée américaine dans des prisons tristement célèbres comme Abou Ghraïb en Irak ou Guantanomo Bay au large de Cuba. De telles méthodes n’avaient pas seulement pour objectif de lutter contre la résistance irakienne, mais aussi et surtout de protéger les intérêts des multinationales venues exploiter les richesses de l’Irak avec le soutien très étroit du gouvernement des Etats-Unis.

Catastrophe naturelles et privatisation de la sécurité : “la croisade corporatiste”

Régimes fascistes et tortures, il ne manquait plus que des chocs beaucoup plus violents et plus marquants pour assurer l’épanouissement du capitalisme sauvage conçu par Milton Friedman : les catastrophes naturelles et les conflits armés. D’après Naomi Klein, les catastrophes naturelles auraient eu la même “utilité” que les tortures du Dr. Cameron. Ce dernier avait fait de sa méthode de choc le moyen d’anéantir mentalement et physiquement le patient, afin de le rendre d’un point de vue psychologique “vierge” de son passé et de faire de lui un homme neuf doté d’un esprit désormais modulable. Parallèlement, Milton Friedman avait prôné à ses élèves de miser sur les crises, comme par exemple celles nées de catastrophes naturelles, afin de rebâtir une nouvelle économie dans les pays touchés par ces catastrophes. En effet, la réflexion friedmanienne se focalisait sur l’anéantissement des services publics et du système social des pays qui résistaient encore à la doctrine économique néolibérale. Milton Friedman et ses élèves avaient leurs entrées à Washington, s’étaient accaparés la grande institution qu’était le Fond Monétaire International (FMI) et avaient converti à leurs vues des politiciens américains et futurs néoconservateurs comme Donald Rumsfeld, Dick Cheney ou Paul Wolfowitz. Mais cette influence de l’école de Chicago était insuffisante pour faire échouer les pays aux économies trop centristes ou sociales-démocrates.

Il fallait donc compter sur la thérapie de choc physique et psychologique que provoqueraient des cataclysmes comme le tsunami qui avait ravagé l’Asie du Sud-Est en 2004 ou les inondations de la Nouvelle-Orléans dues au passage de l’ouragan “Katrina” en 2005. Dès lors qu’une plage de rêve des Maldives s’était vue “nettoyée” de ses cabanes de pêcheurs par un tsunami, les politiciens et les hommes d’affaires qui n’attendaient que ce moment-là envoyaient la police pour empêcher les pêcheurs de revenir sur leur plage et reconstruire leurs cabanes. La plage “vierge” de son passé était totalement disponible pour bâtir de nouveaux complexes touristiques pour les vacanciers milliardaires du monde entier. Une terre volée par la force après un cataclysme qui paralysa la population locale, le tout au profit des investisseurs privés, voilà un des nombreux exemples du “capitalisme du désastre” voulu par Milton Friedman et que dénonce Naomi Klein. La catastrophe naturelle créait ainsi des “zones franches” – terme de la journaliste canadienne – au sein des démocraties, provoquant des fissures dans le consensus populaire au profit d’une mainmise immédiate des richesses d’un pays par les multinationales et par l’élite locale politique et affairiste, le tout dans un temps très court, celui du choc provoqué par la catastrophe.

Mais ce capitalisme du désastre se caractérisait aussi par “la croisade corporatiste“, qu’elle fut armée lors d’invasions militaires ou plus vicieuse lors des négociations secrètes entre les “Chicago Boys” et les gouvernements de transition démocratique :

- Dans le premier cas, l’invasion de l’Irak fut une croisade idéologique officiellement, mais officieusement elle fut surtout et avant tout un pillage en règle des richesses de l’Irak par les multinationales américaines, britanniques et celles dont les pays avaient participé à la coalition militaire qui avait violé en même temps le droit international par son agression. Outre les richesses du pays, les dollars versés généreusement par le gouvernement de G. W. Bush pour la soi-disante reconstruction de l’Irak firent l’objet de nombreux détournements et de vastes escroqueries à la chaîne. Milton Friedman, dans les dernières années de sa vie, approuvait avec enthousiasme cette nouvelle situation économique de l’Irak occupée. Mais les multinationales qui touchaient ces deniers publics du contribuable américain renvoyaient une partie de l’argent dans les poches des hommes politiques comme Dick Cheney qui avait conservé des parts dans des groupes comme Halliburton. La reconstruction fut aussi écartée au profit d’une vaste privatisation de la sécurité, supplantant les missions de l’armée américaine. Cette privatisation de la sécurité ne se retrouvait non pas seulement en Irak, mais également autour des colonies juives du Golan et de Cisjordanie, dans le centre-ville haut de gamme de Beyrouth au Liban (Naomi Klein y dénonce la mainmise corporatiste du groupe Solidere, détenu par la famille Hariri), dans la “zones verte” de Kaboul en Afghanistan ou encore autour des quartiers huppés de la Nouvelle-Orléans. Naomi Klein redoute qu’à l’avenir des banlieues futuristes pour hauts revenus se développent à l’écart des zones populaires et se retranchent entre des murs de sécurité et surveillés par des vigiles armés par des sociétés privées.

- Dans le second cas, les élèves de Milton Friedman imposèrent leur croisade corporatiste par le biais des transitions démocratiques ayant eu lieu dans des pays naguère gouvernés par des régimes autoritaires ou dictatoriaux. Les “Chicago Boys” du FMI prirent régulièrement l’initiative de négociations rapides et secrètes avec les futurs gouvernants incarnant l’espoir démocratique. Imposant des conditions financières, notamment de généreux prêts conditionnels, les futurs gouvernants devaient obligatoirement faire passer l’économie de leur pays sous les Fourches Caudines de la trinité friedmanienne. De telles réformes ultralibérales apparaissaient nécessaires aux yeux des dirigeants politiques nouvellement élus et de bonne foi. Mais ils n’avaient pas conscience qu’en acceptant les conditions du FMI, ils autorisaient l’anéantissement de leur économie nationale – un nouveau choc économique – au profit d’une nouvelle économie dans laquelle, le capitalisme serait sans entraves et donc libre de faire ce qu’il voudrait au plus grand dam des citoyens. En conséquence, les pays ayant connu la transition démocratique après la dictature furent ainsi piégés par les conditions économiques des élèves de Milton Friedman, conditions qui entraînèrent une hausse des prix, du chômage, un délabrement des services publics passés entre les mains des multinationales, un pillage des ressources naturelles au profit de ces dernières sans que les populations en tirent le moindre bénéfice, etc. L’espoir démocratique laissait ainsi place au désespoir économique, le corporatisme l’emportant sur le politique en lui imposant sa volonté. Des pays furent affectés par les exigences du FMI : la Russie de Boris Eltsine (l’âge d’or des oligarques), la Pologne de Lech Walesa (l’échec gouvernemental de Solidarnosc), l’Afrique du Sud de Nelson Mandela (les haines ethniques actuelles et attisées par la hausse du chômage), la Chine de Deng Xiaoping (la répression des étudiants sur la Place Tienanmen) ou les “Tigres” d’Asie (l’effondrement des bourses asiatiques)…

Basés sur de nombreux ouvrages, entretiens et articles de presse, les travaux de Naomi Klein sont enrichis de sa propre expérience (comme l’épisode où l’auteur est transporté dans un hôpital privé de la Nouvelle-Orléans suite à un accident de voiture) et par ses références solides à l’Histoire. On peut seulement regretter que la journaliste canadienne n’est pas orientée son enquête sur la privatisation du système de santé des Etats-Unis par le gouvernement de G. W. Bush, un scandale dénoncé par Michaël Moore dans son dernier film Sicko. (1) De même, le lecteur européen doit prendre un peu de recul pour lire cet ouvrage, mais le manichéisme (d’un côté tout est noir, de l’autre côté tout est blanc) demeure heureusement très relatif.

La thèse de Naomi Klein se défend et apparaît donc difficilement contestable, tant les éléments recoupés entre les actions de privatisations au niveau mondial et les bouleversements historiques de ces trente dernières années sont troublants de vérité. Troublants comme les décès simultanés de Milton Friedman et d’Augusto Pinochet en 2006, ainsi que l’émergence à deux reprises (1973 et 2001) d’un capitalisme du désastre à partir de la date fatidique du 11 septembre.

 Publié par : reopen911 |

 juin 2, 2008

Par OG pour Agoravox



N° 28 - Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion & Stratégie' de PAKISTAN.- 28-0 7- : Suite - : Obama - l’engagement des Etats-Unis « ne vas pas fléchir ».


N° 28 - Les  dossiers  'Géopolitique, Réflexion & Stratégie' de PAKISTAN.- 28-0 7- : Suite  - : Obama   - l’engagement des Etats-Unis « ne vas pas fléchir ».


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Les  dossiers  'Géopolitique, Réflexion & Stratégie' de PAKISTAN.

n° 28- 28-07

C.De Broeder & M.Lemaire



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Sommaire :

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Exercice national antiterroriste à partir de lundi aux Etats-Unis.

2-2 Non à la guerre en Afghanistan et au Pakistan.

2-3 Kamran Haider : Islamabad entame le rapatriement des déplacés de Swat.

2-4 Abdul Khaliq : Privatisation des terres agricoles au Pakistan.

 


2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Exercice national antiterroriste à partir de lundi aux Etats-Unis.

Cette simulation, qui va durer cinq jours, sera menée à partir de postes de commandements et emplacements sur le terrain à Washington, dans l'Arkansas (centre-sud), en Louisiane (sud), au Nouveau Mexique (sud-ouest), en Oklahoma (centre), au Texas (sud) et en Californie (ouest).

Les exercices n'affecteront pas le quotidien de la population, qui ne les remarquera d'ailleurs peut-être pas, a expliqué M. Stevens. Il ne s'agit pas de la première simulation antiterroriste aux Etats-Unis, mais les précédentes portaient sur la réponse des autorités à des scénarios d'attentats déjà perpétrés.

25/7

AP


2-2 Non à la guerre en Afghanistan et au Pakistan.

Le sommet américain avec l’Afghanistan et le Pakistan qui a eu lieu à Washington marque le début d’une escalade des violences militaires dans les deux pays.

Le but de la rencontre pour l’administration Obama est d’intimider ses laquais, le président afghan Hamid Karzaï et le président pakistanais Asif Ali Zardari, pour qu’ils obéissent davantage et d’élaborer une stratégie exhaustive de guerre dans le but de pacifier de larges régions de chaque côté de la frontière pakistano-afghane qui est présentement contrôlée par des résistants. 
L’importance de ce sommet trilatéral est soulignée par la présence de hauts représentants de l’armée américaine et de l’establishment du renseignement et de la politique étrangère, dont la secrétaire d’Etat Hillary Clinton, le directeur de la CIA Leon Panetta, le chef du FBI Robert Mueller et le général américain du Commandement central David Petraeus, ainsi que leurs homologues de l’Afghanistan et du Pakistan. D’autres sommets trilatéraux sont prévus pour coordonner la guerre commune qui va inévitablement coûter la vie à de nombreuses autres personnes dans les deux pays.
Flanqué de Karzaï et Zardari, Obama a déclaré hier devant les médias que les Etats-Unis étaient du côté des peuples de l’Afghanistan et du Pakistan.

De telles remarques doivent être rejetées avec le mépris qu’elles méritent.

L’impérialisme américain intensifie ses guerres en Afghanistan et au Pakistan non pas pour « développer la sécurité, les opportunités et la justice » pour les populations locales, mais bien afin de servir l’objectif stratégique de Washington de dominer l’Asie centrale riche en énergie.
Sous les fortes pressions des Etats-Unis, l’armée pakistanaise mène actuellement une offensive dans le district de Buner impliquant 15 000 soldats qui sont appuyés par des hélicoptères et des avions de combat. L’opération, qui est applaudie à Washington, a déjà fait fuir de longues colonnes de réfugiés. Selon les officiels locaux, 40 000 personnes ont quitté la région et l’exode pourrait atteindre un demi-million de réfugiés.
En Afghanistan, les frappes aériennes américaines plus tôt cette semaine qui ont tué jusqu’à 150 personnes dans le district de Bala Baluk ne sont que la dernière atrocité d’une guerre qui vise à terroriser le peuple afghan et réprimer toute opposition à l’occupation néocoloniale. Obama a à peine fait mention de l’incident, répétant comme à l’habitude que les Etats-Unis feraient « tout en leur possible » pour éviter les victimes civiles. Il a sinistrement mis en garde que les violences augmenteraient, mais que l’engagement des Etats-Unis « n’allait pas fléchir ».
Les présidents afghan et pakistanais ont tous deux juré fidélité à Washington et sa « guerre au terrorisme ». Bien qu’Obama parle d’eux en tant que « dirigeants élus démocratiquement », les Etats-Unis n’auraient pas de remords à les retirer du pouvoir, d’une manière ou d’une autre, s’ils ne suivaient pas les ordres. Dans les derniers mois, des officiels américains ont critiqué sévèrement Karzaï, qui fait face à une élection en août, pour son administration corrompue et inefficace ainsi que pour ses critiques de l’armée américaine et des victimes civiles tombées sous ses attaques.
De hauts représentants américains ont aussi averti Zardari quant à sa réticence à déclencher une guerre totale contre les guérillas talibanes. Le New York Times a cité anonymement un officiel de l’administration déclarant que la guerre au Pakistan allait dépendre de l’armée pakistanaise, « étant donné surtout le refus du pays, jusqu’à maintenant, de permettre l’entrée des troupes américaines ». Alors que l’armée américaine intensifie ses frappes de missiles en toute impunité, Washington fait clairement pression pour un rôle militaire beaucoup plus grand à l’intérieur du Pakistan.
Le même journal a publié une série d’articles sensationnalistes depuis quelques jours qui insistaient sur le danger que l’arsenal nucléaire pakistanais puisse tomber entre les mains d’extrémistes islamistes, le même prétexte utilisé par l’administration Bush pour réaliser son « changement de régime » en Irak. L’administration Obama considère évidemment plusieurs avenues pour remplacer Zardari si jamais ce dernier ne réalisait pas les promesses qu’il a faites à Washington.
Des éditoriaux parus hier dans le New York Times et le Wall Street Journal ont donné un soutien entier aux nouveaux plans de guerre d’Obama. Les deux journaux ont demandé au Congrès d’accéder rapidement à la requête d’Obama pour un financement supplémentaire de plusieurs milliards de dollars pour soutenir les armées et les gouvernements afghans et pakistanais.

Le Wall Street Journal, en particulier, a demandé qu’aucune contrainte politique de la part du Congrès ne vienne « gommer les requêtes » ou restreindre la liberté d’action de l’armée américaine.
Ce consensus démontre que tout l’establishment politique américain, l’aile libérale représentée par les démocrates tout autant que sa contrepartie conservatrice représentée par les républicains, soutient la guerre d’Obama sur deux fronts. L’escalade des conflits en Afghanistan et au Pakistan montre que les critiques qu’ont faites Obama et des sections des médias au sujet de la guerre en Irak n’avaient qu’un caractère entièrement tactique. Obama a été choisi et amené à l’avant-scène dans les élections de l’an passé par des sections de l’élite dirigeante américaine qui considérait que l’Irak était une diversion désastreuse des objectifs et intérêts plus fondamentaux des Etats-Unis en Asie centrale.
Ayant gagné l’élection en faisant appel au sentiment largement répandu d’opposition à la guerre, Obama accomplit aujourd’hui la mission pour laquelle il a été choisi. Sous la supervision de membres clés de l’administration Bush (le secrétaire à la Défense Robert Gates et le général Petraeus), l’armée américaine prépare une importante offensive cet été en Afghanistan en doublant le nombre de ses soldats là-bas qui atteindra 68 000. Au même moment, le Pentagone a mis en place d’autres voies d’approvisionnement dans le cas où l’escalade de la guerre prévue dans le Pakistan voisin menacerait les voies d’approvisionnement actuellement utilisées et qui passent par les régions frontalières de ce pays.
Le Wall Street Journal conclut son éditorial en insistant auprès de l’administration Obama pour qu’elle clarifie que « l’implication des Etats-Unis à la sécurité dans cette région se prolongera longtemps », ajoutant : « Le plus grand danger est que les faibles institutions du Pakistan et ses dirigeants peu sûrs perdent leur désir de vaincre les islamistes. C’est ce qui a fait tomber le Shah d’Iran en 1979. Nous ne voulons pas que la même chose se reproduise à Islamabad. »
En fait, la dictature impitoyable d’Iran soutenue par les Etats-Unis n’est pas tombée parce que le Shah a perdu son désir d’emprisonner et d’éliminer physiquement ses opposants, mais à cause d’un soulèvement populaire duquel les religieux islamiques ont réussi à prendre le contrôle.

Il y a déjà des signes en Afghanistan et au Pakistan d’une vaste opposition politique et sociale aux Etats-Unis et à ses régimes marionnettes. L’avis que donne le Wall Street Journal à Obama est que les Etats-Unis doivent faire tout ce qui est nécessaire aussi longtemps qu’il le faut pour supprimer par la violence toute contestation à la domination économique et stratégique de la région par les Etats-Unis.
L’escalade de la guerre que prépare Obama ne pourra avoir qu’un effet profondément déstabilisateur sur toute la région et préparera des conflagrations militaires encore plus importantes et sanglantes. On ne pourra s’y opposer avec des appels au Parti démocrate ou au Congrès américain, mais seulement par la mobilisation indépendante des travailleurs aux Etats-Unis de concert avec la classe ouvrière et les masses opprimées de l’Asie du Sud, de l’Asie centrale et internationalement. Cette lutte doit être basée sur une perspective socialiste pour renverser le système capitaliste qui est la source de l’oppression et de la guerre impérialistes.

Samedi 09 Mai 2009 /

 http://www.wsws.org/

http://www.paperblog.fr/1910290/non-a-la-guerre-en-afghan...


2-3 Kamran Haider : Islamabad entame le rapatriement des déplacés de Swat.

Les autorités pakistanaises ont entamé lundi le rapatriement des deux millions d'habitants de la vallée de Swat qui ont fui l'offensive gouvernementale de la fin avril contre les résistants locaux. L'état-major assure que les résistants ont été chassés de cette région située au nord-ouest d'Islamabad, théâtre de l'un des exodes les plus importants de l'histoire récente.

L'offensive, lancée pour mettre fin à la progression des résistants qui se trouvait à une centaine de kilomètres de la capitale, a fait 1.700 morts ( ndlr – exagération ?) dans les rangs de la résistance et 160 parmi les militaires, selon le bilan officiel.

Aucun dignitaire résistants ne figure parmi les tués.

Autocars et camions ont toutefois été dépêchés lundi matin dans le camp poussiéreux et étouffant de Jalozai pour entamer le rapatriement des déplacés.

La plupart des deux millions d'habitants de la vallée de Swat ayant fui les combats ont trouvé refuge chez des proches, mais 300.000 vivent toujours dans des camps de toile.

Les autorités, qui craignent d'être lâchées par une opinion jusqu'ici globalement favorable à l'offensive, semblent prendre leur sort très au sérieux.

"CONDITIONS INFERNALES"

Fawad Ali, un barbier âgé de 30 ans résident du camp de Jalozai, en chargeant ses biens dans un camion, sous le regard de ses proches. : "J'espère que les choses vont changer et que je pourrai nourrir ma famille".

Les journalistes qui ont pu se rendre dans la vallée de Swat ont fait état de quelques destructions, mais la zone n'a semble-t-il pas été dévastée par les combats.

Beaucoup de récoltes sont toutefois perdues et l'aide des pouvoirs publics sera sans doute nécessaire pendant plusieurs mois.

Personne n'a été contraint de quitter Jalozai et les 108 familles qui devaient être rapatriées lundi sont toutes volontaires, assure le responsable du camp, balayant les craintes des agences humanitaires de l'Onu.

"Ils vivaient dans des conditions infernales, ici. Ils ne sont pas habitués à ce temps", poursuit-il, évoquant la fraîcheur de la haute vallée de Swat.

Les autorités ont promis une aide de 25.000 roupies à chaque famille, mais certains déplacés de Jalozai ont assuré n'avoir rien perçu.

Reuters

13-07

Version française Jean-Philippe Lefief

http://fr.news.yahoo.com/4/20090713/tts-pakistan-deplaces...

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N° 28 - Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion & Stratégie' de PAKISTAN.- 28-0 7- : Fin - : Obama - l’engagement des Etats-Unis « ne vas pas fléchir ».

N° 28 - Les  dossiers  'Géopolitique, Réflexion & Stratégie' de PAKISTAN.- 28-0 7- : Fin  - : Obama   - l’engagement des Etats-Unis « ne vas pas fléchir ».


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Les  dossiers  'Géopolitique, Réflexion & Stratégie' de PAKISTAN.

n° 28- 28-07

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 




Sommaire :

3 Annexe

3-1 Mohawk Nation News : La route piégée vers le fascisme.

3-2 Tufail Ahmad : Le Pakistan prêt à déclencher une guerre atomique contre l'Inde

4 Pièce jointe

4-1 Nicolas Ténèze* : Le Pakistan et le mythe de la « bombe islamique »


 

 

 

 

 

 

3 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

3-1 Mohawk Nation News :  La route piégée vers le fascisme.
Le fascisme, c'est quand les oligarques rassemblent assez de force pour asservir la société dans l'intérêt de quelques-uns. Cela commence par un nationalisme fervent.  Des boucs émissaires sont choisis.  Un génocide est préparé.  Ont saisit des propriétés, des fonctions et des ressources.  

Le territoire est étendu.

LE LEADER est charismatique et il est soutenu par de grandes entreprises.  C'est un idéologue ayant un système de croyance intransigeant.  Il prend le pouvoir et dirige l'État pour mettre en œuvre ses idées sur la manière dont le monde devrait fonctionner.  Il devient le commandant suprême des forces armées et de la justice jusqu'à ce qu'une nouvelle élection soit déclenchée, si cela arrive.

Un gouvernement central fort est créé sous la domination d'un leader paternaliste de ligne dure.  Les personnes qu'il nomme doivent se soumettre à lui.  Les rivaux sont éliminés ou réduits au silence par des accusations sans fondement et des campagnes de dénigrement.  Les membres du gouvernement votent en faveur de ces mesures en échange de la protection.  Autrement leur participation aux sessions pourrait leur être défendue.

Le gouvernement suspend la Constitution en invoquant l'existence d'une situation d'urgence.  Les mesures de contrôle et d'équilibre sont supprimés.  On ne peut poser de questions.  Le pouvoir est exercé par le biais de décrets d'urgence sous prétexte que le Parlement ou le Congrès ne sont pas en état de fonctionner normalement.  Les lois et décrets sont adoptés pour protéger le dictateur des critiques, des accusations de corruption, d'activités criminelles et d'abus de pouvoir.  La durée de son mandat devient indéterminée.

Les autres partis sont interdits ou dissous.  Les gouvernements des États ou des provinces sont supprimés.
LE POUVOIR MILITAIRE ET PARAMILITAIRE remplace la police nationale et les militaires.  D'anciens officiers de l'armée et des réserves sont appelés au service.  Le ministre Stockwell Day a proposé que tous les agents et les employés du gouvernement portent des uniformes.

DES BOUCS ÉMISSAIRES sont créés.  Certains sont attaqués et battus, parfois presque à mort.  La colère et la frustration du public sont canalisées contre une cible, des personnes qualifiées de terroristes ou d'résistants afin de provoquer l'hystérie.  Les militaires les retire du système des tribunaux civils et les envoie à Guantanamo.  Les communautés sont boycottées.  Des agents sont envoyés pour commettre des actes de vandalisme contre leurs biens et pour leur donner une image négative.  Des peines draconiennes sont prévues pour toute personne qui sont accusées faussement de "sabotage économique" tels que la protection de l'environnement, des ressources et des territoires.

LA PROPAGANDE vise à laver le cerveau pour appuyer le point de vue des fascistes.  La conversion cachée ou forcée à une religion mondiale est encouragée pour provoquer de la confusion, une pensée conformiste et un moyen évasion.  Les non-croyants ne peuvent pas obtenir des emplois, de nourriture ou des services.
Les médias et l'accès à l'information sont contrôlés.
Les petits groupes sont infiltrés, en particulier les jeunes.  Obama a créé un corps de jeunes dont la fonction consiste à surveiller parents et voisins.  Une ligne a été mis en place comme le 911, «Crime Stoppers» et l'écoute électronique permet d'espionner clandestinement les personnes.

Des supporteurs du parti sont envoyés pour diffuser de l'information et pour recruter.  De fréquentes réunions ont lieu pour semer un état d'esprit de peur en ces temps troublés.
Des réunions publiques sont l'objet de raids. Des déclarations sont faites. La destruction des adversaires est exigée.  Des suggestions sont faites pour mettre en place ou soutenir un nouveau gouvernement strict.  Des provocateurs sont placés pour semer la discorde au sein des groupes dissidents.
Des agents créent une atmosphère de coup d'État au moyen de marches et de manifestations.  Ils épuisent ainsi la population et permettent aux policiers et aux militaires d'acquérir plus d'expérience en matière de contrôle et d'intimidation du public.

L'Etat prend des décisions sur la vie des gens et rassemble des informations sur les citoyens du berceau à la tombe.  Les micro puces de banques de données centrales contiennent des informations sur les dossiers médicaux, les permis, la formation, les services sociaux utilisés, les voyages, entre autres. Une crise économique est créée. Si le chef de la Banque du Canada ou de la «Bank of America» sont en désaccord avec l'empereur, ils sont remplacés.
Les entreprises locales sont obligées de coopérer avec les fascistes, et les grandes sociétés multinationales comme Wall Mart détruisent les petites entrepriseDes appels racoleurs sont lancés à la classe ouvrière, aux petits bourgeois, aux moyens cadres, aux ambitieux.  Ils considèrent le fascisme comme un moyen de monter dans la hiérarchie du système et de devenir des chefs au sein du nouveau régime.  Les industriels, les monarchistes et les classes aisées appuient fanatiquement le fascisme.  Des collaborateurs étrangers, les tenants de l'autoritarisme, les opportunistes, les médias, les hommes d'affaires, les bonzes financent le parti.
Les syndicats sont placés sous contrôle ou anéantis.
L'ingénierie économique comprend la dette et l'expansion militaire. Le financement est basé sur la manipulation de la monnaie et des dettes.  Le taux de chômage est maintenu élevé. La production d'armes est accélérée. On construit barrages, autoroutes, chemins de fer et des travaux tels que des prisons, des camps de travail et des centres de détention pour une durée indéterminée.Plus de policiers sont embauchés. Le nombre d'employés et des fonctionnaires de justice est accru.  L'aide juridique, l'aide sociale, le logement et autres services sociaux sont coupés. On donne aux organismes de protection de l'enfance plus de pouvoir pour saisir les enfants. Les peines de prison sont plus longues. Les mécanismes de contrôle comprennent plus d'agents de probation, de surveillance judiciaire, de condamnations avec sursis et d'ordre de la cour.
Les femmes restent à la maison. L'Etat prend les enfants. Le Führer devient leur père. Le niveau de vie est maintenu bas.  Les salaires sont réduits. Les gens sont invités à faire des sacrifices pour la patrie.
DES CAMPAGNES AGGRESSIVES EN FAVEUR "DE LA LOI ET DE L'ORDRE" sont lancées pour garder les fascistes au pouvoir.  Des manifestations régulières sont tenues comme les rassemblements de Nuremberg pour que le chef viril puisse donner de long discours publics déroutants.
L'habeas corpus est suspendu. La liberté d'expression et de réunion sont supprimés.
DES NÉGOCIATIONS sont tenues secrètes. Les gens doivent être maintenus endormis pour ne pas poser des questions.

DES ÉVÉNEMENTS DE PROVOCATION TELS QUE LE 11 SEPTEMBRE sont organisés, pour justifier l'adoption de lois soi-disant "anti-terroristes", de lois et de mesures répressives pour mettre fin à la liberté au nom de la sécurité.
Le rationnement alimentaire est établi.  Les centres de production hydroponiques produisent des aliments chimiquement pour remplacer les agriculteurs.

EUGÉNISME - On invite à se débarrasser des "mangeurs inutiles", de toute personne qui refuse de travailler comme esclave.  La pression est mise sur les populations pour limiter leurs besoins.
LES GUERRES - les territoires adjacents sont pris en charge et deveniennent des protectorats dans le cadre de l'extension de l'empire. Toutes les personnes deviennent des citoyens du monde sous un seul ordre mondial. Les cultures et les langues sont anéanties.  Les citoyens des États-Unis et leurs partisans déclarent qu'ils sont en train de réaliser leur «Destinée manifeste» des États-Unis.
Le gouvernement doit sembler modéré. Toutes les personnes qui ne se conforment pas sont des personnes obstinées.  Même si les citoyens lancent des appels à la paix, ces tyrans inhumains commencent par créer de petits conflits locaux avant de déclencher une grande guerre.  Si vous pensez que ce que nous disons est une théorie de la conspiration, vous vous trompés : c'est ce qui est en train d'arriver.  Constatez-le vous-mêmes!
Kahentinetha

Mohawk Nation News –

14 juin 2009.

Internet : www.mohawknationnews.com kahentinetha2@yahoo.com


3-2 Tufail Ahmad : Le Pakistan prêt à déclencher une guerre atomique contre l'Inde.

L'Inde, accusée d'être sous l'influence du "lobby Juif", menacée de guerre atomique par des journaux pakistanais.

Le directeur d´un journal pakistanais à grand tirage : "Si, pour résoudre nos problèmes, nous devons recourir à la guerre atomique contre l´Inde, nous le ferons" : les cours d´eaux disputés entre l´Inde et le Pakistan

Introduction

L´inquiétude ne cesse de croître au Pakistan face à la poursuite présumée par l´Inde d´une politique visant à étrangler le Pakistan en contrôlant ses grands cours d´eaux. Ces préoccupations concernent en premier lieu sur le secteur agricole du Pakistan, qui se trouverait fortement affecté par la construction de digues et le contrôle extérieur de plusieurs fleuves qui affluent vers le Pakistan. (1) Trois de ces fleuves pénètrent le Pakistan par les terres indiennes du Jammu-et-Cachemire, territoire pour lequel les deux pays se sont livrés plusieurs guerres. (2)

Journalistes pakistanais, chefs religieux et politiciens articulent de plus en plus leur réflexion autour de la controverse pour l´eau, dans le cadre de la concurrence ancestrale que se livrent l´Inde et le Pakistan, et du sentiment anti-israélien encouragé depuis plusieurs années par les autorités du pays. A titre d´exemple, Ayaz Amir, journaliste pakistanais renommé, a prévenu : "La défense de notre droit à l´eau face à l´Inde doit être l´une des bases de notre politique étrangère. Les controverses à venir porteront sur l´eau." (3) Hamid Gul, ancien chef des services de renseignement pakistanais, a accusé : "L´Inde a stoppé l´[arrivée d´]eau chez nous".(4) L´IBWC pakistan ais (Indus Basin Water Council), groupe de pression qui se fait passer pour organisation gouvernementale, dont le principal objectif est de régler les problèmes relatifs à l´eau au Pakistan, contrôle actuellement le débat public sur le sujet. Zahoorul Hassan Dahir, président de l´IBWC, a affirmé que "l´Inde, qui opère en coordination avec le lobby juif", se sert de la plupart des cours d´eau, suscitant une carence en denrées alimentaires, en eau et en électricité au Pakistan. (5)

Les inquiétudes pakistanaises portent sur six fleuves qui affluent vers le Pakistan en passant par le nord de l´Inde, dont l´Etat disputé du Jammu-et-Cachemire et celui du Punjab, deux Etats idéologiquement divisés entre l´Inde et le Pakistan depuis 1947. Après la création du Pakistan en 1947, des désaccords ont vu le jour sur le partage des eaux, ce qui a conduit au traité de 1960 (Indus Water Treaty). (6) Bien que ce traité soit peut-être le pacte le plus résistant entre les deux puissances nucléaires, il subit des tensions croissantes.

[1] L´auteur du rapport tient à remercier les journalistes pakistanais Rifatullah Orakzai et Zulfiqar Ali pour les éclaircissements apportés sur la question.

[2] Les deux pays se sont battus pour le Cachemire en 1947-48, 1965 et 1999. Le Pakistan soutien en outre des organisations militantes au Cachemire depuis 1989.

[3] The News, Pakistan, 1er mai 2009.

[4] Roznama Jang, 25 mai 2009.

[5] Roznama Nawa-i-Waqt, Pakistan, 6 mai 2008. Hafiz Zahoorul Hassan Dahir apparaît comme le plus expressif au Pakistan sur la question des projets relatifs à l´eau au Cachemire. Toutefois, l´organisation qu´il dirige, l´Indus Basin Water Cou ncil, qui peut passer pour une autorité gouvernementale, est en fait un groupe de pression.

[6] Pour en savoir plus sur l´Indus Water Treaty, voir  http://siteresources.worldbank.org/INTSOUTHASIA/Resources...

24-07-

Tufail Ahmad *

Tufail Ahmad est directeur du projet sur les médias en ourdou et pachto au MEMRI.

Lire le rapport intégral en anglais : http://memri.org/bin/latestnews.cgi?ID=IA53609.

MEMRI Middle East Media Research Institute

Enquête et analyse n° 536

http://lessakele.over-blog.fr/article-34180812.html



4 Pièce jointe

4-1 Nicolas Ténèze* : Le Pakistan et le mythe de la « bombe islamique »

Le risque de voir la bombe atomique pakistanaise tomber dans les mains de « terroristes islamistes » ou autres « résistants » est évoqué par Washington pour justifier son engagement militaire en Afghanistan/Pakistan.

Or, selon l’étude de Nicolas Ténèze que nous publions, cette menace est imaginaire : la bombe pakistanaise a été développée avec l’aide technique de la Chine et des États-Unis.

Au-delà des péripéties politiques, Washington en conserverait aujourd’hui encore le contrôle.

La Coalition, engagée depuis novembre 2001 dans « le cimetières des empires », l’Afghanistan [1], doit faire face à une aggravation de sa situation depuis 2005, avec des pertes civiles et militaires en constante augmentation, une islamisation rampante, et des violences qui sont le fait d’résistants en tous genres, de Résistants, de seigneurs de la guerre récalcitrants, de trafiquants, de séparatistes ethniques ou encore de simples bandits. La guerre s’est précocement propagée vers le Pakistan (on parle de la guerre AfgPak), d’où elle était en fait partie. Ce pays oscille entre une collaboration mesurée et parfois contrainte avec la Coalition, et une volonté de ménager les Résistants, pour préserver un équilibre politique intérieur fragile. Ces derniers mois, la progression des « étudiants » les approche de la capitale, Islamabad.

Le Pakistan, État artificiel à majorité musulmane sunnite, fondé le 14 août 1947, sur la base d’une fédération de régions autonomes, possède théoriquement la bombe atomique depuis 1987 environ, mais ne l’a testée semble t-il pour la première fois qu’à l’été 1998 ; cette date étant considérée aujourd’hui comme celle du statut nucléaire du pays. Il détiendrait actuellement entre 20 et 100 têtes nucléaires, les études étant divergentes. Le pays n’a pas signé le Traité de non-prolifération (TNP,) le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE), ni le Code de conduite de la Haye sur la prolifération balistique. En outre, plusieurs rapports concordants en 1996 [2] évoquent l’existence d’un programme biologique, axé sur l’anthrax, bien que la Convention sur les armes chimiques (CAC) et celle sur les armes bactériologiques (CAB) aient été signées et ratifiées. Sa présence fut une conséquence de leur emploi par les Soviétiques en Afghanistan.

Aujourd’hui les médias entretiennent la peur que cet arsenal tombe entre les mains de « terroristes », qui pourraient ainsi l’employer ou menacer de le faire contre « l’Occident », Israël, leurs alliés, ou contre l’ennemi indien. Or, beaucoup de questions se posent à propos de ce mystérieux réseau Khan, accusé d’être à l’origine de tous les maux de la prolifération et de cette « bombe islamique », selon l’expression du Président Zulfikar Ali Bhutto (1972-1977). On peut douter que le Pakistan ait réellement poursuivi ses recherches à l’insu des grandes puissances et que son arsenal échappe effectivement à leur contrôle. Pour savoir ce qu’il en est, un retour historique sur le programme nucléaire pakistanais est nécessaire.

Un programme pas si « clandestin »

Une initiative sino-occidentale

Le programme nucléaire débute dans les années 1970, officiellement en réaction à la guerre contre l’Inde de 1971 et à son test atomique de 1974. À cette époque, l’Inde est un « pays ami » de l’Union soviétique alors que le Pakistan, bien que non-aligné, « choisit »par réaction le camp états-unien. Aussi, Islamabad se lance dans un programme atomique concurrent de celui de son voisin avec la bienveillance des États-Unis. Sa bombe est appelée à jouer un rôle dans le containement de l’influence soviétique qui, après l’invasion de l’Afghanistan en 1979, menacerait le Pakistan. Washington et Pékin co-organisent cette prolifération (notamment après la visite de Nixon en Chine, en février 1972). Pékin, bien que réticent à livrer son savoir-faire, aide le « Pays des purs » en lui fournissant de la technologie et des missiles rudimentaires via la China National Nuclear Corporation. Depuis les années 60 en effet, la République populaire de Chine se dissocie du Grand frère soviétique, sous couvert de divergences idéologiques, pour se doter de sa propre politique étrangère. Si bien que sur beaucoup de points, Chinois et Occidentaux s’accordent. Dans cette perspective, Pékin et Islamabad s’allient sur la question du Cachemire, que les deux pays revendiquent en partie contre l’Inde.. Les bombes indiennes, chinoises et pakistanaises, devaient permettre donc un équilibre dans la région.

Le père de la bombe est le docteur Abdul Qadeer Khan. Celui qui est présenté aujourd’hui par les médias occidentaux comme un dangereux savant fou, est un ingénieur, formé en 1976 à Almelo (groupe Urenco), dans les laboratoires de dynamique physique FDO, aux Pays-Bas, en Belgique et en Allemagne. Le réacteur de Kahuta, premier noyau du programme, est construit en 1979 avec la Chine et la France, et mis en service en 1984. Des médias véhiculent l’idée selon laquelle les plans d’Almelo (qui servirent à ériger Kahuta) furent volés par Khan, alors qu’en réalité Urenco les a livré secrètement avec l’approbation des États-Unis [3]. À partir de l’arrivée des Soviétiques à Kaboul, les États-Unis délèguent à la Chine le transfert des plans d’armes nucléaires au Pakistan pour protéger le pays. Mais en 1983, la tractation est dénoncée par le Washington Post et en 1985, par le sénateur Alan Cranston. Ainsi donc, il est probable que le Pakistan possède à cette date la bombe nucléaire, mais pas sa propre bombe.

Israël, pour légitimer ses « projets » nucléaires, dénonce le danger pakistanais, en alternance avec ceux de l’Irak et de la Libye, alors que très vite, les deux pays tisseront par alliés interposés (USA et Arabie Saoudite) des rapports secrets d’intérêts [4]. La notion de « bombe islamique » est alors instrumentée ; ce qui agace le Pakistan pour qui cette expression mêle deux concepts, l’un religieux, l’autre politico-stratégique, avec une connotation péjorative : le Pakistan ne serait pas un État de droit, mais un nid de terroristes. C’est à ce moment qu’apparaît l’idée que des résistants pourraient voler ou simplement employer ces bombes. Abdul Sattar, ministre des Affaires étrangères du Pakistan, rappelle que dans les années 1970, Zulfikar Ali Bhutto soulignait que les bombes atomiques occidentales n’étaient pas des « bombes chrétiennes », ni les israéliennes des « bombes juives ».

Le Pakistan acquiert ensuite la capacité d’enrichir l’uranium par ultracentrifugation à Dera Ghaza Khan. L’Arabie Saoudite et la Libye participent au financement de cette étape : Tripoli pour son propre programme (sans l’aval des USA semble-t-il), et Ryad par ordre des USA. Pour la Chine et la France en revanche, les deux principaux fournisseurs, ce sont des devises supplémentaires. Washington fait pression sur Paris, en 1976, contre la vente d’une installation de retraitement, soumise au contrôle de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). En fait, la France aurait fournit la technologie atomique sur ordre des USA, mais aurait pris certaines initiatives. Quoi qu’il en soit, la France suspend son contrat mais fournit une usine d’extraction de plutonium [5]. Après le coup d’État contre le président Bhutto en 1977, le général Zia ul Haq (1977-1988) reçoit une aide de Washington plus conséquente. Elle, passe de 5 millions à 10, puis à 35 millions, puis à 1 milliard de dollars, pour cette most favored nation, un de ses « meilleurs alliés hors OTAN ». En 1986, le pays commence à produire de l’UHE.
On prétend souvent que la livraison de missiles stingers aux rebelles afghans poussa les Soviétiques à se retirer d’Afghanistan. C’est exagéré. Si ce point explique l’enlisement de l’Armée rouge, il ne justifie pas sa retraite. Selon le directeur adjoint de la CIA, Richard Kerr, c’est parce que le Pakistan obtint sa première arme nucléaire en 1987 que l’URSS, soucieuse d’éviter une crise majeure, décida de se retirer progressivement d‘Afghanistan [
6].
Le Pakistan achète à la Chine, le 31 décembre 1990, un puissant réacteur nucléaire de 300 mégawatts dont certains éléments proviennent des États-Unis, du Japon, de la France, de l’Allemagne et de l’Italie. On parle de l’achat de trois autres réacteurs et de 5 000 aimants spéciaux.

En 1988, le président Ghulam Ishaq Khan et la Premier ministre Benazir Buttho prennent les rennes d’un pays devenu inutile dans une Guerre froide finissante. Dans la foulée, en 1990, la subvention US de 574 millions de dollars annuels est interrompue.
Mais la crainte de voir l’arsenal du Pakistan passé du défensif à l’offensif et la fuite de technologie vers la Chine et des « États voyous » suscitent bientôt l’inquiétude de Washington. Le 6 janvier, le sénateur républicain Larry Pressler, annonce que le Pakistan possède l’arme et sous-entend qu’Islamabad coopère avec Téhéran au vu des séjours de Khan dans ce pays. George H. Bush dénonce soudain la « bombe islamique », qu’il avait jusque là éludée. Accusée de corruption, Benazir Buttho est renversée au profit de Nawaz Sharif, plus proche des militaires. Le centre de recherches de Karachi est modernisé et celui de Kahuta est désormais capable de produire de l’uranium enrichi. La CIA dénonce mais laisse faire, chargeant plusieurs services de

renseignement occidentaux, dont le BVD néerlandais (une preuve de la piste Almelo !), de surveiller que le programme ne devienne incontrôlable et trop ambitieux.
En 1993, Washington favorise le retour de Benazir Bhutto au pouvoir après qu’elle eut accepté de soutenir en Afghanistan les forces pachtounes (les Résistants) contre les forces tadjiks (celles du commandant Massoud). Bill Clinton presse cependant le président Farouq Leghari de signer le TNP mais ce dernier refuse.
En 1996, Mme Bhutto est à nouveau destituée pour corruption et remplacée par son éternel rival Nawaz Sharif. Il semblerait que celui-ci ait accepté que le Pakistant ne produise plus de matières à usage nucléaire.

....

Un arsenal mis sous clé et sous surveillance ?

Si la Chine et les États-Unis ont permis à ce pays pauvre d’obtenir la bombe, une question légitime se pose : Le Pakistan est-il propriétaire de sa bombe, ou bien est-elle sous clé US ou chinoise Premièrement, les bombes de 1998 étaient-elle des mini-nukes chinoises ? Islamabad testait peut-être des bombes iraniennes ou chinoises, Pékin (allié de l’Iran) ayant observé un moratoire depuis août 1996. Cette thèse est développée par la journaliste Dominique Lorentz, dont l’ouvrage, préfacé par Jacques Attali et Alexandre Adler, estime que les tests étaient réalisés pour le compte de l’Iran ou de la Chine : « Ils avaient besoin de mener

une dernière campagne de tirs avant de s’en remettre aux seules simulations » [25].

Durant la guerre du Kargil, de mai à juillet 1999, Islamabad songe à employer l’arme nucléaire après la contre-offensive indienne dans le Cachemire [26], selon une conversation entre Bill Clinton et Nawaz Sharif, en juillet. Le projet est mis en exergue par la presse. Mais il s’agissait plutôt de faire pression pour que Washington intervienne. Car Attali nous apprend que curieusement, « ces deux pays ont passé un accord mutuel de non-agression de leurs installations nucléaires » [27]. Or, les USA et la Chine appellent à la retenue, ce qui indiquerait que la bombe n’est pas pakistanaise.

L’idée reçue d’une bombe strictement nationale se heurte à l’avis des spécialistes du renseignement qui ont par essence un peu plus de crédibilité que les experts, pour passer de l’analyse à la source. Le dispositif serait bien sous surveillance US [28]. Ainsi, selon Éric Denece, spécialiste reconnu, craignant soit une mainmise des terroristes, soit un chantage d’un État incontrôlable, le Joint Special Operations Command états-unien et le Sayeret Matkal israélien se seraient entraînés pour évacuer les bombes nucléaires pakistanaises en cas de besoin [29]. Le journaliste Rashid Zubair estime aussi : « Les États-uniens veulent déstabiliser le Pakistan. Le Pakistan doit être considéré comme un État défaillant, afin de pouvoir réquisitionner son arsenal nucléaire. L’armée US dispose déjà d’une unité spéciale pour cette tâche. […] Quant aux bombes atomiques, ce ne sont pas des pétards du Jour de l’An qu’on peut emporter dans sa poche. 80 ogives nucléaires nécessitent 70 000 hommes dont quelques milliers de scientifiques » [30].

Ce n’est qu’en 2000 qu’une Autorité nationale de commandement de gestion de l’arsenal est créée. Fin 2001, Les USA financent d’ailleurs à hauteur de 100 millions de dollars la sécurisation des installations et auraient même proposé de prendre en charge les propres codes de mises à feu. En fait, les bombes ne seraient même pas assemblées, les éléments étant dispersés justement pour éviter un emploi accidentel et abusif [31]. Même en cas de vol, il faudrait passer outre le système Permissive Action Link. En règle générale, seules trois personnes par État nucléaire en possèdent les clés et le code, comme c’est le cas par exemple en Israël. Il existe même « des codes informatiques programmés pour détruire les composants stratégiques de l’arme en cas d’intrusion non autorisée » [32]. De son côté, la synthèse des agences de renseignement présentée au Sénat des États-Unis, en février 2008, mentionne que :

« Bien que New Delhi et Islamabad ont en service une plus grande maturité stratégique nucléaire, ils ne semblent pas être engagés dans une course aux armements de type numérique comme durant la Guerre froide. Nous jugeons l’incertitude politique en cours au Pakistan ne menaçant pas sérieusement le contrôle militaire des capacités nucléaires, mais les vulnérabilités existent. L’armée pakistanaise supervise le programme nucléaire et nous jugeons que ses responsabilités, incluant la sécurité physique de l’arsenal atomique, n’ont pas été dégradées par la crise » [33].

Ainsi, si les mots ont un sens, le terme « supervisé » signifie que l’armée pakistanaise surveille une dissuasion dont elle n’est pas la propriétaire. Tout enclin à penser que la bombe n’a d’« islamique » que le nom.

Cette thèse est confirmée par de nombreuses déclarations officielles, tant états-uniennes que pakistanaises et même indiennes [34]

Ainsi, le Premier ministre du Pakistan, Raza Gilani de confirmer : « La défense du Pakistan est entre de bonnes mains. Et notre programme d’armes nucléaires est en sécurité ».

L’amiral Mike Mullen, chef d’état-major interarmes des États-Unis, déclare aussi que « l’arsenal nucléaire du Pakistan est en sécurité », bien que des Résistants soient dans le district de Buner où est situé une usine d’enrichissement. Cet aspect est d’ailleurs assuré comme très plausible par un autre spécialiste (un expert du Mossad très connu, mais controversé), qui souligne que « Benazir Bhutto avoue en effet qu’elle n’était même pas autorisée à pénétrer dans les propres laboratoires de son pays » ! [35] Tel-Aviv affirme que la position des centres pakistanais sont déjà intégrés dans ses logiciels de frappes, d‘après les données fournies par le Pakistan lui-même à la CIA ! En juin 2009, Mustafa Abou Al-Yazid, un « responsable d’Al Qaida en Afghanistan » laisse échapper ce lapsus sur Al-Jazira : « Avec l’aide de Dieu, les armes atomiques ne tomberaient pas dans les mains des Américains et les moudjahidins s’en empareraient pour les utiliser contre les Américains » [36]. Le pays n’a semble t-il pas réitéré les tests de 1998, ce qui confirme cette thèse.

...

Conclusion

Dès les attentats du 11 septembre, le Pakistan et les États-unis, en froid relatif depuis la fin de la Guerre Froide, se réconcilient.

Sa dette de 1,7 milliards est reportée sine die. Washington octroi une aide de 3 milliards de dollars pour 2004-2009, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme [48]. L’aide totale envers l’armée pakistanaise se monte à 7 milliards de dollars par an entre 2008 et 2012. En 2008, sur les 21 milliards d’aides internationales versés à Kaboul, un tiers s’est volatilisé entre les donateurs et les récepteurs, dont certains sont pakistanais. En Afghanistan, 242 000 armes ont été « perdues » par la coalition, l’armée et la police afghane, mais surtout par l’armée US, selon le Governement Accontability Office (GAO) [49]. La guerre coûte à l’heure actuelle 100 millions de dollars par jour. Ce chiffre s’explique par les désertions dans l’armée et la police afghane dont les soldats passent avec armes et bagages à l’ennemi, et renseignent sur les tactiques alliés. Il faut dire que grâce aux trafics en tout genre, les rebelles paient bien mieux que les alliés.

On imagine que dans l’enveloppe des aides, Islamabad a promis une vassalité atomique. Il est prévu la création d’un pipeline reliant l’Ouzbékistan à l’Océan Indien via le port de Gwadar.

La visite de Georges W Bush le 22 septembre 2006 poursuit le partenariat contre le terrorisme, réactualisé sous Obama, avec un effet immédiat : la contre-offensive pakistanaise [50].

Les Résistants, à l’origine formés et armés par l’ISI, viennent d’obtenir des concessions législatives dans les zones tribales et ne veulent qu’une autonomie locale et absolument pas la bombe. Cela recouvre l’avis de la chercheuse associée au CERI-Sciences Po Mariam Abou Zahab. Lorsqu’on lui demande « En cas de victoire au Pakistan, quel est le programme des résistants ? », elle répond « La question ne se pose même pas, parce que les résistants pakistanais sont un mouvement périphérique, en marge de la société et de l’État » [51].

Début 2009, Islamabad passe un accord avec les Résistants de la région de Swat, redonnant à l’ancien royaume son autonomie législative et s’engageant à ne pas y mener d’actions militaires. Le Pakistan élabore un double jeu. Officieusement, la « bombe islamique » dissuadera Russie et Chine (le pays est à l’heure actuelle disputé entre Washington et Pékin) dans un conflit futur. Mais l’Inde, devenu allié de Washington et d’Israël, pourrait remplir ce rôle. Dès lors, la Chine pourrait amplifier le rapprochement nucléaire avec le Pakistan. Islamabad fait actuellement monter les enchères entre la Chine et les USA...

Le programme dissuasif pakistanais, voulu par l’Occident et la Chine, semble être sous-contrôle et ne peut-être employé par des terroristes. Encore faudrait-il savoir où se trouvent les armes et connaître les codes et leurs fonctionnements. Même la perspective d’une bombe sale demande un minimum de connaissance, d’infrastructure et d’équipement que n’ont pas les Résistants.

D’ailleurs, qui s’oppose au nucléaire pakistanais, comme on le ferait pour l’Iran et la Corée du Nord ? Cela prouve que le Pakistan n’est en rien la menace nucléaire islamiste que Bernard Henri-Lévy veut nous décrire dans son ouvrage « Qui a tué Daniel Pearl ». Ce danger n’est tellement pas réel que les États-Unis violent fréquemment la frontière pakistanaise depuis l’Afghanistan, pour frapper les Résistants, sans craindre de représailles atomiques. Si c’était le cas de l’Inde, qu’arriverait-il (Cachemire excepté) ? Si bien que certains think-tank ne croient plus pertinent, d’une part, de parler de la menace de la « bombe islamique », et d’autre part, de considérer le pays comme puissance nucléaire indépendante comme pour la dissuasion britannique, dépendante de la volonté états-unienne.

Nicolas Ténèze

Nicolas Ténèze

Doctorat en histoire de l’Institut d’études politiques de Toulouse en avril 2009. Sa thèse, financée en partie par l’Institut des hautes études de la Défense Nationale (IHEDN), porte sur la dissuasion conventionnelle et non-conventionnelle israélienne

21 juillet 2009 

http://www.voltairenet.org:80/article160853.html

(pièce jointe : Texte sur demande  - une seule adresse : fa032881@skynet.be )


Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

29.07.2009

n° 27 - Journal de PAKISTAN. - 09-07 au 28-07 :- Début- : La guerre afghano-pakistanaise d’Obama.

n° 27 - Journal de PAKISTAN.  - 09-07 au 28-07 :- Début- : La guerre afghano-pakistanaise d’Obama.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



        Journal de PAKISTAN 

              n° 27- 09-07 au 28-07

           C.De Broeder & M.Lemaire     



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


Avant propos

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Sommaire.

Tiré à part :

Les réfugiés reconduits manu militari dans la vallée du Swat.

Washington estime que Sa'ad ben Laden a péri au Pakistan.

Le Pakistan au cœur des débats.

Les Etats-Unis menacent l'avenir du Pakistan, selon le No2 d'Al-Qaïda.

1 Au jour le jour

2 Positions

3 Politiquea) locale

b) Usa

4 Institutions internationales

Suite

6 Brèves

6-1 Une "guerre éclair" qui promet d’être longue.

6-2 Un programme secret de la CIA visait à tuer les chefs d'Al-Qaïda.

6-3 La Chambre des représentants demande à la CIA les documents de son programme antiterroriste secret.

7  Dossiers

7-1 La guerre afghano-pakistanaise d’Obama.

7-2 Harinder Bajewa : Baitullah Mehsud, aussi inquiétant que Ben Laden.

7-3 Soufiane Ben Farhat : A l’Ouest, rien de nouveau.

Fin

7-4 Mohammed Hassan : Afghanistan – Pakistan: le trou noir de l’Empire.

7-5 Roland Marounek : Après Bush, la paix ?

Le Pakistan.


Tiré à part :

Les réfugiés reconduits manu militari dans la vallée du Swat.

17.07.2009

Le Pakistan a lancé une grande offensive militaire contre les résistants de la vallée du Swat et des zones avoisinantes, dans la Province-de-la-Frontière-du-Nord-Ouest. Environ 2 millions de civils avaient alors fui les combats.

Le gouvernement pakistanais, qui assure avoir rétabli la paix, a maintenant commencé à renvoyer une partie des réfugiés – 31 000 en tout – chez eux, dans des camions affrétés pour l'occasion et sous escorte militaire. L’opération doit prendre quarante jours. Mais, comme le souligne le quotidien Dawn, le rétablissement de l’eau, de l'électricité et du gaz ne suffit pas. "Il faudra qu'un système de soutien soit mis en place pour les populations de retour jusqu’à ce qu'elles soient en mesure de retrouver des activités rémunérées – et cela pourra prendre des années. (...) De plus, la présence de quelques résistants, même peu nombreux, suffirait à terroriser les habitants et à perturber profondément la vie civile."

http://www.courrierinternational.com/breve/2009/07/17/les...

 

Washington estime que Sa'ad ben Laden a péri au Pakistan.

Sa'ad ben Laden, fils d'Oussama ben Laden, a probablement été tué dans l'explosion d'un missile tiré par un drone américain au Pakistan cette année, rapporte la radio publique américaine NPR, en citant des responsables américains des services de renseignement.

Sa'ad ben Laden, personnage clé dans les rapports entre l'Iran et Al Qaïda, aurait gagné le Pakistan après avoir passé un certain nombre d'années assigné à résidence en Iran, avaient déclaré en janvier des responsables des renseignements américains.

Un missile tiré par un drone (avion sans pilote) américain l'aurait tué à un moment ou l'autre de cette année, indique NPR, qui cite un responsable des services américains de ‘lutte antiterroriste’.

Le renseignement est certaine à "80 à 85%" que Sa'ad ben Laden est mort, a dit ce responsable en ajoutant que ce fils d'Oussama n'était pas suffisamment important pour avoir été visé en soi mais qu'il s'était trouvé "au mauvais endroit au mauvais moment". Il avait semble-t-il entre 25 et 30 ans.

Les forces américaines ont intensifié les raids de drones en territoire pakistanais depuis septembre dernier, en prenant pour cibles les résistants et les hommes d'Al Qaïda ou liés à Al Qaïda dans des zones limitrophes de l'Afghanistan.

 23/7

 http://fr.news.yahoo.com/


Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

17-07

Malgré les protestations émises par le gouvernement d'Islamabad les Etats-Unis ont intensifié l'an dernier les attaques lancées par leurs drones sur les zones tribales limitrophes de l'Afghanistan, et aucun ralentissement ne s'observe depuis que l'administration Obama a pris la relève en janvier.

Selon un décompte réalisé à partir de chiffres fournis par les renseignements pakistanais et des responsables régionaux, les Etats-Unis ont opéré une cinquantaine d'attaques à l'aide de drones depuis le début de l'an dernier, tuant 465 personnes environs.

http://fr.news.yahoo.com/


Le Pakistan au cœur des débats.

Les Etats-Unis menacent l'avenir du Pakistan, selon le No2 d'Al-Qaïda.

Dans un message audio, le numéro deux d'Al-Qaïda, Ayman al-Zawahri, met en garde les Pakistanais, affirmant que l'ingérence des Etats-Unis dans les affaires intérieures du pays menacent l'avenir et l'existence même du Pakistan, a-t-on appris mercredi.

Dans cet enregistrement en anglais daté du 14 juillet Al-Zawahri appelle les Pakistanais à rejoindre la lutte contre les Etats-Unis ou à la soutenir financièrement.

Sans ce soutien "nous contribuerons non seulement à la destruction du Pakistan et de l'Afghanistan, mais nous mériterons également le châtiment douloureux d'Allah le tout-puissant", prévient-il.

L'enregistrement, dont l'authenticité ne pouvait être confirmée dans l'immédiat, a été rendu public par As Sahab, la branche média d'Al-Qaïda, et posté sur des sites Web islamistes.

Selon des rumeurs persistantes, Al-Zawahri et le chef d'Al-Qaïda, Oussama ben Laden, se cacheraient dans les zones tribales pakistanaises frontalières avec l'Afghanistan. (…)

Al-Zawahri, affirme dans ce nouvel enregistrement que le Pakistan est en fait dirigé par les Etats-Unis. "La classe dirigeante actuelle au Pakistan se range sous la croix de la croisade moderne et recherche les pots-de-vin américains. Le véritable dirigeant du Pakistan est l'ambassadeur américain, qui paye les pots-de-vin et donne les ordres."

Le No2 d'Al-Qaïda estime que "le seul espoir de sauver le Pakistan de ce sort désastreux est le djihad".

Il appelle ainsi les musulmans pakistanais à rejoindre les rangs des "moudjahidines" ou au moins de "soutenir le djihad au Pakistan et en Afghanistan avec de l'argent".

L'appel d'Al-Zahwari intervient alors que selon un récent sondage, 81% des Pakistanais estiment que les activités des résistants et d'autres extrémistes musulmans constituent une "menace critique" pour leur pays, un chiffre en hausse de 34% par rapport à septembre 2007.

AP

15-07



1) Au jour le jour

Les zones tribales pakistanaises frontalières de l'Afghanistan sont considérées comme des bases arrière pour les résistants, d'où ils mènent des attaques contre les forces internationales déployées en Afghanistan.

Résistance

12-07

Cinq policiers et un agent forestier ont été tués dans une embuscade tendue par des hommes armés dans le nord-ouest du Pakistan, a annoncé la police dimanche.

Les policiers s'étaient rendus dans un secteur boisé de la région de Mansehra après avoir été informés de la découverte d'un corps criblé de balles.

Rashid Khan, un représentant des forces de l'ordre, a déclaré que des individus armés avaient pris pour cible le groupe samedi, tuant les policiers et un agent forestier qui les accompagnait avant de mettre le feu au véhicule de police.

Le corps d'un inconnu, criblé de balles, a également été découvert sur place.

La responsabilité de cette attaque n'a pas été revendiquée dans l'immédiat mais la police est fréquemment visée par des résistants dans le nord-ouest du Pakistan.

AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20090712/twl-pakistan-violence...

20/7

Des tireurs embusqués ont tué quatre policiers en patrouille dans le nord-ouest instable du Pakistan, d'après le commissaire Nisar Khan. Deux victimes sont mortes à proximité de Peshawar, tôt lundi matin, et les deux autres ont succombé à leurs blessures à l'hôpital.

Les policiers patrouillaient une route menant à la passe de Khyber, dans les zones tribales où les résistants attaquent fréquemment les convois approvisionnant les forces de l'OTAN en Afghanistan.

AP

21/7

Six soldats sont morts en trois jours de combats dans le nord-ouest du Pakistan, près de la frontière de l'Afghanistan, a déclaré l'armée mardi.

Les journalistes ne peuvent pas se rendre sur place pour vérifier ces chiffres.

La plupart des pertes sont survenues dans une opération de deux jours entamée dimanche dans le secteur de Maidan du Lower Dir, selon le commandant Fazlur Rahman, porte-parole des forces aux frontières.

AP


Assaillants US & collaborateurs.

07-07

Au moins quatorze personnes ont été tués, mardi 7 juillet, près de la frontière afghane dans un tir de missile, rapporte un responsable du renseignement et des habitants.

L'attaque s'est produite dans la région du Sud-Waziristan, bastion du chef des résistants pakistanais, Baitullah Mehsud.

Quatre ou cinq combattants se trouvaient parmi les victimes, a précisé un responsable du renseignement. Il a dit ne pas disposer de plus d'informations.

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/

09-07

Le bilan des raids au missile des drones américains contre le Waziristan du sud s'est alourdi et est passé la barre des 50 victimes.

Des drones américains ont attaqué, mercredi, à deux reprises, le Waziristan du sud, au nord-ouest du Pakistan, tuant plus de 50 personnes. Les raids aériens de l'armée américaine contre les zones tribales pakistanaises ont fait, depuis août 2008, quelque 480 morts.

http://french.irib.ir/

10/7

Des affrontements entre les forces de sécurité et des résistants ont fait au moins 20 morts dans une région du nord-ouest du Pakistan, ont rapporté vendredi des représentants du gouvernement de Bajur illustrent les difficultés auxquelles les autorités pakistanaises sont confrontées à l'heure où Islamabad cherche à déloger les résistants de la ceinture située le long de la frontière avec l'Afghanistan.

Les combats les plus meurtriers ont éclaté à Chinnar, un village de la vallée de Charmang, où des résistants ont tendu une embuscade à un convoi de l'armée vendredi après-midi, a précisé Jamil Khan, un responsable des autorités locales. 4 résistants et 16 soldats ont été tués dans l'attaque.

L'accès à la région étant restreint, il n'était pas possible de vérifier ces informations de sources indépendantes.

L'attaque a été lancée moins de 24 heures après la mort de quatre policiers tués par des militants, qui avaient envahi par dizaines un poste de police à Khar, principale ville de la région de Bajur, selon un responsable gouvernemental, Adalat Khan.

AP

14-07

L'armée pakistanaise prépare une nouvelle offensive majeure contre les résistants au Sud-Waziristan, tout en gérant mal la crise humanitaire de grande ampleur née de leur précédente grande offensive plus au nord, dans la vallée de Swat.

Des déplacés ont commencé lundi à reprendre le chemin de la vallée, première journée du programme gouvernemental de rapatriement. Mais de nombreux habitants de la vallée ont refusé de repartir chez eux par craintes de nouvelles violences, alors que d'autres, qui repartaient sans autorisation officielle, se sont fait refouler par l'armée.

AP

14/7

Des échanges de tirs transfrontaliers ont eu lieu entre résistants pakistanais présumés et forces américano-afghanes, ont annoncé des responsables des services de renseignements sous le couvert de l'anonymat.. Ces affrontements ont eu lieu dans le village d'Ambar, dans la région de Mohmand, dans les zones tribales situées sur la frontière avec l'Afghanistan. Les combats faisaient toujours rage mardi, selon Syed Ahmad Jan, un haut responsable régional.

Les résistants ont tiré trois roquettes depuis le Sud-Waziristan, provoquant une riposte venue d'Afghanistan qui a blessé un civil. Ces informations étaient impossibles à vérifier de sources indépendantes, la région concernée étant d'accès contrôlé.

http://fr.news.yahoo.com

17-07

Un missile tiré par un drone américain présumé a causé la mort d'au moins quatre résistants au Nord-Waziristan, région tribale pakistanaise connue pour servir de refuge aux résistants et aux combattants d'Al Qaïda, annoncent des responsables du renseignement.

Le missile s'est écrasé sur une habitation de Razmak, à une trentaine de kilomètres au sud de Miranshah, la principale ville de la région.

"D'après les premières informations, quatre résistants ont été tués dans l'attaque d'une maison", a dit un responsable. Un autre membre des services de renseignement a fait état de cinq résistants tués.

http://fr.news.yahoo.com/

21/7

Plus de 56 résistants présumés sont morts en trois jours de combats dans le nord-ouest du Pakistan, près de la frontière de l'Afghanistan, a déclaré l'armée mardi.

Les journalistes ne peuvent pas se rendre sur place pour vérifier ces chiffres.

La plupart des pertes sont survenues dans une opération de deux jours entamée dimanche dans le secteur de Maidan du Lower Dir, selon le commandant Fazlur Rahman, porte-parole des forces aux frontières.

AP

21-07

L'armée affirme avoir tué plus de 1.700 résistants présumés dans la régionmais, mais, des contradicteurs lui reprochent de n'avoir pas éliminé les chefs de la guérilla.

Aucun bilan indépendant n'est disponible

Aucun chiffre n'est avancé pour les pertes civiles.

AP

http://fr.news.yahoo.com/

26/07

Raids menés par l'aviation pakistanaise dans le nord-ouest du Pakistan frontalier de l'Afghanistan, a affirmé aujourd'hui un responsable des services sécurité. Des raids ont été menés hier à Lower Dir, l'un des trois districts (avec ceux de Buner et Swat) où l'armée a lancé fin avril une opération d'ampleur. Au moins 13 résistants ont été tués.
Un responsable administratif local a confirmé le raid et indiqué que le bilan pourrait s'alourdir car 140 combattants étaient piégés dans le secteur au moment des frappes.

AFP



3 Politique

a) Locale

Dans les coulisses et au sénat

09-07

Le gouvernement pakistanais a toujours protesté contre les raids des drones américains contre les zones tribales, réitérant que de telles attaques ne font que monter la population contre Washington. Les drones US avaient, déjà, attaqué, à deux reprises, le 23 juin, le Waziristan du sud, y tuant une centaine de personnes.

http://french.irib.ir/


Sur le terrain

Les déplacés du nord-ouest commencent à rentrer chez eux

11/7

Les ‘autorités’ pakistanaises ont entamé le rapatriement des réfugiés et ont commencé à fermer certains camps de tentes où ils avaient provisoirement trouvé refuge.

http://fr.news.yahoo.com/4/20090722/twl-pakistan-usa-4195...

Les premiers ont repris la route dans des fourgonnettes bondées, des ventilateurs électriques et des sacs de farines arrimés au toit. Depuis deux mois, ils s'entassaient dans des camps ou se serraient dans les maisons de proches et d'amis au sud de la zone des combats. Le gouvernement doit désormais rétablir rapidement l'électricité et l'eau, tout en empêchant les fondamentalistes armés de reprendre leurs anciens bastions.

Le retour de ces réfugié ne devrait pas mettre fin à la crise humanitaire au Pakistan car l'armée prépare une autre offensive de grande envergure dans une région voisine, ce qui devrait provoquer un nouvel exode des civils.

AP

http://fr.news.yahoo.com/


Pays corrompu 

26-07

Arrestation de Sufi Mohammad : Le religieux qui a négocié l'accord de paix de Swat a été interpellé à Peshawar.

 « Nous ne permettrons à personne de réduire à néant (les efforts pour parvenir à) la paix à Malakand et Swat », s'est justifié le ministre local de l'information.

Le ministre a précisé qu'après enquête, Sufi Mohammad serait poursuivi pour complicité avec les résistants de la vallée de Swat et sabotage des efforts du gouvernement pour rétablir localement son autorité.

http://qc.news.yahoo.com/indepth/afghanistan/s/


Dans les geôles

Deux suspects arrêtés pour l’exécution de l'otage polonais.

Un ancien député pakistanais et un résistant présumé sont détenus dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat par décapitation d'un otage polonais enlevé fin septembre dans le nord-ouest du Pakistan, près de la frontière afghane, a déclaré un responsable de la police dimanche. Ils devraient être présentés au tribunal lundi pour que leur garde à vue soit prolongée

Selon l'enquêteur Malik Tariq Awan, les deux suspects ont été arrêtés il y a un mois. Il s'agirait de Shah Abdul Aziz, ancien député d'un parti fondamentaliste pro-résistants, considéré comme celui qui a planifié l'enlèvement de Piotr Stanczak. Les trois Pakistanais qui accompagnaient le géologue ont été tués.

Dans l'enregistrement, un militant portant une cagoule affirme que le captif a été tué parce que le gouvernement pakistanais a refusé de libérer 26 prisonniers et de retirer ses troupes des zones tribales.

26/7

AP



b) Usa

Occupation du Pakistan

22-07

Richard Holbrooke, qui a rencontré le Premier ministre pakistanais Yusuf Raza Gilani, a déclaré qu'une aide était encore nécessaire pour aider les personnes déplacées à rentrer chez elles et à reconstruire leurs habitations souvent pillées ou détruites.

http://fr.news.yahoo.com/4/20090722/twl-pakistan-usa-4195...

 

Aide des Etats-Unis pour les réfugiés pakistanais

Washington apportera(it) une aide supplémentaire de 45 millions de dollars au Pakistan pour faciliter le rapatriement des habitants de la vallée de Swat, déclare l'émissaire spécial des Etats-Unis Holbrooke.

L'aide américaine est destinée à "éviter toute catastrophe humanitaire" parmi les quelque deux millions de personnes qui ont fui l'offensive militaire de fin avril contre les résistants, rapporte le quotidien The News, qui cite Richard Holbrooke.

Cette rallonge de 45 millions de dollars (environ 32 millions d'euros) portera à 355 millions de dollars (250 millions d'euros) le montant total de l'aide américaine pour les réfugiés "de l'intérieur" au Pakistan, ce qui fait de Washington le principal contributeur.

22/7

http://fr.news.yahoo.com/4/20090722/twl-pakistan-usa-4195...



Les alliés

1 Onu

2 Nations Unies

22-07

Les Nations unies n'ont jusqu'à présent reçu que 43% de l'appel aux dons d'un montant de 543 millions de dollars (383 millions d'euros) lancé en mai, selon un communiqué publié mardi.

Wolfgang Herbinger, coordinateur de l'Onu pour l'aide humanitaire au Pakistan, dénonce dans ce communiqué les financements "lamentablement faibles" consentis par la communauté internationale.

22/7

http://fr.news.yahoo.com/4/20090722/twl-pakistan-usa-4195...



Dans le monde

France

13-07

Sarkozy a déclaré qu'"il y a tout le problème du Pakistan qui est une puissance nucléaire" et dont "le gouvernement mène un combat très courageux en ce moment". "C'est difficile, c'est un travail qu'on doit faire", a-t-il souligné.

13-07

Sarkozy veut coopérer avec le Pakistan

Nicolas Sarkozy confirme la volonté de la France de coopérer avec le gouvernement dans la lutte contre le ‘terrorisme’ et ‘l'extrémisme résistants’, dans une lettre de mission adressée au nouveau représentant spécial français pour l'Afghanistan et le Pakistan, le député UMP Thierry Mariani.

Dans ce courrier rendu public jeudi par l'Elysée, le président français rappelle qu'il avait fait part de cette volonté au président pakistanais Asif Ali Zardari lors de sa visite à Paris en mai dernier. "Une coopération entre la France et le Pakistan va être engagée à cette fin, qui comprendra une dimension de défense et de sécurité et une autre consacrée au renforcement des liens économiques et commerciaux bilatéraux", écrit-il.

23-07

Un accord nucléaire franco-pakistanais sera limité à … la sécurité.

23/7

Le projet de partenariat franco-pakistanais sur l'énergie nucléaire civile sera limité à la sécurité nucléaire, déclare la secrétaire d'Etat au Commerce, Anne-Marie Idrac.

Le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Shah Mehmood Qureshi, a indiqué en mai que Paris avait offert à son pays le même genre de partenariat que celui proposé à l'Inde dans le domaine du nucléaire civil, avec notamment des transferts de technologie.

Une telle initiative risquerait d'inquiéter la communauté internationale après la mise en cause, en 2004, du Pakistan dans des affaires de dissémination de technologie nucléaire à des fins militaires.

Anne-Marie Idrac a précisé lors d'une visite au Pakistan que la France proposerait de discuter au niveau des responsables techniques ce qui peut être fait en matière de sécurité pour les centrales nucléaires civiles existantes.

Elle a ajouté que la question devrait être réglée dans le cadre des engagements internationaux auxquels la France est partie prenante et que toute coopération serait soumise aux accords internationaux.

Le Groupe des 45 pays fournisseurs nucléaires, créé après le premier essai nucléaire indien, en 1974, et qui a pour objectif d'empêcher la technologie nucléaire de tomber en de mauvaises mains, a accepté en septembre de lever une interdiction de commerce nucléaire avec l'Inde.

TRAITEMENT DE L'EAU

La levée de l'interdiction a permis la conclusion d'un accord nucléaire entre les Etats-Unis et l'Inde aux termes duquel cette dernière pourra obtenir de la technologie nucléaire sensible bien qu'elle ne soit pas signataire du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP).

Le Pakistan, qui n'est pas non plus signataire du TNP, assure que la sécurité de son arsenal nucléaire et les affaires de dissémination intervenues dans le passé ne doivent pas être source d'inquiétude et il réclame un traitement similaire à celui de l'Inde.

Anne-Marie Idrac a dit que la France et le Pakistan discutaient aussi d'accords dans les domaines de la défense et de la sécurité, du commerce et des investissements. Certains accords pourraient être signés lors de la visite au Pakistan du président Nicolas Sarkozy, prévue cette année, a-t-elle dit.

Elle a ajouté que les entreprises françaises étaient intéressées par des projets dans les domaines du transport, de l'énergie et du traitement de l'eau ainsi que dans le secteur alimentaire, y compris par un projet de traitement de l'eau du groupe Veolia à Lahore.

http://fr.news.yahoo.com/4/20090723/twl-pakistan-france-b... 


Grande-Bretagne

Le soutien britannique au terrorisme fait polémique dans la presse anglaise

Dans une tribune publiée par le Guardian de Londres, l’écrivain et journaliste, John Pilger, a vivement dénoncé la politique britannique de soutien au terrorisme islamique tout en soulignant l’hypocrisie du gala du Foreign Office pour les droits de l’homme.

Après avoir énuméré de nombreuses atrocités commises avec le soutien britannique en Inde, en Iran, en Irak et ailleurs, Pilger écrit :

« Dans les archives et les bibliothèques britanniques, il y a des dossiers officiels et non-classifiés qui disent la vérité sur la politique britannique et les droits de l’homme (…) En ce moment, les « experts en sécurité », qui sont d’anciens militaires britanniques, nous rebattent les oreilles d’un ton moralisateur sur les évènements de Bombay, mais nous devrions rappeler le rôle historique de la Grande-Bretagne comme sage-femme de l’extrémisme violent dans l’Islam moderne, depuis l’ascension des Frères Musulmans en Egypte dans les années 50, en passant par le renversement du gouvernement démocratique d’Iran, et jusqu’à l’équipement en armes des moudjahiddines afghans – et futurs Résistants - par le MI6. L’objectif de cette politique était, et reste, la négation du nationalisme pour les peuples combattant pour leur liberté, et particulièrement au Moyen-Orient où le pétrole est « un enjeu vital pour toute puissance désireuse d’exercer une influence et une domination mondiale », comme le dit un document secret du Foreign Office de 1947. »

Pilger s’en prend aussi au rôle de BAE Systems et la politique britannique de vente d’armes aux pays africains les plus dévastés. « Qu’est-ce que [le ministre des affaires étrangères]

Miliband va dire au gens qui souffrent de cette violence sponsorisée par la Grande-Bretagne ? Peut-être va-t-il parler, comme il en a l’habitude, d’une « meilleure gouvernance » pour les régions lointaines, alors que son propre régime a suspendu une enquête du Serious Fraud Office sur le contrat de 43 milliards de Livres entre BAE et la tyrannie corrompue d’Arabie Saoudite, avec qui les britanniques ont des « valeurs communes », comme l’a dit en 2007 Kim Howells, du Foreign Office ? ».

http://www.alterinfo.net/La-propagande-pour-une-guerre-In...


n° 27 - Journal de PAKISTAN. - 09-07 au 28-07 :- Suite - : La guerre afghano-pakistanaise d’Obama.

n° 27 - Journal de PAKISTAN.  - 09-07 au 28-07 :-  Suite - : La guerre afghano-pakistanaise d’Obama.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



        Journal de PAKISTAN 

              n° 27- 09-07 au 28-07

           C.De Broeder & M.Lemaire     



Sommaire.

6 Brèves

6-1 Une "guerre éclair" qui promet d’être longue.

6-2 Un programme secret de la CIA visait à tuer les chefs d'Al-Qaïda.

6-3 La Chambre des représentants demande à la CIA les documents de son programme antiterroriste secret.

7  Dossiers

7-1 La guerre afghano-pakistanaise d’Obama.

7-2 Harinder Bajewa : Baitullah Mehsud, aussi inquiétant que Ben Laden.

7-3 Soufiane Ben Farhat : A l’Ouest, rien de nouveau.



6 Brèves

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

6-1 Une "guerre éclair" qui promet d’être longue.

Depuis le 29 juin, l’armée pakistanaise a intensifié son offensive contre les résistants dans les zones tribales du Waziristan. Ce durcissement des positions gouvernementales est la conséquence de l’attaque contre un convoi militaire avait fait 27 morts parmi les soldats et mis fin, de facto, à l’accord de cessez-le-feu signé entre les résistants et Islamabad en février 2007.
Toutefois, selon
The News, cette guerre sera bien plus difficile à gagner que celle menée dans la vallée de Swat.

En effet, “combattre les résistants au cœur de leur bastion promet d’être une tout autre affaire que de les affronter dans le Swat ou à Bruner”, estime le quotidien de Karachi. Emmenés par leur chef, Baitullah Mehsud, les insurgés ont instauré un pouvoir islamique au Waziristan depuis 2004-2005 et ont promis de poursuivre la guérilla jusqu’au retrait total de l’armée pakistanaise.
Le Waziristan étant aux mains de plusieurs seigneurs de la guerre, l’armée était confiante quant à la rapidité avec laquelle elle gagnerait le combat contre les résistants, jugeant qu’ils ne s’associeraient pas contre le gouvernement. Mais les événements des derniers jours ont prouvé le contraire, puisque l’attaque du 28 juin a été menée conjointement par plusieurs groupes de résistants.

http://www.courrierinternational.com/breve/2009/06/30/une...


6-2 Un programme secret de la CIA visait à tuer les chefs d'Al-Qaïda.

Un programme antiterroriste de la CIA, gardé secret pendant les huit années de la présidence Bush, qui fait aujourd'hui polémique aux Etats-Unis, visait à tuer ou capturer les dirigeants d'Al-Qaïda, au sol et non via des frappes aériennes, ont expliqué lundi des responsables gouvernementaux sous le couvert de l'anonymat. Ce programme de la CIA n'a jamais abouti, ont précisé ces responsables. Depuis 2001, en revanche, les Etats-Unis ont eu recours à des frappes aériennes menées par des drones, appareils sans pilote qui ont fait des victimes civiles au Pakistan et en Afghanistan.

Ce programme secret a été suspendu le 23 juin par le directeur de la CIA Leon Panetta lorsqu'il a appris son existence ainsi que le fait que le Congrès n'en avait jamais été informé après son lancement en 2001.

L'ordre de prendre pour cible les dirigeants d'Al-Qaïda avait été validé par le président Bush peu après le 11-Septembre.

Selon le Wall Street Journal, qui cite d'anciens responsables du renseignement s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, la CIA a dépensé de l'argent pour ce programme, en frais de fonctionnement et peut-être même pour des opérations d'entraînement, mais il n'est jamais devenu complètement opérationnel. L'agence de renseignement s'est refusée à tout commentaire.

Le fait que le vice-président de Bush, Dick Cheney, aurait directement donné l'ordre à la CIA de garder ce programme secret, en le cachant aux responsables du Congrès, a été révélé ce week-end par le New York Times.

Et ce alors que le ministre de la Justice Eric Holder étudie l'opportunité d'ouvrir une enquête criminelle sur la pratique de la torture par la CIA. Le président Barack Obama, qui veut regarder vers l'avenir, n'est pas très favorable à ce que le pays se penche sur les pratiques de l'ère Bush, mais ce n'est pas le cas du parti démocrate.

La sénatrice démocrate de Californie Dianne Feinstein, qui préside la Commission du renseignement, a estimé qu'avoir gardé ce programme secret est une violation de la loi et veut l'ouverture d'une enquête.

Selon la loi, en cas d'opérations ultra-secrètes, les briefings peuvent se limiter à un groupe très restreint, qu'on appelle le Groupe des Huit, soit les patrons du groupe républicain et démocrate des deux chambres du Congrès, ainsi que des Commissions du renseignement du Sénat et de la Chambre des représentants.

Mme Feinstein a raconté que l'actuel directeur de l'agence de renseignement Leon Panetta avait expliqué aux élus le mois dernier qu'il "venait d'apprendre l'existence du programme, nous l'a décrit, nous a dit qu'il l'avait annulé et (...) nous a dit qu'on lui avait dit que le vice-président avait ordonné que le Congrès n'en soit pas informé".

"On nous a laissés dans l'ignorance. C'est quelque chose qui ne devrait jamais, jamais se reproduire", a-t-elle ajouté au cours du week-end dans l'émission "Fox News Sunday".

Vendredi, un rapport de l'inspection générale avait mis l'accent sur le rôle joué par l'équipe de M. Cheney dans le secret excessif maintenu autour du vaste et controversé programme d'écoutes illégales de la NSA (National security Agency).

AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20090713/twl-usa-cia-al-qaida-...


6-3 La Chambre des représentants demande à la CIA les documents de son programme antiterroriste secret.

La commission de renseignements de la Chambre des représentants a demandé mardi à la CIA de communiquer les documents de son programme antiterroriste gardé secret et ayant visé à tuer ou à capturer au sol des dirigeants d'Al-Qaïda, pendant les huit années de la présidence Bush.

L'agence centrale du renseignement américain (CIA) coopérera, ont répondu certains de ses membres, sous couvert d'anonymat, ajoutant qu'une enquête serait menée sur les détails tenus secrets, ainsi que pour comprendre pourquoi le Congrès n'avait jamais été informé du programme. Le directeur de la CIA, Leon Panetta, a d'ores et déjà ordonné une enquête interne, a expliqué le porte-parole de l'agence, George Little.

La CIA a dépensé au moins un million de dollars (720.000 euros), jusqu'à ce que le programme soit suspendu le 24 juin par Leon Panetta, dès qu'il a appris son existence, a expliqué un membre du Congrès. Pourtant, le programme n'a jamais abouti, les attaques ayant été menées via des frappes aériennes, par des drones, des avions sans pilotes, qui ont fait de nombreuses victimes civiles.

Silvestre Reyes, le président de la commission de renseignements de la Chambre, un démocrate, devrait décider cette semaine de lancer ou non une enquête sur ce programme de la CIA. Le sénateur démocrate Russ Feingold a déclaré lundi que le fait que la CIA n'ait pas informé le Congrès représentait une violation de la loi américaine.

De son côté, le président Barack Obama, qui veut regarder vers l'avenir, n'est pas favorable à ce que le pays se penche sur les pratiques de l'ère Bush, concrètement à ce que souhaite le parti démocrate.

Selon la loi, en cas d'opérations ultra-secrètes, les briefings peuvent se limiter à un groupe très restreint, qu'on appelle le Groupe des Huit, composé des patrons du groupe républicain et démocrate des deux chambres, ainsi que des Commissions du renseignement du Sénat et de la Chambre.

L'ordre avait été validé par le président George W. Bush, peu après le 11-Septembre. Et c'est son vice-président, Dick Cheney, qui avait demandé à la CIA de ne pas en informer le Congrès, avait précisé Leon Panetta. Les Etats-Unis voulaient retrouver les leaders d'Al-Qaïda, cachés dans la région frontalière entre le Pakistan et l'Afghanistan.

Parallèlement, le ministre de la Justice, Eric Holder, étudiait déjà l'opportunité d'ouvrir une enquête criminelle sur la pratique de la torture par la CIA. Et vendredi, un rapport de l'inspection générale avait mis l'accent sur le rôle joué par l'équipe de Dick Cheney dans le secret excessif maintenu autour du vaste et controversé programme d'écoutes illégales de la NSA (National security Agency).

AP

15/7 

http://fr.news.yahoo.com/3/20090715/twl-usa-cia-al-qaida-...



7  Dossiers

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

7-1 La guerre afghano-pakistanaise d’Obama.

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Obama : Entre lutte ‘anti-terroriste’, ‘contre-insurrection’, stabilisation et reconstruction,

L'Amérique sonne le clairon et s'élance vers les montagnes afghanes et pakistanaises.

Le 27 mars 2009, le président Obama a dévoilé sa stratégie pour les théâtres afghan et pakistanais dont les principaux objectifs (disponibles dans ce document PDF de la Maison Blanche) peuvent être résumés ainsi :

- rompre les réseaux terroristes en Afghanistan et au Pakistan et dégrader leur capacité à planifier et lancer des opérations terroristes à l'échelle internationale;

- favoriser un gouvernement afghan plus responsable, plus compétent et plus présent : sécurité intérieure, sûreté des processus électoraux, développement d'institutions locales et d'infrastructures essentielles, réintégration sociale des anciens insurgés, lutte contre le trafic de drogue, création d'alternatives économiques au mode de vie insurrectionnel et à la culture de drogue (pavot, opium, héroïne);

- instaurer graduellement des forces militaires et policières afghanes mieux rémunérées, aptes à mener rapidement des opérations contre-insurrectionnelles et anti-terroristes - particulièrement dans le sud et l'est du pays - avec une assistance américaine réduite;

- aider le Pakistan à renforcer sa souveraineté territoriale et à dynamiser son économie : coopération bilatérale/trilatérale « Af-Pak-US », assistance aux forces de sécurité frontalières et aux brigades spéciales pakistanaises dans la lutte anti-terroriste (formation, héliportage, équipements de vision nocturne, etc) et à la contre-insurrection, refondation de la gouvernance locale dans les régions tribales fédérales et dans la province du nord-ouest, assistance budgétaire directe, investissements et création d'emplois dans les infrastructures et l'agriculture, optimisation de l'aide internationale;

- impliquer les Nations-Unies et leur fournir un rôle moteur dans la poursuite de ces objectifs.

Stabiliser deux nations en éruption, renverser une corruption ancrée dans leurs administrations, interdire et substituer la très profitable culture de drogues, élargir et démultiplier le front en combattant les réseaux de résistants et les insurrections dynamiques dans les deux pays : tout cela relève d'une mission aussi complexe qu'impossible.

 Qu'en sera-t-il de la nécessaire coordination stratégique et opérationnelle avec l'OTAN sur son seul théâtre afghan ?

Quelles répercussions politiques et sécuritaires en Inde ?

De plus, États-Unis et OTAN devront compter avec les risques déjà patents d'escalade et d'enlisement face à de possibles « guérillas accidentelles », selon l'expression employée par David Kilcullen, père spirituel de la contre-insurrection et proche conseiller du Général David Petraeus.

De par son expérience personnelle, cet ancien colonel australien a constaté que de nombreuses insurrections radicales locales dans divers pays musulmans (Afghanistan, Pakistan, Irak, Afrique orientale, Thailande, Indonésie) sont très souvent grossies à 90-95% par des d'opportunistes étrangers souhaitant surtout en découdre avec quelque corps expéditionnaire allié tout proche.

La fragile stabilisation de l'Irak par le Général Petraeus doit beaucoup à d'âpres luttes et/ou à de longues négociations avec ces outsiders.

Récemment, Kilcullen a également fait part de son opposition aux campagnes aériennes robotisées planifiées sans le concours d'Islamabad et violant de facto la souveraineté de l'état pakistanais : « si nous voulons renforcer nos alliés et affaiblir nos ennemis au Pakistan, bombarder des villages pakistanais avec des drones sera totalement contre-productif ».

L'ex-gradé venu d'Océanie affirme que « ces raids unilatéraux […] ont un effet entièrement négatif sur la stabilité du Pakistan » car ils grossissent d'autant les rangs extrémistes et entravent l'élaboration d'un partenariat solide avec Islamabad. Enfin, il recommande vivement aux États-Unis de ne recourir aux raids « aérobotisées » qu'en dernier recours et de préférer des opérations commandos classiques, de surcroît avec l'appui et la collaboration explicites du gouvernement pakistanais.

On remarquera qu'aucun membre de l'administration Obama n'a ouvertement fait mention des drones Predator opérant au Pakistan sous la direction de la CIA, dont le culte du secret défense est de loin plus poussé que dans un corps d'armes classique comme l'US Air Force.

L'agence spéciale tient fermement à ses 45 minutes maxi de délai entre détection (d'un lieutenant taliban/terroriste) et frappe aérobotisée plutot qu'attendre une autorisation du gouvernement pakistanais pendant au moins 48 heures...

Et accorder quelque confiance aux services secrets pakistanais fortement soupçonnés de collusion avec les chefs résistants et/ou les lieutenants terroristes.

http://electrosphere.blogspot.com/2009/03/la-guerre-afgha...


7-2 Harinder Bajewa : Baitullah Mehsud, aussi inquiétant que Ben Laden.

Agé d’une trentaine d’années, le chef des résistants pakistanais fait trembler toute la région et entend livrer une guerre totale à Islamabad et à ses alliés occidentaux.

Baitullah Mehsud tourne le dos aux photographes pour qu'ils ne puissent pas prendre une photo de lui alors qu'il s'adresse à des journalistes pakistanais, 24 mai 2008

On le décrit souvent comme le guérillero par excellence. Ildisposed’unarsenal meurtrier composé non seulement, comme celui de la plupart des chefs de guerre, de fidèles armés de kalachnikovs, mais aussi de kamikazes dévoués, prêts à transformer immédiatement leur corps en bombe humaine. On connaît mieux sa “vocation” (le djihad) que son enfance dans les terres troublées du Waziristan, dans la Province de la Frontière-du-Nord-Ouest, au Pakistan. Sa vision du djihad l’a propulsé aux sommets du pouvoir et de l’abjection. Baitullah Mehsud, connu bien au-delà des frontières pakistanaises, est surnommé “le nouvel Oussama”.
L’essor fulgurant de cet homme qui n’a guère plus de 35 ans, soutenu par une succession affreusement régulière d’attentats sanglants, est aujourd’hui connu dans le monde entier. Il a même trouvé sa place dans la liste des 100 dirigeants et révolutionnaires les plus influents du magazine américain
Time. Newsweek, quant à lui, le juge “plus dangereux que Ben Laden” et le département d’Etat des Etats-Unis a offert en mars une récompense de 5 millions de dollars à quiconque fournirait des informations permettant de localiser, d’arrêter ou de faire condamner le dirigeant suprême du Tehrik-e-Taliban Pakistan (Mouvement des résistants du Pakistan). La somme proposée pour la tête de l’“Oussama pakistanais” est exactement égale à celle offerte pour le chef d’Al-Qaida, en fuite depuis le 11 septembre 2001.
Qui est Baitullah Mehsud ? Qu’est-ce qui lui vaut d’être comparé à celui qui a montré qu’il avait le pouvoir de modifier le paysage new-yorkais ? On ne dispose encore que de renseignements très incomplets sur lui. On sait qu’il a été brièvement professeur de gym, qu’il est diabétique et qu’il fuit la notoriété – ce qui explique sans doute pourquoi ne circule qu’une seule photo de lui. Selon des journalistes pakistanais, Mehsud, qui n’aurait pas suivi de scolarité classique, aurait uniquement fréquenté une madrasa [école coranique] où on lui a enseigné l’idéologie talibane. Inspiré par le célèbre mollah Omar (en fuite lui aussi depuis le 11 septembre 2001), il a commencé sa carrière de djihadiste après que les Etats-Unis sont partis “en guerre contre le terrorisme” en prenant Islamabad comme allié. Non content d’être aujourd’hui le fer de lance de la guerre contre les Etats-Unis et leurs alliés de l’OTAN, il apparaît comme la plus grave menace qui pèse sur le Pakistan. Connu pour ses fanfaronnades et ses déclarations tonitruantes (“Si les Etats-Unis disposent de la force aérienne, nous, nous avons des fedayin"), Baitullah Mehsud a révélé mi-avril ses nouvelles ambitions d’organiser deux attentats par semaine au Pakistan. Et il a fait la preuve à maintes reprises qu’il disposait de cadres dévoués et de réserves de militants plus que suffisantes.
L’essor du chef des résistants pakistanais est étroitement lié au soutien ouvert apporté par l’ancien président Musharraf aux Etats-Unis. Si l’offensive contre la Mosquée rouge, à Islamabad en juillet 2007, fut le point d’orgue de l’isolement du général-président dans son propre pays, ce fut aussi un déclic pour Baitullah Mehsud. Il a alors décidé de ne plus concentrer son action sur le seul Afghanistan, mais de mettre directement en joue l’Etat pakistanais.
La pire migraine de la communauté internationale

En tant que chef officiel du Tehrik-e-Taliban Pakistan, il est sans doute, pour reprendre les mots de l’ancienne secrétaire d’Etat américaine Madeleine Albright, la pire migraine de la communauté internationale. Selon un rapport des Nations unies publié en 2007, Baitullah Mehsud serait responsable de près de 80 % des attentats suicides commis en Afghanistan. D’innombrables anecdotes entourent le personnage. Il serait à l’origine de condamnations à mort par lapidation ou flagellation, de l’interdiction de la musique, de la télévision et de la photographie, de l’envoi aux informateurs du gouvernement d’aiguilles et de fil destinés à coudre leur kafan [linceul] pour leur signifier leur mort dans les vingt-quatre heures. Mais, si terrifiantes qu’elles soient, ces histoires restent anecdotiques au regard de la puissance meurtrière du djihadiste mondialisé qu’est devenu Baitullah Mehsud.

Harinder Bajewa|

http://www.courrierinternational.com/article/2009/05/14/b...


7-3 Soufiane Ben Farhat : A l’Ouest, rien de nouveau. 

Les nouvelles du Pakistan sont désormais les nouvelles du front. Hier, des drones américains ont tiré des missiles sur des groupes d'activistes dans la région tribale pakistanaise du Sud-Waziristân, sur la frontière afghane.

De son côté, l'armée pakistanaise a annoncé il y a trois jours être dans "la phase préliminaire" d'une vaste opération anti-Résistants dans le Sud-Waziristân.

Très attendue, l’opération est observée de près par les Etats-Unis d’Amérique. Il n’est un secret pour personne que le Sud-Waziristân sert de sanctuaire aux Résistants pour leurs opérations en Afghanistan.

La phase préalable semble avoir débuté. L'armée pakistanaise a multiplié ses raides ces derniers jours dans la province. De même, des convois militaires transportant des chars et de l'artillerie lourde ont été vus à sa lisière.

Seulement, les observateurs sont circonspects. Lancée en trombe il y a un peu plus d’un mois, l’opération de l’armée pakistanaise contre les Résistants dans la vallée de Swat piétine. Elle s’est soldée jusqu’ici par un nombre élevé de morts dans les deux camps. Et surtout, elle a fait quelques deux millions et demi de déplacés. Le désastre est tel que l’Union européenne a consenti avant-hier soixante-douze millions d’euros d’aide destinée à soutenir les deux millions de personnes déplacées de la vallée de Swat. Pour ce faire, l’UE en est réduite à racler ses fonds de caisse. Elle compte débloquer immédiatement 20 millions d’euros au profit des populations déplacées par les combats dans la vallée de Swat. De son côté, la Commission européenne invitera les Etats membres à puiser 52 millions d’euros supplémentaires dans un fonds de réserve.

L’insuffisance des fonds mobilisés à cet effet pose problème. Paradoxalement, en effet, l’exode massif des populations sinistrées risque de faire le lit de l’extrémisme. Aux dires d’ONG comme Oxfam et Action Aid, l’afflux de réfugiés en situation précaire est le pain bénit des radicaux islamistes. Il risque fort bien de favoriser les organisations extrémistes promptes à aider les hordes humaines dans le besoin.

C’est dire les risques et périls de l’embrouillamini dans lequel les autorités pakistanaises se retrouvent embarquées à leur corps défendant.

La problématique de l’extrémisme taliban au Pakistan est en fait un effet pervers de la guerre d’Afghanistan. Les Pakistanais subissent les contrecoups de la navrante incurie occidentale en Afghanistan. Mobilisant plus de cent mille soldats armés jusqu’aux dents, les USA et l’Otan peinent piteusement à sécuriser l’Afghanistan et y mater l’insurrection talibane.

Dès le début, les Américains ont assimilé les Afghans à de piètres gardiens de chèvres. Or, il est communément admis que l’Afghanistan est le tombeau par excellence des empires. Et que les Afghans sont de valeureux combattants. Tous les conquérants en ont fait l’amer constat. Des armées d’Alexandre le Grand en 329-327 avant Jésus-Christ aux armées soviétiques à la fin du XXème siècle, en passant par les Séleucides, les Parthes, les Hindoues, les Perses, les Turcs, les Russes et les Anglais. Seule la greffe islamique apportée par les Arabes y a subsisté au fil des âges. Elle nourrit un sentiment national particulièrement vivace. A preuve, les Afghans se sont profondément islamisés, mais nullement arabisés.

Faisant fi des enseignements de l’histoire, les Américains ont piqué en Afghanistan la tête en avant. Confrontés aux premières résistances, ils ont appelé les troupes de l’Otan à la rescousse. Rajoutant par-là même de nouveaux déboires nord-atlantiques à une déconvenue exclusivement américaine. Ils s’imaginaient pouvoir tuer un moustique avec des nuées de bombardiers stratégiques, ils ont réussi tout au plus à élargir l’amertume de l’échec. Et comme toujours, ce qui commence dans l’équivoque, finit dans la compromission.

Aujourd’hui, les Américains forcent la main des Pakistanais. Et si les Américains et l’Otan échouent depuis huit ans contre les Résistants, comment voudrait-on que le Pakistan en vienne à bout ?

Cela rappelle la fin du chef-d’œuvre d’Erich Maria Remarque sur l’absurdité de la guerre : "Il est tombé en octobre 1918, un jour où tout était si tranquille et calme sur le front que le rapport de l’état-major tenait en une phrase : A l’ouest, rien de nouveau".

Soufiane Ben Farhat

19/06/2009

S.B.Fhttp://soufiane-ben-farhat.space-blogs.com/blog-note/1276...

n° 27 - Journal de PAKISTAN. - 09-07 au 28-07 :- Fin- : La guerre afghano-pakistanaise d’Obama.

n° 27 - Journal de PAKISTAN.  - 09-07 au 28-07 :-  Fin- : La guerre afghano-pakistanaise d’Obama.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



        Journal de PAKISTAN 

              n° 27- 09-07 au 28-07

           C.De Broeder & M.Lemaire     



Sommaire.

7  Dossiers

7-4 Mohammed Hassan : Afghanistan – Pakistan: le trou noir de l’Empire.

7-5 Roland Marounek : Après Bush, la paix ?

Le Pakistan.



7-4 Mohammed Hassan  : Afghanistan – Pakistan: le trou noir de l’Empire.

Pourquoi Bush est allé en Afghanistan.

Pourquoi Obama y va aussi.

Les routes du gaz et du pétrole.

Les causes de la remontée des Talibans et de l’effondrement de Karzaï.

Qui profite de l’opium ?

Pourquoi le Pakistan voisin risque d’éclater.

Interview de Mohammed Hassan par Grégoire Lalieu et Michel Collon

Est-il possible de gagner la guerre en Afghanistan? Non, répondent les experts. Pourtant, l’Otan poursuit ses efforts pour venir à bout des Talibans et c’est le Pakistan qui s’embrase. Quelles sont les véritables raisons de cette guerre ? Les visées hégémoniques des Etats-Unis plongeront-elles la région dans le chaos ?

Dans ce nouveau chapitre de notre série « Comprendre le monde  musulman », Mohamed Hassan répond à ces questions. Et il nous explique pourquoi c’est au peuple du Pakistan de sauver son pays d’une possible disparition…

En 2001, les Etats-Unis lançaient l’opération « Enduring Freedom » en Afghanistan car, selon eux, les Talibans refusaient de céder Oussama Ben Laden. Sept ans plus tard, plus personne ne parle de l’ennemi public numéro un. Quelles sont les raisons de cette guerre aujourd’hui?
Tout d’abord, vous devez considérer que les Talibans n’ont rien à voir avec Oussama Ben Laden. En 1996, Ben Laden, renvoyé d’Arabie Saoudite, trouvait refuge au Soudan. Les Saoudiens firent alors pression sur ce pays pour qu’il expulse le célèbre terroriste. C’est à ce moment que Ben Laden est venu en Afghanistan. Mais les attentats du 11 septembre n’avaient aucun rapport avec ce pays. Il y a juste cette réaction des Talibans lorsque Washington réclama Ben Laden : « Si vous voulez que Ben Laden soit jugé, donnez-nous les preuves et laissons-le juger par une cour islamique dans quelque pays musulman que ce soit ». En fait, les néoconservateurs de l’administration Bush ont surtout utilisé cet événement tragique comme un alibi.

Avec quelles intentions?

Trois ouvrages majeurs nous permettent de comprendre les racines de la vision des Etats-Unis. D’abord, La fin de l’Histoire de Francis Fukuyama. Il prétendait que l’Histoire de l’humanité était arrivée à son terme avec l’effondrement de l’Union soviétique et la domination de la démocratie libérale. Ensuite, Le choc des civilisations, de Samuel Huntington. Selon qui l’Histoire ne dépendrait pas de la lutte des classes mais plutôt d’un conflit entre civilisations. Huntington a donc divisé le monde entre ces différentes civilisations, décrétant que la plus agressive serait l’islamique. Le dernier ouvrage, Le grand échiquier de Zbigniew Brzezinski, considère que celui qui dominera l’Eurasie sera l’unique puissance du 21ème siècle. En effet, la majorité de l’humanité vit dans cette zone et l’activité économique y devient plus importante.
A présent, retournons à la fin de l’administration Clinton. L’année 1997 a été marquée par une sérieuse crise économique : avec l’éclatement de la bulle financière en Asie, le NASDAQ s’est effondré. Lorsque les néoconservateurs ont débarqué à la Maison Blanche avec Georges W. Bush en 2001, la situation économique n’était donc pas brillante. Malgré quoi, ils ont exposé leur objectif très clairement : personne ne doit être capable de rivaliser avec les Etats-Unis. Pour y arriver, la nouvelle administration cherchait à contrôler le monde en contrôlant les ressources les plus importantes, essentiellement le gaz et le pétrole.
Sous l’influence de Brzezinski, Clinton voulait d’abord dominer l’Europe en élargissant l’Otan, et ensuite gagner l’Asie Centrale. Mais les néoconservateurs ont dit : « Non, nous n’avons pas le temps pour cela. Vu cette crise, nous devons créer et contrôler le Grand Moyen-Orient pour disposer du pétrole ». On sent ce changement dans le discours de Bush après les attentats du 11 septembre lorsqu’il dit : « Vous êtes avec nous ou contre nous ». Avec sa conception de l’Axe du Mal, il voulait élargir la guerre.
La guerre d’Afghanistan - qui pour la première fois dans l’Histoire a été planifiée par la CIA sans la collaboration du Pentagone - n’était donc qu’un prétexte pour entraîner les troupes US et leur donner l’expérience nécessaire pour ensuite attaquer l’Irak. Vous devez savoir que le renversement de Saddam Hussein était planifié bien avant les attentats du 11 septembre.
 

Obama veut incarner le changement. Pourquoi concentre-t-il les efforts militaires en Afghanistan au lieu de l’Irak ?

D’abord, la guerre en Irak a soulevé des difficultés non prévues. Le gouvernement US pensait que c’était la cible la plus facile, car Saddam Hussein ne disposait pas d’une grande armée et une large partie de la population irakienne détestait son régime. Il n’aura fallu que quelques jours, du 20 mars au 10 avril 2003, pour que les Etats-Unis prennent Bagdad. Ensuite, ils ont uniquement protégé l’industrie pétrolière et laissé tout le reste exploser. Paul Bremer, le gouverneur US d’Irak, a détruit les bases de l’ancien régime irakien, démobilisé la police et la structure de l’armée. A ce moment, la résistance a augmenté, et aussi le coût de l’occupation US : huit milliards de dollars chaque mois, (auxquels vous pouviez ajouter un milliard et demi pour l’Afghanistan) ! Durant huit ans, l’administration néoconservatrice a dépensé tout son argent dans cette guerre, sans aucun résultat : ils ne sont parvenus ni à pacifier le pays, ni à créer le gouvernement qu’ils voulaient, ni à obtenir une base populaire, ni à contrôler le pétrole.
Lorsque la résistance irakienne a révélé la faiblesse de l’impérialisme US et son incapacité à remporter le conflit, le peuple des Etats-Unis est devenu plus attentif sur le plan politique. Le manque de soutien de l’opinion publique pour cette guerre a donc aussi poussé Obama à ce changement. D’autant que sur la scène internationale, cette guerre ne faisait pas l’unanimité : la France, l’Allemagne et d’autres pays ont refusé de partir en Irak. Bref, la décision d’Obama est aussi un moyen de maintenir l’alliance de l’Otan. Mais une défaite en Afghanistan pourrait marquer la fin de celle-ci.

Les Talibans n’ont pas toujours été les ennemis des Etats-Unis. L’ancienne secrétaire d’Etat US Madeleine Albright avait salué leur arrivée au pouvoir en 1996 comme un « pas positif ». Il semble même que ce pas ait été encouragé. Ce que l’ancienne ministre pakistanaise Benazir Bhutto résumait ainsi : « L’idée était anglaise, le financement saoudien, la supervision pakistanaise et l’armement américain ».  

A la fin des années 70, les Soviétiques vinrent en Afghanistan pour soutenir le gouvernement révolutionnaire menacé par des combats internes. Brzezinski, conseiller du président Carter, entreprit de faire de l’Afghanistan le Vietnam des Soviétiques pour porter ainsi un coup fatal à l’influence du socialisme dans la région. Pour combattre l’Union Soviétique et le gouvernement révolutionnaire d’Afghanistan, les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite soutinrent donc les moudjahidines par l’intermédiaire du Pakistan. Quand l’Armée rouge quitta l’Afghanistan en 1989, les Etats-Unis savaient que les Soviétiques traversaient une sérieuse crise. Ayant atteint leur but, ils se lavèrent les mains et quittèrent la région qui se trouva plongée dans le chaos. En fait, Washington a utilisé les moudjahidines comme un préservatif : quand ils n’étaient plus d’aucune utilité, ils les ont jetés. Qui en a souffert ? Les peuples d’Afghanistan et du Pakistan.
En effet, lorsque les services secrets pakistanais ont soutenu les moudjahidines pour combattre les