31.05.2009
n°438 - Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' d'Irak - 28-05 -Début- : L’amélioration de la situation sécuritaire en Irak : un faux-semblant.
n°438 - Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' d'Irak - 28-05 -Début- : L’amélioration de la situation sécuritaire en Irak : un faux-semblant.
Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme,
L’information est une arme au service de la paix
Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre
Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' d'Irak
n°438 28/05/09
C.De Broeder & M.Lemaire
Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be
| Sommaire : 1 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion 1-1 Pedro Rojo: L’amélioration de la situation sécuritaire en Irak : un faux-semblant. Suite 1-2 Robert Parry : Condoleeza Rice, les crimes de guerre et la presse. 1-3 La base turque d'Incirlik, enjeu stratégique US. Fin 2 Annexe 2-1 La torture est une très ancienne tradition aux Etats-Unis – comme le montre le cas du Brésil. 2-2 Tortures américaines d’inspiration française. 2-3 Ron Paul : La politique étrangère US continue de correspondre aux vœux des néoconservateurs… 2-4 Introduction au commerce des armes. |
Avant propos
Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- pour désigner les résistants qui osent leur résister...
1 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion
Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses des auteurs mais doit être vu comme information
1-1 Pedro Rojo: L’amélioration de la situation sécuritaire en Irak : un faux-semblant.
De retour d'Irak : ce que pensent les Irakiens de la fragile situation intérieure.
« Selon plusieurs personnes avec lesquelles nous nous sommes entretenus en Irak, les divergences dans le Parlement irakien se répercutent de façon mortelle dans la rue. Autant les six voitures piégées qui ont secoué Bagdad le 6 avril dernier, que les attentats de ces 10 derniers jours posent de nombreuses questions.
Dans le premier cas, et vu le nombre de contrôles qu’il y a dans la ville de Bagdad, cela semble très difficile, sinon impossible, de perpétrer autant d'attentats le même jour dans une ville sans liberté de mouvement étant donné les nombreux contrôles militaires, des mouvements qui sont autorisés aux seuls membres des milices chiites pro-iraniennes et aux louches Landcruisers Toyota blancs aux vitres fumées qui ne sont pas arrêtées aux barrages contrôles et dont personne ne sait qui les occupe. »
« Cela semble très difficile, sinon impossible, de perpétrer autant d'attentats le même jour dans une ville sans liberté de mouvement étant donné les nombreux contrôles militaires. »
Attentat à Medina As Sadr ("Sadr-City") le 29 avril dernier.
L’irréelle « amélioration de la sécurité » en Irak, sur laquelle les occupants en ont fait leur propagande durant ces derniers mois, se révèle inconsistante, car basée sur des facteurs conjoncturels et exposée aux différents politiques entre les groupes implantés par l'occupation pour conduire le pays.
Dans le meilleur des cas, il s'agit d'une amélioration relative de la situation, relative si on la compare avec la période où les milices des partis du gouvernement, principalement les Brigades Badr du Conseil Suprême Islamique d'Irak et l'Armée du Mahdi, liées au courant Sadr, qui agissaient à leur guise dans plusieurs vastes zones de la ville pour accomplir leurs objectif d'expulser les sunnites des zones mixtes et exterminer toutes les composantes civiles du camp anti-occupation [1].
La sécurité est relative si on choisit l'enfer de ces dernières années comme paramètre de comparaison, mais les médias occidentaux ne la comparent pas avec la situation antérieure à l'occupation, comme le font quotidiennement les Irakiens.
Ce qui n'a pas été relevé, pas même au cours des deux pires années de massacres sectaires (2005-2007), c’est l’affrontement au sein de la population elle-même.
Dans l'immense majorité des cas il s'agit d'attaques dirigées par des groupes armés, qui ne sortaient pas des zones qu'ils contrôlaient, c'était le simple citoyen irakien qui courait le danger d'être kidnappé s’il circulait à pied dans un autre quartier d’une autre confession, et son cadavre réapparaissait le jour suivant jeté dans un caniveau.
L'objectif de diviser physiquement sunnites et chiites dans la capitale irakienne a été atteint dans de nombreux quartiers, bien qu'ils ne soient pas parvenus à diviser la société irakienne, ce qui est évident car dans les entrevues que nous avons réalisé la semaine passée à Bagdad [fin avril], aucune personne interrogée n’a assumé le discours sectaire des responsables politiques collaborateurs.
La sensation que l’on a en circulant dans Bagdad est celle d'être dans une ville en guerre.
Les contrôles de police, établis tous les 500 mètres, laissent passer les véhicules sans même regarder à l’intérieur, et rarement ils font ouvrir le coffre.
Les soldats se justifient par l'utilisation d'un appareil, en forme d'antenne radio, identique à celui des sourciers lorsqu’ils recherchent l'eau, et qu'ils passent sur le côté de la voiture pour détecter des produits chimiques explosifs.
Non seulement ils sont la risée des Bagdadiens - qui assurent que la seule chose qu'ils détectent sont les parfums des passagers - mais un officier de la Garde Nationale
[armée irakienne] a reconnu devant nous qu'ils savent qu'ils ne fonctionnent pas et que, de fait, bien que se soient les américains qui les leur aient fournis, eux-mêmes ne les utilisent pas.
L'armée et la police se répartissent les postes de contrôle.
Depuis un peu plus d'un an, les Bagdadiens peuvent aller et venir dans les différents quartiers sans crainte que ces mêmes postes de police ne soient leur tombe, comme cela se produisait entre 2005 et 2007.
Les milices se sont retirées de la vie publique. Certaines comme les Brigades Badr, car elles contrôlent la police et agissent sous sa couverture lorsqu’elles en ont besoin ; d'autres, comme l'Armée du Mahdi, parce qu’elle a été « gelée » par son leader, Muqtada as-Sadr, suite aux durs affrontements, en avril 2008, à Bassorah et à Sadr-Ville contre les forces d’occupation et l'armée irakienne, au cours desquels elle a perdu le contrôle de toutes ses zones d'hégémonie - y compris ce quartier de Bagdad- et une bonne partie de son influence politique.
Al Qaïda et la résistance
Le contrôle des zones sunnites à Bagdad et de la province occidentale d’al-Anbar par les Conseils Al Sahoua (Majlis Al Sahoua, Conseils de l’Éveil), crées avec l’argent et l’armement fourni par les USA en septembre 2006, a fait disparaître les cellules d'Al Qaïda des quartiers qu'elles dominaient, mais il a aussi freiné les actions de la résistance depuis ses secteurs par accord tacite de non- agression entre les deux. Les différents interlocuteurs de la résistance politique (baathistes, islamistes modérés, nationalistes, etc.) avec lesquels la CEOSI s’est entretenue ces derniers mois, sont d'accord pour faire remarquer que les forces de la résistance irakienne ont décidé de ne pas tomber dans le piège de la lutte sectaire, tendu aussi bien par les occupants que par l'Iran.
C'est pourquoi, lorsqu’en Irak on parlait quotidiennement du risque de guerre civile, les groupes de la résistance se sont tenus à l’écart des batailles qui ne visaient pas strictement l'occupant, leurs objectifs restant toujours les seules troupes d'occupation.
Leurs affrontements avec l'armée irakienne, la police ou les Conseils Al Sahoua sont limités seulement à la légitime defense dans les opérations que ces corps entreprennent à leur encontre.
Ils assurent qu’en aucun cas ils n’ont commis d’assassinats sectaires ni de civils.
Les différentes factions de la résistance convergent dans leur analyse: combattre contre les Irakiens eux-mêmes signifierait une rupture définitive de la société irakienne. C
ette vision d'État, cette stratégie claire à long terme, rend une dignité au projet de la résistance irakienne et contribue à amplifier sa base populaire, qu'elle a perdue en partie, suite à la campagne médiatique massive qui tentait d’inventer des liens entre la résistance et les actions terroristes et la lutte sectaire.
Les groupes liés à Al Qaïda n'ont pas adopté cette même position, ou bien est-ce comme le disent beaucoup d'Irakiens, parce qu’ils sont infiltrés par l'Iran et les USA, ou cela vient-il de leur propre myopie idéologique ou alors parce que dans leur stratégie particulière l'objectif n'est pas la libération de l’Irak mais un combat plus diffus et incohérent contre ‘le Mal’.
C’est ainsi que ces groupes se sont transformés en la parfaite contrepartie dont les milices chiites avaient tant besoin pour poursuivre leur sanglant nettoyage interne, soutenant de cette manière le projet de division sectaire du pays enclenché depuis le premier jour de l'occupation.
Cependant, la campagne de purification de l'Irak menée par Al Qaïda ne s’est pas limitée à l'anathématisation des chiites, puisqu'ensuite ils ont aussi considéré comme hérétique (kafir) tout sunnite qui ne se fondrait pas dans leur État Islamique d'Irak.
Cette stratégie de combattre exclusivement contre les troupes d’occupation a peut-être amené la résistance à tolérer une présence excessive d'Al Qaïda dans certaines zones et à ne pas la combattre directement même aux moments les plus difficiles, y compris lorsqu’ils en sont venus à assassiner des membres de la résistance. Mais à cette époque, de même qu’aujourd’hui, la résistance accusait l'occupant de provoquer un affrontement inter-irakien pour détourner la pression que la résistance exerçait contre son projet.
Cette permissivité avec les extrémistes a favorisé la création des Conseils Al Sahoua, formés en partie par des membres et des dirigeants des tribus et par des ex-résistants de l'Armée Islamique en Irak ou des Brigades de la Révolution de 1920 (ce qui a provoqué des scissions en leur sein dans plusieurs provinces), qui ont considéré plus urgent de combattre Al Qaïda et sécuriser les zones où ils vivaient que de combattre les occupants.
Une fois que les zones où se trouvaient les cellules d'Al Qaïda furent dégagées, les membres des Conseils Al Sahoua ont empêché les forces de la résistance d'agir depuis leurs secteurs, ce qui de fait, a signifié la perte de vastes zones en Irak contrôlées auparavant par la résistance. Le projet des Conseils Al Sahoua a échoué seulement dans la province de Diyala et dans la région de Mossoul, qui sont devenus aujourd’hui les fiefs les plus sûrs de la résistance.
Un pays de factions
Le nouveau projet d'Al Maliki, qui tourne autour de son idée particulière de réconciliation nationale, est soutenu maintenant avec force par les USA, alors qu’il y a un peu plus d'un an ils jouaient avec la possibilité de le remplacer.
Le changement du discours sectaire d'Al Maliki par celui d'intégration nationale a permis, qu'au moins, les apparences soient sauvées dans la police, qui continue d’être contrôlée par les milices chiites du Conseil Suprême Islamique d'Irak (CSII), partenaires dans le gouvernement Al Maliki mais rivaux politiques par la faveur de l'Iran et de Washington, ainsi que par la lutte pour le pouvoir issu du processus politique protégé par les occupants. La réalité est que le Premier ministre irakien ne contrôle ni le pays ni même les structures de l'État collaborateur, scindé en factions de pouvoir.
Il y a des événements qui dépeignent de manière claire le manque de capacité d'action du Premier ministre irakien :
- La prétendue purification des forces de sécurité irakiennes par la suppression d'éléments corrompus et sectaires, loin d'être tout simplement appliquée, s’est traduite en une activité sectaire plus réduite des dits corps.
Toutefois, sur des bâtiments militaires à Bagdad on peut toujours voir de grandes banderoles avec les chefs chiites y compris des fresques murales à l’effigie de Mohamed Baqir al Hakim ou du grand ayatollah Ali Sistani. Selon une information du 7 avril dernier du quotidien Al-Quds Al-Arabi [2],
les 62.000 policiers accusés de corruption dont l’éviction avait été annoncée par le ministre de l'Intérieur sont toujours à leurs postes. (L’Irak est le troisième pays le plus corrompu dans le monde.)
- Les crimes de la police et de l'armée irakienne contre leurs propres concitoyens sont constants : viols, tortures, détentions illégales ou extorsions sont à l'ordre du jour [3].
- Le 29 avril dernier, les forces de sécurité du ministère du Commerce ont repoussé avec des tirs un détachement de l'armée irakienne qui venait arrêter un haut responsable dudit ministère, comme l’a informé le lendemain l'agence Asuat al Iraq [4].
Actuellement, tous les hauts responsables du ministère sont à l'étranger.
- Un autre exemple du règne des factions, est ce qui s’est passé à l'Université Al Mustansiriya à Bagdad, qui porte le nom de celle qui est considérée comme l'université la plus ancienne du monde. En mars 2009 le gouvernement irakien a ordonné l’arrestation d'Ahmed Al Kanduri, recteur de cette université, accusé d’une telle corruption que la clameur populaire a obligé le ministre d'Éducation Supérieure à le destituer de ses fonctions. Mais cette université fait partie de la quote-part sectaire du courant d’As Sadr, qui s’est refusé à accepter cette destitution, c’est pourquoi le recteur est toujours à son poste à ce jour.
- Ce n'est pas seulement la population irakienne qui n’a pas confiance dans les nouvelles forces de sécurité. Les délégations diplomatiques étrangères ne disposent pas de protection officielle c’est la raison pour laquelle elles sont accompagnées en Irak par leur propre personnel et ont engagé des mercenaires pour leur sécurité.
Elles ne communiquent même pas leurs mouvements, lors de leurs rares déplacements en ville, aux forces de sécurité irakiennes, elles ont avec elles leurs propres escortes.
C’est dans ce cadre précaire qu’il faut situer ce qui est nommé l’amélioration de la sécurité. Une amélioration assise sur des fondations vaseuses. On ne peut parler en aucun cas d'une force de sécurité basée sur des principes nationaux et professionnels, respectée et efficace aux yeux du peuple irakien. Au lieu de cela, l'actuelle amélioration dépend des mêmes acteurs responsables de l'enfer irakien de 2006, 2007 et une partie de 2008, qui continuent d’exercer impunément dans leurs fonctions, et des exécutants des crimes qui occupent encore les mêmes lieux qui ont fonctionné pendant ces années comme des centres de séquestrations et de tortures.
La guerre d'Al Maliki contre les Conseils Al Sahoua
Une fois les objectifs à court terme atteints par les Conseils Al Sahoua, le gouvernement Al Maliki les considère essentiellement comme des adversaires politiques qui peuvent lui ôter le pouvoir, spécialement après les succès de certains leaders des tribus qui composent ces Conseils aux élections régionales du 31 janvier 2009.
L'amélioration de la sécurité et, par conséquent, sa proposition publicitaire de « réconciliation nationale » ont été les atouts principaux qui ont crédité le Premier ministre Al Maliki de résultats électoraux acceptables.
Pour les deux stratégies il a eu besoin de la collaboration des Conseils Al Sahoua, qui dépendent du gouvernement irakien depuis qu'ils ont été transférés en octobre 2009 par les Usaméricains.
Mais une fois les élections passées, la politique du gouvernement a changé envers ces groupes, en essayant de réduire leur présence armée : 20.000 seulement des 100.000 membres des Conseils Al Sahoua seront maintenus dans leur activité armée pour le contrôle de la sécurité. Alors qu’ils étaient supposé le faire dans les rangs de la police, cette incorporation promise ne s'est pas réalisée.
Il y a deux explications possibles pour ce changement : l’officielle, exprimée par Kamal Al Saadi, membre de l'Alliance chiite au Parlement, le 5 avril dernier sur la chaîne de télévision Al Jazeera :
« Il n'y a pas un rejet de cette incorporation, c’est un problème technique, pas une position politique ou une décision préméditée. C'est une affaire qui demande beaucoup de temps parce que nous avons cent mille dossiers. C’est aussi lié à une question budgétaire. »
Ces déclarations sont contradictoires avec la course contre la montre que le ministère de l'Intérieur est en train de disputer pour recruter un plus grand nombre de policiers afin de faire face à la nouvelle échéance du retrait annoncé par Barack Obama. L'intention politique du gouvernement de se défaire d'une grande partie des Conseils Al Sahoua est claire puisque « dans les budgets de l'État, il n'y a pas de chapitre qui couvre tous les frais dérivés du plan pour les Sahoua. Cela a été proposé devant le Parlement mais jusqu'à aujourd'hui, seulement 50% des salaires des membres du Sahoua ont été payés », a assuré Abu Azzam Al Tamimi, conseiller général des Conseils, sur la chaîne Al Arabiya le 4 avril dernier.
Une partie des dirigeants des Conseils Al Sahoua approuvent cette version. Cependant, Mustafa Kamal Al Shabib, leader des Conseils Al Sahoua dans le quartier de Dora dans la capitale, nous a assuré à Bagdad que « ces problèmes sont en train d’être résolus. La collaboration avec le gouvernement est bonne ». Il y en a qui vont plus loin encore et s’aventurent à envisager une alliance politique entre Al Maliki et les Conseils Al Sahoua en vue des prochaines élections générales de décembre prochain. Abou Risha, considéré comme le dirigeant des Conseils Al Sahoua en Irak, a assuré : « Nous sommes disposés à nous allier avec Al Maliki avant les prochaines élections parlementaires […] nous avons des idées et des points de vue très proches des propositions du Premier ministre » [5], Ce à quoi les quatre autres chefs d'Al Sahoua ont répondu dans un communiqué qu’ils n’étaient pas d’accord avec cette position [6]. C’est précisément là où semble être la faillite du projet des Conseils Al Sahoua, entre ceux qui défendent leur indépendance et leur rôle stabilisateur dans les zones qu'ils contrôlent et ceux qui veulent continuer à gravir l’échelle dans la carrière politique.
L’arrestation d'Adel Mashhadani, dirigeant du Conseil d'Al Sahoua du quartier Al Fadel à Bagdad, le 28 mars dernier, après une bataille de rue contre des forces de la sécurité irakienne soutenues par des hélicoptères et des effectifs US, répond à sa volonté de se rendre indépendant du gouvernement irakien, qui a cessé de payer leurs salaires depuis des mois, ce pourquoi ses membres s’étaient mis à exiger de l’argent aux commerçants de la zone en échange d’une offre de protection.
Accusé officiellement d’avoir extorqué plus de 160.000 dollars aux citoyens du quartier et d'avoir eu des liens à une époque avec Al Quaïda et avec les baathistes, différentes personnes à Bagdad nous ont montré sur leurs portable la vidéo du discours anti-occupation et d’opposition à l'ingérence iranienne que Mashhadani avait prononcé quelques jours avant son arrestation en pleine rue [7].
Bien que les Usaméricains comme le gouvernement irakien assurent qu'il s'agit d'un incident isolé, la liste des incidents est beaucoup plus longue et la sensation de persécution est claire pour ceux qui ne sont pas politiquement utilisables: Mohamed Al Kartani, le plus haut représentant des Conseils Al Sahoua de Bagdad a dénoncé le fait qu'ils ont été trahis par le gouvernement et les forces d'occupation [8].
« Nous sommes persécutés par le gouvernement », a déclaré Ihab Zubai, porte-parole d'Al Sahoua du quartier d'Amiriya [9].
Le 31 mars le leader du Sahoua de Hur au sud de Bagdad, Maher Sarhan, a été arrêté ; le 4 avril, Hasam Al Azaoui, alias Abou Irak, connu comme le dirigeant des forces des Conseils Al Sahoua dans la province de Diyala, a été arrêté. Juste avant, Hasam Aluan, chef d'Al Sahoua à Al Mahdadiya, avait été arrêté. Un ordre d’arrestation pèse également contre Saad Aribi, alias Abou Al Abd, leader d'Al Sahoua d'Amriya.
Le dernier épisode d'arrestations de leaders d'Al Sahoua a été celui réalisé par la police irakienne de Tikrit le 2 mai dernier par l’arrestation de Mula Nadem Al Yaburi, plus haut représentant d'Al Sahoua à Duluguiya (ville située à 70 kilomètres au nord de Bagdad), accusé de terrorisme. Ceci s’est produit après qu'un kamikaze – marque distinctive des actions d'Al Qaïda- avait tenté de l’assassiner dans une mosquée de Duluguiya le 12 avril dernier. Comme le prisonnier l’a confirmé, il s'agit d'un règlement de comptes qui remonte à plus de deux ans en arrière quand un hélicoptère usaméricain est tombé à Duluguiya. Comme l’avait déclaré Al Yaburi deux jours après son arrestation, avant de quitter les rangs de la résistance pour adhérer aux Conseils Al Sahoua : « Nous avons signé un accord de cessez-le-feu avec les forces usaméricaines. Nous avons également signé un accord grâce auquel on nous assurait que nous n'allions pas souffrir de persécution judiciaire pour avoir combattu l'armée usaméricaine » [10].
Au moment où le dossier des Conseils Al Sahoua a été remis au gouvernement irakien, différents groupes de la résistance, autant politiques qu’armés, ont lancé des appels pour que l’on « revienne sur le chemin de la raison » [11].
Bien que, comme l’avait assuré en avril 2009, Harez Cheikh Al Dari, secrétaire général de l'Association des Oulémas Musulmans d'Irak lors d’une interview avec la CEOSI [12], ces appels aient eu un faible retentissement, ils ont entraîné une plus grande facilité de mouvement pour les groupes de la résistance dans les zones contrôlées par ces forces. Pour des analystes comme Adel Al Bayati [13], ces groupes « pourraient commencer à se convertir en organisations armées affrontant tant le gouvernement que les forces américaines ».
Actuellement, des informations commencent à parvenir au sujet de cette conversion ainsi que celles sur l’arrestation de trois membres des Conseils Al Sahoua, à la fin avril 2009 au nord de Babylone, alors qu’ils posaient un engin explosif de fabrication artisanale [14], de même que les déclarations d'Abou Omar, leader d'Al Sahoua au nord de Bagdad au quotidien Times le 3 mai dernier dans lesquelles il assure que plus de 50 de leurs 175 combattants ont abandonné leur milice. Selon des sources de la résistance citées par ce même quotidien, « il y a des Sahoua qui ont perdu jusqu'à la moitié de leurs combattants parce qu’ils ont rejoint la résistance » [15].
Un membre des forces d'Al Sahoua à Addamiya nous a parlé ouvertement de la situation : « Plus de la moitié de nos camarades n'ont pas reçu leur salaire, donc ils doivent trouver de quoi vivre, chercher un autre travail. Évidemment, ils n'ont pas rendu leurs armes ».
La situation actuelle des membres des Conseils Al Sahoua est résumée, dans le même article du Times, par Jalaf Ibrahim, qui a récemment démissionné de la tête du Conseil d'Al Sahoua à Huwaiya, près de Kirkouk : « Nos membres se sont convertis en même temps en objectifs d'Al Qaïda et des forces de sécurité du gouvernement ».
Selon des données officielles US, 125 membres d'Al Sahoua visés par des attaques sont morts ces six derniers mois [16], en plus des 200 morts durant les 18 premiers mois d'activité [17].
Al Maliki et sa réconciliation avec les baathistes.
Dans un louable exercice d’acrobatie politique, Al Maliki est parvenu à sortir renforcé de la rhétorique du retour des baathstes en Irak, un fait inacceptable pour les Iraniens et, par conséquent, pour leurs acteurs sur la scène irakienne, parmi lesquels Al Maliki lui-même tient rôle important. Aux moments les plus difficiles, il y a un peu plus d'un an, il avait reçu de fortes pressions de la part des USA pour incorporer d'anciens membres du régime baathistes dans les forces de sécurité et dans la vie politique en vue de donner de la crédibilité au nouveau discours sur la réconciliation nationale que Washington essayait de vendre et dont le principal artisan devait être Al Maliki lui-même.
Le 13 janvier 2008, le Parlement irakien a approuvé la loi qui annulait partiellement ladite loi de débaathification imposée par le proconsul Paul Bremer et selon laquelle l'État ne pouvait pas engager d’adhérent du Parti Baath. Dans la pratique, cette mesure a signifié de laisser cinq millions de personnes sans emploi, car dans un Irak détruit, aux frontières ouvertes et sans tarifs douaniers pour les importations, il n'y a pas de possibilité de travail autre que dans l'administration et, plus concrètement, dans les forces de sécurité. Presqu'un an et demi plus tard, dans la plus optimiste des analyses, l'application réelle de la loi est très faible. En réalité elle est restée circonscrite à la galerie des actes symboliques qui n'ont pas d’application dans la pratique.
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Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme,
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C.De Broeder & M.Lemaire
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| Sommaire : 1 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion Suite 1-2 Robert Parry : Condoleeza Rice, les crimes de guerre et la presse. 1-3 La base turque d'Incirlik, enjeu stratégique US. |
1-2 Robert Parry : Condoleeza Rice, les crimes de guerre et la presse.
Durant les trois années de carnage en Irak, la secrétaire d'État Condoleezza Rice a abandonné sa notion maintenant discréditée à propos d'un « champignon nucléaire » et donne maintenant à l'invasion une justification stratégique qui la place carrément en opposition au principe de Nuremberg qui interdit la guerre d'agression.
Le 31 mars, s'adressant à un groupe d'experts en politique étrangère à Blackburn, Angleterre, Rice a dit que l'invasion de l'Irak était justifiée parce que le président Saddam Hussein « allait nulle part » et « nous n'allions pas avoir un nouveau Moyen-Orient avec Saddam Hussein au centre ». (Washington Post, 1er avril 2006)
Elle avait tenu des propos semblables dans une entrevue à l'émission « Meet the Press » du réseau NBC le 26 mars, lorsqu’elle a dit que l'invasion de l'Irak était nécessaire pour éradiquer « le vieux Moyen-Orient » dont la prétendue culture de la haine aurait indirectement contribué aux attentats terroristes du 11 septembre 2001.
« Si vous croyez vraiment que la seule chose qui s'est produite le 11 septembre est que des personnes ont foncé sur des immeubles avec des avions, je crois que vous avez une vue très étriquée de ce que nous avons affronté ce jour-là », a dit Condoleezza Rice. « Nous avons affronté le produit d'une idéologie de la haine partout au Moyen-Orient et il nous fallait y remédier. Saddam Hussein faisait partie de ce vieux Moyen-Orient. La nouvelle Irak fera partie du nouveau Moyen-Orient, et nous serons tous plus en sécurité. »
Mais cette doctrine (selon laquelle l'administration Bush a le droit d'envahir d'autres pays pour des raisons aussi vagues que l'ingénierie sociale) constitue un rejet du principe de Nuremberg et de la clause de la charte de l'ONU interdisant la guerre d'agression, deux principes formulés dans une grande mesure par les leaders américains d'il y a 60 ans.
La proscription de la guerre d'agression était un élément central du procès de Nuremberg, après la Deuxième Guerre mondiale, une conflagration qui avait commencé avec la fabrication d'un prétexte par l'Allemagne d'Adolf Hitler pour attaquer la Pologne, en 1939.
Avant la fin de cette guerre, six ans plus tard, plus de 60 millions de personnes allaient mourrir.
Robert Jackson, le juge de la Cour suprême qui représentait les États-Unis à Nuremberg, a clairement énoncé que le déclenchement de la guerre d'agression contre la Pologne était une raison suffisante pour justifier l'exécution des hitlériens et que le principe s'appliquerait à tous les pays à l'avenir.
« Notre position est que, quels que soient les griefs d'une nation, aussi répréhensible que puisse être le statu quo à ses yeux, la guerre d'agression est un moyen illégal de régler ces différends ou de changer ces conditions », a dit le juge Jackson.
« Qu'il soit clair que si ce principe est d'abord appliqué aux agresseurs allemands, il s'applique aussi à toute autre nation et doit condamner, s'il doit servir à des fins utiles, toute agression, y compris par les pays qui se prononcent aujourd'hui en jugement. »
Ce principe de Nuremberg qui interdit l'agression militaire sauf en cas de légitime défense ou si elle est autorisée par le Conseil de sécurité de l'ONU, fut incorporé à la Charte de l'ONU avec le plein appui des États-Unis.
Blair nerveux
Ce principe fondamental de la conduite internationale explique pourquoi le premier ministre britannique Tony Blair voulait si ardemment le vote du Conseil de sécurité autorisant l'invasion de l'Irak, ou du moins une preuve incontestable que l'Irak demeurait une grave menace militaire pour les autres pays. Blair savait, en raison d'avis juridiques internes, que l'invasion serait illégale.
C'est pour cette raison que l'administration Bush a fait tant de tapage au sujet des prétendues armes de destruction massive (ADM) de l'Irak, tapage qui comprend la célèbre déclaration de Condoleezza Rice à l'effet qu'elle ne voulait pas que la fumée du canon (la preuve de l'existence d'ADM) devienne un « champignon nucléaire ».
Bush avait même songé à créer de toute pièce une casus belli en amenant l'Irak à ouvrir le feu sur un avion de reconnaissance U-2 portant le sigle de l'ONU pour obtenir le soutien de l'ONU, selon le procès verbal d'une réunion de 31 janvier 2003 au bureau du président où se trouvaient Bush, Blair et des conseillers supérieurs, dont la conseillère à la Sécurité nationale Condoleezza Rice.
Malgré la promesse de Bush à cette réunion de « tordre le bras et même de menacer » d'autres nations, les États-Unis n'ont pas réussi à gagner l'appui à l'invasion de suffisamment de pays membres du Conseil dé sécurité, surtout que l'Irak avait donné libre accès aux inspecteurs de l'ONU pour fouiller les sites où étaient censées se trouver des ADM et qu'aucune n'a été trouvée.
Le 19 mars 2003, Bush a décidé d'envahir l'Irak de toute façon. Il renversait le gouvernement de Saddam Hussein trois semaines plus tard mais s'est heurté à une insurrection meurtrière qui a amené le pays au bord de la guerre civile.
Des dizaines de milliers d'Irakiens, peut-être même plus de 100 000 ont été tués.
Les inspecteurs américains n'ont pas trouvé d'ADM eux non plus. Les allégations au sujet de la collaboration de Saddam Hussein avec al-Qaïda se sont également avérées sans fondement.
Petit à petit, Rice et les autres conseillers supérieurs de Bush sont passés de l'argument au sujet d'ADM à une justification stratégique, soit la transformation politique du Moyen-Orient.
Cette nouvelle justification, qui se résume à l'affirmation d'un droit spécial des États-Unis d'envahir et d'occuper tout pays qu'ils perçoivent comme un obstacle à leurs visées dans le monde, est dérivée du projet néo-conservateur des années 1990 « pour le nouveau siècle américain ».
« Aux yeux des néo-conservateurs, la guerre en Irak avait à voir non pas avec le terrorisme, mais avec le rapport critique entre Saddam Hussein et l'affirmation du pouvoir américain », écrivent Stefan Halper et Jonathan Clarke dans leur livre America Alone. « Saddam Hussein offrait en pratique l'occasion de préciser les objectifs et obligations morales des États-Unis dans le monde. »
Les architectes du Projet pour le Nouveau Siècle américain voyaient Saddam Hussein comme une atteinte à la domination mondiale de l'Amérique parce qu'il avait survécu à plusieurs affrontements avec la première administration Bush et l'administration Clinton. Son élimination monterait au monde qu'il y a de graves conséquences à résister au statut permanent de l'Amérique en tant que puissance mondiale unipolaire.
Une nation indécise
Mais le public américain était moins disposé à soutenir, financièrement ou par le sang versé, une déclaration aussi ouverte de desseins impériaux.
L'invasion de l'Irak fut donc présentée comme une action défensive, pour protéger le peuple américain contre une attaque qui pourrait être encore plus dévastatrice que les attentats du 11 septembre.
Vers la fin de 2002 et le début de 2003, l'administration Bush et ses alliés dans les médias firent également une démonstration de leur domination des affaires politiques intérieures en créant l'hystérie nationale en faveur des visées guerrières de Bush en Irak.
Les rares voix dissidentes, comme l'ancien vice-président Al Gore, furent noyées dans le ridicule ou sous des accusations de trahison. Lorsqu'une chanteuse du groupe Dixie Chicks osa critiquer Bush, une collection de ses disques fut écrasée dans une démonstration de colère par des camions de 15 tonnes.
Des appels à la prudence d'alliés de longue date, comme la France et l'Allemagne, se heurtèrent aussi à la fureur. Les « French fries » furent rebaptisées « freedom fries » et les fervents partisans de Bush versèrent des bouteilles de vin français sur le bord des routes.
La presse nationale succomba aussi à la vague de chauvinisme. Le New York Times et le Washington Post publièrent en première page des articles en appui aux déclarations de Bush et enterrèrent ou supprimèrent les articles qui remettaient en question le bien-fondé de la guerre. Phil Donahue du réseau MSNBC fut congédié pour avoir donné la voix à trop d'adversaires de la guerre à son émission.
Même lorsque les prétentions au sujet des ADM furent démenties, les médias américains minimisèrent l'importance des révélations qui présentaient Bush sous un mauvais jour.
En 2005, les principaux médias boycottèrent les révélations de la « Note de service de Downing Street », qui rapportait les propos du chef du renseignement britannique qui affirmait en juillet 2002 que les renseignements favorables à la guerre étaient « truqués ».
Condoleezza Rice la vedette
Aujourd'hui, les médias américains ferment l'oeil sur la nouvelle justification de guerre de Rice. Il n'y a eu pratiquement aucun commentaire dans la grande presse sur l'affirmation extraordinaire, par un secrétaire d'État, que les États-Unis ont le droit d'envahir d'autres pays comme moyen d'éliminer quelque chose d'aussi vague qu'une « idéologie de la haine ».
La presse s'intéresse beaucoup plus à sa garde-robe et à ses perspectives d'emploi, qu'il s'agisse de son désir confessé de devenir commissaire de la National Football League ou des ouï-dires à l'effet qu'elle devienne colistière du prochain candidat à la présidence du Parti républicain.
Les grands médias américains, en ne s'objectant pas à la doctrine nébuleuse de Rice, semblent dire qu'il n'y a rien de mal, sur le plan moral ou sur le plan légal, à envahir un pays qui ne menace pas les États-Unis.
Par exemple, le rédacteur en chef du Washington Post, Fred Hiatt, qui a souvent battu les tambours de la guerre en Irak, reproche aux congressistes démocrates de ne pas épouser la vision d'attaque préventive de Bush dans le cadre d'une « lutte prolongée » contre « une nouvelle idéologie totalitaire » dans le monde islamique.
« Les démocrates rejettent implicitement presque tout ce que dit l'administration Bush sur la façon dont les attentats du 11 septembre ont changé le monde », écrit-il dans un article intitulé « Vision étroite des démocrates ». (Washington Post, 3 avril 2006)
Le silence des médias américains au sujet de la nouvelle justification de guerre de Rice laisse entendre qu'il n'y a rien de répréhensible ou d'alarmant à ce que l'administration Bush tourne le dos aux principes du comportement civilisé proclamés par les représentants des États-Unis au procès de Nuremberg il y a 60 ans.
Robert Parry
Consortium News,
3 avril 2006
* Robert Parry est l'auteur de plusieurs révélations au sujet de l'affaire Iran-Contra dans les années 1990 pour le compte de l'Associated Press et de la revue Newsweek.
On peut commander son plus récent ouvrage, Secrecy & Privilege : Rise of the Bush Dynasty from Watergate to Iraq, à secrecyandprivilege.com.
(Traduit de l'anglais par Le Marxiste-Léniniste)
1-3 La base turque d'Incirlik, enjeu stratégique US.
Ndlr : La publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.
Pas un avion de combat, plus un seul transfert de troupes depuis des mois. Incirlik, la gigantesque base militaire turque utilisée en partie depuis plus d'un demi-siècle par l'armée de l'air américaine, apparaît bien calme, accolée à Adana, populeuse métropole du sud du pays.
A peine une demi-douzaine d'avions cargos de l'US Air Force attendent, la gueule ouverte, leur chargement.
Même la piscine, le terrain de golf et l'aire de base-ball semblent abandonnés au soleil triomphant. A l'abri des hauts grillages, parmi les allées pavillonnaires bien entretenues, seuls un café Starbucks fraîchement installé et le bâtiment central de commandement renvoient l'image d'une certaine activité.
1951
Construction de la base Incirlik. La Turquie entre dans l'OTAN.
1969
Accord de coopération et de defense signé entre Ankara et Washington.
1970
Les Américains passent de 35 000 à 16 000 hommes.
1980
Nouvel accord de coopération économique et de defense.
2007
Plus de 70 % des avions-cargos américains à destination de l'Irak passent par Incirlik.
2009
La base compte 4 500 Américains dont 1 500 soldats.
"Cela fait quelque temps que mon téléphone ne sonne plus", reconnaît Philip McDaniel, la cinquantaine robuste et décontractée. Colonel en charge des opérations américaines de la base, il s'empresse d'ajouter dans un sourire qui en dit long : "Mais je sais que l'on parle d'Incirlik en plus haut lieu." Une façon d'évoquer à sa manière l'hypothèse d'un retour au premier plan de ce site hautement stratégique pour les Etats-Unis et utilisé, à maintes reprises, comme formidable moyen de pression diplomatique par les hommes forts d'Ankara.
La visite, début mars, de la secrétaire d'Etat, Hillary Clinton, dans la capitale turque, et la récente tournée de deux jours du président Barack Obama, qualifiée de succès par tous les commentateurs, ont mis en lumière le rôle central qu'Ankara peut jouer dans la nouvelle politique régionale américaine. Missions de bons offices avec l'Iran, Israël et la Syrie, la Géorgie ; rencontres tripartites avec les chefs d'Etat afghan et pakistanais : les Turcs, après les années de tensions liées à l'administration Bush, avancent sur la scène internationale munis d'un feu vert des Américains.
Surtout, l'allié de l'OTAN pourrait être appelé à jouer une plus grande partition en Irak et en Afghanistan. "Des enjeux pour lesquels nous partageons des objectifs communs", assure-t-on à l'ambassade américaine à Ankara.
Le retrait programmé des troupes d'Irak a été unanimement salué par les dirigeants turcs. Et le renforcement des unités américaines en Afghanistan pourrait s'accompagner prochainement d'une augmentation du nombre d'experts et de militaires turcs dans la région. Deux théâtres d'opération où "Incirlik continuera de jouer un rôle important", ajoute, d'une formule elliptique, la source américaine, avant de lâcher : "Rien que pour l'Irak, cette base reste vitale pour nos opérations."
Construite par les Etats-Unis aux premières heures de la guerre froide en raison de son emplacement idéal pour ses bombardiers - une météo dégagée toute l'année, un rayon d'action couvrant tout le Moyen-Orient et plaçant Moscou à seulement 1 600 km -, Incirlik n'a cessé d'élargir son périmètre d'intervention. C'est d'ici qu'est venu le soutien aérien pour le déploiement militaire américain au Liban lors de la crise de l'été 1958. Ici que les fameux avions espions U-2 ont longtemps été camouflés. Ici encore que l'armée américaine stocke, selon différentes organisations non gouvernementales (ONG), des ogives nucléaires - 90 bombes B 61, d'après les dernières estimations. "Sujet sur lequel je ne me prononcerai pas", coupe court, avec son sourire immuable, le colonel McDaniel.
Mais c'est à partir de la première guerre du Golfe (1990-1991) que la base gagne sa notoriété dans la région. Transformée en quartier général de l'armée américaine, Incirlik s'impose comme la rampe de lancement des principales offensives militaires et missions de bombardement. Capable de gérer deux opérations simultanément, le site sert aussi de point de rotation pour l'acheminement d'aide humanitaire aux Kurdes irakiens.
Après l'interdiction de survol du nord de l'Irak imposé en 1991 au régime de Bagdad, plus de 50 % des missions américaines dans le monde gravitent, selon la revue Air Force Times, par la Turquie. Un rôle-clé qui poussera Oussama Ben Laden à placer la base parmi les cibles de son organisation, Al-Qaida.
L'invasion irakienne, lancée par l'administration Bush, ternira durablement les relations entre Washington et Ankara. En mars 2003, les députés turcs refusent aux soldats américains de fouler le sol du pays. Six mois d'âpres négociations sont nécessaires pour que le gouvernement contourne le vote du Parlement et autorise les Etats-Unis "en tant qu'alliés" à utiliser Incirlik pour faciliter l'approvisionnement des troupes.
Il n'empêche, la base devient, selon l'expression de Frank Hyland, ancien agent de la CIA et aujourd'hui expert à la Jamestown Foundation, l'"otage" d'Ankara.
Tracasseries administratives, autorisations de survol du territoire accordées au compte-gouttes... En 2007, les Turcs menacent de retirer leur soutien logistique si le Congrès américain adopte un texte qualifiant de génocide les massacres d'Arméniens perpétrés sous l'Empire ottoman, au début du XXe siècle. Robert Gates, l'actuel secrétaire d'Etat à la defense, qui occupait ce poste durant cette période, s'oppose alors à la résolution, invoquant "les implications considérables" pour les opérations militaires américaines en cas de représailles.
Le vote est repoussé. La même année, suite à de nouvelles pressions, le président George Bush accepte de fournir des informations en temps réel sur la localisation des rebelles kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) obtenue grâce aux vols de surveillance dans le nord de l'Irak.
"Ce jeu-là est désormais terminé", assurent les experts militaires américains rencontrés à Incirlik et Ankara. "La lune de miel entre les Etats-Unis et la Turquie pourrait faire d'Incirlik un des symboles de ce renouveau, poursuit dans la même veine Lale Sariibrahimoglu, spécialiste des questions de defense au quotidien Taraf. Même si le transport d'armes et de soldats américains passe toujours aussi mal aux yeux de l'opinion publique turque, qui verra le chargement des avions en dehors des militaires turcs ?"
Pour Selin Bölme, doctorante sur Incirlik à l'université d'Ankara, l'importance de la base devrait également se vérifier dès le retrait du gros des troupes américaines d'Irak, en août 2010. "En cas d'une dégradation de la situation ou d'un imprévu dans la région, elle offre la réponse la plus rapide et la moins coûteuse, affirme-t-elle. Les bases allemandes sont éloignées et chères. Les sites américains alternatifs comme ceux d'Irak ou du Caucase ne possèdent, eux, ni son potentiel ni sa fiabilité."
Pour l'heure, 50 % des avions cargos militaires destinés à l'Irak passent par Incirlik. Chaque jour, six à huit imposants C-17 décollent des longues pistes de la base. Deux d'entre eux partent pour l'Afghanistan, selon les chiffres avancés par le colonel McDaniel. "C'est un peu moins pour l'Irak qu'il y a quelque temps, glisse-t-il, et un peu plus pour le terrain afghan." Comme en écho d'une tendance qui s'annonce.
LE MONDE |
04.05.
Nicolas Bourcierhttp://www.lemonde.fr/europe/article/2009/05/04/la-base-turque-d-incirlik-enjeu-strategique-americain_1188554_3214.html
08:57 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : irak, moqtada sadr, obama, résistance, occupants, bagdad, bombardements, al-qaïda, américains, al-maliki
n°438 - Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' d'Irak - 28-05 –Fin - : L’amélioration de la situation sécuritaire en Irak : un faux-semblant.
n°438 - Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' d'Irak - 28-05 –Fin - : L’amélioration de la situation sécuritaire en Irak : un faux-semblant.
Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme,
L’information est une arme au service de la paix
Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre
Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' d'Irak
n°438 28/05/09
C.De Broeder & M.Lemaire
Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be
| Sommaire : 2 Annexe 2-1 La torture est une très ancienne tradition aux Etats-Unis – comme le montre le cas du Brésil. 2-2 Tortures américaines d’inspiration française. 2-3 Ron Paul : La politique étrangère US continue de correspondre aux vœux des néoconservateurs… 2-4 Introduction au commerce des armes. |
2 Annexe
Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.
2-1 La torture est une très ancienne tradition aux Etats-Unis – comme le montre le cas du Brésil.
Le débat médiatique autour des méthodes de torture pratiquées par des agents des services secrets U.S. pourrait laisser croire qu’il s’agit d’un dérapage incontrôlé et que la torture est étrangère aux pratiques policières de ce pays.
C’est en tout cas ce que répètent les commentateurs de presse et les journalistes sur toutes les chaînes U.S…. quelle ironie !
Les Etats-unis non seulement pratiquent la torture depuis deux siècles, mais l’ont perfectionnée “scientifiquement” et ont fondé non moins de 5 académies où elle est activement théorisée et enseignée.
Et la nomination du chef des “Opérations Spéciales” comme commandant en chef en Afghanistan prouve que l’Administration Obama reste convaincue de l’efficacité de ces méthodes pour écraser un mouvement de résistance.
A. J. Langluth connait bien le sujet, il a étudié en détail les stratégies “anti-insurrectionnelles” mises en oeuvre par les Etats-unis dans les années 1960-1970 pour soutenir les différentes dictatures militaires dans la région.
Pour lui, “la seule différence entre la participation américaine aux atrocités commises en Amérique du Sud dans les années 1960 et les “techniques poussées d’interrogation” employées aujourd’hui est que, de nos jours, les officiels semblent être fiers de ce qu’ils font, alors qu’à l’époque on s’efforçait de nier ce secret honteux. “
A.J. Langguth est l’auteur du livre “Hidden Terrors: The Truth About U.S. Police Operations in Latin America.”
A l’heure où le President Obama se débat avec les accusations de torture portées contre des agents des services secrets U.S., je lui conseille d’aller en parler avec l’ancien chef du groupe majoritaire au Sénat U.S., Tom Daschle.
J’ai rencontré Daschle pour la première fois en 1975, quand il était l’assistant du Sen. James Abourezk du South Dakota, qui menait une campagne assez solitaire contre les abus de le CIA.
A l’époque, je menais une enquête dans le but d’écrire un livre sur le rôle joué par les Etats-unis dans l’extension des dictatures militaires en Amérique latine. Dashle m’avait autorisé à consulter les dossiers du Sénateur et j’ai passé une soirée à compulser des rapports relatant la complicité des U.S. dans des actes de torture et d’atrocités contre des civils. Les rapports venaient d’Iran, de Taiwan, de Grèce ainsi que, depuis 1960, du Brésil et de quasiment tous les pays du continent sud-américain.
Malgré le fait que j’avais vu pas mal de choses peu ragoutantes au Sud-Vietnam, j’étais encore suffisamment naïf à l’époque pour être surpris, puis scandalisé par le degré d’implication de mon pays dans le renversement de gouvernements démocratiquement élus en Amérique latine.
Nos interférences dans la vie politique de ces pays n’étaient pas dépendantes du parti qui occupait la Maison Blanche. Ainsi, notre intervention au Brésil a commencé tout au début des années 1960, sous un président Démocrate.
A l’époque, l’obsession de Washington vis à vis de Cuba était l’équivalent de la panique qui a saisi l’administration U.S. après les attentats du 11 septembre 2001. L’équipe autour de Kennedy à la Maison Blanche était décidée à empêcher à tout prix l’émergence d’un autre régime socialisant dans cette partie du monde. Robert Kennedy, qui était ministre de la justice, s’intéressait beaucoup aux méthodes de lutte anti-communiste, y compris le fameux Office of Public Safety (OPS).
L’OPS avait été crée sous le President Eisenhower, avec une mission directement inspirée de l’après guerre en Europe et dans le Pacifique, notamment l’administration américaine de territoires sinistrés par la guerre — il s’agissait d’aider les pays à professionnaliser leurs forces de police, en Asie, en Afrique mais aussi – tout particulièrement – en Amérique latine. L’intention était louable, mais Byron Engle, le génial directeur de l’OPS avait fait toute sa carrière dans la CIA et son programme faisait partie d’une opération plus large pour identifier des recrues potentielles dans les populations locales afin d’établir un réseau d’agents.
Malgré le fait que Engle se donnait beaucoup de mal pour ne pas apparaître comme une antenne de la CIA, l’opinion publique ne s’y trompa jamais. Ainsi, quand Dan Mitrione, un employé de l’OPS envoyé en Uruguay pour former la police locale, fut assassiné par la guerilla gauchiste des Tupamaros à cause de son implication dans la torture d’opposants politiques, toute la presse souligna son appartenance… à la CIA.
Au Brésil, après l’élection du Président Joao Goulart, la participation de quelques “socialistes” au cabinet présidentiel et deux ou trois allusions à une possible réforme agraire mirent les Etats-unis en alerte. Robert Kennedy fit le voyage au Brésil pour intimer l’ordre à Goulart de se débarasser de deux membres de son équipe, considérés comme trop “rouges”. Pendant ce temps là, le bureau de Lincoln Gordon, ambassadeur au Brésil nommé par J.F. Kennedy, devint la plateforme centrale de tous les efforts orchestrés par la CIA pour déstabiliser le gouvernement Goudard.
Le 31 mars 1964, avec l’aide directe de l’attaché militaire U.S. Vernon Walters qui lui fournit assistance financière et logistique, le général brésilien Humberto Castelo Branco organisa un coup d’état militaire contre Goulard. Craignant de déclencher une guerre civile, Goulart accepta de quitter ses fonctions et s’enfuit à Montevideo, Uruguay.
L’ambassadeur Gordon retourna à Washington sous les vivats de ses collègues de Langley. Il fut convoqué par Robert Kennedy, qui portait encore le deuil de son frère, assassiné en Novembre dernier et qui lui parla du président déchu Goulart en ces termes : “Eh bien, il a eu ce qu’il méritait. Je suis allé personnellement le prévenir de ce qui l’attendait s’il ne suivait pas nos conseils. Ca lui apprendra.”
On ignore si le peuple brésilien méritait ce qu’il a eu, mais la décennie suivante fut sanglante et répressive au Brésil. Obsédés par la “subversion rouge”, les généraux écrasèrent les syndicats, la presse libre et les associations d’étudiants. La nouvelle police brésilienne, mettent en application les méthodes efficaces apprises dans les formations de l’OPS, se mit a pratiquer la torture de manière systématique contre les opposants politiques, faisant même fabriquer des appareils spécialement conçus pour l’opération. Au bout d’un an, l’Académie militaire ouvrit un “Centre technique d’interrogatoires” dans la banlieue de Rio de Janeiro, une école de formation aux techniques de torture et de contre-insurrection. Un des stagiaires se souvient notamment d’un cours où l’on apprenait aux sergents de police à infliger le maximum de douleur à un prisonnier en laissant le moins de traces possibles. Des anciens officiers français de la guerre d’Algérie participaient à ses “stages” de formation… ainsi que des invités argentins, chiliens et paraguayens qui n’allaient pas tarder à mettre en pratique ces enseignements.
L’une des victimes de ces “stages de torture” est Fernando Gabeira, un jeune journaliste du Jornal do Brasil qui avait soutenu la résistance à la dictature et fournit un soutien logistique dans l’enlèvement, en 1969, de l’ambassadeur des Etats-unis Charles Burke Elbrick – qui fut relâché après 4 jours de captivité. Quand je l’interviewais, Gabeira me raconta qu’il avait été plusieurs fois torturé avec des décharges électriques sur ses testicules. Un autre prisonnier avait eu ses testicules clouées sur une table. D’autres étaient battus à mort. La technique du “waterboarding” était déjà largement pratiquée… selon la légende, ce seraient les français qui l’auraient inventée, lors de la guerre d’Algérie et exportée à travers le monde. Les tortionnaires de Gabeira, quand ils se laissaient aller aux confidences, se vantaient d’avoir été formés aux méthodes “scientifiques” de torture aux Etats-unis.
Dans les sept années qui suivirent le coup d’état de Castelo Branco, l’OPS forma 100,000 officiers de police brésiliens, y compris 600 qui furent envoyés aux Etats-unis. Les cours qu’ils reçurent étaient de nature variée. Tous les instructeurs n’étaient pas des adeptes de la gégenne, certains dénonçaient même la torture comme étant inhumaine et inefficace. Mais d’autres diffusaient un autre message. Le Van An, un étudiant de la police Sud-vietnamienne, a décrit plus tard ce qu’on lui avait appris à l’académie : “Ils disaient que, malgré le fait que les méthodes d’interrogation brutales sont fortement critiquées par les moralistes, leur importance ne peut être niée si nous voulons garantir l’ordre et la sécurité dans nos vies de tous les jours.”
Les prisonniers politiques n’ont jamais douté du fait que des Etats-uniens participaient aux actions de torture qui proliféraient dans leur pays. Ceux qui furent libérés ont raconté avoir souvent entendu des hommes parlant anglais dans leurs prisons. Au début, ces étrangers sortaient de la pièce quand la torture avait lieu, mais, avec le temps – comme le racontent d’autres prisonniers – ils ont fini par assister de temps en temps aux interrogatoires.
Une étudiante opposante à la dictature, Angela Camargo Seixas, m’a raconté comme elle était frappée, suspendue par les bras et comment on la torturait à l’électricité, avec des fils insérés dans son vagin. Lors de ses interrogatoires, elle a réalisé que le plus fort de sa haine était dirigé non pas contre ses compatriotes tortionnaires mais contre les Nord-américains qui supervisaient la torture. Elle s’est jurée de ne jamais pardonner aux Etats-unis son soutien à la dictature et son entrainement des forces de police répressives.
Flavio Tavares Freitas, un journaliste et militant d’une église chrétienne, partage cette colère. Lors d’une séance de torture, on lui avait inséré des fils électriques dans les oreilles, entre ses dents et dans son anus.. à un moment il a réalisé le petit générateur électrique gris qui produisait les décharges de courant affichait, sur l’une des ses faces, le logo bleu et blanc de l’agence d’aide au développement USAID.
Un autre leader de la contestation étudiante, Jean Marc Von der Weid, raconte comment on avait branché son penis sur un téléphone militaire alimenté par une manivelle. Von der Weid, qui était un réserviste de la marine se souvient avoir reconnu le téléphone, c’était le même modèle que ceux fournis par les Etats-unis dans le cadre de leur programme d’assistance militaire.
Les victimes disent souvent qu’au début elles reprenaient espoir quand elles voyaient surgir la blouse blanche d’un médecin, lors des séances de torture. Sûrement le médecin allait demander l’arrêt des violences. Mais ils découvraient très vite que l’unique fonction du médecin était de s’assurer qu’ils étaient encore en suffisamment bon état pour survivre une nouvelle séance de chocs électriques.
Le directeur de la CIA, Richard Helms, a tenté une fois de rejetter des accusations contre son agence en déclarant que la nation américaine devait toujours partir du principe que la CIA est composée d’hommes “honorables“.
Cette affirmation s’est vite envolée quand, en 1975, le Sénateur Frank Church a dirigé une commission d’enquête du Sénat et dont les auditions publiques d’agents de la CIA ont démontré à quel point le comportement de la CIA était à des années lumières d’une quelconque “honorabilité“.
Mais revenons à Tom Dashle et le Sénateur Abourezk… avant même le retour à a démocratie au Brésil, en 1985, il avait réussi à faire fermer une base militaire au Texas réputée pour ses formations aux “techniques subversives” y compris la fabrication de bombes et la planification d’attentats. Dans la foulée, l’OPS se vit accuser d’être le chef d’orchestre de la répression policière et la CIA se rendit compte qu’elle ne pouvait plus maintenir la façade de cette antenne. Les fonds furent coupés et l’OPS disparut… pour être remplacé par des actions ponctuelles, menées par des “sous-traitants” privés ou bien des milices de pays amis, formées au titre de la coopération militaire.
Si on regarde en arrière, qu’est-ce qui a changé depuis 1975 ? Au Brésil, une commission Vérité et Réconciliation a été mise en place et elle a identifié 339 cas d’assassinats politiques commandités par le gouvernement militaire. En 2002, un ancien leader syndical, ex-prisonnier politique sous la dictature, du nom de Luiz Inacio Lula da Silva à été élu président du Brésil. Il sert aujourd’hui son deuxième mandat.
Fernando Gabeira est rentré au Brésil et a écrit un livre où il raconte l’enlèvement de l’ambassadeur des Etats-unis, son arrestation et son séjour en prison. Le livre est devenu un best-seller au Brésil. Gabeira est devenu député et, en octobre dernier, a failli, à 1,4% près, devenir le maire de Rio de Janeiro.
Et aux Etats-unis, qu’est ce qui a changé ? En 1975, les officiels U.S. se voyaient encore obligés de cacher le fait qu’ils pratiquaient la torture. Ils niaient et avaient honte de ce qu’ils faisaient. Aujourd’hui, tant les théoriciens que les praticiens de la torture donnent l’impression de légitimer ce qu’ils font, voire même d’en être fiers.
[A.J. Langguth –
Los Angeles Times - revu par l'auteur pour PLN –
03/05/2009 –
Trad. Gregor Seither]
http://libertesinternets.wordpress.com/2009/05/16/la-tort...
Source originale : http://www.latimes.com/news/opinion/commentary/la-oe-lang...
2-2 Tortures américaines d’inspiration française.
Le 15 avril l’administration Obama a publié le mémorandum de la torture, qui autorisait la CIA à torturer des présumés terroristes islamistes lors des interrogatoires entre 2002 et 2005.
Le mémo décrit quelques tortures mises en œuvre par les services secrets américains, à l’encontre de détenus convaincus de terrorisme islamiste. Le mémo détaille uniquement quelques unes des méthodes censées faciliter l’interrogatoire. Tel que ; la mise à nu du détenu, sa privation de sommeil, son enchainement ou le port de couches-culottes. Il est décrit l’altération des conditions de vie et de la nourriture des détenus. Il est aussi détaillé les parties du corps où il est possible de frapper le détenu. Enfin il est fait mention des symboliques waterboarding (simulacre de noyade) ou walling (jeté contre un mur), légalisés en février 2009 par l’administration Bush. Tout cela avait été en partie révélé par le scandale des tortures de la prison irakienne d’Abou Ghraib.
Assez opportune, la révélation de ce mémo par Barack Obama est censée apporter plus de transparence à l’administration américaine et lui donner une image neuve. De là à penser que cela servirait au calcul politique, pour amoindrir encore la côte de popularité des conservateurs ou même pour simplement détourner l’attention de la difficulté de la relance économique. On peut noter aussi que certaines parties du mémo sur la torture ont été censurés. On peut donc supputer, que certaines autres pratiques que celles révélées ont toujours le droit de cité dans les services secrets américains. Barack Obama a aussi promis une totale impunité à tous les agents des services qui ont participé aux opérations de torture. Bien que l’intention d’une opération main propre soit louable, elle doit aussi être regardée d’un oeil critique.
Il serait pourtant facile de crier :“horreur”, face à ces pratiques barbares, justifiées par l’administration américaine, par le seul prétexte de sous tirer quelques informations, pouvant servir à la sécurité nationale. Mais en tant que français, je me sens obligé de m’abstenir, de juger les méthodes américaines. Nous ne sommes pas des modèles.
Près de nous, il suffit de connaitre les méthodes policières utilisées lors des gardes à vue ou des arrestations, pour se convaincre que la France est proche des méthodes de torture : Rapport Amnesty internationnal. On peut se souvenir encore de la condamnation de la France par la CEDH (Selmouni contre France en 1999) pour torture, traitement inhumain ou dégradant.
Plus loin de nous, nous avons nous aussi organisé et institué la torture en France, lors d’évènements terroristes. Je pense à la guerre d’Algérie. La France a alors excellé dans la pratique des tortures et de la guerre subversive en vue de soutirer des informations au torturé ou parfois même simplement par vice.
Il était par exemple préconisé de frapper le supplicié au visage ou dans les organes génitaux, à coups de bâton, de tuyau ou aux poings. La spécialité c’est le fallaqa (le coup de bâton, de fil électrique sur la plante des pieds). Il y aussi la méthode du chiffon. On attache le torturé, puis on place un chiffon dans sa bouche, pour introduire de l’eau sale afin de remplir l’estomac du supplicié. Enfin on le frappe pour faire régurgiter l’eau. On suspend par les poignets ou les chevilles pour frapper le torturé. Nous avons littéralement inventer la torture électrique. On attache le supplicié sur une chaise, et on le raccorde à des fils électriques, de préférence à des parties sensibles (parties génitales ou mamelons). On invente même la matraque électrique pour torturer, ancêtre en quelque sorte du tazer. On brûle aussi, à la cigarette, on provoque des brûlures à l’essence, ou plus moderne on utilise le chalumeau ou le fer à souder. L’une des pratiques de l’armée française, c’est l’épreuve de l’échelle. On attache le supplicié à une échelle et on la laisse tomber face contre terre, ce qui provoque des fractures au visages ou plus souvent un écrasement de la face. On arrache aussi poils et peau à la tenaille ou plus simplement on utilise des armes blanches. On pratique aussi des tortures psychologiques, en simulant des exécutions, en provoquant des insomnies, en faisant croire au supplicié que l’on s’apprêtait à commettre des viols sur ses parents. On prive d’hygiène, de nourriture et on maintient les détenus dans des trous recouvertes de barbelés. Nous n’avons donc rien à envier à l’administration américaine en matière de torture. Et nous nous sommes jamais excusé pour ces pratiques. Au mieux nous avons accordé une indemnité forfaitaire, en 2005, aux victimes des dérapages de l’armée française dans le courant de la guerre d’Algérie.
Ce que l’on sait moins c’est que la France a théorisé ces méthodes de torture et de guerre subversive, au point de l’ériger en modèle. On enseignera dans certaines écoles militaires après la guerre d’Algérie des leçons de “guerre contre révolutionnaire”. ou plus prosaïquement, de torture Les méthodes françaises deviennent un modèle de pratique. Le colonel Trinquier a par exemple théorisé le savoir faire français dans deux ouvrages de référence ;“La Guerre moderne” et “Guerre, subversion, révolution“. Les bourreaux français vont même s’exporter et vendre leurs compétences à l’étranger.
On retrouvera beaucoup de mercenaires de la tortures françaises en Amérique du sud, en tant qu’instructeurs des tueurs de l’opération condor. Mais aussi ‘ils vont aussi participer à des plans de formation des militaires américains.
Le premier mémorandum sur la pratique des interrogatoires de l’armée américaine, publié en 1963 ? est totalement d’inspiration française ; the Kurbark counter intelligence interrogation.
Je me retourne sur l’histoire de mon pays, pas si loin de moi. J’ai seulement honte d’être français et d’être occidental. Le 11 Septembre 2001, les journaux français titraient on est tous des américains.
Je partage donc avec eux cette honte, d’appartenir à des terres occidentales qui prônent les droits de l’Homme et pourtant pratiquent la torture.
http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/t...
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30.05.2009
n°437 - Les Dossiers d'Irak - 28/05 – Début - : Le Programme Guerrier D'Obama.
n°437 - Les Dossiers d'Irak - 28/05 – Début - : Le Programme Guerrier D'Obama.
Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix
Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre
Les Dossiers d'Irak
N° 437 28/05/09
C.De Broeder & M.Lemaire
Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be
| Sommaire : 1 Dossier & Point de vue 1-1James Cogan : Le Programme Guerrier D'Obama. 1-2 Bill Van Auken : Panetta et la guerre sans fin de Washington. Suite 1-3 Joe Kishore : Le « débat » Obama-Cheney et la menace de dictature aux Etats-Unis. 1-4 Torture Sexuelle utilisée par les Américains : Ce qui est Connu et Ce qui Reste Inconnu. 1-5 Sévices: Photos 'secret d'Etat'. Fin. 1-6 Mike Malloy : Voilà L'Amérique Qu'Obama veut Cacher. 1-7 Tzvetan Todorov : De braves américains devenus tortionnaires. 1-8 Les réactions après que : Le département de la Justice des États-Unis a rendu publics quatre notes de service secrètes de l'administration Bush. 2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage 2-1 Rappel: Les faits et non le blabla! 2-2 Condoleezza Rice, criminelle de guerre, tu n'es pas la bienvenue au Canada! 2-3 Joelle Penochet : Journée Internationale des Semences dédiée aux Irakiens et aux Afghans. |
Avant propos
Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- pour désigner les résistants qui osent leur résister...
Tiré à part
Ambition invariable de domination mondiale des États- Unis
Les États-Unis ont récemment rendu public leur budget militaire pour 2010. Selon les chiffres donnés, ils ont l'intention de dépenser 534 milliards $ à des fins militaires au cours de la prochaine année budgétaire.
Commentant l'annonce, un analyste de Rodong Sinmun notait le 22 mai :
Il s'agit d'une hausse de 4 % par rapport au budget de 2009 de l'administration Bush. Les dépenses militaires annoncées sont plus grandes que les budgets militaires combinés des 25 pays possédant les plus grands budgets militaires.
Au sujet de l'orientation politique de la nouvelle administration américaine, il note :
L'objectif stratégique et l'ambition hégémonique des États-Unis est de placer le monde et ses près de sept milliards d'habitants sous leur domination et contrôle.
Pour l'atteindre, ils se lancent dans une folle course aux armements et se livrent à l'agression et à la guerre.
La nouvelle administration est résolue à déplacer le théâtre de sa « guerre anti-terroriste » vers le Pakistan et d'intensifier l'agression menée sous cette enseigne par l'administration précédente.
Elle multiplie les menaces contre les pays anti-impérialistes et indépendants comme la RPDC.
Les États-Unis accusent à tort la RPDC d'avoir violé des ententes avec le lancement réussi du satellite Kwangmyongsong-2 dans le cadre de son programme spatial à des fins pacifiques. Ils ont fait pression sur le Conseil de sécurité de l'ONU pour qu'il émette une « déclaration présidentielle » déraisonnable.
Ils multiplient également les pressions sur l'Iran, trouvant des défauts à son projet de développement nucléaire à des fins pacifiques.
La nouvelle administration américaine accroît également les efforts du côté du programme de défense anti-missile, qui provoque une course mondiale aux armements, et cherche à réaliser ses ambition de domination mondiale par l'expansion et le renforcement de l'OTAN.
Cela prouve de façon éloquente que peu importe à quelle fréquence changent les régimes aux États-Unis, les ambitions impérialistes de domination mondiale basées sur « le droit du plus fort » et un scénario d'hégémonie restent inchangées.
- Agence télégraphique centrale coréenne,
22 mai 2009 -
http://www.cpcml.ca/francais/Lmlq2009/Q39103.htm#5
1 Dossier & Point de vue
Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information
1-1James Cogan : Le Programme Guerrier D'Obama.
A la rhétorique mensongère anti guerre d'Obama lors de sa campagne présidentielle succède une "real politik" brutale, d'autant plus brutale que l'homme est un habile manipulateur de mots et slogans, servant d'écran de fumée aux véllèités hégémoniques impérialistes mondiales US.
Obama a déjà du sang de civils afghans et pakistanais sur les mains, et cela ne fera qu'empirer dans les prochains mois.
Les soldats français n'ont pas à servir de chair à canon pour satisfaire le puissant lobby militaro- industriel US dont Obama est le larbin.
Qu'est ce qu'on fait en Irak ?
Envahissons le Pakistan !
Le Programme Guerrier D'Obama
Dés les premiers jours de son entrée en fonctionnement, l'Administration Obama a clairement affiché sa volonté d'escalader la guerre pour soumettre le peuple afghan, intensifier les frappes US sur des cibles à l'intérieur du Pakistan et continuer l'occupation de l'Irak indéfiniment.
Ce qui est entrain de se préparer c'est une escalade brutale de la violence militaire US en Afghanistan et un élargissement de la conflagration dans la région.
Obama a quitté une réunion de deux heures avec les chefs d'état major conjoints hier ( 28/01/09 ndlt) s'engageant à faire en sorte que l'armée reçoive les "ressources et le soutien" nécessaires pour combattre les guerres menées par les US. Il a dit aux journalistes qu'il allait bientôt annoncer "des décisions difficiles que nous allons devoir prendre concernant l'Irak et l'Afghanistan."
Le contenu de ces décisions est apparu mardi lors de la déposition du ministre de la défense Robert Gates devant le Sénat et les Comités sur les forces armées. La nomination de Gates est la preuve sans ambiguïté que le nouveau Président a renoncé à sa rhétorique de campagne qui faisait appel à un sentiment anti guerre largement répandu chez le peuple américain. Gates a été au service l'Administration Bush au même poste pendant ces deux dernières années, et a dirigé l"escalade de la guerre en Irak de début 2007 à début 2008.
Gates a dit aux Sénateurs : " il y a peu de doute que notre plus grand défi militaire actuellement c'est l'Afghanistan. Comme vous le savez, les US se sont concentrés plus sur l'Asie Centrale ces derniers mois. Le Président Obama a fait clairement comprendre que le théâtre d'opération en Afghanistan doit être notre priorité militaire à l'étranger."
Il a ajouté que la guerre en Afghanistan serait "longue et difficile". il a évalué la durée du conflit à court terme à "cinq ans" - au moins jusqu'en 2014. il a dit qu'une augmentation des pertes américaines était "probable" avec un accroissement des opérations contre l'insurrection anti occupation menée par les loyalistes de l'ancien régime des Talibans et d'autres mouvements islamistes afghans.
Gates a mis l'accent sur le fait qu'alors que la nouvelle Administration escalade l'action militaire en Asie Centrale, elle n'a pas l'intention de se retirer d'Irak. Mettant en garde sur le fait que la résistance pourrait surgir contre les forces US en Irak, il a dit qu' " il se pourrait qu'il y ait des jours difficiles à venir pour nos troupes". Même si des unités désignées comme "combattantes" sont retirées, en gros selon l'agenda de 16 mois prévu par Obama, Gates a insisté qu'une force d'une certaine taille resterait et " nous devons encore nous attendre à être impliqué en Irak à un certain niveau pendant un grand nombre d'années à venir."
Il a dit au Comité du Sénat qu'Obama enverrait 30 000 soldats américains supplémentaires en Afghanistan dés que possible.
La première des quatre brigades de combat demandées l'année dernière par le Général David McKiernan, le commandant des forces US et de l'OTAN en Afghanistan, a déjà occupé des positions à l'Est de la capitale Afghane, Kaboul. Les 3500 soldats de la 10ème Division Mountain ont commencé leurs opérations dans les provinces de Wardak et du Logar.
Des analystes ont prédit qu' Obama donnera l'ordre à la Brigade du deuxième corps expéditionnaire de Marines de se déployer en Afghanistan à la mi printemps. Une autre brigade de Marines suivra à la mi été. La dernière brigade supplémentaire arrivera avant la fin de l'année.
L'intensification des combats ne se limitera pas à l'Afghanistan.
Les insurgés à dominantes ethnique Pashtoun Afghane ont des refuges sûrs et des soutiens indirects parmi la population Pashtoun dans les Zones Tribales sous Administration Fédérale au Pakistan ( FATA).
Par conséquent les US et l'OTAN ont été incapables d'empêcher la résistance afghane de lancer des attaques quotidiennes à travers des zones entières du Sud de l'Afghanistan et de se réapprovisionner à la fois en armes et en hommes.
Conséquence, la détermination d'Obama à placer l'Afghanistan sous contrôle US conduira à des opérations militaires de vaste envergure et en profondeur en territoire pakistanais.
"C'est impossible" a déclaré Gates, " de dissocier l'Afghanistan du Pakistan, compte tenu de la porosité des frontières entre eux". Il n'a laissé planer aucun doute sur le fait que l'armée US continuerait ses attaques aériennes à l'intérieur du Pakistan, sans tenir compte de l'opposition du gouvernement et du peuple pakistanais, sous prétexte que les cibles sont liées à Al Qaeda.
La principale raison de l'invasion de l'Afghanistan en 2001 ce n'était pas pour combattre le terrorisme, mais pour créer une base pour marquer l'influence US sur d'anciennes républiques soviétiques riches en ressources en Asie Centrale.
Lors de l'élection présidentielle de l'année dernière, Obama a servi de porte parole pour des factions de l'Establishment américain qui avaient conclu que de se préoccuper de l'Irak avait eu comme résultat que l'Asie Centrale était entrain de passer sous tutelle économique et politique de la Russie et de la Chine.
Le fait de se reconcentrer sur l'Afghanistan a pour but de renverser cette tendance.
Sous prétexte de sécuriser des voies d'approvisionnement pour les forces armées US qui augmentent, une diplomatie intense est organisée pour établir des droits d'accès et des bases militaires dans des états d'Asie Centrale tels que le Kazakhstan et l'Uzbekistan. Actuellement, la majorité des approvisionnements des forces US et de l'OTAN en Afghanistan se font à travers des défilés frontaliers dans le FATA et sont sujets à des attaques croissantes par les insurgés. Après le sommet de l'OTAN de lundi, le gouvernement russe a annoncé qu'il était prêt à autoriser l'utilisation de son territoire et de son espace aérien pour le transport d'approvisionnements US et OTAN pour l'Afghanistan.
La déposition de Gates indiquait aussi un changement dans les relations entre les US et le gouvernement fantoche qu'ils ont installé à Kaboul du Président Hamid Karzai. Parallèlement à son combat contre "le terrorisme" l'Administration Bush avait justifié l'occupation de l'Afghanistan en faisant constamment référence au fait d'apporter au peuple afghan "la démocratie", "le développement" et les"droits de l'homme".
Gates a réfuté de telles affirmations de la part d'Obama disant aux Sénateurs : " si nous nous fixons comme objectif d'établir une sorte de Valhalla en Asie Centrale , nous perdrons... car personne au monde ne dispose pour cela du temps nécessaire, de la patience et de l'argent, pour être honnête..."
C'est une politique réaliste brutale que suivra l'Administration Obama en Afghanistan. Le gouvernement Karzai est souvent critiqué dans les cercles de politique étrangère US pour sa corruption endémique et son manque de popularité parmi les Afghans. Une raison plus importante pour le refroidissement des relations US Karzai c'est les critiques fréquentes faites publiquement par ce dernier contre les frappes aériennes US qui ciblent et tuent des civils afghans. L'Administration Obama a bien l'intention d'escalader le bain de sang et ne supportera aucune interférence de son régime client.
Le New York Times a rapporté mercredi qu'Obama pourrait soutenir une campagne pour remplacer Karzai lors des prochaines élections qui auront lieu en fin d'année. L'alternative à la création d'un gouvernement central fort c'est le modèle irakien du "renforcement". Le commandant des forces armées US en Irak, le Général David Petraeus - qui actuellement dirige le Commandement Central des US- a autorisé des officiers dans certaines parties de l'Irak à corrompre des dirigeants de l'insurrection pour qu'ils changent de camp, en échange d'argent et de pouvoir local.
De la même manière, des sources proches de l'Administration Obama ont dit au Times que cela "marcherait avec des dirigeants provinciaux comme alternative à un gouvernement central, et que les alliés européens prendraient en charge le développement économique et la reconstruction nationale, de sorte que les forces américaines puissent se concentrer sur le combat contre les insurgés".
Le résultat de cette politique pourrait être des tensions plus grandes entre les US et les puissances européennes. Lors de sa déposition, Gates a demandé que les états membres de l'OTAN fournissent plus de troupes et de ressources pour la guerre en Afghanistan.
Même avec un supplément de 30 000 soldats les forces d'occupation seront encore sérieusement en sous nombre.
Cependant, en pleine occupation de l'Irak et d'une crise économique, Gates a dit au Sénat qu'il était "sceptique" quant à la possibilité pour l'armée US de fournir " des forces américaines supplémentaires au delà de ce qu'avait déjà demandé le Général McKiernan."
Sous Bush, les états membres de l'OTAN, en particulier l'Allemagne, la France, l'Italie, et la Turquie, ont constamment rejeté les demandes des US qu'ils augmentent significativement leur implication dans le conflit Afghan. Ils doivent maintenant décidé comment répondre à la Maison Blanche d'Obama.
Un correspondant de la BBC a fait ce commentaire mardi : " si les alliés de l'OTAN hésitent maintenant, les implications à long terme d'une séparation des US de l'Europe pourraient être sérieuses.... Le problème qui émerge pourrait perturber le sommet de l'OTAN pour le 60ème anniversaire qui doit avoir lieu début Avril."
Des millions d' Américains ont été orientés vers un vote Obama et le Parti Démocrate en s'imaginant qu'il prendrait un tournant décisif pour s'éloigner des années de militarisme et d'interventions néo-coloniales qui ont marqué les années Bush.
Au lieu de cela, ils doivent affronter une Administration qui est tout aussi déterminée que celle de Bush à utiliser la force militaire brutale pour sécuriser les intérêts économiques et stratégiques de l' Impérialisme Américain.
Des milliers de vies Afghanes et Pakistanaises, et des centaines si ce n'est des milliers de soldats américains vont être sacrifiés au cours de ce processus.
La réalité met en évidence le caractère dégradé de la "Démocratie" aux US, la nécessité d'une rupture avec les deux partis de l’Impérialisme US, et une réorientation politique fondamentale de la classe ouvrière vers un programme socialiste et international.
James Cogan
WSWS
29/01/09
Article d'origine en anglais
http://www.planetenonviolence.org/Le-Programme-Guerrier-D...
1-2 Bill Van Auken : Panetta et la guerre sans fin de Washington.
Après une semaine de récriminations acerbes entre la Central Intelligence Agency et la speaker démocrate de la Chambre des représentants Nancy Pelosi au sujet de ce qu’elle savait sur la torture, le directeur de la CIA Leon Panetta a tenté de mettre un terme à cette discussion publique, employant un discours qui répétait la rhétorique de l’administration Bush.
Dans son premier discours public depuis sa nomination par Obama à la tête de la CIA, Panetta à affirmé que les Etats-Unis étaient « une nation en guerre » et insisté que les crimes de l’administration Bush ne devaient pas nuire aux opérations actuelles de l’armée américaine et des services du renseignement.
« Je ne les prive pas de la chance de tirer les leçons de cette période », a déclaré Panetta devant le Pacific Council on International Policy à Los Angeles. « Mais… nous devons faire très attention à ne pas oublier notre responsabilité envers le présent et le futur. Nous sommes une nation en guerre. Nous devons faire face à cette réalité tous les jours. Et bien qu’il soit important de tirer les leçons du passé, nous ne devons pas le faire de sorte que cela puisse sacrifier notre capacité de demeurer concentrés sur… ceux qui menacent les Etats-Unis d’Amérique. »
« Nous sommes une nation en guerre. » Cette phrase a été invoquée des centaines sinon des milliers de fois par Bush, Cheney, Rumsfeld, Rice, Gonzales et d’autres pour justifier les atrocités militaires en Irak et en Afghanistan, la torture, la restitution extraordinaire, l’espionnage illégal de ses citoyens ainsi que l’auto-attribution impériale par la présidence de pouvoirs sans précédent.
Plus tôt cette année, des conseillers de la Maison-Blanche avaient communiqué aux médias que l’administration Obama laissait tomber les références à la « guerre mondiale contre le terrorisme », la justification passe-partout de l’administration Bush pour ses guerres à l’étranger et son attaque contre les droits démocratiques au pays.
Il devient de plus en plus évident cependant que les méthodes amenées par Bush sont maintenues pratiquement intactes par la nouvelle administration démocrate et que la rhétorique malhonnête employée pour les justifier ressemble de plus en plus à celle de son prédécesseur.
Qu’est-ce que cela signifie que d’affirmer que les Etats-Unis sont « une nation en guerre » ?
Le Congrès américain n’a lancé aucune déclaration de guerre contre un pays.
Les Etats-Unis sont une nation en guerre seulement dans le sens où son armée est perpétuellement utilisée pour mener des invasions illégales, des occupations néocoloniales, des bombardements, des assassinats et d’autres actes de violence contre les peuples qui ont le malheur de se trouver dans le chemin du capitalisme américain et de son pillage des ressources et des marchés mondiaux.
L’identité de l’ennemi dans cette guerre sans fin est laissée délibérément imprécise car les cibles de l’agression militaire américaine changent constamment.
Ainsi, Panetta ne fait référence qu’à « ceux qui pourraient menacer les Etats-Unis ».
Dire que c’est un langage digne d’un roman d’Orwell n’est pas exagéré.
L’état de guerre perpétuel imposé aux citoyens opprimés de l’Océania dans « 1984 » aurait pu être écrit comme une allégorie pour la politique moderne de l’Etat américain tant sous Bush que Obama.
Panetta n’a rien laissé à l’imagination sur les implications de ce prétendu état de guerre.
Le directeur de la CIA a dit qu’il ne « lui enlèverait pas », parlant ici du Congrès américain, « l’occasion d’apprendre les leçons de cette période ». Toutefois, il a averti que toute enquête doit être entreprise d’une façon « très prudente ». Une enquête sur les crimes de guerre du passé ne doit pas interférer avec les crimes de guerre présents et futurs.
Cet avertissement de restreindre toute enquête sur la torture, et avant tout ne pas permettre qu’un haut responsable ne soit reconnu coupable d’un tel crime, vient après le déni par Panetta des déclarations qu’a faites Pelosi la semaine dernière. Elle avait dit que la CIA lui avait menti en 2002 en disant ne pas utiliser la simulation de noyade (waterboarding) dans ses interrogatoires.
Il ne s’agit pas de passer sous silence la complicité de Pelosi dans la politique de la torture. Mais il est un fait extraordinaire que Panetta, un individu nommé à son poste par le président, n’a eu aucune retenue à contredire publiquement la speaker élue de la Chambre des représentants qui est, selon la constitution, la deuxième sur les rangs de ceux qui remplacent le président, après le vice-président.
Lorsque Panetta avait été nommé directeur de la CIA, les républicains et quelques démocrates ont souligné qu’il n’avait aucune expérience dans le domaine du renseignement.
Au bout du compte, toutefois, il fut confirmé unanimement par le Sénat dans son poste.
Il est un individu en qui, très clairement, l’élite dirigeante américaine a pleine confiance qu’il protégera ses intérêts. Il a commencé sa carrière en tant qu’adjoint républicain dans l’administration Nixon pour ensuite devenir un démocrate élu au Congrès et finalement premier secrétaire du président Clinton. Après, il a profité de ses nombreuses relations dans les centres du pouvoir de la finance et du monde des affaires, tout en continuant à demeurer très impliqué dans la politique d’Etat. En 2006, il s’est joint au groupe d’étude de l’Irak qui s’était fixé comme objectif de faire adopter un changement de tactique quant à la politique de guerre des Etats-Unis.
En 2008, il a été payé plus de 830 000 $ en frais de consultations et en honoraires par des compagnies comme BP Corportation, Merrill Lynch et le Groupe Carlyle.
Panetta parle au nom de l’Etat dans l’Etat, de l’appareil permanent des agences du renseignement et de l’armée qui dominent le gouvernement américain peu importe quel parti est au pouvoir.
Ces couches rechignent après l’exposition très limitée des crimes de l’administration Bush par la publication des mémos sur la torture le mois passé. C’est ce qui a été indiqué dans un article qui a été publié mardi passé dans le Washington Post par Walter Pincus, un individu ayant des liens étroits avec la CIA. Il a parlé d’inquiétudes du « personnel de l’agence » qui pense ne plus pouvoir « mener des interrogatoires de façon efficace » étant donné les nouvelles règles sur la torture et les « autres opérations en Afghanistan et au Pakistan qui doivent être elles aussi revues ».
Les démocrates cèdent complètement lorsque soumis à ce type de pression. L’attaché de presse d’Obama a refusé de prononcer le moindre mot sur le différend entre Pelosi et Panetta alors que les démocrates au Congrès craignent le débat sur la torture, le décrivant de plus en plus souvent comme une distraction.
L’administration Obama agit de façon à continuer et politiquement légitimer la politique criminelle mise en place par l’administration Bush tout en protégeant les personnes qui en sont responsables.
Les deux guerres lancées pour affirmer l’hégémonie américaine sur le golfe Persique et l’Asie centrale continuent de bénéficier du soutien des deux partis. Obama est lui-même responsable de crimes de guerre, y compris le bombardement qui a tué 150 civils ce mois-ci en Afghanistan.
L’espionnage au pays, la restitution extraordinaire et les commissions militaires ont été maintenus par l’administration. La torture recommencera inévitablement et est probablement même déjà recommencée.
Ultimement, tout ce processus révèle la futilité des élections sous le système biparti des Etats-Unis. Ceux qui prennent le pouvoir, Obama autant que Bush, ne sont pas responsables devant le peuple américain, mais bien devant une mince couche de la population constituée d’une oligarchie financière, du commandement militaire et des agences du renseignement : ceux qui contrôlent véritablement les Etats-Unis.
Bill Van Auken
22 mai 2009
http://www.alterinfo.net/Panetta-et-la-guerre-sans-fin-de...
08:50 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : irak, moqtada sadr, obama, résistance, occupants, bagdad, bombardements, al-qaïda, américains, al-maliki
n°437 - Les Dossiers d'Irak - 28/05 – Suite - : Le Programme Guerrier D'Obama.
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Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix
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N° 437 28/05/09
C.De Broeder & M.Lemaire
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| Sommaire : 1 Dossier & Point de vue 1-3 Joe Kishore : Le « débat » Obama-Cheney et la menace de dictature aux Etats-Unis. 1-4 Torture Sexuelle utilisée par les Américains : Ce qui est Connu et Ce qui Reste Inconnu. 1-5 Sévices: Photos 'secret d'Etat'. |
1-3 Joe Kishore : Le « débat » Obama-Cheney et la menace de dictature aux Etats-Unis.
Mardi 26 Mai 2009
L’incroyable confrontation publique entre le président Barack Obama et l’ancien vice-président Dick Cheney survenue jeudi matin a dévoilé la fragilité du gouvernement constitutionnel et la profonde crise de la démocratie américaine.
Lors de son discours public aux Archives nationales de Washington, Obama a accusé la précédente administration de violer la Constitution.
Ce discours d’Obama, consacré à la défense de sa décision de fermer le camp de prisonniers de Guantanamo, avait été planifié à la dernière minute.
L’objectif était clairement de contrecarrer l’attaque de Cheney, le président en ayant été averti.
L’attaque est survenue seulement quelques minutes après la fin des remarques d’Obama.
Cheney, s’adressant à des membres d’un groupe de réflexion de droite du renseignement, a dénoncé le président de façon provocatrice et acerbe.
Tournant en dérision les critiques d’Obama sur la politique d’ « interrogatoire musclé » de l’administration Bush, autrement dit la torture, l’ancien vice-président a presque accusé le président de vouloir aider et encourager les ennemis des Etats-Unis.
Cheney se trouve au centre d’une campagne de plus en plus incisive visant à mobiliser l’opposition au Congrès et, encore plus inquiétant, parmi ses alliés politiques et sympathisants dans l’armée et la Central Intelligence Agency, contre l’administration Obama.
Le développement de l’influence de cette campagne a été reflété par le vote écrasant mercredi au Congrès qui s’est opposé au plan d’Obama de fermer la prison de Guantanamo.
Le Sénat, dont la plupart des démocrates, soutenu par le témoignage du directeur du FBI, Robert Mueller III, qui a soulevé la menace posée par le transfert potentiel de prisonniers vers les pénitenciers des Etats-Unis, a voté contre la proposition de fermeture de Guantanamo.
En tentant de défendre les politiques de son administration, Obama a présenté ses propres décisions comme un certain effort d’arrière-garde désespéré pour rétablir le gouvernement constitutionnel aux Etats-Unis après huit ans d’illégalité endémique de la part de l’administration précédente.
Il a souligné la gravité de la menace posée au pouvoir constitutionnel en faisant remarquer qu’il prononçait son discours dans un couloir qui affichait les documents fondateurs de la démocratie américaine : la Déclaration d’indépendance, la Constitution et la Déclaration des droits.
Obama rappela à son auditoire qu’il avait « juré de préserver, protéger et défendre la Constitution », et déclara que « nous ne devons jamais, par opportunisme, tourner le dos à ces principes durables ».
Obama a affirmé que sous la précédente administration, « notre gouvernement a pris des décisions basées sur la peur plutôt que la prévoyance; et bien trop souvent notre gouvernement a changé les faits et les preuves pour les adapter aux prédispositions idéologiques ».
Appelant au rétablissement de « la loi et du jugement en bonne et due forme », Obama a déclaré que « les décisions prises au cours des huit dernières années ont établi une approche légale improvisée pour combattre le terrorisme qui n’était pas efficace et qui ne pouvait être soutenue : un cadre qui n’était pas basé sur nos traditions légales et institutions de longue date et qui ne s’est pas laissé guider par nos valeurs ».
Les politiques de l’administration Bush, a-t-il dit, ont miné « la loi ».
Dans la section la plus significative de son discours, qui nous informe sur la nature des luttes politiques qui ont fait rage aux plus hauts échelons de l’Etat, Obama a déclaré que les opposants de sa politique « adopte une perspective qui peut être résumée ainsi : “Tout est permis”. Leurs arguments suggèrent que l’objectif de la lutte contre le terrorisme peut justifier tous les moyens et que le président devrait avoir toute l’autorité voulue pour faire ce qu’il désire, admettant qu’ils soient d’accord avec ce président. »
Ayant recours à des euphémismes contredisant le sérieux de ses déclarations, Obama a mis en garde contre la présence de puissantes forces qui étaient prêtes à rompre avec les normes constitutionnelles : « De temps en temps, a-t-il dit, certains pensent que la sécurité et le succès des Etats-Unis exigent que nous nous éloignions des principes sacrés enchâssés dans cet édifice.
Nous pouvons entendre de telles voix aujourd’hui. »
La voix principale à laquelle il faisait référence était celle de Cheney.
Le président ne se serait pas senti obligé de répliquer à l’ancien vice-président si Obama le percevait comme un excentrique de droite mécontent.
En fait, Obama sait que Cheney, celui qui prenait vraiment les décisions dans l’administration Bush et l’homme qui avait dirigé un gouvernement secret, détient une énorme influence au Pentagone, à la CIA et dans d’autres sections moins connues de la bureaucratie du renseignement et de l’armée qui exerce un vaste pouvoir et qui n’est responsable devant personne.
Dans ses remarques devant l’American Enterprise Institute, Cheney est passé à l’offensive contre Obama, traitant personnellement avec mépris l’administration et le président.
Les critiques d’Obama des méthodes d’interrogatoire « sont très injustes envers ceux qui travaillent dans les renseignements et les avocats qui méritent beaucoup mieux pour leurs services dévoués, » a déclaré Cheney. « Le danger ici est la perte de l’emphase sur la sécurité nationale et ce que ça requiert. »
Sur un ton menaçant, Cheney ajouta : « Je conseillerais à l’administration d’être très prudente à l’avenir. »
L’ancien vice-président a pratiquement accusé Obama d’aider les terroristes et de commettre une trahison.
« Divulguer les mémos des interrogatoires étaient absolument à l’opposé des intérêts de sécurité nationale des Etats-Unis, » a-t-il déclaré. « De l’information top secrète se retrouvent maintenant dans les mains des terroristes, qui viennent de recevoir un important ajout dans leur manuel d’entraînement. Partout dans le monde, les gouvernements qui nous ont aidés à capturer des terroristes vont craindre que des opérations conjointes sensibles soient compromises.
Et ceux qui travaillent à la CIA se demandent s’ils peuvent dépendre de la Maison-Blanche ou du Congrès pour obtenir un appui lorsque les choses vont se corser. »
Ces mots étaient particulièrement provocateurs et inquiétants, vu qu’ils évoquent délibérément des souvenirs des ressentiments de ceux qui travaillaient à la CIA contre l’administration Kennedy après l’invasion manquée de la baie des Cochons en 1961.
Cheney a joyeusement fait remarquer que la décision de divulguer les mémos a été opposée par des gens à la tête de l’administration Obama, incluant le directeur de la CIA, Leon Panetta, et le directeur du renseignement national, Dennis Blair.
Cheney s’est moqué de la « fausse indignation » de ceux qui ont critiqué les méthodes d’interrogation employées par l’administration Bush. « Au cours de ma longue expérience à Washington, peu de choses ont suscité autant d’indignation artificielle et de faux moralisme que les méthodes d’interrogation utilisées contre quelques terroristes capturés. »
Il ajouta que les critiques de ces méthodes « ne sont pas dans une position pour sermonner quiconque sur les “valeurs” ».
Sans ambiguïté, l’ancien vice-président a défendu les techniques d’interrogation de l’administration Bush, insistant que « complètement exclure les méthodes d’interrogations musclées dans le futur est imprudent à l’extrême ».
Il a continué en dénonçant la décision d’Obama de fermer Guantanamo, en lançant un avertissement : « Je pense que le président trouvera, après réflexion, que d’amener les pires terroristes aux États-Unis sera cause de grands dangers et regrets dans les années à venir. »
Ce n’est pas une exagération que d’affirmer que cette confrontation publique entre Obama et Cheney n’a pas de précédent dans l’histoire américaine moderne. Croire que cet échange amer entre le président et l’ancien vice-président ne soulève pas d’importantes questions sur la viabilité de la démocratie américaine est le comble de la complaisance.
Soyons clairs : Cheney parle pour les sections puissantes de la classe dirigeante, soutenue par des sections substantielles de l’appareil militaire et des services du renseignement, qui sont profondément hostiles à la démocratie.
Quant à Obama, sa propre position est minée par des contradictions politiques profondes et insolubles. Son plaidoyer pour que la constitution soit respectée est complètement infirmé par le fait que son administration a accepté sans question les prémisses essentielles sur lesquelles étaient basées la politique étrangère de l’administration Bush : les Etats-Unis mènent une lutte désespérée contre le « terrorisme ».
Tout en s’opposant à certains gestes de l’administration Bush, Obama évite prudemment de défier le mensonge politique fondamental à l’origine de tous ses crimes.
« Al-Qaïda planifie activement une autre attaque contre nous » a déclaré Obama dans le même discours mardi. « Nous savons que cette menace planera sur nous pour longtemps et que nous devons utiliser tous les composantes de notre pouvoir pour la défaire. »
Et en fait, a affirmé Obama, son administration mène cette lutte de façon plus cohérente en « luttant contre les extrémistes en Afghanistan et au Pakistan qui nous ont attaqué le 11-Septembre ».
Si Obama dit la vérité (que l’administration précédente a adopté une politique où « tout était permis »), alors les responsables doivent être poursuivis en tant que criminels politiques.
Au lieu de cela, Obama est venu à leur défense en les décrivant comme étant trop zélés dans la poursuite d’une noble cause. « Confronté à des menaces incertaines, a-t-il dit, notre gouvernement a pris une série de décisions rapides. Et je crois que ces décisions étaient motivées par le désir sincère de protéger la population américaine. »
En deux occasions, Obama a insisté que personne ne serait amené en justice pour les politiques de huit dernières années. Il s’est opposé à la création d’une commission indépendante et a insisté qu’il n’y aurait aucune tentative de « se concentrer sur le passé ».
En indiquant qu’il ne poursuivra les conspirateurs autour de Cheney, Obama ne continue en fait que sa politique de couardise et d’accommodation qui a caractérisé son administration depuis sa mise en place.
Chacune des ces concessions a encouragé les sections les plus à droite de l’Etat et a facilité la conspiration contre les droits démocratiques.
La temporisation d’Obama, ses reculs constants, sont déterminés par les intérêts de classe qu’il représente.
Peu importe les critiques qu’il fera de la politique de l’administration Bush, Obama a les mêmes objectifs essentiels. En termes de sa politique intérieure, il a continué à donner d’immenses sommes aux banques et aux investisseurs de Wall Street. En termes de politique militaire, il continue l’occupation de l’Irak tout en élargissant la guerre en Afghanistan et au Pakistan. Sa défense de la légalité est contredite par le fait que son administration a remis sur pied les commissions militaires pour juger les prisonniers de Guantanamo, a refusé de publier les photos sur la torture et, en général, a maintenu les mesures antidémocratiques de son prédécesseur.
Malgré les avertissements que donne Obama sur l’érosion de la démocratie aux Etats-Unis, son administration, par ses actes mêmes, en facilite et en accélère l’effondrement. Il est impossible de combiner la guerre impérialiste avec la démocratie. La dernière ne peut survivre sans une opposition à la première.
Obama est incapable d’exposer le véritable contenu social et politique de l’attaque de Cheney, parce que cela demanderait d’exposer les objectifs politiques et les intérêts de classe réactionnaires qui motivent la « guerre au terrorisme ». De plus, cela demanderait un appel à une large mobilisation du peuple américain en défense des droits démocratiques. Mais dans une époque où l’administration met en œuvre une politique intérieure qui défend les intérêts de l’élite financière, l’administration Obama n’a pas l’intention de soulever le mécontentement populaire.
La défense des droits démocratiques ne peut être entreprise par aucune faction de la classe dirigeante.
Les institutions de la ‘démocratie’ américaine sont déjà dans un état avancé de désintégration.
La défense des droits démocratiques dépend de l’organisation politique indépendante de la classe ouvrière.
Joe Kishore
25 mai 2009
http://www.alterinfo.net/Le-debat-Obama-Cheney-et-la-mena...
Obama Gang
1-4 Torture Sexuelle utilisée par les Américains : Ce qui est Connu et Ce qui Reste Inconnu.
Selon le rapport du Comité Des Forces Armées au Sénat récemment publié portant sur l'utilisation de "techniques d'interrogatoires cruelles" (euphémisme pour torture ndlr) la "mise à nu a été autorisée par le secrétaire à la défense (Rumsfeld) pour utilisation à GTMO (Guantanamo) le 2 Décembre 2002".
Il rapporte aussi que l'utilisation prolongée de la nudité a prouvé être si efficace qu'en Janvier 2003, elle a été approuvée pour utilisation en Afghanistan et fin 2003, a été adoptée pour utilisation en Irak.
"Enquête sur le traitement des détenus aux mains des US"
Le rapport du Sénat a été publié peu de temps après qu'un rapport du CICR (Comité International de la Croix Rouge) sur les techniques de torture utilisées par la CIA comme faisant partie de son programme de détention a été transmis sous le manteau par Mark Danner du " New York Review of Books".
L'attention médiatique s'est engouffrée sur ces rapports, se concentrant principalement sur l'utilisation du simulacre de noyade (ou ce que le CICR appelle plus précisément " suffocation par l'eau" ) et, en particulier, son utilisation 183 fois sur Khalid Sheikh Mohammed et 83 fois sur Abu Zubaydah.
Les médias ont porté moins d'attention sur d'autres éléments que le CICR appelle les "autres méthodes de mauvais traitements". Le rapport du Sénat identifie ainsi ces techniques : utilisation de chiens militaires, positions stressante et d'endurance physique, perturbation du sommeil/gestion du sommeil, privation sensorielle, et nudité. Le CICR les identifie comme suit : position debout prolongée stressante, tabassage en utilisant un collier, frapper et rouer de coups de pieds, confinement dans une boîte, privation de sommeil et utilisation de musique forte, exposition au froid/eau froide, utilisation prolongée de menottes et de chaînes, menaces, rasage forcé, privation/restriction d'approvisionnement en nourriture solide et nudité prolongée.
Ces rapports ensemble avec la publication récente des "mémos sur la torture" de l' Administration Bush ont aidé à focaliser l'attention nationale sur l'aspect honteux si ce n'est illégal de la guerre contre le terrorisme du roi Georges le fou. Cependant, ces rapports sont des documents "officiels" basés sur des révélations venant de sources très limitées. L'information rassemblée, bien que précieuse, est limitée par ces sources.
Les sources limitées restreignent l'accès du public à la connaissance de tout l'éventail de tortures utilisées par les agents des renseignements américains, les officiers militaires et les agents privés. Se concentrer sur la torture sexuelle qui inclut la nudité prolongée, révèle ce qui a été rendu public mais aussi la dimension de ce qui reste encore à porter à la connaissance du public.
Ne pas rendre compte publiquement de toute l'étendue de la torture sexuelle utilisée parallèlement à toutes les autres techniques d'interrogatoires "cruelles", crée une histoire "officielle" aseptisée. Les Américains ne sauront jamais quelles méthodes de torture ont été pratiquées en leur nom, ils ne pourront pas non plus demander des comptes à ceux qui ont ordonné et exécuté ces actions sauf s'ils vont chercher au delà des sources "officielles".
Le CICR a mené des interviews avec 14 " combattants ennemis" originaires de 8 pays. Les détenus ont été arrêtés sur une période d'un peu plus de trois ans, de Mars 2002 à Mai 2005. 11 de ces détenus ont été soumis à une nudité prolongée " pendant la détention et les interrogatoires, allant de plusieurs semaines en continu jusque plusieurs mois par intermittence".
Le CICR raconte ce qu'elle appelle les " présumées " expériences de 7 détenus ayant subi une nudité prolongée :
Khalid Sheikh Mohammed - laissé nu pendant un mois en Afghanistan.
Abu Zubaydah - laissé nu pendant deux semaines et demie en Afghanistan après s'être rétabli dans un hôpital pakistanais; il rapporte que par la suite on lui a fourni à plusieurs reprises des vêtements et puis on l'a laissé nu pendant plusieurs semaines de suite.
Walid Bin Attash - laissé nu pendant deux semaines en Afghanistan et de nouveau pendant un mois dans un deuxième centre de détention inconnu.
Encep Nuraman (aka Hambali) - laissé nu pendant 4 ou 5 jours en Thaïlande et une semaine en Afghanistan, puis par périodes intermittentes pendant lesquels il était laissé nu ou vêtu.
Majid Khan - laissé nu pendant trois ou quatre jours en Thaïlande puis en Afghanistan et 7 jours dans le troisième lieu de détention.
Mohammed Nazir Bin Lep - laissé nu pendant deux à trois mois en Afghanistan et puis a subi des périodes intermittentes où il était nu ou vêtu.
Détenu, nom non révélé - laissé nu pendant deux ou trois mois en Afghanistan et puis a subi des périodes intermittentes où il était nu ou vêtu.
Les sources de ces rapports proviennent d'interviews des détenus.
Le rapport du Sénat fournit une estimation tres différente de ce qu'il appelle " enlèvement de vêtement". Il fait clairement état que l'utilisation de la nudité bénéficiait d'un soutien fort de la CIA et de l'armée comme technique d'interrogatoire.
Il rapporte que la nudité a été importée en Irak, spécialement à la prison d'Abu Ghraib, d'Afghanistan et de GTMO.
Il déclare que cette technique a servi certain nombre d'objectifs d'interrogatoire, dont " humilier les détenus", " renouveler le choc de la capture des détenus" et comme récompense pour bonne conduite.
Elle était largement utilisée comme l'indique l'interview de deux officiers parmi un grand nombre interrogés. COL Jerry Philabaum, le commandant du 320ème MP, rapporte avoir vu " entre 12-15 détenus nus dans leurs propres cellules individuelles." CPT Donald Reese, commandant de la Cie du 372ème MP, a reconnu que la nudité prolongée était "connue de tous" et que c'était " une pratique habituelle d'arpenter les étages et voir des détenus transportant leurs vêtements et literie". D'autres officiers ont fait des déclarations identiques.
Comme le rapport du CICR, le rapport du Sénat se base principalement sur des interviews mais ce sont celles d'officiers de l'armée de la police militaire et des renseignements. En plus, le rapport du Sénat se base également sur des rapports militaires connus rendus public tel le rapport Fay bien connu, établi par le Major General George Fay. L'une de ses citations est particulièrement candide peut être plus révélatrice que ce qu'il voulait révéler à l'origine : " la détention créait un environnement qui exploitait la dépravation et la dégradation plutôt que le traitement humain des détenus." Le rapport mentionne aussi en passant une seule référence au rapport sur Abu Graib du Major Général Antonio Taguba.
Les premiers "combattants ennemis" sont arrivés à Guantanamo le 11 Janvier 2002, près d'un an avant que Rumsfeld autorise officiellement l'utilisation de la torture sexuelle. Selon une édition spéciale de CBS, un "avion de l'US Air Force en provenance d'Afghanistan a atterri à Guantanamo transportant 20 détenus, marquant le début de l'opération de détention" ( CBS News Gitmo Timeline, 24 Aout 2004). Dans le rapport du Sénat, SMU ( Special Mission Unit - Unité Mission Spéciale) le commandant de la Task Force/TF (dont le nom est noirci) déclare que quand il " a pris le commandement ( de Guantanamo) il a "découvert que certains détenus n'étaient pas autorisés à porter des vêtements" comme technique d'interrogatoire, ( noirci) a dit qu'il avait mis fin à cette pratique en Décembre 2003 ou Janvier 2004."
Ces révélations sur la nudité prolongée ont été peu discutées publiquement.
Comparée à des techniques bien pires employées, notamment celles de "suffocation par l'eau" frapper la tête, coups de pieds, positions stressantes, utilisation de chiens et privation de sommeil, la torture sexuelle semble plutôt bénigne. Pourtant, son objectif était, parallèlement à d'autres techniques, de saper la dignité humaine et créer un sentiment d'inutilité... ayant comme résultat, l'épuisement, la dépersonnalisation et la déshumanisation.
Cependant, s'appuyer sur d'autres sources permet de donner un autre aperçu, beaucoup moins aseptisé et bien plus sadique. Ce qu'on ne sait pas c'est si ces techniques supplémentaires ont été approuvées par l'armée US et les dirigeants civils ou étaient des actions improvisées d'officiers en ligne de front et de sous traitants? Quelques exemples illustrent ces techniques.
La meilleure source d'information sur l'utilisation de la torture sexuelle à Abu Ghraib reste le rapport Taguba.
Dans le sommaire du rapport, la liste d'actes "sadiques, d'abus criminels flagrants et gratuits" identifiés comme ayant été utilisés dans la prison :
- forcer les détenus à enlever leurs vêtements et les laisser nus pendant plusieurs jours de suite;
- enregistrer sur vidéo et photographier des détenus mâles et femelles;
- forcer des détenus mâles nus à porter des sous vêtements féminins;
- forcer des groupes de détenus mâles nus à se masturber tandis qu'on les photographiait et on les enregistrait sur vidéo;
- empiler des détenus mâles nus les uns sur les autres et puis sauter dessus;
- positionner un détenu mâle nu sur une boite de MRE ( meals ready to eat - repas tout prêt) avec un sac de sable sur la tête, et attacher des fils électriques à ses doigts, doigts de pied, et pénis et simuler la torture électrique;
- placer une chaîne pour chien ou un collier autour du cou d'un détenu nu et faire poser une soldate à ses côtés pour la photo;
- sodomiser un détenu avec une lampe électrique et peut être un manche à balais.
Pourquoi cette partie du rapport Taguba n'est pas apparu dans le rapport du Sénat ?
Son absence est révélatrice de la façon don les rapports officiels sont aseptisés et comment on écrit l'histoire de l'intérieur ( voir "Terrorisme Sexuel : le côté sadique de la guerre contre le terrorisme de Bush" Counterpunch 13 Mai 2008).
La presse US et internationale ont révélé des épisodes troublants du terrorisme sexuel utilisé par les forces américaines.
Par exemple, l'AP a rapporté qu'un ancien détenu, Dhia al-Shweiri, a reçu l'ordre des soldats américains de se mettre nu, de se pencher et de placer ses mains sur un mur; bien que n'ayant pas été sodomisé, il dit qu'il a été humilié :" nous sommes des hommes. C'est OK s'ils me frappent" al Shweiri a dit. "Les coups ne me blessent pas; c'est juste un coup. Mais personne ne veut que sa mascuinité soit anéantie".
Le "Sunday Herald" d'Ecosse a rapporté qu'un ancien prisonnier irakien a affirmé qu'il y a une photo d'un traducteur civil violant un adolescent prisonnier mâle; il a déclaré : " ils ont couvert toutes les portes avec des draps. J'ai entendu les cris,...et la femme soldate prenait des photos."
Le quotidien Independent de Londres a rapporté l'expérience de Hayder Sabbar Abd, immortalisé comme l'homme tenu en laisse sur la photo abjecte de Lynndie England. Abd affirme qu'on lui a donné l'ordre de se masturber tandis que Ms England " mettait ses mains sur ses seins" ce qu'il n'a pas pu faire; et de simuler une fellation avec un autre prisonnier, ce qu'il semble avoir fait.
Le "Sydney Morning Herald" a noté : " des femmes menant des interrogatoires ont essayé de briser les détenus musulmans à Guantanamo Bay par des attouchements sexuels, en portant une mini jupe et un string, et dans un cas en barbouillant le visage d'un homme saoudien avec du faux sang menstruel, selon le compte rendu écrit de quelqu'un de l'intérieur".
La torture sexuelle servait deux objectifs contre ceux sujets à ces abus : faire mal physiquement et ravager émotionnellement. Cela avait pour but de briser les détenus mâles. Cela avait pour but d'infliger à la fois douleur et honte, faire souffrir la victime et qu'elle se culpabilise. La torture sexuelle a essayé de briser la victime à la fois physiquement et spirituellement, de laisser des cicatrices sur et dans le corps et dans la psyché.
Avec l'élection d'Obama, l'armée US a probablement cessé d'employé des " techniques d'interrogatoires cruelles " ( Sachant qu'Obama vient d'accepter la nomination au poste de commandant des forces US/OTAN en AfPAk de l'ancien commandant des forces spéciales de contre terrorisme, McChrystal, impliqué indirectement dans des actes de torture de prisonniers, on peut en douter ndlt).
Malheureusement, compte tenu du pragmatisme d'Obama de la complicité du Congrès, du zèle de la bureaucratie militaire, et de l'immoralité de la CIA ( et des agents privés) on peut se demander ce qui adviendrait s'il y avait un nouveau 11 Septembre.
L'ampleur réelle de l'utilisation de la torture sexuelle " techniques d'interrogatoire cruelles" (torture ndlt) pendant la guerre contre le terrorisme est inconnue.
De même on ne sait pas vraiment qui au sein de l'Administration Bush a approuvé l'utilisation de telles techniques, ni qui dans l'armée US et la communauté du renseignement ( de même que chez les agents privés) a utilisé de telles techniques.
Répondre à ces questions devrait être la première tâche d'une enquête " officielle" sur la guerre contre le terrorisme. Et ceux chargés de mener cette enquête devraient utiliser une plus grande diversité de sources que celles dites " officielles". Ainsi seulement le peuple américain comprendra ce qui a été fait en son nom, en espérant que cela ne se reproduise plus.
http://www.planetenonviolence.org/Torture-Sexuelle-Utilis...
1-5 Sévices: Photos 'secret d'Etat'.
Barack Obama est revenu mercredi sur sa décision d'autoriser la diffusion de clichés montrant les mauvais traitements [sic - il n'est pas poli de dire tortures pour les US] infligés sous l'administration Bush à des détenus soupçonnés de terrorisme.
Un refus motivé par le souci de ne pas attiser le sentiment anti-américain, notamment à l'encontre des troupes qui combattent en Irak et en Afghanistan, se justifie le président américain.
Barack Obama apprend la politique.
Alors qu'il avait initialement donné son accord à la publication des photos montrant les mauvais traitements infligés à des détenus soupçonnés de terrorisme, le président américain a changé d'avis. Les inquiétudes de ses commandants militaires et de plusieurs membres du Congrès sur l'impact potentiellement négatif de ces clichés l'ont finalement emporté sur sa volonté de rendre transparente les pratiques de son prédécesseur à la Maison blanche.
"La conséquence la plus directe de leur diffusion, j'en suis convaincu, serait d'enflammer encore davantage le sentiment anti-américain et de mettre en danger nos troupes", a-t-il précisé. Nul besoin de rajouter au sentiment anti-américain auquel sont déjà confrontés les soldats sur les théâtres de guerre irakien et afghan.
Cette publication, a déclaré Barack Obama aux journalistes, "n'apporterait aucun élément supplémentaire à notre compréhension de ce qui a été commis dans le passé par un petit nombre d'individus".
C.I. (avec Reuters)
leJDD.fr
Jeudi 14 Mai 2009
08:48 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : irak, moqtada sadr, obama, résistance, occupants, bagdad, bombardements, al-qaïda, américains, al-maliki
n°437 - Les Dossiers d'Irak - 28/05 – Fin - : Le Programme Guerrier D'Obama.
n°437 - Les Dossiers d'Irak - 28/05 – Fin - : Le Programme Guerrier D'Obama.
Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix
Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre
Les Dossiers d'Irak
N° 437 28/05/09
C.De Broeder & M.Lemaire
Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be
| Sommaire : 1-6 Mike Malloy : Voilà L'Amérique Qu'Obama veut Cacher. 1-7 Tzvetan Todorov : De braves américains devenus tortionnaires. 1-8 Les réactions après que : Le département de la Justice des États-Unis a rendu publics quatre notes de service secrètes de l'administration Bush. 2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage 2-1 Rappel: Les faits et non le blabla! 2-2 Condoleezza Rice, criminelle de guerre, tu n'es pas la bienvenue au Canada! 2-3 Joelle Penochet : Journée Internationale des Semences dédiée aux Irakiens et aux Afghans. |
Obama Gang
1-6 Mike Malloy : Voilà L'Amérique Qu'Obama veut Cacher.
Sadique...Violente... Inhumaine
Sadique, Violente, Inhumaine - Vidéos De Garçons Irakiens Violés, Sodomisés Qui Hurlent -
Elles doivent être horribles. Tellement violentes, en fait, tellement obscènes, allant à l'encontre de tout principe basique de décence humaine, au point que le Président Barack Obama a cherché aujourd'hui à bloquer la divulgation de centaines d'images montrant des prisonniers en Irak et en Afghanistan maltraités, violés, torturés. Il a changé sa décision - ll était en faveur de la décision de publier plus de preuves de ces crimes de guerre commis sur ordre de W. Bush et Dick Cheney - après que des commandants militaires l'aient mis en garde sur le fait que les images pourraient enflammer le sentiment anti américain et mettre en danger les troupes US.
Mais, c'est bien pire que cela.
La réalité la voilà : le sentiment anti américain ne peut pas être plus "enflammé" qu'il ne l'est déjà au Moyen Orient, en Afghanistan, et au Pakistan. Notre politique de bombardements sans distinction, après qu'une "cible" ait été repérée, a causé la mort de centaines d'hommes, femmes et enfants à la fois au Pakistan et en Afghanistan.
Notre politique de fournir des armes de terreur- tel les bombes au phosphore blanc , les avions de combat sophistiqués, les masses de tanks capables de détruire tout sur leur passage, les explosifs emballés dans de l'uranium appauvri- pour être utilisés par Israël contre une population palestinienne sans défense, est connue partout au Moyen Orient, partout dans le monde, à l'exception, bien sûr, d'ici aux Etats Unis.
Non. La publication des photos et vidéos dont il est question fera certainement plus que "d'enflammer le sentiment anti américain et mettre en danger les troupes US". Si on doit croire les articles qui ont commencé à circuler il y a 4 ans, des articles de journalistes d'investigation tels Seymour Hersh, la publication de ces images déclenchera une vague de haine anti américaine qui mettra en danger les vies non seulement des soldats US, mais également les vies de tous les Américains, civils, de même que le personnel militaire. Hersh, qui a aidé à révéler le scandale, a dit lors d'une intervention devant une convention de l'ACLU : " Il y a certaines des pires choses qui se sont passées et dont vous n'avez pas connaissance, OK ?
Vidéos, où il y a des femmes dedans. Certains d'entre vous on peut être lu qu'elles faisaient passer des lettres, des messages à leurs hommes...
Les femmes envoyaient des messages disant : " s'il te plait vient me tuer, à cause de ce qui s'est passé".
En fait ce qui s'était passé c'est que ces femmes avaient été arrêtées avec leurs jeunes garçons/enfants dans des cas qui ont été enregistrés. Les garçons ont été sodomisés, la caméra tournant. Le pire dans toutes ces vidéos que votre gouvernement possède, c'est le son de ces garçons hurlant. Ils (les membres de la famille criminelle des Bush) sont complètement terrorisés par le fait que cela va être dévoilé."
Lors de la conférence de presse d'aujourd'hui à la Maison Blanche, le secrétaire de presse, Robert Gibbs, a dit aux reporters que le Président était inquiet que la publication des images puisse poser une menace à la sécurité nationale.
En d'autres termes, ces photos et vidéos non publiées montrent des actes de dégénérescence tellement vile qu'il n'y a aucune manière de les expliquer ou de les rationaliser.
Elles contiennent des images d'enfants - certains d'entre eux des enfants de détenus - violés et sodomisés comme moyens pour obtenir des confessions des détenus adultes afin qu'ils révèlent les liens entre Saddam Hussein et Al - Qaeda, point sur lequel ont insisté Dick Cheney et George. W. Bush pour justifier les ordres qu'ils ont donné d'envahir et d'occuper l'Irak. "Des enfants de détenus violés et sodomisés comme moyens d'obtenir des confessions".
Il y a cinq ans, témoignant devant le Congrès, Donald Rumsfeld, l'ancien secrétaire à la défense, tout aussi criminel, a dit que les photos et vidéos non montrées contiennent des actes " qu'on peut seulement décrire comme typiquement sadiques, cruels et inhumains".
Il y a deux mois, Hersh, parlant à l'Université du Minnesota, a dit ce qui suit en essayant de révéler encore plus à quel point Dick Cheney était incroyablement dépravé et hors la loi :
"Après le 11 Septembre, j'ai déjà écrit la dessus, mais la CIA a été trés impliquée dans des activités interieures contre des personnes qu'ils pensaient être des ennemis de l'état. Sans aucune autorité légale pour le faire. Ils n'ont pas encore eu à en répondre. Cela se passe encore aujourd'hui, là maintenant. Il y a eu une histoire publiée dans le New York Times qui, si vous l'a lisez attentivement mentionnait quelque chose de connu comme le Joint Special Operations Command - appelé le JSOC (Commandement des Opérations Conjointes Spéciales). C'est une branche spéciale de notre communauté menant des opérations spéciales qui fonctionne de manière indépendante. Ils ne rendent de comptes à personne, à l'exception à l'époque de Bush-Cheney, ils rendaient des comptes directement au bureau de Cheney. Ils ne rendaient pas de compte au chef d'état major des forces conjointes ou à Mr. (Robert) Gates, le secrétaire de la défense. Ils lui rendaient directement compte."
"... Le Congrès ne le supervise pas. Surtout, C'est un gang d'exécution d’assassinats, et cela se passe en continu. Juste aujourd'hui, dans le Times il y avait une histoire comme quoi son dirigeant, un amiral trois étoiles du nom de (William H.) McRaven, a donné l'ordre de mettre fin à cela car il y avait tellement de dommages collatéraux.
Sous l'autorité du président Bush, ils sont allés dans des pays, sans s'entretenir avec l'ambassadeur ou le chef local de la CIA, trouver des personnes inscrites sur une liste, il les exécutent puis s'en vont. Cela continue au nom de nous tous." (Caractères gras ajoutés par l'auteur).
Note
L'ancien chef du JSOC - le Lieutenant Général Stanley McChrystal a été nommé cette semaine en remplacement du général David McKiernan comme commandant US et commandant des forces de l 'OTAN en Afghanistan.
Torture de la CIA. Le viol et la sodomisation d'enfants. Envoyer des détenus dans des pays où les méthodes de torture sont médiévales à la fois dans les techniques utilisées et leur étendue. Des escadrons pour assassiner qui n'avaient de compte à rendre qu'à Dick Cheney. C'était votre pays. C'était votre pays aux mains d'un fou. C'est votre pays qui essaie désespérément de nier, de cacher, d'enterrer, les preuves de crimes de guerre d'une ampleur considérable.
Mike Malloy –
13/05/09 –
http://www.planetenonviolence.org/Sadique,-Violente,-Inhu...&
08:45 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : irak, moqtada sadr, obama, résistance, occupants, bagdad, bombardements, al-qaïda, américains, al-maliki
29.05.2009
n°436 - Journal d'Irak - 12-05 au 25-05 : - Début- : La "guerre contre la terreur" de Bush n'a pas réussi à justifier les crimes contre la paix.
n°436 - Journal d'Irak - 12-05 au 25-05 : - Début- : La "guerre contre la terreur" de Bush n'a pas réussi à justifier les crimes contre la paix.
Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.
Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.
Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!
Les analyses des auteurs doit être considérée comme un acte de résistance et une contribution à l'information face à la dictature des médias, et des gouvernants.
Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- pour désigner les résistants ….
M.Hassan : Au début de l’occupation, les Américains prétendaient que la résistance était le fait, principalement, des « Sunnites ». Maintenant, les « Sunnites » sont devenus… les » terroristes-islamistes » d’Al Qaeda
Vivre sous occupation c'est l'humiliation à chaque instant de sa vie. Résister à l'occupation c'est vivre libre !
Journal d'Irak
n°436 du 12/05 au 28/05/09
C.De Broeder & M.Lemaire
Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be
A consulter
Uruknet : informations sur l’Irak occupé
http://www.uruknet.info/?p=-5&l=e
Basrah.net : actualité de la résistance irakienne
http://www.albasrah.net/moqawama/english/iraqi_resistance...
| Sommaire : Tiré à part : Le juge Linares abandonne les poursuites contre le gouvernement. Le criminel Cheney affirme qu'il reprendrait les mêmes décisions. Paroles & action du président... Obama s'oppose à la constitution d’une commission indépendante sur l'ère Bush Lutte pour la libération du territoire La résistance contre l'agresseur Résistance : 1 Analyse Des résistants 2 Occupation de l'Irak 3 Politique 1) collaborateurs Irakiens 2) occupants Suite 4 Libération du territoire Détails. L'Irak en chiffre. 5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos 5-1 Vidéo : Guerre en Irak par les troupes US. 5-2 Brzezinski : The Grand Chessboard. 5-3 Noam Chomsky : Comment gérer une ‘crise’… 5-4 Jeremy Scahille : Le rôle des médias dans les guerres. Fin 6 Les brèves 6-1 La "guerre contre la terreur" de Bush n'a pas réussi à justifier les crimes contre la paix. 6-2 Gilles Munier : La révolte des mercenaires du Sahwa. 6-3 Des services secrets étrangers aux côtés des Etats-Unis. 6-4 L'Irak veut l'aide de ses voisins pour ne pas mourir de soif et de chaleur. |
Tiré à part :
Le juge Linares abandonne les poursuites contre le gouvernement.
Deux mères de soldats américains servant en Irak ont été déboutées de leur plainte contre le gouvernement, mettant en cause la constitutionnalité de la guerre en Irak.
Les deux femmes et le groupe New Jersey Peace Action soutiennent que Bush a outrepassé ses pouvoirs en envahissant l'Irak en 2003 sans déclarer formellement la guerre au pays.
Le juge de district Jose Linares a rejeté leur requête mardi.
Le juge Linares s'est aligné sur le point de vue du gouvernement, selon lequel les tribunaux n'ont pas compétence à juger d'une question essentiellement politique.
Le juge écrit par ailleurs qu'interpréter les volontés du Congrès n'est pas de son ressort.
AP
Le criminel Cheney affirme qu'il reprendrait les mêmes décisions.
L'ancien vice-président Dick Cheney a affirmé jeudi qu'il soutenait la politique menée par l'administration Bush et qu'il reprendrait les mêmes décisions "sans hésitation".
"Aujourd'hui, je veux vous exposer la réflexion stratégique derrière notre politique," a-t-il déclaré devant un groupe de réflexion conservateur, American Enterprise Institute.
"Je le fais comme quelqu'un qui a été là chaque jour de l'administration Bush, qui a soutenu les décisions prises et qui les reprendrait sans hésitation dans les mêmes circonstances", a assuré l'ancien vice-président.
(AFP /
21 mai)
Paroles & action du président...
Obama s'oppose à la constitution d’une commission indépendante sur l'ère Bush
Pas de commission indépendante sur les pratiques antiterroristes controversées de l'ère Bush.
Obama : "je me suis opposé à la création d'une telle commission parce que je crois que les institutions démocratiques existantes sont suffisamment fortes pour que la justice soit respectée", a dit M.Obama.
.Obama a noté que "certains Américains sont en colère quand ils pensent aux agissements des huit dernières années". Mais il a affirmé la nécessité de se "concentrer sur l'avenir".(…)
Le président a souligné que cela n'excluait pas des enquêtes de la part du Congrès ou du ministère de la Justice.(…)
(ats / 21 mai)
L'Irak en chiffre: du 12-05 au 28-05-09
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| Tués | Blessés |
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| Peuple irakien | 39 + x | 82 + x |
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| Usboys/Autres boys + miliciens | 11 + x | 9 + x |
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| Policiers, armée et collaborateurs & miliciens | 24 | 32 |
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La résistance contre l'agresseur
Analyse & déclaration
a) Résistance :
Le chef présumé d'Al-Qaïda en Irak dément son arrestation
L'arrestation de Bagdadi a été annoncée fin avril par un porte-parole militaire irakien et confirmée ensuite par le gouvernement de Nouri al-Maliki qui l'a présenté comme le "chef diabolique" d'Al-Qaïda en Irak, responsable de dizaines d'attentats suicide dans le pays.
Abou Omar al-Bagdadi (chef présumé d'Al-Qaïda en Irak) a nié avoir été arrêté par les autorités irakiennes, dans un enregistrement sonore diffusé mardi par le centre américain de surveillance de sites islamistes (SITE)…
"Mentir est une habitude des colaborateurs connus pour leur immoralité et leur méchanceté", affirme encore la voix attribuée à Bagdadi . "Il ne faut pas croire leurs promesses. Pour eux, vous êtes des ennemis et il est permis de saisir vos biens et de faire couler votre sang".
Selon l'Etat islamique d'Irak, l'homme dont l'image a été diffusée par les télévisions irakiennes et présenté comme Abou Omar al-Bagdad, lui est inconnu.
"Ce qui a été montré n'est qu'une pièce de théâtre, dont l'un des actes a été écrit par les agents de la +Maison Noire+ (la Maison Blanche, ndlr) et joué en public par ses esclaves", ajoute le communiqué.
L'armée américaine a affirmé depuis qu'elle ne pouvait pas "confirmer la capture ou l'arrestation d'al-Bagdadi".
Ce personnage très mystérieux, qui n'avait jamais été vu, est présenté par Al-Qaïda comme le "commandeur des croyants" du califat autoproclamé par le réseau en octobre 2006, l'Etat islamique d'Irak.
L'armée américaine l'aurait présenté comme un leader "fictif" à la tête d'une simple "organisation virtuelle" n'ayant d'existence que sur internet et créée à des fins de propagande pour masquer la prééminence des jihadistes étrangers de la branche irakienne d'Al-Qaïda.
AFP
12 mai
b) Troupes d'occupation : Analyse & déclaration
Etats-Unis
Les forces américaines pourraient rester en Irak au-delà de 2012, selon le général Casey
Les Etats-Unis pourraient maintenir des forces combattantes en Irak et en Afghanistan pendant une décennie, a déclaré le chef de l'armée de terre américaine, même si un accord signé exige le retrait de l'ensemble des forces américaines d'Irak d'ici 2012.
"La tendance au niveau mondiale pousse dans la mauvaise direction. Et ces changements vont radicalement changer le mode de fonctionnement de l'Armée", a dit Casey
Le général Casey n'a fourni aucun détail sur la répartition des forces américaines entre l'Irak et l'Afghanistan, précisant simplement que le général Ray Odierno présidait un groupe de travail pour déterminer comment réduire les troupes sur ces deux fronts tout en restant efficace.
Casey a souligné que ses commentaires sur le conflit irakien n'entendaient en rien entrer en conflit avec les positions de l'administration Obama..
Les Etats-Unis ont 139.000 soldats en Irak et 52.000 en Afghanistan.
27-05
2-1 Occupation de l'Irak
Les forces en présence
Etats-Unis
139 000 soldats déployés
Collaborateurs
92.000 membres des "Sahwa".
Mercenaires
Plus de 163 000..
Politique
a) des collaborateurs Irakiens
Confection d'un gouvernement fantoche
Législatives irakiennes : le 30 janvier 2010.
Les élections législatives irakiennes auront lieu le 30 janvier 2010, a annoncé à l'AFP lundi le vice-président du Parlement, Khaled al-Attiya.
"Sur requête du président du Parlement, la Cour suprême a fixé au 30 janvier 2010 la date des prochaines élections législatives", a déclaré M. Attiya.
Certains députés réclamaient une prolongation de la législature, qui est de quatre ans en Irak.
Pour trancher cette question le président du Parlement, Iyad al-Samarraï, a saisi la Cour suprême.
Les législatives en Irak sont présentées par les Etats-Unis comme une étape cruciale pour la reconstruction du pays.
(AFP / 18 mai
Sur le terrain
Irak: près de 25% de la population sous le seuil de pauvreté.
Près d'un Irakien sur quatre vit sous le seuil de pauvreté, selon une étude publiée mercredi par l'Autorité centrale des statistiques (CSA), un organisme public irakien.
Selon l'étude, 23% des 27 millions d'habitants vivent dans la pauvreté et la plupart se trouvent en zones rurales, a précisé le porte-parole de la CSA, Abdul-Zahra Hendawi. Les trois provinces kurdes autonomes du nord du pays présentent les taux de pauvreté les plus bas.
L'étude attribue l'ampleur de la pauvreté en Irak aux mauvaises infrastructures, à la corruption et à un chômage élevé. M. Hendawi précise toutefois que le système de rations alimentaires en vigueur dans le pays a aidé à contenir la pauvreté.
"Nous nous attendions à un pourcentage plus élevé, mais le système de rations aide apparemment les pauvres à faire face à la situation", a-t-il déclaré à l'Associated Press. En vertu de ce dispositif, tous les Irakiens se voient remettre des cartes de rations alimentaires leur permettant d'acheter dix articles -sucre, farine, riz, lait en poudre, huile, thé, haricots, lait pour bébé, savon et détergent- pour un prix modique.
La province de Muthanna (sud) affiche le taux de pauvreté le plus élevé (49%). Le taux le plus bas (3%) a été enregistré dans la province de Sulaiminiyah (nord). Ont été considérés comme pauvres par l'étude les Irakiens vivant avec moins de 2,50 dollars (1,80 euro) par jour.
http://www.aloufok.net/spip.php?article529
20 Mai 2009 - Avec les agences de presse )
Politique intérieure & extérieure
18-05
Le Parlement n'a ainsi toujours pas adopté la loi sur les hydrocarbures, qui doit notamment régir la répartition des revenus de l'exploitation des ressources du pétrole de l'Irak, les troisièmes au monde.
(AFP)
b) Les occupants
1) Usa
Déclaration du quatuor : Obama -Rice-Clinton-Cheney
Obama
Obama va annoncer une réforme des tribunaux.
Le président américain Barack Obama annoncera vendredi une réforme des tribunaux militaires chargés de juger les terroristes présumés, mis en place sous l'ère Bush, a annoncé jeudi soir un responsable.
Selon ce responsable qui a requis l'anonymat, M. Obama a décidé de rétablir les commissions militaires créées par son prédécesseur tout en améliorant les garanties légales des prévenus.
Peu après son investiture en janvier, le président Obama avait gelé jusque fin mai les tribunaux militaires d'exception à Guantanamo. Le nouveau président avait également signé un décret ordonnant la fermeture de la prison de Guantanamo d'ici le 22 janvier 2010.
Le nouveau cadre légal prévoit des restrictions sur l'usage des dépositions sur la foi d'autrui contre les prisonniers. Il doit aussi modérer les preuves que la CIA a obtenues par des techniques d'interrogatoire controversées, telle la simulation de la noyade.
La réforme concernera, en autres, cinq détenus soupçonnés d'avoir joué un rôle clé dans les attentats du 11 septembre 2001, dont Khalid Sheikh Mohammed, cerveau auto-revendiqué de ces attaques.
Jeudi, le Wall Street Journal annonçait que l'administration américaine envisageait de transférer sur le sol des Etats-Unis des détenus de la base de Guantanamo.
Devenu le symbole controversé de la "guerre contre le terrorisme" de l'ex-président George W. Bush, Guantanamo est située sur une base navale que les Etats-Unis louent à Cuba depuis le début du XXe siècle.
En sept ans, près de 800 hommes et adolescents ont été détenus à Guantanamo, dont seulement une vingtaine ont été inculpés de crimes de guerre et trois jugés par les tribunaux d'exception. Il y reste 241 détenus, dont 60 déclarés libérables.
15-05
http://www.lematin.ch/flash-info/monde/obama-va-annoncer-...
Torture : Obama refuse la publication de photos
Dans un souci de transparence, un juge avait ordonné la divulgation des clichés…
Obama est revenu hier sur sa position de publier 44 nouvelles photos de prisonniers torturés par la CIA dans les prisons américaines d’Afghanistan et d’Irak sous le règne de l’administration Bush.
Pour justifier ce revirement, l’administration fait valoir la crainte d’une nouvelle explosion de sentiments antiaméricains à travers le monde. (…)
Le président «pense que la publication de ces photos […] ne ferait qu’enflammer les théâtres de guerre, mettrait les troupes américaines en danger et rendrait notre tâche plus difficile dans des endroits comme l’Irak et l’Afghanistan», écrit la Maison Blanche.
La publication des photos avait été ordonnée par un juge fédéral, après la requête de l’Union américaine pour les libertés civiles.
Cette publication devait intervenir avant le 28 mai. L’administration Obama n’avait alors rien objecté.
A peine annoncée, cette décision a jeté la consternation dans les milieux de défense des libertés civiles et auprès des partisans d’un président qui avait promis la transparence.
Depuis son arrivée au pouvoir, Barack Obama est pris entre le marteau et l’enclume sur cette question de la torture héritée de l’administration précédente.
A la surprise générale, il avait fait publier quatre notes internes de l’administration Bush détaillant par le menu les pratiques d’interrogatoire pour le moins musclées utilisées par les agents de la CIA, s’attirant les foudres du parti républicain.
L’ancien vice-président Dick Cheney s’est même lancé depuis dans une guerre ouverte contre Obama, faisant le siège des chaînes de télévision et l’accusant ni plus ni moins de mettre le pays en danger.
Faucons.
Cette reculade ne manquera pas d’être perçue comme une concession aux anciens faucons de la Maison Blanche.
D’autant que les sénateurs (…) Joe Lieberman et Lindsay Graham, deux partisans de la première heure de la guerre en Irak, avaient demandé à Obama qu’il renonce à la publication des clichés.
Maria Pia Mascaro
http://www.liberation.fr/monde/0101567143-torture-obama-r...
Rice
Implication directe de Rice dans l'autorisation de la torture.
Un comité sénatorial révèle l'implication directe de Condoleezza Rice dans l'autorisation de la torture
Le comité du Sénat américain sur le service de renseignement a affiché sur son site le 22 avril un compte rendu déclassifié d'avis juridiques du département de la Justice sur le programme de détention et d'interrogation de la CIA.
Selon ce document, en juillet 2002 la conseillère à la sécurité nationale des États-Unis, Condoleezza Rice, aurait directement approuvé une requête de la CIA de soumettre le présumé terroriste Abu Zubaydah à la simulation de noyade (« waterboarding »).
Le document en question constitue jusqu'à présent le compte rendu le plus détaillé de la chaîne d'événements qui ont mené à la préparation et à l'autorisation du programme de torture de la CIA par les plus hauts échelons de l'administration Bush. On y découvre également, selon la presse, que les avis juridiques dissidents d'intervenants préoccupés par « la sévérité des méthodes d'interrogation » ont été écartés à maintes reprises.
Selon le document :
- La CIA, s'appuyant sur la supposition que le présumé agent de al-Qaïda Abu Zabaydah avait en date d'avril 2002 des informations concernant un danger imminent, a utilisé contre lui différentes « techniques d'interrogation » trois mois avant d'en obtenir l'autorisation.
- Lors d'une rencontre avec le directeur de la CIA George Tenet en juillet 2002, Rice l'a avisé que la CIA pouvait donner suite à sa proposition d'interrogation moyennant l'approbation du département de la Justice.
- Le département de la Justice a approuvé l'utilisation de la simulation de noyade dans un mémo top-secret du 1er août 2002, soit quelques jours après que Rice eût donné son approbation à George Tenet. Zubaydah a subi la simulation de noyade au moins 83 fois en août 2002.
- Plusieurs membres du comité sénatorial sur le service de renseignement ont été mis au fait de la torture utilisée contre Zubaydah et Khalid Mohammed en 2002 et 2003.
- Au printemps 2003, Tenet a demandé une confirmation de la légalité de l'emploi de la torture. Le vice-président Dick Cheney, Rice, le secrétaire à la Justice John Ashcroft et le conseiller de la Maison blanche Alberto Gonzales sont parmi ceux qui étaient présents à une réunion où il fut décidé que la pratique pouvait continuer.
- Le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld et le secrétaire d'État Colin Powell n'étaient pas à la réunion du printemps 2003, mais la CIA les a mis au courant de l'emploi de la torture en septembre 2003.
- Un an plus tard, la CIA a mis au courant plusieurs hauts représentants de l'emploi de la simulation de noyade et d'autres méthodes de torture, dont madame Rice, monsieur Cheney et le secrétaire à la Justice John Ashcroft. Les hauts représentants ont « réaffirmé que le programme de la CIA était légal et reflétait la politique de l'administration », lit-on dans le rapport sénatorial.
Durant les années qui ont suivi, l'emploi de la torture par la CIA a fait l'objet de plusieurs examens juridiques internes durant lesquels, selon le compte rendu déclassifié, des avocats du gouvernement ont exprimé des réserves sur la légalité des « méthodes d'interrogation », en particulier la simulation de noyade, qui pourraient enfreindre les lois sur la torture et la constitution des États-Unis. Mais les avocats de l'administration Bush ont tout de même validé le programme de la CIA.
Le compte rendu contredit le témoignage de Rice au comité sénatorial sur les services militaires l'année dernière, lorsqu'elle a dit que son rôle était purement de nature bureaucratique, ayant assisté à des rencontres sur la demande de la CIA sans se souvenir de requêtes spécifiques. Voici un extrait du rapport du 18 décembre 2008 du comité sénatorial sur les services armés examinant l'utilisation de techniques appelées « Survival Resistance and Escape » (SERE) :
« La secrétaire d'État Condoleeza Rice, qui était alors conseillère à la Sécurité nationale, a dit qu'"au printemps 2002 elle a demandé au Conseil de la sécurité nationale l'autorisation de commencer un programme d'interrogation pour terroristes de al-Qaïda de haut niveau". La secrétaire Rice a dit qu'elle avait demandé au directeur de la CIA George Tenet de mettre au courant les principaux responsables du Conseil de sécurité nationale du programme et demandé au secrétaire à la Justice John Ashcroft de "revoir personnellement et de confirmer l'avis juridique préparé par le Office of legal Counsel". Elle a également dit que le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld a participé à l'examen du programme de la CIA par le Conseil de sécurité nationale.
« Lorsqu'on lui a demandé si elle avait assisté à des réunions où la formation pour l'emploi des techniques SERE a été discutée, la secrétaire Rice a déclaré qu'elle se souvient qu'on lui a dit que des membres des effectifs de l'armée américaine ont subi une formation pour l'emploi de "certaines techniques physiques et psychologiques d'interrogation". »
Dans un communiqué accompagnant la publication du compte rendu, l'ex-président du comité sénatorial Jay Rockefeller a dit que la déclassification des « avis sur l'interrogation et la détention » « n'est pas complète » et a demandé qu'on accélère la déclassification d'autres avis de 2006 et 2007 qui montreront selon lui comment les représentants du département de la Justice de l'administration Bush ont interprété les lois sur la torture et les crimes de guerre. Rockefeller a noté que la déclassification du compte rendu a été approuvée par le département de la Justice, le directeur du National Intelligence et la CIA à la fin de 2008, mais le Conseil de sécurité nationale de l'administration Bush n'étaient pas d'accord et l'a interdite.
S'adressant aux journalistes en rapport avec la publication du compte rendu, le secrétaire à la Justice Eric Holder a déclaré qu'il suivra la preuve « partout où elle nous amènera », en référence à la possibilité de traduire en justice les représentants de l'administration Bush qui ont autorisé la torture. Or, le président Barack Obama a dit auparavant qu'aucun représentants du gouvernement ne serait traduit en justice et a déclaré son opposition à une quête sur le programme de torture, en disant qu'« on ne gagnera rien à passer notre temps à chercher qui blâmer pour le passé ».
(Sources : The Age (Australie), McClatchy Newspapers, BBC, Senate Armed Services Committee)
10:28 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : irak, moqtada sadr, obama, résistance, occupants, bagdad, bombardements, al-qaïda, américains, al-maliki
n°436 - Journal d'Irak - 12-05 au 25-05 : - Suite - : La "guerre contre la terreur" de Bush n'a pas réussi à justifier les crimes contre la paix.
n°436 - Journal d'Irak - 12-05 au 25-05 : - Suite - : La "guerre contre la terreur" de Bush n'a pas réussi à justifier les crimes contre la paix.
Journal d'Irak
n°436 du 12/05 au 28/05/09
C.De Broeder & M.Lemaire
Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be
| Sommaire : 4 Libération du territoire Détails. L'Irak en chiffre. 5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos 5-1 Vidéo : Guerre en Irak par les troupes US. 5-2 Brzezinski : The Grand Chessboard. 5-3 Noam Chomsky : Comment gérer une ‘crise’… 5-4 Jeremy Scahille : Le rôle des médias dans les guerres.
|
4 Lutte pour la libération du territoire
Pertes déclarée des occupants.
Les armées répugnent à donner des chiffres officiels
12-05
Le sergent John Russell a abattu cinq militaire US dans une clinique psychiatrique dans un camp militaire américain à Bagdad.
(Xinhua)
21-05
A Bagdad, dans le quartier de Dora (sud), une bombe a explosé dans la matinée au passage d'une patrouille américaine près d'un marché, faisant sept morts, dont au moins trois soldats américains, selon l'armée américaine. Neuf autres soldats américains ont été blessés.)
http://www.aloufok.net/
23-05
Un Américain sous-traitant de l'armée américaine a été tué vendredi soir par une roquette tombée sur la Zone Verte près de l'ambassade américaine, selon un autre porte-parole des forces américaines, le commandant José Lopez.
La Zone Verte abrite l'ambassade américaine. Les autorités irakiennes assument désormais le contrôle du secteur dans le cadre du pacte de sécurité américano-irakien entré en vigueur le 1er janvier.
Les Etats-Unis continuent d'assurer leur propre sécurité dans des secteurs-clé, comme l'ambassade américaine et la petite base militaire qui se trouve à l'intérieur de la zone.
Associated Press
26-05
Trois Américains ont été tués lundi par l'explosion d'une bombe au passage d'un convoi dans la province d'Anbar dans l'ouest de l'Irak, a annoncé mardi l'armée américaine.
L'explosion a tué un soldat américain, un responsable du Département d'Etat et un civil employé d'une entreprise sous-traitante du Département de la Défense.
La bombe a explosé alors que le convoi allait traverser Falloujah pour gagner le site d'un chantier de construction voisin, selon l'armée. Deux autres ont été blessées.
Al-Oufok )
http://www.aloufok.net/spip.php?article546
27-05
Un soldat américain a succombé mercredi à ses blessures après l'explosion d'une bombe sur une route au passage d'une patrouille dans l'est de Bagdad, a annoncé l'armée américaine.
27-05
Les combats par provinces
1-1 Bagdad
21-05
Une explosion a fait au moins 34 morts et 72 blessés hier soir dans un quartier pauvre de Bagdad où les habitants, faisaient leurs courses ou dînaient.
«L'explosion s'est produite dans un quartier avec de nombreux restaurants et magasins. La voiture piégée était garée dans le quartier à une heure de grande affluence», a déclaré de son côté une source au ministère de la Defense.
21-05
A Bagdad, dans le quartier de Dora (sud), une bombe a explosé dans la matinée au passage d'une patrouille américaine près d'un marché, faisant sept morts, dont au moins 4 civils.
http://www.aloufok.net/
21-05
Dans l'ouest de Bagdad, une bombe a explosé dans un commissariat, tuant trois policiers et en blessant 19 autres, selon un responsable de la police irakienne.
La bombe avait été cachée dans une poubelle et transportée dans le commissariat, a-t-il ajouté.
http://www.aloufok.net/
Région de Bagdad
16-05
Un responsable d'une milice "Sahwa" ("Réveil" en arabe) a été tué avec son fils près d'un marché d'Abou Ghraib.
Une bombe magnétique avait été placée sur sa voiture, selon un commandant de la police locale.
(AFP
23-05
Quatre policiers ont été tués samedi dans l'explosion de mines dans deux attaques distinctes à Bagdad et dans ses environs, a-t-on appris de source policière.
Une première attaque contre une patrouille a tué vers midi deux policiers et blessé sept autres sur la route reliant Bagdad à Falloujah, à hauteur d'Abou Ghraib, à 25 kilomètres de la capitale, a précisé à l'AFP la police.
Une mine artisanale a par la suite explosé dans le quartier d'Al-Gadir, dans le centre de Bagdad, au passage d'une patrouille, tuant deux policiers, et blessant trois policiers et deux civils, selon la police.
AFP
1-3 Province de Ninive (Mossoul (capitale de la région nord du pays - à 375 km au nord de Bagdad,) Hawijah, Kassak"(70 km au nord-est de Mossoul) & Tall Afar )
Mossoul,
24 mai
Action kamikaze près d'un barrage routier alors qu'un convoi américain passait le barrage…L'attaque a fait un mort et 38 blessés, a-t-on appris auprès de la police irakienne.
Selon un responsable de la police irakienne, l'explosion s'est produite aux environs de 11h15.
Associated Press
1-3 Province de Ta'mim
Kirkouk,(Capitale de la province - 255 km au nord de Bagdad.)
12-05
Une action kamikaze a fait six morts mardi, dont cinq policiers et un civil et onze blessés.
Trois des onze blessés sont des policiers, a ajouté l'officier de police précisant que l'attentat s'est produite dans le sud de Kirkouk.
L'attaque a eu lieu dans un quartier commerçant du centre-ville de Kirkouk, où le kamikaze a foncé en voiture dans un camion de police.
http://www.aloufok.net/spip.php?article501
'AFP AP
21-05
"Sept membres des Sahwa ("Réveil" en arabe, ndlr) ont été tués et quatre blessés dans une action Kamikaze visant des membres des Sahwa réunis à Al-Rachab, dans le sud de Kirkouk,
"Le kamikaze portant un uniforme des Sahwa s'est fait exploser au milieu d'un rassemblement de Sahwa qui attendaient de recevoir leurs salaires", a ajouté le commandant de police Salam Zengana.
"Les blessés ont été conduits à l'hôpital de Kirkouk. Certains sont dans état grave", a souligné l'officier.
AFP)
L’Irak en chiffres (depuis le début de la guerre de conquête en mars 2003)
| Peuple |
|
| Civils tués (depuis l'occupation) | 679.687 |
| Civils blessés (depuis l'occupation) | 70.965 ( chiffre très très minimum) |
| Civils violés (par les troupes d'occupations) | 2.507 (voir Ibrahim Allousch |
| Civils/Résistants arrêtes : (une dizaine par jour...) | 8.940 (chiffre minimum) |
| Résistants (décrit tel quel ) tués | 4.043 (chiffre minimum) |
| Résistants (décrit tel quel ) blessés | 3.885 (chiffre minimum) |
| En prison | 40.268. (chiffre minimum) |
| Embargo | 750.000 enfants (chiffre minimal) |
| Embargo | 750.000 adultes (chiffre moyen) |
|
|
|
| Militaires irakiens tués pendant l'invasion | 45.596 (chiffre minimal) |
| Civils tués pendant l'invasion | 120.200 (chiffre minimal) |
|
|
|
| Coalition |
|
| Nombre de Soldats tués (ou morts...) | 34.667 |
| Soldats rapatriés (blessés ou malades) | 52.799 (chiffre très minimal) |
| (*) dont 10% meurent en cours de route ou à l'hopital) |
|
| Disparus (dans la nature) | 1.014 |
| Désertions | 5.501 |
| Mutinerie | 2 corps + 25 |
| Aide psychologique | 66.108*** |
| Suicides Mercenaires tues | 5.595 (chiffre très minimal) 933 |
| non-combattants accidentés, | 27 103 |
| Policiers/soldats/miliciens irakiens tués | 12.995 |
| Policiers /soldats/miliciens irakiens blessés | 26.798 (chiffre minimal) |
| Policiers /soldats irakiens disparus (dans la nature) | 13.916 |
|
|
|
| Autres tués (collaborateur) | 5.590 |
| Autres blessés (collaborateur) | 9.643 |
|
|
|
| Oléoducs, les infrastructures pétrolières & d'électricité | 464 attaques (grand minimum) |
| Infrastructures du rail | 195 attaques (idem) |
| Hélicoptères | 104 ++ (idem) |
| Avions (& drone) | 28 ++ |
Un cinquième des soldats américains déployés en Irak souffrent de PTSD.
Le sergent John Russell a été inculpé mardi de meurtre, un jour après qu'il eut abattu cinq de ses compagnons dans une clinique psychiatrique dans un camp militaire américain à Bagdad.
Le soldat a montré certains symptômes de problèmes mentaux avant l'incident, son arme lui avait donc été confisquée et il avait été envoyé consulter, ont révélé les commandants concernés.
L'armée américaine a déclaré mardi qu'elle passerait en revue ses efforts pour apaiser la pression psychologique après qu'un soldat eut tué cinq de ses compagnons en Irak.
Les commandants de l'armée américaine ont été pressés de mener "un examen sérieux" des mesures visant à aider les soldats à apaiser leur stress relatif aux combats, a fait savoir le porte-parole du département de la Défense, Bryan Whitman, lors d'une conférence de presse.
"La meilleure manière de traiter ces affaires est de les repérer le plus tôt possible et d'aider ceux qui pourraient connaître des difficultés à obtenir ce dont ils ont besoin ", a-t-il indiqué.
L'armée américaine a lancé une série de programmes pour aider les soldats souffrant de troubles de stress post-traumatiques (PTSD), a indiqué M. Whitman.
Selon les statistiques militaires, près d'un cinquième des soldats US (soit 28.000) déployés en Irak souffrent de PTSD, et les suicides de soldats américains ont augmenté à 143 en 2008, contre 115 l'année précédente.
12-05
(Xinhua)
Ces totaux sont obtenus par le recoupement (si possible) des chiffres des pertes communiqué par la résistance & les médias occidentaux + XINHUANET
The War in Iraq Costs
Le 28/05 à 11h11
673.036-877-950 dollars
http://www.nationalpriorities.org/costofwar_home
5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos
Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information
5-1 Vidéo : Guerre en Irak par les troupes US.
http://www.zshare.net/video/599722966eb55737
5-2 Brzezinski : The Grand Chessboard.
http://www.dailymotion.com/video/x5koqv_ruppert-lit-brzez...
(Ruppert lit Brzezinsky)
5-3 Noam Chomsky : Comment gérer une ‘crise’…
Quand surgit une nouvelle ‘crise’, on observe toujours le même comportement dans les médias et l’opinion publique:
Si les crimes sont commis par le camp ennemi,
On filtre soigneusement les témoignages afin d’exclure toute information pouvant contredire la thèse défendue, tout en mettant en avant tout ce qui peut apporter de l’eau au moulin de notre idée.
On fait lourdement appel aux “sources officielles” pour autant qu’elles soient U.S… et pour autant qu’elles fournissent l’image appropriée.
Dans le cas contraire,
On s’efforcera de les dénigrer ou tout simplement de les ignorer.
Les détails graphiques abondent, tous plus frappants les uns que les autres.
Les incohérences sont allègrement ignorées, tout comme les témoignages d’experts n’allant pas dans notre sens.
Si l’expert insiste, on ira jusqu’à le soupçonner de solidarités coupables et on trouvera bien un moyen de lier tout cela à l’antisémitisme, la matraque absolue pour faire taire un gêneur.
On ne perd pas une occasion d’insister que ces crimes ont été planifiés au plus haut niveau, même quand aucune preuve crédible ne permet de l’affirmer, etc. etc.
Quand les crimes ont été commis par “notre camp”, on constate le comportement géométriquement opposé : silence ou apologie.
Les médias et autorités évitent d’entrer dans les détails et se gardent bien de faire appel aux témoignages personnels, ou alors en employant le conditionnel et en insistant sur leur inévitable manque de fiabilité.
Les chroniqueurs se découvrent soudain une âme de philosophe, glosant longuement sur la complexité de l’Histoire et les difficultés pour comprendre des cultures lointaines.
La responsabilité est concentrée sur le niveau le plus bas de la chaine de commandement et on s’apitoie sur le stress du lampiste qui, dans des circonstances difficiles, a été amené à commettre des erreurs… tout est bon pour nous absoudre. (…)
Tout le monde pousse des cris outragés, profère des accusations qui se basent sur des preuves infimes, parfois tout simplement inventées, et qui ne seront jamais rectifiées, même quand la preuve de leur fabrication est apportée.
Sources Libertés et Internet
[Noam Chomsky - "Necessary Illusions", p.137 - Pluto Press, 1991 - Trad. Gregor Seither]
http://palestine.over-blog.net/article-31710240.html
5-4 Jeremy Scahille : Le rôle des médias dans les guerres.
Un colonel US suggère des « attaques militaires » contre les « médias partisans »
A une époque où les médias se retrouvent « embarqués » avec les militaires dans les zones de conflit, les journalistes indépendants sont devenus les yeux et les oreilles du monde. Sans ces journalistes non-embarqués qui risquent leurs vies pour rendre compte de ce qui se passe de l’autre coté du fusil ou sous les bombes, l’histoire serait pratiquement entièrement rédigée du point de vue des puissances militaires ou – pour le moins – du point de vue ceux qui tiennent les armes, plutôt que de celui des civils qui sont toujours les principales victimes.
Dans le cas de l’invasion et occupation de l’Irak, les journalistes qui ont pris des risques ont sont souvent été les journalistes locaux irakiens.
Quelques 116 journalistes et travailleurs des médias irakiens ont été tués depuis mars 2003.
En tout, 189 journalistes ont été tués en Irak.
Au moins 16 parmi eux ont été tués par les militaires US, selon le Comité pour la Protection des Journalistes.
Un média qui a souvent été l’objet d’attaques US est Al Jazeera. Comme je l’ai écrit il y a quelques années dans The Nation :« Les Etats-Unis ont bombardé les bureaux d’Al Jazeera en Afghanistan en 2001, tiré à l’obus contre l’hôtel Basrah où des journalistes d’Al Jazeera étaient les seuls clients en avril 2003, tué le correspondant irakien Tareq Ayoub quelques jours plus tard à Bagdad et emprisonné plusieurs reporters d’Al Jazeera (y compris à Guantanamo), dont certains affirment avoir été torturés. En plus des attaques militaires, le gouvernement irakien soutenu par les Etats-Unis a banni la chaîne de l’Irak. »
Un nouveau rapport d’un groupe néoconservateur influent, qui défend une ligne politique de « priorité à Israël » comme moyen de conquête du Moyen Orient, suggère que pendant les futures guerres, les Etats-Unis devraient officiellement adopter une politique de censure des médias et suggère « des attaques militaires contres les médias partisans. » (MuzzleWatch) Le rapport rédigé pour JINSA, l’Institut Juif pour les Affaires de Sécurité Nationale, fut écrit par le colonel à la retraite Ralph Peters. Il est publié dans le « journal officiel » du JINSA, The Journal of International Security Affairs. « Aujourd’hui, les Etats-Unis et leurs alliés ne se retrouveront plus jamais seuls face à leur ennemi sur le théâtre des opérations. Il y aura toujours un tiers qui participe aux combats », écrit Peters, qui qualifie les médias de « tueurs sans armes. »
« Bien sûr, les médias ont influencé le cours des conflits depuis des siècles, depuis les guerres de religion européennes jusqu’au Vietnam.
Cependant, plus récemment, les médias sont devenus déterminants quant à l’issue d’un conflit.
Alors que les journalistes n’ont pas réussi à battre le gouvernement US en Irak, les caméras vidéos et les reportages partisans ont assuré la survie du Hezbollah dans la guerre de 2006 contre Israël et, au moment où j’écris ces lignes, ils semblent avoir sauvé le Hamas de la destruction à Gaza.
[...]
Bien que cela paraisse encore impensable, les guerres futures pourraient nécessiter la censure, l’imposition d’un black-out et, en dernier recours, des attaques militaires contre les médias partisans. Les journalistes se prennent pour des êtres supérieurs et se considèrent comme des combattants appartenant à une espèce protégée.
Mais la liberté de la presse s’arrête là où ses abus tuent nos soldats et renforcent l’ennemi.
Une telle idée est traitée aujourd’hui avec dédain, mais l’élite médiatique qui a perdu tout sens du patriotisme pourrait bien découvrir un jour que cette idée est entrée dans le domaine du bon sens.
L’objectif de tout ceci est bien simple : Gagner.
Dans une guerre, rien d’autre ne compte.
Si on ne peut pas gagner en respectant les règles, alors il faut gagner en les brisant. Mais il faut gagner.
Nos victoires sont celles de l’humanité toute entière, tandis que nos échecs engendrent des monstres. »
Evidemment, qu’un tel cri du cœur aussi méprisable appelant au meurtre de journalistes soit publié dans le journal du JINSAIl est tout à fait à-propos.
L’organisation s’est longtemps enorgueillit de compter dans ses rangs des « conseillers » criminels étoilés. Parmi eux, Dick Cheney, Richard Perle, James Woosley, John Bolton, Douglas Faith et d’autres. JINSA, avec le « Projet pour un Nouveau Siècle Américain » (Project for a New American Century - PNAC), fut un des groupes les plus influents sur la politique des Etats-Unis des années Bush et garde une forte influence sur Obama et la Maison Blanche
En lisant les propos de malade de ce tordu de Colonel Peters, je me suis souvenu d’un rapport sorti fin 2005 qui accusait l’administration Bush de planifier le bombardement du siège international d’Al Jazeera au Qatar, et sur lequel j’écrivais :
« Le quotidien britannique Daily Mirror a écrit qu’au cours d’une réunion tenue au mois d’avril 2004 à la Maison Blanche avec le premier ministre britannique Tony Blair, George W. Bush a soulevé l’idée de bombarder le siège international d’Al Jazeera au Qatar. Cette information est tirée des transcriptions « top-secret » du sommet Bush-Blair. Le ministre de la justice britiannique Lord Goldsmith a invoqué la loi Officiel Secrets Act et a menacé toute publication qui publierait une quelconque partie du mémo (il a déjà porté plainte contre un ancien membre du cabinet et un ancien assistant au parlement). Alors, bien que nous ne connaissions pas le contenu du mémo, nous savons que lors de la réunion entre Bush et Blair, l’administration US avait développé une campagne publique trés dure contre Al Jazeera. La réunion s’est déroulée le 16 avril, en plein siège de la ville de Falluja par les Etats-Unis, et Al Jazeera était l’un des rares médias à couvrir les événements de l’intérieur de la ville. Ses reportages exclusifs étaient diffusés par toutes les chaines, de CNN à BBC.
L’offensive de Fallujah, un des assauts les plus meurtriers de l’occupation US, fut un point tournant. En deux semaines de ce mois d’avril, 30 marines furent tués tandis que la guérilla locale résistait aux assauts de l’armée américaine.
Quelques 600 irakiens ont été tués, dont de nombreux femmes et enfants. Al Jazeera émettait depuis l’intérieur de la ville des images à travers le monde entier.
En direct à la télévision, la chaine démontrait par l’image que les Etats-Unis, malgré toutes les dénégations, étaient bien en train de tuer des civils.
Du point de vue des relations publiques, ce fut un désastre pour les Etats-Unis et ils ont riposté en attaquant le messager.
Quelques jours avant la tenue des propos attribués à Bush, le correspondant d’Al Jazeera à Fallujah, Ahmoud Mansour, rapporta en direct à la télévision : « la nuit dernière nous avons été attaqués par quelques tanks, deux fois... mais nous avons réussi à nous échapper. Les Etats-Unis veulent nous faire sortir de Fallujah, mais nous restons. »
Le 19 avril, Washington exigeait le départ d’Al Jazeera comme préalable à un cessez-le-feu. La chaine a refusé. Mansour écrivait le lendemain : « des avions de combat américains ont tiré autour de nos nouveaux locaux et ils ont bombardé la maison où nous avions passé la nuit et ils ont tué son propriétaire, M. Hussein Samir. A cause des menaces sérieuses qui planent, nous avons du interrompre nos émissions pendant quelques jours parce que chaque fois que nous tentions d’émettre, les avions nous repéraient et nous tiraient dessus. »
Le 11 avril, un porte-parole de l’armée, Mark Kimmit, déclarait : « les médias qui montrent les Américains en train de délibérément tuer des femmes et des enfants ne sont pas de véritables sources d’information. C’est de la propagande, ce sont des mensonges ». Le 15 avril, Donald Rumsfeld faisait écho à ces propos en des termes très peu diplomatiques, qualifiant les reportages d’Al Jazeera de « pervers, inexacts et inexcusables... ce dont cette chaine est capable est une honte. »
C’est le lendemain même, selon le Daily Mirror, que Bush faisait part de son plan à Blair. « Il a clairement fait comprendre qu’il voulait bombarder le siège international d’Al Jazeera au Qatar et ailleurs, » a déclaré une source au Mirror. « Il ne fait aucun doute que Bush voulait le faire, et aucun doute que Blair ne voulait pas qu’il le fasse. »
Au cas où certains penseraient que le point de vue du Col. Ralph Peters et des neocons du JINSA/PNAC est une relique du passé, rappelons que l’administration Obama compte de nombreux poids lourds qui appartiennent à ce milieu, ainsi que de farouches partisans. Bien qu’ils ne soient plus en train de tirer toutes les ficelles, comme sous l’administration Bush/Cheney, leur influence disproportionnée sur la politique des Etats-Unis demeure.
Jeremy Scahille
Journaliste d’investigation primé, auteur de « Blackwater : The Rise of the World’s Most Powerful Mercenary Army ».
ARTICLE ORIGINAL
http://rebelreports.com/post/110980714/us-colonel-advocat...
Traduction VD pour le Grand Soir http://www.legrandsoir.info
10:25 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : irak, moqtada sadr, obama, résistance, occupants, bagdad, bombardements, al-qaïda, américains, al-maliki
n°436 - Journal d'Irak - 12-05 au 25-05 : - Fin- : La "guerre contre la terreur" de Bush n'a pas réussi à justifier les crimes contre la paix.
n°436 - Journal d'Irak - 12-05 au 25-05 : - Fin- : La "guerre contre la terreur" de Bush n'a pas réussi à justifier les crimes contre la paix.
Journal d'Irak
n°436 du 12/05 au 28/05/09
C.De Broeder & M.Lemaire
Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be
| Sommaire : 6 Les brèves 6-1 La "guerre contre la terreur" de Bush n'a pas réussi à justifier les crimes contre la paix. 6-2 Gilles Munier : La révolte des mercenaires du Sahwa. 6-3 Des services secrets étrangers aux côtés des Etats-Unis. 6-4 L'Irak veut l'aide de ses voisins pour ne pas mourir de soif et de chaleur.
|
6 Les brèves
Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.
6-1 La "guerre contre la terreur" de Bush n'a pas réussi à justifier les crimes contre la paix.
Lors de la visite d'Obama, Le Marxiste-Léniniste a indiqué : « La "guerre contre la terreur" de Bush n'a pas réussi à justifier les crimes contre la paix, les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité, en particulier ceux commis contre les peuples d'Irak, d'Afghanistan et de Palestine et contre les gens de croyance musulmane ou d'origine arabe. Elle n'est pas parvenue à justifier Guantánamo, Abou Ghraib, Bagram, la déportation vers la torture et les prisons secrètes, la torture et la détention indéfinie, la preuve secrète et la parodie de justice. Elle n'a pas été capable de justifier les crimes économiques et les échecs qui s'accompagnent d'une dislocation massive des populations et d'attaques contre les peuples autochtones et les minorités nationales.
« Les peuples du Canada et du monde se sont opposés et continuent de s'opposer à ces crimes. Ils n'acceptent pas qu'ils soient commis au nom des intérêts américains ou canadiens, au nom de la sécurité, de la paix, de l'ordre et du bon gouvernement. Ni la vieille notion de "bien commun", ni celle de l'"objectif commun" ne peut remplacer la volonté des peuples de mettre fin à tout ce qui attaque la conscience et l'humanité. »
Condoleezza Rice, criminelle de guerre, tu n'es pas la bievenue au Canada !
Non c'est non ! Non aux guerres d'agression et d'occupation !
Non à la torture ! Non à la détention indéfinie ! Non à la criminalisation de la dissidence !
Non aux certificats de sécurité ! Non à deux poids deux mesures !
Non aux interprétations intéressées de la primauté du droit !
Arrêtez de payer les riches ; augmentez les investissements dans les programmes sociaux !
Pour nous la responsabilité commence chez soi !
6-2 Gilles Munier : La révolte des mercenaires du Sahwa.
Depuis le lancement du Surge par le général Petraeus, l’ordre des communicants du Pentagone est de positiver, de donner l’impression que l’Us Army va quitter l’Irak sur une victoire.
Or, non seulement le départ de cette dernière, tout relatif, fait figure de retraite, mais la capacité de l’opinion américaine à ingurgiter sans réfléchir la propagande officielle, est dépassée.
Des dirigeants de l’Armée al-Rashideen remarquaient, début avril, que le refus de rendre compte des activités de la résistance se retournait, avec le temps, contre les grands médias.
Ils notaient que les sites Internet des organisations clandestines, les vidéos d’opérations placées sur You Tube, avaient raison, petit à petit, du bourrage de crâne.
Longtemps présentés comme des supplétifs modèles, les miliciens du Sahwa – « Réveil » en arabe - sont aujourd’hui dans la ligne de mire des journalistes « embedded » d’outre-Atlantique.
Ils découvrent que la résistance les infiltre depuis leur création, estiment à 40% ceux jouant double jeu.
Les Brigades de la Révolution de 1920, dont on ne parlait plus pour cause de ralliement à la lutte contre « al-Qaïda », renaîtraient sous le nom de Hamas-Irak, une de leurs anciennes branches, et encadreraient une partie des mercenaires.
Autre conséquence de la révolte du Sahwa : le New York Times a fait état pour la première fois d’une déclaration d’Izzat Ibrahim. Le chef du Baas irakien s’y pose en interlocuteur responsable en cas de retrait « total et définitif des envahisseurs ».
Ces derniers développements rendent plus acrobatiques les tentatives de Nouri al-Maliki de se présenter en chantre de la réconciliation.
Difficile pour lui - à la fois - de réprimer le Sahwa à Bagdad et de s’allier au Cheikh Ahmed Abou Risha qui le dirige dans la région d’al-Anbar, de faire du pied aux baasistes réfugiés à l’étranger en leur demandant de renier leurs idées… tout en donnant la chasse, sans pitié, aux cellules de leur parti en Irak. L’enfer irakien est pavé d’arrière-pensées assassines.
Gilles Munier
3 mai 2009
http://palestine-solidarite.org/dossier.Irak.Gilles_Munie...
6-3 Des services secrets étrangers aux côtés des Etats-Unis.
Les services secrets étrangers capturent, interrogent et emprisonnent pour le compte des Etats-Unis la plupart des suspects de terrorisme dans le contexte des conflits en Irak et en Afghanistan. C'est ce qu'affirme samedi le quotidien "The New York Times" sur son site internet.
Seuls les suspects les plus importants constituent une exception, indique le journal citant des responsables américains non identifiés.
Ces 10 derniers mois, environ une demi-douzaine d'experts financiers ou de logistique de niveau intermédiaire travaillant pour ‘Al-Qaïda’ ont été capturés et pris en charge par des services secrets de quatre pays du Proche-Orient, ajoute-t-il.
Ils ont été arrêtés par les services de sécurité locaux à la suite d'informations fournies par les Etats-Unis, précise le journal, qui cite un officier du contre-terrorisme non indentifié.
Les deux suspects de plus haut rang membres présumés d'Al-Qaïda capturés depuis l'arrivée au pouvoir du président Barack Obama, l'un saoudien, l'autre yéménite, ont été ainsi arrêtés par les services de renseignement du Pakistan avec l'aide des services américains, indique le "New York Times".
ats / 24 mai
6-4 L'Irak veut l'aide de ses voisins pour ne pas mourir de soif et de chaleur.
L'Irak a invité l'Iran et la Turquie à l'aider à ne pas mourir de soif et de chaleur cet été en lui fournissant les quantités d'eau et d'électricité dont il a besoin, a indiqué mercredi à l'AFP un haut responsable du ministère de l'Electricité.
"Une conférence entre l'Irak et ses voisins pour discuter de l'état énergétique et hydraulique de notre pays se tiendra jeudi à Bagdad", a déclaré le conseiller du ministre pour les opérations Adel Mahdi.
"Des ministres iraniens et turcs participeront aux côtés de leurs collègues irakiens des Ressources hydrauliques, de l'Electricité, du Pétrole, des Finances, du Plan et des représentants de la commission des investissements pour examiner la situation et les possibilités de signer des joint-ventures", a-t-il précisé.
Actuellement, le pic de la demande électrique s'établit autour de 11.500 MW par jour alors que la production avoisine les 7.000 MW. Pour combler un déficit qui tourne donc autour de 40%, l'Irak doit acheter de l'électricité à ses voisins.
Selon M. Mahdi, son pays a signé des contrats avec l'Iran pour importer 650 MW servant à alimenter la ville de Bassorah (sud), la région de Diyala (au nord-est de Bagdad) et la région kurde de Panjawin (nord).
Un des objets de la conférence est de discuter avec l'Iran qui "a décidé, à cause de la chaleur qui sévit chez lui, de réduire de moitié la fourniture d'électricité pour Diyala", a-t-il indiqué.
Les discussions, a-t-il ajouté, porteront également sur la région kurde de Dohuq (nord), où la Turquie ne fournit "que 150 MW sur les 200 MW qu'elle est censée fournir" en vertu d'un contrat.
En décembre, le ministre irakien de l'Electricité Karim Wahid avait promis que l'Irak ne connaîtrait plus de coupures de courant en 2011, soit huit ans après l'invasion du pays conduite par les Etats-Unis.
Autre point litigieux, l'eau. "Nous allons examiner ce point car au barrage de Haditha (ouest de l'Irak), les réserves d'eau atteignent 1,5 milliard de m3 contre 8 milliards en mai 2007", a souligné M. Mahdi.
"Le stock est très faible et la baisse des eaux du (fleuve) Euphrate est tel que cette année il n'y en a plus assez pour produire de l'électricité", a-t-il dit.
Le ministère irakien des Ressources hydrauliques a annoncé dimanche que la Turquie avait augmenté le débit de l'Euphrate vers l'Irak après que Bagdad eut averti qu'une crise imminente menaçait ses agriculteurs.
L'ensemble des barrages irakiens totalisaient début mai 11 milliards de m3 d'eau, contre un peu plus de 40 milliards en mai 2006, alors que les précipitations n'ont pas été inférieures aux normales cet hiver. C'est dans l'Euphrate que la situation est la plus préoccupante.
(AFP / 27 mai )
http://www.romandie.com/ats/news/090527121154.ogkj71mc.asp
Annexe
Géographie de l'Irak
L'Irak est divisé en 18 provinces (muhafazat, au singulier muhafazah):
- Superficie : 437 072 km² (dont 4 910 km² d'eau)
L'Irak est divisé en 18 provinces (muhafazat, au singulier muhafazah):
-
- Al Anbar
- Al Basrah
- Al Muthanna
- Al Qadisiyah
- An Najaf
- Arbil
- As Sulaymaniyah
- At Ta'mim
- Babil
- Bagdad
- Dahuk
- Dhi Qar
- Diyala
- Kerbala
- Maysan
- Ninawa
- Salah ad Din
- Wasit
VILLES importantes
-
- Bagdad
- Bassorah
- Duhok
- Falloujah
- Mossoul
- Arbil
- Kirkouk
- Souleymaniah
Frontières : 3 650 km
-
-
- Iran (1 458 km)
- Jordanie (181 km)
- Koweït (240 km)
- Arabie saoudite (814 km)
- Syrie (605 km)
- Turquie (352 km)
-
Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.
- " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme - Article 19
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28.05.2009
n° 20- Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion & Stratégie' de PAKISTAN - 24-05-Début- : Afghanistan-Pakistan, « mission impénétrable
n° 20- Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion & Stratégie' de PAKISTAN - 24-05-Début- : Afghanistan-Pakistan, « mission impénétrable
Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.
Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .
Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!
Sa diffusion est un acte de résistance.
Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion, Stratégie' de PAKISTAN.
n° 20- 24-05
C.De Broeder & M.Lemaire
Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be
| Sommaire : Tiré à part : Remplissage de crane: Le Pakistan étend son programme nucléaire. 1 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion 1-1 Ahmed Rashid: « Les Etats-Unis ont fait beaucoup d'erreurs ». 1-2 Alain Gresh : Afghanistan-Pakistan, « mission impénétrable ». 1-3 La guerre au Pakistan alimente les tensions internationales. 1-4 Graham E. Fuller : Obama aggrave la situation au Pakistan et en Afghanistan. Suite 1-5 William Lind : La victoire des forces asymétriques. 1-6 Eric Margolis : Obama et le guêpier pakistanais. 2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 2-1 L'Afghanistan est maintenant un foutoir US, et pas un foutoir pakistanais ou taliban. 2-2 Pierre Lellouche : «Au Pakistan, notre sécurité est engagée». Fin 3-3 La talibanisation du Pakistan n'est plus rampante, mais galopante. 3 Annexe 3-1 Introduction au commerce des armes. 3-2 Les relations OTAN-Pakistan. |
Avant propos
Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants ...
Tiré à part :
Remplissage de crane: Le Pakistan étend son programme nucléaire.
Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.
Des images satellite publiées mardi 19 mai montrent que le Pakistan a étendu deux sites cruciaux pour son programme nucléaire, dans le cadre de ses efforts pour renforcer son arsenal atomique.
Selon des experts de l'Institut pour la science et la sécurité internationale (ISIS), un institut états-unien spécialisé dans le contrôle des armements, les photos satellitaires montrent une forte expansion d'un complexe chimique près de Dera Ghazi Khan qui produit de l'uranium sous des formes utilisées pour fabriquer des armes nucléaires. Les images d'un autre site près de Rawalpindi suggèrent que le Pakistan a construit "une deuxième usine de séparation du plutonium adjacente à l'ancienne", selon l'ISIS.
Le Pakistan, qui possède 60 à 100 armes nucléaires, a également procédé à la construction de deux nouveaux réacteurs de production de plutonium, selon l'institut. "Dans l'ensemble, ces récentes activités d'expansion indiquent que le Pakistan est bien engagé dans un plan stratégique visant à renforcer l'effet destructeur et la productivité de son arsenal nucléaire", affirme l'institut.
La publication de ces images intervient alors que le chef d'état-major interarmées américain a reconnu, vendredi 15 mai, au Congrès qu'Islamabad était en train de renforcer son arsenal nucléaire.
Mais, lundi, l'amiral Mike Mullen a assuré que le Pakistan n'utilisait pas l'aide américaine pour renforcer cet arsenal.
L'ISIS souligne que vu la situation actuelle au Pakistan, où l'armée a lancé une offensive contre les talibans dans le Nord-Ouest, la "sécurité des avoirs nucléaires [du pays] reste sujette à interrogation".
"Une expansion des capacités de production d'armements nucléaires complique inutilement les efforts visant à sécuriser les avoirs nucléaires du Pakistan", souligne l'institut, qui exhorte l'administration américaine à convaincre Islamabad de cesser sa production de matériaux fissiles, et à rejoindre les discussions pour un traité interdisant leur production destinée à fabriquer des armes nucléaires.
http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2009/05/20/c...
1 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion
Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information
1-1 Ahmed Rashid: « Les Etats-Unis ont fait beaucoup d'erreurs ».
Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.
Décriptage
Le journaliste pakistanais, Ahmed Rashid éminent spécialiste des ‘talibans’, évoque la stratégie US dans la région...
Quelles erreurs les Américains ont-ils commis dans la région?
Bush avait promis de ‘reconstruire’ l'Afghanistan après la chute des talibans fin 2001.
Mais il s'en est aussitôt détourné pour l'Irak, lui réservant tous les moyens militaires et de renseignements.
La traque d'Al-Qaida (…) et la ‘reconstruction’ en Afghanistan en ont pâti.
Sans compter la corruption de certaines compagnies américaines, comme Halliburton.
A peine l'argent versé, la moitié s'était déjà envolée !
Cela n'a pas échappé à la population. Désillusionnés, beaucoup de gens ont rejoint les talibans.
Comment les talibans pakistanais ont-ils accru leur influence?
Ce sont des combattants pachtounes qui s'étaient battus pour les talibans pendant la guerre civile en Afghanistan.
Ils sont devenus importants fin 2001 lorsqu'ils sont venus au secours des talibans afghans dans les zones tribales. Al-Qaida les payait cher pour qu'ils leur offrent leur protection.
Pendant quatre ans, personne ne s'est penché sur leur cas, alors même qu'ils se radicalisaient. Devenus riches, ils ont organisé leurs propres milices et se sont fixé comme objectif de talibaniser tout le Pakistan !
Et les talibans afghans?
Leur situation est différente.
L'armée de l'ex-président Mucharraf et les renseignements pakistanais leur ont donné un sanctuaire. Ils pensaient en effet que les Etats-Unis quitteraient bientôt l'Afghanistan et ils avaient besoin de garder leur soutien pour que le prochain gouvernement à Kaboul soit propakistanais.
Le Pakistan a joué un double jeu envers Washington.
Il l'aidait à traquer Al-Qaida, mais ne faisait rien pour attraper les talibans afghans.
Et les Américains ne le demandaient même pas, car ils pensaient que les talibans étaient finis !
C'était une grosse erreur de Bush.
Que pensez-vous de la nouvelle stratégie américaine?
En Afghanistan, Barack Obama fait ce qui aurait dû l'être depuis huit ans.
Mais la résistance a pris de l'ampleur, donc la tâche va être difficile.
Au Pakistan, la situation a beaucoup changé depuis 2001.
Les Etats-Unis devront renforcer l'aide civile, soutenir le gouvernement, et faire pression sur l'armée pour aller chasser les talibans, comme ils l'ont fait dans la vallée de Swat.
Pourquoi l'armée pakistanaise semble-t-elle échouer dans la lutte contre les talibans
C'est une question de motivation. Il y a beaucoup d'antiaméricanisme.
L'armée se demande : «Je le fais pour mon pays ou pour faire plaisir à l'Amérique?»
Elle va devoir y répondre.
La bombe pakistanaise peut-elle tomber aux mains des Taliban ?
Non, c'est très improbable.
Personne ne sait combien il y a d'armes nucléaires au Pakistan. Même Barack Obama doit l'ignorer. Mais ce qui est sûr, c'est qu'elles sont étroitement contrôlées par l'armée et que des mécanismes sûrs empêchent tout vol.
Recueilli par Faustine Vincent
http://usa-menace.over-blog.com/article-31728244.html
08:36 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : afghanistan, pakistan, al qaida, talibans, résistants, occupants, usa, attentats 11-septembre, otan, militaire



