09.02.2010
n°31- Géopolitique & stratégie d'Iran - 08-02 - : Début : - : L’« Axe du Mal » de l’administration Obama.
n°31- Géopolitique & stratégie d'Iran - 08-02 - : Début : - : L’« Axe du Mal » de l’administration Obama.
Géopolitique & stratégie d'Iran
n°31 du 08-02 C.De Broeder & M.Lemaire
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| Sommaire : Tiré à Part L'Iran refuse le diktat de l'Occident. L'Iran lance l'enrichissement de son uranium. 1 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion 1-1 G. Houbballah : Voila pour lequel ont se bat. 1-2 M. K. Bhadrakumar : La géopolitique des pipelines à un tournant capital. 1-3 Thierry Meyssan : L’« Axe du Mal » de l’administration Obama. Suite 1-4 Gore Vidal : Les Etats-Unis, une Maison de fous, Obama incompétent et dépassé. 1-5 Domenico Losurdo : Le Dalaï Lama et Obama : La rencontre entre deux Prix Nobel du mensonge. 1-6 Les dessous de l'attentat qui a coûté la vie à un professeur d'université. Fin 2 Annexe 2-1 Rapport introductif sur l’évolution de la politique mondiale, 2-2 Gabriel Arnoux : Développement et réduction des arsenaux nucléaires : un bilan. 2-3 Howard Zinn : La légalisation de l'injustice. 2-4 Barack Obama : Discours sur l’état de l’Union 2010. |
Tiré à Part
L'Iran refuse le diktat de l'Occident.
Téhéran est prêt à coopérer avec différents pays dans le nucléaire civil, mais refuse de suivre les injonctions de l'Occident, qui l'incite à renoncer aux technologies nucléaires, a déclaré dimanche le président iranien Mahmoud Ahmadinejad.
"Ceux qui s'opposent aux armes nucléaires devraient commencer par détruire leurs propres stocks", a-t-il affirmé dans une interview à la chaîne de télévision NTV.
"Nous sommes prêts à coopérer avec différents pays dans le domaine des technologies nucléaires, mais nous ne permettrons à personne de nous dicter ce que nous devons faire", a indiqué M.Ahmadinejad, ajoutant que son pays souhaitait coopérer "sur la base du respect mutuel"
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http://fr.rian.ru/world/20100207/186009079.html
L'Iran lance l'enrichissement de son uranium.
Le président Ahmadinejad a ordonné dimanche de lancer la production d'un combustible nucléaire capable "d'alimenter" le réacteur de recherche de Téhéran.
"J'ai demandé à Ali Akbar Salehi [chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique] de commencer à produire de l'uranium enrichi à 20% avec nos centrifugeuses", a déclaré M.Ahmadinejad cité par la télévision nationale iranienne.
Cette décision de Téhéran va à l'encontre de sa décision, annoncée la semaine dernière, d'expédier son uranium faiblement enrichi à l'étranger en échange d'un combustible à niveau d'enrichissement porté à 20%.
Réaction violente du Pentagone qui a appelé la communauté internationale à accentuer les pressions sur l'Iran.
Afin de porter l'uranium à 20%, l'Iran a annoncé son intention de construire 10 nouvelles usines d'enrichissement en plus de celles de Natanz (centre) et de Qom (nord du pays).
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http://fr.rian.ru/world/20100207/186006861.html
1 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion
Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information
1-1 G. Houbballah : Voila pour lequel ont se bat.
Voici les principaux extraits du contenu de la charte:
L’hégémonie américaine
Après la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis se sont imposés en tant que projet central de domination, un projet fondé sur un développement dans les mécanismes de domination et d'asservissement sans précédent, renforcé par des réalisations à tous les niveaux de la connaissance scientifique, culturelle, technologique, économique et militaire.
Un projet politique et économique qui ne conçoit le monde que comme une ouverture à des marchés qui doivent être régis par leurs propres lois.
La chose la plus dangereuse dans la logique de l'hégémonie de l'Occident, et plus particulièrement les États-Unis, est de considérer que le droit de dominer le monde est naturel, et donc la stratégie économique capitaliste du projet est de nature globale, sans limites dans ses ambitions avides.
Les facteurs de contrôle du capitalisme sauvage, qui se composent d'un président et de réseaux internationaux soutenus par des sociétés transnationales, des institutions internationales, notamment financières appuyées par la force militaire supérieure, ont provoqué des conflits : conflits d'identités, de cultures et de modes de civilisations, contradictions entre riches et pauvres, etc.
Le capitalisme sauvage a transformé la mondialisation en un mécanisme de domination, de désunion, de discorde et de destruction des identités voire de l'aliénation culturelle, économique et sociale.
Cette mondialisation a atteint son paroxysme quand elle s’est transformée en militaire : dont les exemples au Moyen-Orient ne manquent comme l'Afghanistan, l'Irak, la Palestine, le Liban, avec la guerre globale de Juillet de 2006, exécutée par les Israéliens.
L'hégémonie et la domination des États-Unis ont atteint des niveaux dangereux récemment, surtout depuis la dernière décennie du XXe siècle et aujourd'hui encore, de façon ascendante après la chute de l'Union soviétique, une opportunité historique pour l'hégémonie américaine de conduire le monde au nom de la responsabilité historique et d’imposer l’idée qu'il n'y a pas de distinction entre les intérêts du monde et les intérêts américains.
Cette hégémonie a atteint son apogée avec l'administration Bush, qui a exprimé sa vision dans un document "Project for the New American Century" (1), écrit avant les élections américaines en l’an 2000.
Rien d'étrange ni de surprenant que ce document insiste sur la question du renforcement des capacités des USA à travers le monde, à travers une politique stratégique fondée sur le renforcement des capacités militaires. Ces dernières ne sont plus une force de dissuasion, mais aussi une force d’intervention, à la fois pour effectuer des frappes «préventives» à des fins « thérapeutiques » pour traiter des crises après qu'elles se produisent.
L'administration Bush a considéré les événements du 11 Septembre 2001 comme une occasion de réaliser cette vision, à travers le slogan de la « guerre mondiale contre le terrorisme » et cette administration a travaillé comme suit :
1 - militarisation de la politique étrangère et de ses relations diplomatiques,
2 - éviter de dépendre des cadres multilatéraux, et monopoliser la prise de décision stratégique, et la coordination en cas de besoin, avec les alliés qui peuvent être convoqués,
3 - résoudre la guerre en Afghanistan rapidement pour se préparer à la prochaine étape, à savoir : contrôle de l'Irak, qui servira de pont principal pour l'établissement d'un nouveau Moyen-Orient en rapport avec les exigences du monde après le 11 Septembre.
Cette administration n'a pas hésité à recourir à toutes les méthodes de camouflage, de tromperie et les mensonges éhontés pour justifier les guerres, particulièrement la guerre en Irak, contre tous ceux qui résistent à ses projets néocoloniaux.
Dans ce contexte, l’administration a tenu à établir un lien entre le terrorisme et la résistance pour lui soutirer toute légitimité reconnue dans les droits de l'homme et ainsi justifier la lutte contre les guerres de toutes sortes, et donc réduire à néant les derniers bastions de la défense des peuples et de leur droit de vivre dans la liberté, la dignité et la fierté, à vivre leur propre expérience, à assumer leurs rôles dans le mouvement de l'histoire humaine, culturellement et intellectuellement.
Le « terrorisme » a servi d’argument à la domination américaine à travers divers moyens : poursuites judiciaires, saisie et détention arbitraire, absence des éléments les plus fondamentaux d'un procès équitable, tel que constaté dans les lieux de détention de "Guantanamo", intervention directe dans la souveraineté des États, déclenchement de guerres destructrices et dévastatrices sans distinguer l'innocent du coupable, ni entre les enfants et les hommes, les femmes et les jeunes...
Le prix humain des guerres américaines contre le terrorisme a dépassé le nombre de millions de personnes sans compter la destruction des infrastructures, mais aussi la structure et les composantes des communautés elles-mêmes, démantelées…
Il ne fait aucun doute que le terrorisme américain est à l'origine de tout le terrorisme dans le monde, et l'administration Bush a fait des États-Unis une menace pour le monde entier à tous les niveaux. Si, aujourd'hui, on fait un sondage de l'opinion mondiale, les Etats-Unis apparaîtront comme le pays le plus haï dans le monde.
L'échec subi par la guerre en Irak et la situation évolutive de la résistance, l'échec de la soi-disant « guerre contre le terrorisme », notamment en Afghanistan, où l’on assiste à un retour en force du mouvement des Talibans et la reconnaissance de leur rôle en cherchant à faire des compromis avec eux, ainsi que l'échec de la guerre américaine contre la résistance au Liban et en Palestine, via l’occupation israélienne, tout cela a frappé de plein fouet le prestige américain au niveau international lui causant un repli stratégique dans sa capacité à agir.
Toutefois, cela ne signifie pas que les Etats-Unis se retireraient de la scène facilement, ils feront tout le nécessaire pour protéger ce qu'ils appellent leurs « intérêts stratégiques », parce que les politiques visant à promouvoir l'hégémonie américaine, les projets idéologiques, alimentés par des tendances extrémistes
(G. Houbballah, pour Al Manar)
1-2 M. K. Bhadrakumar : La géopolitique des pipelines à un tournant capital.
Le Turkménistan réserve ses fournitures de gaz à la Chine, la Russie et l’Iran
Le 6 janvier 2010, l’Iran et le Turkménistan inauguraient le gazoduc Dovletabat-Sarakhs-Khangiran, un projet commun d’une ampleur exceptionnelle. Ce grand pas en avant pourrait véritablement bouleverser la donne dans le « Grand échiquier » pour le contrôle de l’énergie : les États-Unis sont mis hors-jeu par leurs concurrents sans que ces derniers ne provoquent les agressions et les effusions de sang dont les États-uniens s’étaient rendus responsables au cours des seules opérations de sécurisation des routes d’accès. Si l’avenir de l’énergie se trouve non pas dans le pétrole mais dans le gaz, alors le contrôle du Proche-Orient pourrait bien passer par celui du bassin de la mer Caspienne.
Le Président du Turkménistan, Gurbanguli Berdymukhamedov (au centre) et son homologue iranien Mahmoud Ahmadinejad (à gauche) s’entretenant avec Ahamed Mohamad Ali, président de la Banque islamique de développement (à droite) lors de la cérémonie d’inauguration du nouveau gazoduc (Achgabat, Turkménistan, 6 janvier 2010).
En janvier dernier, l’inauguration du gazoduc Dauletabad-Sarakhs-Khangiran reliant le nord de l’Iran dans le bassin de la mer Caspienne aux gisements gaziers turkmènes est sans doute passée inaperçue dans la cacophonie médiatique occidentale, pour qui le régime islamique de Téhéran vit son Apocalypse Now.
L’événement est lourd de messages concernant la sécurité de la région. En l’espace de trois semaines, le Turkménistan a décidé d’attribuer la totalité de ses exportations de gaz à la Chine, la Russie et l’Iran : il est d’autant moins intéressé par les projets de tracés proposés par les États-Unis et l’Union Européenne. Entendons-nous au loin les notes d’une symphonie jouée de concert par la Russie, la Chine et l’Iran ?
Ce gazoduc, long de 182 km, a beau démarrer modestement avec une capacité de 8 milliards de mètres cubes (8 G.m3) de gaz, sa capacité annuelle n’en est pas moins de 20 G.m3. Ce volume satisferait, en Iran, les besoins des habitants de la plaine côtière de la mer Caspienne et permettrait à Téhéran de réserver à l’exportation la production des puits gaziers exploités dans le sud de son territoire. Le contrat satisfait pleinement les deux parties : Achgabat s’assure un marché à ses portes ; le nord de l’Iran n’a plus à réduire sa consommation par crainte des pénuries en hiver et Téhéran peut donc affecter ses surplus à l’exportation. De plus, via l’Iran, le Turkménistan peut développer d’autres voies de transport vers le reste du monde. Aussi l’Iran peut-il espérer jouir pleinement des avantages de sa position géographique parfaite pour servir de terminal aux exportations gazières turkmènes.
Nous assistons à une redistribution des cartes de la coopération énergétique au niveau régional qui n’a que faire des « supermajors » du pétrole [1]. Comme d’accoutumée, la Russie mène le jeu ; la Chine et l’Iran suivent l’exemple. La Russie, l’Iran et le Turkménistan occupent respectivement le premier, le second et le quatrième rang mondial pour ce qui est des réserves de gaz. Par ailleurs la Chine va s’imposer, au cours de ce siècle, le grand pays importateur par excellence. Tout cela a des conséquences capitales sur la stratégie globale des États-Unis.
Le gazoduc construit par l’Iran et le Turkménistan fait fi de la politique américaine envers l’Iran. Les États-Unis menacent l’Iran de nouvelles sanctions et prétendent que « Téhéran se trouve de plus en plus isolé. » Mais l’on voit malgré tout Mahmoud Ahmadinejad parcourir l’Asie Centrale à bord de son jet présidentiel, être accueilli sur un tapis rouge à Achgabat par son homologue Gurbanguly Berdymukhammedov, et devant nos yeux émerge un nouvel axe économique. La diplomatie coercitive des États-Unis n’a pas porté ses fruits. Le Turkménistan, dont le produit national brut atteint 18,3 milliards de dollars, a bravé l’unique superpuissance (au PNB de 14,2 billions de dollars – 14,2.1012 ou 14 200 milliards). Pire encore, il a traité le dossier comme une affaire courante.
Ce drame comporte aussi ses ramifications. Pour commencer, Téhéran affirme avoir scellé un accord avec Ankara pour exporter le gaz turkmène vers la Turquie en passant par le gazoduc existant, long de 2 577 km, reliant Tabriz, dans le nord de l’Iran, et Ankara. On le voit, la Turquie mène sa politique étrangère de manière indépendante, aspirant elle aussi à devenir une plaque-tournante dans la distribution de gaz vers les marchés européens. L’Europe pourrait ainsi perdre la bataille qu’elle mène pour s’octroyer un accès direct aux réserves du bassin de la mer Caspienne.
Deuxièmement, la Russie ne semble pas s’inquiéter à l’idée que la Chine trouve des sources d’approvisionnement énergétique Asie Centrale. La demande européenne de gaz russe a chuté et les pays producteurs d’Asie Centrale s’installent sur le marché chinois. La Russie ne devrait connaître aucun problème d’approvisionnement particulier en conséquence des importations chinoises (que ce soit pour sa consommation intérieure ou pour ses exportations). Elle est suffisamment bien implantée sur le marché de l’énergie en Asie Centrale, et autour de la mer Caspienne, pour éviter toute pénurie d’énergie.
Ce qui importe plus que tout, pour la Russie, c’est de ne pas voir s’éroder son statut de premier fournisseur d’énergie vers l’Europe. Tant que les pays producteurs d’Asie Centrale ne manifestent aucune demande pressante pour la construction de nouveaux pipelines transcaspiens sous tutelle américaine, la Russie n’a rien à redire.
Au cours de sa récente visite à Achgabat, le Président russe Dmitri Medvedev a normalisé les relations entre la Russie et le Turkménistan au sujet des questions énergétiques. Ce resserrement des liens avec le Turkménistan constitue une avancée majeure pour les deux pays. Premièrement, le réchauffement significatif de leurs relations permet au Turkménistan de maintenir l’exportation vers la Russie d’un volume annuel de 30 G.m3 de gaz. Deuxièmement, pour citer Medvedev : « Pour la première fois dans l’histoire des relations qui unissent la Russie et le Turkménistan, la base de calcul de prix pour l’approvisionnement en gaz sera élaborée de manière absolument comparable à celle des marchés européens. » Certains commentateurs russes affirment que Gazprom ne tirera aucun profit à acheter le gaz turkmène et qu’en outre, si Moscou a accepté de payer le prix fort, c’est d’abord parce que le Kremlin est résolu à ne pas laisser un seul mètre cube de gaz à la disposition d’autres projets de gazoducs, et surtout pas le Nabucco, un projet soutenu par les États-Unis.
Troisièmement, et contrairement à ce que distille la propagande occidentale, Achgabat ne voit pas dans le gazoduc chinois une solution de remplacement à Gazprom. La politique des prix pratiquée par la Russie constitue une garantie que Gazprom demeure un client irremplaçable pour le Turkménistan. Les négociations sur le prix de vente du gaz attribué à la Chine se poursuivent, mais le tarif final ne pourra jamais concurrencer l’offre russe.
Quatrièmement, la Russie et le Turkménistan ont réitéré leur engagement pour développer le gazoduc transcaspien le long de la côte est de la mer Caspienne jusqu’à la Russie, dont la capacité atteindra 30 G.m3. A l’évidence, grâce aux réserves turkmènes (et kazakhs), la Russie espère centraliser de plus grandes quantités de gaz naturel en provenance d’Asie Centrale.
Cinquièmement, Moscou et Achgabat se sont également entendus pour construire conjointement un gazoduc est-ouest reliant tous les puits de gaz turkmènes à un même réseau afin de permettre l’acheminement de gaz vers la Russie, la Chine et l’Iran depuis n’importe quel gisement.
On le voit bien, dans le contexte d’intensification des avancées américaines en Asie Centrale, la visite de Medvedev à Achgabat n’est pas sans conséquences sur la sécurité de la région. Lors d’une conférence de presse commune avec Medvedev, Berdymukhammedov déclarait que Moscou et Achgabat partageaient une vision générale sur la situation de la zone, en particulier à propos de l’Asie Centrale et du bassin de la mer Caspienne. Il a également souligné le fait que les deux pays ne considèrent pas la sécurité de l’un sans envisager celle de l’autre. Medvedev confirmait quant à lui la similitude de leurs analyses, partagées unanimement, sur les sujets sécuritaires et leur volonté de travailler ensemble.
En cherchant à contourner la Russie, à laisser la Chine sur le bas-côté et à isoler l’Iran, la stratégie diplomatique de développement des pipelines mise en œuvre par les États-Unis dans la région de la mer Caspienne n’a pas fonctionné. La Russie prévoit à présent de doubler son importation de gaz en provenance d’Azerbaïdjan, entravant ainsi davantage les efforts occidentaux pour faire de Bakou un fournisseur du Nabucco. Aux côtés de la Russie, l’Iran émerge en tant qu’importateur de gaz azerbaïdjanais. En décembre, l’Azerbaïdjan signait un accord pour livrer du gaz à l’Iran via le gazoduc Kazi-Magomed-Astara qui s’étend sur 1 400 km.
Le moteur de ces développements est l’irrépressible élan pris par le South Stream et le North Stream russes, qui alimenteront en gaz l’Europe du Nord et du Sud. Les obstacles érigés contre le North Stream ont été levés après le feu vert, sur le plan environnemental, du Danemark (en octobre), de la Finlande, de la Suède (en novembre) et de l’Allemagne (en décembre). Les travaux de construction du gazoduc démarreront au printemps.
Gazprom, les industriels allemands E.ON Ruhrgas et BASF-Wintershall, et Gasunie, une entreprise néerlandaise de transport gazier, ont investi ensemble 12 milliards de dollars pour la construction du gazoduc North Stream, dont le parcours évite le tracé des voies de transit datant de l’époque soviétique traversant l’Ukraine, la Pologne et la Biélorussie. Long de 1 220 km, il part du port de Vyborg dans le nord-ouest de la Russie, passe sous la mer Baltique et débouche dans le port allemand de Greifswald. La capacité de 27,5 G.m3 (par an) sera atteinte l’année prochaine avec la mise en service d’un premier tronçon, avant de doubler en 2012. Le North Stream va profondément affecter la géopolitique de l’Eurasie, les équations transatlantiques et les liens entre la Russie et l’Europe.
De toute évidence, l’année 2009 a été une année historique dans la « guerre de l’énergie ». D’abord, l’inauguration du gazoduc chinois par le président Hu Jintao le 14 décembre, ensuite, celle du terminal pétrolier près du port de Nakhodka en Sibérie Orientale par le Premier Ministre Vladimir Poutine le 27 décembre (l’oléoduc qui le rejoint et qui relie les nouveaux gisements de la Sibérie Orientale à la Chine et aux nouveaux marchés asiatiques sur le Pacifique, pour un budget conséquent de 22 milliards de dollars), et enfin, celle du gazoduc iranien par Ahmadinejad le 6 janvier dernier. Subtilement, c’est presque toute la carte énergétique de l’Eurasie et de la région de la mer Caspienne qui s’est vue redessinée.
L’année 2010 démarre sur cette nouvelle interrogation fascinante : la Russie, la Chine et l’Iran vont-ils coordonner leurs prochaines actions ou, au moins, harmoniser leurs intérêts conflictuels ?
Bhadrakumar
Lundi 1er février 2010
M. K. Bhadrakumar a mené une carrière de diplomate au sein du Ministère des Affaires Étrangères indien. Parmi ses affectations figurent l’URSS, la Corée du Nord, le Sri Lanka, l’Allemagne, le Pakistan, l’Ouzbékistan, le Koweït et la Turquie.
Bhadrakumar
Lundi 1er février 2010
M. K. Bhadrakumar a mené une carrière de diplomate au sein du Ministère des Affaires Étrangères indien.
Traduction Nathalie Krieg
Source Asia Times Online (Chine)
Lancé fin 1995, l’édition papier de l’Asia Times , journal anglophone de Hong Kong, s’est arrêtée en juillet 1997 et a donné naissance, en 1999, à un véritable journal en ligne régional. Yazhou Shibao Zaixian, sa version chinoise, traduit depuis 2003 une partie des articles de la version anglaise et produit également des reportages originaux sur la Chine.
[1] N.D.T. En anglais « Big Oil » désigne, un peu péjorativement, les six plus grandes compagnies pétrolières privées mondiales : ExxonMobil (USA), Royal Dutch Shell (Pays-Bas), BP (Royaume-Uni), Chevron Corporation (USA), ConocoPhillips (USA), Total S.A. (France).
http://www.palestine-solidarite.org/analyses.M.K.Bhadraku...
http://www.voltairenet.org:80/article163791.html
1-3 Thierry Meyssan : L’« Axe du Mal » de l’administration Obama.
Iran/Nicaragua : nouveau mensonge d’Hillary Clinton
La secrétaire d’État Hillary Clinton s’est publiquement inquiétée de la construction d’une méga-ambassade iranienne au Nicaragua. Sur les plateaux de télévision US, des « experts » ont disserté sur les opérations militaires secrètes que les Gardiens de la Révolution iranienne prépareraient en Amérique latine contre les intérêts états-uniens et israéliens. Mais quelle est la base factuelle de ce tintamarre médiatique ?
Alors que le complexe militaro-industriel et l’état-major interarmes états-unien on révisé leur approche de l’Iran, notamment depuis le rapport Baker-Hamilton et la « révolte des généraux » [1], les néo-conservateurs (israéliens et anglo-saxons) ont multiplié les campagnes de communication contre l’Iran.
L’opinion publique occidentale a ainsi été largement intoxiquée et croit aujourd’hui massivement que le président Ahmadinejad ne veut pas en finir avec l’apartheid en Palestine, mais avec les Israéliens [2] ; ou encore, qu’il cherche à fabriquer une bombe atomique, bien que l’imam Khomeiny ait déclaré cette arme de destruction massive contraire aux valeurs de l’islam.
En juin 2009, l’opinion publique occidentale a été convaincue que l’Iran actuel est une dictature cléricale qui a truqué l’élection présidentielle et a réprimé dans le sang des manifestations populaires, alors que l’on a assisté à une épreuve de force au sein de la classe dirigeante où la haute bourgeoisie —dont le haut clergé autour de l’ayatollah Rafsandjani— soutenue par les Anglo-Saxons a tenté de renverser un parti populiste d’anciens combattants de la guerre contre l’Irak, protégé par le Guide suprême [3]
Néanmoins, un autre front dans la guerre contre la vérité a été ouvert par les néco-cons : l’« Iranian Connection » en Amérique latine.
On sait que le bloc révolutionnaire latino-américain (Cuba, Bolivie, Équateur, Honduras, Nicaragua, Saint-Domingue, Venezuela ) et le bloc révolutionnaire proche-oriental (Iran, Résistance libanaise, Résistance palestinienne, Syrie) se sont rapprochés à la fois pour contourner les restrictions qui leur sont imposées par les États-Unis et pour créer des institutions internationales alternatives à celles contrôlées par Washington.
L’intox consiste à faire accroire que ces États et groupes politiques, qui développent une politique inspirée du mouvement des non-alignés, auraient un plan expansionniste et un agenda militaire cachés.
Le ballon d’essai de cette campagne est lancé par un article du chroniqueur argentin basé aux États-Unis, Andrés Oppenheimer, dans le Miami Herald [4]. Selon le journaliste, qui commente la tournée du président Ahmadinejad en Amérique latine, l’Iran ne cherche pas seulement à briser son isolement diplomatique, mais aussi à exporter son idéologie « fasciste » (sic) pour prendre les États-Unis à revers. Au passage, Oppenheimer dénonce la présence grandissante d’obscurs personnels diplomatiques iraniens en Amérique latine, notamment au Nicaragua.
Le scoop est d’autant plus frappant qu’il provient d’un journaliste ayant construit sa réputation sur la révélation de l’Irangate, lorsque l’administration Reagan soutenait les Contras du Nicaragua à l’insu du Congrès, grâce à un montage israélien complexe ayant assuré la fortune personnelle de l’ayatollah Rafsandjani.
Ce scoop aurait pu passer inaperçu, s’il n’avait été relayé lors d’une audition au Congrès par Nancy Menges. Cette « experte » avait été invitée par le sénateur Eliot Engel à témoigner le 5 mars 2008 sur l’évolution de Cuba après la maladie de Fidel Castro. Elle fut présentée aux parlementaires comme membre du Center for Security Policy, le think tank des faucons à Washington [5]. Ceux qui connaissent le microcosme washingtonien savent que, malgré la différence d’âge, elle est la veuve de Constantin Menges. Ce personnage haut en couleur fut le directeur Amérique latine de la CIA et conseiller de Ronald Reagan. Son nom reste surtout attaché au soutien aux Contras nicaraguayens et à l’invasion de la Grenade. Mme Menges entretient la mémoire de son époux et poursuit la publication de son bulletin, l’Americas Report.
Mme Menges a assuré à ses auditeurs qu’ils ne devaient pas se réjouir trop vite de la maladie du Commandante Castro, la Cuba socialiste étant remplacée par le Venezuela bolivarien dans les cauchemars du « monde libre ». Pis, Hugo Chávez aurait ouvert la porte du continent aux révolutionnaires islamistes iraniens et aux guérilleros du Hezbollah et du Hamas. Après avoir évoqué toutes sortes de rumeurs effrayantes, y compris la possible livraison d’uranium par le Venezuela et la Bolivie à l’Iran ou l’influence éventuelle du Protocole des sages de Sion sur Hugo Chávez, Nancy Menges déclara :
« La présence iranienne peut aussi être trouvée au Nicaragua. L’Iran a récemment établi une énorme ambassade à Managua. Des diplomates disposant de l’immunité vont et viennent et le bâtiment est sécurisé de tout espionnage. Il n’y a pas de contrôle des mouvements des diplomates iraniens. A la mi-2007, on a découvert que [le président] Ortega a autorisé 21 Iraniens à entrer dans le pays sans visa. Ceci montre clairement que le régime d’Ortega, comme celui de Chavez, ne surveille pas qui entre dans leurs pays respectifs. Cela peut avoir des conséquences sérieuses sur la sécurité de notre région. » [6]
Au moment où Nancy Menges déposait à la Chambre, son ami Michael Rubin publiait un bref rapport pour l’American Enterprise Institute, intitulé « L’ambition globale de l’Iran » [7]. Rubin fut conseillé du secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld pour l’Irak et l’Iran. Il participa activement à la fabrication des intoxications qui servirent à justifier l’invasion de l’Irak, puis il rejoignit la direction de l’Autorité provisoire de la Coalition. Il milita pour l’extension de la guerre d’abord contre la Syrie, puis contre l’Iran, et préconisa publiquement l’assassinat de leurs présidents.
S’adressant à un public ignorant de l’histoire proche-orientale, Michael Rubin a beaucoup contribué à développer le mythe d’un Iran expansionniste. Dans ce petit rapport, il accumule les rumeurs glanées ici et là, pourvu qu’elles servent son objectif de diaboliser l’Iran. Parmi elles, il reprend à sa manière le scoop d’Oppenheimer : « L’ambassade d’Iran à Managua est maintenant la plus importante mission diplomatique de la ville » [8].
Ce qui n’est encore qu’un « scoop » journalistique ou un « renseignement » d’expert, devient une vérité officielle lorsque la secrétaire d’État Hillary Clinton le confirme. Lors de la séance de questions-réponses avec le personnel du département d’État à l’occasion de la Journée des Affaires étrangères, le 1er mai 2009, elle déclare : « Je ne pense pas que dans le monde d’aujourd’hui, qui est multipolaire, où nous rivalisons [en Amérique latine] avec au moins les Russes, les Chinois et les Iraniens, il soit de notre intérêt de tourner le dos aux États de notre région (…) Nous cherchons à comprendre comment traiter avec [le président] Ortega. Les Iraniens construisent une énorme ambassade à Managua, et vous pouvez imaginer pourquoi ». [9] Bref, il faut trouver une solution avant que la Révolution islamique ne soit installée aux portes des États-Unis.
Aussitôt, tous les networks US organisent des talk shows. On y disserte sur les actions militaires secrètes que les Gardiens de la Révolution iranienne ne manqueront pas de fomenter depuis leur imposant QG de Managua.
Le représentant républicain de Floride, Connie Mack, commente lors d’une télé-conférence organisée par l’Israel Project, le 1er juin 2009 [10] : « L’influence grandissante de l’Iran en Amérique latine me rappelle la relation entre la Russie (sic) et Cuba lorsque nous avons dû faire face à la crise des missiles » [11].
Patatras ! Dans son édition du 13 juillet 2009, le Washington Post révèle que le chantier de la méga-ambassade iranienne n’a jamais existé [12]. Il ne s’agit pas d’une exagération ou d’une déformation, mais d’une pure invention.
L’Iran a ouvert au cours dernières années 6 nouvelles ambassades en Amérique latine, s’ajoutant aux 4 déjà existantes. Cela en fait 10 au total pour 33 États latinos.
À Managua, l’Iran est représenté par un ambassadeur. Il vit avec son épouse dans un appartement loué. Pas de trace de « diplomates obscurs allant et venant », et encore moins de conseillers militaires. Il y a bien eu un projet de construire une petite villa comme ambassade, mais il a vite été abandonné en l’absence de financement. Les relations politiques entre le Nicaragua et l’Iran sont excellentes, mais les échanges économiques sont inexistants en raison d’une dette nicaraguayenne persistante de 160 millions de dollars.
Pressé de questions, le porte-parole du département d’État, Ian Kelly, a dû piteusement battre en retraite. Plutôt que de reconnaître une erreur de Mme Clinton, il s’est félicité de la bonne nouvelle que représente l’absence de méga-ambassade iranienne à Managua, bien que les États-Unis n’aient de conseils à donner à personne en matière de taille de ses représentations diplomatiques [13]. Et lorsque qu’on lui a demandé auprès de qui la secrétaire d’État avait vérifié cette fausse information, M. Kelly s’est efforcé de réaliser une diversion à propos d’un universitaire états-unien détenu en Iran. Après tout, peu importe la véracité de ce qu’on leur reproche, l’essentiel est de réaffirmer que les Iraniens sont dangereux.
Depuis que George Bush dénonçait un imaginaire pacte militaire anti-américain entre l’Iran, l’Irak et la Corée du Nord, « l’Axe du Mal », les dirigeants politiques ont changés à Washington, mais pas les méthodes.
Documents joints
Thierry Meyssan
Thierry Meyssan
Analyste politique, fondateur du Réseau Voltaire. Dernier ouvrage paru : L’Effroyable imposture 2 (le remodelage du Proche-Orient et la guerre israélienne contre le Liban).
09:08 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : iran, ahmadinejad, obama, résistance, fraude, élections, al-qaïda, américains, cheney, rice
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n°31- Géopolitique & stratégie d'Iran - 08-02 - : Suite : - : L’« Axe du Mal » de l’administration Obama.
Géopolitique & stratégie d'Iran
n°31 du 08-02 C.De Broeder & M.Lemaire
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| Sommaire : 1 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion Suite 1-4 Gore Vidal : Les Etats-Unis, une Maison de fous, Obama incompétent et dépassé. 1-5 Domenico Losurdo : Le Dalaï Lama et Obama : La rencontre entre deux Prix Nobel du mensonge. 1-6 Les dessous de l'attentat qui a coûté la vie à un professeur d'université. |
1-4 Gore Vidal : Les Etats-Unis, une Maison de fous, Obama incompétent et dépassé.
Vous vous souvenez sans doute de lui si vous avez vu le film "Zéro – Enquête sur le 11-Septembre". Gore Vidal[1] intervient vers la fin du film pour dénoncer l’absence totale de réponse de l’US AIR FORCE au moment des attentats de 2001. Essayiste et écrivain célèbre, parmi les plus lus aux Etats-Unis, il connaît aussi très bien le domaine de l’aviation.
Son père fut l’un des fondateurs des transports aériens américains et participa à l’élaboration des bases de la réglementation aérienne aux USA, fondant du même coup la FAA (FEDERAL AVIATION AGENCY). Et quand Gore Vidal explique ne pas comprendre la chronologie des événements du 11/9, son avis devrait en interpeler plus d’un.
Au moment où la popularité du récent Prix Nobel de la Paix commence à fâcheusement baisser, il nous paraît intéressant de revenir sur cette interview de Gore Vidal datant d’octobre dernier. Il nous y livre une vision abrupte et désenchantée de son pays, les USA, qui, selon lui, est devenu nocif pour l’humanité, et qu’Obama n’aura pas le pouvoir de redresser.
Les Etats-Unis Une Maison De Fous, Obama Incompétent et Dépassé Selon Gore Vidal
Extraits d’une interview du célèbre essayiste et écrivain américain, Gore Vidal, qui ne mâche pas ses mots à la fois vis-à-vis des Etats-Unis et de l’actuel Président Barack Obama.
paru sur PlaneteNonViolence, le 11 octobre 2009
Il a 84 ans, est maintenant confiné dans une chaise roulante, mais sa rage contre son pays, ses dirigeants et ses concitoyens continue de brûler avec la même intensité. Johann Hari, l’a interviewé pour le quotidien britannique « The Independent » et cette interview a été publiée le 07/10/09 sous le titre : « Gore Vidal’s United States of Fury ». Né dans une famille aisée, il a, dès l’âge de cinq ans, accompagné son grand-père, Thomas Pryor Gore, aveugle, Sénateur de l’Oklahoma, dans ses lectures, le guidant également discrètement lors de ses sorties mondaines à Washington DC. Son grand-père soutenait le peuple contre les pouvoirs concentrés aux mains de Wall Street et de la finance, représentant les cultivateurs de coton dont les activités avaient été détruites par la spéculation des financiers de Wall Street sur les cours mondiaux du coton. « Populiste » comme lui, Vidal est aussi comme son grand-père critique mais néanmoins compréhensif à l’égard de la populace qu’il considère comme idiote et droguée par la télévision et les fast-foods. « Dès que nous sommes devenus un empire, nous avons cessé d’enseigner la géographie dans les écoles, donc personne ne sait où se trouve tel ou tel endroit. Ce n’est pas la faute des gens – on les a pervertis, les obligeant à penser à la manière impériale de façon à ce qu’ils soient des travailleurs dociles et des consommateurs fidèles.C’était cela le rêve et il est devenu réalité »
Devenu une figure emblématique de la gauche critique à l’égard de la politique étrangère américaine, il a mis en garde contre la guerre du Vietnam et d’Irak, et il fut d’ailleurs souvent visionnaire, prédisant avec justesse ce qui allait se passer. Alors même que G.W. Bush, après les attentats du 11 Septembre, était au sommet de sa popularité, il déclara : « retenez mes paroles – il quittera ses fonctions comme le plus impopulaire Président de l’Histoire ».
Gore Vidal s’exprime de façon abrupte et ne mâche pas ses mots, décrivant les Etats-Unis comme une « Maison de Fous » et l’actuel Président, Barack Obama comme « incompétent » et « dépassé ». Incarnation du siècle américain tout juste terminé, c’est le plus grand essayiste américain de son époque, ses romans sont ceux qui se vendent le plus. Mais c’est aussi le critique le plus acerbe de l’expérimentation américaine qu’il considère comme un « échec ». Pour lui, tout ce qui a été fait l’a été pour rien ; bientôt le pays sera placé entre le Brésil et l’Argentine sur la liste des pays classés par importance, et c’est la place qu’il mérite, selon lui. L’Empire va s’effondrer militairement en Afghanistan, la nation va s’effondrer en interne quand Obama sera brisé par cette «Maison de Fous », et que les Chinois exigeront d’être remboursés des dettes contractées auprès d’eux par les US . Les Etats-Unis ruinés seront « un poids pour l’homme jaune » et «ils nous emploieront à tirer leurs pousse-pousse ou tout autre mode de transport qu’ils utilisent. »
Sur Obama, Gore Vidal dit avoir, comme beaucoup, considéré son élection avec optimisme. « Tout ce que nous avons dit sur l’intégration raciale a été complètement justifié…Mais il est incompétent. Il sera battu lors de la réélection. C’est dommage, car c’est le premier président intellectuel que nous ayons eu depuis des années, mais il ne peut pas tenir. Il n’est pas à la hauteur. Il est dépassé. Et qui ne le serait pas ? Les Etats-Unis sont une maison de fous. Le pays devrait être mis de côté – et on nous demande de partir. Rien n’a de sens. Le Président veut être aimé de tout le monde et il a pensé que la seule chose qu’il avait à faire c’était de parler raisonnablement. Mais souvenez-vous – le parti républicain n’est pas un parti politique. C’est un état d’esprit, comme les Jeunesses Hitlériennes. C’est plein de haine. Vous n’allez pas obtenir d’eux qu’ils coopèrent. N’essayez même jamais. La seule façon de les affronter, c’est de les terrifier. Il est trop délicat pour cela. »
Lorsqu’il établit une comparaison entre Obama et son défunt ami, Jack Kennedy, il secoue la tête. «Il est deux fois plus intellectuel que ne l’était Jack, mais Jack connaissait le vaste monde. Rappelez-vous, il a passé beaucoup de temps dans la Marine, perdant des navires. Ce gamin (Obama) n’a jamais entendu de sa vie un coup de fusil tiré sous l’effet de la colère. Il est complètement sous l’emprise des généraux qui lui racontent des mensonges et il les croit. Il n’a rien fait…. Il n’est pas prêt pour le devant de la scène et il y est projeté sans cesse ».
Interrogé sur l’existence d’un quelconque espoir pour l’Amérique de s’en sortir, il répond : « tous les signes que je vois sont sans appel . Mais les gens me disent "Oh, Mr Vidal, vous êtes trop négatif, ne pouvez-vous pas dire quelque chose d’agréable sur l’Amérique ? C’est un pays merveilleux, tout le monde veut y vivre." Vraiment ? Quand est-ce qu’un Norvégien muni d’une carte verte a souhaité venir s’installer ici à cause du système de santé ? Je vous paie si vous en trouvez un. »
Les bonnes nouvelles, les voici selon lui : « L’Afghanistan sera fatal pour l’Empire américain, sûr. Ce qui est une manière plaisante de voir les choses. Nous serons rapidement éjectés du jeu impérial. Mais c’est trop tard pour le pays et sa constitution ».
Sur le peuple américain, il n’est pas tendre non plus. Les Américains sont-ils corrompus ? «Précisément, ils n’ont été bons qu’à devenir une puissance coloniale agitée – ou plutôt la lie de celle-ci »
Gore Vidal a adopté la politique « isolationniste » de son grand-père. « Je suis un patriote de la vieille république qui s’est lentement estompée pendant les années expansionnistes et a complètement disparu en 1950 quand l’Etat National Sécuritaire l’a remplacée…Je veux que nous passions d’une économie de période de guerre à une économie de temps de paix, et restaurer la constitution. Nous devrions laisser le monde tranquille, avant qu’il ne nous oblige à le faire. »
Selon lui, les US ne sont menacés que parce qu’ils menacent les autres. « En géopolitique comme en physique, il n’y a pas d’action sans réaction ». « Il n’y a pas eu de 11/09. Je veux dire – nos politiques étaient telles que nous allions avoir tout un tas de gens cinglés là-bas dans le Monde arabe qui allaient essayer de nous faire sauter à cause des crimes qu’ils pensaient que nous avions commis contre eux. N’importe quel fou pouvait le voir venir. Et je suis suffisamment fou pour l’avoir vu venir.»
Sur les attentats du 11 Septembre, il va bien plus loin et déclare abruptement que l’ Administration Bush était « probablement » impliquée. « Cela leur correspond complètement, donc on ne peut pas nous accuser de commencer à penser de manière quelque peu conspirationniste. Ils ont effectivement volé la grande élection de 2000 et ils ont d’une certaine façon mis la main sur la Cour Suprême des US, cet endroit sacré, et ont fait en sorte qu’ils fassent ce qu’ils voulaient avec la sélection et non pas l’élection, la sélection de George W. Bush comme Président. On n’a pas voté pour lui, les gens ne voulaient pas de lui. Et on les a d’une certaine manière trompés pour qu’il se retrouve en poste. »
Comme son grand-père qui s’était opposé à toutes les guerres à l’étranger menées par les US, notamment celle, selon lui non nécessaire, contre l’Allemagne et le Japon, pensant qu’elles étaient le fait de Big Bizness pour servir leurs intérêts, Vidal pense également qu’ « aucune guerre à l’étranger ne vaut qu’on sacrifie la vie d’un Américain ». Ce qu’il a dit avec un sourire de fierté, peut être le seul sourire ayant éclairé son visage pendant toute l’interview. Son grand-père, en adoptant une telle position et en se prononçant contre le New Deal, a perdu son poste de Sénateur.
Dernière sortie satyrique de Gore Vidal, celle-là sur Sarah Palin, la candidate pour la vice-présidence républicaine aux dernières élections présidentielles américaines : « la dernière idole du long culte américain de la stupidité ». Et de l’Alaska il dit : « l’endroit où tous les truands de l’Amérique vont se cacher. Et ils l’ont produite ».
Mireille Delamarre
Published par GeantVert
janvier 31, 2010
Gore Vidal a livré une interview télévisée[2] au cours de laquelle il invitait le public à lire le livre de David Ray Griffin : "Le Nouveau Pearl Harbor"[3]
Illustration vidéo http://www.dailymotion.com/video/kzO8TD2iGWmVpAPpXx
1-5 Domenico Losurdo : Le Dalaï Lama et Obama : La rencontre entre deux Prix Nobel du mensonge.
La nouvelle est à présent officielle.
Sous peu le Dalaï Lama sera reçu par Obama à la Maison Blanche. La rencontre entre ces deux âmes jumelles était inévitable : à vingt ans d’écart l’un de l’autre (1989 et 2009), tous les deux ont reçu le Prix Nobel pour la paix, et tous les deux ont reçu cette distinction ad maiorem Dei gloriam, ou, pour plus d’exactitude, pour la plus grande gloire de la "nation élue" par Dieu. 1989 était l’année où les Usa obtenaient le triomphe dans la guerre froide et s’apprêtaient à démanteler l’Union soviétique, la Yougoslavie et aussi –comme ils l’espéraient- la Chine. Dans ces conditions, celui qui allait être couronné champion de la paix ne pouvait être que le moine intrigant qui depuis trente ans déjà, encouragé et financé par la Cia, se battait pour détacher de la Chine un quart de son territoire (le Grand Tibet).
En 2009, la situation avait radicalement changé : les dirigeants de Pékin étaient arrivés à éviter la tragédie qu’on voulait infliger à leur pays ; au lieu d’être renvoyés aux décennies terribles de la Chine, opprimée, humiliée et souvent condamnée en masse à la mort par inanition, à la "Chine crucifiée" dont parle les historiens, un cinquième de la population mondiale avait connu un développement prodigieux, tandis que s’avéraient clairement le déclin et le discrédit qui frappaient la superpuissance solitaire qui en 1989 avait cru avoir le monde dans ses mains. Dans les conditions qui avaient émergé en 2009, le Prix Nobel pour la paix couronnait celui qui, grâce à son habileté oratoire et sa capacité de se présenter comme un homme nouveau et venant d’en bas, était appelé à redonner quelque lustre à l’impérialisme étasunien.
En réalité, la signification authentique de la présidence Obama est à présent sous les yeux de tous. Il n’est de zone au monde dans laquelle ne se soient pas accentués le militarisme et la politique de guerre des Usa. Dans le Golfe Persique a été envoyée une flotte, équipée pour neutraliser la riposte possible de l’Iran aux bombardements sauvages qu’Israël prépare fébrilement grâce aussi aux armes fournies par Washington. En Amérique Latine, après avoir encouragé ou promu le coup d’état au Honduras, Obama installe sept bases militaires en Colombie, relance la présence de la IVème flotte, profite de l’urgence humanitaire en Haïti (dont la gravité est aussi la conséquence de la domination néocoloniale que les Usa y exercent depuis deux siècles) pour occuper massivement le pays : avec un déploiement de forces qui est aussi un lourd avertissement aux pays latino-américains. En Afrique, sous prétexte de combattre le "terrorisme", les Usa renforcent leur dispositif militaire par tous les moyens : sa tâche réelle est de rendre le plus difficile possible l’approvisionnement en énergie et matières premières dont la Chine a besoin, de façon à pouvoir l’étrangler au moment opportun. En Europe même, Obama n’a pas du tout renoncé à l’expansion de l’OTAN à l’Est, et à l’affaiblissement de la Russie ; les concessions sont formelles et ne visent qu’à isoler le plus possible la Chine, le pays qui risque de mettre en question l’hégémonie planétaire de Washington.
Oui, c’est en Asie que le caractère agressif de la nouvelle présidence états-unienne émerge dans toute sa clarté. Il ne s’agit pas seulement du fait que la guerre en Afghanistan a été étendue au Pakistan, avec un recours aux avions sans pilotes (et sa suite de "dommages collatéraux") nettement plus massif qu’à l’époque de l’administration Bush junior. C’est surtout ce qui arrive à Taïwan qui est significatif. La situation allait s’améliorant nettement : entre la Chine continentale et l’île, les contacts et les échanges ont repris et se développent ; les rapports entre le Parti Communiste Chinois et le Kuomindang ont été rétablis. Avec la nouvelle vente d’armes, Obama veut atteindre un objectif bien précis : si vraiment on ne peut pas démanteler le grand pays asiatique, du moins faut-il en empêcher la réunification pacifique.
Et c’est en ce point là qu’annonce son arrivée à Washington une vieille connaissance de la politique du containment et du démantèlement de la Chine. Voici qu’au moment opportun entre de nouveau en scène Sa Sainteté qui, avant même de mettre les pieds aux Usa, bénit à distance le marchand de cannons qui siège à la Maison Blanche. Mais le Dalaï Lama n’est-il pas universellement connu comme le champion de la non-violence ? Je me permets, à propos de cette manipulation raffinée, de renvoyer à un chapitre de mon livre (La non-violence. Une histoire hors du mythe), que l’éditeur Laterza (Bari-Rome, NdT) sortira en librairie le 4 mars prochain . Pour le moment je me borne à anticiper un seul point. Des ouvrages ayant pour auteur ou co-auteur des ex-fonctionnaires de la Cia révèlent une vérité qui ne doit jamais être perdue de vue : la non-violence est un "écran" (screen) inventé par le département des services secrets étasuniens majoritairement engagé dans la "guerre psychologique". Grâce à cet "écran", Sa Sainteté était plongé dans une aura sacrée, alors que depuis longtemps, après sa fuite hors de Chine en 1959, il a promu au Tibet une révolte armée, alimentée par les ressources financières massives, par la puissante machine organisatrice et multi médiatique et par l’immense arsenal états-uniens ; révolte qui a cependant échoué à cause du manque d’appui de la part de la population tibétaine. Il s’agissait d’une révolte armée –écrivent encore les ex-fonctionnaires de la Cia- qui a permis aux Usa d’accumuler de précieuses expériences pour les guerres en Indochine, c’est-à-dire pour des guerres coloniales –c’est moi qui ajoute, cette fois- qui sont à ranger parmi les plus barbares du XXème siècle.
Maintenant, le Dalaï Lama et Obama se rencontrent. C’était dans la logique des choses. Cette rencontre entre les deux Prix Nobel du mensonge sera plutôt affectueuse comme seule peut l’être une rencontre entre deux personnalités liées entre elles par des affinités électives. Mais elle ne promet rien de bon pour la cause de la paix.
Domenico Losurdo
Domenico Losurdo enseigne l’histoire de la philosophie à l’Université d’Urbino. Il dirige depuis 1988 la Internationale Gesellschaft Hegel-Marx für dialektisches Denken, et est membre fondateur de l’Associazione Marx XXIesimo secolo « Rievoluzione »
( voir : http://www.pdcitv.it/video/2644/Associazione-Marx-XXI--Do... ).
Parmi ses nombreux ouvrages, sont (entre autres) disponibles en français : Fuir l’histoire ?
La révolution russe et la révolution chinoise aujourd’hui. (Le temps des Cerises-Delga, 2007),
Démocratie ou bonapartisme, triomphe et décadence du suffrage universel. (Le temps des Cerises
Le péché originel du 20ème siècle. (Aden, 2007)
Le révisionisme en histoire. Problèmes et mythes. (Albin Michel, 2005)
Gramsci. Du libéralisme au « communisme critique » (Syllepse, 2006)
Nietzsche, philosophe réactionnaire. Pour une biographie politique (Delga, 2008).
Contre-histoire du libéralisme,
Le Langage de l’Empire. Lexique de l’idéologie états-unienne (Laterza editori), sont en cours de traduction.
Staline. Histoire et critique d’une légende noire, paraîtra au printemps 2010 chez Aden.
Article original sur le blog de l’auteur :www.domenicolosurdo. it
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio
1-6 Les dessous de l'attentat qui a coûté la vie à un professeur d'université.
25 Janvier
Comme le Guide suprême de la Révolution islamique l'a fait remarquer, l'attentat contre la vie du physicien iranien, a démasqué les ennemis qui tentent de porter atteinte au Djihad scientifique en Iran. Ce professeur d'université est tombé en martyr, tué dans l'explosion d'une moto piégée alors qu'il sortait de chez lui. La mort en martyre de Massoud Ali Mohammadi a provoqué la colère du peuple et des responsables iraniens. Cet attentat a aussi eu de vastes répercussions à l'extérieur des frontières iraniennes. La mort en martyre du Dr. Ali Mohammadi a montré avant toute chose comment les ennemis de la nation iranienne ne lésinent sur rien pour entraver le progrès de la RII, et ils se permettent de commettre tout crime, dont le rapt ou le massacre pour arrêter ou ralentir le processus du progrès de la RII. Le président du Majlis islamique, Ali Larijani, était le premier haut responsable iranien à condamner l'attentat contre la vie du martyr Massoud Ali-Mohammadi et a fait allusion des renseignements sur un attentat terroriste. A rappeler que quelques heures après le meurtre de ce professeur d'université, un groupe royaliste a revendiqué, dans un communiqué, la responsabilité de cet attentat. Comme le président du parlement iranien l'a affirmé la semaine dernière, le communiqué de ce groupuscule inconnu ne visait qu'à couvrir l'identité de ceux qui sont impliqués dans l'attentat de ce professeur d'université iranien.
La CIA et le Mossad s'imaginaient que la publication d'un tel communiqué par un groupe marginalisé et impuissant parviendrait induire en erreur les responsables des services de renseignements et des Autorités de la RII sur ce crime. Mais, les services de renseignements et de sécurité du pays avaient obtenu quelques jours avant l’attentat, des rapports faisant état d'une opération terroriste que la CIA et le Mossad envisageaient à monter à Téhéran. A ce sujet, le président du parlement iranien, Ali Larijani a fait allusion à l'implication des services de renseignements américain et israélien dans l'attentat qui a coûté la vie au physicien iranien. « Une déclaration émise de la part d’un groupe inconnu et contre-révolutionnaire ne peut pas duper les responsables de la RII ou le peuple iranien et détourner leur attention de ceux qui sont derrière l’affaire de l’attentat. Le martyr Massoud Ali Mohammadi contribuait à des projets scientifiques de haut niveau et sa disparition est un grand dommage pour le peuple iranien, notamment la société universitaire iranienne. Les responsables du régime sioniste et les médias occidentaux ont essayé de duper l’opinion publique à ce sujet en insinuant que cet attentat découlait de ce qu’ils appelaient « la guerre du pouvoir en Iran ». Ils cherchent à diviser les Iraniens et les mettre les uns devant les autres. Mais le message de condoléances du Guide suprême de la Révolution islamique d’Iran à la société universitaire iranienne et aux proches et à la famille du martyr Ali-Mohammadi, ainsi que les positions fermes du peuple, des étudiants et des professeurs d’université iraniens qui n'ont pas hésité à condamner cet attentat, ont déjoué le complot du régime de Tel-Aviv et de ses partisans qui avaient sournoisement suggéré que l’on devait chercher les motifs de cet attentat à l’intérieur du pays.
Les tentatives des ennemis de la RII d’abuser de la mort en martyr du Dr. Ali-Mohammadi et de diviser les différentes couches de la société étaient dès le début vouées à l’échec, car certains médias occidentaux et arabes ont tenté d’exploiter cet acte ignoble pour attiser les différends intérieurs. Sur cette base, ils ont prétendu que le martyr Ali-Mohammadi était lié à un parti particulier et que l'autre parti était impliqué dans l’attentat. Et ce, alors que les antécédents de ce physicien sont clairs, montrant qu’il n’était pas du tout lié à une fraction particulière, mais qu’il figurait parmi l'élite scientifique du pays. Tout porte à croire qu’Israël, appuyé par les Etats-Unis et ses mercenaires avait pu mettre en exécution son dessein néfaste. Les milieux politiques et médiatiques occidentaux et sionistes ont fait croire que cet attentat n’était qu’un règlement de compte intérieur. Mais il reste à savoir pourquoi à la place des ténors des partis rivaux, un professeur d’université devait faire l’objet de cet attentat terroriste.
Durant ces dernières années, l’Iran est mis en tenaille pour qu'il abandonne son programme nucléaire pacifique.
Pour les Etats-Unis, Israël et leurs alliés, la RII endigue leurs visées expansionnistes au Moyen-Orient et dans le bassin du golfe Persique. C’est pourquoi ils font tout pour porter atteinte à la RII, un pays qui, deux décennies après la guerre imposée par l'ex-régime irakien à l'Iran, est aujourd'hui plus puissant que jamais sur les plans défensif et militaire de sorte que l'option militaire à son encontre en signifie que suicide. L’occident a compris que la rhétorique de menace ou les mesures punitives d’ordre politique ou économique ne pourraient en rien empêcher la RII de continuer ses activités nucléaires à vocation civile. Israël et ses alliés ont donc conclu que l'élimination physique de ses scientifiques pourrait entraver la marche du peuple iranien sur le chemin du progrès. Un regard rétrospectif sur le bilan d’Israël, émaillé de divers cas d’attentats à la vie des scientifiques d’autres pays nous donnerait une idée plus juste des visées néfastes d'Israël.
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Le Dr. Yahya al-Machd, scientifique nucléaire égyptien qui supervisait dans la décennie 70 le programme nucléaire irakien, a été tué en 1980 dans un hôtel à Paris. Le Dr. Samire Moussa est un autre scientifique égyptien qui a perdu la vie en 1952 dans un accident suspect de voiture aux Etats-Unis. Il faut aussi mentionner Saïd Badir, scientifique égyptien, qui a été jeté en 1988 du haut du balcon de sa maison à Alexandrie en Egypte. Il avait obtenu des succès remarquables dans le domaine du développement des industries balistiques de son pays. Tous ces scientifiques menaient des activités qui allaient au détriment des intérêts d’Israël, d’autant plus que si leur projet était réalisé, la suprématie des pays arabes dans la région serait incontestable. En substance, les Etats-Unis visent aujourd’hui à éliminer physiquement l'élite iranienne; or, ce qui est évident, c'est la détermination infaillible du peuple et des responsables de la RII de préserver les acquis scientifiques du pays, ne permettant à personne de porter préjudice à leur unité et leur solidarité.
http://www.alterinfo.net/Les-dessous-de-l-attentat-qui-a-...
08:58 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : iran, ahmadinejad, obama, résistance, fraude, élections, al-qaïda, américains, cheney, rice
n°31- Géopolitique & stratégie d'Iran - 08-02 - : Fin : - : L’« Axe du Mal » de l’administration Obama.
n°31- Géopolitique & stratégie d'Iran - 08-02 - : Fin : - : L’« Axe du Mal » de l’administration Obama.
Géopolitique & stratégie d'Iran
n°31 du 08-02 C.De Broeder & M.Lemaire
Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be
| Sommaire : 2 Annexe 2-1 Rapport introductif sur l’évolution de la politique mondiale, 2-2 Gabriel Arnoux : Développement et réduction des arsenaux nucléaires : un bilan. 2-3 Howard Zinn : La légalisation de l'injustice. 2-4 Barack Obama : Discours sur l’état de l’Union 2010. |
2 Annexe
2-1 Rapport introductif sur l’évolution de la politique mondiale,
Nous allons maintenant étudier l’évolution de la politique mondiale. Sans entrer dans trop de détails essayons ensemble de dégager les idées essentielles qui caractérisent la situation d’aujourd’hui
EXTRAIT
La mondialisation n’a pas généré un monde plus sûr au contraire. Le risque d’une guerre d’une ampleur encore jamais connue est bien réel. Rappelons quelques données qui montrent les sommes énormes englouties chaque année par la militarisation galopante.
En 2008, le chiffre officiel (donc minoré) des dépenses de guerre s’est élevé à 1.500 milliards de dollars.
Depuis 1988, les dépenses militaires mondiales ont augmenté de 45% !
Les USA, le Royaume Unis, la Chine, la France et le Japon représentent à eux seuls 63% des dépenses mondiales. Près de la moitié de ces dépenses est effectuée par les Etats-Unis.
En 2008, 87% des ventes d’armes ont été réalisées par 5 pays : les USA avec 54%, le Royaume Unis avec 13%, la Russie 9,5%, la France 6%, et… Israël avec 5,3%.
Dans notre pays, le budget militaire atteint 48 milliards d’euros. Le gouvernement vient d’annoncer que les crédits atteindront 96,2 milliards en 20011. En 3 ans, le budget aura doublé !
La Chine est désormais capable de construire des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins et plus de 40.000 soldats américains dont la 7ème flotte de l’US Navy stationnent au Japon. Cela donne une petite idée du danger de guerre permanent qui pèse sur le monde.
Montrons ce danger, prenons nettement position contre cette menace permanente qui plane sur nous. Comme pour le reste, il n’y a que nous qui puissions le faire.
Les groupes capitalistes internationaux se livrent une lutte permanente et acharnée pour étendre leurs zones d’influence dans le monde entier, pour contrôler les sources de matières premières, pour contrôler économiquement et politiquement tel ou tel état.
La propagande capitaliste nous annonçait un monde devenu enfin « libre » après la fin de l’Union Soviétique et la chute du mur de Berlin, on voit ce qu’il en est.
Les 11 et 12 décembre, plus de 45 compagnies pétrolières de la planète, dont naturellement TOTAL, étaient à Bagdad où le gouvernement irakien va procéder à l’attribution de 10 énormes gisements pétroliers et gaziers à des sociétés étrangères. Le gouvernement irakien - à la solde de qui vous savez – vise une production d’au moins 6 à 7 millions de barils par jour d’ici six ans. Si l’Irak réussit à atteindre cet objectif, le pays deviendra alors le troisième producteur de pétrole de la planète, derrière la Russie et l’Arabie saoudite. De quoi remettre en question l’équilibre des forces au sein de l’OPEP et irriter les voisins, en particulier l’Arabie saoudite. C’est pourquoi Ryad n’a toujours pas nommé d’ambassadeur à Bagdad ! Des possibilités de découverte sont importantes. Le pays affiche l’un des taux de forage les plus faibles du monde et certaines zones restent largement inexplorées dans l’Ouest de son territoire.
Le Moyen- Orient est l’une des régions de la planète les moins ouvertes aux compagnies étrangères et les plus riches en pétrole. Il est difficile de ne pas aller en Irak alors que le pays offre les coûts d’extraction les plus faibles du monde. Qui plus est, Bagdad a réduit la fiscalité pétrolière et a revu à la baisse le montant des investissements qui doivent être réalisés au cours des trois premières années.
« TOTAL veut retourner en Irak, un eldorado à haut risque » titrait récemment le journal « Le Monde ». La concurrence avec les groupes chinois s’annonce redoutable.
Les majors savent qu’elles ne peuvent être absentes d’Irak, les défis géopolitiques, économiques et autres sont de plus en plus grands sur tous les continents. L’Irak possède près de 10% des réserves mondiales derrière l’Arabie saoudite et… l’Iran !
TOTAL exploite des gisements au Kurdistan depuis la fin des années 1920. Les autorités irakiennes avaient menacé d’exclure les firmes françaises pour punir Paris d’avoir refusé de se joindre aux Etats-Unis dans la guerre de 2003. Elles ont changé de ton. « Nous devons favoriser une offre française, quels que soient les chiffres. Nous voulons voir Total travailler sur nos champs pétrolifères », a récemment déclaré le président irakien Jalal Talabani.
Nous sommes à des années lumières de ce qui s’est passé en 2003, quand les USA ont justifié leur invasion de l’Irak et toutes les horreurs qui ont suivi par un mensonge scandaleux : ce pays fabriquait l’arme atomique, il était temps de le mettre à la raison.
Même scénario concernant l’Iran. Cette grande puissance capitaliste de 70 millions d’habitants, économiquement riche de ressources autres que pétrolières pas encore exploitées, entend dominer la partie du monde géographiquement proche d’elle. Procédé classique courant dans ce monde capitaliste. Ce faisant elle se heurte inévitablement aux grands pays comme les Etats-Unis, l’Europe etc… Il sera intéressant d’analyser de plus près le rôle de la Chine, de la Russie et d’autres. Au travers de l’Iran, on mesure toute l’âpreté de la guerre économico-politique qui frappe cette partie du monde, sans parler de la guerre tout court qui peut intervenir d’un moment à l’autre. Dénoncer cela ne signifie surtout pas que nous serions des défenseurs du régime capitaliste qui règne en Iran.
En Afrique le Nigéria - 150 millions d’habitants – est le troisième producteur de pétrole au monde. Ses réserves sont estimées à 3% des réserves mondiales, mais il doit importer la totalité des produits pétroliers dont il a besoin en raison de l’insuffisance de ses capacités de raffinage ! On croit rêver. Les réserves de gaz détectées jusqu’à présent sont immenses (5,2 milliards de m3, 3% des réserves mondiales).
Les compagnies pétrolières portent l’entière responsabilité dans l’état de faillite du Nigéria.
Hillary Clinton (tiens, tiens !) s’est rendue au Nigéria avec une délégation importante représentative du capitalisme US. Les compagnies américaines ont investi plus de 15 milliards de dollars et ce n’est qu’un début ! Le gouvernement américain est inquiet, « en cas de succession, il y aura de nombreuses inquiétudes… Personne à Washington ne veut voir le Nigéria menacé de la sorte » a déclaré un dirigeant US. Le Nigéria fournit 8% des importations de pétrole américain.
Du même mouvement la secrétaire d’état américaine s’est rendue en Angola qui fournit 7% du pétrole US ( en augmentation de 51% au cours de l’année 2008). L’Angola préside l’OPEP (organisation des pays exportateurs de pétrole). Les échanges entre les Etats-Unis et l’Afrique subsaharienne ont augmenté de 28% en 2008. Les importations vers les Etats-Unis s’élèvent à 86 milliards de dollars (du pétrole à 80%), les exportations à 18 milliards de dollars. Ce qui explique que Mme Clinton ait souhaité un partenariat fort avec les pays d’Afrique dans le cadre d’échanges commerciaux car « la croissance économique dans des pays en développement est un avantage pour l’économie américaine en élargissant les marchés ». Cela explique par exemple la présence permanente d’une flotte militaire américaine prête à toute éventualité, dans le golfe de Guinée. Ajoutons que plus de 20 interventions armées en 10 ans ont eu lieu dans cette même zone.
BP a découvert un champ pétrolifère géant dans le golfe du Mexique et d’autres découvertes sont possibles. L’exploitation de réserves de pétrole ferait du Brésil l’un des 10 principaux producteurs, entre le Vénézuela et le Nigéria.
A son tour, le grand Nord est devenu l’objet de grands enjeux politiques, d’une concurrence effrénée entre grandes puissances. 1,2 millions de km2 de fonds marins ( 2 fois la superficie de la France contiennent des réserves gigantesques de pétrole, de gaz, d’or, de diamants, de minerai rares. Une course de vitesse est engagée pour le contrôle et l’exploitation de telles ressources. Le journal « l’Humanité » écrit à ce sujet : « Le découpage de la zone entre riverains n’est pas bien défini, ce qui crée des controverses et rivalités. La Russie notamment considère que la chaîne de montagnes marines, potentiellement riche en hydrocarbures, est pour sa plus grande partie une extension de la Sibérie. De son côté le Danemark estime qu’elle est une extension du Groënland, territoire danois autonome. Des revendications territoriales sont également avancées par les Etats-Unis, le Canada, la Norvège. Ces revendications controversées créent naturellement une situation conflictuelle lourde de dangers, dans la mesure où se développent des moyens militaires pour appuyer les positions.Les Etats-Unis ont indiqué à maintes reprises notamment dans une directive présidentielle du début de cette année, leur intention d’établir leur revendication territoriale et d’étendre leur présence militaire dans le Grand Nord à savoir le cercle polaire et les eaux qui s’y rattachent, les mers de Barents et de Norvège ainsi que la Baltique.
Sous la houlette des USA, l’OTAN fait avec 10 pays des manœuvres militaires en Suède et des exercices de guerre en mer du Nord près des côtes d’Ecosse. De son côté, la Russie a décidé de déployer un contingent de forces armées et des forces aériennes dans la zone arctique.
Nous pourrions multiplier les exemples et pas seulement à propos des ressources pétrolifères ou minières. Tous montreraient comment les groupes capitalistes internationaux se livrent une lutte acharnée pour étendre leurs zones d’influence dans le monde entier, comment les « superpuissances » aggravent les tensions de toutes sortes, pouvant aller jusqu’à la guerre pour le contrôle des matières premières.
Les peuples font les frais de cette politique. On parle à juste titre des millions de morts de la deuxième guerre mondiale, mais aujourd’hui ce chiffre est largement dépassé. Depuis 1945 les conflits « locaux » ont fait 100 millions de victimes. Selon l’ONU, deux millions de mineurs ont trouvé la mort ces dernières années, six millions ont été gravement blessés et invalides. On compte un million d’orphelins, des dizaines de millions de traumatismes psychologiques. Les réfugiés déplacés se chiffrent à près de 200 millions (4 à 5 millions d’afghans réfugiés en Iran et au Pakistan, 2 millions d’Irakiens errent dans leur pays, autant se sont réfugiés à l’étranger. On en compte 4,6 millions en Palestine, 1,7 millions au Congo).
En Amérique Centrale, l’existence de Cuba et l’accès des forces populaires dans certains gouvernements ont modifié les rapports dans cette partie du continent qui est de moins en moins « l’arrière-cour » des USA. C’est un changement de taille dans l’histoire de l’humanité.
Comme il fallait s’y attendre, les dirigeants capitalistes américains multiplient les provocations et les agressions pour tenter de reconquérir le terrain perdu. 7 bases de l’armée US viennent de s’installer en Colombie s’ajoutant ainsi à celles présentes au Honduras et aux Antilles. D’autres doivent s’installer au Panama. La 4ème flotte américaine patrouille en permanence dans la région.
Barack Obama avait annoncé des relations nouvelles avec l’Amérique Latine.
Il n’a pourtant pas hésité à couvrir le putsch contre le gouvernement élu du Honduras. L’objectif affiché était le combat contre le terrorisme et le trafic de drogue ! Vaste opération de propagande souvent utilisée pour justifier une éventuelle agression.
La récupération de leurs ressources naturelles et la défense de leur souveraineté ont conduit l’Union des Nations de l’Amérique du Sud (UNASUR) à créer un Conseil de sécurité et de défense et à moderniser leurs systèmes de défense et leurs armements.
Les pays de l’Amérique Latine aspirent à une défense qui leur soit propre, dans un cadre qui donne la priorité à la concertation politique et la prévention des conflits. Nous le savons, ils devront affronter les tentatives de déstabilisation et les logiques de guerres imposées par les Etats-Unis.
Mais il reste que dans cette partie du Monde des peuples tiennent en échec l’impérialisme US sans disposer d’armée puissante, par l’unique moyen de leur lutte unie.
Actuellement se tient ce fameux sommet de Copenhague. De quoi s’agit-il ?...
Tout simplement de dévoyer le mécontentement sur une fausse voie. Les groupes multinationaux ne seraient pas responsables de la situation actuelle !
L’écologie, c’est pour ces groupes, un terrain à investir et à développer. C’est une source de profits énormes. « La révolution écologique ne se fera que si elle rapporte » a écrit un spécialiste de l’environnement dans le mensuel financier « Capital ». Un autre journal financier, « l’Expansion », titre : « L’écologie, terreau de business durable » et écrit « le chiffre d’affaire de ce business pourrait avoisiner 3.000 milliards d’euros entre 2007 et 2020, voire 10.000 milliards entre 2020 et 2050 !
Depuis un an, l’appel d’air est phénoménal, assure Maximilien Rouer patron de BeCitizen, un cabinet de conseil spécialisé dans le développement durable. Les taux de croissance mondiaux font rêver : 21% dans le solaire thermique, 15% pour les voitures hybrides, 22% pour le bioplasmique… Signe révélateur HSBC s’est adjoint les services de l’Américain Nicholas Stern, auteur d’un fameux rapport sur la crise climatique. Autant de preuves que le monde de la finance croit au potentiel de ce marché.
Cher (e) camarades,
Oui, la lutte des classes s’est considérablement développée dans le monde entier, parfois là où on ne l’attendait pas.
En liaison étroite avec ce qui se passe dans le monde actuel, à nous d’agir pour que les choses changent dans notre pays. Personne ne pourra le faire à notre place.
Comité National 12-12-2009
2-2 Gabriel Arnoux : Développement et réduction des arsenaux nucléaires : un bilan.
Nb - Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information
Un accord pourrait être signé en marge de la conférence de Copenhague entre Barack Obama et Dimitri Medvedev, qui assurerait le relai des accords START, arrivés à expiration le 12 décembre dernier.
L’année 2010 sera également décisive sur ce front, avec la conférence d’examen du Traité de Non-Prolifération (TNP) en mai. Cette note dresse le bilan des efforts consentis en matière de limitation des armements nucléaires, dans un contexte difficile néanmoins marqué par des déclarations encourageantes.
Synthèse
La chute du Mur de Berlin laissait envisager un moindre rôle pour les armes nucléaires dans les relations internationales et la perspective, à terme, de leur abandon.
Or, le récent essai nord-coréen et les doutes qui entourent le programme nucléaire iranien refont planer la menace d’une surenchère dangereuse pour l’équilibre du monde. C’est dans ce contexte que plusieurs personnalités américaines puis européennes se sont prononcées en faveur du désarmement nucléaire.
A cet égard, le discours prononcé par Barack Obama à Prague en avril dernier pourrait marquer un tournant stratégique. Pour la première fois depuis leur première utilisation à Hiroshima et Nagasaki en 1945, un président américain s’est prononcé en faveur de la disparition des armes nucléaires, en appelant à un monde « libre de toute arme nucléaire » (nuclear-free world).
Force est de constater que le chemin à parcourir reste long et ardu. Les arsenaux nucléaires sont aujourd’hui au nombre de neuf. Or, il est difficile d’observer, au-delà des discours et des prises de position, un réel mouvement de désarmement nucléaire, bien que des engagements aient été pris en matière de réduction des arsenaux depuis le pic de la guerre froide.
L’arrivée à expiration du traité START, l’un des plus contraignants jamais signé entre les Etats-Unis et l’Union soviétique sur les armes nucléaires stratégiques, offre une bonne occasion de dresser un bilan dans ce domaine. Un accord, qui prendrait le relais de START, pourrait être signé dans les prochains jours entre Barack Obama et Dimitri Medvedev.
La conférence d’examen du Traité de non-prolifération prévue en mai 2010 constitue le rendez vous crucial. A cette occasion, Terra Nova a rassemblé un groupe de travail pour engager une réflexion sur le désarmement nucléaire, qui rendra ses conclusions dans les prochains mois.
1 - NEUF PUISSANCES NUCLEAIRES AVEREES, PLUSIEURS CAS ENCORE EN SUSPENS
Le traité de non prolifération nucléaire reconnaît cinq puissances nucléaires militaires : la Chine, les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni et la Grande-Bretagne.
En plus de ces puissances nucléaires « légales », trois autres Etats détiennent, de manière avérée, des armes nucléaires. Non signataires du TNP, ils ont longtemps été tenus en marge du droit international, mais la situation pourrait évoluer.
Enfin, des cas plus douteux subsistent. En premier lieu, des Etats développent, en dépit de leurs engagements internationaux, des armes nucléaires. En second lieu, des Etats possèdent un niveau technologique qui devrait leur permettre, s’ils s’y décidaient, de fabriquer des armes nucléaires, faisant de ces puissances de véritables « Etats du seuil ».
1.1 - LES ETATS-UNIS ET LA RUSSIE, DETENTEURS DES PRINCIPAUX ARSENAUX
A l’heure actuelle, les Etats-Unis et la Russie disposent d’environ 95 % des têtes nucléaires dans le monde, selon le ministère des affaires étrangères français.
Les Etats-Unis totaliseraient environ 5 200 têtes nucléaires, dont 2 700 actuellement déployées. 4 200 seraient en attente de démantèlement. Ils disposent de moyens sous-marins et aériens pour les délivrer, ainsi que de plusieurs centaines de missiles stratégiques.
La Russie a hérité, après de longues négociations internationales, de l’intégralité de l’arsenal nucléaire tactique (armes destinées au seul champ de bataille) et stratégique (armes pouvant toucher des cibles éloignées) de l’Union soviétique. Elle possède pour sa part environ 4 850 têtes nucléaires, et doit en démanteler encore plus de 8 000. Comme les Etats-Unis, elle peut compter sur l’intégralité des composantes des forces stratégiques : bombardiers, sous-marins nucléaires lanceurs d’engin, missiles intercontinentaux.
Les têtes nucléaires, russe comme américaine, sont des armes avancées, de type bombe à fusion. Les premières bombes à fusion représentaient un potentiel destructeur mille fois supérieur à celui de la bombe d’Hiroshima. Certains vecteurs détenus actuellement par les deux puissances disposent en outre de plusieurs têtes nucléaires à fusion, ce qui augmente considérablement leur potentiel destructeur.
1.2 - LE « CLUB DU TNP » ET LES ARSENAUX DISSUASIFS
Comparativement aux arsenaux russe et américain, les trois autres forces nucléaires reconnues par le traité de non prolifération sont d’une importance beaucoup plus limitée.
Cela est largement dû à l’héritage historique : alors que les Etats-Unis et l’Union soviétique ont développé de manière largement irrationnelle leurs arsenaux nucléaires au cours de l’histoire (l’enjeu étant de dépasser, pour des motifs symboliques, le niveau atteint par la puissance ennemie, le nombre de têtes a atteint, au maximum, près de 35 000 aux Etats-Unis et 45 000 en URSS), les autres puissances ont dès l’origine inscrit le développement de leur puissance nucléaire dans une logique de dissuasion, un choix dicté tant par les moyens, limités, dont disposaient ces Etats que par leurs objectifs politiques poursuivis (on parle dès lors de dissuasion du faible au fort). La possession de l’arme nucléaire à un niveau suffisant devait permettre, selon les avocats de ces programmes, de dissuader l’une des deux grandes puissances d’attaquer le territoire national, et garantissait donc l’indépendance nationale de ces Etats.
La France dispose donc de 300 têtes nucléaires, toutes déployées. Après le démantèlement de son arsenal de missiles sol-sol, elle utilise des avions à long rayon d’action, et de quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins.
Le niveau exact de l’arsenal nucléaire chinois reste l’objet de spéculations. On estime qu’environ 176 têtes seraient déployés, bien que les données fournies par l’administration américaine fassent état d’une augmentation annuelle de 25 % des capacités chinoises dans le domaine. Les principaux vecteurs des armes chinoises restent les missiles stratégiques et les bombardiers, bien que des projets de sous-marins nucléaires lanceurs d’engin soient en cours.
Enfin, la Grande-Bretagne possède actuellement moins de 200 têtes nucléaires après avoir atteint un pic à 350 au cours de la guerre froide. Après l’abandon récent de sa composante aérienne, la force stratégique britannique repose uniquement sur des sous-marins lanceurs d’engins.
1.3 - LES EX-PAYS DU SEUIL : DES ARMES DEVELOPPEES HORS DU DROIT INTERNATIONAL
En plus des cinq arsenaux autorisés par le droit international, trois Etats ont développé des armes nucléaires : l’Inde, le Pakistan et Israël. Non signataires du traité de non prolifération nucléaire, ces Etats ne sont pas soumis aux mêmes obligations de contrôle par l’agence internationale pour l’énergie atomique (AIEA).
Officiellement, Israël ne reconnaît pas posséder d’armes nucléaires. Son arsenal est pourtant bien connu, et le ministre de la défense israélien a même, par inadvertance, admis son existence, avant de revenir sur ses déclarations. On estime en général qu’Israël peut déployer 200 têtes nucléaires. Conformément au rôle de dissuasion régionale de ses forces stratégiques, Israël n’a pas développé de vecteurs de très longue portée, le rayon d’action de ses missiles étant considéré comme inférieur à 5 000 kilomètres.
Les programmes nucléaires indien et pakistanais se sont développés en parallèle. Après des premiers essais indiens en 1974, une campagne d’essais en 1998, menée par chacun de ces pays, a rendu publique l’existence de ces arsenaux. En dépit de cette publicité, les chiffres relatifs aux arsenaux indien et pakistanais ne sont pas officiels, et font état d’environ une centaine de têtes détenues par chacun.
L’Inde et le Pakistan ont cherché à se doter d’armes nucléaires afin, dans un premier temps, de dissuader des concurrents régionaux, notamment la Chine pour l’Inde, et l’Inde pour le Pakistan. Dès lors, les vecteurs de ces armes, à savoir des bombardiers et des missiles sol-sol, n’ont pour le moment, qu’une portée inférieure à 5 000 kilomètres.
1.4 - LA COREE DU NORD ET L’IRAN, DES AMBITIONS DIFFERENTES
Depuis maintenant plusieurs années, l’attention du public a été concentrée sur le développement de deux programmes nucléaires, en Corée du Nord et en Iran. La situation de ces Etats diffèrent de celles des trois pays cités précédemment, en ce que la Corée du Nord et l’Iran, signataires du TNP, se sont à ce titre engagés à ne pas développer des armes nucléaires.
La Corée du Nord s’est d’ailleurs retirée unilatéralement du traité de non prolifération en 2003. Elle a développé, dans son réacteur de Yongbyon, un système de production de plutonium de qualité militaire. Elle a procédé à deux essais, en 2006 et 2009, dont au moins le second est considéré par la plupart des observateurs comme un authentique essai nucléaire, quoique n’ayant pas parfaitement réussi, les données issues du premier essai faisant encore l’objet de controverses. La Corée du Nord développe parallèlement un arsenal balistique très diversifié. Toutefois, les missiles stratégique nord-coréens, d’une portée annoncée d’environ 10 000 kilomètres, semblent loin d’être opérationnels, les essais ayant échoué jusqu’ici.
L’Iran n’a pas encore fait exploser d’arme nucléaire. Toutefois, il a construit des infrastructures d’enrichissement d’uranium de grande taille, sans pouvoir apporter de preuve crédible quant à l’utilisation civile qui pourrait être faite de cet uranium enrichi. De plus, l’AIEA a trouvé, en possession des autorités iraniennes, des documents expliquant comment transformer de l’uranium enrichi en matériau utilisable dans une arme nucléaire. Par ailleurs, l’Iran construit à Arak un réacteur à eau lourde semblable à ceux qui ont permis à Israël et à l’Inde de fabriquer leurs premières bombes. Enfin, l’Iran développe plusieurs types de missiles, dont certains semblent avoir été adaptés pour recevoir une tête nucléaire. Leur portée maximale reste limitée, inférieure à 5 000 kilomètres.
1.5 - D’AUTRES PUISSANCES NUCLEAIRES ?
En plus des arsenaux existant, ou en cours de fabrication, il faut faire mention des Etats qui disposent d’un niveau technologique suffisant pour leur permettre de développer, lorsqu’ils le souhaiteront, un arsenal nucléaire.
Ces Etats dits « du seuil » sont potentiellement nombreux. Plusieurs d’entre eux ont déjà conduit des programmes de recherche nucléaires militaires avancés, comme l’Afrique du Sud (qui est à ce jour le seul Etat ayant fabriqué des têtes nucléaires avant de renoncer à sa bombe par la suite) ou la Libye.
D’autres Etats sont dotés de structures de recherche dans le domaine nucléaire, et entretiennent leurs capacités dans ce domaine, sans pour autant avoir été réellement impliqués dans la mise au point d’un programme nucléaire militaire d’ampleur notable. Les exemples les plus connus sont le Brésil, l’Egypte et l’Algérie. Dans une moindre mesure, on peut citer le cas de l’Arabie Saoudite, qui, bien que ne disposant pas de structures de recherche nationales, aurait participé au financement du programme pakistanais et développe des moyens balistiques de portée régionale.
Enfin, certains Etats disposent d’un niveau de connaissances très avancé dans le domaine nucléaire civil, et dans le domaine de l’exploration spatiale, qui permet de disposer de technologies proches de celles développées pour la fabrication de missiles longue portée. Il s’agit notamment du Japon, mais aussi des Pays-Bas. L’accès aux connaissances dans ces domaines clés de la prolifération nucléaire militaire ne poserait pas de difficultés à d’autres Etats industriellement avancés, comme l’Allemagne, voire la Turquie.
2 - LE DESARMEMENT NUCLEAIRE : UN REGAIN D’INTERET TRES RECENT
L’arme nucléaire n’a pas toujours eu l’importance politique qu’on lui connaît. A l’origine, dans l’esprit des militaires, il s’agissait simplement d’une bombe beaucoup plus puissante que les autres. Pourtant, malgré les tensions extrêmes que la guerre froide a pu susciter entre deux adversaires dotés d’arsenaux nucléaires démesurés, aucun de ces deux Etats n’a jamais utilisé cet armement contre l’autre, alors même que les milieux militaires, aux Etats-Unis comme en URSS, ont pu presser dans ce sens, à l’occasion de plusieurs crises, de la prise de pouvoir par Mao en Chine à l’implantation de missiles nucléaires soviétiques à Cuba.
Le développement des arsenaux nucléaires au cours de la guerre froide a donc suivi une logique de course aux armements, chacun voulant dépasser son rival immédiat pour des raisons de prestige. Les chiffres atteints dans les années 1970 par les arsenaux nucléaires mondiaux sont totalement hors de proportion avec l’utilité réelle de l’arme nucléaire. Les dizaines de milliers de têtes américaines et soviétiques n’étaient pas destinées à être utilisées, puisqu’elles auraient causé des dommages irrémédiables à la totalité de la planète. Dès lors, la question du niveau des arsenaux mondiaux a commencé à se poser.
2.1 - LES DISCUSSIONS STRATEGIQUES ENTRE LES DEUX GRANDS : UN PREMIER PAS
Du fait de l’importance de leurs armements nucléaires, les Etats-Unis et l’Union soviétique ont logiquement été les premiers à s’engager dans un processus de réduction concertée de la force nucléaire.
Deux séries de discussions seront menées entre 1969 et 1979. On parle de SALT I (strategic armements limitation talks) entre 1969 et 1972, et SALT II entre 1972 et 1979. Les deux super-puissances s’entendent pour limiter (à des niveaux très importants) leur armement nucléaire, et, dans le même temps, conviennent de réduire leurs dispositifs de défense anti-missiles, ce qui permet de conserver à chaque arsenal son potentiel dissuasif (traité sur les missiles anti-balistiques dit ABM). On parle alors d’équilibre lié à la destruction mutuelle assurée (MAD).
Dès 1982, de nouvelles discussions sont lancées, qui portent cette fois non sur la limitation du développement des armes nucléaires, mais sur la réduction des arsenaux. Ce sont les négociations dites « START » (strategic armements reduction talks). Un premier accord est signé en 1991, qui limite le nombre de têtes et de vecteurs. L’accord START II est signé en 1993, alors que la Russie peine à gérer la succession de l’Union soviétique. Le nombre de vecteurs autorisés est légèrement augmenté, mais le nombre de têtes encore réduit. Toutefois, ce traité n’est jamais entré en vigueur.
Les discussions entre les Etats-Unis et la Russie auraient dû continuer après la signature de START II, qui reste un accord intermédiaire. Son expiration était d’ailleurs prévue le 5 décembre Pourtant, l’accord obtenu par les présidents Bush et Poutine au début des années 2000 marque un recul dans le processus de réduction des arsenaux.
Baptisé « SORT » (strategic offensive reduction treaty), l’accord de 2002 rompt avec le principe, initié par le premier traité START, de permettre des inspections sur place de chaque partie pour contrôler le respect par l’autre des stipulations du traité. De plus, alors que les projets de traité « START III » rédigés en 1997 spécifiaient que les armes nucléaires excédant les quotas autorisés devaient être détruites SORT ne contient aucun élément à ce sujet. Enfin, les Etats-Unis s’étaient retirés du traité ABM dès 2001, initiative vécue comme une provocation par la Russie.
2.2 - LES ENGAGEMENTS UNILATERAUX DE LA FRANCE ET DE LA GRANDE-BRETAGNE
L’impasse des discussions américano-russes est significative du changement d’attitude des puissances nucléaires « légitimes » (au regard du TNP) vis-à-vis de leurs arsenaux. En effet, la plupart d’entre elles souhaitent désormais afficher un comportement vertueux, ce qui suppose, lorsqu’elles n’y sont pas tenues par des traités bilatéraux comme la Russie et les Etats-Unis, de décider unilatéralement la réduction de leurs arsenaux.
Le Royaume-Uni est sans doute le pays qui a le plus réduit son arsenal nucléaire, avec une réduction annoncée de 75 % de ses capacités nucléaires explosives par rapport au pic de la Guerre froide, soit environ 160 têtes.
Lors de son discours à Cherbourg le 21 mars 2008, Nicolas Sarkozy a annoncé que l’arsenal français serait désormais limité à 300 têtes nucléaires. La composante aérienne doit également être réduite d’un tiers.
Les réalisations déjà accomplies en matière de désarmement méritent toutefois d’être fortement relativisées. Si la France a effectivement réduit son arsenal, elle poursuit des programmes importants, et coûteux, visant à moderniser l’ensemble de ses vecteurs de longue portée, ainsi que les sous-marins et les avions à long rayon d’action qui les transportent. De la même manière, la Grande-Bretagne a adopté un programme de renouvellement de l’ensemble de sa flotte de sous-marins nucléaires lanceurs d’engins. Enfin, la Chine n’a pas lancé de démantèlement nucléaire unilatéral, et semble même augmenter la taille et le niveau technologique de son arsenal.
2.3 - UN MONDE LIBRE D’ARMES NUCLEAIRES : LA RELANCE RECENTE D’UN OBJECTIF ANCIEN
Malgré les difficultés pour faire accepter un régime international de réduction des arsenaux nucléaires, plusieurs responsables politiques de haut niveau se sont publiquement exprimés en faveur de la suppression mondiale des arsenaux nucléaires.
Une série d’articles, de 2006 et 2007, signés par d’anciens hauts responsables américains, notamment Henry Kissinger et Sam Nunn, a été suivie par de nombreuses tribunes dans plusieurs autres pays, comme en France (« Pour un désarmement nucléaire mondial, seule réponse à la prolifération anarchique » , Alain Juppé, Général Bernard Norlain, Alain Richard, Michel Rocard, Le Monde du 15 octobre 2009). Ces prises de position de la part de personnalités publiques de haut rang ont permis de porter le thème du désarmement nucléaire dans le débat public. Le gouvernement britannique a indiqué, par la suite, qu’il partageait cet objectif. Mais c’est surtout la prise de position du président des Etats-Unis qui a donné un poids considérable aux partisans de la « dénucléarisation du monde ».
Dans son discours prononcé à Prague le 5 avril 2009, Barack Obama a clairement affirmé qu’il soutenait l’idée d’un monde « libre d’armes nucléaires ». Le président russe, Dmitri Medvedev, a affirmé que cette orientation lui paraissait juste. Cette idée est déjà portée par le traité de non prolifération nucléaire de 1968, qui invite dans son article VI les Etats-parties à mener des négociations sur des mesures efficaces relatives au désarmement nucléaire. L’objectif de désarmement nucléaire a été repris par la suite au sein du Conseil de Sécurité (résolution 1887 du 24 septembre 2009), et est rappelée dans la plupart des interventions internationales du président Obama.
Ces déclarations interviennent à quelques mois de la conférence d’examen du TNP, qui aura lieu en mai 2010 à New-York. Elles se sont accompagnées d’engagements précis de la part des Américains : relance des négociations pour la signature d’un traité d’interdiction de la production de matières fissiles à des fins militaires (traité dit « cut off »), ratification du traité d’interdiction complète des essais nucléaires (nécessaire à l’entrée en vigueur de ce traité, mais toujours bloquée par le Sénat américain), reprise des discussions stratégiques avec la Russie pour aboutir à un nouvel accord de réduction des arsenaux, qui serait donc le traité « START III » puisqu’il a officiellement vocation à combler le vide consécutif à l’obsolescence de START II.
Sur ce dernier point, des objectifs ont été fixés par les présidents Medevedev et Obama le 6 juillet. Nous sommes encore loin d’un désarmement bilatéral des deux principales puissances nucléaires. Avec des plafonds de têtes entre 1 500 et 1 675 (contre 1 700 – 2 250 auparavant) et un nombre de vecteurs compris entre 500 et 1 100, il permet au contraire de maintenir des arsenaux très importants au sein de ces deux pays.
* Gabriel Arnoux est le pseudonyme d’un spécialiste des questions stratégiques.
Un article issu de : Développement et réduction des arsenaux nucléaires : un bilan
20 décembre 2009
À voir en ligne ici : http://www.tnova.fr/index.php?option=com_content&task...
http://www.betapolitique.fr/Developpement-et-reduction-de...
2-3 Howard Zinn : La légalisation de l'injustice.
Il est communément admis aux Etats-Unis que pouvoir politique et richesse sont inégalement répartis entre les citoyens. Par contre, inculquée par l’éducation dès la prime enfance et entretenue par les mass média, la conviction y est largement répandue que l’égalité devant la loi constitue l’un des
principes fondamentaux du système américain, l’ultime recours.
Une question s’impose alors nécessairement à l’esprit : la richesse et le pouvoir étant inégalement répartis, la justice peut-elle prétendre assurer l’égalité alors que les autres composantes sociales ne l’assurent pas ?
Les lois sont sujettes aux interprétations des tribunaux. Ces interprétations ont rarement conservé aux droits prévus par la Constitution leur force littérale, mais bien plutôt contribue à perpétuer les inégalités sociales les plus flagrantes en les répercutant dans le système judiciaire. Les jugements
rendus sont eux-mêmes le reflet des disparités en matière de richesse et de pouvoir politique. Les magistrats qui rendent ces jugements représentent l’élite absolue de la société américaine.
John Schmidhauser, après avoir étudié les cas de quatre-vingt-douze juges de la Cour suprême, constate dans son ouvrage la Cour suprême que ceux-ci provenaient de « milieux socialement favorisés » et « comprenaient très peu de fils de famille
n’appartenant pas à la haute ou à la très haute bourgeoisie ». En 1976, il en est toujours ainsi.
Le premier amendement de la Constitution, pierre de touche de la Déclaration des droits (Bill of Rights), stipule que le Congrès « ne pourra faire aucune loi (...) restreignant la liberté de parole ou de presse, ou touchant au droit des citoyens de s’assembler paisiblement ou d’adresser des pétitions au gouvernement pour le redressement de leurs griefs ». La terminologie employée est sans équivoque. Pourtant, la Cour suprême n’a pas cessé d’interpréter cet amendement de façon à permettre au Congrès de voter des lois restreignant la liberté d’expression. Les dissidents et les révolutionnaires ayant toujours été victimes de ces lois, il parait justifié de dire que le premier amendement est appliqué différemment à ceux qui approuvent et à ceux qui contestent les activités du gouvernement américain.
L’application partiale du premier amendement fut inaugurée dès 1798, lorsque l’administration du président Adams fit voter la loi antisédition, qui rendait illégale toute critique à l’égard du gouvernement, et fit emprisonner un nombre appréciable de citoyens.
Cette tactique fut rééditée en 1917, lorsque le Congrès vota la loi sur l’espionnage : toute opinion sur la première guerre mondiale susceptible de « décourager le recrutement » des forces fut jugée criminelle. En 1798, la Cour suprême avait feint d’ignorer la violation de la Constitution ; en 1917, elle reconnaissait à l’unanimité la constitutionnalité de la loi sur l’espionnage, par laquelle deux mille Américains devaient être poursuivis et cinq cents emprisonnés pour avoir exprimé leur opposition à la guerre. En 1940, le Congrès adopta la loi Smith, par laquelle les dirigeants du parti communiste furent emprisonnés pour « incitation coup d’Etat et sa « fomentation »... formule par laquelle on entendait condamner la diffusion des œuvres de Marx, Engels et Lénine. Une fois encore, la Cour suprême confirma la validité de la loi.
Qui peut s’exprimer ?
Fait beaucoup plus inquiétant, la plupart des problèmes de liberté d’expression ne sont pas réglés par les tribunaux mais dans la rue par la police.
Pendant l’été 1968, un jeune homme qui vendait un journal communiste aux abords de l’université Harvard fut appréhendé par un policier puis jugé pour avoir « perturbé l’ordre public » et « agressé un représentant de l’ordre ». Le policier déclarait que le jeune homme lui avait craché au visage.
qu’aucun témoin n’ait confirmé ce fait, le jeune homme, fut condamné à verser une amende. La liberté d’expression existe ou non au gré de l’humeur du policier de faction. Protester contre la décision du tribunal local en faisant appel auprès du tribunal fédéral demanderait plusieurs années et des
dizaines de milliers de dollars, encore qu’à ce niveau même la Cour suprême puisse refuser d’examiner le ou donner raison au policier. Le jeune militant ne jouit pas d’une liberté d’expression égale à celle du riche éditeur dont les camions parcourent la ville pour ravitailler en journaux les
kiosques et autres points de vente. Mais les cas les plus graves en matière d’application partiale du droit à la liberté d’expression n’atteignent jamais le niveau du policier ou des tribunaux.
Cette situation provient que les moyens de communication de masse sont monopolisés par un petit nombre de sociétés colossalement riches. Aucun moyen constitutionnel n’est prévu pour corriger l’inégalité de fait entre la compagnie pétrolière Exxon, qui peut dépenser des millions de dollars pour faire passer ses messages publicitaires télévisés sur l’ensemble du territoire national aux heures de forte écoute des programmes, et le citoyen moyen qui voudrait l’opinion publique des profits excessifs d’Exxon.
La tendance à la monopolisation dans la presse a été rapide : le pourcentage des villes n’ayant qu’un seul quotidien est passé de 60 % en 1910 à 96 %
en 1974. En 1973, la Cour suprême, arguant du fait qu’elle ne saurait s’ingérer dons le droit à la liberté d’expression d’une station de radio, jugea que celle-ci était libre de refuser la vente de temps d’antenne pour la diffusion de messages hostiles à la guerre au Vietnam.
Qui juge ?
L’un des mythes les plus tenaces concerne L’égalité de droit des citoyens à un procès équitable. En réalité, toutes les garanties d’un procès équitable – un juge impartial, un « jury composé des pairs de l’inculpé », un défenseur compétent – se trouvent compromises par les inégalités sociales et par le
système de sélection des juges, des avocats et des jurés.
Les juges sont majoritairement blancs, anglo-saxons, riches et conservateurs. Il paraît peu vraisemblable qu’ils accordent aux Noirs, aux accusés qui manient mal la langue anglaise, aux pauvres, aux révolutionnaires la même attention qu’à une personne issue d’un milieu « respectable ». Ce fait n’est généralement pas perçu par le grand public puisqu’il se produit à l’occasion de centaines de milliers d’audiences des tribunaux urbains et de comté, dont la presse ne parle pas et dont on ne conserve aucune archive. C’est un tribunal de ce type, le tribunal municipal de Boston, qu’a observé
une jeune femme pendant plusieurs mois. Elle devait ensuite écrire : « Où et comment puis-je rapporter tout ce que j’ai vécu au tribunal municipal de Boston ? Dois-je parler du Noir condamné pour possession de cocaïne tandis que ses deux compagnons blancs étaient innocentés ? Dois-je remettre
en question l’inculpation de vol à l’étalage retenue contre une jeune mère prise en flagrant délit de vol d’une paire de chaussures d’enfant ? Dois-je pleurer pour le Noir accusé de posséder un véhicule volé, et qui plaidait sa cause devant un juge blanc ? On se lasse de relever le nombre de cas où un
accusé n’a pas été averti de son droit de recourir à un avocat, s’est vu demander de verser une caution injustement élevée, on n’a pas été informé de
son droit de faire appel. On se demande si l’homme portant un nom espagnol comprend seulement ce que dit le juge. »
Il n’est dès lors pas étonnant que le recensement de la population de la prison locale de n’importe quelle grande ville américaine révèle un nombre
disproportionné de Noirs et de pauvres. Même lorsque des membres de la bourgeoisie ou de la très haute bourgeoisie sont arrêtés pour faits criminels, ils possèdent la somme nécessaire à leur propre libération sous caution (5 000, 10 000 ou 50 000 dollars) que le tribunal conserve en garantie de leur présence au procès. L’accusé sans ressources ne peut rassembler de telles sommes et doit passer des semaines, des mois, voire des années en prison, dans l’attente de son procès.
Le droit à l’assistance d’un avocat, prévu par le sixième amendement, ne fut appliqué par les tribunaux des Etats (où sont jugés la plupart des procès criminels) qu’à partir des années 30, et étendu à l’ensemble des délits graves qu’à partir des années 60. De nos jours, alors que l’assistance d’un avocat est enfin accordée à l’ensemble des inculpés, l’inégalité subsiste dans la mesure où la qualité du défenseur dépend des honoraires que peut lui
verser son client. Un inculpé sans ressources reçoit un avocat commis d’office, qui n’a souvent que très peu de temps à consacrer à son client et à l’étude du dossier, et ne dispose d’aucun moyen pour rechercher des témoins ou accumuler les contre-preuves nécessaires. Une récente étude révèle
que les avocats commis par le tribunal local d’une grande ville américaine consacrent en tout et pour tout une moyenne de sept minutes à chaque client.
Les jurés d’assises sont choisis parmi les citoyens à revenus moyens, professionnellement établis dons la municipalité, d’âge moyen ou avancé, et peu enclins à la sympathie envers un inculpé pauvre, économiquement instable, politiquement ou sexuellement marginal. De surcroît, les jurés sont traités
avec condescendance par les juges, et ils adoptent un comportement de subordonnés par lequel il leur est difficile d’ignorer les instructions du juge et de voter selon leur propre conscience.
Ces dernières années, l’inégalité des peines criminelles infligées a fait l’objet de l’attention croissante d’une partie de l’opinion publique, mais rien n’a
été changé en la matière. On se souvient que George Jackson, le révolutionnaire noir assassiné par ses gardiens à la prison de Saint-Quentin, avait purgé dix ans de détention pour le vol de 70 dollars.
M. Willard Gaylin, un psychiatre, qui analysait le sort réservé aux Américains emprisonnés pour s’être opposés à la conscription pendant la guerre du Vietnam, constata que ce type d’opposant s’était vu attribuer uniformément, de la part de divers juges, des peines de deux ans. Puis il découvrit le cas
d’un homme condamné à cinq ans. De tous les inculpés qu’il avait rencontrés, c’était le premier Noir.
Une récente étude sur la disparité des peines infligées (rapportée par le New York Times) établit que les voleurs de voitures sont condamnés en moyenne à trois ans de prison ; mais ceux dont le vol est plus « élaboré » (obus de confiance), et qui proviennent de milieux sociaux aux revenus
supérieurs, se voient infliger en moyenne des peines inférieures à un an. Poursuivis pour vol de voiture, 71 % des inculpés furent soumis à une peine d’emprisonnement, tandis que seulement 16,3 % des gens « respectables » coupables d’abus de confiance se virent condamnés à cette même peine.
L’inégalité la plus flagrante en la matière n’intervient pas dans les prétoires, mais dans la décision des autorités d’intenter ou non un procès à quelqu’un. Les enfants de milieu aisé voient souvent leurs délits discrètement éludés par la recommandation d’un traitement psychiatrique,
agrémentée d’une sévère mise en garde. Les enfants de milieu modeste, eux, sont expédiés dans des maisons de redressement, qui sont souvent des prisons déguisées.
L’immunité du F.B.I. et de la C.I.A.
Mais beaucoup plus importante encore, peut-être, est l’inégalité des mesures prises contre les simples citoyens ou contre les dignitaires et hauts fonctionnaires susceptibles d’avoir commis un délit. Lorsque M. Spiro Agnew fut convaincu de violation de la loi, il fut prié d’abandonner son poste de
vice-président mais ne fut pas emprisonné. Lorsque M. Richard Nixon fut convaincu de falsification de sa déclaration de revenus, d’ « obstruction à la justice », etc., il bénéficia du « pardon » de son successeur Gerald Ford.
Récemment, la commission Church au Sénat et la commission Pike à la Chambre des représentants ont produit la preuve de violations profondes de la loi par des membres de la C.I.A. et du F.B.I. Or aucune poursuite judiciaire n’a suivi ces révélations. D’après la commission sénatoriale, le F.B.I. a
commis au moins deux cent trente-huit cambriolages illégaux contre des personnes et organisations contestataires entre l’administration de Franklin Roosevelt et celle de Lyndon Johnson. Entre 1958 et 1970, le F.B.I. a violé la loi fédérale sur le secret du courrier de personnes privées, et il se peut même qu’il pratique encore le même délit à l’heure actuelle. Pourtant, à ce jour, aucune poursuite n’a été intentée contre lui.
Mieux, en décembre 1969, le F.B.I. a été mêlé à l’organisation d’un raid dans l’appartement de Panthères noires à Chicago, au cours duquel la police assassina Fred Hampton et Mark Clark. Le F.B.I. a procédé à des écoutes téléphoniques et à des falsifications épistolaires, et a provoqué des
déchaînements de violence contre les groupes de gauche. Dans les années 60, pendant la lutte des Noirs pour les droits civiques dans le Sud, le F.B.I.
contemplait sereinement la violation de la loi fédérale que constituait le passage à tabac d’activistes noirs. « L’égalité devant la loi » perd, semble-t-il, toute signification chaque fois que le F.B.I. est impunément mêlé à une affaire.
Il en est de même pour la C.I.A. qui n’a pas seulement violé la loi en pénétrant par effraction dans des immeubles, en ouvrant du courrier et en pratiquant des écoutes téléphoniques, mais qui a surtout agi au mépris des statuts fixés par le Congrès et limitant ses activités nationales. En réalité, la C.I.A. bénéficie d’une immunité particulière contre les poursuites légales.
Le principe de l’« égalité devant la loi », proposé à l’admiration du public américain et de l’opinion mondiale, a bien peu d’existence réelle. Par contre,
ce que l’on observe tout ou long de l’histoire américaine et dans les événements contemporains, c’est l’utilisation de la loi par les riches et les puissants pour contrôler les pauvres et les révoltés. Un impressionnant corpus de lois, par ailleurs peu connues, opère jour après jour et de façon
puissante pour maintenir intacte l’actuelle répartition des richesses dans la cité : les lois sur les contrats, les propriétés, les héritages, les impositions.
En outre, il y a le règlement des délits, dont la fonction est de punir les individus qui, par des voies personnelles, tentent de perturber cette répartition des richesses, et ceux qui, par des actions sociales, altèrent l’ordre existant.
L’ensemble des faits qui révèlent le fonctionnement réel de la loi est masqué par un écran, la Déclaration des droits, qui prétend promulguer la liberté d’expression et l’égalité des droits en matière de justice. Mais cet écran ne saurait dissimuler que l’égalité des citoyens devant la justice reste à accomplir.
Source: Le monde diplomatique
2-4 Barack Obama : Discours sur l’état de l’Union 2010.
EXTRAIT – pour Info…
Tout au long de notre histoire, aucune question n’a autant uni notre pays que celle de notre sécurité. Il est triste de constater qu’un peu de l’unité que nous avons ressentie à la suite des attentats du 11 septembre (2001) s’est dissipée.
Nous pouvons discuter autant que nous voulons sur qui est à blâmer pour cela, mais je ne tiens pas à remettre le passé en procès. Je sais que nous aimons tous notre pays. Chacun de nous est attaché à sa défense. Cessons donc les invectives d’écoliers sur lequel est le plus fort ; rejetons le choix, qui n’en est pas un, entre la protection de nos citoyens et la défense de nos valeurs ; oublions la peur et la division et faisons ce qu’il faut pour défendre notre pays et créer un avenir plus empreint d’espoir, pour l’Amérique et pour le monde.
C’est la tâche que nous avons entreprise l’an dernier. Depuis le jour de mon entrée en fonction, nous avons recentré notre attention sur les terroristes qui menacent notre patrie. Nous avons fait des investissements importants dans la sécurité de notre territoire et déjoué des complots qui menaçaient de faire des victimes parmi nos concitoyens. Nous sommes en train de combler les lacunes inacceptables qu’a révélées la tentative échouée d’attentat de Noël, en améliorant la sécurité à bord des avions et en accélérant les actions prises en fonction de nos renseignements. Nous avons interdit la torture et renforcé nos partenariats du Pacifique à l’Asie du Sud et à la péninsule arabe. Et au cours de l’année écoulée, des centaines de combattants et d’associés d’Al-Qaïdam dont beaucoup de hauts commandants, ont été capturés ou tués, soit bien plus qu’en 2008.
En Afghanistan, nous augmentons nos effectifs et formons les forces afghanes de sécurité, afin qu’elles puissent commencer à prendre la direction des opérations en juillet 2011 et que nos soldats puissent commencer à rentrer chez eux. Nous récompenserons la bonne gouvernance, travaillerons à réduire la corruption et appuierons les droits de tous les Afghans, aussi bien hommes que femmes. Nous avons à nos côtés des alliés et des partenaires qui ont accru leurs engagements et qui se réuniront demain à Londres pour réaffirmer notre détermination commune. Il y aura des jours difficiles devant nous. Mais je suis absolument convaincu que nous réussirons.
Alors que nous luttons contre Al-Qaïda, nous laissons de façon responsable l’Irak à son peuple. Lorsque j’étais candidat à la présidence, je m’étais engagé à mettre fin à cette guerre, et c’est ce que je fais en ma qualité de président. Nous aurons retiré d’Irak toutes nos forces de combat d’ici à la fin du mois d’août. Nous soutiendrons le gouvernement irakien lorsqu’il organisera des élections et poursuivrons nos relations de partenariat avec le peuple irakien en vue de favoriser la sécurité et la prospérité. Mais ne vous y trompez pas : cette guerre se termine, et tous nos soldats rentrent chez eux.
(...)
En même temps que nous menons deux guerres, nous affrontons aussi le danger peut-être le plus grave qui menace le peuple américain, à savoir la menace des armes nucléaires. J’ai pris à cœur la vision de John Kennedy et de Ronald Reagan, en adoptant une stratégie qui inverse la prolifération de ces armes et vise à un monde qui en sera débarrassé. En vue de réduire nos arsenaux et nos vecteurs tout en maintenant notre pouvoir de dissuasion, les États-Unis et la Russie achèvent de négocier un traité de limitation des armements d’une portée sans précédent depuis près de deux décennies. Et en avril, lors du Sommet sur la sécurité nucléaire, nous réunirons 44 États ici à Washington en vue d’un objectif clair : sécuriser, en quatre ans, tout le matériel nucléaire vulnérable de par le monde, afin qu’il ne puisse jamais tomber entre les mains de terroristes.
Ces efforts diplomatiques ont, de plus, renforcé notre main face aux pays qui insistent pour transgresser des accords internationaux à la recherche d’armes nucléaires. C’est pourquoi la Corée du Nord doit maintenant faire face à un isolement accru et à des sanctions plus lourdes - des sanctions qui sont vigoureusement appliquées. C’est pourquoi la communauté internationale est plus unie et la République islamique d’Iran plus isolée. Et tandis que les dirigeants iraniens continuent de faire fi de leurs obligations, que personne n’en doute : ils devront, eux aussi, faire face à des conséquences croissantes. C’est une promesse.
2/2
http://www.voltairenet.org/article163774.html
Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.
- " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme - Article 19
08:55 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : iran, ahmadinejad, obama, résistance, fraude, élections, al-qaïda, américains, cheney, rice
08.02.2010
n°30 - Les dossiers de l'IRAN - 07-02 : - Début - : Guerre mondiale bientôt ?
n°30 - Les dossiers de l'IRAN - 07-02 : - Début - : Guerre mondiale bientôt ?
Dossier d'Iran n°30 - 07/ 02
C.De Broeder & M.Lemaire
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| Sommaire : Tiré à Part Ahmadinejad «La porte reste ouverte aux discussions». 1 Brèves 1-1 Que les Européens ne tombent pas dans le piège des politiques anti-iraniennes !!! 1-2 Les Etats-Unis renforcent ses arsenaux anti-missiles autour de l'Iran. 1-3 L'Iran crée de nouvelles armes pour riposter aux Etats-Unis. 1-4 Mottaki: "nouvelles idées" sur l'échange de combustible. 1-5 Siavosh Ghazi : Ahmadinejad voit une méthode sioniste dans l'assassinat du physicien Massoud Ali Mohammadi. 1-6 Taylor (l'ex-ambassadeur canadien en Iran) travaillait pour la CIA… 1-7 L'ancien ambassadeur UK en Iran, Sir Richard Dalton, critique la position de Blair sur l'Iran. 1-8 Israël est en train d'aller vers l'échec et l'effondrement. 1-99 L'Iran se moque des missiles américains: nous connaissons leur emplacement. 1-10 Gaz: la Russie et Bahreïn exploiteront ensemble le champ iranien de Pars du Sud. 1-11 Ahmadinejad: L'élaboration d'un programme conjoint de sécurité entre l'Iran et le Pakistan est nécessaire pour la région. 1-12 L’Occident veut « tromper » l’Iran. 1-12 Les capitales occidentales, qui redoutent que le programme nucléaire iranien. Suite 2 Dossier & Point de vue 2-1 Réunion entre la CIA et le Mossad, préparation d'une nouvelle guerre? 2-2Les États-Unis se renforcent dans le Golfe face à l’Iran. 2-3 Hoda Saliby : Le spectre d’un conflit régional. 2-4 Le déploiement de missiles US fait monter la tension dans le Golfe. 2-5 USA : Iran : Une menace » pour les forces US, les alliés et leurs partenaires ? 2-6 L’holocauste En Europe. 2-7 L'Occident fustige l'Iran malgré qu'il a accepté les exigences de l'Occident sur le nucléaire! 2-8 Mireille Delamarre : Nucléaire Iranien : La Partie D’Echecs Continue Toujours en faveur de Téhéran. 2-9 Alain Gresh : Débats à la télévision iranienne. (Fin) 2-10 La Chine accuse les USA de mener une guerre en ligne contre l'Iran. 2-11 Deux diplomates allemands arrêtés lors des manifestations d'Achoura. 2-12 Deux diplomates allemands pris en flagrant délit aux émeutes d'Achoura. 2-13 Laura-Julie Perreault : Les liens entre le Canada et la CIA irriteraient le gouvernement iranien. 2-14 Discours de Perez au Bundestag: l'Iran un 'danger pour le monde'. 3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 3-1 Appel solennel au gouvernement iranien lui demandant de ne pas appliquer la peine de mort contre ses opposants. 3-2 Khamenei : L’Iran « ne cédera pas au chantage » des grandes puissances. 3-3 Sébastien Fontenelle : La drone de guerre.
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Tiré à Part
Ahmadinejad «La porte reste ouverte aux discussions».
Le président iranien a invoqué l'absence d'accord sur un échange de combustible nucléaire avec les Occidentaux. L'Iran compte commencer l'enrichissement, mardi, à l'usine de Natanz.
Mahmoud Ahmadinejad a ordonné, dimanche, le démarrage de la production d'uranium hautement enrichi par l’Iran, en invoquant l'absence d'accord sur un échange de combustible nucléaire, après plus de trois mois de bras de fer avec les grandes puissances. Téhéran doit en informer lundi l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et compte commencer l'enrichissement mardi à l'usine de Natanz.
Le président iranien a fait cette annonce quelques jours après avoir affirmé que son pays n'avait «pas de problèmes» pour accepter un éventuel échange.
«J'avais dit: donnons (aux grandes puissances) deux à trois mois (pour conclure un accord d'échange d'uranium), s'ils ne sont pas d'accord nous commencerons nous-mêmes» à produire de l'uranium hautement enrichi, a-t-il rappelé, alors qu’il inaugurait une exposition consacrée à la technologie laser.
Puis Ahmadinejad a accusé les pays occidentaux d’avoir «commencé à jouer avec nous, même si elles ont commencé à envoyer récemment des messages disant qu'elles voulaient trouver une solution».
Samedi, le président du Parlement iranien, Ali Laridjani, proche du Guide de la république Ali Khamenei avait déjà durci le ton en reprochant aux Occidentaux de chercher à «tromper l'Iran» pour lui «enlever son uranium enrichi». L'enrichissement d'uranium est depuis plusieurs années au cœur du conflit entre l'Iran et une partie de la communauté internationale, qui soupçonne la République islamique de chercher à se doter de l'arme nucléaire sous couvert de son programme civil.
Et ce en dépit des dénégations répétées de Téhéran.
«La porte reste ouverte aux discussions»
«Maintenant, Dr Salehi, commencez à produire de l'uranium (enrichi) à 20% avec nos centrifugeuses», a ordonné Ahmadinejad, dans son allocution, en s'adressant au chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA), Ali Akbar Salehi, présent à ses côtés.
L'Iran a rejeté en novembre une proposition, soumise le 21 octobre par le groupe des Six (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne, Allemagne), sur l'envoi, en une seule livraison, de la plus grande partie de son stock d'uranium faiblement enrichi en Russie et en France pour y être transformé en combustible pour son réacteur de Téhéran.
L'Iran avait fixé, en retour, un ultimatum aux Six pour qu'ils acceptent avant fin janvier de lui livrer du combustible à ses conditions - un échange simultané et en petites quantités.
«La porte reste ouverte aux discussions, nous ne l'avons pas fermée», a assuré, dimanche, le président iranien. Mais il a ajouté qu'un éventuel échange de combustible nucléaire entre Téhéran et les grandes puissances devrait être «inconditionnel».
Et il a appuyé son propos en affirmant que Téhéran était désormais capable d'enrichir de l'uranium par la technologie laser, venant d'ajouter à celle de la centrifugation jusqu'à présent utilisée par l'Iran.
(Source AFP
1 Brèves
Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information..
1-1 Que les Européens ne tombent pas dans le piège des politiques anti-iraniennes !!!
Le directeur adjoint de l'Institut de l'économie mondiale et des relations internationales de l'Académie scientifique de la Russie a déclaré que les Etats-Unis tentaient d'attiser l'ambiance anti-iranienne et que les pays membres de l'UE devaient éviter de tomber dans le piège des politiques de Washington.
" L'UE doit prendre une politique indépendante dans ses relations avec l'Iran", a-t-il déclaré. "Les questions nucléaires iraniennes doivent être réglées dans le cadre des critères internationaux", a indiqué ce responsable russe.
25/1
http://french.irib.ir/index.php/info/iran-nucleaire/30238...
1-2 Les Etats-Unis renforcent ses arsenaux anti-missiles autour de l'Iran.
Les Etats-Unis accélèrent le déploiement de systèmes anti-missiles dans le Golfe afin de parer à une éventuelle attaque iranienne, rapporte samedi le New York Times.
Le quotidien, qui cite des responsables militaires et de l'administration Obama, précise que Washington déploie des navires spécialisés au large des côtes iraniennes ainsi que des intercepteurs de missiles dans quatre pays : le Qatar, les Emirats arabes unis, Bahreïn et le Koweït. Oman a également été approché, mais aucun missile anti-missile n'a encore été installé dans ce pays, indique le journal. Selon le NYT, les pays arabes sont de plus en plus enclins a accueillir des équipements de défense américains par crainte des ambitions et des capacités militaires de l'Iran.
"Notre premier objectif est de dissuader les Iraniens" de s'en prendre à leurs voisins, a déclaré un haut fonctionnaire cité par le journal. "Le deuxième est de rassurer les Etats arabes afin qu'ils ne se sentent pas obligés de se procurer eux-mêmes l'arme nucléaire. Mais il s'agit aussi en partie de calmer les Israéliens", a-t-il dit.
Ces préparatifs militaires visent à prévenir d'éventuelles représailles iraniennes qui suivraient un renforcement des sanctions internationales contre Téhéran. Ils pourraient aussi dissuader Israël de frapper militairement les installations nucléaires iraniennes. Le Sénat américain a adopté jeudi un projet de loi permettant au président Barack Obama de sanctionner les importations d'essence iraniennes pour obliger Téhéran à se conformer à ses obligations internationales concernant son programme nucléaire.
L'Iran refuse depuis des mois une offre de l'Agence internationale de l'énergie atomique de faire enrichir son uranium à l'étranger. La communauté internationale soupçonne Téhéran de développer des capacités militaires sous couvert d'un programme nucléaire civil. Washington et cinq autres pays (Allemagne, Chine, France, Royaume-Uni, Russie) tentent de se mettre d'accord sur des sanctions accrues contre l'Iran, mais la Chine affirme vouloir poursuivre la négociation avec Téhéran.
31/1
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2010/01/31/wa...
1-3 L'Iran crée de nouvelles armes pour riposter aux Etats-Unis.
L'Iran crée de nouveaux armements pour se protéger d'une éventuelle attaque américaine, a annoncé mardi l'agence iranienne Fars se référant au colonel iranien Nasser Arab-Beigi, chef de l'Organisation d'appui logistique du Corps des Gardiens de la révolution islamique.
"Que nos ennemis cessent de croire que si leurs hélicoptères Apache se sont montrés efficaces en Irak et en Afghanistan, ils seront aussi puissants en cas d'invasion en Iran. L'Iran prendra les mesures de riposte nécessaires", a indiqué le colonel Arab-Beigi cité par l'agence.
L'Organisation d'appui logistique développe et fabrique des chars, des missiles sol-air portatifs, des roquettes anti-char guidés, des véhicules militaires et des équipements radioélectroniques, a rappelé le colonel.
De nouvelles armes iraniennes seront présentées lors des festivités consacrées au 31e anniversaire de la Révolution islamique, qui se déroulent en Iran du 1er au 11 février.
Selon les médias iraniens, Téhéran réalise en outre cinq projets aérospatiaux. Le 3 février, il exposera les satellites Tolu et Mesbah-2, le satellite de recherche Mehdi et le propulseur destiné au lanceur Simorgh, tous de conception iranienne. Un centre scientifique d'analyse des informations recueillies par les satellites iraniens s'ouvrira ces prochains jours en Iran. Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad et les commandants de l'armée du pays assisteront à la cérémonie d'inauguration de ce centre de contrôle des vols spatiaux.
2/1
http://fr.rian.ru:80/world/20100202/185981307.html
1-4 Mottaki: "nouvelles idées" sur l'échange de combustible.
EXTRAIT
De "nouvelles idées" sur l'échange de combustible nucléaire entre l'Iran et le groupe des 5+1 sont sur la table à la suite de discussions à Davos avec des responsables brésilien et français, selon le chef de la diplomatie iranienne, cité par les médias locaux.
Manouchehr Mottaki a fait ces déclarations en marge du forum de Davos, en Suisse, où il a notamment rencontré son homologue brésilien Celso Amorim ainsi qu'un conseiller du président français Nicolas Sarkozy, selon ces sources.
"De nouvelles idées ont été évoquées pour la fourniture du combustible pour le réacteur de Téhéran et nous espérons qu'elles vont aboutir", a déclaré M. Mottaki, cité notamment par le quotidien Bahar et l'agence Isna.
"Il y avait des ambiguïtés sur la modalité (de l'échange du combustible) et avec la levée de ces ambiguïtés de la part de l'Iran, le dossier nucléaire suit son cours normal", a encore affirmé M. Mottaki.
L'enrichissement d'uranium est au centre d'un conflit entre l'Iran et les Occidentaux, qui redoutent que la République islamique, sous couvert de son programme civil, ne cherche à produire de l'uranium suffisamment enrichi pour construire une arme atomique. Téhéran a toujours démenti un tel projet.
30/01
http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=12...
1-5 Ahmadinejad voit une méthode sioniste dans l'assassinat du physicien Massoud Ali Mohammadi.
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a dénoncé une "méthode sioniste" dans l'assassinat du physicien nucléaire Massoud Ali Mohammadi, qui a été enterré jeudi à Téhéran par une foule nombreuse aux cris de "mort à Israël" et "mort à l'Amérique".
"La méthode employée (pour cet assassinat) est une méthode sioniste", a déclaré M. Ahmadinejad dans un discours au Khouzistan (sud-ouest), où il se trouvait en déplacement. "Cette méthode montre le degré de haine de nos ennemis", a-t-il ajouté, cité par l'agence de presse Mehr.
"Nos ennemis ne pourront pas priver l'Iran de la Science en éliminant nos savants", a-t-il dit.
Massoud Ali Mohammadi, physicien de renom qui enseignait à l'université de Téhéran mais travaillait également pour le Corps des Gardiens de la Révolution (Pasdaran, élite des forces armées iraniennes), a été tué mardi par l'explosion d'une moto piégée alors qu'il sortait de son domicile.
Cet attentat a rapidement été attribué aux services du renseignement israéliens et américains par plusieurs dirigeants et médias officiels iraniens, qui ont affirmé qu'il visait à empêcher l'Iran de développer son programme nucléaire.
Les Occidentaux craignent que ce programme ne vise à doter l'Iran de l'arme nucléaire, ce que Téhéran a toujours démenti.
Le président du parlement Ali Larijani a affirmé mercredi que les autorités avaient "reçu ces derniers jours des informations" selon lesquelles les services du renseignement américains et israéliens "cherchaient à perpétrer des actions terroristes à Téhéran".
Les Etats-Unis ont démenti tout lien avec cet assassinat.
Un responsable israélien ayant requis l'anonymat a lui refusé de répondre aux accusations iraniennes, affirmant qu'"Israël refuse toujours de faire des commentaires sur de tels sujets".
La foule a également dénoncé les "hypocrites", nom donné par le régime islamique aux Moudjahidine du peuple (MKO), mouvement d'opposition armé en exil que Téhéran a accusé d'être impliqué dans l'attentat aux côtés des services du renseignement israélien et américain. Le MKO a nié tout lien avec l'assassinat.
Siavosh GhaziHAZI
14/01/
AFP ]
1-6 Taylor (l'ex-ambassadeur canadien en Iran) travaillait pour la CIA…
L'ancien ambassadeur canadien en Iran, Kenneth Taylor, qui a hébergé et sauvé plusieurs Américains lors de la crise des otages de 1979, en pleine révolution islamique, révèle qu'il a agi comme espion pour le compte de la CIA. M. Taylor rompt lui-même le silence qu'il a gardé pendant 30 ans et admet dans un entretien au quotidien "Globe and Mail" cité par la Presse canadienne qu'il est devenu espion à la solde des Américains à la suite d'une entente secrète entre le Premier ministre canadien de l'époque, Joe Clark, et le président américain Jimmy Carter.
Kenneth Taylor travaillait pour la CIA à partir de l'ambassade du Canada, au moment où l'Ayatollah Khomeini venait de renverser le régime du Shah soutenu par les Américains. Ambassadeur en Iran de 1977 à 1980, il a permis l'évacuation de six Américains, en janvier 1980.
Des étudiants révolutionnaires avaient pris le contrôle de l'ambassade des Etats-Unis à Téhéran le 4 novembre 1979, retenant 52 Américains prisonniers pendant 444 jours après avoir laissé partir quelques personnes. La prise d'otages s'était achevée le 20 janvier 1981 avec la libération de tous les captifs quelques minutes après la prestation de serment de Ronald Reagan
24/1
http://fr.news.yahoo.com/3/20100123/twl-canada-iran-usa-e...
1-7 L'ancien ambassadeur UK en Iran, Sir Richard Dalton, critique la position de Blair sur l'Iran.
L'article qui suit illustre l'impunité des criminels de guerre en Irak, dont Tony Blair, et la poursuite de recours à de faux arguments pour justifier de nouvelles guerres.
Trainant toujours sans honte les casseroles des mensonges auxquels il a eu recours pour conduire la Grande Bretagne dans la guerre d'Irak en 2003, non seulement Tony Blair n'a pas été la moindre mesure ennuyé pour sa duperie flagrante, mais il a le culot de faire du lobbying pour une future invasion de l'Iran en pleine enquête sur les conditions qui ont mené à la guerre en Irak en 2003, citant à 28 reprises l'Iran et déclarant que l'Iran est pire que l'Irak d'antan.
Il a l'audace d'affirmer que les arguments qui ont servis pour mener la guerre d'Irak en 2003 -qui se sont avérés être totalement mensongers - s'appliquent aujourd'hui à l'Iran.
Traduction de l'article original: "Former ambassador to Iran Sir Richard Dalton criticises Tony Blair over Iran"
Mardi 2 Février 2010
Sir Richard Dalton, qui est maintenant un membre du think tank Chatham House, a déclaré qu'il a été consterné que l'ancien Premier Ministre a dit lors de l'enquête Chilcot, qu'il envisagerait de prendre une mesure militaire contre l'Iran. [1]
Lors de l’enquête au sujet de la guerre en Irak, M. Blair, qui est maintenant un envoyé spécial pour la paix au Moyen-Orient, a mentionné l'Iran 28 fois et a ajouté : « Je prends une position très ferme sur l'Iran aujourd'hui et plusieurs de ces mêmes arguments s'appliquent » (parlant des arguments qui ont poussé à la guerre en Irak).
M. Blair a indiqué que les actions de Téhéran lui font bien plus peur - qu'un État voyou puisse fournir des armes de destruction massive aux terroristes - que lorsqu’il a mené la Grande-Bretagne à entrer en guerre contre Saddam Hussein en 2003.
Mais Sir Richard, qui a servi en tant qu’ambassadeur du Royaume-Uni en Iran de 2003 à 2006, a dit : « L’Iran est une situation complètement différente ».
« Nous devrions clarifier que le principal critère pour la participation Britannique dans de futures guerres dans le Moyen-Orient est de savoir si oui ou non la protection et la sécurité du Royaume-Uni et de son territoire, est directement menacée ».
« (L’argument de M. Blair) est basé sur la prétention qu'un Etat ayant la capacité nucléaire remettrait ces secrets aux terroristes et ceci ne s'est jamais produit avec aucun Etat ayant la capacité nucléaire depuis de nombreuses années ».
« De plus, l'Iran dispose de la technologie des armes chimiques et ne l’a pas donné aux terroristes, et supposer que ceci puisse représenter un danger est mal connaître l'Iran. »
Sir Richard a aussi rejeté l’affirmation de M. Blair que la connivence de l'Iran avec Al-Qeada est responsable de la déstabilisation de l'Irak après l'invasion.
[1] :
http://www.telegraph.co.uk/news/newstopics/politics/70946...
Lien de l'article original:
http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/middleeast/iran...
http://www.alterinfo.net/L-ancien-ambassadeur-UK-en-Iran,...
1-8 Israël est en train d'aller vers l'échec et l'effondrement.
Le président Ahmadinejad a estimé que « l'entité sioniste est en train d'aller vers l'échec et l'effondrement ». Pour lui, « la résistance en Palestine et au Liban a changé la donne et prouvé que l'ennemi est incapable de s'étendre géographiquement ».
Le message de la Syrie a également été axé sur la résistance : « La résistance est aujourd'hui une culture nationale dont il n'est plus possible de sortir. C'est une boussole qui nous met sur le chemin qui nous mènera à la victoire et à la libération du territoire. »
Mardi dernier, le ministre israélien de la Défense Ehud Barak avait mis en garde le Liban et le Hezbollah contre toute tentative pour remettre en cause le « calme » régnant à la frontière israélo-libanaise.
16/01
http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/64388...
1-9 L'Iran se moque des missiles américains: nous connaissons leur emplacement.
Une nouvelle position iranienne, à l'encontre de la décision américaine d'accélérer le déploiement des missiles anti missiles dans certains pays golfiques, est venue du chef d'état-major iranien le général Fayrouz Abadi, selon l'agence de presse iranienne Fars.
S'exprimant en marge du premier Festival scientifique et médical qui s'est tenu jeudi, le général iranien a tenu à signaler que "l'emplacement des missiles américains déployés dans la région est bien localisé", laissant entendre par là que leur bombardement est accessible pour les Iraniens.
"Leur déploiement dans les pays de la région vise à vider les trésors de ces pays", précise-t-il.
De plus Fayrouz Abadi s'est moqué des missiles intercepteurs Patriot que l'administration américaine compte déployer au plus vite dans quatre pays golfiques: "Ces missiles se sont révélées inefficaces en termes de compétences scientifiques et ils peuvent facilement être avortés, grâce à des procédés très simple", a-t-il indiqué, conseillant aux pays arabes de ne pas chercher à les acquérir, et leur faisant remarquer que leur acquisition ne fait que vider leurs trésors.
Selon lui, les Américains sont gênés par " l'ambiance fraternelle qui règne entre la République islamique et les autre pays de la région et tentent de les saper en faisant croire à ces derniers que l'Iran est leur ennemi".
Dans une première réaction à l'annonce américaine de vouloir accélérer le déploiement de ces missiles intercepteurs de missiles au Bahreïn, Qatar, Koweït et aux Émirats, le chef du parlement iranien Ali Larijani avait qualifié la démarche " de duperie politique", et excluant qu'elle survient en raison des préoccupations de ces pays, comme le déclare les Américains. Le chef du législatif s'est également dit étonné que "les responsables américains ignorent toujours que c'est leur présence militaire dans la région qui est source de tous ses problèmes".
06/02/2010
http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=12...
1-10 Gaz: la Russie et Bahreïn exploiteront ensemble le champ iranien de Pars du Sud.
La Russie et Bahreïn étudient un projet d'exploitation commune du champ gazier iranien de Pars du Sud, l'un des plus importants au monde, a annoncé mercredi le premier vice-premier ministre russe Victor Zoubkov, en visite à Manama.
"Nous avons des relations étroites dans le secteur énergétique. Nous étudions un projet d'exploitation du champ gazier de Pars du Sud en Iran. Ce travail sera réalisé par trois acteurs - le groupe Gazprom (Russie), Bahreïn et l'Iran", a indiqué le vice-premier ministre, qui conduit la délégation russe au Salon aérospatial international de Bahreïn (BIAS 2010).
"Les prévisions sont très bonnes. Le projet de Pars du Sud peut rapporter des centaines de millions, voire des milliards de dollars", a ajouté M.Zoubkov.
Situé dans le Golfe, le champ gazier de Pars du Sud recèle des réserves d'environ 14.000 milliards de mètres cubes de gaz.
Mercredi, le vice-premier ministre russe a rencontré son homologue bahreïni Mohammed ben Mubarak al Khalifa.
Les deux hommes ont examiné les perspectives de la coopération spatiale russo-bahreïnie. "Nous discutons du lancement d'un satellite" de télécommunications, a annoncé M.Zoubkov.
Par ailleurs, les parties se sont penchées sur la coopération dans la production d'aluminium à Bahreïn, le dessalement de l'eau de mer, la création d'une banque et de fonds d'investissement conjoints.
http://fr.rian.ru/world/20100120/185891123.html
1-11 Ahmadinejad: L'élaboration d'un programme conjoint de sécurité entre l'Iran et le Pakistan est nécessaire pour la région.
Le président Ahmadinejad , lors d'une entrevue avec la président du parlement pakistanais, Mme Fahmideh Mirza, jeudi, à Téhéran évoquant l'élargissement de la coopération entre les deux pays, a déclaré que les ennemis mal intentionnés cherchent à perturber la sécurité duPakistan et de toute la région.
Il a ajouté que les pays de la région principalement l'Iran et le Pakistan, dans la conjoncture actuelle sensible devraient élaborer un programme conjoint de sécurité pour déjouer tous les complots ourdis par les ennemis.
"Les liens et les relations existant entre l'Iran et le Pakistan sont très profondes et durables", a déclaré le président Ahmadinejad.
Téhéran et Islamabad partagent des points communs et des intérêts communs et l'élargissement des relations et de la coopération constituent l'une responsabilités qui incombent à nos deux pays », a t-il dit.
"Les ennemis essaient de briser les relations fraternelles entre nos deux pays, mais je suis très confiant car je reste persuadé que la vigilance de nos deux nations saura déjouer leurs complots", a souligné le président iranien.
"Les puissances étrangères cherchent à promouvoir l'insécurité dans la région, il est nécessaire pour les responsables des deux parties d'adopter un programme commun, d'échanger des vues et de traiter sérieusement avec eux" a t-il fait remarquer.
Pour gérer avec succès la situation actuelle, les pays de la région doivent prendre des décisions collectives et échanger leurs vues avant d'agir toujours selon le président iranien.
"Il est vital de lutter sérieusement contre le terrorisme et l'extrémisme dans la région grâce à des programmes politiques,culturels et économiques", a t-il dit.
"Pour atteindre cet objectif, il est nécessaire de procéder à un inventaire complet et tous azimuts des campagnes politiques" a t-il suggéré.
"Il est nécessaire que les deux parties améliorent le volume actuel des échanges commerciaux et de veiller à supprimer les obstacles existants", dit-il.
Le président du Parlement pakistanais, pour sa part, a déclaré que le Pakistan prône l'élargissement et la consolidation de tous les liens et de la coopération avec la République Islamique d'Iran.
L'Iran et le Pakistan ont adopté des positions communes sur de nombreux développements régionaux, a t-il dit, ajoutant que le Pakistan est pleinement favorable à un Iran indépendant et à son programme nucléaire pacifique.
Le Pakistan n'a jamais voté les décisions prises ou les résolutions émises par l'AIEA contre l'Iran.
"Il existe de nombreux domaines de coopération économique et commerciale entre les deux pays qui devraient être explorés" a t-il conclu.
5 Février
http://www.alterinfo.net/Le-president-Ahmadinejad-l-elabo...
1-12 L’Occident veut « tromper » l’Iran.
Les Occidentaux veulent « tromper » l’Iran sur l’échange de l’uranium faiblement enrichi contre du combustible pour le réacteur de recherche de Téhéran, a déclaré le chef du Parlement iranien, Ali Larijani, cité hier par l’agence Mehr.
« Ils (les Occidentaux, ndlr) disent : ‘‘vous devez suivre la voie que nous avons définie pour la fourniture du combustible pour le réacteur de
Téhéran, sinon nous vous punirons’’ », a déclaré M. Larijani. « Mais ils savent qu’il s’agit d’une tromperie politique et ils veulent nous enlever l’uranium enrichi par l’Iran », a-t-il ajouté. Cette déclaration intervient alors que le président Mahmoud Ahmadinejad a indiqué mardi que son pays était toujours prêt à échanger une partie de son uranium faiblement enrichi (3,5%) contre du combustible hautement enrichi (20%) à l’étranger, destiné à son réacteur de recherche de Téhéran. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, a estimé, vendredi, à Munich, qu’un accord « final » sur l’échange d’uranium avec l’Iran pour le réacteur de Téhéran était à portée de main.
« Nous approchons d’un accord final qui peut être accepté par toutes les parties », a déclaré M. Mottaki devant la 46e Conférence sur la sécurité de Munich.
« Au regard des discussions avec les différentes parties, je pense personnellement que nous avons créé les conditions favorables pour
un échange dans un avenir assez proche », a-t-il poursuivi.
1-12 Les capitales occidentales, qui redoutent que le programme nucléaire iranien.
Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information..
Les capitales occidentales, qui redoutent que le programme nucléaire iranien ne dissimule des fins militaires, ont réagi avec prudence, voire scepticisme, à l’annonce du Président iranien craignant que Téhéran ne cherche une nouvelle fois à gagner du temps. Robert Gates, secrétaire américain à la Défense, a déclaré, hier, à Ankara, : « Je n’ai pas le sentiment que nous soyons proches d’un accord. » « Si l’Iran a décidé d’accepter la proposition des 5+1 (les pays en charge du dossier nucléaire iranien), elle doit le dire à l’AIEA » (Agence internationale de l’énergie atomique), a déclaré M. Gates.
Pour sa part, le diplomate en chef de l’Union européenne, Catherine Ashton, a appelé hier l’Iran à donner une réponse formelle à l’AIEA pour rétablir la confiance. L’offre, qui avait capoté en octobre dernier, proposait d’acheminer l’uranium faiblement enrichi de l’Iran pour traitement en Russie puis en France, avant d’être réexpédié pour les besoins d’un réacteur iranien de recherche.
7/2
http://www.elwatan.com/Nucleaire-L-Occident-veut-tromper
09:17 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : iran, ahmadinejad, obama, résistance, fraude, élections, al-qaïda, américains, cheney, rice
n°30 - Les dossiers de l'IRAN - 07-02 : - Suite - : Guerre mondiale bientôt ?
n°30 - Les dossiers de l'IRAN - 07-02 : - Suite - : Guerre mondiale bientôt ?
Dossier d'Iran n°30 - 07/ 02
C.De Broeder & M.Lemaire
Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be
| Sommaire : 2 Dossier & Point de vue 2-1 Réunion entre la CIA et le Mossad, préparation d'une nouvelle guerre? 2-2Les États-Unis se renforcent dans le Golfe face à l’Iran. 2-3 Hoda Saliby : Le spectre d’un conflit régional. 2-4 Le déploiement de missiles US fait monter la tension dans le Golfe. 2-5 USA : Iran : Une menace » pour les forces US, les alliés et leurs partenaires ? 2-6 L’holocauste En Europe. 2-7 L'Occident fustige l'Iran malgré qu'il a accepté les exigences de l'Occident sur le nucléaire! 2-8 Mireille Delamarre : Nucléaire Iranien : La Partie D’Echecs Continue Toujours en faveur de Téhéran. |
2 Dossier & Point de vue
Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information..
2-1 Réunion entre la CIA et le Mossad, préparation d'une nouvelle guerre?
Traduction de l'article original: "Secret CIA-Mossad meeting, preparation for new war?"
Mardi 2 Février
Une réunion entre le directeur de la CIA, Léon Panetta, et de hauts fonctionnaires Israéliens a porté selon les rapports sur le programme nucléaire de l'Iran.
Lors une visite secrète en Israël Jeudi, on rapporte que le chef de la CIA a discuté du problème nucléaire de l'Iran dans une réunion avec le Premier Ministre, Benjamin Netanyahu, le Ministre de la Défense, Ehud Barak, et le chef du Mossad, Meir Dagan.
Le déplacement, qui a été à l'origine programmé pour avoir lieu en Mai, suit une récente vague de développements dans le Moyen-Orient qui impliquent fortement des préparations pour un éventuel nouveau conflit militaire dans la région.
Israël a affirmé avoir augmenté la portée de ses opérations secrètes dans la région, en particulier contre le Liban, l'Iran, la Syrie et le mouvement de résistance Palestinien, le Hamas.
Cette extension s’illustre dans les récentes remarques du Ministre au Cabinet Israélien, Yossi Peled, dans lequel l'ancien Général d'armée a explicitement dit qu'une autre confrontation avec le mouvement de résistance du Liban, Hezbollah, était presque inévitable.
Le Premier Ministre Libanais, Saad Hariri, a répondu à ces propos Jeudi, disant que les menaces d'Israël contre le Hezbollah sont perçues comme des menaces contre le Liban.
« Nous considérons les menaces Israéliennes contre le Liban comme étant une menace pour le gouvernement Libanais dans son ensemble, plutôt que contre une personne en particulier », a déclaré Hariri lors d’une conférence de presse commune au Caire avec le Président Egyptien, Hosni Mubarak, selon Reuters.
Pendant ce temps, des officiels du Hamas ont déclaré qu'ils ont la preuve concrète que l'agence de renseignement Israélienne, le Mossad, a perpétré le récent assassinat d'un haut commandant du Hamas, Mahmoud Al-Mabhouh, à Dubaï le 20 Janvier.
Leurs propos ont été en quelques sortes soutenues par le chef de la police de Dubaï, Dhahi Khalfan. « C'a peut être le Mossad, » a déclaré Dimanche le chef de la police, Dhahi Khalfan, cité par l’AFP.
S'ajoutant à la polémique, des sources du parti au pouvoir Turc ont indiqué Samedi au journal Russe, Mignews, que des agents d’espionnage Israéliens ont lancé une station de surveillance électronique avancée à partir du quartier général de l’Armée à Ankara pour maintenir une surveillance sur les réseaux de transmission en Iran et en Syrie.
Selon les sources qui s’exprimaient sous couvert d'anonymat, la station de Renseignement est seulement contrôlée par du personnel du renseignement Israélien et est devenue en dehors des limites autorisées pour les membres du gouvernement Turc.
Depuis des années, les politiciens Israéliens mènent une vague d’opérations secrètes et d’attentats terroristes dans de nombreux pays, comprenant la Jordanie, la Syrie, le Liban, l'Iran, la Suisse, et les USA.
Cependant, la plupart des opérations d'espionnage Israéliens ont été récemment concentrées sur le gouvernement de Téhéran, en grande partie en raison des activités d'enrichissement de l'uranium de l'Iran, que Tel Aviv cherche à dépeindre comme étant une menace mortelle.
Tel Aviv, dont on rapporte qu’il dispose lui-même d’un arsenal de 200 têtes nucléaires, accuse l'Iran de développer des armes nucléaires et menace régulièrement de réduire les sites d'enrichissement du pays en poussière.
Ceci alors que l'Iran, à la différence d'Israël, est un membre du Traité de Non Prolifération nucléaire et a ouvert ses équipements d'enrichissement à l'inspection de l'ONU.
Samedi, le conseiller présidentiel US, James Jones, a rejeté les perspectives d'une attaque Israélienne contre l'Iran. Bien que les hauts fonctionnaires US nient normalement avoir le moindre plan pour monter une nouvelle guerre dans la région, il y a récemment des indices forts indiquant le contraire.
Le New York Times a rapporté Samedi que Washington augmentera sa présence militaire dans le Golfe Persique – officiellement pout booster ses capacités de défense contre d’éventuelles attaques de missiles Iraniennes.
Pendant ce temps, le Président US, Barack Obama, a approuvé le déploiement de nouveaux équipements de combat, comprenant des systèmes de missiles avancés et des navires de guerre spéciaux, dans la région.
Lien de l'article original: http://www.presstv.ir/detail.aspx?id=117579§ionid...
http://www.alterinfo.net/Reunion-secrete-entre-la-CIA-et-...
2-2 Les États-Unis se renforcent dans le Golfe face à l’Iran.
Washington accélère le déploiement de systèmes antimissiles dans le Golfe afin de parer à une éventuelle attaque iranienne. L’Administration Obama l’a fait savoir ce week-end par le biais d’informations divulguées au New York Times et au Washington Post. Citant des sources anonymes à la Maison-Blanche, ces deux quotidiens rapportent toute une série d’initiatives américaines visant à «accroître la pression sur l’Iran», mais aussi à «rassurer les pays arabes voisins», «calmer Israël» et dissuader l’État hébreu de mener une attaque préventive contre l’Iran, alors que Téhéran refuse de se conformer à ses obligations internationales concernant son programme nucléaire.
Ces révélations interviennent alors que les États-Unis, soutenus par les alliés occidentaux et désormais la Russie, ont du mal à convaincre la Chine de voter de nouvelles sanctions contre l’Iran au Conseil de sécurité de l’ONU. «Nous développons une véritable capacité de défense régionale, avec des systèmes de missiles, une défense aérienne et le renforcement d’infrastructures essentielles (…) depuis un an», a déclaré au Washington Post un membre de l’Administration Obama.
Missiles Patriot
Selon le New York Times, Washington déploie des navires spécialisés Aegis au large des côtes iraniennes ainsi que des intercepteurs de missiles dans quatre pays : le Qatar, les Émirats arabes unis, Bahreïn et le Koweït. Ils négocient également avec Oman. L’installation de systèmes de défense inclut «huit batteries de missiles Patriot, soit deux dans chaque pays», avait récemment déclaré le général Petraeus, commandant des forces américaines dans le Golfe, lors d’une intervention à l’Institut de l’étude de la guerre.
Ces systèmes de défense, inefficaces contre les missiles iraniens de longue portée Shahab, sont prévus pour intercepter des missiles de moyenne portée, dont le développement avance apparemment plus rapidement.
Les pays arabes sont soucieux de ne pas afficher l’existence d’une aide militaire américaine incluant la présence de GI pour ne pas contrarier leur opinion publique. Mais ils sont aussi inquiets de la montée en puissance de l’Iran dans la région et ont donc accueilli avec soulagement le soutien de Barack Obama. Ils craignaient initialement une approche trop complaisante du nouveau président à l’égard de l’Iran.
D’après le Washington Post, la coordination militaire des pays du Golfe avec les États-Unis ne cesse de se renforcer depuis un an. L’Arabie saoudite est en train de mettre en place une armée forte de 30.000 hommes, avec le soutien américain, pour faire face à des attaques potentielles iraniennes mais aussi d’al-Qaida, précise le quotidien. Les Émirats arabes unis, premier client des États-Unis pour l’achat d’armes, ont dépensé 17 milliards de dollars depuis deux ans pour des équipements incluant le système de défense THAAD ainsi que 80 avions F16 acquis récemment. Ils négocient également l’achat de Rafale avec la France. Les États-Unis espèrent en faire une force régionale de premier plan.
Nombre d’experts arabes craignent qu’un Iran nucléarisé profite de sa supériorité militaire pour chercher à déstabiliser les États voisins en provoquant des révoltes des populations chiites présentes dans tous les pays du Golfe. Mais côté américain, on craint surtout aujourd’hui qu’un Iran doté de l’arme atomique ne conduise à une prolifération nucléaire potentiellement catastrophique dans la région.
2 février 2010
http://www.lefigaro.fr/international/2010/02/01/01003-201...
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article97817
2-3 Hoda Saliby : Le spectre d’un conflit régional.
Le ton qui monte entre Israël et la Syrie d’une part, les Etats-Unis qui renforcent leur système de défense antimissile dans le golfe Arabo-Persique de l’autre.
Autant d'éléments qui inquiètent la presse panarabe.
George Mitchell, l’envoyé spécial des Etats-Unis au Moyen-Orient et le ministre de la Défense israélien Ehoud Barak
"Notre message à Bachar El-Assad doit être clair : "Non seulement tu perdras la prochaine guerre, mais tu perdras aussi le pouvoir, toi et ta famille." C'est en ces termes qu'Avigdor Lieberman, le ministre des Affaires étrangères israélien, s'est adressé le 4 février au leader syrien, explique Al-Quds Al-Arabi. La veille, le chef de la diplomatie syrienne, Walid Moallem, avait mis Israël en garde contre tout projet de guerre contre la Syrie, estimant qu'un tel conflit se transformerait en "guerre généralisée". Le ministre syrien répondait ainsi au ministre de la Défense israélien, Ehoud Barak, qui avait déclaré qu'en "l'absence d'accord de paix avec la Syrie, nous pourrions nous retrouver dans une confrontation militaire qui pourrait mener à une guerre totale", rappelle le quotidien panarabe.
"Washington et plusieurs membres du gouvernement israélien n’ont pas apprécié ces échanges chargés de menaces", annonce en première page Asharq Al-Awsat. Selon le ministère des Affaires étrangères américain, les responsables israéliens et syriens "ne font que compliquer la reprise des négociations, à un moment où la diplomatie américaine déploie des efforts pour relancer le processus de paix entre toutes les parties concernées". "Les différends entre Israël et la Syrie seront abordés par le nouvel ambassadeur américain en Syrie, Robert Ford, dès qu’il prendra ses fonctions." Ce diplomate chevronné vient d'être nommé à ce poste alors que depuis 2005 les Etats-Unis n'avaient plus de représentant en Syrie. "Israël essaie de calmer le jeu et affirme que son objectif est la paix et non la guerre avec la Syrie", titre de son côté Al-Hayat en reprenant les déclarations faites par le bureau du Premier ministre Benyamin Nétanyahou.
Toutefois, le déploiement d’intercepteurs de missiles Patriot dans plusieurs pays du Golfe – le Koweït, les Emirats arabes unis (EAU), Bahreïn et le Qatar – et le renforcement au large des côtes iraniennes de la présence de navires américains laissent penser à des préparatifs en vue d'une confrontation avec l’Iran, dont la Syrie est le meilleur allié dans la région. "Le ministre des Affaires étrangère de Bahreïn, Cheikh Khalid bin Ahmad Al-Khalifa, a déclaré, le 3 février, à l’issue d’une rencontre à Washington avec le chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton, que le déploiement militaire américain a strictement un caractère défensif. Nous ne menaçons personne", rapporte Al-Quds Al-Arabi. Des propos qui se veulent rassurants alors que Bahreïn abrite le quartier général de la Ve flotte américaine et que le Qatar héberge un centre de gestion des opérations aériennes américaines. Pour les responsables iraniens, "les Etats-Unis se livrent à une guerre psychologique en faisant passer Téhéran pour une source de menaces pour les pays du Golfe et en les convainquant qu’ils ont besoin de la protection américaine".
05.02.2010
http://www.courrierinternational.com/revue-de-presse/2010...
2-4 Le déploiement de missiles US fait monter la tension dans le Golfe.
Nucléaire : Échec d'un exercice militaire américain simulant une attaque de la République islamique
Les autorités iraniennes ont accusé hier les États-Unis de chercher à attiser une « phobie de l'Iran » dans la région du Golfe, en déployant des batteries de missiles antimissile Patriot. Les États-Unis ont annoncé dimanche qu'ils renforçaient ces temps-ci leurs systèmes de défense antimissile, sur terre comme en mer, dans la région du Golfe, pour contrer ce qu'ils appellent la menace croissante de l'arsenal iranien. Ce renforcement concerne des stations de missiles Patriot au Koweït, au Qatar, aux Émirats arabes unis et à Bahreïn, ainsi que des navires de la marine américaine à portée des missiles iraniens, en Méditerranée ou dans le reste de la région.
Le général David Petraeus, commandant des forces américaines en Irak et en Afghanistan, a indiqué le 22 janvier que le déploiement inclut huit batteries de missiles antimissile Patriot, « deux par pays ». L'Arabie saoudite possède de telles batteries et les Émirats arabes unis en ont commandé en 2008. Bahreïn est le siège de la Ve Flotte US, le Qatar accueille le commandement central américain et le Koweït a une base américaine. Les États-Unis ont en outre dans le Golfe des croiseurs équipés de missiles guidés Aegis capables d'intercepter les missiles de moyenne portée. Ce déploiement vise à rassurer les pays du Golfe « afin qu'ils ne se sentent pas obligés de se procurer eux-mêmes l'arme nucléaire » et aussi « en partie à calmer les Israéliens », selon un responsable cité samedi par le New York Times.
« Nous estimons que ces mesures participent d'une conspiration et d'un stratagème de la part de pays étrangers pour créer une phobie de l'Iran », a déclaré hier le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ramin Mehmanparast. « Parce qu'ils (ces pays étrangers) ne sont plus implantés en Iran, ils estiment qu'ils n'ont plus prise sur ce pays et pour justifier leur présence (dans la région), se livrent à de telles insinuations », a-t-il dit. Le président du Parlement iranien, Ali Larijani, s'en est pris lui aussi au renforcement des batteries de missiles américains. « Il est étrange que les Américains ne remarquent pas que le problème, dans la région, c'est votre présence (américaine), et que plus vous déploierez de pièces d'artillerie (dans cette région), plus les pays qui les acceptent chez eux s'inquiéteront », a-t-il dit. M. Larijani avait déjà appelé la semaine dernière, lors d'une visite au Koweït, les pays du Golfe ayant des bases américaines à ne pas permettre leur utilisation contre l'Iran. Également, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a critiqué la politique des Occidentaux dans la région, en recevant le prince héritier du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani. «
Les Occidentaux ne veulent pas que la sécurité règne dans la région et que les relations entre les pays de la région soient amicales », a-t-il affirmé.
Selon le Rapport sur la défense antimissile balistique publié lundi par le Pentagone, Téhéran a mis au point des projectiles capables d'atteindre des cibles au Moyen-Orient et en Europe de l'Est. Le document indique aussi que l'Iran déploierait sur le terrain de plus en plus de lanceurs mobiles de missiles à portée plus réduite.
Pour les analystes, le déploiement de missiles américains dans le Golfe ne manquera pas d'attiser l'hostilité du régime de Téhéran à l'égard de ses voisins arabes. « Cela rendra l'Iran plus nerveux même si les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) n'y sont pour rien », relève Moustafa Alani, chef des recherches en matière de sécurité du Gulf Research Center basé à Dubaï. « Les Iraniens vont interpréter cela comme le premier pas d'un plan militaire américain (...) consistant à rassurer les alliés des États-Unis (en leur disant) qu'ils seront protégés en cas d'attaque iranienne », souligne Anoush Ehteshami, un spécialiste de l'Iran et du Golfe, qui enseigne à l'Université britannique de Durham. «
L'Iran verra une pression indirecte dans l'extension du parapluie sécuritaire américain à ses voisins », estime-t-il, ajoutant que pour Téhéran, c'est aussi une « provocation ». « Le CCG est pris en étau entre l'Iran et les Américains et ses membres ont publiquement dit qu'ils ne veulent pas être mêlés à une action militaire contre l'Iran.
Mais ni l'Amérique ni Israël ne demanderont leur avis s'ils décident d'attaquer l'Iran à partir des eaux internationales ou de bases lointaines », dit-il. Riad Kahwaji, qui dirige l'Institute for Near East and Gulf Military Analyses, basé à Dubaï, voit également dans le déploiement « une escalade et une source de tension entre le CCG et l'Iran ». « Cela rappelle que l'option de la guerre reste ouverte », déclare-t-il.
Néanmoins, un exercice américain durant lequel devait être détruit en vol un missile simulant une attaque iranienne a échoué en raison du mauvais fonctionnement d'un radar, a annoncé le département de la Défense. Selon l'Agence américaine de défense antimissile, le projectile-cible, tiré de la base de Kwajalein (îles Marshall), et l'intercepteur, mis à feu sur la base californienne de Vandenberg, ont fonctionné normalement. Mais en raison d'une anomalie sur un radar, le missile intercepteur n'a pas réussi à percuter la cible en vol. Une enquête doit déterminer précisément les raisons de cet échec. C'est la première fois que Washington teste son système de défense contre les missiles balistiques dans un exercice simulant une attaque iranienne. De précédentes manœuvres simulaient des tirs nord-coréens.
3/2
http://www.lorientlejour.com/category/Moyen-Orient+et+Int...
2-5 USA : Iran : Une menace » pour les forces US, les alliés et leurs partenaires ?
USA : échec de leurs tests balistiques, les USA ont averti l'Iran concernant ses missiles défensifs.
Traduction de l'article original: "After test failure, US warns Iran over defensive missiles"
Mardi 2 Février 2010
Avec l'échec de l'essai de tir de missiles longues portées Américains au-dessus de l'Océan Pacifique, le Pentagone a averti l'Iran concernant la poursuivre de ses missiles balistiques longues portées.
Le Pentagone a publié un rapport qui décrit les missiles de moyenne et de courte portée de l'Iran et de la Corée du Nord comme une « menace » pour les forces US, les alliés et leurs partenaires.
Dimanche, les militaires US ont tiré un missile balistique à partir d’un site de l'armée Américaine à Kwajalein Atoll dans les Iles Marshall et quelques minutes plus tard, ils ont lancé un missile sol-air intercepteur à partir de la base aérienne de Vandenberg en Californie, afin d'essayer d'abattre le missile balistique.
Cependant, le radar en mer x-band « n'a pas fonctionné comme prévu » durant l'essai, a indique le MDA dans un rapport.
L'Armée de l'Air US a indiqué que les deux missiles se sont bien comportés lors des phases de lancement et de vol mais le radar marin du système a fait défaut à leurs espérances.
L'Iran a à plusieurs reprises annoncé que ses missiles sont défensifs et destinés à augmenter les capacités dissuasives du pays en regard aux menaces de guerre croissantes principalement de la part des USA et d'Israël concernant son programme nucléaire.
L'essai vient alors qu’on rapporte que les USA ont commencé à renforcer leur présence et arsenal militaire à des milliers de kilomètres du sol Américain, près de la côte Iranienne, en plus d’imposer de nouvelles sanctions sur le gouvernement de Téhéran.
Des officiels militaires anonymes US ont déclaré que Washington a pris des mesures silencieuses pour augmenter les capacités des missiles Patriot basés sur le territoire de certains Etats Arabes dans la région du Golfe Persique.
Après une vague récente de développements dans le Moyen-Orient qui impliquent fortement des préparations pour un éventuel nouveau conflit militaire dans la région, Israël a affirmé avoir augmenté la portée de ses opérations secrètes dans la région, en particulier contre le Liban, l'Iran, la Syrie et le mouvement de résistance Palestinien, le Hamas.
Depuis des années, les politiciens Israéliens sont passé maître dans la vague d’opérations secrètes et de coups terroristes dans de nombreux pays comprenant la Jordanie, la Syrie, le Liban, l'Iran, la Suisse, et les USA.
Dans les plus récentes remarques, de hauts fonctionnaires Israéliens ont menacé le Liban et l'Iran d’une « confrontation inévitable » et de « mesures lourdes ».
La plupart des opérations d'espionnage d'Israël ont récemment été concentrées sur le gouvernement de Téhéran, en grande partie en raison des activités d'enrichissement de l'Uranium de l'Iran, que Tel Aviv a cherché à dépeindre comme étant un grave danger.
Tel Aviv, dont on rapporte qu’il dispose lui-même d’un arsenal de 200 têtes nucléaires, accuse l'Iran d’essayer de développer des armes nucléaires et menace régulièrement de réduire les sites d'enrichissement du pays en poussière.
Ce alors que l'Iran, à la différence d'Israël, est un membre du Traité de Non Prolifération nucléaire et a ouvert ses équipements d'enrichissement à l'inspection de l'ONU.
Lien de l'article original:
http://www.presstv.ir/detail.aspx?id=117644§ionid...
http://www.alterinfo.net/Apres-l-echec-de-leur-tests-bali...
2-6 L’holocauste En Europe.
Le secrétaire d’Etat français aux Affaires européennes, Pierre Lellouche, vient de subir une cuisante défaite malgré son lobbying intense auprès des ministres des affaires étrangères des pays membres pour faire adopter des sanctions par l'UE contre l’Iran. Netanyahou, Lieberman, Ayalon, dans les pays de l’Europe de l’Est pour faire pression, Peres à Berlin au Bundestag, pour le Grand Show de récupération sioniste de l’Holocauste. On déterre Auschwitz, on enterre Gaza.... avec la complicité de l'ONU.
Soutenus par les deux autres agents sionistes, celui de l’Elysée et celui du Quai d’Orsay - Lellouche qui représentait la France à la réunion des chefs de la diplomatie des 27 pays européens en l'absence de Bernard Kouchner - a invité ses partenaires de l'UE à préparer de nouvelles sanctions contre l'Iran.
Inféodé à Tel Aviv, et au gouvernement de Netanyahou qui fait le tour du globe pour obtenir de nouvelles sanctions «paralysantes» contre l’Iran, Lellouch a tenté de les convaincre que ces nouvelles sanctions étaient nécessaires, affirmant que l’Iran avait refusé les propositions faites par le P5+1 en ce qui concerne son programme d’enrichissement d’uranium notamment celui à 20% lui permettant d’alimenter son centre de recherche médicale à Téhéran pour la production d’isotopes servant à traiter les malades iraniens atteints de cancer.
L’Iran, contrairement à ce qu’affirme Lellouch, n’a pas rejeté ces propositions mais simplement demandé des garanties quant au transfert de son LEU à l’étranger et fait une contre proposition de transfert par étape en échange de LEU à 20%.
Lellouch a ainsi déclaré : "Nous souhaitons que les Européens travaillent ensemble à la préparation de sanctions parce que nous pensons qu'il faut que nous soyons en mesure d'accompagner le processus de sanctions vers lequel nous devons aller, compte tenu du refus de l'Iran de toutes les offres de solution"
"Nous sommes en négociation avec l'Iran depuis six ans, la totalité des propositions des Occidentaux ont toutes été repoussées et maintenant, si on écoute les porte-parole iraniens, il est question de passer à un enrichissement de 20%" de l'uranium en Iran, qui correspond au "seuil de militarisation".
Cette dernière affirmation en dit long sur les connaissances de ce Pierre Lellouch, « secrétaire d’Etat aux Affaires européennes » en matière d’enrichissement d’uranium. Pour pouvoir être utilisé à des fins militaires l’uranium doit être enrichi à 90%.
Aujourd’hui, les ministres des affaires étrangères des états membres de l’Union européenne ont annoncé qu’ils ne décideraient pas de nouvelles sanctions contre l’Iran si le Conseil de Sécurité de l’ONU ne prenait pas une telle décision.
Hors, Il est quasi improbable que le CSONU décide de nouvelles sanctions, la Russie et surtout la Chine sont contre et l’ont encore réaffirmé clairement tout récemment.
Lors de la réunion des ministres à Bruxelles lundi, ces derniers ont passé beaucoup de temps sur la question du programme nucléaire de l’Iran et en particulier sur son activité d’enrichissement d’uranium, affirmant qu’ils ne soutiendraient des sanctions que si les principales puissances siégeant au Conseil de Sécurité de l’ONU en décidaient ainsi.
Cette décision est un recul par rapport aux déclarations faites par le Conseil de l’Europe la semaine dernière appelant à œuvrer à l’échelon européen à la programmation de telles sanctions contre le régime de Téhéran.
« Les sanctions, sont un outil brutal on doit l’utiliser avec une extrême précaution… » a déclaré le ministre suédois des affaires étrangères, Carl Bildt, à son arrivé à la réunion.
« Avec l’Iran, les sanctions fonctionneront si les membres permanents du Conseil de Sécurité sont d’accord… L’Union européenne est prête à le faire mais pour que les sanctions marchent nous avons besoin que les grands acteurs de la scène politique mondiale soient unis derrière cette décision » a dit le ministre estonien des affaires étrangères, Urmas Paet.
Mardi 26 Janvier 2010
Myriam Abraham
http://www.planetenonviolence.org/UE-Sanctions-Contre-L-I...
2-7 L'Occident fustige l'Iran malgré qu'il a accepté les exigences de l'Occident sur le nucléaire!
Alors même que l'Iran vient d'accepter les exigences, qui durent maintenant depuis des mois, des pays Occidentaux sur le nucléaire, ces derniers ont fustigé la décision Iranienne !!????
En gros que l'Iran accepte ou refuse leurs exigences, cela n'a pas d'importance, que veut l'Occident alors???
Visiblement ils veulent tout simplement envahir l'Iran dans le cadre de leur plan pour le Moyen Orient.
En tout cas, un grand chapeau à l'Iran qui a piégé l'Occident à son propre jeu, les confondant avec leur propres mensonges aux yeux du monde entier.
Traduction de l'article original: "Western Officials Slam Iran for Accepting Western Demands on Nuclear Swap"
5 Février 2010
Hier, le Président Iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a surpris tout le monde en déclarant publiquement que les termes de l’accord sur l’enrichissement de l’uranium par un pays tiers que les nations occidentales veulent faire signer à l'Iran, sont parfaitement acceptables. [1]
Aujourd'hui, étant donné que les Iraniens discutent des mérites relatifs de l'accord et se demandent si cela revient à « céder » aux exigences occidentales, les hauts fonctionnaires Occidentaux ont répondu tout à fait négativement à ce qu'ils exigent maintenant depuis des mois.
Le Ministre des Affaires Etrangères Français, Bernard Kouchner, a déclaré que l'acceptation de l'accord par l'Iran, une chose que la France a exigé à plusieurs reprises, revient « à gagner du temps » et a dit qu'il était « perplexe et même un peu pessimiste. » Son homologue Allemand, Guido Westerwelle, a déclaré que l'acceptation était sans signification et a appelé pour des sanctions de l'ONU contre l'Iran pour « son refus de négocier ». [2]
Fin Septembre, l'Iran avait initialement proposé de procéder à l'enrichissement par un tiers, mais s’était dérobé au moment au l’accord était parvenu à l'AIEA, exprimant ses inquiétudes quant au manque de garanties que son uranium lui reviendrait vraiment après avoir été acheminé à l'étranger.
Ahmadinejad a écarté ces inquiétudes, disant que l'Iran pourrait simplement enrichir plus d'uranium si l'accord n’était pas respecté et cela montrerait que ces nations ne sont pas dignes de confiance.
Cependant tout le monde n’est pas pessimiste, les hauts fonctionnaires Russes ont déclaré c'était « un signe positif » et la Chine, longtemps le seul opposant à des sanctions additionnelles, a indiqué qu'il était essentiel d'atteindre une solution aussi rapidement que possible. [3]
[1]:http://news.antiwar.com/2010/02/03/2010/02/02/iran-accepts-third-party-enrichment-deal-terms/
[2]: http://www.guardian.co.uk/world/feedarticle/8929604
[3]: http://presstv.ir/detail.aspx?id=117801§ionid=351020104
Lien de l'article original:
http://news.antiwar.com/2010/02/03/western-officials-slam...
http://www.alterinfo.net/Les-Officiels-fustigent-l-Iran-p...
2-8 Mireille Delamarre : Nucléaire Iranien : La Partie D’Echecs Continue Toujours en faveur de Téhéran.
Malgré les énormes pressions subies, Téhéran continue de maîtriser la partie d’échecs avec les puissances occidentales sur son nucléaire civil quoiqu’en disent et fassent les Kouchner Sionistes et Cie.
Alors qu'elle lançait une fusée nommée Simorgh ( Phoenix) dans l’espace, L'Iran réactivait son engagement avec les pays occidentaux affirmant son intention d' accepter l’échange - LEU à 3.5% contre LEU à 20%.
Mardi lors d’une interview télévisée, le Président Mahmud Ahmadinejad a dit que l’Iran n’avait « aucun problème » avec l’accord proposé l’automne dernier comme quoi l’Iran livrerait une grande partie de son LEU à 3.5% en échange de LEU à 20% pour son centre nucléaire de recherche médicale de Téhéran.
Selon l’ancien ambassadeur d’Iran en Italie, Abulfazi Zahrvandeh, « les déclarations d’Ahmadinejad concernant l’échange de LEU ont été claires rien n’a changé. Le point délicat dans ces déclarations concerne des garanties objectives plutôt que 100% de garanties… Le problème des garanties objectives reste et les puissances occidentales doivent avancer vers des mesures pour rétablir la confiance ».
La Chine et la Russie ont réagi positivement aux nouvelles en provenance de Téhéran, le ministre des affaires étrangères russe, Sergei Lavrov, déclarant que Moscou était prêt à s’engager dans cet échange de LEU. En ce qui concerne la Chine actuellement confrontée à la décision américaine de vendre des armes à Taïwan et à la rencontre prévue entre le président Obama et le Dalaï Lama, la position plus souple, semble-t-il, de l’Iran pourrait renforcer la Chine et mettre Washington sur la défensive.
Quant à la France - où l’actuel gouvernement vient une nouvelle fois de faire publiquement allégeance à l’agent d’une puissance étrangère, le CRIF, représentant les intérêts d’ Israël, comme autrefois Pétain allait se prosterner devant Hitler - son ministre des affaires étrangères, lui-même agent sioniste notoire, Bernard Kouchner, s’est déclaré «perplexe et même un peu pessimiste» ajoutant que le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, essayait de gagner du temps. C’est une nouvelle preuve de la diplomatie de caniveau menée par ce laquais de Tel Aviv.
Des responsables de l’administration Obama ont quant à eux affirmé qu’il n’y avait pas de tractations en coulisses et ont exprimé leur volonté de continuer de négocier tout en affirmant que l’Iran devait soumettre une offre formelle à l’AIEA. Cette demande peut être satisfaite à condition que l’élite de Téhéran trouve un consensus en matière de stratégie nucléaire.
Bien que l’Iran essaie de faire pression pour obtenir un échange simultanée de LEU, ce n’est pas une pré condition et Téhéran s’arrangera d’un délai raisonnable entre la livraison de son LEU à 3.5% et la réception de celui à 20% promis par les puissances occidentales. Pour l’Iran, si les puissances occidentales ne livrent pas le LEU à 20% dans un délai raisonnable comme promis, l’environnement international changera en sa faveur.
C’est une pièce maîtresse sur l’échiquier de la partie qui se joue entre l’Iran et le P5+1 et que Téhéran compte bien utiliser. Cette position a d’ailleurs été clairement explicitée par le président Ahmadinejad dans son interview télévisée : « Certains ici ont fait du bruit et dit qu’ils prendraient le LEU et ne donneraient rien en échange. Et nous avons répondu, s’ils ne donnent rien en échange que va-t-il se passer ? Qui aura tenu parole ? S’ils ne remplissent pas leurs obligations, ce sera prouvé que nous avions raison et les véritables intentions de l’agence atomique et les signataires du contrat seront dévoilées et puis nous ferons ce que nous avons à faire. »
L’Iran montrant sa volonté de poursuivre sur la voie des négociations pour l’échange de LEU, il sera difficile pour Washington de justifier son revirement actuel qui vise à obtenir de nouvelles sanctions contre l’Iran. Un diplomate occidental a dit à la BBC jeudi que les US planifiaient une quatrième tournée de sanctions au CSONU contre l’Iran dont l’extension de l’interdiction de voyager et le gel des avoirs à l’étranger de personnes directement impliquées dans l’industrie nucléaire en Iran.
De son côté, Israël a fait mine d’approuver l’échange de LEU mais dans les coulisses à Washington Paris Berlin… via ses agents d’influence, pousse à de nouvelles sanctions « paralysantes » selon les propres termes du premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou.
Téhéran a manifesté sa volonté de participer à une deuxième rencontre sur les échanges de LEU à Genève, en demandant aux P5+1, et tout spécialement à la Grande Bretagne - que Téhéran a accusé d’avoir activement et directement participé aux tentatives de déstabilisation de l’année dernière - de cesser leur ingérence dans les affaires internes de l’Iran et ce surtout aux vues de l’agitation médiatique en Occident sur la nécessité d’un « changement de régime » dans le pays, notamment via des pétitions publiées dans les médias serviles tels en France le quotidien Libération à l’initiative d’agents sionistes dont Bernard Henry Levy.
Mireille Delamarre
Jeudi 4 Février 2010
http://www.planetenonviolence.org/Nucleaire-Iranien-La-Pa...
2-9 Alain Gresh : Débats à la télévision iranienne.
Nb : Ce texte n'engage que la responsabilité de l'auteur.
Oui, une répression frappe intellectuels et manifestants en Iran, notamment depuis l’élection présidentielle de juin 2009.
Oui, la torture a été utilisée dans les prisons.
Pourtant, il est absolument réducteur de ramener le régime au nazisme ou au stalinisme.
Car il existe de vrais espaces de liberté, des débats animés et une presse qui, malgré les restrictions, parvient à s’exprimer. On assiste même à des situations surprenantes pour ceux qui se contenteraient de la vision des médias occidentaux.
Ainsi cette information que rapporte une dépêche de l’Agence France Presse du 18 janvier, signée par son correspondant Siavosh Ghazi, sous le titre « Iran : la télévision d’Etat donne la parole à l’opposition ».
A ma connaissance, aucun journal français ne l’a reprise.
« Pour la première fois depuis la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad en juin, la télévision d’Etat iranienne a commencé à donner la parole à l’opposition, dans l’espoir de dénouer l’une des plus graves crises politiques de la République islamique. Depuis une semaine, la télévision organise un soir sur deux, à une heure de grande écoute, des débats entre partisans du président Ahmadinejad et de l’opposition. » (...)
« L’un des premiers débats a opposé le député réformateur Mostapha Kavakebian et le patron du quotidien ultraconservateur Kayhan, Hossein Shariatmadari. “Si on accuse tous les anciens présidents d’être liés aux Etats-Unis ou d’être les chefs d’une conspiration, il ne reste plus personne” pour soutenir le pouvoir, a lancé M. Kavakebian. » (...)
« Lors d’un débat suivant, l’ex-député réformateur Javad Ettaat a dénoncé la répression des manifestations lors de la journée de deuil religieux de l’Achoura, le 27 décembre, qui a fait huit morts et des centaines de blessés. “Si siffler et taper dans ses mains le jour d’Achoura est une erreur, frapper les gens est pire et les tuer est une faute encore plus grande”, a déclaré M. Ettaat. » (...)
« “L’un des aspects importants de ces débats est de couper l’herbe sous le pied des chaînes satellitaires en persan comme la BBC et la Voix de l’Amérique (VOA)”, relève M. Kavakebian. Depuis le début de la crise, l’audience de ces deux chaînes a augmenté au détriment de la télévision d’Etat, et les autorités les accusent de jouer un rôle actif dans l’organisation du mouvement de protestation. Sur le plan politique, “la poursuite de tels débats pourra préparer la venue de Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi” sur le petit écran, espère le député modéré Ghodratollah Ali-Khani. Les deux candidats battus lors du scrutin de juin “pourraient être invités et dire ce qu’ils ont à dire, ce qui ouvrirait la voie à la réconciliation nationale”, confirme M. Motahari. »
Delphine Minoui, correspondante au Moyen-Orient du Figaro, écrit (« Iran : tensions chez les conservateurs », 11 janvier 2010) :
« Le rapport de l’enquête parlementaire est sans appel. Présenté dimanche aux députés iraniens, majoritairement conservateurs, il accuse, preuves à l’appui, Saïd Mortazavi, l’ancien procureur de Téhéran, un fondamentaliste proche du président Ahmadinejad, d’être responsable de la mort sous la torture de trois manifestants antigouvernementaux dans la prison de Karhizak, à la périphérie de Téhéran. “Bien que Mortazavi ait maintenu qu’Amir Javadifar, Mohsen Ruholamini et Mohammad Kamrani soient morts d’une méningite, des examens postmortem prouvent qu’ils sont décédés à la suite de mauvais traitements”, précise le document. »
La cour de Téhéran a annoncé le 21 janvier qu’elle allait ouvrir une enquête sur la mort de dix-sept manifestants durant les manifestations qui ont suivi l’élection de juin 2009. Et Ali Larijani, président du parlement, a déclaré à Arak, le 20 janvier, que l’on ne pouvait se prévaloir des ordres du Guide suprême pour violer la loi. Les jours précédents, la censure avait été aussi levée sur plusieurs autres films.
Alain Gresh
21 janvier
Source : Les blogs du Diplo
http://blog.mondediplo.net/...
http://www.palestine-solidarite.org:80/analyses.Alain_Gre...
09:14 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : iran, ahmadinejad, obama, résistance, fraude, élections, al-qaïda, américains, cheney, rice
n°30 - Les dossiers de l'IRAN - 07-02 : - (Fin) - : Guerre mondiale bientôt ?
n°30 - Les dossiers de l'IRAN - 07-02 : - (Fin) - : Guerre mondiale bientôt ?
Dossier d'Iran n°30 - 07/ 02
C.De Broeder & M.Lemaire
Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be
| Sommaire : 2 Dossier & Point de vue (Fin) 2-10 La Chine accuse les USA de mener une guerre en ligne contre l'Iran. 2-11 Deux diplomates allemands arrêtés lors des manifestations d'Achoura. 2-12 Deux diplomates allemands pris en flagrant délit aux émeutes d'Achoura. 2-13 Laura-Julie Perreault : Les liens entre le Canada et la CIA irriteraient le gouvernement iranien. 2-14 Discours de Perez au Bundestag: l'Iran un 'danger pour le monde'. 3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 3-1 Appel solennel au gouvernement iranien lui demandant de ne pas appliquer la peine de mort contre ses opposants. 3-2 Khamenei : L’Iran « ne cédera pas au chantage » des grandes puissances. 3-3 Sébastien Fontenelle : La drone de guerre.
|
2-10 La Chine accuse les USA de mener une guerre en ligne contre l'Iran.
Traduction de l'article original: "China accuses US of online warfare in Iran"
Les Etats-Unis ont eu recours à la « guerre en ligne » pour provoquer les émeutes d’après élections en Iran l'année dernière, a indiqué aujourd'hui le journal du Parti Communiste Chinois.
Un éditorial dans le People's Daily a accusé les USA de lancer une « brigade de hackers» et a indiqué qu'ils se seraient servis des réseaux sociaux tels que Twitter pour répandre des rumeurs et pour créer la discorde.
« Derrière ce que l'Amérique appelle la liberté de parole se cache des arrangements politiques vides. Comment sont survenues les émeutes post élections iranienne ? » demande l'éditorial, signé par Wang Xiaoyang. « Cela s’est produit à cause de la guerre en ligne lancée par l'Amérique, à travers les vidéos YouTube et le microblogging de Twitter, répandant des rumeurs, de fausses divisions, créant et semant la discorde parmi entre les partisans des factions réformistes conservatrices. »
Washington avait indiqué lors des émeutes qu'il avait demandé à Twitter, qui avait été adopté par les protestataires anti-gouvernements Iraniens, de rester ouvert.
Plusieurs médias sociaux incluant YouTube, Facebook et Twitter, ont été bloqués en Chine au cours de l’année dernière.
L'éditorial a demandé rhétoriquement si l'obscénité ou les activités faisant la promotion du terrorisme seraient autorisés sur Internet aux USA. « Nous craignons qu'aux yeux des politiciens Américains, seules les informations contrôlées par l'Amérique sont des informations libres, seules les nouvelles reconnues par l'Amérique sont des nouvelles libres, seul un discours approuvé par l'Amérique représente la liberté de parole, et seuls les flots d'informations servant les intérêts Américains sont des flots d'information libre, » a-t il ajouté.
Il a attaqué la décision de couper les services de messagerie instantanée de Microsoft aux nations soumises à des sanctions des USA, incluant Cuba, l'Iran, la Syrie, le Soudan et la Corée du Nord, comme violant le désir Américain pour la libre circulation de l'information.
Washington a indiqué plus tard que de tels services ont stimulé la démocratie et ont encouragé leur restauration.
Lien de l'article original: http://www.guardian.co.uk/world/2010/jan/24/china-us-iran...
http://www.alterinfo.net/La-Chine-accuse-les-USA-de-mener...
2-11 Deux diplomates allemands arrêtés lors des manifestations d'Achoura.
Deux diplomates allemands ont été arrêtés lors des manifestations antigouvernementales d'Achoura le 27 décembre à Téhéran, a annoncé mercredi la télévision d'Etat iranienne sur son site internet en citant un "vice-ministre des Renseignements" non identifié.
"Deux diplomates allemands usant de fausses identités aux noms de +Yogi+ et +Ingo+ (sic) ont été arrêtés" durant les manifestations d'Achoura, selon cette source qui n'a pas donné d'autres précisions, notamment sur le sort qui avait été réservé aux deux diplomates.
Interrogée par l'AFP, l'ambassade d'Allemagne à Téhéran s'est refusée à tout commentaire.
Les autorités iraniennes ont accusé à de nombreuses reprises les Etats-Unis, Israël, la Grande-Bretagne et plus récemment des "pays européens" d'orchestrer les manifestations à répétition de l'opposition depuis la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad en juin, mais c'est la première fois que l'Allemagne est nommément mise en cause.
Le chargé d'affaires suédois à Téhéran avait été arrêté le 27 décembre sur les lieux d'une des manifestations, avant d'être libéré après 24 heures de détention et d'interrogatoire, selon des sources concordantes.
Les autorités avaient également annoncé début janvier la libération d'un "ressortissant allemand" arrêté durant les manifestations d'Achoura, sans autre précision.
Ces manifestations, les plus violentes depuis celles ayant suivi la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad en juin.
Un millier de manifestants ont été arrêtés lors de ces troubles, a précisé le "vice-ministre des Renseignements" cité, fournissant pour la première fois un chiffre global des arrestations.
"Le rôle de Yogi et Ingo durant les incidents d'Achoura a été établi", a-t-il affirmé cité par ailleurs par l'agence ISNA.
"Ils portaient les mêmes signes verts (ndlr: couleur de ralliement de l'opposition) que ceux qu'ils avaient donnés à des jeunes (manifestants) en contact avec l'ambassade et qui ont été arrêtés également", a-t-il précisé.
"Nous allons protester par l'intermédiaire du ministère des Affaires étrangères auprès de l'ambassade d'Allemagne à Téhéran", a-t-il ajouté toujours selon ISNA.
Il a également accusé l'ambassade d'Allemagne d'avoir organisé un "réseau" de collecte d'informations pour les services de renseignements allemands.
"L'un des réseaux, dont les membres ont été arrêtés, était lié aux services de renseignement allemands et dirigé par des diplomates allemands", a-t-il affirmé.
"Ce réseau était formé de jeunes Iraniens et avait des activités de propagande par l'intermédiaire d'un groupe vert (ndlr: d'opposition), ainsi que des liens avec des sites (internet) et des agents étrangers", a-t-il précisé, selon ISNA.
"Ils étaient en contact avec des diplomates allemands, participant à leurs réunions privées et leurs soirées et échangeant quotidiennement des informations avec eux", a-t-on indiqué de même source.
Le vice-ministre des Renseignements a encore affirmé, selon la même source, qu'il "existe des photos et des films de ces diplomates en compagnie de ces jeunes", et que "l'ambassadeur d'Allemagne doit répondre de ces relations hors normes du personnel de l'ambassade avec des ressortissants iraniens".
27/1
http://www.romandie.com/ats/news/100127130315.xvqxt89i.as...
2-12 Deux diplomates allemands pris en flagrant délit aux émeutes d'Achoura.
Un responsable des services de renseignements iraniens a révélé pour la première fois l'arrestation de deux diplomates allemands à Téhéran, depuis plus d'un mois, lors des émeutes antigouvernementales d'Achoura le 27 décembre.
Selon la télévision d'Etat iranienne sur son site internet, citant un "vice-ministre des Renseignements" qui gardé l'anonymat, les deux diplomates allemands usaient de fausses identités aux noms de +Yogi+ et +Ingo+ (sic)".
Interrogée par l'AFP, l'ambassade d'Allemagne à Téhéran s'est refusée à tout commentaire.
Depuis l'éclatement des émeutes postélectorales, menées par les candidats perdants pour protester contre la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad, les autorités iraniennes ont soupçonné et accusé une ingérence étrangère dans les affaires internes de l'Iran, voire une participation active occulte à ses mouvements. L'ingérence politique et médiatique, américaine, britannique et française ainsi que celle de certains pays arabes et qui s'est manifestée par un soutien total aux candidats perdants était plus qu'apparente.
Plusieurs diplomates occidentaux ont été trouvés sur les lieux des manifestations, dont le chargé d'affaire suédois arrêté puis relâché le lendemain.
Londres au passé lourd d'ingérences et de coups d'état peaufinés contre l'Iran avait été prise à charge.
Mais c'est la première fois que l'Allemagne est nommément mise en cause.
"Le rôle de Yogi et Ingo durant les incidents d'Achoura a été établi", a affirmé a précisé le "vice-ministre des Renseignements" cité par ailleurs par l'agence ISNA.
"Ils portaient les mêmes signes verts (ndlr: couleur de ralliement de l'opposition) que ceux qu'ils avaient donnés à des jeunes (manifestants) en contact avec l'ambassade et qui ont été arrêtés également", a-t-il précisé.
"Nous allons protester par l'intermédiaire du ministère des Affaires étrangères auprès de l'ambassade d'Allemagne à Téhéran", a-t-il ajouté toujours selon ISNA.
Le responsable iranien a également accusé l'ambassade d'Allemagne d'avoir organisé un "réseau" de collecte d'informations pour les services de renseignements allemands.
"L'un des réseaux, dont les membres ont été arrêtés, était lié aux services de renseignement allemands et dirigé par des diplomates allemands", a-t-il affirmé.
"Ce réseau était formé de jeunes Iraniens et avait des activités de propagande par l'intermédiaire d'un groupe vert (ndlr: d'opposition), ainsi que des liens avec des sites (internet) et des agents étrangers", a-t-il précisé, selon ISNA.
"Ils étaient en contact avec des diplomates allemands, participant à leurs réunions privées et leurs soirées et échangeant quotidiennement des informations avec eux", a-t-on indiqué de même source.
Le vice-ministre des Renseignements a encore affirmé, selon la même source, qu'il "existe des photos et des films de ces diplomates en compagnie de ces jeunes", et que "l'ambassadeur d'Allemagne doit répondre de ces relations hors normes du personnel de l'ambassade avec des ressortissants iraniens".
Marquées par leur extrême violence qui a couté la vie à 8 personnes sans compter les dizaines de lieux publics saccagés, les émeutes d'Achoura ont alors provoqué des contre manifestations grandioses dans plusieurs grandes villes iraniennes, en soutien au gouvernement et à son président, et en appelant à punir les dirigeants de l'opposition.
Depuis, le mouvement de contestation s'est estompé. Les candidats Mir Hussein Moussaoui puis Mehdi Karroubi ont fini par reconnaître les résultats des élections. Alors que le rôle occulte des services secrets des puissances occidentales dans ces émeutes apparaît de plus en plus. Il permet surtout d'entrevoir un relai entre les différents pays qui œuvrent pour renverser le régime iranien, répugné pour sa politique indépendante et son animosité pour le sionisme.
27-01
http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=12...
2-13 Laura-Julie Perreault : Les liens entre le Canada et la CIA irriteraient le gouvernement iranien.
Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information..
Empoisonnées depuis la mort de la Montréalaise Zahra Kazemi, les relations entre le Canada et l'Iran pourraient-elles s'envenimer davantage?
Certains le craignent depuis la publication d'un livre mettant en lumière la collaboration étroite entre un diplomate canadien et la CIA pendant la prise d'otages de diplomates américains à Téhéran, en 1980.
La sortie du livre, à la fois en français et en anglais, coïncide avec le 30e anniversaire cette semaine d'un des événements marquants de l'histoire diplomatique canadienne et de la saga de la crise iranienne des otages.
Le 27 janvier 1980, grâce au travail de l'ambassadeur canadien à Téhéran, Ken Taylor, six diplomates américains qui avaient échappé à leurs ravisseurs ont quitté l'Iran en utilisant des passeports canadiens. Leurs collègues ont été libérés un an plus tard.
Cette partie de l'histoire était connue: le 29 janvier 1980, le journaliste Jean Pelletier a révélé dans La Presse le rôle que le Canada et Ken Taylor avaient joué. Mais le nouveau livre, écrit par l'historien Robert Wright, professeur à l'Université Trent, en Ontario, met l'accent sur le fait que pendant près de deux mois, le même ambassadeur a été l'homme de confiance des services secrets américains en Iran.
Dans Notre homme à Téhéran, Robert Wright explique que Ken Taylor avait accepté de relayer au gouvernement canadien des renseignements qui seraient ensuite communiqués à la CIA. Il avait notamment le mandat de surveiller le périmètre de l'ambassade américaine, où, pendant 444 jours, des étudiants islamistes ont maintenu en otage 54 diplomates américains.
Il a aussi aidé les autorités américaines à trouver des cachettes pour l'organisation de l'opération de sauvetage Eagle Claw. Le livre révèle qu'un agent de la CIA, appelé Bob, travaillait avec le diplomate canadien.
Malgré ces épisodes dignes d'un roman d'espionnage, Ken Taylor, joint par La Presse hier, refuse de s'autoqualifier «d'espion». «J'étais un diplomate canadien qui répondait à un appel à l'aide. C'était gardé secret et je ne devais surtout pas me faire prendre, mais je continuais en même temps à faire mon travail de diplomate», a-t-il expliqué.
Suspicion à Téhéran
Cependant, des experts de l'Iran sont convaincus que le gouvernement iranien actuel n'entendra pas les choses de la même manière. «Ça fait des années que les autorités iraniennes sont suspicieuses des ambassades et des diplomates. Maintenant, ils vont pouvoir s'exclamer: "On l'avait dit"», croit Houchang Hassan-Yari, professeur au Collège militaire royal du Canada, en rappelant que la CIA a toujours été identifiée par le régime des Ayatollahs comme l'un des pires ennemis de l'Iran.
L'auteur du livre, Robert Wright, doute pour sa part que son livre ait un tel impact. «Je serais très malheureux d'apprendre qu'un livre historique au sujet d'événements qui ont eu lieu il y a 30 ans ait des conséquences à Téhéran», a-t-il dit hier en entrevue alors qu'il s'apprêtait à prendre l'avion pour Washington. L'historien et Ken Taylor doivent assister aujourd'hui à une réception donnée par l'ambassade canadienne pour commémorer les événements de janvier 1980.
Le ministre des Affaires étrangères du Canada, Lawrence Cannon, abondait dans le sens de M. Wright hier. «Nous ne pensons pas que le livre va changer la nature de nos relations bilatérales avec l'Iran. Nous limitons notre engagement avec l'Iran à quatre sujets: le programme nucléaire de l'Iran, le bilan de l'Iran en matière de droits de la personne, le rôle de l'Iran dans la région et le cas de Zahra Kazemi et d'autres cas consulaires», a noté le ministre. Le gouvernement iranien n'a pour sa part pas émis de commentaire pour le moment.
28/1
http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/2010...
2-14 Discours de Perez au Bundestag: l'Iran un 'danger pour le monde'
Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information..
On pensait que Perez en avait suffisamment fait lors de ses précédentes déclarations à la veille de son discours au Bundestag.
Les extraits de son discours que vous allez lire sont à proprement parlé hallucinants, tant ils sont aux antipodes de la vérité et tant ils s'appliquent parfaitement à l'État Sioniste.
Perez pense sans doute que plus le mensonge est gros et plus les gens auront du mal à le ramener à la vérité, cad que son discours s'applique surtout pour Israël et en aucun cas pour l'Iran.
Shimon Perez transpose un condensé de ce que les gens pensent en majorité d'Israël et l'applique à l'Iran, voila une manœuvre bien désespérée.
Je vous invite à lire les extraits du discours de Perez au Bundestag en vous remémorant les guerres de Gaza et du Liban et toutes les horreurs et les massacres sur lesquels est né l'Etat d'Israël depuis 1948, vous verrez alors que Perez sait de quoi il parle.
Dernière remarque, l'Allemagne devrait avoir honte d'accueillir un tel criminel jusqu'aux confins de son Bundestag, qui plus est pour les ridiculiser, faisant son discours en Hébreu alors qu'il parle un excellent Anglais et que ce n'est pas lui qui reçoit, les parlementaires Allemands ont du se sentir bien ridicules à écouter ce discours de pure haine et de mensonge, et qui plus est, de l'applaudir. Et si ce n'est pas le cas, on a honte pour eux.
Traduction de l'article original: "Iran a ‘Danger to World,’ Peres Says on Holocaust Day "
Le Président Israélien, Shimon Peres, a déclaré que l'Iran représente une menace globale et doit être confronté, avertissant dans un discours pour le Jour de la Mémoire de l'Holocauste que les tragédies peuvent résulter de la « temporisation pour agir ».
S'adressant au Parlement Allemand à Berlin aujourd'hui au point culminant d'une visite de trois jours, Peres a parlé de la nécessité d'essayer d'obtenir la paix après l’« inattention du monde » pendant l'Holocauste Nazi de 6 millions de Juifs durant la Deuxième Guerre Mondiale, parmi eux son grand-père.
« Comme nos voisins, nous nous identifions avec les millions d'Iraniens qui se révoltent contre la dictature et la violence », a dit Peres, selon le texte anglais de son discours délivré en Hébreu. « Comme eux nous rejetons un régime fanatique, qui contredit la charte des Nations Unies. Un régime qui menace de la destruction, accompagné de centrales nucléaires et de missiles et qui active la terreur dans son pays et dans d'autres pays ».
Peres a appelé hier à des mesures contre le gouvernement du Président Iranien Mahmoud Ahmadinejad, disant dans une conférence de presse commune avec la Chancelière Angela Merkel que des sanctions économiques sont « le meilleur pari pour l'instant » pour forcer l'Iran à stopper son programme nucléaire.
Merkel a dit qu'elle s'attend à ce que le Conseil de Sécurité de l'ONU délibère plus de sanctions contre l'Iran le mois prochain.
« Ce régime est un danger pour le monde entier », a déclaré aujourd'hui Peres sur l'Iran dans la Chambre du Parlement, le Bundestag, selon un exemplaire tiré à l’avance de son discours envoyé par son bureau à Jérusalem. L'Holocauste doit « servir d'avertissement clair à perpétuité ».
« Apportez-leur la justice »
Peres a également invité les autorités à poursuivre ceux qui « ont participés à l'activité la plus odieuse sur terre - celle du génocide », toujours vivant en Allemagne, à travers l'Europe et dans le monde entier.
« SVP Faites tout pour les apporter devant la justice », a-t-il dit. « Ce n'est pas une vengeance à nos yeux. C'est une leçon éducative ».
Peres a félicité l'Allemagne pour l'aide fournie pendant les premiers jours de l'Etat d’Israël. Des Indemnisations qui ont boostées la reprise économique et les équipements de défense d'Israël et ont aidé à assurer sa sécurité, forgeant « des liens uniques » entre les pays, a-t-il dit.
« N’ignorez jamais encore les dictateurs sanguinaires, se cachant derrière des masques démagogiques, qui scandent des slogans meurtriers », a dit Peres.
« Les menaces pour annihiler un peuple et une nation sont exprimées dans l'ombre d’armes de destruction de masse, qui sont tenues par des mains irresponsables, par la pensée irrationnelle et dans un langage de mensonges ».
Lien de l’article original:
http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601100&sid=a...
3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage
Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information..
3-1 Appel solennel au gouvernement iranien lui demandant de ne pas appliquer la peine de mort contre ses opposants.
A l’attention de Monsieur l’Ambassadeur de l’IRAN à Paris contact@amb-iran.fr
Monsieur l’Ambassadeur,
Vous êtes prié de transmettre cet appel à votre ministre de tutelle, lequel est prié de le transmettre à ses supérieurs hiérarchiques, lesquels sont priés de le transmettre à la haute autorité de l’Etat.
Messieurs les responsables du gouvernement et de l’Etat de la République islamique d’Iran, nous venons d’apprendre que votre gouvernement va appliquer la peine de mort prononcée contre neuf citoyens iraniens pour délit d’opinion, et ce après avoir exécuté deux autres la semaine dernière !
Autant nous apprécions votre soutien à la Résistance en Palestine et au Liban, autant nous apprécions votre alliance avec les pays d’Amérique latine qui tiennent tête à l’impérialisme US comme vous le faites vous-mêmes.
Autant nous soutenons votre combat contre l’impérialisme international, à sa tête cet Etat qui se prend pour le gendarme du monde.
Autant nous apprécions votre détermination à libérer votre pays de toute domination étrangère et refuser tout chantage qui tend à priver votre pays de développer son arsenal nucléaire et son armement. Autant nous réprouvons la peine de mort que votre système judiciaire a déjà prononcé ou prononcera contre les opposants au régime.
Nous pensons que ce n’est pas de cette façon que le gouvernement iranien pourra attirer la sympathie de son peuple et lui prouver la démocratie de son régime.
Et encore moins celle des autres peuples du monde dont une partie importante d’entre eux soutiennent le combat du peuple iranien et de son gouvernement contre l’impérialisme mondial. La majorité des peuples à travers le monde apprécient le refus de votre gouvernement de se laisser faire par les USA et ses alliés qui veulent le mettre à genou comme le sont les cheiks pétrodollar du Golfe qui font honte à leurs peuples.
Ceci dit, c’est parce que nous souhaitons le bien-être et la stabilité à l’Iran et à son peuple que nous réagissons à cette nouvelle concernant les condamnations à mort dont l’écho a déjà suscité des réactions hostiles au régime. Que les dirigeants iraniens sachent que la peine de mort des opposants est un signe de faiblesse et non pas un signe de force, et ne fait que donner raison à leurs ennemis qui les montres comme des barbares pour justifier leur guerre psychologique déclarée depuis trente ans à l’Iran, et qui pourrait se transformer en une guerre militaire.
En conséquence, nous demandons aux dirigeants iraniens de ne pas donner le prétexte à leurs ennemis pour les montrer comme des barbares en exécutant leurs opposants.
Nous souhaitons qu’ils prouveront au monde que l’Iran est un pays de droit en annulant ces condamnations à mort, voire en abolissant définitivement la peine de mort qui relève d’un autre temps.
Chérif BOUDELAL
Vice-président du Collectif « Paix Comme Palestine » - France
February 02, 2010 10:
Subject: les droidelom aux USA
3-2 Khamenei : L’Iran « ne cédera pas au chantage » des grandes puissances.
La République islamique dévoilera des projets d'armement pour l'anniversaire de la révolution.
L'Iran ne cédera à aucun « chantage », a affirmé hier le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei. « Notre peuple reste déterminé à défendre ses droits et ne reculera pas », a déclaré le numéro un iranien lors d'un discours à Téhéran devant des milliers de partisans. « Nos ennemis internationaux créent des problèmes pour obliger la République islamique à donner des gages (...) mais nous ne donnerons aucun gage », a-t-il ajouté, dans une allusion implicite aux pressions internationales pour faire renoncer l'Iran à son programme d'enrichissement d'uranium.
Cette réaffirmation de l'intransigeance iranienne intervient à quelques jours de l'expiration, fin janvier, d'un ultimatum fixé par l'Iran aux grandes puissances pour lui livrer, à ses conditions, de l'uranium hautement enrichi pour son réacteur nucléaire de Téhéran. L'Iran a affirmé qu'en cas de refus il produirait lui-même l'uranium enrichi à 20 % dont il dit avoir besoin pour ce réacteur scientifique.
Le groupe des six pays négociant la question nucléaire avec l'Iran (États-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne, Allemagne) a entamé de son côté la semaine dernière des discussions sur un éventuel renforcement des sanctions internationales contre Téhéran, dont la politique nucléaire a été condamnée en novembre par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).
La Chine, alliée de l'Iran, a estimé hier qu'il était encore possible de dialoguer sur le dossier nucléaire iranien. « La priorité actuelle est que toutes les parties concernées prennent en compte l'intérêt général, intensifient les efforts diplomatiques et adoptent plus de flexibilité et de pragmatisme pour faire avancer les négociations », a lancé le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Ma Zhaoxu. Le Sénat américain pourrait voter, pour sa part, des sanctions contre le régime iranien « dans les prochaines semaines », a indiqué hier le chef de la majorité de la Chambre haute, Harry Reid.
Par ailleurs, la visite, qui était prévue hier, à Moscou du principal négociateur iranien dans le dossier nucléaire, Saïd Jalili, a été reportée, a annoncé l'agence officielle IRNA. M. Jalili devait rencontrer notamment le président Dmitri Medvedev et le Premier ministre russe Vladimir Poutine, selon les médias iraniens.
Malgré les menaces de sanctions de la communauté internationale, « plusieurs projets de missile et autre armement seront dévoilés durant l'Aube de 10 jours (les journées de la révolution de 1979, du 1er au 11 février) par les forces armées », a déclaré le général Massud Jazayeri, chef d'état-major adjoint des pasdaran, cité par l'agence de presse Mehr. Il n'a donné aucune précision sur le nombre et la nature des projets concernés, indiquant que tous les détails seraient annoncés par le ministre de la Défense lors des commémorations de la révolution.
Les dirigeants iraniens ont déjà annoncé qu'ils allaient présenter, lors de cet anniversaire, trois nouveaux projets de satellite, dont un apparemment destiné à l'observation militaire.
27/1
http://www.lorientlejour.com/category/Moyen-Orient+et+Int...
3-3 Sébastien Fontenelle : La drone de guerre.
L’autre jour, je sais plus dans quel jité - je crois que c’était sur France 2 -, y avait ce long reportage sur la nouvelle guerre des airs, qui est si ludique, mâme Dupont, qu’on aimerait avoir la même sur nos Wii.
Ça commençait assez fort, avec un commentaire du genre, nous sommes dans un des endroits les plus secrets du monde (UDELPSDM), aux États-Unis d’Amérique, et ça va vous trouer le cul, mâme Dupont, mais c’est d’ici que sont pilotés les drones qui lancent des missiles sur des talibans, à 11.000 kilomètres de distance - reconnaissez quand même que c’est pas tous les jours que France 2 vous raconte des trucs aussi rares.
Traduction : les communicants de l’US Army, détectant que j’avais le profil type du servile passeur de plats, m’ont proposé de faire de moi un pubard de la tuerie high tech made in USA, et, naturellement, j’ai dit oui, merde alors, trois coups de langue au bas d’un gradé yankee sont pas cher payer pour être admis dans UDELPSDM.
Et donc, ça disait comme ça, en gros, que la guerre est quand même vachement plus jolie en 2010, mâme Dupont, qu’à l’époque heureusement révolue où elle se résumait à l’éviscération de l’occupant britannique par les kilteux de Mel Gibson, puisque sormais, raffinement technologique oblige, t’as le siège sanglé dans un fauteuil à roulettes à Asshole Town (UDELPSDM), t’appuies sur le petit bouton rouge, et bim, ça nique un digène à l’autre bout du monde.
C’est quand même un vrai progrès, ça met le muslim massacre à la portée du geek, plus besoin de s’emmerder avec des entraînements à la con, une simple maîtrise de Call of Duty suffira - et quand t’auras fini ton Dr Pepper, Buddy, ça serait bien que tu m’effaces les Pakis dont voici les coordonnées ; et, s’il te plaît, essaie de faire ça proprement, cette fois-ci, l’autre jour t’as mis des morceaux de bébés partout, c’était franchement limite au niveau des droits de l’homme.
(Naaaaan, Buddy, je rigole : c’est des bougnoules - on les enc***, les droits de l’homme, don’t be a liberal pussy, Buddy.)
Bien sûr, l’envoyé spécial de France 2 dans UDELPSDM ne s’appesantissait qu’assez peu sur les dommages collatéraux de la drone de guerre - si que tu commences à gamberger, tu t’ôtes tout le plaisir du jeu -, de sorte qu’il faut chercher ailleurs les précisions qu’il omettait de trop développer, occupé qu’il devait être à lécher le fondement du major Smith.
Concrètement, le tir sur cible (supposément) pileuse depuis les sous-sols de l’Alabama donne des infos un peu sibyllines, comme, aujourd’hui : « Trois missiles ont frappé un site abritant des talibans tôt samedi matin dans la région de Mohammad Khel, dans la province du Nord-Waziristan frontalière de l’Afghanistan ».
Videmment : ces frappes violent quelques très menues dispositions du droit international, relatives, notamment, à la souveraineté des États - et plus généralement au droit des peuples à disposer de leur petit déj sans que des barbouzes US ravagées ne les anéantissent en jurant que ces foutus bâtards étaient des benladistes saturés d’intentions belliqueuses.
(Et puis de toute façon, personne ira vérifier, hein ?
Puisque vos journaleux, quand vient le moment de choisir entre une incursion au Nord-Waziristan et la visite guidée d’UDELPSDM, optent généralement pour la solution 2, où les transferts aéroport-UDELPSDM et la demi-pension sont il est vrai compris.)
Mais bon, comme d’hab, si c’est Uncle Sam qui pratique le terrorisme d’État, c’est plutôt regardé comme une contribution désintéressée à la défense du monde libre : l’autre jour, le chef de l’État français, traité par Laurence Ferrari, n’a d’ailleurs pas manqué de lui rappeler que si qu’on perd l’Afghanistan, le Pakistan tombe, mâme Ferrari, et que si que le Pakistan tombe, le barbu va nous déferler sur avec la ferme et coutumière intention d’emburqer nos filles et nos compagnes, pire que dans un éditorial d’Ivan Rioufol.
(Et me dites pas qu’on vous a déjà fait le coup avec l’Irak, mâme Ferrari : un, c’est pas du tout la même chose - là tout le monde sait que le taliban est aussi à l’aise dans le Pakistan qu’un maire phobique dans l’UMP - et, deux, si vous me broutillez trop longuement les talonnettes, je vais vous demander de révéler le conséquent montant de votre salaire devant des millions de Françai(se)s, alors ta gueule.)
Et bon, a priori, l’aéronef lance-missiles sans (vrai) pilote a vocation à s’universaliser, comme souvent les merveilles de la technologie : en sorte que nous pouvons d’ores et déjà essayer d’imaginer ce qui se passerait si, par exemple, le gouvernement cubain, échaudé par trop d’attentats et pris d’une tardive envie de sécurité sur ses marches occidentales, envoyait quelques drones Hasta La Victoria vaporiser du béret vert à Fort Bragg (ou du néo-nazi cubain à Miami), dans le cadre, non moins (il)légitime au demeurant que celui où s’inscrit la CIA au Nord-Waziristan, d’une guerre préventive contre la terreur ?
À mon avis : France 2 négligerait d’envoyer à La Havane, dans U(autre)DELPSDM, un appliqué JRI chargé de faire de belles nimages de Juan Felipe le gamer et de son joystick - mais bon, je peux me tromper.
Sébastien Fontenelle
http://www.politis.fr/La-Drone-De-Guerre-Don-t-Be-A,9408....
http://bridge.over-blog.org/article-la-drone-de-guerre--4...
http://r-sistons.over-blog.com/article-dossier-guerre-aur...
Dossier complet sur la guerre, ici :
http://r-sistons.over-blog.com/article-dossier-guerre-aur...
3-4
Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.
- " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme - Article 19
09:11 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : iran, ahmadinejad, obama, résistance, fraude, élections, al-qaïda, américains, cheney, rice
07.02.2010
n°29 - journal d'Iran - 14-01 au 07-02 :- Début - : Vers une nouvelle guerre mondiale ?
n°29 - journal d'Iran - 14-01 au 07-02 :- Début - : Vers une nouvelle guerre mondiale ?
journal d'Iran n°29 du 14-01 au 07-02
C.De Broeder & M.Lemaire
Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse fa032881@skynet.be
| Sommaire : Tiré à Part Vers une nouvelle guerre mondiale ? Le Golfe ne doit pas servir de base à une attaque US. Politique Iran Suite Usa Les Voisins Fin Les organisations mondiales 1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos 1-1 Vidéos : Ahmadinejad s'adresse à l'ONU. 1-2 Gilong : La Chine accuse les Etats-Unis de mener une Guerre de l’Internet contre l’Iran. 1-3 Ahmed Bensaada : Téhéran-Gaza : la différence médiatique. |
Tiré à Part
Vers une nouvelle guerre mondiale ?
La guerre mondiale aura-t-elle lieu ?
Mes amis,
La guerre est la pire des solutions.
Mieux dit: Elle est le problème N° 1.
Le plus grand danger qui menace l'humanité !
Les peuples veulent vivre en paix. L'oligarchie qui s'est octroyé le droit de vie et de mort sur les peuples, programme les guerres qu'elle ne fera jamais, et qui lui permettront de réaliser de juteux profits.
Les Médias criminels (d'ailleurs aux mains des industriels de l'Armement, en France) font, ouvertement ou indirectement, l'apologie de la guerre; Marie Drucker et Benoît Duquesne sont parmi les plus zélés exécutants des consignes données.
Melle Drucker va jusqu'à présenter la guerre comme un moyen de promotion des femmes !
Cinq grands généraux de l'OTAN ont ouvertement prôné l'utilisation du nucléaire dans les guerres futures; tout est banalisé, même l'horreur absolue. Il est vrai que le nucléaire tue plus radicalement, à grande échelle
- une aubaine pour les partisans de la dépopulation.
Derrière leurs écrans, bien à l'abri, des hommes sèment mort et désolation sur la terre. Dans les coulisses, les industriels de la Reconstruction se frottent les mains, les industriels du Pétrole aussi. Et on ne se gêne plus, aujourd'hui, pour faire la promotion des guerres préventives, permanentes, totales et bien sûr nucléaires. Ceux qui ont le pouvoir jouent avec la vie des citoyens comme nos jeunes jouent virtuellement à la guerre: en tuant le plus possible. J'écoute une vidéo de la guerre d'Irak, j'y ai appris que les soldats américains avaient une prime pour chaque Irakien tué.
Joli monde... et qui ose se dire démocratique, moral, défenseur de la Liberté, du Bien, sans parler de ceux qui se réclament de Dieu pour prôner le choc de civilisations et anéantir la partie de la population qui déplaît.
La 3e guerre mondiale est-elle pour bientôt ?
Certains parlent de quatrième guerre mondiale, la 3e ayant été, selon eux, "la guerre froide".
Trop froide, sans doute, parce qu'on la veut chaude, aujourd'hui, bien chaude et même brûlante.... avec des armes laissant des séquelles irréversibles sur l'environnement et sur les générations futures. Les Vietnamiens ou les Palestiniens sont bien placés pour en parler... et même les vétérans de tous les conflits ! "La der des der", évidemment !
Le dernier poilu l'a dit et répété...
Alors, guerre, ou pas ? Pour moi, quoiqu'on en dise, elle est inévitable.
L' "Elite" réclame du sang, elle a besoin de sacrifices vivants, et disons-le, les multinationales ne sont pas en reste, le capitalisme est un Système monstrueux qui a besoin, pour prospérer, d'innombrables victimes, pauvres prêts à travailler pour une obole, ou jeunes appelés à mourir pour la Patrie (voir le documentaire de Marie Drucker).
Or, quand il est en crise, à bout de souffle, pour redémarrer, pour gonfler ses profits, le Système imposé aux peuples a besoin de conflits. Et aux Etats-Unis, pays capitaliste par excellence, l'industrie la plus florissante est la militaire. Quel paradoxe pour ceux qui revendiquent si fort leur appartenance chrétienne !
Sur mon blog r-sistons à l'intolérable, j'ai souvent évoqué le risque de la guerre contre l'Iran - un authentique scandale, d'ailleurs, puisque ce pays n'a jamais attaqué personne; quant à sa dissuasion nucléaire, elle est nécessaire: L’Iran est encerclé par des puissances hostiles.
Vous le savez sans doute, les généraux américains, plus raisonnables que leur Chef, ont retenu le bras de Bush, brûlant d'en découdre avec l'Iran. Et les mois ont passé. Certes, l'Iran ne se laissera pas attaquer comme l'Irak, en ripostant pour la forme; il dispose d'un armement dissuasif, et d'une flotte impressionnante, stationnée dans un détroit stratégiquement important.
Les essais de déstabilisation économique ou politique n'ont gère ébranlé sa légitime détermination à préserver sa souveraineté. Bref, l'Iran n'est pas un adversaire facile: On hésite à l'attaquer.
Il semblerait aussi que la Chine soit décidée à protéger ses intérêts dans la région, et les Etats-Unis ne peuvent se permettre de mécontenter le pays qui le maintient sous perfusion.
Sans l'aide de la Chine, sans ses prêts, l'économie américaine, en effet, s'effondrerait. Un pays lourdement endetté n'est pas aussi libre qu'il le voudrait. Bref, il existe de bonnes raisons pour ne pas attaquer militairement l'Iran; il semblerait que le Pentagone songe plutôt à provoquer des tremblements de terre comme, dit-on, à Haïti.
Reste l'inconnue israélienne; les récentes déclarations de Shimon Perès au Bundestag ("L'Iran est un danger pour le monde") ne présagent rien de bon, l'Allemagne de Mme Merckel n'a jamais été aussi proche d'Israël, et l'équipe de néoconservateurs français, de Sarkozy à Kouchner en passant par Morin, brûle de passer à l'attaque. Obama, sitôt son prix Nobel de la Paix reçu, a entrepris de le défendre en multipliant les guerres, Peres est prêt à tout, et un autre Prix Nobel de la Paix israélien, Elie Wiesel, tient des discours que les Bushistes ne renieraient pas.
Cela conduira-il à la guerre ? Deux facteurs me semblent prépondérants: La crise du capitalisme, synonyme de besoin d'élans nouveaux, de quête de nouvelles sources de profit, et le caractère imprévisible d'Israël, pays d'ailleurs gouverné par une équipe d'irresponsables, d'extrémistes, de fanatiques. Les apprentis-sorciers sont aux aguets, tôt ou tard, à mon avis, ils commettront l'irréparable. Et un irréparable aux dimensions planétaires vite titanesques...
Quant aux partisans de la dépopulation, le moment venu, ils ne seront pas mécontents d'apporter leur soutien, quel que soit le prix payé pour l'humanité en termes de souffrances et de sacrifices.
Le monde est aux mains de fous, de psychopathes, d'irresponsables, vouant un culte à Mâmon et aux Forces de mort.
Sans doute l'apocalypse est-elle déjà en marche... Si elle ne se produit pas, je serai la première étonnée. L'Histoire nous a trop souvent enseigné, malheureusement, que les Puissants sont prêts à tout pour augmenter leur pouvoir. Les irresponsables sont toujours aux commandes, et la crise va bientôt rebondir. Alors... préparons-nous au pire ! Nous l'aurons très vraisemblablement... Et nos meilleures armes seront, sans aucun doute, la prévoyance, la solidarité et la créativité...
Fraternellement à tous, votre Eva
Eva r-sistons :
31 Janvier
Le Golfe ne doit pas servir de base à une attaque US.
Téhéran a appelé mercredi les pays du Golfe abritant des bases américaines à ne pas permettre leur utilisation pour une attaque contre l'Iran, et menacé Israël d'une violente riposte en cas d'agression.
"Les pays de la région qui abritent des bases militaires américaines doivent savoir que ces bases ne doivent pas être utilisées contre l'Iran. La région ne doit pas être une base pour attaquer l'Iran", a déclaré le président du Parlement iranien, Ali Larijani, lors d'une visite au Koweït.
Larijani a cependant poursuivi en affirmant que les Etats-Unis et Israël n'oseraient "pas lancer une attaque contre l'Iran".
"Israël n'osera pas attaquer l'Iran car il sait que, s'il le fait, les missiles iraniens brûleront son territoire", a-t-il avancé.
Trois des six pays membres du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) abritent d'importantes bases américaines: le Koweït, le Qatar et le Bahreïn, siège de la Ve Flotte.
Le responsable iranien a tenu à souligner lors d'une conférence de presse que son pays ne voulait "pas porter préjudice aux pays du CCG", qui regroupe en outre l'Arabie saoudite, le sultanat d'Oman et les Emirats arabes unis, et ne cherchait pas à s'ingérer dans les affaires intérieures de ces pays.
Il a affirmé que les Etats-Unis agitaient l'épouvantail de l'Iran pour effrayer les pays du Golfe et renforcer leur présence dans la région.
"Je crois que pour avoir de nouvelles bases militaires dans la région (...) et contrôler ses ressources, les Américains et les sionistes tentent d'agiter l'épouvantail de l'Iran", a-t-il dit.
Ali Larijani s'exprimait au terme d'une visite de trois jours au Koweït, au cours de laquelle il a notamment rencontré l'émir cheikh Sabah al-Ahmad al-Sabah.
Il a indiqué avoir discuté avec les dirigeants koweïtiens de la sécurité régionale, ajoutant: "l'Amérique fomente des guerres et provoque des incendies dans la région".
Le président du Parlement iranien a par ailleurs estimé que le président américain Barack Obama avait "échoué dans sa politique à l'égard de la cause palestinienne, car le siège (israélien) de Gaza et la construction des colonies juives se poursuivent".
Le Koweit a, à plusieurs reprises, proclamé son opposition à toute action militaire contre l'Iran, mais appelé dans le même temps Téhéran à respecter les résolutions internationales.
Le ministre iranien de la Défense Ahmad Vahidi avait estimé la semaine dernière que les navires de guerres occidentaux stationnés dans le Golfe seraient "la meilleure cible" de l'Iran si les sites nucléaires de la République islamique étaient attaqués, selon l'agence Fars.
Depuis 2007, les Etats-Unis et Israël brandissent la menace de l'option militaire contre l'Iran, au motif déclaré de vouloir l'empêcher de fabriquer l'arme atomique.
27/01
http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=12...
1) Politique
a) Iran
Tiré à Part
L'Iran commémore la victoire de la révolution islamique de 1979
01/2
Cloches et sirènes ont résonné dans tout l'Iran lundi matin pour marquer l'anniversaire du retour d'exil de l'Ayatollah Ruhollah Khomeiny en Iran, alors que la révolution islamique battait son plein dans les rues.
Toutes les cloches des écoles, sirènes des villes, des usines, des trains ou des bateaux ont retenti à 09H33 précises (06H03 GMT), heure à laquelle l'avion d'Air France ramenant l'ayatollah Khomeiny de 15 ans d'exil en Irak puis à Neauphle-le-Château, près de Paris, avait touché la piste de l'aéroport de Téhéran-Mehrabad le 1er février 1979.
Deux heures plus tard, le charismatique leader religieux, âgé de 76 ans, annonçait son intention de créer un nouveau régime, lors de son premier discours prononcé au "cimetière des martyrs" de Behecht-e-Zahra, au sud de Téhéran, où il s'était rendu dès son arrivée pour saluer la mémoire des victimes de la répression du Chah.
Cet hommage traditionnel au fondateur de la République islamique qui a dirigé l'Iran pendant dix ans jusqu'à sa mort en 1989, a donné le coup d'envoi de nombreuses commémorations officielles culminant avec des rassemblements dans tout le pays le 11 février, date du renversement du régime impérial.
Cette "décade de l'aube", selon la terminologie officielle, s'est ouverte lundi matin par une cérémonie sous haute surveillance au cimetière de Behecht-e-Zahra.
Lors de cette cérémonie à laquelle assistaient essentiellement des militaires et des veuves ou mères de "martyrs" en tchador noir, l'ancien président du Parlement Gholam Ali Haddad Adel, conseiller du Guide de la République islamique Ali Khamenei, a affirmé que les Iraniens "demeurent attachés aux engagements pris il y a 31 ans".
"Ils disent aux tyrans qu'ils vont poursuivre de toutes leurs forces la défense de la révolution", a-t-il affirmé sous les cris traditionnels de "mort à Israël" et "mort à l'Amérique".
Un peu plus tôt, plusieurs hauts responsables, dont le président Mahmoud Ahmadinejad, s'étaient recueillis sur la tombe de l'Imam Khomeiny, dans le monumental mausolée construit à proximité du "cimetière des martyrs".
Ce 31e anniversaire de la Révolution islamique intervient alors que les pressions exercées contre la République islamique sont à leur paroxysme.
Après avoir échoué dans leurs tentatives d'obtenir l'unanimité au sein du Conseil de sécurité en vue de voter des sanctions paralysantes contre Téhéran, les puissances occidentales ennemies de Téhéran ont tenté d'agir à travers des canaux iraniens internes.
C'est ainsi que certains réformistes, dont les candidats perdants au scrutin présidentiel, ont œuvré pour décrédibiliser le scrutin présidentiel qui a accordé un second mandat au président Mahmoud Ahmadinejad. Ce dernier, qui mène une politique indépendantiste répercute la rhétorique de l'Imam Khomeiny en tenant entre autre des propos et des discours particulièrement acerbes à l'encontre de l'entité sioniste.
Plusieurs manifestations organisées par les réformistes ont tourné aux émeutes au cour desquelles des coups de feu ont été tirés, des lieux publics ont été saccagés et des slogans contre le régime ont été scandés.
Les dernières, les plus meurtrières, s'étaient déroulées le 27 décembre, le jour du deuil d'Achoura. Suscitant l'opprobre des Iraniens, elles ont alors succédées par des manifestations de soutien au régime auquel des millions d'Iraniens de plusieurs villes ont défilé, en soutien au régime. Depuis, le mouvement de protestation s'est estompé.
En parallèle, les procès des dirigeants des émeutiers révèlent chaque jour l'importance de l'ingérence étrangère dans ces émeutes, en plus de celle de monarchistes et des moudjahidine du peuple, qui stationnent en Irak.
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Ahmadinejad
Les funérailles du système capitaliste et du libéralisme.
Le président Ahmadinejad a déclaré jeudi que la participation massive des Iraniens à l'occasion du 31eme anniversaire de la révolution islamique le 11 février prochain, symbolisera les funérailles du système capitaliste et du libéralisme, ajoutant que les Iraniens, par leur présence au cours des célébrations de cette année, à l'instar de leur présence durant ces 30 dernières années, est une réponse à l'Arrogance mondiale.
Le président Ahmadinejad s’exprimait en ces termes devant des responsables en charge de l'organisation des cérémonies de la « Décade de l'Aube ».
"Par une participation massive à des manifestations du 11 février, cette année, les Iraniens vont prouver à la communauté internationale une fois de plus qu'elle s’est trompée sur le peuple d'Iran", a déclaré le président Ahmadinejad.
Se référant à la conjoncture internationale actuelle, le président a déclaré que les «puissances de l’Arrogance recherchent que les précieuses ressources de la région du Moyen-Orient et c'est pourquoi ils s'immiscent dans les affaires intérieures de cette région.
«Avec l'aide de Dieu et l’amour de la liberté-les nations qui cherchent, nous ne laisserons jamais les puissances mondiales de l’Arrogance parvenir à leur objectif», a souligné le chef d’Etat iranien.
"Le Moyen-Orient est le berceau de grandes civilisations et le carrefour des relations politiques dans le monde.
C'est aussi une région riche en ressource d'énergie et c'est pourquoi les puissances de l’Arrogance mondiale souhaitent les dominer » a dénoncé le président iranien.
"La seule raison pour laquelle ces puissances s’opposent à nous, c'est parce que nous sommes le principal obstacle sur leur chemin », a souligné le président iranien rappelant que les Iraniens sont une nation en quête de justice.
29/01
"La responsabilité de l'humanité est de préparer un nouveau système".
Le président Ahmadinejad a déclaré que les conflits et les guerres dont pâtit le Moyen Orient résultent du désir des forces hégémoniques de contrôler les richesses de la région.
Recevant le président de la Guyane "Baharat Jagodio" à Téhéran, Ahmadinejad a indiqué que les grandes puissances planifient de nouvelles guerres sous des faux titres comme les droits de l'homme et la lutte contre le terrorisme.
"L'égoïsme et les ambitions insatiables sont les causes de la propagation de mauvaises intentions et des animosités dans le monde", a-t-il souligné, estimant que "si tout le monde se limite à leurs droits, et si les relations entre les différents pays se font à la base de la justice, la paix et l'amitié règneront le monde".
"La situation du monde évolue rapidement, et la responsabilité actuelle de l'humanité est de préparer un nouveau système abondant en fraternité et amitié", selon le président iranien.
S'agissant des relations bilatérales, Ahmadinejad s'est dit en faveur du développement de la coopération entre l'Iran et la Guyane sur les plans économique, culturel, et politique, soulignant leurs capacités de servir la voie du développement dans le cadre de la coopération bilatérale.
Pour sa part, le président de la Guyane a insisté sur l'importance d'adopter un nouveau système pour la direction du monde, afin de faire face aux projets des pays occidentaux qui cherchent à dominer les peuples à travers leurs médias.
A savoir que le président "Baharat Jagodio" préside actuellement l'union des pays des Caraïbes (CARICOM).
21 Janvier
l’OTAN n’accorde pas le moindre intérêt aux pays de la région.
« La seule préoccupation de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) est de s'étendre vers l’Est et pour cela, elle est prête à piétiner l’honneur de tous les pays pour ses seuls intérêts » c’est en ces termes que s’est exprimé le président iranien lundi, lors de sa rencontre à Téhéran, avec le ministre géorgien des Affaires étrangères, Grigol Vachadzé, tout en évoquant la nécessité du maintien de la sécurité de la région.
Les pays de la région, a poursuivi Mahmoud Ahmadinejad, doivent empêcher l’intervention de forces étrangères, en renforçant tout d’abord leurs coopérations bilatérales, multilatérales et régionales.
Le président iranien a qualifié d’amicales et d'historiques, les relations entre l’Iran et la Géorgie, rappelant que l’Iran et la Géorgie partagent la même aire de civilisation.
« Ils entretiennent, depuis très longtemps, des relations amicales qu’ils souhaitent promouvoir de façon plus dynamique" a souligné le président iranien.
De son côté, le ministre géorgien des Affaires étrangères a rappelé l’importance qu’accorde son pays aux relations avec l’Iran. "En tant que membre de quelque Traité international que ce soit, la Géorgie n’agira jamais contre l’Iran", a-t-il précisé, avant de souhaiter, au nom de son pays, l’essor des relations bilatérales, dans divers domaines.
18 Janvier
http://www2.irna.ir/fr/news/view/line-97/1001194561013256...
Les réalisations nucléaires de l'Iran inciteront les ennemis à se rendre.
Le président Mahmoud Ahmadinejad a déclaré jeudi que les réalisations nucléaires de l'Iran inciteront les ennemis à se rendre.
Lors de son déplacement dans la province du Khuzestan (sud du pays), le chef d’Etat a poursuivi que l'Iran a atteint un haut niveau dans le domaine nucléaire que les ennemis ainsi que leurs alliés ne pourront empêcher de progresser.
Déclarant que la logique de la nation iranienne reste le dialogue, le président iranien a souligné que l'ère de la rhétorique déplacée est révolue répondant que si les ennemis veulent récidiver dans leurs stratégies passées, ils devront faire face à une sérieuse opposition.
Au deuxième jour de sa troisième tournée dans la province du Khuzestan, Mahmoud Ahmadinejad a indiqué que « toute la jeunesse iranienne se reconnait dans le martyre de Massoud Ali Mohammadi ».
"La profondeur de la rancune de l'ennemi peut se mesurer à l'aune de l'assassinat de cet universitaire", a déclaré le président Ahmadinejad. dans ses premiers commentaires directs sur ce crime.
« Ils veulent s'assurer que l'Iran n'avancera pas", a-t-il dit affirmant que « la nation iranienne est déterminée à conquérir les cimes élevées du progrès».
"Ils ne veulent pas voir d'intellectuels et de scientifiques en Iran et ne souhaitent pas que ce pays se développe", a ajouté Mahmoud Ahmadinejad à propos des "ennemis" de Téhéran.
Le président a ajouté que la nation iranienne ne permettra jamais aux puissances de l’Arrogance de matérialiser leur but qui n’est autre que la domination du Moyen-Orient.
Evoquant la mort en martyre du physicien iranien, Massoud Ali Mohammadi, assassiné mardi dans un attentat, il a rappelé combien cet universitaire était engagé dans ses recherches scientifiques et que les ennemis de l’Iran veulent seulement gêner ses progrès.
La victime, qui a été assassiné dans l'explosion à distance d'une bombe attachée à une moto mardi devant sa maison dans le voisinage de Qeytariyeh dans un quartier du nord de Téhéran, a été inhumée jeudi à Téhéran, tandis que la foule scandait à cette occasion "Mort à l'Amérique" et "Mort à Israël".
14 Janvier
http://www2.irna.ir/fr/news/view/line-97/1001143663225457...
Larijani
Les US ne pourront changer l’Iran même avec 45 milliards de dollars
« Mme. Clinton est censée savoir qu'elle ne pourra pas créer de changement en Iran même avec 45 milliards de dollars », a affirmé le Président du parlement iranien Ali Larijani.
Il faisait allusion à l'adoption d'un budget de 45.000.000 de dollars aux Etats-Unis, une somme débloquée pour créer des changements en Iran, comme le disent les Américains.
Lors d'une cérémonie qui s'est tenue dans la salle de conférence d'une université de la ville sainte de Qom, Ali Larijani a évoqué l'attitude "hâtive" de la Secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, "qui a cru qu'il serait possible de créer des changements en Iran avec ce budget de 45 millions de dollars; or, ils ne pourront rien faire même avec 45 milliards de dollars…", selon ses propres termes.
Et d’ajouter :"Elle croit faussement que les émeutiers de la journée de l'Achoura ont été de braves gens iraniens. Qu'ils savent que ces déclarations n'auront que l'effet inverse sur le peuple iranien et les rendraient plus forts; cela pourrait même aider le peuple iranien à changer une fois pour toutes l'issue des conflits que les Américains sont soupçonnés de fomenter".
24/1
http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=12...
Les Etats-Unis adoptent une attitude hostile envers l'Iran.
"La stratégie américaine envers la RII était toujours hostile", a indiqué mercredi soir le président du parlement iranien, devant un nombre des religieux d'Arak, chef-lieu de la province de Markazi.
Ali Larijani a affirmé que les Etats-Unis n'avaient guère changé d'attitude, mais qu'ils avaient lancé une nouvelle guerre des nerfs contre la RII, et ce d'autant plus que les courants anti-révolutionnaires et anti-religion se sont de plus en plus activés.
Le président du Majlis islamique a évoqué les récents événements au Yémen en précisant que l'ennemi poursuivait son projet de diviser les Chiites et les Sunnites. Larijani a précisé que les ennemis de la Révolution islamique cherchaient la moindre occasion pour pouvoir profiter les divergences de vue internes dans leur propre intérêt.
21 Janvier
http://french.irib.ir/index.php/info/30091-ali-larijani-l...
Le bouclier antimissile américain, un Muppets show US !.
Le chef de l'Assemblée consultative islamique, Ali Larijani, a décrit le bouclier antimissiles américain dans quatre nouveaux pays du golfe Persique comme un Muppets show !
Selon Larijani a estimé que les Etats-Unis prétendent instaurer la sécurité dans la région alors qu’au fond ce n’est qu’un autre stratagème politique pour justifier leur présence militaire dans la région aux dépens d’intérêts des pays de la région.
Il a dit qu'il était intéressant de noter qu'ils font état des préoccupations des pays du Golfe Persique pour la présence de bases de missiles dans ces pays, il a dit: «Il est étrange que les autorités américaines n'ont pas encore compris que le problème dans la région sont eux-mêmes en particulier."
Larijani a déclaré que le problème de la sécurité dans la région réside dans la présence des États-Unis eux-mêmes et plus leur présence militaire dans la région s’accroit plus les tensions s’accentuent.
Le président de l'Assemblée consultative islamique a souligné que son pays ne menace et n’a menacé aucun pays dans la région au cours des 31 années, se demandant: « durant ces 31 années écoulées depuis la victoire de la révolution est-ce que la République islamique a menacé un seul pays de la région?
Au contraire elle a été victime d'une agression par les pays arabes, un pays voisin l'Irak, et elle a résisté fermement face à cette agression et face à l'agresseur entraînant son agresseur à la défaite.
Dans son discours, Larijani s’est adressé aux pays de la région : « les pays de la région doivent se méfier du rôle des Etats-Unis à établir la sécurité et la paix dans la région ce n’est qu’une ruse politique nouvelle pour pouvoir rester dans la région ».
03/02
http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=12...
Les grandes manœuvres
Ingérence étrangère.
Nouvelles révélations sur la participation occidentale active dans les émeutes d'Achoura en Iran: les émeutiers ont reconnu avoir reçu un entrainement militaire dans le camp Ashraf appartenant au groupe terroriste iranien en exil, les Moudjahidines du peuple, ainsi que dans certains pays européens, a rapporté l'agence de presse iranienne Fars.
Selon le procureur général de la section 15 du Tribunal de la révolution islamique à Téhéran, 16 des émeutiers arrêtés en pleine émeute le 27 décembre dernier ont avoué avoir reçu des formations pour commettre des assassinats, mener des émeutes, provoquer le chaos et ce après les dernières élections présidentielles en juin dernier.
Dès que les médias occidentaux ont apporté leur soutien inconditionnel aux émeutiers et à l'opposition iranienne, les autorités iraniennes ont soupçonné un rôle de ces puissances dépassant celui médiatique. Les accusant d'avoir un concours direct dans les émeutes postélectorales qui ont éclaté après la victoire du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, pour un second mandat.
"Les ennemis du régime islamique ont recouru à toutes les capacités médiatiques, aux chaînes satellitaires, pour semer les graines du désespoir et du doute dans l'esprit du peuple iranien et ont mené une guerre douce par tous les procédés" a révélé le procureur général en récitant le chef d'accusations contre les inculpés, assurant qu'ils ont agi pour "réaliser les objectifs des forces de l'arrogance", (terme employé dans la rhétorique politique iranienne pour désigner les États-Unis et les puissances occidentales qui tournent autour de son orbite), "dont celui de renverser le régime avec le moindre coût".
À noter que deux diplomates allemands usant de fausses identités ont également été arrêtés lors des émeutes. Ils portaient les mêmes signes verts distribués par les agitateurs, et étaient en contact avec un certain nombre d'entre eux à travers l'ambassade d'Allemagne à Téhéran.
Selon l'AFP, citant des médias iraniens, cinq des 16 émeutiers, parmi lesquels deux femmes, sont accusés d'être "mohareb (ennemis de Dieu) et corrompus sur terre", et risquent la peine de mort .
30-01
http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=12...
Pétrole: l'Iran prêt à entrer à la bourse pétrolière de Saint-Pétersbourg.
Le vice-ministre iranien du Pétrole Hossein Nogrekar-Shirazi a annoncé l'intention de son pays de prendre part aux opérations de la bourse pétrolière de Saint-Pétersbourg, a indiqué vendredi un communiqué du ministère russe de l'Energie.
"Nous sommes prêts à coopérer avec la bourse pétrolière de Saint-Pétersbourg.
La Russie et l'Iran produisent conjointement 15 millions de barils de pétrole par jour.
Avec les autres pays amis, ce volume pourrait atteindre 50 millions", a déclaré jeudi M.Nogrekar-Shirazi lors de la réunion de clôture du groupe de travail russo-iranien pour la coopération dans le pétrole, le gaz et la pétrochimie.
D'après le communiqué, les réunions du groupe se sont déroulées à Moscou avec la participation du ministre russe de l'Energie Sergueï Chmatko et de représentants des plus grandes compagnies pétrolières russes et iraniennes. Les échanges de vues ont porté, entre autres, sur les technologies russes de raffinage de pétrole, de prospection maritime et d'inspection des puits.
Les deux parties envisagent de concrétiser prochainement les projets à inclure dans la "feuille de route" de la coopération énergétique bilatérale.
La bourse pétrolière de Saint-Pétersbourg a été fondée en juin 2008 par les principales sociétés d'hydrocarbures russes, dont Rosneft, Zarubezhneft, Transnefteprodukt et Gazpromneft, avec le concours des plus grandes banques russes: Sberbank, Gazprombank et VTB.
15 Janvier
L'AIEA, les Usa & L'Ue .
Téhéran a levé les doutes de l'AIEA .
Téhéran a clarifié tous les aspects de son programme nucléaire, a répondu à toutes les questions de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et qualifie de contreproductive toute politisation de son dossier nucléaire, a annoncé mardi le porte-parole de la diplomatie iranienne Ramin Mehmanparast.
"L'Iran a répondu par écrit à toutes les questions de l'AIEA, en fondant ses réponses sur des preuves tangibles et tenu tous ses engagements.
Ainsi, nous avons mis un terme à la politisation de notre dossier nucléaire", a-t-il indiqué, cité par l'agence d'information iranienne ISNA.
"Nous avons convenu avec l'Agence que toutes les questions que Téhéran aura clarifiées seront radiées de l'ordre du jour. Nous espérons donc que bientôt notre dossier nucléaire réintégrera le cadre de son examen habituel", selon le porte-parole.
Il a en outre souligné que les propos du président Ahmadinejad au sujet du progrès technique dans le domaine nucléaire n'étaient pas dénués de fondement, mais qu'il fallait "s'armer de patience" avant que ces projets puissent voir le jour.
Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté plusieurs résolutions sanctionnant l'Iran pour son refus d'établir un moratoire sur l'enrichissement d'uranium.
27/1
http://fr.rian.ru/world/20100126/185939108.html
11:29 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : iran, ahmadinejad, obama, résistance, fraude, élections, al-qaïda, américains, cheney, rice
n°29 - journal d'Iran - 14-01 au 07-02 :- Suite - : Vers une nouvelle guerre mondiale ?
n°29 - journal d'Iran - 14-01 au 07-02 :- Suite - : Vers une nouvelle guerre mondiale ?
journal d'Iran n°29 du 14-01 au 07-02
C.De Broeder & M.Lemaire
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