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21.03.2010

n°321 - journal de l'Afghanistan - 23-02 au 21-03 - : Début :- : Black-out sur la couverture des attaques des résistants.

n°321 - journal de l'Afghanistan - 23-02 au 21-03 - : Début :- : Black-out sur la couverture des attaques des résistants.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



journal de l'Afghanistan

n° 321 - du 23-02 au 21-03

C.De Broeder & M.Lemaire



Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)

 

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes


 Le "journal de l'Afghanistan" est  visible :

 sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html


 Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

Tiré à part : 

Black-out sur la couverture des attaques des résistants.

L’Afghanistan est riche en matières premières et en minéraux - Qui les exploite ?

Rapport : L'ambassade des USA à Kaboul 'presque' dépassée par les évènements.

Dommages Collatéraux... le Pentagone et l'Otan prolongent...

L’Otan tue 21 civils dans un bombardement.

8 morts par... erreur ? 

Cinquante civils afghans sont morts pour trois erreurs de l’OTAN.

Quatre enfants sous une bombe.

L’OTAN a dissimuler un carnage.

Civils entre deux feux.

Paroles & action du président...

Barack Obama tente de rassurer le monde musulman.

1 Analyse & déclaration :

Résistance

Occupants:

Suite

2 Occupation de l'Afghanistan 

Les forces en présence

3 Politique

1) collaborateurs afghans

(Fin)

2) occupants 

 



Tiré à part :

01-03

L'insurrection s'est considérablement intensifiée et s'est étendue à la quasi-totalité du pays ces deux dernières années, frappant au moyen d'attaques kamikaze, d'attaques de commandos et d'engins explosifs dissimulés sur les routes.

Malgré la présence de 121.000 soldats des forces internationales, américains pour les deux tiers, les actions de guérilla et les attaques des résistants déciment de plus en plus de militaires étrangers.

102 soldats étrangers ont déjà péri en Afghanistan dans les deux premiers mois de 2010.

01 mars

http://www.romandie.com/infos/News2/100301112405.vyjvxyom...

 

Black-out sur la couverture des attaques des résistants.

Les autorités afghanes ont imposé lundi un black-out sur la couverture instantanée par la presse des attaques des résistants. Elles considèrent qu'elle encourage les résistants dans leurs coups de main, dont les derniers ont fait six morts dans le sud du pays.

Les journalistes ne pourront couvrir que les suites des attaques des résistants et ce, avec l'autorisation de la direction nationale de la sécurité (DNS), le service de renseignement. La DNS a menacé d'arrêter les journalistes qui filmeraient des opérations sans autorisation et de confisquer leurs matériels.

"La couverture en direct ne bénéficie pas au gouvernement mais aux ennemis de l'Afghanistan", a déclaré Saïd Ansari, porte-parole de la DNS à un groupe de journalistes convoqués pour se voir notifier le black-out.

Il est désormais interdit de filmer et de retransmettre en direct une attaque en cours, même de loin, a précise M. Ansari, dont les consignes ont été dénoncés par les associations de journalistes afghans et de Defence des droits de l'homme.

"Cette décision empêche le public d'avoir accès à une information exacte à tout moment", a déclaré Abdul Hamid Mubarez, président du syndicat des médias nationaux afghans, qui s'est souvent plaint du harcèlement des autorités.

"Le gouvernement ne doit pas dissimuler son incapacité en interdisant aux médias de couvrir des incidents. Les gens veulent savoir tous les faits sur le terrain lorsque des incidents de sécurité ont lieu", a souligné pour sa part Laïla Noori, chargée des médias à l'Observatoire des droits en Afghanistan.

Le gouvernement avait imposé un black-out analogue l'an dernier le jour de l'élection présidentielle, mais c'était à titre exceptionnel, alors que, cette fois, c'est à titre permanent.

02 mars

http://www.romandie.com/infos/ats/display2.asp?page=20100...

 

L’Afghanistan est riche en matières premières et en minéraux - Qui les exploite ?

EXTRAIT

C’est à dessein que l’on n’a pas informé jusqu’ici l’opinion mondiale de ces richesses du sous-sol.
L’année dernière, la presse internatio­nale nous a appris qu’une entreprise chinoise avait obtenu un contrat pour la construction d’une ligne de chemin de fer et l’exploitation d’une mine de cuivre près d’Aynak.

Et maintenant, subitement, paraissent des rapports comme celui de l’U.S. Geological Survey, datant de 2007, sur le recensement de gisements de matières premières et de minéraux.1

L’Afghanistan possède ainsi, outre du cuivre, d’énormes gisements de fer, de soufre, de talc, de chrome, de magnésium, de sel, de mica, de marbre, de rubis, d’émeraude, de lapis-lazuli, d’amiante, de nickel, de mercure, d’or, d’argent, de plomb, de zinc, de fluorine, de bauxite, de béryllium et de lithium. En outre, on trouve là-bas d’importants gisements de phosphore, d’uranium et de thorium. Et il existe probablement encore des métaux précieux qu’on ne trouvait jusqu’ici qu’en Chine et qui sont importants en électronique. C’est l’US Geological Survey qui a recensé ces gisements entre 2005 et 2007.
Selon sa carte des minéraux, les gisements les plus importants se trouvent dans l’Est et le Sud-Ouest du pays. C’est dans ces pro­vinces que se trouvent les plus importantes bases des forces armées américaines. Les Américains justifient cette concentration régionale de bases en invoquant la résistance des résistants et la lutte contre leur logistique, leurs combattants et leurs soutiens dans les régions tribales pakistanaises.

La vraie raison de ces bases et des opérations militaires améri­caines serait-elle autre?

Ne serait-il pas possible que les Etats-Unis aient pris le contrôle de ces gisements de minéraux afin qu’ils soient exploités plus tard par des sociétés américaines?

Si cette hypothèse est juste, on peut imaginer que les Américains induisent en erreur les Etats européens, dont les troupes sont stationnées ailleurs, avec leur concept de guerre et de nation building.

Il est possible que certains Etats soient au courant et qu’ils participent plus tard à l’exploitation de ces richesses. Dans ce cas, la guerre de l’OTAN ne serait rien d’autre qu’un vol aux dimensions géopolitiques! 

1     Preliminary Assessment of Non-Fuel Mineral Resources of Afghanistan, 2007, U.S. Geological Survey, U.S. Department of the Interior, Washington D.C., October 2007

 http://www.horizons-et-debats.ch

 

Rapport : L'ambassade des USA à Kaboul 'presque' dépassée par les évènements.

L'ambassade des Etats-Unis à Kaboul, fer de lance civil de l'ambitieuse stratégie du président Barack Obama en Afghanistan, est à un point de rupture qui fait douter de sa capacité à remplir sa mission, selon un rapport officiel rendu public samedi.

"Même sous la houlette de supérieurs compétents, avec les meilleures intentions du monde et les efforts les plus fervents, l'ambassade de Kaboul fait face à de sérieux obstacles pour arriver en temps voulu au +succès+ demandé par l'administration", souligne ce rapport de l'inspecteur général du département d'Etat.

Les personnels de l'ambassade, alors qu'ils étaient quasiment entièrement renouvelés, ont en même temps dû aider à l'organisation des élections présidentielles et contribuer à la révision de la stratégie afghane menée par la Maison Blanche l'année dernière.

De fait, le triplement des personnels civils -ils doivent passer de 320 à 900 début 2010- et les difficultés rencontrées pour les mettre à pied d'oeuvre "vont restreindre, à court terme, la capacité de ces nouveaux fonctionnaires à promouvoir la stabilité, la bonne gouvernance et l'établissement d'un véritable cadre juridique".

Ce sont les piliers même de la mission qui leur a été confiée par le président Obama pour lequel un Afghanistan stable est un élément essentiel de la lutte contre Al-Qaïda.

Le département d'Etat et l'ambassade à Kaboul n'étaient pas en mesure de commenter immédiatement.

Le rapport met également l'accent sur le nombre "incroyable" de visiteurs officiels que l'ambassade doit prendre en charge.

Ces visiteurs "distraient des militaires et civils qui seraient normalement déployés pour participer à la lutte contre l'insurrection et aux efforts de reconstruction. Or, ce sont précisément ces efforts que ces visiteurs sont venus évaluer", souligne le rapport.

Les délégations sont tellement nombreuses que certains personnels interrogés par les enquêteurs ont parlé de "tourisme de guerre".

Le rapport dénonce aussi des conditions de travail difficiles: semaines de 80 heures qui épuisent les fonctionnaires, rotation du personnel qui empêche de bien maîtriser les dossiers et de les suivre. Et jusqu'au décalage horaire qui contribue à la désorganisation.

Le siège à Washington n'hésite pas à organiser des téléconférences en fin de journée quand il est déjà 2 ou 3 heures du matin à Kaboul.

Le document note également que l'ambassade a du mal à suivre de près les contrats qu'elle assigne, une tâche rendue encore plus difficile par les dangers qui guettent ses personnels en-dehors de l'enceinte ultra-protégée de la mission au centre de Kaboul.

L'enquête de l'inspecteur général a été menée d'octobre à novembre 2009 et le rapport rédigé en février. Il est disponible à l'adresse: http://oig.state.gov/documents/organization/138084.pdfa

06.03.

http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-41873615@7-6...


Dommages Collatéraux... le Pentagone et l'Otan prolongent...

L’Otan tue 21 civils dans un bombardement.

La force internationale de l'Otan (Isaf) a tué dimanche au moins 21 civils dans un bombardement aérien dans le centre de l'Afghanistan, dont des femmes et des enfants, en croyant viser des résistants,( !!!) (…)  a déclaré lundi le porte-parole du ministère afghan de l'Intérieur.

L'Otan a reconnu que des femmes et des enfants étaient sur les lieux du bombardement et promis une enquête.

Les avions de l'Isaf ont visé trois véhicules dimanche matin dans la province d'Oruzgan, a précisé le porte-parole afghan, Zemaraï Bashary. "Selon les premières informations, 21 civils ont été tués dans ces frappes, dont des femmes et des enfants, et 14 autres ont été blessés", a-t-il précisé.

Selon M. Bashary, les trois véhicules ont été bombardés sur la route entre les districts de Kijran et de Chahar Chino, dans l'Oruzgan.

22 février

http://www.romandie.com/ats/news/100222072437.2o6k3fx1.as...

 

8 morts par... erreur ? 

"L'Otan admet que les morts de 8 garçons étaient une erreur"(…)  titre le quotidien britannique The Times à propos d'un raid en Afghanistan.

Le Times affiche à la Une 7 photos plus une silhouette, représentant les 8 défunts âgés de 12 à 17 ans, accusés à l'époque d'appartenir à un réseau de poseurs de bombes au bord des routes.
"
Un raid nocturne dans l'est de l'Afghanistan pendant lequel huit écoliers on été tués a été déclenché sur la base d'un reseignement erroné, et n'aurait jamais du être autorisé, montre une enquête du Times."(…)
"Dix enfants et teenagers sont morts quand des troupes ont donné l'assaut dans une coin de montagne isolé près de la frontière avec le Pakistan en décembre."
"A l'époque, l'Otan avait indiqué que l'assaut visait «un groupe d'résistants identifié et responsable d'une série de violentes attaques»
596 tués par l'Otan ou l'armée afghane, 186 d'autres causes" chiffres de la "Mission d'Assistance de l'ONU en Afghanistan"

25/02

(The Times)

http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=7277

Cinquante civils afghans sont morts pour trois erreurs de l’OTAN.

Trois bavures successives, survenues la semaine dernière lors de tirs de missiles et de raids aériens. Le Général McChrystal a beau regretter; à la tête des troupes internationales en Afghanistan, il manque à ce qu’il appelle  ses missions essentielles …: protéger les civils.

La colère monte à Kaboul au point que les sénateurs demandent l’exécution publique des soldats de l’OTAN qui tuent des innocents. 

Le Grand Soir reprend en substance ici un article tiré du blog de Juan R.I.Cole, Président du Global American Institute.

Published on mars 1, 2010 par apetimedia

 

Quant au Président Karzai, il est très préoccupé, mais par toute autre chose, car il a fort à faire pour se maintenir au pouvoir. Emprisonné par le Commandant Massoud qui le soupçonnait d’être un agent pour le compte du Pakistan, Hamid Karzai a été ensuite placé au pouvoir par le Département d’État américain. Malgré des votes frauduleux invalidés, il a pourtant été réélu en novembre 2009 grâce au désistement de son opposant de  l’Alliance Nord, Abudullah. Il y a un mois à peine, le Parlement afghan rejetait les membres du Cabinet qu’il avait nommés. De l’instauration de la démocratie à celle d’une dictature, il n’y a qu’un pas.

Le Grand Soir reprend en substance ici un article tiré du blog de Juan R.I.Cole, Président du Global American Institute.

Published on mars 1, 2010 par apetimedia

 

Quatre enfants sous une bombe.

Une bombe a tué quatre enfants et un adulte dans le nord-est du pays, a annoncé jeudi l'OTAN.

Les forces internationales et afghanes ont évacué au moins trois autres enfants blessés vers un hôpital militaire après l'explosion qui s'est produite dans la province de Kapisa, au nord de Kaboul.

11/3

http://fr.news.yahoo.com/3/20100311/twl-afghanistan-attaq...

 

L’OTAN a dissimulé un carnage.

Le 12 février dernier, un raid nocturne lancé par des soldats américains et afghans sur une maison de notables a tourné au carnage. La maison ainsi prise d’assaut accueillait en effet une fête de baptême.

Selon le « Times », les militaires de la coalition ont ouvert le feu sur l’assistance, tuant cinq personnes, dont deux frères, l’un commandant de police, l’autre procureur, ainsi que deux femmes enceintes et une jeune fille. Un adolescent de quinze ans a également été blessé.

Confronté à ce carnage les autorités de l’OTAN ont alors cherché à se disculper, le communiqué officiel publié après les faits affirmant que les soldats avaient découvert sur les lieux des « atrocités » et que les trois cadavres de femmes étaient « bâillonnés et ligotés ».

Une version démentie par de nombreux témoins qui affirment que les victimes sont bien tombées sous les balles des soldats de la coalition.
A ce jour, l’OTAN refuse toujours d’identifier l’unité responsable de ce massacre.

De leur côté les américains, par l’intermédiaire des doyens du village, ont proposé une indemnisation à la famille, environ 2 000 dollars pour chacune des victimes, suscitant la colère et le mépris des proches des disparus pour qui « l’argent ne ramènera pas les nôtres ». 

18/03

[cc] Novopress.info, 2010,

Article libre de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine

 [http://fr.novopress. info]

http://fr.novopress.info/53453/afghanistan-l%E2%80%99otan...

 

Civils entre deux feux.

Les affrontements opposant les Occidentaux aux résistants auraient fait, selon l’ONU, 2400 victimes collatérales en 2009.

Tandis que les pays de la coalition internationale rendent solennellement hommage à leurs soldats tombés en Afghanistan, les civils enterrent leurs morts dans l’indifférence générale. Engagées depuis la mi-février dans une périlleuse offensive dans la province du Helmand, qui jouxte la frontière pakistanaise, les forces de l’Otan sont confrontées au ressentiment des populations traumatisées par ces bavures meurtrières.

Dans la province voisine de l’Orozgan, le 22 février, une trentaine de civils, dont des femmes et au moins un enfant, ont été tués dans un bombardement aveugle. Semaine après semaine, le général Stanley McChrystal, commandant en chef des forces de l’Otan, doit présenter ses « excuses sincères » et promettre des « enquêtes sérieuses » au gouvernement afghan pour ces « dégâts collatéraux ». Des parlementaires afghans ne se satisfont plus de cette compassion diplomatique et exigent maintenant de sévères sanctions pénales.

Combien d’innocents sont tombés sous les bombes ou sous les tirs de la coalition? Difficile de répondre avec précision tant, de Kaboul à Washington, les sources divergent. Selon l’ONU, plus de 2400 civils afghans ont été tués en 2009, contre 2100 l’année précédente. Ces chiffres sont à comparer avec les 4500 civils morts en Irak en 2009 (10000 en 2008).

Les pertes de l’armée américaine en Afghanistan ont franchi le cap symbolique des 1000 morts, depuis 2001.

17/03

Tous droits de reproduction

http://www.jeuneafrique.com/



Paroles & action du président...

Barack Obama tente de rassurer le monde musulman.
nb :
Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information..

À l'occasion du Forum Islam-États-Unis ce week-end à Doha, Barack Obama a adressé un message vidéo pour défendre sa politique à l'égard du monde musulman.

Le président a nommé un émissaire spécial auprès de l'OCI.

Huit mois après le discours du Caire, dans lequel il avait appelé à un «nouveau départ » dans les relations entre les États-Unis et le monde musulman, Barack Obama poursuit sa politique d'ouverture à un moment où les défis sont plus importants que jamais. Le président américain vient de nommer un émissaire à l'Organisation de la conférence islamique (OCI) et défendu son action dans une vidéo retransmise à l'ouverture du septième Forum mondial Islam-États-Unis ce week-end à Doha. La secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, devait y prononcer dimanche un discours avant de se rendre lundi en Arabie saoudite pour chercher des appuis sur le dossier iranien.

Dans son message, Barack Obama a pris soin des détails. Il commence par un «Salam Aleikoum» et précise que son émissaire à l'OCI, Rashad Hussain, avocat et l'un de ses proches collaborateurs à la Maison-Blanche, est un «Hafiz» du Coran, terme arabe désignant ceux qui ont appris par cœur le texte saint.

Depuis le discours du Caire, force est cependant de constater que le monde n'a guère changé. L'envoi de nouvelles troupes en Afghanistan et la menace de sanctions contre l'Iran sont mal perçus par une partie du monde musulman, qui y voit la poursuite de la politique de George Bush. Dans son message, Barack Obama a pris la mesure de ces inquiétudes. «Les États-Unis et les musulmans ont souvent été entraînés dans un cycle de méfiance et d'incompréhension qui peut mener au conflit plutôt qu'à la coopération», a-t-il reconnu, admettant que «beaucoup reste à faire». À propos de l'Afghanistan, parallèlement à une opération militaire d'envergure, le président a expliqué que les États-Unis essaient «d'établir des partenariats afin d'isoler les extrémistes violents».

Des sanctions contre l'Iran 

 Malgré l'absence de résultats concrets sur les grands dossiers diplomatiques, Barack Obama a défendu sa politique, affirmant avoir «jeté les bases en vue de traduire les engagements dans les faits». En Irak, a-t-il dit, les États-Unis «se sont attelés à mettre fin de manière responsable à la guerre». Il a réitéré l'engagement de la Maison-Blanche à résoudre le conflit israélo-palestinien, malgré l'absence totale de progrès depuis son arrivée au pouvoir.

Hillary Clinton doit d'ailleurs discuter des nouvelles initiatives américaines avec ses interlocuteurs arabes dans le Golfe. La secrétaire d'État doit rencontrer le roi Abdallah pour lui proposer d'augmenter les livraisons de pétrole à la Chine et convaincre ainsi Pékin de se rallier aux autres membres du Conseil de sécurité sur des sanctions contre l'Iran, soupçonné de chercher à se doter de l'arme nucléaire. Elle devait aussi rencontrer le premier ministre turc, dont le pays est membre non permanent du Conseil de sécurité et également opposé à des sanctions. Mme Clinton doit enfin s'entretenir sur la présence d'al-Qaida dans la région du Golfe, alors que la Maison-Blanche a choisi d'intensifier les attaques de drones contre des cibles précises, notamment au Yémen.

15/02

http://www.lefigaro.fr/international/2010/02/15/01003-20100215ARTFIG00409-barack-obama-tente-de-rassurer-le-monde-musulman-.php 



1 Analyse & déclaration

a) Résistance  

09-08

L'intensité des combats a régulièrement augmenté depuis fin 2001, les résistants étant en mesure peu à peu de relancer leurs attaques contre les forces occidentales.

AFP

05-03

Les résistants ont revendiqué mercredi l'attaque- kamikaze contre une base de l'OTAN et de l'armée afghane dans la province de Khost, dans l'est du pays.

Le complexe héberge des militaires de l'Isaf ainsi que la police des frontières afghane.

Un militant vêtu d'un uniforme de la police afghane a infiltré la base mardi soir et déclenché son gilet bourré d'explosifs près d'un groupe de soldats qui se réchauffaient auprès d'un feu, a affirmé le porte-parole des résistants, Zabiullah Mujahid, par téléphone.

Les troupes américaines commandent la majeure partie de la zone frontalière avec le Pakistan, dans l'est de l'Afghanistan. Deux soldats ont été tués et plusieurs autres blessés.

http://fr.news.yahoo.com/

http://fr.news.yahoo.com/4/20100310/twl-afghanistan-viole...

 

Une journée bien remplie...

Des dizaines de soldats américains ont été tués à Marjah ce mercredi et jeudi.

La résistance a tué des dizaines d'envahisseurs américains, ainsi que 4 véhicules blindés à Marjah. Une série d'explosions par des mines posées par des Moudjahidin ont causé des pertes aux envahisseurs US ce mercredi et jeudi.

Selon les détails, l'un des véhicules des envahisseurs terroristes américains, a été déchiré complètement par la puissance de l'explosion ce jeudi, plus précisément dans la zone de Trikh Nawar à Marjah tuant ou blessant les envahisseurs selon les moudjahidin de la région.

 En outre, une douzaine de terroristes américains ont été tués lorsque deux véhicules militaires américains ont été touchés par des bombes artisanales (IED) à Sistani, dans la banlieue de Marjah, ce mercredi.
Mercredi également, des blindés américains ont été la cible de bombes artisanales sur la route de Kru Charhi-Marjah.

Par ailleurs, un peu plus d'une heure plus tard, le même jour, un autre blindé des envahisseurs américains se fait sauter par une bombe artisanale (IED) à Qasab Rahi dans la zone de Char à Marjah, en éliminant les envahisseurs américains qui ont tous été tués lors de la forte explosion.
 - Dans un autre incident, ailleurs mais toujours à Marjah, des Mujahideen dans un face à face,  ont tué deux envahisseurs américains et blessé quatre autres à  Nari Mandah, le mercredi soir.
- Plus tard dans la nuit de jeudi, les envahisseurs américains ont attaqué des maisons de civils dans la zone de Zoor Maktab à Marjah, tuant deux civils, dont un vieil homme et plusieurs civils ont été emmenés par les soldats américains vers leur base. Ceci a été signalé par Zabihullah Mujahid, porte parole de l'Emirat Islamique en Afghanistan.

Ecrit par Censored31 qui est journaliste, chercheur et analyste, spécialiste du renseignement et de la communication stratégique

6 Mars

Par Censored31

 

Les résistants rejettent la main tendue de la "marionnette" Karzaï.

Les résistants afghans ont rejeté un nouvel appel à la réconciliation formulé samedi par le président Hamid Karzaï. "Karzaï est une marionnette, il ne peut pas représenter un pays ou un gouvernement", a déclaré leur porte-parole Qari Mohammad Yousuf. (Reuters/Matt Dunham/Pool)

"Karzaï est une marionnette, il ne peut pas représenter un pays ou un gouvernement", a déclaré leur porte-parole Qari Mohammad Yousuf. "Il est enlisé dans la corruption et entouré de chefs de guerre qui s'enrichissent."

Lors de la conférence internationale de Londres le 28 janvier, Hamid Karzaï avait invité les résistants à participer rapidement à une "loya jirga" (grande assemblée) des anciens pour discuter des moyens de ramener la paix dans le pays.

Il avait aussi obtenu le soutien des pays donateurs à son projet de réintégrer dans la vie civile les combattants résistants qui renonceraient à la violence.

S'exprimant à l'occasion de la reprise des travaux du parlement de Kaboul après la trêve hivernale, le chef de l'Etat a de nouveau proposé samedi aux résistants et aux autres mouvements d'opposition de s'engager dans un processus de réconciliation.

Les résistants résistants exigent comme préalable à toute discussion le départ des forces occidentales du pays.

21/2

http://www.lexpress.fr/actualites/2/les-résistants-rejet...


b) Troupes d'occupation : Analyse & déclaration

L'armée prépare une offensive à Kandahar

Alors que d'intenses combats se poursuivent dans la région de Marjah, dans le sud du pays, les troupes canadiennes en Afghanistan préparent une offensive anti-résistantse majeure à Kandahar, dont le succès pourrait dépendre du soutien de la population locale.

«Les opérations qui seront menées cet été dans la province de Kandahar seront différentes de ce qu'on voit dans la province du Helmand. Bien entendu il y aura des combats, mais ils devraient avoir lieu dans les campagnes, à l'extérieur des villes et des grands villages, ce qui est essentiel dans une guerre de contre-insurrection», a indiqué hier, par téléconférence, le brigadier-général Dan Ménard, commandant de la force opérationnelle en Afghanistan.

«Prélude»

Au même moment, les autorités américaines ont indiqué que l'offensive actuelle dans la région de Marjah, à laquelle participe le Canada, n'est qu'un «prélude» à ce qui se prépare dans la province voisine de Kandahar. Les combats dans cette région auraient déjà fait 28 victimes civiles, selon la commission afghane des droits de la personne. Les commandants de l'OTAN ont par ailleurs dû s'excuser publiquement, mardi dernier, pour la mort d'au moins 21 civils dans des bombardements aériens sur la province d'Uruzgan, non liés aux opérations à Marjah.

S'il est impossible d'éviter complètement la mort de civils lors des combats, limiter ce genre d'incidents est fondamental pour assurer le succès de la lutte contre les résistants, croit le brigadier-général Ménard.

«Il n'y a aucun doute que le succès de la mission (à Kandahar) repose sur la population, a-t-il expliqué. Chaque fois que des civils locaux sont tués ou blessés par nos opérations, ça nuit à 100% aux opérations.»

Les forces canadiennes et leurs alliés tentent depuis des mois de gagner la confiance de la population locale, notamment en vivant parmi elle, afin qu'elle s'allie à eux plutôt qu'aux combattants résistants.

«Malgré l'accent énorme que l'on place sur cette réalité, lorsque les résistants se dissimulent dans les villages et dans les villes, c'est extrêmement difficile de différencier ces gens-là de la population qui, elle, est prête à nous appuyer», a dit M. Ménard, ajoutant que de plus en plus d'Afghans aident les militaires en leur indiquant où sont dissimulés les engins explosifs artisanaux et où se cachent les résistants.

Mais la confiance des Afghans n'est pas encore acquise aux forces de l'OTAN, concède-t-il.

«Tout va dépendre de cet été, a souligné le brigadier-général. Si nous faisons notre travail comme il faut, non seulement on sera en mesure de combattre avec 5400 soldats, mais on va pouvoir combattre avec les Afghans qui travaillent avec nous, et aussi peut-être le million d'habitants qui, eux, vont dire qu'ils ne veulent pas voir les résistants dans leurs villages parce qu'ils sentent qu'on est en mesure de les protéger.»

La stratégie des forces alliées sera donc de forcer la tenue des combats à l'extérieur des villes, loin des foyers de population, d'une part pour éviter de faire des victimes civiles et, d'autre part, pour isoler les résistants.

Du côté américain, on insiste que la prise de Kandahar est «l'objectif pour 2010».

Actuellement, depuis la mi-février, quelque 15 000 soldats des forces de l'OTAN participent à l'opération Mushtarak, dans la province du Helmand, où se trouvent les villes de Marjah et Nad Ali.

27/2

http://www.cyberpresse.ca/dossiers/le-canada-en-afghanist...


Otan- Isaf  

Année «décisive» pour la nouvelle stratégie…

Nb

Le général McChrystal est un peu le héros de la coalition, en Afghanistan. Le commandant en chef des forces internationales dans le pays (Isaf), nommé en mai et loué pour son charisme et son intelligence, cristallise l'espoir des militaires de ne pas perdre la guerre. C'est lui qui a rédigé le rapport sur lequel le président américain, Barack Obama, s'est fondé pour élaborer sa nouvelle stratégie en Afghanistan.

Quatre priorités ont été établies: protéger la population (au lieu de courir après les résistants), renforcer la police et l'armée afghanes, améliorer la gouvernance pour que les autorités regagnent la confiance de la population, et impliquer les pays voisins - en premier lieu le Pakistan, base arrière des résistants liés à Al-Qaida.

Tout est en place pour réussir

A la différence des années précédentes, où l'attention américaine s'était tournée vers l'Irak au détriment de l'Afghanistan, Obama a voulu cette fois mettre les moyens, financiers et humains.

Après un premier renfort de 20.000 hommes en 2009, il déploiera 30.000 soldats de plus d'ici à cet été, avant un début de retrait, si les conditions le permettent, à partir de juillet 2011. «On aurait dû y aller massivement dès le début, on ne l'a pas fait, alors que les Afghans attendaient désespérément de l'aide, juge un responsable militaire américain. Cette fois, tout est en place pour réussir. Il n'y a pas de plan B.» Tous sont unanimes: cette année sera décisive. Il faudra patienter jusqu'à l'automne pour voir si la stratégie porte ses fruits, l'été étant la période privilégiée des résistants pour attaquer. «Il y aura des moments difficiles, des retours en arrière, des pertes civiles, mais je suis sûr qu'à terme, en partenariat avec les Afghans, nous réussirons», a assuré McChrystal à quelques journalistes, dans une interview conjointe avec le nouveau Haut représentant civil de l'Isaf, Mark Sedwill.

http://fr.news.yahoo.com/82/20100303/twl-anne-dcisive-pou...


n°321 - journal de l'Afghanistan - 23-02 au 21-03 - : Suite :- : Black-out sur la couverture des attaques des résistants.

n°321 - journal de l'Afghanistan - 23-02 au 21-03 - : Suite :- : Black-out sur la couverture des attaques des résistants.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



journal de l'Afghanistan

n° 321 - du 23-02 au 21-03

C.De Broeder & M.Lemaire



Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)

 

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes


 Le "journal de l'Afghanistan" est  visible : sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html


 Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

2 Occupation de l'Afghanistan 

Les forces en présence

3 Politique

1) collaborateurs afghans



2 Les forces en présence

 Résistance

Troupes d'occupation

17-03

Quelque 128.000 soldats internationaux, aux deux-tiers américains, sont actuellement en Afghanistan, et leur nombre continue de croître avec l'arrivée progressive de 30.000 soldats américains supplémentaires,

http://www.lemonde.fr/depeches/?seq_id=3208&cont_dep_...#

 

Coalition : les principaux contributeurs

Etats-Unis : 72 000 soldats engagés (+ 30 000 prévus en 2010)

Royaume-Uni 9 500 soldats (+ 500 annoncés)

Allemagne 4 415 soldats (+ 500) 

France 3 750 soldats (+ 80)

Italie 3 150 soldats (+ 1 000)

Autres pays participants  

Canada (2 830), Pologne (1 955), Pays-Bas (1 940), Turquie (1 755), Autriche (1 500). 

En 2010, la coalition devrait compter 150 000 soldats.

Nathalie Guibert

06.02.10

LE MONDE


USA

16 mars,

Le général David Petraeus, commandant des opérations américaines en Irak et en Afghanistan, a affirmé pour sa part que les combats en Afghanistan "devraient s'intensifier avant de devenir moins durs", et il a prédit que 2010 sera une année difficile.

http://fr.news.yahoo.com/3/20100316/twl-otan-usa-afghanis...


Otan-Isaf

 La majeure partie des forces américaines vont passer sous le commandement de l'OTAN

 Les forces américaines en Afghanistan subissent une restructuration majeure qui les fera passer pratiquement toutes sous le commandement de l'OTAN, a annoncé mardi à Bruxelles le contre-amiral Greg Smith, un porte-parole de l'armée américaine. Il a précisé que l'objectif était d'intégrer la plupart des 20.000 soldats américains servant actuellement dans l'est du pays, sous commandement séparé, dans la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) de l'OTAN.

Selon des responsables de l'OTAN, l'effet pratique de cette mesure sera de rationaliser et de simplifier la structure de commandement, les deux forces étant déjà sous le contrôle opérationnel du général Stanley McChrystal, commandant des forces alliées en Afghanistan.

Pour l'Irak, David Petraeus a estimé que les Etats-Unis pourraient réduire leurs forces comme prévu, de 97.000 à 50.000 d'ici fin août.

http://fr.news.yahoo.com/3/20100316/twl-otan-usa-afghanis...


Allemagne

26-02

L’Allemagne, troisième contributeur de la force internationale en Afghanistan, enverra bien jusqu‘à 850 soldats supplémentaires aux côtés des 4.300 hommes déjà déployés sur le terrain.

http://fr.euronews.net


Belgique

La Belgique partira fin 2011.

19/03

La Belgique a décidé aujourd'hui de prolonger jusqu'à fin 2011 sa présence militaire en Afghanistan, en la maintenant à son niveau de 626 hommes mais en donnant plus de place à la formation des soldats afghans, a indiqué le ministère des Affaires étrangères.
Le mandat actuel des soldats belges s'achevait en principe fin 2010. En la prolongeant de 12 mois, le gouvernement d'Yves Leterme assure la présence belge en Afghanistan au-delà des prochaines élections législatives qui auront lieu en Belgique au plus tard en juin 2011.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/03/19/97001-201003...


Corée

15-03

Le parlement sud-coréen a voté l'envoi de troupes en Afghanistan après avoir retiré ses forces en 2007. Les 350 soldats seront déployés dans la province de Parwan, au nord de Kaboul, jusqu'à fin 2012.

AFP


Roumanie

11-03

La Roumanie compte actuellement 1.035 militaires en Afghanistan, dont 999 au sein de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) de l'Otan et 36 dans le cadre de l'opération Enduring Freedom (Liberté immuable), sous commandement américain. Fin janvier, Bucarest avait décidé d'envoyer 600 militaires supplémentaires en Afghanistan en 2010.

Ce renfort s'ajoute à l'envoi d'une centaine de militaires supplémentaires déjà décidé en juin pour 2010. Le nombre de militaires roumains devait ainsi approcher 1.800 personnes, selon la présidence roumaine.
http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/allemagne-...

http://www.almanar.com

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/02/23/01011-201002...

 

UK 



3) Politique

a) Les collaborateurs afghans

Les grandes manœuvres

Bonjour la super ambiance entre "libérateurs" et "libérés"]

Commentaire du Grand Soir :

Selon l’agence de presse Pajhwok dans un communiqué daté de mardi, le sénat afghan a déploré les frappes aériennes menées par les forces étrangères qui ont tué 21 civils innocents dans la province de Daikundi dimanche dernier, et ont exigé que l’OTAN évite la répétition d’une telle erreur.

Mais certains sénateurs sont allés plus loin en exigeant que les soldats US ou membres de l’OTAN responsables de ces morts soient exécutés. Le sénateur Hamidullah Tokhi s’est plaint du fait que les forces étrangères avaient à maintes reprises tué des civils lors de tels incidents, qu’à chaque fois ils s’excusaient, mais qu’ils commettaient à nouveau la même erreur tragique. « Toute personne qui tuerait un Afghan ordinaire devrait être exécutée en public ».

La députée Fatima Aziz of Qunduz s’est exprimée dans le même sens, en observant que « Nous avons vu de façon répétée les troupes étrangères tuer des gens innocents, ce qui est insoutenable pour des Afghans déjà usés par la guerre ».

Le sénateur Maulvi Abdul Wali Raji a appelé à ce que la loi coranique « oeil pour oeil » soit appliquée aux soldats étrangers responsables de morts civils. L’agence de presse Pajhwok conclut « Mohammad Alam Izdiyar a déclaré que les morts civils étaient la raison principale du fossé grandissant entre la population afghane et son gouvernement ».

Il faut souligner que ceux qui s’expriment ainsi ne sont pas des résistants, mais des élus du Parlement national afghan, dont le gouvernement est censé être un proche allié des États-Unis.

Sarah Chayes, ancienne correspondante pour la National Public Radio qui a vécu plusieurs années à Kandahar, mais qui depuis un an fait partie de l’équipe de Général Stanley McChrystal, a déclaré à CNN qu’elle voyait une augmentation de la frustration du peuple afghan au sujet des morts civils provoqués par les frappes de l’OTAN et des États-Unis. Elle affirme que la manière dont le gouvernement du Président Hamid Karzai gérera ce dossier pourrait déterminer son destin, étant donné qu’il est perçu et se comporte comme un syndicat du crime.

Juan Cole

President du Global Americana http://www.juancole.com/

Traduction partielle par le Grand Soir 

Note ReOpenNews ;  L’auteur de l’article, John Ricardo I. "Juan" Cole (né en octobre 1952) est un universitaire américain, historien du Moyen-Orient moderne et de l’Asie du Sud, commentateur politique, et intellectuel public. Il est professeur d’Histoire à l’université du Michigan.

En tant que commentateur sur les affaires du Moyen-Orient, il a paru sous forme imprimée et à la télévision, et a témoigné devant le Sénat américain. Il a publié plusieurs ouvrages universitaires sur le Moyen-Orient moderne et est aussi un traducteur en arabe et en persan. Depuis 2002, il a écrit un blog, Informed Comment. (Source Wikipedia)

http://www.reopen911.info/News/2010/03/01/afghanistan-pei...


Confection d'un gouvernement fantoche

La Commission des plaintes électorales sous le contrôle de Karzaï.

Le président afghan, Hamid Karzaï, a pris, lundi 22 février, le contrôle du principal organisme de surveillance électoral du pays, déclenchant l'indignation de plusieurs diplomates occidentaux, révèle

La Commission des plaintes électorales (ECC), qui avait constaté près d'un million de votes frauduleux lors de l'élection présidentielle de 2009, comptait jusqu'ici trois experts étrangers nommés par l'ONU. L'un des deux membres afghans de l'organisme avait démissionné en octobre 2009, estimant que l'ECC soit sous la coupe de ses membres étrangers nommés par l'ONU. Selon le décret présidentiel publié lundi, Hamid Karzaï pourra désormais nommer l'ensemble des cinq membres de la commission.

22/2

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2010/02/22/a...


Sur le terrain 

De nouvelles mesures restreignent les médias afghans -

 Le gouvernement afghan interdit aux médias la couverture en direct d’attaques des résistants, car il estime que les informations données en temps réel par les journalistes peuvent être utilisées par les résistants. Selon un responsable du centre de presse du gouvernement, « ce genre de couverture met d’abord en danger la vie des journalistes et par ailleurs l’ennemi tire un énorme bénéfice de ce genre de couverture des évènements. Les journalistes aident l’ennemi avec leur couverture en direct ». Par ailleurs, l’OTAN annonce qu’un soldat de la FIAS a été tué aujourd’hui dans des combats dans le sud du pays, portant à 108 le nombre de soldats étrangers tués depuis le début de l’année 2010.

2 mars 2010

http://cicr.blog.lemonde.fr/2010/02/09/afghanistan-pakist...http://www.operationspaix.net/FIAS

 

Assouplissement de l'interdiction de couvrir les attaques.

Le ‘gouvernement’ afghan a assoupli l'interdiction faite à la presse de couvrir en direct les attaques de résistants,

Selon cette résolution, dont l'AFP a consulté un exemplaire, "les chaînes de télévision ne doivent pas diffuser de photos choquantes d'une attaque", référence, semble-t-il, à des images de morts et de blessés.

Elles ne doivent pas non plus montrer les forces de sécurité répliquant à une attaque "tant que l'opération est en cours - ceci pour ne pas divulguer le mode opératoire" de la riposte.

"Les journalistes doivent agir avec professionnalisme quand ils préparent leur compte-rendus d'attaques terroristes", est-il écrit.

L'interdiction totale avait été décidée après les attaques du 26 février qui avaient tué 16 personnes à Kaboul. Les télévisions afghanes avaient couvert en direct ces attaques coordonnées des résistants.

13.03.

http://www.lemonde.fr/



b) Les occupants 

1) Usa

Occupation de l'Afghanistan

09-03

M. Gates est arrivé lundi matin à Kaboul pour échanger des points de vue avec le président afghan Hamid Karzaï et le commandant des forces dirigées par l'OTAN, sur la situation actuelle en Afghanistan.

Source: xinhua

http://french.peopledaily.com.cn/International/6912721.ht...

 

Les EU veulent garder leurs alliés…
Les Etats-Unis ont exhorté mercredi le Canada et les Pays-Bas à revenir sur leur décision de retirer leur troupes d'Afghanistan alors que l'Otan accroît ses efforts pour lutter contre les résistants. Les Pays-Bas doivent confirmer ou non le 1er mars leur décision de se retirer à la fin de l'année et le Canada entend quitter l'Afghanistan en 2011. Ces deux pays comptent respectivement 1.770 et 2.800 soldats sur place. L'émissaire des Etats-Unis à l'Otan, Ivo Daalder, a estimé qu'il serait difficile de remplacer les troupes néerlandaises dans la province d'Uruzgan et les soldats canadiens dans celle de Kandahar. "Ce n'est pas le moment de commencer à relâcher l'effort. C'est l'heure de maintenir, si ce n'est d'augmenter, l'effort", a-t-il dit

Europe1.fr


Dans les coulisses et au sénat

Blackwater: un élu américain met en garde le Pentagone.

Le président de la commission de la Defence du Sénat américain, Carl Levin, a mis en garde le secrétaire à la Defence Gates contre un éventuel contrat en Afghanistan avec le sous-traitant controversé Blackwater rebaptisé Xe, selon une lettre publiée jeudi.

La lettre à M. Gates, datée du 25 février, souligne que selon de «récentes informations de presse», le Pentagone s'apprêterait à signer un contrat d'un milliard de dollars avec Xe Services, pour l'entraînement de la police nationale afghane.

«Je demande au département (de la Defence) d'examiner avec attention la décision d'attribuer à Blackwater l'équivalent d'un milliard de dollars de travail hautement sensible», écrit M. Levin dans sa lettre.

«Comme vous le savez, une série d'incident en Irak ont conduit de nombreuses personnes à conclure que Blackwater n'était pas un partenaire convenable pour le gouvernement américain», ajoute M. Levin qui précise que la réputation du sous-traitant l'a conduit à changer de nom. 

M. Levin précise en outre que sa commission, qui a mené une enquête sur les activités du sous-traitant, a découvert que Blackwater avait utilisé en Afghanistan une société écran dans le cadre d'un contrat et avait menti à propos des activités de cette société, nommée Paravant.

La commission, qui a tenu la semaine dernière une audition à ce sujet, a notamment relevé des cas d'utilisation «imprudente» d'armes par les personnels de la société Paravant, avec notamment un cas de victimes afghanes.

Elle a noté un processus de sélection des employés peu sérieux, certains ayant un passé judiciaire, une violation des règles concernant l'obtention et le port d'armes en Afghanistan, ainsi qu'un manque de supervision de la part des autorités militaires américaines.

Parallèlement, M. Levin a écrit au ministre de la Justice, Eric Holder, pour lui demander d'ouvrir une enquête sur les fausses déclarations de Xe dans le cadre du contrat Paravant.

http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/201003...


Sur le terrain

Visite de R. Gates

Le secrétaire américain à la Defence, Robert Gates, a entamé lundi sa tournée en Afghanistan en avertissant d'emblée que les forces internationales seraient encore confrontées à "d'âpres combats" face aux résistants.

"Sans aucun doute, il y a une évolution positive mais je dirais qu'il est encore très tôt" pour se prononcer, a-t-il déclaré à des journalistes.

Les forces internationales et afghanes doivent s'attendre à de "très âpres combats et à des jours encore très difficiles", a-t-il dit en estimant qu'il fallait "faire encore plus".

Le secrétaire à la Defence a reconnu qu'il y avait des "bouts de bonnes nouvelles" après l'arrestation récente de chefs résistants au Pakistan.

Mais "je pense qu'on peut faire plus", a-t-il dit, rappelant que la nouvelle stratégie américaine de lutte contre l'insurrection et l'arrivée de troupes supplémentaires décidée par le président Barack Obama n'en était qu'à ses prémices.

Environ 6.000 des 30.000 militaires qui doivent être déployés d'ici à août 2010 sont arrivés en Afghanistan, selon M. Gates.

C'est la première visite du chef du Pentagone depuis le lancement de l'opération Mushtarak.

M. Gates doit parler des premiers résultats de cette offensive avec le chef des forces internationales en Afghanistan, le général Stanley McChrystal.

Le responsable américain a indiqué qu'il voulait être informé "de la campagne en cours pas seulement à Marjah, mais aussi les prochaines étapes au printemps, en été et à l'automne".

La visite de M. Gates intervient alors que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, est attendu à Kaboul, selon l'agence iranienne Mehr news.

"Ils (les Iraniens) veulent que le gouvernement afghan leur soit amical mais ils ne veulent pas que nous réussissions", a estimé M. Gates.

Les responsables américains accusent l'Iran de maintenir des contacts avec les résistants

8/3

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hCOmwF...

 

Ahmadinejad arrive.

Le président Mahmoud Ahmadinejad est arrivé mercredi à Kaboul juste avant que le secrétaire américain à la Defence

Robert Gates achève une visite de trois jours en Afghanistan. Lors de son déplacement, Gates a fait part d'inquiétudes de voir Téhéran étendre son influence en Afghanistan et a accusé les dirigeants iraniens de jouer "un double jeu" en affichant leur soutien au président Hamid Karzaï et en sapant les efforts militaires alliés dans le pays.

S'exprimant avant son départ de Kaboul, Gates a déclaré devant la presse qu'il avait expliqué au président Karzaï que l'Afghanistan devait entretenir "de bonnes relations avec l'ensemble de ses voisins".

"Mais nous voulons également que les voisins de l'Afghanistan jouent franc-jeu dans leurs relations avec le gouvernement d'Afghanistan", a ajouté Gates.

 

10/3

http://fr.news.yahoo.com/4/20100310/twl-afghanistan-iran-...

 

Changement de stratégie américaine face à la production d'opium.

Les Etats-Unis ont infléchi leur stratégie face à la production d'opium en Afghanistan, la plus importante dans le monde, délaissant l'éradication des champs de pavot au profit du développement des cultures vivrières, a souligné lundi un responsable.

 L'effort est de plus en plus concentré sur la lutte contre le trafic ainsi que sur "le développement de moyens de subsistance alternatifs, en mettant fortement l'accès sur les cultures vivrières", a indiqué David Johnson, responsable des affaires de drogue au sein de la diplomatie américaine.

L'Afghanistan continue de produire plus de 90% de l'opium utilisé dans la production mondiale d'héroïne, selon le rapport annuel sur les drogues dans le monde rendu public par le département d'Etat.

L'impact de cette inflexion lancée depuis un an "se manifestera avec le temps", a prédit M. Johnson, en soulignant "les très importants efforts entrepris par les Afghans eux-mêmes".

Par ailleurs, le rapport publié lundi rend hommage aux efforts "historiques" du gouvernement mexicain dans sa lutte contre les cartels.

AP 2/3


Prisons, exactions & torture  dans le camp de concentration de Guantanamo

Au jour le jour

Guantanamo : l'accord serait proche…

La Maison Blanche est proche d'un accord bipartite avec les élus du Congrès sur la fermeture du centre de détention de Guantanamo consistant à faire juger plus de détenus par des commissions militaires, a rapporté vendredi le Wall Street Journal.
L'accord permettrait de juger devant des tribunaux militaires d'exception les accusés du 11-Septembre, dont le cerveau autoproclamé des attentats Khaled Cheikh Mohammed, un renversement dans la position de la présidence qui avait plaidé pour la tenue de procès devant des tribunaux de droit commun.
L'administration Obama avait annoncé dans un premier temps qu'elle ferait juger Khaled Cheikh Mohammed et d'autres suspects devant des tribunaux civils à New York.
Au terme de l'accord, quarante-huit détenus de Guantanamo resteraient détenus sans limitation de durée, ajoute le quotidien. Les charges à leur encontre sont insuffisantes pour être condamnés mais ils sont considérés comme trop dangereux pour être libérés.(…)

19/03

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/03/19/97001-201003...



Les Voisins

Chine

La Chine appelle à l'augmentation de l'aide à l'Afghanistan

La Chine a appelé jeudi la communauté internationale à augmenter l'aide à l'Afghanistan, et a exprimé son soutien au rôle leader de coordination assumé par l'ONU dans la reconstruction du pays.

La communauté internationale doit continuer à se concentrer sur l'Afghanistan, qui se trouve aujourd'hui dans une période de transition clé, et à augmenter l'aide au pays pour défendre sa souveraineté et augmenter sa capacité de développement, a déclaré Li Baodong, représentant permanent de Chine auprès de l'ONU, lors d'une réunion du Conseil de sécurité sur la situation en Afghanistan.

La communauté internationale doit également aider l'Afghanistan à renforcer ses forces militaires et policières, et à promouvoir le processus de réconciliation nationale dans le pays, a affirmé le diplomate chinois, qui a affirmé que la Chine soutenait le rôle leader de l'ONU dans la coordination de l'aide à la reconstruction en Afghanistan.

19/3

visite.http://french.cri.cn/781/2010/03/19/302s214435.htm


Corée

La Corée du Sud renvoie des hommes en Afghanistan.

Les parlementaires sud-coréens ont approuvé jeudi l'envoi de soldats en Afghanistan, après les avoir retirés en 2007. L'assemblée nationale a décidé d'envoyer 350 hommes pour protéger les travailleurs humanitaires sud-coréens travaillant dans le pays. Les soldats seront déployés dans la province de Parwan, dans le centre de l'Afghanistan, à partir de juillet prochain, jusqu'à fin 2012.

En 2007, les résistants avaient pris en otage un groupe de chrétiens sud-coréens et avaient réclamé le retrait des troupes de Séoul. Deux otages avaient été exécutés avant la libération du reste du groupe.

Séoul avait alors retiré 200 ingénieurs et personnes médicaux de l'armée, affirmant que ce retrait était prévu.

25/2

http://fr.news.yahoo.com/3/20100225/twl-afghanistan-coree...


Iran

L’effroyable imposture a fourni un prétexte pour envahir l’Afghanistan.

A l’occasion d’un discours prononcé le 8 mars 2010 devant les services de Renseignement iranien, le président Mahmoud Ahmadinejad a présenté sa vision du monde et des relations internationales.

Evoquant les attaques du 11 septembre 2001 qui marquent un tournant dans l’histoire contemporaine, il a dénoncé une effroyable imposture qui a permis avant tout de justifier l’invasion de l’Afghanistan.

Pour le président iranien, le recours au terrorisme et à la guerre est une caractéristique du mode de domination sioniste et de son système économique, le capitalisme.

08-03

http://www.voltairenet.org/article164358.html

08-03

Mahmoud Ahmadinejad, a exigé à plusieurs reprises le départ des troupes internationales d'Afghanistan.

Téhéran s'est durement opposé au régime des Résistants en place de 1996 à 2001.

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hCOmwF...

 

Ahmadinejad arrive.

Le président Mahmoud Ahmadinejad est arrivé mercredi à Kaboul juste avant que le secrétaire américain à la Defence Robert Gates achève une visite de trois jours en Afghanistan. 

L'Iran étend peu à peu son influence en Afghanistan, en particulier dans l'ouest du pays où il entretient d'importants liens économiques.

Des millions d'Afghans ont trouvé refuge en Iran au cours de trois décennies de conflits.

Téhéran, qui avait refusé de participer à la conférence internationale organisée en janvier à Londres, estime que l'intervention militaire occidentale est la principale cause d'instabilité dans le pays.

10/3

http://fr.news.yahoo.com/4/20100310/twl-afghanistan-iran-...

 

La présence de troupes étrangères n'est pas la solution aux problèmes afghans.

Le président Mahmoud Ahmadinejad, a déclaré mercredi que la présence de troupes étrangères n'est pas la solution aux problèmes afghans. 

"Nous ne croyons pas que la présence des troupes peut régler les problèmes de l'Afghanistan, soutenir le gouvernement afghan est plutôt la solution aux problèmes", a indiqué M. Ahmadinejad lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue afghan, Hamid Karzaï.

A cet égard, il a souligné que "les dépenses annuelles des troupes étrangères en Afghanistan coûtent 100 milliards de dollars américains et que si l'on donne 20 milliards de dollars à l'Afghanistan au lieu de dépenser cet argent énorme, ce pays sera reconstruit".

Citant la guerre dirigée par les Etats-Unis contre le terrorisme, le président Ahmadinejad a indiqué que la lutte contre les terroristes requiert la coopération en matière de renseignement et non l'invasion militaire, ajoutant que "l'Iran n'a pas utilisé l'armée dans l'arrestation de Regi et qu'aucun civil n'a été blessé dans l'arrestation de Regi", faisant référence à l'arrestation du dirigeant du mouvement Jundullah, Abdul Malik Regi, il y a quelques semaines.

 Regi a été accusé d'avoir organisé une série d'attaques en Iran et a été récemment arrêté par les forces de sécurité iraniennes. Le président iranien a aussi accusé les Etats-Unis de soutenir Regi, disant qu'il a été ammené d'une base de Dubaï au Kirghizstan.

Le président iranien a aussi souligné que l'Iran et l'Afghanistan sont deux vieux amis et de bons voisins et que l'Iran se met aux côtés de la population de l'Afghanistan.

Dans son discours, le président afghan a décrit l'Iran comme un bon voisin avec des points communs historiques, culturels et religieux et a fait l'éloge de son rôle dans le processus de la reconstruction de l'Afghanistan.

Il a souligné que le gouvernement afghan ne permettra à aucun pays d'utiliser son territoire contre ses voisins, allégeant l'inquiétude de Téhéran sur la présence des troupes étrangères en Afghanistan.

 10 mars

(Xinhua) --

 

La présence des troupes étrangères complique la situation en Afghanistan

Le président du Parlement iranien Ali Larijani a déclaré mercredi que la situation politique en Afghanistan reste complexe en raison de la présence des troupes étrangères dans le pays.
"La présence des troupes étrangères en Afghanistan a compliqué davantage la situation politique dans le pays", a dit M. Larijani, lors de sa rencontre avec le vice-président du Parlement afghan Amanollah Peyman, en visite à Téhéran.
"Les Afghans sont capables de surmonter les problèmes et relever les défis", a affirmé le président du Parlement iranien.
M. Larijani avait critiqué dimanche l'Otan pour négligence des besoins fondamentaux de la population afghane.
Les forces de l'Otan présentes en Afghanistan n'ont pas fait de manière efficace ce qu'elles le doivaient faire, a affirmé Larijani.

Source: xinhua

5/3

http://french.peopledaily.com.cn/International/6910347.ht...

 

La classification "sunnites-chiites" est une trahison à l'Islam!

Le président Ahmadinejad a estimé que toute classification des Musulmans entre chiites et sunnites est une trahison à la religion islamique, insistant sur "l'unité entre les Musulmans pour pouvoir  affronter l'ennemi commun".  
Le président iranien a affirmé au cours de sa visite à Bandar Abbas situé dans le sud de l'Iran, que « ceux qui incitent aux différends sectaires entre musulmans, servent les intérêts de l'ennemi commun ».
Le président iranien, a accusé les États-Unis d’avoir utilisé les événements du 11 Septembre comme prétexte pour occuper l'Afghanistan avec pour titre la lutte  contre le terrorisme.
Il a ajouté: «  les États-Unis ont également occupé l'Irak sous prétexte qu’ils voulaient libérer l’Irak de  Saddam, mais leur agression et leur occupation ont coûté un million de victimes, et de conclure que « l'injustice des Etats-Unis à travers le monde est sans précédent dans l'histoire humaine ».

13/03

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=12...

 

Ahmadinejad critique la présence de l'Otan.
 Le président Ahmadinejad a critiqué mercredi à Kaboul la présence des forces de l'Otan en Afghanistan et s'est moqué du secrétaire américain à la Defence, également en visite dans la capitale afghane, demandant "ce qu'il faisait à 12.000 km" de chez lui.

Arrivé dans la matinée, le chef de l'Etat iranien a rencontré son homologue avant une conférence de presse où il a critiqué, sans jamais les nommer, les Etats-Unis.

"Nous ne voyons pas la présence des forces militaires étrangères comme une solution pour apporter la paix en Afghanistan", a-t-il déclaré, aux côtés de M. Karzaï. "La solution passe par le contrôle de la situation par le gouvernement légal d'Afghanistan".

"L'Iran ne joue pas de rôle dans l'insécurité en Afghanistan, nous avons toujours été du côté du gouvernement et du peuple afghans pour la sécurité en Afghanistan", à expliqué le président iranien.

 10 mars

AP

 

Washington joue "un double jeu" en Afghanistan.

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a accusé mercredi les Etats-Unis de jouer à un "double jeu" en Afghanistan, en combattant des terroristes qu'ils soutenaient autrefois. En début de semaine, le secrétaire américain à la Defence Robert Gates l'avait accusé de "jouer un double jeu" en cherchant à entretenir de bonnes relations avec le gouvernement afghan, tout en sapant les efforts de la coalition en soutenant les résistants.

"Je pense qu'ils jouent eux-mêmes un double jeu", a répliqué Mahmoud Ahmadinejad lors d'une conférence de presse à Kaboul aux côtés d'Hamid Karzaï. "Ils ont eux-mêmes créé ces terroristes et ils affirment maintenant qu'ils luttent contre les terroristes".

Le président iranien a critiqué la présence de troupes étrangères et leur coût, estimant que ces fonds seraient mieux utilisés dans des projets de développement, notamment d'irrigation.

Hamid Karzaï a souligné que l'Iran aidait l'Afghanistan dans des projets de reconstruction et d'éducation. Le président afghan a espéré que le "pays frère" qu'est l'Iran "travaillera avec (eux) pour apporter la paix et la stabilité en Afghanistan pour que les deux pays soient en sécurité

10/3

http://fr.news.yahoo.com/3/20100310/twl-afghanistan-iran-...

 

Que faites-vous M. Gates dans cette région ?

Répondant à une question d'un journaliste lui demandant de commenter les déclarations de M. Gates selon lesquelles l'Iran joue un double jeu en Afghanistan, le leader iranien a souri et dit: "La question est plutôt: que faites vous (M. Gates) dans cette région ?"

"Vous êtes à 12.000 km, de l'autre côté de la planète. Vous êtes de l'autre côté de la planète. Que faites-vous ici ? C'est une question sérieuse", a ajouté M. Ahmadinejad. "Vous êtes là pour arrêter les terroristes ? Si vous êtes là pour une autre raison, vous devez avoir le courage de le reconnaître".

En juin 2009, M. Gates avait accusé l'Iran de jouer un "double jeu" en se disant l'ami du gouvernement afghan tout en envoyant des armes aux résistants.

Le président iranien a retourné l'argument et accusé, sans les nommer, les Etats-Unis d'utiliser le terrorisme comme "excuse" pour justifier la présence des 121.000 soldats étrangers."Ils (les Américains) jouent un double jeu. Ils ont eux-mêmes créé les terroristes et disent qu'ils veulent les combattre". 

"Ils l'ont planifié, leur ont donné de l'argent, leur ont fourni un soutien en renseignements", a déclaré le leader iranien en référence aux résistants et à Al-Qaïda.

 10 mars

AP



Russie

L'envoi de Russes est exclu

La Russie n'envisage pas d'envoyer de contingents en Afghanistan pour prêter main forte à l'Otan, a déclaré lundi Dmitri Rogozine, ambassadeur de la Russie auprès de l'OTAN, lors d'une interview à la radio Echos de Moscou. "Nous réaffirmons que la Russie ne participera jamais à l'opération militaire en Afghanistan", a-t-il ainsi affirmé.

http://www.lejdd.fr/International/Depeches/Afghanistan-L-...

 

… mais enverra éventuellement des armes

Le ministre russe de la Defence, Anatoli Serdioukov : « Les forces armées russes ne participent pas aux opérations en Afghanistan et n’y prendront pas part à l’avenir non plus, mais nous examinons une demande de livraison d’armes ».

Par ailleurs, Moscou a mis un couloir de transport ferroviaire à disposition de la FIAS, pour relier la frontière afghane.

17 février 2010

http://www.operationspaix.net/spip.php?page=chronologie&a...


n°321 - journal de l'Afghanistan - 23-02 au 21-03 - : Fin :- : Black-out sur la couverture des attaques des résistants.

n°321 - journal de l'Afghanistan - 23-02 au 21-03 - : Fin :- : Black-out sur la couverture des attaques des résistants.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



journal de l'Afghanistan

n° 321 - du 23-02 au 21-03

C.De Broeder & M.Lemaire



Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)

 

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes


 Le "journal de l'Afghanistan" est  visible : sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html


 Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

2

3 Politique (Fin)

2) occupants 

 


2) Otan-Isaf

Rasmussen

Rasmussen appelle à un renforcement des soldats tchèques.

6/3

Le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, a demandé vendredi à la République tchèque d'envoyer en Afghanistan 32 médecins militaires et 19 instructeurs de l'armée de l'air pour y soutenir les opérations de l'institution transatlantique.

Mais la chambre basse du Parlement tchèque, qui a le dernier mot sur l'envoi de soldats à l'étranger, n'a approuvé l'envoi que de 535 militaires pour la mission en Afghanistan en 2010, et ce nombre ne pourra être augmenté sans le soutien des partis de centre-gauche.

Toujours vendredi, le leader du Parti social démocrate Jiri Paroubek a déclaré que son parti rejette tout renforcement des troupes en Afghanistan, tout en se disant disposé à discuter des changements structurels du contingent tchèque.

De son côté, le Premier ministre tchèque Jan Fischer a estimé qu'il est difficile de prédire le résultat d'un tel vote au Parlement, la campagne électorale entrant dans une phase décisive. http://french.cri.cn/781/2010/03/06/442s213449.htm


Occupation de l'Afghanistan

Nouvelles règles pour les opérations nocturnes de l'Otan(…)

Les troupes étrangères en Afghanistan ont reçu l'ordre de ne mener des opérations nocturnes contre des habitations afghanes qu'en cas d'absolue nécessité et seulement en compagnie de soldats afghans, a annoncé l'Otan vendredi.

Le général américain Stanley McChrystal, commandant en chef de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) de l'Otan et des forces américaines, a ordonné des changements dans la manière dont sont menés ces "raids nocturnes", souvent très mal ressentis par la population civile.

Le général McChrystal n'a pas interdit de telles opérations nocturnes, les considérants comme des "options viables et avantageuses", mais il veut mieux les encadrer, explique l'Isaf dans un communiqué publié à Kaboul.

Les sorties visant des maisons afghanes doivent dorénavant être menées avec des forces afghanes en première ligne, s'il y a fouille de femmes elle doit être menée par une femme, tout bien saisi doit être dûment répertorié et tout bien endommagé doit être remboursé, précise le communiqué.

La nouvelle directive va être largement diffusée pour "assurer une prise de conscience plus large sur l'objectif et les limites" des sorties nocturnes à la recherche d'résistants résistants et de leurs armes, ajoute l'Isaf.

Cette directive fait suite à des instructions précédentes visant à limiter les frappes aériennes qui font souvent des victimes parmi la population civile et nourrissent le ressentiment des Afghans envers les troupes de l'Otan.

Les "raids nocturnes" contre des maisons débouchent souvent sur des heurts entre soldats de l'Otan et membres masculins des familles afghanes, qui veulent garder les femmes hors de vue des hommes étrangers, ce qui relève d'un réflexe culturel, note l'Isaf.

"Les réactions instinctives (des hommes afghans) de vouloir défendre la maison et la famille sont parfois interprétées (par les soldats étrangers) comme des actes de rébellion, avec des résultats tragiques", admet le général McChrystal dans sa directive.

"Presque tous les Afghans auxquels je parle mentionnent comme l'affaire la plus irritante" ces opérations nocturnes, explique-t-il.

Le soutien de la population afghane dépend de la conduite des troupes étrangères, et "ce serait une ironie tragique si les opérations que nous menons pour protéger les civils en débarrassant les villages des résistants sont déformés pour convaincre les Afghans que nous sommes des intrus insensibles", avertit le général.

5/3

http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-41867615@7-6...

http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/2010...


Sur le terrain

07-03

L'opération Mushtarak, la plus vaste offensive de l'Otan et des forces afghanes depuis la chute des résistants en 2001, a nécessité le déploiement de 15.000 soldats internationaux et afghans. .

L'Otan et les généraux afghans ont indiqué ne pas avoir encore le contrôle total des districts de Marjah et de Nad Ali, mais la police afghane a commencé à s'y déployer et à travailler.

Mark Sedwill, le représentant civil de l'Otan en Afghanistan, a déclaré dans un entretien à l'AFP que le gouvernement afghan et ses partenaires occidentaux espéraient que l'opération Mushtarak allait servir de "modèle" pour corriger les erreurs du passé et mettre un terme à la guerre.

"Mushtarak est un modèle dont on tire des leçons" et va être le laboratoire de la lutte contre-insurrectionnelle qui va se dérouler dans les 18 mois dans la province du Helmand et dans la province voisine de Kandahar, le berceau des résistants.

"Personne n'a d'illusions sur le fait que les choses allaient dans la mauvaise direction ces huit dernières années. Si on regarde les quatre ou cinq dernières années, la sécurité s'est détériorée, l'insurrection s'est enracinée dans le sud et étendue dans le nord et l'ouest", a-t-il dit.

07 mars

http://www.romandie.com/  



Les alliés

1 Onu

La capture de résistants a mis fin au dialogue,

La capture d'une douzaine de chefs résistants afghans au Pakistan a mis un coup d'arrêt il y a quelques semaines aux négociations entre les résistants et les émissaires de l'Onu, selon Kei Eide, ancien représentant spécial de l'organisation en Afghanistan

"La plupart des contacts ont été rompus", a déclaré jeudi le diplomate norvégien, dont la mission s'est achevée il y a quelques jours. Ces arrestations, a-t-il poursuivi sur l'antenne de la BBC, "ont sans aucun doute eu un effet néfaste sur notre capacité à poursuivre le processus politique".

Ces discussions, entamées au printemps 2009, ont été suspendues lors de l'élection présidentielle d'août, puis ont repris ensuite, avant que ce coup de filet n'enraye le processus, a expliqué Kei Eide.

Son équipe, a-t-il poursuivi, a rencontré dans ce cadre de hauts responsables résistants mandatés par la choura de Quetta, instance dirigeante du mouvement.

Un membre des Nations unies a déclaré en janvier à Reuters que l'une de ces rencontres s'était déroulée le même mois à Dubaï.

Interrogé sur l'hypothèse selon laquelle le Pakistan souhaitait mettre fin à ces discussions pour conserver le contrôle du processus, Kei Eide a répondu: "Je pense que cette interprétation est probablement la bonne".

"Est-ce que je pense que le Pakistan a joué le rôle qu'il devait jouer dans la promotion du dialogue politique nécessaire pour mettre fin au conflit en Afghanistan? Non, les Pakistanais ne l'ont pas fait", a-t-il ajouté.

19/3

http://fr.news.yahoo.com/4/20100319/twl-afghanistan-eide-...


3 UE

Vygaudas Usackas, nommé représentant de l'Union européenne en Afghanistan

22/2

Vygaudas Usackas, ancien ministre lituanien des Affaires étrangères, a été choisi lundi par les chefs de la diplomatie des Vingt-Sept pour représenter l'Union européenne en Afghanistan.
La candidature de cet ancien ambassadeur à Londres et Washington, âgé de 46 ans, avait été proposée par
la Haute représentante pour les Affaires étrangères de l'UE, Catherine Ashton.
"Je suis satisfaite à 100% de cette nomination et il n'y a rien qui puisse m'inquiéter", a déclaré cette dernière aux journalistes.
Vygaudas Usackas avait été contraint à la démission de son poste de ministre des Affaires étrangères le mois dernier après un conflit avec la présidente Dalia Grybauskaité.
Elue en juillet 2009, le chef de l'Etat avait affirmé qu'une enquête prouvait l'existence en 2004 en Lituanie d'une prison clandestine de
la CIA abritant un membre présumé d'Al Qaïda.
Vygaudas Usackas, accusé par certains médias d'avoir couvert l'opération, s'était élevé en faux contre cette affirmation.
Sa nomination constitue également un test de la crédibilité de Catherine Ashton, mise en cause par certains au sein de l'Union européenne pour son manque d'expérience.
Le choix d'un Lituanien illustre également la volonté des dirigeants de l'UE de promouvoir à des postes importants des représentants des nouveaux pays membres.

http://www.lesechos.fr/info/inter/reuters_00232573-un-lit...



Les organisations mondiales

ONU

"Il est temps de parler" aux résistants, estime le représentant de l'ONU.

Nb

Le représentant spécial de l'ONU pour l'Afghanistan, Kai Eide, a estimé jeudi qu'il était "temps" de trouver une solution politique avec les résistants pour mettre fin à huit années de guerre. "Il est temps de parler", a souligné le diplomate norvégien lors de sa dernière conférence de presse en tant que représentant de l'ONU. Il a espéré que la conférence de paix organisée au printemps par le président Hamid Karzaï permettrait d'aboutir à un consensus national autour d'un processus de paix.

Kai Eide a précisé qu'il continuerait à militer pour des réformes électorales après la signature la semaine dernière d'un décret permettant aux Afghans de désigner les membres de l'ancienne Commission indépendante des plaintes électorales.

La commission, qui surveille les fraudes électorales, était auparavant dominée par des membres nommés par l'ONU. Elle avait mis au jour les fraudes massives de la présidentielle de 2009.

Le diplomate, qui quitte ses fonctions en Afghanistan après deux ans, a expliqué s'être entretenu avec Karzaï jeudi matin pour s'assurer que les élections parlementaires de l'automne prochain se dérouleront de manière plus équitable.

"Nous avons fait des progrès, notamment en ce qui concerne la participation internationale au sein de la commission des plaintes électorales", a expliqué le représentant onusien, sans donner de précisions sur les négociations en cours.

Le diplomate a reconnu qu'il n'avait pas atteint tous les objectifs qu'il s'était fixés. "Nous devons tous admettre que nous aurions pu faire davantage", a-t-il ajouté, jugeant impossible d'atteindre un "succès décisif" d'ici un an ou deux

5/3

http://fr.news.yahoo.com/3/20100304/twl-afghanistan-onu-e...


Prisons secrètes : le rapport qui dérange.

Une étude menée par des experts indépendants de l’ONU met en lumière les connections entre 66 pays impliqués dans des réseaux de détention secrète. Embarras général au Conseil des droits de l’homme à Genève. La présentation du rapport est reportée à juin.
Malaise au Palais des Nations à Genève. En cause, le rapport choc documentant l’implication de 66 pays dans un réseau mondial de détentions secrètes liées à la lutte antiterroriste. Publié par l’ONU le 27 janvier dernier, le document de près de 200 pages crée l’embarras au sein des gouvernements. Initialement prévue lundi 8 mars, la présentation du rapport est reportée à la session de juin.
Fruit d’enquêtes croisées entre l’expert indépendant sur la lutte contre le terrorisme, Martin Scheinin, et celui sur la torture, Manfred Nowak, ainsi que les groupes de travail sur les disparitions forcées et sur la détention arbitraire, l’étude ne révèle rien qui ne soit déjà du domaine public – y compris le nom les 66 pays qui ont détenu au secret des personnes soupçonnées de terrorisme depuis 2001. En revanche, elle met en lumière l’ampleur des connections et les complicités entre les Etats, tous continents confondus. "Ces informations étaient connues, mais de manière éparpillée, confirme Antoine Madelin, représentant de
la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) auprès de l’Union européenne. C’est la première fois qu’un document donne une vue universelle sur la question, avec en plus le tampon officiel de l’ONU."
Dans son rapport sur les vols secrets de
la CIA présenté en juin 2007 au Conseil de l’Europe, le parlementaire tessinois Dick Marty avait révélé la connivence de 14 pays européens. "Mais cette fois, la mise en évidence d’un réseau mondial démontre comment les services secrets peuvent élaborer des pratiques en dehors de tout contrôle démocratique, en parallèle, voire à l’insu de leur gouvernement, explique-t-il au téléphone. Et on est encore loin d’avoir fait toute la lumière !"

Manque de transparence des services secrets
Aussi bien pour Dick Marty que pour Antoine Madelin, le rapport pointe du doigt la nécessité impérative d’obtenir plus de transparence des services secrets dans la lutte contre le terrorisme.

Un problème auquel la communauté internationale a refusé de répondre jusqu’à aujourd’hui, affirment-ils.
"Le rapport met aussi sur la table un autre problème non résolu en Europe : les responsabilités dans les vols de
la CIA. Très peu d’affaires ont été traduites en justice alors que les liens sont avérés", ajoute le représentant de FIDH.
Des raisons qui expliquent le malaise général. Tandis que des pays occidentaux, dont
la Grande Bretagne ou les USA, contestent les passages les concernant tout en acceptant le principe de la démarche, nombre de pays africains ou musulmans voudraient que le document passe à la trappe.
Le 31 décembre 2009, le Pakistan envoyait au nom de l’Organisation de
la Conférence islamique (OCI) une lettre au président du Conseil, Alex Van Meeuwen, demandant que le rapport ne soit pas reconnu comme document officiel de l’ONU, donc qu’il ne soit pas présenté au Conseil des droits de l’homme. Selon la lettre, les rapporteurs spéciaux auraient outrepassé leur mandat en menant cette enquête de leur propre initiative. Les pays membres de l’OCI reprochent par ailleurs à Martin Scheinin de n’avoir pas rédigé une autre enquête qui lui avait été demandé par le Conseil sur les bonnes pratiques en matière de lutte antiterroriste.
Le 8 janvier, l’ambassadeur du Nigeria, au nom du groupe des pays africains, réitérait la demande au président Van Meeuwen.

Lequel répondait le 11 février, après consultation juridique, que les experts n’avaient en rien outrepassé leur mandat et qu’ils avaient agi en total accord avec leur code de conduite.
Selon Peter Splinter, représentant d’Amnesty International auprès de l’ONU à Genève, ces protestations faites au nom des pays de l’OCI et du groupe africain ressemblent à des "tactiques pour étouffer davantage les procédures spéciales à la veille du processus de révision du Conseil prévu plus tard cette année." Ces pays, qui avaient réussi à imposer un code de conduite pour les rapporteurs spéciaux en 2007, aimeraient un contrôle encore plus serré.
Embarrassant pour les pays musulmans
Pour Dick Marty, le rapport est particulièrement embarrassant pour les pays musulmans qui voient apparaître au grand jour leur connivence dans la traque internationale de musulmans au nom de la lutte contre le terrorisme. "La quasi totalité des personnes victimes de ces prisons secrètes sont aujourd’hui des musulmans, explique-t-il. Ce qui est tragique, c’est qu’en employant des méthodes illégales, soit on atteint des innocents, soit on transforme des criminels en martyres, suscitant ainsi la sympathie populaire à leur encontre".
Les retombées positives du rapport sont pourtant palpables. "Il peut servir à renforcer la cohérence de l’ONU dans la lutte contre le terrorisme", suggère Antoine Madelin, faisant référence au comité ad-hoc mis en place par le Conseil de Sécurité juste après le 11 septembre 2001. Ce rapport peut contribuer à établir des lignes directrices pour renforcer les mesures de protection en démontrant notamment que les prisons secrètes ne contribuent en rien à la lutte contre le terrorisme."
De son côté, Dick Marty qui affirme n’avoir que peu de confiance dans le Conseil de sécurité, au sein du quel se noue, du moins sur ce sujet, une "alliance perverse entre Américains, Chinois et Russes où chacun a intérêt à faire passer ses méthodes", propose que les parlements fassent toute la lumière sur ce qui s’est passé et demandent des comptes à leurs gouvernements.
La Suisse limite les abus dans les mesures antiterroristes
La Suisse vient de faire un pas dans la protection des libertés en mettant des bémols aux sanctions décidées par le Conseil de sécurité de l’ONU à l’encontre de personnes suspectées d’être en lien avec al Qaida. Après les attaques du 11 septembre 2001, le Conseil de Sécurité a établi une liste de "présumés terroristes", avec une série de sanctions à leur encontre, telles que le gel de leurs avoirs et l’interdiction pour eux de voyager. Suite à de nombreux amalgames dans les noms listés, des personnes n’ayant rien à voir avec al Qaida se sont retrouvées bloquées des années durant sans pouvoir vraiment se défendre et sans aucun moyen de recours auprès d’une autorité indépendante. A des personnes simplement soupçonnées – souvent complètement à tort – on ne reconnaît ainsi pas les droits essentiels dont bénéficient les pires criminels.
Or jeudi, le Conseil national a adopté une motion de Dick Marty, déjà approuvé à l’unanimité par le Conseil des Etats, stipulant que
la Suisse renonce à appliquer la sanction sur un individu figurant sur cette liste noire si cette personne n’a pas pu recourir auprès d’une autorité indépendante , ni n’a été déférée à la justice au bout de 3 ans.
"L’adoption de cette motion est importante car elle marque le refus du parlement de court-circuiter à travers le droit international des libertés fondamentales reconnues au niveau national," souligne Dick Marty.

Carole Vann

InfoSud

8 mars 2010

 http://fr.alkarama.org/index.php?option=com_content&view=article&id=661:prisons-secretes-le-rapport-qui-derange&catid=121:articles&Itemid=158


Unicef

L'Afghanistan est le pire pays pour les enfants, dit l'Unicef

EXTRAIT

18/3

L'Afghanistan est le pire pays au monde pour un enfant en raison du fort taux de mortalité infantile, de la violence et des problèmes de malnutrition et d'abus sexuels qui y règnent, selon l'Unicef. "La situation en Afghanistan dans son ensemble est l'une des plus dramatiques en Asie du Sud et même dans le monde. Pour un enfant, l'Afghanistan est l'endroit le plus difficile où il peut naître", a déclaré dans un entretien à Reuters Daniel Toole, directeur régional de l'Unicef en Asie du Sud.

"Si je devais mentionner un défi, ce serait celui de la survie", a-t-il ajouté lors d'une visite à Herat cette semaine.

Le taux de mortalité infantile y est le plus élevé au monde: un quart des enfants afghans (257 sur 1.000) meurent avant leur cinquième anniversaire et 165 nourrissons sur 1.000 ne survivent pas plus d'un an, selon des données statistiques de l'Unicef datant de 2008.

L'Afghanistan présente le deuxième taux de mortalité maternelle au monde après la Sierre Leone avec 1.800 décès de femmes pour 100.000 naissances, selon des chiffres datant de 2005.

"Il faut ajouter à cela le conflit: les enfants sont déplacés, la production alimentaire est perturbée, donc les risques d'être mis encore plus en danger (...) rendent la situation bien plus dramatique", estime Daniel Toole.

http://fr.news.yahoo.com/4/20100318/tts-afghanistan-enfan...



Dans le monde

Allemagne

02-03

Les députés ont voté 429 voix contre 111, avec 46 abstentions, pour augmenter le nombre maximum de troupes allemandes en Afghanistan à 5.350 de 4.500.
Dans le cadre d'un plan gouvernemental annoncé le mois dernier, l'Allemagne pourrait déployer 500 troupes additionnelles en Afghanistan mettant davantage l'accent sur la formation des forces afghanes.
Le nouveau mandat d'un an permet le déploiement de 350 soldats supplémentaires chargés des missions flexibles, telles que la garantie de la sécurité pour les élections locales.

Source: xinhua

http://french.peopledaily.com.cn/International/6905823.ht...

 

Le ministre allemand de la Defense dans le viseur...

Karl-Theodor zu Guttenberg va peut être devoir expliquer ce qu’il savait à propos d’une bavure sanglante de l’armée allemande dans la ville de Kunduz en Afghanistan en septembre 2009, un bombardement qui avait tué(au moins) 90 civils.

Selon le magazine Der Spiegel, le ministère de la Défense aurait tout fait pour cacher l’ampleur de l’incident, et aurait même crée une cellule baptisée “groupe 85” pour couvrir l’affaire et influencer l’enquête diligentée par l’OTAN.

Les forces de l’Alliance Atlantique avaient bombardé à la demande d’un colonel allemand deux camions citernes volés par les résistantss.

L’officier avait expliqué craindre que lesr résistants les utilisent comme des bombes roulante. 142 personnes avaient été tuées dont 90 civils.

19/03

http://fr.euronews.net/2010/03/19/le-ministre-allemand-de...


Belgique

La présence belge prolongée jusque fin 2011

Le Conseil des ministres restreint a décidé vendredi de prolonger d'un an, jusque fin 2011, la présence militaire belge en Afghanistan, avec un maximum de 626 hommes, et d'envoyer 28 instructeurs supplémentaires au profit de l'armée afghane, a-t-on appris de source gouvernementale.

Le kern a approuvé une proposition du ministre de la Défense, Pieter De Crem (CD&V), de prolonger le mandat des troupes belges affectées à la force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF, dirigée par l'OTAN), avec une enveloppe maximale de 626 personnes - ce qui est actuellement le maximum autorisé. Dans cette enveloppe, la Belgique enverra 28 instructeurs supplémentaires - principalement de conduite et de génie - destinés à encadrer la formation de l'armée nationale afghane (ANA), a-t-on précisé de même source. L'armée belge a déjà déployé deux équipes d'instructeurs - des "Operational Mentoring and Liaison Team" (OMLT) dans le jargon de l'OTAN -à Kunduz (nord de l'Afghanistan) et quatre instructeurs à Mazar-i-Sharif (nord également).

Cet ajustement du dispositif militaire belge en Afghanistan répond à une double demande, formulée à la fois par le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, et par les Etats-Unis. Le kern a également approuvé une note sur l'effort civil belge en Afghanistan en 2011. La Coopération au développement consacre cette année douze millions d'euros à des projets civils de coopération.

Ecolo: une attitude "hypocrite"

Ecolo souligne "l'hypocrisie" du gouvernement belge qui renvoie des candidats à l'asile afghans dans leur pays en guerre sous prétexte que la situation y est normalisée et sécurisée, tout en augmentant par ailleurs le nombre de militaires belges sur place car la situation sécuritaire réclamerait cette présence supplémentaire. 

Les Verts soulignent également les débats des pays voisins (Pays-Bas, France) sur la présence militaire en Afghanistan, jugeant désolant de voir une fois de plus le gouvernement belge jouer au "béni-oui-oui" de l'OTAN.

Pour Ecolo, ce sont des renforts civils, d'aide à la reconstruction et d'aide au développement qui doivent être au cœur des initiatives menées par la Belgique en Afghanistan.

Il souligne lui aussi la disproportion entre les moyens alloués aux missions civiles et ceux dédiés aux missions militaires. Pour Ecolo, la Belgique doit aider à la constitution d'un forum politique régional sous l'égide de l'ONU où les acteurs politiques d'Afghanistan et les pays voisins pourraient tracer un avenir politique pour ce pays.

Les Verts réclament à leur tour une réunion urgente de la commission Affaires extérieures de la Chambre.

Belga

19.03

 L’opposition flamande veut un débat rapide.
La prolongation de la présence militaire en Afghanistan est "incompréhensible" pour Groen! , qui déplore que le ministre des Affaires étrangères, Steven Vanackere (CD&V) n'ait pas réalisé l'évaluation préalable à la décision de prolongation de la présence belge en Afghanistan.

Le député Wouter De Vriendt (Groen! ) juge inacceptable, sur le plan de la démocratie, que le parlement n'ait pu se prononcer sur cette prolongation de mandat, alors que d'autres pays mènent un large débat à ce sujet. "Aux Pays-Bas, un gouvernement est même tombé à ce propos", s'exclame-t-il.

Les Verts, opposés à "la croyance naïve qu'une intervention militaire apportera une solution en Afghanistan", critiquent la disproportion des moyens financiers entre les aspects militaires et civils des missions belges dans ce pays. Ils demandent au président de la Chambre Patrick Dewael de réunir en urgence les commissions des Affaires étrangères et de la Défense.

Une guerre "stupide et erronée"

Toujours du côté de l'opposition, le sp.a dit ne pas comprendre la décision du gouvernement qui engendre une nouvelle dépense de 109 millions d'euros pour une guerre "stupide et erronée". Rappelant lui aussi le cas néerlandais, le député Dirk Van der Maelen juge que la Belgique se couche devant l'OTAN.

La Belgique n'attend par ailleurs pas l'évaluation des efforts entrepris par la communauté internationale, qui avait été convenue pendant la récente conférence de Londres, observe-t-il.

Le député sp.a plaide pour une concentration des efforts sur la seule sécurisation de l'aéroport de Kaboul (et donc le retrait des F16 de Kandahar et la fin de l'opération militaire à Kunduz) ainsi que pour un retrait total à moyen terme.

De son côté, le député André Flahaut (PS) a demandé que le Conseil des ministres précise les apports de la coopération au développement et que le ministre de la Défense explique clairement les règles d'engagement des militaires belges sur place, "sur la base d'évaluations sécuritaires sérieuses, compte tenu des risques grandissants dans le pays".

Une information parlementaire devra également être organisée rapidement, indique-t-il. 

Belga, 19.03.


Canada

Détenus afghans: Ottawa a été prévenu dès 2005.

 Alors que les travaux du comité ad hoc sur la mission canadienne en Afghanistan reprennent ce matin, le dossier des prisonniers afghans a une fois de plus dominé la période des questions à la Chambre des communes, hier.

Dans une entrevue à CBC, l'ancien numéro 2 de l'ambassade canadienne à Kaboul, Eillen Olexiuk, a indiqué qu'elle avait alerté le gouvernement dès 2005 du risque élevé que les prisonniers remis aux autorités afghanes par le Canada soient torturés

Mme Olexiuk affirme avoir envoyé trois rapports en trois ans au gouvernement libéral de Paul Martin, qui aurait alors selon elle ignoré ses signaux d'alarme.

Pour l'opposition, ces nouvelles révélations ne font que confirmer la nécessité d'une enquête publique pour faire la lumière sur l'ensemble du dossier.

«Nous n'avons pas peur que la lumière soit faite sur toute l'histoire, y compris sous un gouvernement libéral. La question ne vise pas les conservateurs ou les libéraux, la question vise le gouvernement du Canada, a souligné le critique libéral en matière d'affaires étrangères, Bob Rae. C'est pourquoi nous pensons qu'il faut une enquête publique. C'est la seule façon d'aller au fond des choses.»

«Nous serons très probablement dans des situations similaires dans les années à venir et il faut que la politique du gouvernement canadien soit claire et basée sur notre expérience», a-t-il ajouté.

Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, croit que l'ancien gouvernement libéral est tout autant à blâmer que les troupes de Stephen Harper pour avoir «fermé les yeux» sur les risques que couraient les prisonniers afghans.

«Libéraux et conservateurs, les deux ne respectent pas la convention de Genève (sur les prisonniers de guerre); les deux se sont moqués du Parlement et continuent de le faire», a lancé le chef bloquiste.

Pour le NPD, une enquête publique sera le seul moyen de savoir «qui savait quoi et quand». «C'est une question de responsabilité. Celle de ce gouvernement et celle du précédent gouvernement», a dit le député néo-démocrate Jack Harris.

Bombardés de questions en Chambre, les ministres conservateurs ont tour à tour martelé qu'ils avaient, eux, agi pour corriger la situation en adoptant une nouvelle entente sur les transferts en 2007, contrairement au gouvernement libéral de Paul Martin.

Le comité sur la mission canadienne en Afghanistan, reconstitué malgré la prorogation du Parlement, comme l'avait promis le gouvernement, tient sa première réunion ce matin et doit élire un nouveau président.

http://www.cyberpresse.ca/dossiers/le-canada-en-afghanist...


Corée

"Avec 148 votes pour, 5 votes contre et 10 abstentions, la motion demandant l'envoi des troupes en Afghanistan est passée."

Cette décision a rencontré une forte opposition. Les manifestants se sont rassemblés sur les marches du parlement à Séoul.

Manifestant : "Le gouvernement sud-coréen a déclaré que le nouvel envoi des troupes sud-coréennes en Afghanistan, c'était pour la reconstruction du pays. Mais nous devons laisser la reconstruction au peuple afghan lui-même. L'histoire a montré que l'occupation et la guerre ne sont pas utiles dans n'importe quel cas de reconstruction."

Il y a trois ans, les résistants avaient pris un groupe des Chrétiens sud-coréens en otage et avaient demandé à Séoul de retirer ses troupes.

Deux des otages avaient été tués et les autres libérés.

La Corée du Sud avait ensuite fait rapatrier 200 étudiants en médecine et ingénieurs de l'armée.

Depuis cet épisode, la Corée du Sud avait seulement fourni des formations médicales et professionnelles.

Les Résistants ont averti la Corée du Sud qu'elle devait être prête à accepter "les conséquences fâcheuses" qui vont avec le redéploiement.

26/2

Kim Hyung-o (Porte-parole du Parlement sud-coréen) :

http://fr.cctv.com/program/journal/20100227/101583.shtml<...


Italie

L'Italie restera en Afghanistan …

 L'Italie restera en Afghanistan et intensifiera ses efforts de maintien de la paix (…) dans ce pays, malgré la mort d'un responsable de l'ambassade italienne dans une attaque de résistants à Kaboul, a déclaré vendredi le ministre des Affaires étrangères Franco Frattini.

« L'Italie et les autres alliés (des États-Unis) maintiendront leur engagement en Afghanistan », a déclaré M. Frattini sur la chaîne de télévision publique Rai.

Cette déclaration fait suite au décès de Pietro Antonio Colazzo, conseiller diplomatique à l'ambassade italienne à Kaboul, mais aussi, selon certaines informations, membre de l'agence italienne de renseignement à l'étranger, rapporte l'agence de presse ANSA.

Au moins 17 personnes ont trouvé la mort vendredi dans des attaques suicide à la bombe menés par des résistants dans trois hôtels. Selon les informations, M. Colazzo était au téléphone avec la police afghane lorsqu'il a été abattu dans une fusillade faisant suite à l'un de ces attaques.

La mort de M. Colazzo porte à 22 le nombre de morts italiens en Afghanistan depuis 2004.

En dépit d'appels fréquents de l'opposition à un retrait rapide de l'Afghanistan, le gouvernement de centre-droit du Premier ministre Silvio Berlusconi s'est engagé à soutenir la nouvelle stratégie afghane du président américain Barack Obama, centrée sur une intensification de la lutte contre les résistants.  L'Italie enverra 1 000 soldats supplémentaires d'ici la fin de l'année en Afghanistan, et s'est illustrée par un rôle actif dans la recherche de solutions politiques au conflit.

27/2

http://french.cri.cn/720/2010/02/27/221s212862.htm


Géorgie

La Géorgie propose son aide aux États-Unis.

La Géorgie a proposé aux États-Unis d'utiliser son territoire comme point de transit des armements destinés à leurs forces en Afghanistan et Washington étudie cette proposition avec beaucoup d'attention, a déclaré lundi le représentant américain pour l'Afghanistan et le Pakistan, Richard Holbrooke. "Nous sommes très reconnaissants à la Géorgie d'avoir ouvert ces possibilités, qui sont soigneusement étudiées", a-t-il dit.

22/2

http://www.lejdd.fr/International/Europe/Depeches/Armes-L...


Grande- Bretagne

Un soldat britannique refusant d'aller en Afghanistan condamné

Un militaire britannique qui refuse de retourner combattre en Afghanistan et a fait campagne contre la guerre a été condamné vendredi à neuf mois de prison après avoir reconnu avoir quitté son régiment sans autorisation. Joe Glenton, 27 ans, a disparu de sa caserne du sud de l'Angleterre en juin 2007, peu de temps avant la date prévue pour une seconde affectation en Afghanistan.

Le jeune homme a été rétrogradé de son rang de caporal et il brandissait le poing lorsque la police militaire l'a conduit devant la cour martiale.

Après sa première affectation en Afghanistan, Glenton a expliqué à un psychiatre qu'il rêvait de cercueils de soldats, buvait beaucoup et s'interrogeait sur la moralité et la légalité de la guerre.

La juge Emma Peters a estimé que Glenton aurait dû chercher de l'aide pour ses problèmes plutôt que de quitter son régiment sans autorisation.

L'accusation, plus grave, de désertion, a été abandonnée.

Gleton, a participé en octobre à une manifestation contre la guerre et il a prononcé un discours expliquant son "devoir moral" de s'opposer à la guerre.

/3

http://fr.news.yahoo.com/4/20100305/twl-gb-afghanistan-so...

 http://censored31.skynetblogs.be

 

Brown promet des véhicules blindés à ses troupes en Afghanistan.

Le Premier ministre britannique Gordon Brown, en visite surprise en Afghanistan samedi, a promis 200 nouveaux véhicules de patrouille blindés capables de résister aux bombes cachées sur les bords de route. Confronté à une campagne difficile pour sa réélection, le locataire du 10 Downing Street a pris en compte les critiques de la presse, qui lui reproche de ne pas assez protéger le contingent britannique face aux attaques des résistants. Deux soldats ont encore été tués, un fantassin vendredi en patrouille sur une route, et un autre samedi lors d'une action contre les résistants.

L'opposition conservatrice réclamait plus d'hélicoptères, pour éviter aux soldats les routes hasardeuses, et des véhicules mieux armés contre les mines. Plus de 265 militaires britanniques ont péri dans le pays depuis l'entrée en guerre de l'Alliance en 2001.

La Grande-Bretagne investira 27 millions de dollars supplémentaires dans des détecteurs de métaux et pour l'entraînement des forces afghanes supposées prendre le relais. Londres envoie 150 formateurs, policiers et militaires.

Cinq millions d'enfants afghans ne sont pas scolarisés, en raison de leur pauvreté.

Environ 442 écoles sont fermées, ce qui prive 200.000 enfants de l'accès au savoir

7/3

http://fr.news.yahoo.com/

 

GB/Brown: crédits militaires insuffisants…

L'insuffisance des crédits militaires accordés par Gordon Brown lorsqu'il était ministre des Finances a coûté la vie à des soldats britanniques en Irak et en Afghanistan, a affirmé l'ancien chef d'Etat-major britannique Lord Charles Guthrie dans une interview publiée aujourd'hui par le Times.
Un peu plus d'un mois après son prédécesseur Tony Blair, le Premier ministre britannique Gordon Brown devait témoigner devant la commission d'enquête sur l'engagement du Royaume-Uni dans l'impopulaire guerre en Irak, un exercice délicat à quelques semaines des élections législatives.
"Ne pas donner entièrement à l'armée les fonds qu'elle demandait (...) a sans nul doute coûté des vies de militaires",(…)  a déclaré le général Guthrie, réputé très proche de M. Blair, auprès duquel il a été chef d'Etat-major de 1997 à 2001. "Il faudrait lui demander pourquoi il était si insensible à l'égard de
la Defence et si sensible envers les autres ministères", ajoute-t-il.
Devant la commission d'enquête, en janvier, l'ancien ministre de
la Defence Geoff Hoon avait quant à lui laissé entendre que M. Brown avait refusé à l'armée des crédits stratégiques pour se préparer au conflit. Les conséquences de ces décisions se font encore sentir en Afghanistan, où l'armée britannique souffre notamment d'un manque d'hélicoptères, avait-il estimé.
Devant la même commission, un ancien haut responsable du ministère de
la Defence, Kevin Tebbit, a accusé M. Brown d'avoir "guillotiné" certains budgets fin 2003. Celui qui fut le puissant ministre des Finances de Tony Blair de 1997 à 2007 a toujours pris de subtiles distances avec cette guerre. Il a publiquement affiché son soutien à la décision controversée de son chef de gouvernement, tout en laissant entendre qu'il avait agi plus par loyauté que par réelle conviction. M. Brown répondra aux questions de la commission Chilcot vendredi de 10h à 15h30 (11h à 16h30 à Paris).
05/03

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/03/05/01011-201003...


Pologne

La Pologne achète huit drones israéliens.
Le ministère polonais de
la Defence et la société israélienne Aeronautics ont signé aujourd'hui à Varsovie un accord d'achat par la Pologne de 8 avions de reconnaissance sans pilote israéliens, a annoncé le ministère.
Aeronautics a remporté le 1er février un appel d'offres pour ce contrat s'élevant à 89 millions de zlotys (22,3 millions d'euros). Il a battu ses deux concurrents israéliens Elbit et IAI, selon le ministère.
Un lot de quatre appareils sera livré directement aux troupes polonaises en Afghanistan, et les quatre autres doivent servir à l'entraînement en Pologne, selon le ministre polonais de
la Defence, Bogdan Klich.

25/02

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/02/25/01011-201002...


Suisse

Des payements pour l’armée afghane dans le cadre de la guerre de l’OTAN violent la neutralité de la Suisse.

Des paiements sur un compte de l’OTAN, qui servent à financer n’importe quelles actions en Afghanistan, où l’OTAN est en guerre, violent la neutralité de la Suisse, également et à fortiori si cet argent sert l’armée af­ghane. La guerre en Afghanistan est contraire au droit international, qu’elle soit une guerre conventionnelle entre Etats ou qu’elle soit une nouvelle sorte de guerre, dans laquelle guerre civile et intervention partisane se mélangent. Fondamentalement aucun Etat ne doit intervenir dans une guerre civile, surtout pas un Etat neutre. Par principe aucun Etat et aucune coalition d’Etats n’a le droit d’attaquer un autre Etat. La guerre de l’OTAN en Afghanistan ne gagne pas en légitimation et encore moins en légalité par des interventions humanitaires des intervenants bellicistes, c’est-à-dire de l’OTAN. De telles mesures font partie de l’art de la guerre, auquel un pays neutre ne doit pas participer.

La Suisse peut accomplir de l’aide humanitaire en Afghanistan de façon indépendante, le mieux serait par l’intermédiaire de la Croix-Rouge. La proposition de la Suisse, d’organiser une conférence de paix, est légale et fortement souhaitable.

Karl Albrecht Schachtschneider, professeur de droit constitutionnel, Erlangen-Nuremberg

   22/2

http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=2034



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

20.03.2010

n°477 - Les Dossiers 'Géopolitique et Stratégie' d'Irak - 18-03 : -Début - Les cicatrices ouvertes de l’occupation.

n°477 - Les  Dossiers 'Géopolitique et Stratégie' d'Irak - 18-03 : -Début  - Les cicatrices ouvertes de l’occupation.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme,

 L’information est une arme au service de la paix

    Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les  Dossiers 'Géopolitique et Stratégie' d'Irak

n°477                            18/03/10

C.De Broeder      &       M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire :

Tiré à part :

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 Obama : Est-il suffisamment président et a-t-il véritablement les coudées franches.

1-2 Les cicatrices ouvertes de l’occupation.

1-3 Emrah Kaynak : Le rôle des dissidents dans la stratégie de subversion.

Fin  

2 Annexe

2-1 Robert Gates : le troisième homme, le monsieur guerre des Etats-Unis

2-2 Union des Escrocs d’Amérique.

2-3 Quelle place pour les femmes dans les combats terrestres



Avant propos

Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- pour désigner les résistants qui osent leur résister...



Tiré à part : 



1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 Obama : Est-il suffisamment président et a-t-il véritablement les coudées franches.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information..

Quelques mois avant l'invasion de l'Irak par les armées d'occupations anglo-américaines, Barack Obama, alors élu de l'État de l'Illinois, annonce et explique son opposition à la guerre, il dira lors d' un rassemblement : « Après le 11-Septembre, témoin du carnage et de la destruction, de la poussière et des larmes, j'ai soutenu notre gouvernement dans son engagement à traquer et à extirper ceux qui sont prêts à massacrer des innocents au nom de l'intolérance ; je prendrais volontiers les armes moi même pour empêcher qu'une telle tragédie ne se reproduise (…).

Ce à quoi je m'oppose, c'est à une guerre stupide.

Ce à quoi je m'oppose, c'est à une guerre irréfléchie.

Ce à quoi je m'oppose, c'est à la tentative cynique des Richard Perle et autres combattants de salon, guerriers du dimanche de cette administration, de nous forcer à avaler leurs programmes idéologiques, quel qu'en soit le coût en termes de vies perdues et de souffrances subies.»

Rajoutant : «Je sais que même une guerre contre l'Irak ayant des chances de réussir, nécessitera une occupation américaine d'une durée indéterminée, d'un coût indéterminé et ayant des conséquences indéterminées…» À 48 heure chrono du rendez-vous électoral des hauts responsables de l'administration américaine ont averti que le processus de formation du gouvernement après le scrutin risquait de prendre des mois, soulignant que la période de transition serait « potentiellement dangereuse».

La Cour Suprême américaine devrait toute fois entériner les résultats dans un délais d'un mois maximum quant aux institutions qui sortiront des urnes pour quatre ans celles-ci devraient retrouver une entière souveraineté dès la deuxième année de leur mandat respectif fin 2011, c'est en tout cas ce qu'a promis Barack Obama «tous nos soldats, a-t-il dit, auront quitté l'Irak» à cette date.»

Barack Obama avait fait de l'Irak un thème dominant de sa campagne, mais face à la crise économique et à l'embourbement de ses troupes en Afghanistan.

Obama s'en est déchargé sur le vice-président Joe Biden reléguant l'Irak au second rang. En octobre dernier le locataire de la Maison-Blanche a exhorté, lors d'une rencontre à la Maison-Blanche avec Nouri Al Maliki, l'Irak à adopter un Code électoral afin que les législatives puissent avoir lieu au moment prévu. Le président américain a aussi dit qu'il maintenait son plan de retrait complet des forces américaines d'Irak d'ici 2011.

La question qui demeure, voire demeurera, est : sera-t-il possible à Obama, qui pour des raisons d'intendances veut tourner la page aussi vite que possible, de quitter un pays en plein chaos et où en pris racines des intérêts aux coûts incommensurables ? Est-il suffisamment président et a-t-il véritablement les coudées franches pour le faire ? Nous le saurons inévitablement dans moins d'un an et peut-être bien avant.

Meriem Abdou

 8 Mars

http//www.lecourrier-dalgerie.com


1-2 Les cicatrices ouvertes de l’occupation.

Depuis la montée en puissance de l’offensive américaine en Afghanistan, décidée par Obama au lendemain de son élection à la présidence américaine, c’est ce pays qui paraît avoir remplacé l’Irak au premier rang des champs de bataille de l’impérialisme.

Mais ce n’est pas pour autant que l’occupation impérialiste de l’Irak est encore près de prendre fin, ni l’état de guerre qu’elle y crée, loin s’en faut.

Obama a beau devoir son élection, pour une bonne part sans doute, à la promesse d’un retrait rapide des troupes américaines d’Irak qu’il avait faite durant sa campagne, ce retrait n’a pas tardé à se révéler bien moins rapide qu’il l’avait laissé entendre dans ses discours électoraux.

Même à plus long terme, il est encore moins question que le quadrillage militaire de la région par l’impérialisme américain soit allégé.

Au contraire, il sortira renforcé de l’occupation irakienne, pour protéger d’encore plus près les intérêts des trusts impérialistes en général, et ceux des trusts américains en particulier, contre la population irakienne et celle des autres pays de la région.

Un retrait en forme d’installation permanente

C’est en février 2009 qu’Obama a formellement annoncé son calendrier pour le retrait des troupes américaines. Mais il n’avait rien en fait de bien nouveau, puisqu’il s’agissait d’une version à peine remaniée du Status of Forces Agreement (SOFA - Accord sur l’état des forces) passé l’année précédente par son prédécesseur George Bush avec le gouvernement irakien.

Ce SOFA remanié prévoyait qu’à partir du 30 juin 2009 les quelque 130 000 soldats américains se replieraient dans leurs bases et cesseraient toute présence dans les villes, sauf « nécessité opérationnelle ». La date du 31 août 2010 était définie comme « fin des opérations de combat », ce qui implique que d’ici là les troupes américaines, toutes reléguées dans leurs bases qu’elles soient, pourront toujours, par exemple, déclencher des opérations offensives là où les généraux le jugeront bon.

Avant cette « fin des opérations de combat », le SOFA prévoyait que le nombre de soldats devrait être progressivement réduit. La version initiale du SOFA parlait d’un « effectif résiduel » de 35 à 50 000, ce qui était déjà bien supérieur à ce qu’avaient laissé entendre les porte-parole du Parti démocrate.

Mais en plus, Obama tint à préciser que, sur ce point, la décision serait laissée entièrement à l’appréciation des généraux responsables du théâtre des opérations. Il faut croire que ceux-ci n’envisagent pas un retrait rapide avec trop d’enthousiasme puisqu’un rapport de la commission d’audit du gouvernement américain en date du 2 novembre 2009 indique que, finalement, cet effectif résiduel sera de 50 000 hommes.

Reste à savoir à quoi ces 50 000 hommes, qui ne seront donc plus censés participer à des opérations de combat, pourront bien servir. En théorie, ils seront là exclusivement pour remplir des tâches logistiques et d’entraînement auprès de l’armée et de la police irakiennes. Mais en fait, là aussi, tout est laissé à l’appréciation des généraux, y compris la possibilité que ces hommes soient quand même, après tout, équipés pour le combat, pour le cas où.

Finalement le SOFA prévoyait que cet « effectif résiduel » devrait définitivement quitter le pays au 31 décembre 2011 - c’est-à-dire exactement à la date qu’avait déjà choisie George Bush en 2008 ! Bien que le SOFA reste beaucoup plus flou sur ces points, selon le département de la Defense, à cette date, les 295 bases militaires américaines en Irak devraient être fermées ou remises à l’armée irakienne, tout l’armement stocké devrait avoir été rapatrié ou neutralisé, et la totalité des quelque 115 000 mercenaires et employés civils qu’il emploie sur le terrain devrait avoir quitté le pays.

Mais il y a tout lieu de douter que tel soit réellement l’avenir que prépare Obama.

En mars, par exemple, la chaîne de télévision NBC rapporta que des officiers supérieurs américains étaient en pourparlers avec les autorités provinciales kurdes (dans le nord-est du pays) en vue de la construction d’une base aérienne américaine permanente sur leur territoire. La même chaîne cita également des conseillers militaires d’Obama prédisant que les États-Unis conserveraient une présence militaire en Irak pendant quinze à vingt ans et soulignant que le SOFA pouvait toujours être renégocié en cas de besoin.

D’ailleurs, même tel qu’il est, le SOFA comporte des clauses qui n’ont de sens que dans l’hypothèse où resterait sur le sol irakien aussi bien du personnel civil que militaire. En particulier, il prévoit que, contrairement à la situation actuelle, les militaires et employés sous-traitants de l’armée américaine seront sujets à la loi irakienne, mais dans le cadre de procédures spéciales, permettant la « collaboration » des autorités policières et judiciaires des deux pays.

D’ores et déjà des antennes du FBI ont été mises en place en Irak pour mettre en place ces procédures. Pourquoi faudrait-il que soient définies de telles procédures si le retrait américain devait être aussi complet qu’Obama le dit ?

De toute façon, il ne manque pas de déclarations émanant aussi bien des hautes sphères militaires américaines que de l’entourage d’Obama pour indiquer qu’effectivement, après le 31 décembre 2011, l’armée américaine maintiendra une présence importante en Irak.

D’abord parce qu’elle aura des « conseillers » auprès des forces de répression irakiennes, sous prétexte d’aider à leur formation, à l’instar de ce qui se fait dans tous les pays appartenant au pré carré de l’impérialisme américain. Ensuite, comme, selon les experts militaires, l’armée irakienne n’aura pas la technicité nécessaire pour se doter de ses propres forces aériennes, ni d’artillerie lourde avant 2015 au moins, il faudra lui adjoindre des unités opérationnelles avec leur armement et leur personnel (car il n’est pas question pour Washington que des soldats américains servent sous commandement irakien !). Tout cela pourra être dûment coordonné à partir du colossal bunker que se sont construit les États-Unis à Bagdad, leur ambassade, qui est la plus importante de la planète et qu’il n’est pas question de démanteler !

Et puis, comme le disaient les conseillers d’Obama mentionnés plus haut, rien n’empêche le SOFA d’être renégocié plus tard, pour régler des « détails » tels que la mise en place de bases militaires permanentes, par exemple. Simplement, le moment n’est pas très bien choisi pour l’instant : ni pour Obama, qui n’a pas forcément envie de dévoiler ses plans trop tôt alors qu’il doit déjà faire avaler bien des couleuvres à son opinion publique, ni surtout pour le gouvernement irakien qui doit faire face à une période qui pourrait se révéler très délicate d’ici aux élections prévues pour le 7 mars prochain.

En attendant, même avec un effectif militaire notablement réduit en Irak, l’armée américaine restera une menace permanente pour la population irakienne.

Car depuis la première guerre du Golfe, et surtout depuis 2001, Washington a déversé des milliards dans les émirats du Golfe tout proches, pour y établir une solide présence militaire. Tout récemment, le général Petraeus, responsable du Centcom, le commandement central de l’armée américaine, expliquait que « nous travaillons à la mise en place d’un réseau intégré de Defense aérienne et de missiles pour le Golfe » grâce « aux bases et installations portuaires d’une importance critique que Bahrein, le Koweit, le Qatar, les Émirats arabes unis et d’autres fournissent aux forces américaines ». Et effectivement, en plus de la flotte américaine qui patrouille en permanence dans cette partie du monde, chacun de ces pays accueille des bases avec, par exemple, un effectif permanent de 15 000 au Koweit et de 3 000 à Bahrein.

Les vautours se placent pour la curée

La fin de l’occupation sous sa forme actuelle et son remplacement par une situation plus stable, avec une présence américaine plus permanente mais plus discrète, s’appuyant sur des forces de répression locales nombreuses (les polices et l’armée irakiennes totalisent environ 600 000 hommes), qui pourraient garantir le maintien de l’ordre autour des champs pétroliers et dans les grands centres du pays, commencent à ouvrir aux trusts impérialistes des perspectives qu’ils attendaient depuis longtemps.

C’est ce que l’on a vu, par exemple, lors de la foire organisée à Bagdad en novembre dernier, à laquelle quatre cents entreprises étrangères, dont quarante françaises, ont participé dans l’espoir de capter une part du marché irakien, le tout au milieu d’une débauche de contrôles policiers dans les rues de la capitale, et sous une nuée d’hélicoptères de combat veillant au grain.

À l’occasion, la société française Aéroports de Paris a paraît-il décroché le contrat pour la conception d’un nouvel aéroport international en Irak.

Plus significative encore a été la dizaine de contrats préliminaires adjugés par le gouvernement irakien à autant de consortiums de compagnies pétrolières depuis juillet dernier.

Jusqu’à présent, les trusts pétroliers ne voulaient entendre parler que de contrats de « partage de production », où ils conserveraient le pétrole produit et la maîtrise du niveau de production, moyennant des royalties payées à l’État, ce qui leur permettrait, en particulier, de jouer sur les fluctuations des prix du pétrole. Les autorités d’occupation avaient bien multiplié les pressions sur le gouvernement irakien pour qu’il concocte une loi en faveur de cette option. Mais cette loi, très impopulaire, devint un tel enjeu dans les rivalités politiques entre factions irakiennes qu’elle ne fut jamais finalisée.

Les contrats mis aux enchères à partir de juillet 2009 ont donc été des contrats de services, moins lucratifs, où les trusts pétroliers agissent en sous-traitants de l’État dans la gestion et la maintenance des gisements. Ils s’engagent à remettre en état des gisements existants dont la production est tombée quasiment à néant, et à faire monter cette production à un certain niveau à une échéance donnée. Pour signer ces contrats, les acquéreurs doivent payer des primes de signature d’un montant de 100 à 150 millions de dollars. Après quoi, l’État leur rembourse la totalité des frais de remise en état et leur paie une somme donnée pour chaque baril de pétrole qu’ils produisent pour son compte.

Les postulants n’ont finalement pas manqué pourtant. Ils ont sans doute rechigné, estimant que la prime de signature était trop salée et que le prix payé au baril était trop bas, mais ils ont fini par baisser leurs prétentions.

Un fait notable est que, sur la trentaine de compagnies pétrolières participant à ces consortiums, on compte seulement deux majors américaines (ExxonMobil et Occidental Petroleum), les deux principales compagnies anglaises (BP et Shell), ainsi que Total pour la France. Les autres compagnies viennent d’Italie, de Chine, de Malaisie, du Brésil, du Vietnam, etc., bref, de pays n’ayant pas participé à l’occupation de l’Irak. C’est qu’en fait tout cela apparaît comme une espèce de jeu un peu symbolique. D’une part parce que, en principe, ces contrats devraient d’abord, aux termes de la Constitution de 2005, recevoir l’assentiment non seulement du Parlement irakien, mais aussi des assemblées des provinces concernées.

Or il n’est pas dit que cet accord soit donné, ni par le premier ni par les secondes, et de plus, le Parlement irakien sera renouvelé en mars et nul ne peut être certain de sa nouvelle composition. D’autre part - et des poursuites ont déjà été intentées à ce sujet par des politiciens d’opposition - dans l’état actuel de la loi, les contrats d’exploitation de gisements existants doivent être attribués à des sociétés irakiennes, et en particulier aux deux compagnies pétrolières d’État existantes. Seuls les gisements non encore exploités peuvent, d’après la législation, être concédés en exploitation à des entreprises étrangères. Bref, le gouvernement du Premier ministre Maliki semble nager dans la plus complète illégalité. Et en plus, la mise en œuvre de ces contrats pose encore dans la plupart des cas des problèmes de sécurité insolubles, comme par exemple en raison des attentats incessants qui continuent à paralyser pendant des semaines entières le pipe-line reliant l’Irak à la Turquie.

Autant dire que, même si ces contrats préliminaires sont effectivement signés, ils risquent de ne valoir guère plus que le papier sur lequel ils sont rédigés. Néanmoins, pour les compagnies cherchant à se tailler une part du pétrole irakien, ces enchères constituent sans doute une façon de se placer, par avance, en préparation du jour où les choses deviendront sérieuses, c’est-à-dire quand la loi sur le pétrole aura finalement été adoptée et qu’elles pourront avoir accès aux contrats de partage de production sur les gisements non exploités auxquels elles aspirent. Elles savent, et cela vaut aussi pour BP et Shell malgré la participation de la Grande-Bretagne à l’occupation, qu’elles auront à faire face à la concurrence redoutable des majors américaines et qu’elles ont intérêt à mettre par avance un pied dans la place.

Car si les majors américaines, elles, ne se sont pas précipitées en masse, c’est qu’elles sont déjà installées à la mangeoire, grâce au poids de Washington et, sans aucun doute, à des appuis haut placés dans la classe politique irakienne. Et puis elles peuvent compter sur les dignitaires américains de l’occupation qui se sont recyclés dans le pétrole, comme l’ancien chef de l’autorité d’occupation, Jay Garner, devenu conseiller de la compagnie canadienne Vast Exploitation, exploitante de gisements dans le Kurdistan irakien ; ou encore Zalmay Khalilzad qui, après avoir été consultant chez Unocal et ambassadeur de Bush en Irak et en Afghanistan, a créé sa propre firme de consultants dans le pétrole, installée à Irbil, dans le Kurdistan irakien.

Une « normalisation » dans la guerre des factions ? Nombre de responsables politiques américains et britanniques ont parlé ces derniers temps, non sans un cynisme certain, d’un début de « normalisation » en Irak, citant en particulier la diminution du nombre des victimes parmi les troupes américaines et du nombre des explosions. Comme si cette diminution prouvait quoi que ce soit puisque les soldats américains, désormais cantonnés dans leurs bases, n’ont plus l’occasion de servir de cibles aux groupes armés irakiens !

En revanche, il serait difficile d’user du même argument en s’appuyant sur les attentats contre la population irakienne. Ainsi, en novembre 2009, un article de Radio Free Europe notait qu’en septembre 2009 le chiffre officiel des victimes civiles était descendu à son plus bas niveau depuis l’invasion américaine. Le chiffre qu’il citait était de 125 victimes, un chiffre « normal ». Mais le même article corrigeait aussitôt cette remarque en ajoutant que le chiffre des victimes d’octobre, qui était de 343, était plus élevé que celui d’octobre 2008. Autrement dit la population paie plus que jamais de son sang le chaos politique créé par l’occupation.

En fait, depuis l’été dernier, on a assisté à une recrudescence des attentats suicides en Irak en général, et dans la capitale en particulier. Mais alors que, dans la première partie de l’année, les attentats avaient en général le même caractère aveugle et confessionnel que les années précédentes, depuis le mois d’août les attentats les plus importants par le nombre des victimes et les moyens mis en œuvre ont tous présenté les mêmes caractéristiques : ils ont consisté en une série de plusieurs explosions simultanées, toujours dans la « zone verte » (la zone la plus strictement protégée de Bagdad où se trouvent ministères et ambassades), visant des ministères importants ou leurs annexes et faisant de cent à cent cinquante morts et plusieurs centaines de blessés.

Le gouvernement Maliki et les partis qui lui sont liés ont eu vite fait de blâmer soit Al Qaïda, soit la main de l’Iran, soit encore, dans le cas de Maliki, le parti Baath en exil à Damas (au point de rompre les relations diplomatiques entre l’Irak et la Syrie !). Mais il était clair que tout le monde était pris de court par ces attentats non revendiqués, utilisant des moyens logistiques importants, et dont l’objectif évident était de prouver la faiblesse d’un gouvernement qui se montrait incapable d’assurer la sécurité dans son propre bastion.

Et il est bien possible en fait qu’en fin de compte ce soit Maliki qui se soit approché le plus près de la vérité lorsqu’après l’attentat du 15 décembre, qui fit 112 morts, il accusa des groupes clandestins « infiltrés » dans les forces de police d’avoir été les auteurs de ces attentats.

Ce qui paraît certain, c’est que les auteurs de ces attentats préparaient, à leur façon, les élections de mars prochain, en tentant de torpiller l’image que s’est créée Maliki, dont la liste semble la mieux placée pour remporter cette élection. Cette image, c’est celle d’un homme qui se targue d’avoir rétabli l’ordre en imposant la loi de la police et de l’armée irakiennes dans les deux principaux bastions des milices chiites radicales qu’étaient Bassorah, la capitale du Sud, et Sadr City, le plus grand bidonville de Bagdad, où vit un tiers de la population de la capitale.

C’est en 2008 que cette mise au pas fut réalisée, au moyen d’opérations conjointes menées par l’armée irakienne, l’armée américaine et des milices supplétives sunnites connues sous le nom de « conseils du réveil », formées d’anciens membres des groupes armés sunnites que les autorités américaines avaient recrutés en leur offrant l’amnistie et une solde régulière. Confrontées à des forces supérieures en nombre, en organisation et en armement, les milices chiites radicales durent se fondre dans la population et laisser le contrôle de la rue à la police.

Maliki, dont le parti, Dawa (parti religieux chiite), avait entre-temps quitté la grande coalition des partis chiites qui avait remporté les élections de 2005, constitua alors sa propre liste lors des élections provinciales de janvier 2009. Et grâce au crédit acquis face aux milices radicales, sa liste arriva en première position dans neuf provinces sur les quatorze où se déroulaient des élections, y compris à Bassorah et à Bagdad, les deux principales villes du pays, où elle obtint la majorité des sièges. Dans ces élections, il y eut deux grands perdants : d’une part ISCI (Conseil islamique suprême d’Irak), le parti religieux qui faisait figure de principale force politique chiite jusque-là, qui perdit huit des onze provinces qu’il contrôlait auparavant ; et d’autre part les deux principaux courants chiites radicaux, qui furent complètement marginalisés (sur le plan électoral, car sur le terrain, ils restent les principales forces politiques dans les quartiers chiites pauvres de Bagdad et de Bassorah, en particulier parmi les réfugiés de l’intérieur).

Un régime vulnérable

Maliki comptait bien rééditer le même tour de force lors des élections de mars prochain. Il a tout fait pour ça, en constituant une coalition de partis qui se présente comme « séculière » sous le label de « coalition pour un État de droit », label qui constitue en fait l’essentiel de son programme. Le terme de « séculière » ne doit pas tromper néanmoins. Cinq des six principales coalitions qui se présentent aux élections de mars se disent « séculières », tout simplement parce que se référer à la religion sur le terrain politique rappelle à un nombre croissant d’électeurs les affrontements entre chiites et sunnites qui ont ensanglanté les années passées. Mais dans les faits, par exemple, les autorités provinciales « séculières » élues sur les listes de Maliki se sont fait remarquer en interdisant aux femmes d’assister aux délibérations de l’assemblée provinciale sans être accompagnées d’un parent de sexe masculin, dans la province de Wasit (au sud, près de la frontière iranienne), ou encore en décrétant la fermeture des magasins vendant des boissons alcoolisées à Bagdad !

Il ne manque pas de factions qui auraient de bonnes raisons de vouloir ainsi torpiller Maliki et qui en auraient les moyens logistiques. L’une d’entre elles est le parti chiite ISCI qui, s’il perd autant de terrain aux élections de mars qu’il en a perdu aux élections provinciales, risque de perdre par la même occasion son bastion du ministère de l’Intérieur où l’ont installé les autorités américaines dès le premier gouvernement provisoire mis en place au lendemain du renversement de Saddam Hussein. Or c’est à cette position qu’ISCI doit une bonne partie de son influence dans la police, où il a placé des membres de sa milice dans la plupart des postes clés.

Il y a aussi les milices sunnites des « conseils du réveil » qui ont des comptes à régler avec Maliki. Après avoir été utilisées en première ligne contre les chiites radicaux, elles n’ont guère été remerciées pour leurs services. Dès que les autorités américaines ont transféré la responsabilité de ces milices à Maliki, en septembre 2008, avec pour mission de les intégrer dans la police, la première mesure que celui-ci a prise a été de réduire leur solde de moitié. Et à ce jour, seuls 5 % de ces milices ont été intégrés dans la police. Des miliciens restants, une bonne partie ont déserté, mais il en reste 45 000 qui servent de supplétifs à la police dans les coups les plus tordus, et qui ne doivent pas manquer de rancœur à l’encontre du régime.

Enfin, il y a les victimes des « coups d’éclat » sécuritaires de Maliki, en particulier les miliciens de l’armée du Mahdi qui ont eu depuis longtemps pour politique de créer des noyaux de sympathisants dans la police et dans l’armée, en particulier pour se procurer des armes, et qui ont donc certainement les motivations et probablement les moyens de se livrer à de tels attentats pour affaiblir Maliki.

Mais même si Maliki parvient à passer le cap des élections de mars en conservant le pouvoir, il lui restera à faire face à des forces centrifuges qui depuis longtemps ont contribué au chaos politique en Irak, et qui pourraient trouver avantage à tenter leur chance.

À l’occasion de l’élaboration de la loi électorale réglementant l’élection de mars, de violentes dissensions sont revenues à la surface autour de la question de Kirkouk. La province de Kirkouk est depuis toujours revendiquée par les partis kurdes comme devant être intégrée à la province autonome du Kurdistan. Cette question avait été envisagée dans la Constitution de 2005 et une procédure comportant un référendum définie. Mais Bagdad n’a jamais voulu prendre le risque de l’organiser et cela d’autant moins que Kirkouk est, avec la région de Bassorah, celle qui comporte les plus riches réserves pétrolifères inexploitées. C’est aussi la raison pour laquelle les nationalistes kurdes en revendiquent l’annexion. Jusqu’à présent le gouvernement régional du Kurdistan a exploité dans son coin, sans rendre de comptes à Bagdad, des gisements pétrolifères d’importance moyenne. Mais si Bagdad se met à attribuer des contrats d’exploitation à des compagnies étrangères, les partis kurdes ont toutes les raisons de craindre que cela soit le cas pour ceux de Kirkouk et il leur sera alors beaucoup plus difficile de remettre la main sur cette province. D’où l’urgence pour eux de passer en force, si nécessaire, avant qu’il soit trop tard.

Symétriquement, contrairement à son rival Dawa, le parti chiite ISCI a toujours été favorable à la création d’une super-région chiite dans le sud de l’Irak, où se trouve l’essentiel de sa base traditionnelle, super-région qui ferait pendant au Kurdistan et engloberait alors plus de la moitié des réserves en pétrole du pays. Tant qu’ISCI occupait une position clé dans les allées du pouvoir à Bagdad, il n’avait pas forcément intérêt à jouer sur le régionalisme des chiites du Sud irakien. Mais si ISCI en vient à perdre cette position, cela pourrait changer et constituer un facteur d’instabilité de plus pour Bagdad.

Les cicatrices ouvertes de l’occupation

Visitant Bagdad peu après l’offensive contre les radicaux chiites, le journaliste américain Nir Rosen, opposant de toujours à l’occupation américaine en Irak, donne un aperçu de la vie de la population qui se passe de commentaire : « Il y a moins de monde qui meurt aujourd’hui parce qu’il reste moins de monde à tuer. Sunnites et chiites habitent maintenant des enclaves séparées par des murs, dirigées par des chefs de gangs et des miliciens, qui ont consolidé leur pouvoir après que les quartiers mixtes ont été nettoyés sur une base ethnique. Depuis avril 2007, les forces américaines ont érigé une série de murs en béton et de postes de contrôle au travers de la ville. (...) Bien que ces murs puissent avoir contribué à amortir la violence entre sectes religieuses, on peut penser qu’ils l’ont aussi exacerbée, en isolant les Irakiens de leurs voisins et en les rendant dépendants de milices comme l’armée du Mahdi pour leur ravitaillement et leur protection. (...)

Dans le centre de Bagdad, le quartier Washash, en majorité chiite, vit dans la misère. (...) Ses rues non pavées sont recouvertes de détritus, les câbles électriques pendent des toits en se croisant comme de vieilles toiles d’araignée. Les hommes de l’armée du Mahdi de Washash, dont la brutalité est de notoriété publique même parmi les sadristes, utilisaient ce quartier comme base pour organiser des attaques contre les résistants sunnites (...) et le quartier fut parmi les premières enclaves chiites à être enfermées dans des murs de béton. Il n’y a qu’une seule entrée pour les voitures, gardée par des soldats irakiens. Ailleurs, il y a quelques entrées où les piétons peuvent pénétrer, un par un. Pratiquement tous les sunnites qui vivaient à Washash ont été contraints de partir ou ont été assassinés par l’armée du Mahdi. »

Depuis, le « nettoyage » de ces quartiers de Bagdad par Maliki a peut-être restauré l’État de droit, sous la forme d’une présence policière permanente et en contraignant les miliciens radicaux chiites à agir plus discrètement. Mais il n’a pas fait disparaître la brutalité des milices (pas plus que celle de la police, d’ailleurs, qui est notoire), ni le règne des chefs de gangs. Pas plus qu’il n’a fait disparaître le fossé creusé entre communautés par les violences passées des milices.

On estime que la combinaison des violences inter-religieuses, des destructions de l’occupation et de l’aggravation de la misère qui en a résulté, a créé 2,7 millions de déplacés intérieurs en Irak, auxquels viennent s’ajouter deux millions d’émigrants qui se sont réfugiés hors des frontières du pays, soit environ 15 % de la population. Sur ce total, on estime que seulement 300 000 personnes sont revenues de cet exil forcé à leur point de départ. C’est dire que, pour toute une partie de la population, la situation reste toujours aussi intolérable, sans même parler de « normalisation ».

Le retrait des troupes américaines, si et quand il aura lieu, ne changera rien aux conséquences catastrophiques pour la population irakienne de cette invasion criminelle et des années d’occupation, de souffrance et de guerre civile plus ou moins ouverte qu’elle a entraînées. Que ce soit sur le plan matériel, social ou politique, l’invasion aura ramené le pays des décennies en arrière. Et ce ne sont pas les nombreuses factions rivales, toutes aussi bigotes, réactionnaires et corrompues, que l’impérialisme a fait surgir, voire qu’il a poussées vers le pouvoir, qui y changeront quoi que ce soit !

Union Communiste Internationaliste

4 janvier 2010 -

http://www.union-communiste.org/?FR...


1-3 Emrah Kaynak : Le rôle des dissidents dans la stratégie de subversion.

La subversion est un élément substantiel de la stratégie hégémoniste des Etats-Unis, pays qui est en permanence en guerre (latente ou ouverte).
Considérée autrefois comme une force accessoire, l’information a désormais un intérêt stratégique vital. Conscient des enjeux, les USA exploitent parfaitement, au bénéfice de leurs ambitions impérialistes, les virtualités offertes par les nouvelles technologies de communication, de socialisation et d’information.
La stratégie de domination s’est affinée au point que l’objectif est maintenant de conquérir un pays sans même l’attaquer physiquement, en particulier en recourant à des campagnes de désinformation relayées par des agents d’influence internes.
Dès l’antiquité, le stratège chinois Sun Tzu avait déjà défini les idées-forces de la subversion : «Dans la guerre, la meilleure politique, c’est de prendre l’Etat intact; l’anéantir n’est qu’un pis aller». «Les experts dans l’art de la guerre soumettent l’armée ennemi sans combat. Ils prennent les villes sans donner l’assaut et renversent un Etat sans opérations prolongées». «Tout l’art de la guerre est fondé sur la duperie».
L’écrivain italien Curzio Malaparte (1898-1957) était tout autant convaincu de la possibilité de déposer un pouvoir en propageant une perception altérée des faits. Il soulignait le rôle central d’une minorité agissante qui laissait dans l’ombre la majorité loyale au pouvoir.
Le psycho-sociologue français Roger Mucchielli (1919-1981), souligne lui aussi l’importance des facteurs subjectifs en terme de subversion : « L'action de dissociation des groupes constitués est une opération indispensable car on sait, par les recherches en psychologie sociale, que plus les individus adhèrent à des groupes cohésifs, moins ils sont perméables à la propagande et à la subversion. Il faut donc dissocier ou neutraliser les groupes de références pour individualiser les gens et les détacher individuellement de leurs valeurs groupales ». Vladimir Volkoff (1932-2005) a parfaitement codifié les linéaments de la désinformation et de la manipulation dans son livre « La désinformation, arme de guerre » :
- Démoraliser la nation adverse et désintégrer les groupes qui la composent.
- Discréditer l’autorité, ses défenseurs.
- Neutraliser les masses pour empêcher toute intervention spontanée et générale en faveur de l’ordre établi, au moment choisi pour la prise non violente du pouvoir par une petite minorité. Selon cette logique, il convient d’immobiliser les masses plutôt que de les mobiliser.
Les objectifs de la subversion consistent en substance à assiéger idéologiquement, politiquement et stratégiquement l’adversaire en vue de limiter sa liberté de mouvement et d’action.
Au nom de la démocratie, pour le capitalisme ?
Les concepts de « démocratie » et de « droits de l’homme » se sont convertis en argument central de l’interventionnisme étasunien. La promotion nominale de la démocratie est un précepte essentiel de la stratégie globale de domination des USA, peu importe si en sous-main ils trahissent ces mêmes valeurs chaque fois que leurs intérêts sont contrariés.
Les révolutions « colorées » (Géorgie, Ukraine, Liban et dans une certaine mesure en Iran) témoignent de l’emploi méthodique de cette tactique.
Sous l’étendard des droits de l’homme et de la liberté, les mouvements de contestation cubains sur lesquels les Etats-Unis prennent appui dissimulent un programme politique explicitement contre-révolutionnaire. En s’inspirant des dissidents de l’Europe de l’Est, ils se contentent d’en appeler à une plus grande liberté politique et économique, ce qui implique dans les faits le renversement du système sociopolitique socialiste, le démantèlement des acquis révolutionnaires et l’assujettissement de Cuba aux intérêts impérialistes.
Les mouvements dissidents font un travail de sape pour le compte des Etats-Unis qui les encouragent économiquement et moralement. Structurellement et idéologiquement intégrés aux dispositifs d’ingérence, les dissidents constituent l’avant-garde de la restauration du capitalisme. Il est significatif que leurs chefs de file soutiennent bassement les coups de force contre le pouvoir légal en Bolivie, au Honduras ou au Venezuela.
La dissidence est-elle un processus endogène ?
Jean-Guy Allard et Eva Golinger dans le livre « La Agresión Permanente » pointent du doigt les activités subversives de la USAID, l’agence américaine pour le développement international qui s’est convertie en principale plateforme de contre-insurrection. Le dossier à charge de cette officine paragouvernementale en Amérique latine est éloquent.
La USAID qui a pour mission affichée de renforcer la démocratie, la création d'une croissance généralisée économique à long terme, et promouvoir la sécurité, a investi des millions de dollars dans la déstabilisation des pays progressistes. Elle est particulièrement active au Venezuela et en Bolivie, où elle sous-traite à travers des fondations (Freedom House, American Enterprise Institute, Fondation Ford,…) et des ONGs locales.
Elle est secondée par la NED (National Endowment for Democracy), organisme écran de la CIA, qui se charge plus particulièrement du financement et de l’encadrement des dirigeants politiques et syndicaux – lisez dissidents- et qui a revendiqué l’organisation du syndicat Solidarność en Pologne, la Charte 77 en Tchécoslovaquie et Otpor en Serbie.
Cuba est en prise, depuis le début de l’ère révolutionnaire, à une propagande noire qui cherche par tous les moyens à porter atteinte à son prestige. Les campagnes de diffamation contre la révolution font passer, à la faveur de l’abdication intellectuelle des journalistes disciplinés, les immigrés économiques en exilés politiques, les délinquants de droit commun en prisonniers politiques, les agents conspirationnistes à la solde d’un régime étranger en opposants politiques.
La USAID revendique d’ailleurs son soutien aux «agences exécutives, aux médias et à la société civile à Cuba via le programme pour Commission pour Assistance à une Cuba libre (http://www.usaid.gov/locations/latin_america_caribbean/). L’administration Obama poursuit scrupuleusement, malgré ses déclarations d’intention, la stratégie d’ingérence et d’hostilité de ses prédécesseurs comme le confirme le Président Raul Castro : «L'ennemi reste aussi actif qu'auparavant et une illustration de cela est la détention depuis plusieurs jours d'un citoyen américain, désigné par euphémisme par le porte-parole du département d'État comme un sous-traitant de son gouvernement et qui se consacrait à l'approvisionnement illégal de moyens de communication sophistiqués via satellite à des groupes de la société civile conspirant ».
Il est troublant d’observer que le terme de « dissident » est exclusivement réservé dans la presse orthodoxe aux personnes qui contestent le système politique de pays proclamant un caractère socialiste. On parle de dissidence cubaine, vénézuelienne, chinoise mais jamais on ne qualifie de dissident celui qui éprouve une rupture critique totale avec le monde capitaliste.
Emrah Kaynak
14/03/10
Sur le même sujet, lire l'important dossier de John Laughland: 
La technique du coup d’État coloré
http://www.voltairenet.org/article163449.html

http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article04/EkylVZukZlRPkZTLOV.shtml


n°477 -Les Dossiers 'Géopolitique et Stratégie' d'Irak - 18-03 : - Fin - Les cicatrices ouvertes de l’occupation.

n°477 -Les  Dossiers 'Géopolitique et Stratégie' d'Irak - 18-03 : - Fin  - Les cicatrices ouvertes de l’occupation.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme,

 L’information est une arme au service de la paix

    Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les  Dossiers 'Géopolitique et Stratégie' d'Irak

n°477                            18/03/10

C.De Broeder      &       M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire :

2 Annexe

2-1 Robert Gates : le troisième homme, le monsieur guerre des Etats-Unis

2-2 Union des Escrocs d’Amérique.

2-3 Quelle place pour les femmes dans les combats terrestres


2 Annexe

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

2-1 Robert Gates : le troisième homme, le monsieur guerre des Etats-Unis.

C’est bien Georges W. Bush, le 8 novembre 2006, qui intronisa Robert Gates, Bob comme le président l’appelle affectueusement.

La passation de pouvoir entre Donald Rumsfeld, chaleureusement remercié pour ses loyaux services, décrit par Bush junior comme l’un des chefs les plus capables et les plus adroits que la Sécurité Nationale des Etats-Unis ait jamais eu à sa tête, et Gates, s’est déroulée dans le Bureau Ovale de la Maison Blanche, donnant l’impression de trois personnes se vouant une estime sans bornes.

Georges W. Bush le dit déjà très bien, en 2006, Bob Gates est l’homme de la situation, capable de relever le double défi de la nation : déceler les menaces alors qu’elles ne font que pointer à l’horizon, et préparer la pays avec justesse pour les contrer.

Robert Gates est un pur produit du National Security Council. Une expérience de plus de vingt-cinq ans dans la Sécurité Nationale et les sevices secrets étatsuniens.

Il a rejoint la CIA en 1966, a servi sept présidents, démocrates comme républicains, huit en comptant le Démocrate Barack Obama qui l’a reconduit dans ses fonctions. Il a également été président de l’Université A&M du Texas, la sixième Université du pays, poste qu’il dit avoir préféré à tous les autres.

Il a passé presque neuf ans dans le staff du Conseil de sécurité Nationale. A la CIA, il a grimpé tous les échelons, depuis le bas de l’échelle jusqu’au poste de directeur de l’Agence.

Auprès de Ronald Reagan, il a directement participé aux efforts américains pour pousser les Soviétiques hors d’Afghanistan. Ces efforts ont durablement affaibli l’URSS et, selon Bush junior, hâté la victoire de la « Liberté » à l’issue de la guerre froide.

Gates a également servi le président Bush père lors de l’opération Tempête du Désert qui a permis de bouter Saddam Hussein hors du Koweït en 1991.

Il s’est récemment fort impliqué en Irak, comme membre d’un Groupe d’Etude indépendant comportant des démocrates et des républicains, conduit par l’ex secrétaire d’Etat James Baker et le Congressiste Lee Hamilton.

Il est lui-même républicain (1).

Il est le troisième homme dans la ligne de succession au pouvoir suprême des Etats-Unis. Le numéro 3 de la chaîne de commandement étatsunien.

Si on attente à la vie d’Obama, et du vice-président Joe Biden, Robert Gates deviendra de facto le chef suprême, le numéro 1, et le pouvoir repassera aux républicains.

Depuis le 11 septembre 2001, le ministère de la défense est le poste le plus important du gouvernement, car depuis cette date, la guerre est la préoccupation principale du gouvernement étatsunien.

Ce n’est pas la santé, dont le projet de réforme coûterait la première année de sa mise en place seulement le dixième (2) du budget d’une année du Pentagone.

Ce n’est pas l’environnement, ni le réchauffement climatique puisque le Pentagone et ses milliers d’annexes de par le monde sont les plus gros pollueurs et producteurs de CO2 du monde, et de tous les temps (3).

Le Département de la Défense, pour mener toutes ces guerres préventives contre tous ses ennemis qui veulent sans raison tant de mal à l’Occident, dilapide et vampirise une bonne partie des ressources mondiales, énergétiques (4), naturelles (eau, terres) (5), et encombre toutes les routes, toutes les voies et tous les systèmes de transport et de communication.

Plus d’un millier de bases ou d’installations militaires US dans le monde(6), et leurs centaines de milliers d’occupants, des centres de commandement aux avant-postes, cela fait autant d’électricité, de chauffage, de surfaces habitables, détournées vers la guerre ou sa promotion.

Il faut y ajouter tous les appareils et machines en l’air, dans l’espace, sur terre, et dans les mers.

Les innombrables tonnes de déchets chimiques, nucléaires et bactériologiques, ainsi que toutes les armes, mines, bombes, morceaux de métal ou de toutes sortes de matériaux, viennent renforcer les dégâts au patrimoine environnemental mondial et le désastre écologique engendré par la politique de guerre des Etats-Unis, politique uniquement justifiée par les attentats du 11 septembre 2001, dans leur version décrite par la théorie gouvernementale officielle.

Quel coût global entraîné par cette guerre préventive, mondiale et sans fin, contre le terrorisme et ceux qui les abritent !

Le remède n’est-il pas pire que le prétendu mal ?

En médecine, quand un traitement est plus dangereux que le problème de santé qu’il est censé soulager, on s’en abstient. Cela s’appelle la balance bénéfices/risques qui doit toujours pencher en faveur des premiers.

Pourtant, Robert Gates aimerait étendre la fièvre guerrière qui touche son pays à l’Europe.

Depuis quinze ans, l’Europe s’est en grande partie démilitarisée.

Beaucoup de pays ont supprimé leur service militaire obligatoire, faisant de leurs armées, des corps de métier beaucoup plus réduits.

Privilégiant des politiques sociales, les budgets réservés à la défense ont été fortement revus à la baisse.

Aux Etats-Unis, avant 2001, le budget de la défense restait assez stable, autour de 280 milliard de dollars entre 1998 et 2001 (7), ce qui représentait déjà dix fois le budget guerrier de la France.

En augmentation constante depuis 2002, le budget du Pentagone s’approche aujourd’hui du trillion (mille milliard) de dollars, en 2010.

La France est un des pays européens qui, proportionnellement, suit le plus la progression exponentielle étatsunienne du budget consacré aux dépenses militaires (8).

Aujourd’hui, Robert Gates, Monsieur Guerre, use de plusieurs artifices pour imposer à l’Europe entière le « bon sens » étatsunien.

Culpabilité

L’OTAN est en crise à cause des Européens, qui n’ont pas suffisamment investi dans la défense et sont devenus réfractaires aux forces armées (9).

La pénurie de matériel et le déficit militaire chronique ont affecté la mission de l’OTAN en Afghanistan.

Le pacifisme teinté de politiques sociales de l’Europe, faiblesse insupportable aux yeux de Gates pour qui la guerre sous toutes ses formes est la seule politique raisonnable, a nui aux opérations de l’Alliance et explique ses échecs au Moyen-Orient et en Asie. Il faut plus de participation de l’Europe, en matériel, en infrastructures, en soldats. L’Europe serait le maillon faible de la guerre de l’Occident contre le terrorisme barbu et cela doit cesser.

Terreur

Robert Gates, à la 44è conférence sur la sécurité à Munich, affirme que des attentats dévasteront l’Europe si celle-ci ne soutient pas l’OTAN, sous-entendu, si elle n’augmente pas ses budgets militaires et ne veut pas faire la guerre aux ennemis désignés par les Etats-Unis (10).

La situation a dû être cocasse pour certains experts du terrorisme, notamment français, quand Monsieur Guerre est venu leur faire une fois de plus le coup du méchant Al-Qaida, alors que selon Alain Chouet, ancien chef du service de sécurité de la Direction Générale de la Sécurité extérieure (DGSE), Al Qaïda n’existe plus depuis 2002 (11).

Pourtant, Gates, qui devrait être le mieux renseigné du monde, insiste bien, « … Vous devez aussi vous rappeler que les cellules terroristes en Europe ne sont pas un pur produit local, déconnectées d’évènements lointains, ni une simple question d’ordre intérieur. Certaines sont financées de l’étranger. Certaines haïssent toutes les démocraties occidentales, pas uniquement les États-Unis. Certains de ceux qui ont été arrêtés avaient des liens directs avec Al Qaïda. Certains sont liés à Al Qaïda en Irak. Dans le cas le plus récent, la cellule de Barcelone avait des liens avec un réseau de formation terroriste dirigé par Baitullah Meshud, un commandant extrémiste basé au Pakistan, affilié aux talibans et à Al Qaïda qui, croyons-nous est responsable de l’assassinat de Benazir Bhutto », etc., etc. (12)

Culpabiliser et terroriser l’Europe.

Ce sont les moyens grossiers utilisés par Gates pour lui faire emboîter manu militari le pas cadencé des Etats-Unis qui ont depuis le 11 septembre 2001 délaissé et mis au réfrigérateur, pour ne pas dire au congélateur, toutes leurs politiques non sécuritaires, se consacrant exclusivement à faire la guerre au monde entier.

La guerre sous toutes ses formes, financière, militaire, médiatique, en envahissant, en déstabilisant, en affamant, en encerclant, en flattant, en effrayant, en soudoyant, en piégeant, en manipulant, en mentant.

L’Iran se soucie plus de ses enfants, de leur mortalité, de la santé de ses habitants (13) que les Etats-Unis, mais qu’à cela ne tienne, il faut attaquer l’Iran, c’est un pays du mal.

Robert Gates est venu rappeler à l’Europe qu’elle devait choisir son camp et envoyer plus de soldats au Grand Sacrifice.

Y mettre un peu du sien, et consacrer son argent, non pas aux stupides projets sociaux où il est gaspillé, mais au renforcement de l’OTAN.

C’est le fameux “Vous êtes avec nous, ou contre nous”, de Bush junior, toujours d’actualité.

Qu’en pensent les populations européennes ?

Je ne parle pas de José Manuel Barroso, ni d’Herman Van Rompuy, ni de Catherine Ashton, ni de Nicolas Sarkozy, mais des populations, ceux qui perdent leur emploi ou n’arrivent plus à payer leurs crédits.

Alors que des problèmes sociaux déferlent sur tous les pays d’Europe, appelant des réflexions et des solutions sociales, des politiques humaines, est-ce vraiment le moment de revenir en arrière et de réaugmenter les budgets des ministères de la défense, ou plutôt de la guerre ?

Le chômage prend des proportions historiques en Europe, les entreprises, pourtant en bénéfices, licencient, gèlent voire diminuent les salaires, retardent l’âge des retraites. Les gouvernements attaquent les régimes de sécurité sociale dont l’Europe pouvait s’enorgueillir par rapport au marasme étatsunien.

Le mécontentement social est majeur et va grandissant, les grèves se succèdent, d’un secteur à l’autre de nos sociétés (Total en France, Supermarchés Carrefour en Belgique…). Les conditions de travail des professions publiques indispensables au bon fonctionnement d’une société moderne, ambulanciers, infirmiers, pompiers, policiers, se dégradent.

Et c’est le moment choisi par monsieur Gates pour venir nous rappeler que les Espagnols, les Hollandais, les Français, les Allemands, les Belges, les Italiens…, doivent comprendre que la guerre contre Al-Qaida (qui n’existe plus) est plus importante que tous leurs autres soucis réunis.

En Hollande, ils ont choisi de répondre non à Monsieur Guerre.

Cela a provoqué la chute du gouvernement conduit par le Premier ministre Jan Peter Balkenende, au pouvoir depuis 2002, et qui dirigeait la coalition de centre-gauche depuis 2007 (14).

Les populations d’Europe qui tiennent à leur système de sécurité sociale, qui souhaitent voir leurs gouvernements s’atteler à leurs vrais problèmes au quotidien que sont la recherche ou la préservation d’un emploi, l’espérance de voir son salaire s’adapter aux coût de la vie, devraient suivre l’exemple hollandais et écrire à leurs ministres qui vont parler en leur nom au futures réunions de l’OTAN.

En écoutant Robert Gates, cet homme voué à la sécurité de son pays depuis plus de vingt-cinq ans, encensé par Bush junior, repris sans l’ombre d’une hésitation par le président Obama, le terrorisme et les cellules islamistes représenteraient le plus grand danger pour l’humanité libre et démocratique.

Le combat contre ces ombres menaçantes justifierait tous les sacrifices, y compris de mourir de froid, exproprié, criblé de dettes, affamé, ayant perdu des proches parents, explosés dans ces montagnes lointaines.

La lutte héroïque contre tous ces prétendus terrifiants islamistes galvanisés par leur « victoire » du 11 septembre 2001 devrait faire supporter l’idée de perdre son emploi, de voir de moins en moins de policiers, d’infirmiers, d’ambulanciers, d’agriculteurs, de travailleurs dans les couloirs sinistres de nos sociétés hypersécurisées.

Robert Gates exige de nous tous ces sacrifices sans même garantir la fin de toute terreur, comme en témoigne le voyage sans encombres, malgré les scanners, malgré les mesures prises depuis 2001, du « terroriste » nigérian, en décembre 2009, à travers les lignes de « sécurité » successives de l’Occident.

Combien de temps la folie militaire va-t-elle continuer à embraser le monde, et obscurcir les esprits ?

Il n’est certainement pas temps pour l’Europe de régresser, de rebâtir des armées et de s’occuper de l’OTAN.

Les populations européennes doivent exiger de leurs gouvernements qu’ils s’occupent plutôt des secteurs de la société qui ont fait de l’Europe un modèle social et d’humanité. Les Etats-Unis, eux, ne savent plus que faire la guerre.

Tout comme le journaliste Rick Rozoff (15), je pense que “l’OTAN est un pacte offensif, sans loi et meurtrier, qui se réserve unilatéralement le droit de répéter son agression armée dans les Balkans et en Asie du Sud sur une échelle mondiale.

C’est l’OTAN et Robert Gates qui sont parmi les plus grands dangers pour l’humanité, une menace pour sa liberté et ses acquis sociaux.

Pascal Sacré

Notes :

(1) http://georgewbush-whitehouse.archi...

(2) Le président a chiffré ses réformes à 950 milliards de dollars sur dix ans. Ce programme ne sera pas financé par une hausse des impôts, mais par une nouvelle taxe sur les contrats d’assurances les plus chers et en combattant les gaspillages.
http://www.lexpansion.com/economie/...

(3) Le rôle du Pentagone dans la catastrophe mondiale, par Sara Flounders :
http://www.mondialisation.ca/index....

(4) Selon le classement présenté dans l’édition 2006 du CIA World Factbook, 35 pays seulement (sur les 210 que compte le monde) affichent une consommation journalière de pétrole supérieure à celle du Pentagone.

(5) Le Pentagone est très loin de se limiter aux 620 000 m2 basés à Arlington, en Virginie. Le Pentagone est le plus grand propriétaire immobilier du monde, 539 000 immeubles, dans 5579 sites,
http://www.legrandsoir.info/Pentago...

(6) Le réseau mondial des bases militaires US, les fondements de la terreur des peuples ou les maillons d’un filet qui emprisonne l’humanité par Prof. Jules Dufour
http://www.mondialisation.ca/index....

(7) Budget de la défense des Etats-Unis et des principaux Etats européens producteurs d’armement 1998-2001 (en structure OTAN, hors pensions)

Md€

1998

1999

2000

2001

Etats-Unis

279.5

281.5

295.8

291.9

Royaume-Uni

34.6

33.8

34.6

34.1

France

25.1

25.5

25.2

24.9

Allemagne

23.8

23.9

24.1

23.8

Italie

12.3

13.0

14.9

13.8

Espagne

6.8

7.0

7.4

7.4

Source : OTAN, 2002.
http://www.frstrategie.org/barreCom...

(8) En France, la nouvelle loi de programmation militaire 2003-2008 se donne pour objectif de faire passer la part des dépenses militaires de 1.8% à 2.2% du PIB. Le budget de la défense 2003 augmente de 6.1% par rapport à 2002, avec un montant global de 39.96 milliards d’euros.

(9) L’OTAN est en crise, dit Robert Gates
http://www.ledevoir.com/internation...

(10) Robert Gates assure que des attentats dévasteront l’Europe si elle ne soutient pas l’OTAN :
http://www.voltairenet.org/article1...

(11) Al Qaïda n’existe plus selon un ex-chef de la DGSE :
http://www.agoravox.fr/actualites/i...

(12) Robert Gates assure que des attentats dévasteront l’Europe si elle ne soutient pas l’OTAN, op.cit.

(13) http://www.who.int/whr/2008/media_c...

(14) Pays-Bas : le gouvernement chute sur la question afghane
http://www.lepoint.fr/actualites-mo...

(15) Expansion de l’OTAN, déploiements de missiles et nouvelle doctrine militaire de la Russie :
http://www.voltairenet.org/article1...

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Robert-Gates-le-troisieme-homme-le-monsieur-guerre-des-Etats-Unis.html

Pascal SACRE

http://www.legrandsoir.info/Robert-Gates-le-troisieme-homme-le-monsieur-guerre-des-Etats-Unis.htm


2-2 Union des Escrocs d’Amérique.
27 janvier, discours sur l’état de l’Union : Dans quel état se trouve l’Union des menteurs, des voleurs et des envahisseurs ?

Le 27 janvier, Barack Obama, le 44è président des Etats-Unis s’est présenté devant son peuple, enfin, ceux que le vote démocratique a placés sur ces sièges pour le représenter.

Une vaste assemblée de personnes respectables au visage grave, aux costumes gris ou bleus, aux cheveux blancs pour la plupart.

Le Congrès des Etats-Unis d’Amérique.
Les USA (United Swindlers of America*) vont-ils bien ?
Faisons l’état de l’Union.

Normalement, les Etats-Unis devraient être sortis de l’époque sombre des présidences au scrutin entaché de rumeurs de fraude, des administrations privilégiant la guerre à des milliers de kilomètres (Washington à 9.694,69 km de Bagdad), des gouvernements inféodés aux multinationales, vampires ou tiques selon leur taille, suçant le sang rouge et frais de la population étatsunienne.

Normalement.

Ce 27 janvier, Barack Obama s’est avancé, sûr de lui, l’habituelle main tendue vers tous ces élus dont le rôle est de surveiller, critiquer, évaluer la politique de leur président, dans le but unique et définitif de protéger la Constitution de leur pays et surtout, les intérêts du peuple étatsunien.

Pourtant, d’emblée, ce qui frappe est la dévotion.

Ce qui pourrait passer pour un signe de politesse et de bonne éducation, dans cet hémicycle du Congrès américain, donne plutôt l’impression d’une soumission sans conditions. Si le respect est requis, où se trouve la véritable opposition, le contre-pouvoir, protégeant le peuple de l’Exécutif, fondement de la démocratie ?

Les lauriers entrelacés autour de piliers, gravés de part et d’autre du drapeau étoilé, derrière le Président et son Vice, évoquant le dieu dollar dans lequel une certaine élite croit encore, donnent le ton.

Des ressorts se cacheraient-ils dans les sièges des Congressmen pour que chaque année, quel que soit la marionnette qui se présente devant eux, quel que soit le programme défendu, de la guerre sans fin ou des litanies de promesses, ces Représentants du Peuple se lèvent comme un seul homme et applaudissent au lieu de rester assis et, sobrement, vraiment, avec ténacité et honnêteté, défendre le peuple qu’ils « représentent » ? Point par point. Sans injures (1) ni motivation électorale, juste la détermination de faire leur travail.

En attendant, le discours de Barack Obama sur l’état de l’Union s’est déroulé sans heurts pour le Président du Changement, une colombe pacifique et blanche planant au-dessus de sa première année de poursuite des guerres illégales, de maintien de la torture dans les trous noirs de la planète, et de promotion des camps d’internement inhumains de Guantanamo et d’ailleurs.

« Nous avons passé une année difficile.
Nous avons traversé une décennie difficile.
Mais nous n’abandonnons pas. Je n’abandonne pas », a-t-il déclaré ce mercredi 27 janvier, pour son premier discours d’Union.

Applaudissements.

Position debout, bras tendus des Congressistes, pour féliciter et congratuler.

Dans ce monde où les paroles et les mots ont plus d’importance que les actes, plus d’importance que tout le reste, après ses discours d’investiture, son discours au Caire, Barack Obama s’est démené. Il sait bien que tout se gagne avec les mots, les promesses, les tournures de phrase, peu importe si les actes viennent tout contredire, tout discréditer. Il peut compter sur les médias et ceux qui veulent encore désespérément croire au changement dont il usurpe l’image, pour déformer la réalité, lui trouver des excuses, des circonstances atténuantes et ainsi, endormir les inquiétudes de la population.

Mr Obama n’abandonne pas.

S’il a passé une année difficile, que dire des Irakiens qui, s’ils ont bien compris, ont été envahi sur des mensonges et des buts encore inavoués, toujours impunis (2) ?

Des Afghans qui se réveillent tous les jours sous la menace d’un avion sans pilote (drone) qui pourrait avoir choisi leur banquet de mariage pour faire un carton, l’habituel prétexte d’un terroriste dissimulé dans le gâteau étant systématiquement avancé dans les médias occidentaux (3) ?

Des Yéménites, des Somaliens, des Américains du Sud, des Haïtiens, des paysans hindous poussés au suicide par les OGM terminator de Monsanto dont Barack Obama a nommé le Vice président Michael R. Taylor à un poste important de la FDA (la puissante agence fédérale pour les aliments et les médicaments aux USA) (4) ?

Une année difficile, une décennie difficile pour Barack Obama !

Et pour les Irakiens, les Afghans, les Pakistanais ?

Fauchés sur place, ou emmenés sur des sites de torture pour être ébouillanté vif, comme en Ouzbékistan qui sous-traite les saletés de l’Union et de son opaque et terrifiante CIA (5).

Barack Obama n’abandonnera pas !

Alors cela ne devrait pas rassurer les six millions d’américains qui n’ont que les coupons alimentaires pour revenu (6), le million et demi d’enfants SDF aux USA (7), les millions de chômeurs grossissant la masse de personnes en très grande précarité, univers de misère en expansion qui pourrait toucher 50 millions d’étatsuniens, aussi démunis que les Mexicains ou les Haïtiens.

Non, la franchise du prix Nobel de la paix 2009, mal interprétée par les médias complices, devrait inquiéter franchement tous ces gens. Car pour le Pentagone, pour les banques et pour la guerre, Barack Obama a assuré des lendemains qui chantent. Uniquement pour eux.

Près de 800 milliards de dollars pour sauver les banques de leur imprudence irresponsable et spéculative en 2008, ayant précipité la crise financière et entraîné la mise à la rue de milliers d’américains.

Une bonne raison, comme le dit Barack le 27 janvier, d’avoir détesté ce sauvetage des banques, le comparant à la dévitalisation d’une dent.

A mon avis, lui, il comparerait le massacre « involontaire » de quarante pakistanais innocents réunis pour un mariage à une écho-endoscopie de la prostate (8).

Barack avait bien fait le gros doigt en direction des banquiers qui pourtant, se paieront quand même d’immenses bonus qu’ils jugent mérités (9). Ainsi la banque américaine JP Morgan Chase & Co annonce ce 15 janvier le versement de 9,3 milliards de dollars à ses salariés (source : Le Monde).

Si le président du changement a promis à 46 millions d’américains de se battre pour leur obtenir une assurance-maladie qu’ils n’ont toujours pas, couverture promise au plus tard pour 2014, en revanche, il y a un domaine qui ne souffre aucun retard et qui ne dérange aucunement la « sensibilité » des Congressmen ni d’aucun des sénateurs américains : le budget du Pentagone.

Ainsi, le 28 octobre 2009, le président Barack Obama a signé le décret d’autorisation de la Défense pour 2010, c’est-à-dire le plus gros budget militaire de l’histoire des EU. Il n’est pas seulement le plus gros budget militaire au monde, il est en même temps plus important que l’ensemble des dépenses militaires du reste de la planète : près de 700 milliards de dollars. (10)

En cela, Barack Obama est bien le Président du Changement : il augmente encore le porte-monnaie de la Défense, multipliant par 3 le budget alloué par le guerrier texan G W Bush en 2000 (280 milliards $) faisant du Pentagone la plus grande arme de destruction massive jamais conçue par l’homme.

Mais c’est pour faire la paix. C’est pour accepter les différentes cultures (discours de Caire). C’est pour tendre la main.

Terroriser pour faire disparaître le terrorisme.

Il est bien accepté, même si c’est faux et criminel, qu’il faut bombarder le système immunitaire d’antibiotiques et de vaccins pour faire disparaître les infections (11).

La guerre en Irak coûtera au contribuable américain trois mille milliards de dollars (12).

Joseph Stiglitz, lauréat 2001 du prix Nobel d’Economie, est professeur d’économie à l’Université de Columbia et co-auteur, avec Linda Bilmes, de La Guerre à trois mille milliards de dollars : le véritable coût de la guerre en Irak (The Three Trillion Dollar War : The True Costs of the Iraq Conflict.)

Voilà, faites les comptes. Joseph Stiglitz et Linda Bilmes ont calculé que mille milliards de dollars, soit un tiers du coût de la guerre d’Irak, présentée comme indispensable et juste, auraient pu financer la construction de huit millions de logements, le recrutement de quinze millions de professeurs, les soins de 530 millions d’enfants, des bourses d’études pour 43 millions d’étudiants et une couverture sociale aux États-Uniens pour les cinquante prochaines années.

Tiens, plus besoin d’un combat acharné pour une couverture sociale prévue en 2014 pour la version optimiste et obligeant le président à implorer le congrès, penaud : « Ne vous détournez pas de la réforme. Pas maintenant. » Une larme ? Non, le président maîtrise. Un sourire gagnant et séducteur.

Partir d’Irak ? Vous n’y pensez pas. Après neuf ans d’administration américaine par Paul Bremer et ses milices privées (Blackwater Worldwide, devenu Xe, Triple Canopy), si les soldats US quittaient maintenant le sol irakien, ce serait le chaos, l’anarchie, l’enfer pour les Irakiens (13).

Donald Rumsfeld, Paul Wolfowitz, respectivement numéros 1 et 2 du Pentagone et Richard Perle, avaient pourtant bien tous promis que la guerre serait facile, ne nécessiterait jamais cent mille soldats et serait payée par le pétrole irakien à raison de deux, voire quinze milliards de dollars maximum. (14)

Si le fait de stopper la folie irakienne permettait, beaucoup plus rapidement que 2014, d’assurer 96% des Américains de moins de 65 ans, de rebâtir le pays, d’indemniser décemment les victimes de Katrina, de remettre à l’abri les enfants SDF, de garantir les retraites et de relancer l’emploi, monsieur Obama serait véritablement le Président du changement mais cela signifierait déplaire intensément aux dirigeants des Big Five (15) représentées dans toutes les administrations US successives, de Roosevelt au prix Nobel de la paix.

Face aux Big Five, que pèse la population des Etats-Unis ?

Que vaut son bien-être ?

A elle, la population, de répondre elle-même à cette question, et de tirer ses conclusions.

En faisant l’état de l’Union, ce 27 janvier, ni Barack Obama, ni les représentants du peuple américain ne s’interpellent sur ce genre de détails. C’est un fait.

Evidemment, la réalité géopolitique indique que le retrait d’Irak maintenant serait une catastrophe militaire et énergétique pour les Etats-Unis, comme le souligne Noam Chomsky, laissant la voie libre à un grande nation chiite regroupant l’Iran, l’Irak et la partie d’Arabie saoudite où justement se trouve l’essentiel du pétrole saoudien (16).

La maison brûle et l’Oncle Sam est pris à son propre piège, empêtré dans le bourbier irakien. Le vin est tiré, il faut le boire. L’habitant de la maison, la population étatsunienne, devrait être mise au courant. C’est elle qui sera brûlée, paie la bouteille, et n’en boit que la lie.

Barack est bien un peu chahuté, boudé même, quand il reprend à son compte quelques idées républicaines lui faisant dire : « Je croyais que j’aurais plus d’applaudissements avec cette proposition. » Parfois, il est très gentiment bousculé mais dans l’ensemble et selon les termes des médias encore subjugués, il a revigoré la gauche malgré sa défaite récente dans le Massachussetts, a joué sur de multiples registres, a alterné sourire et optimisme, et adopté une attitude « reaganienne » : « Malgré nos difficultés, l’état de notre union est fort » (17).

D’une année à l’autre, que ce soit Johnson, Nixon, Carter, Reagan, Bush père, Clinton, Bush junior et maintenant le premier président noir, Nobélisé de la paix, démocrate à la main tendue, qu’est-ce qui change ?

La durée des ovations ? L’intensité des applaudissements ? Le nombre de représentants quittant leur siège pour se lever et marquer leur soumission, leur dévotion, non pas au président, mais au Système dont ce Président provisoire n’est que la marionnette changeant tous les quatre, au pire tous les huit ans ?

C’est un peu, toujours, la même bande de « copains » qui donnent chaque année un petit spectacle gratuit pour faire croire qu’ils vont changer les choses, puis tout se termine au fond du même verre de bière, et chacun retourne cirer les pompes du lobby qui paie l’éclairage et le mobilier de son bureau.

A l’année prochaine pour faire l’état de l’Union.
Barack Obama, an III.

Encore plus de guerres, de milliards pour le Pentagone et les banques. Encore plus d’Etats-uniens dans les rues et de drones de par le monde.

Toujours moins d’honneur.
Toujours plus d’espoir.
Certainement.

Pascal Sacré

Notes :

* Traduction : Union des Escrocs d’Amérique ou Escrocs Unis d’Amérique.

(1) Le représentant au Congrès, républicain, Joe Wilson traite Obama de menteur en direct devant le Congrès réuni le mercredi 9 septembre, en rapport avec le projet de réforme du système de santé du président américain : http://www.lemonde.fr/ameriques/art...

(2) http://www.liberation.fr/monde/0101...

(3) http://www.paperblog.fr/2716459/les...

(4) Michael R Taylor, the Vice President for Public Policy at Monsanto Corp. from 1998 until 2001 : http://www.organicconsumers.org/art... Monsanto’terminator : http://www.greenpeace.org/france/ne...

(5) Rapport de Craig Murray, ambassadeur de Grande-Bretagne en Ouzbékistan jusqu’en 2004 : http://www.reopen911.info/News/2009...

(6) Etats-Unis : six millions de personnes n’ont que les coupons alimentaires pour seul revenu par Jerry White, http://www.mondialisation.ca/index....

(7) Le Dr. Ellen Bassuk présidente du National Center on Family Homelessness a ainsi déclaré que 1,5 millions d’enfants étaient SDF aux USA. Source : http://mwcnews.net/content/view/29970.

(8) Echo-endoscopie de la prostate : examen invasif qui consiste à introduire une sonde d’échographie par le rectum d’un patient éveillé pour visualiser la prostate, glande masculine, à la recherche d’anomalies types adénomes, hypertrophie, cancers…

(9) http://www.lemonde.fr/la-crise-fina...

(10) http://www.michelcollon.info/index....

(11) Selon le dernier rapport alarmant de l’OMS, l’accroissement de la pharmacorésistance pourrait priver le monde des moyens de guérir les malades et d’arrêter les épidémies (OMS, communiqué de presse 2000-41). La résistance bactérienne aux antibiotiques est un phénomène biologique naturel qui est amplifié parce que l’homme utilise trop et mal les antibiotiques dont il dispose. http://revue.medhyg.ch/article.php3...

(12) http://contreinfo.info/article.php3...

(13) Le département d’Etat a diffusé un sondage montrant que les deux tiers des habitants de Bagdad souhaitent le retrait des forces états-uniennes ; un sondage de dimension nationale, à un autre moment, donnait un chiffre de 70%. Voilà l’Irak. Si vous vous limitez à l’Irak arabe les chiffres sont encore plus élevés.

(14) http://www.dailymotion.com/video/xb... , minutes 19 et suivantes.

Après la fin de […] mars 2009, les effectifs des forces américaines en Irak seront d’environ 138.000 contre 146.000 à l’heure actuelle. Ce nombre avait atteint 160.000 avec l’arrivée des renforts.

(15) The Big Five, les plus gros producteurs militaires aux Etats-Unis, Lockheed Martin, Northrop Grumman, General Dynamics, Boeing, Raytheon.

Guerre et mondialisation, à qui profite le 11 septembre ? Editions Le Serpent à Plumes, 2002, par Michel Chossudovsky. P. 28 Encadré 1.4.

(16) http://www.legrandsoir.info/La-poud...

(17) Le Mensuel, le meilleur du Monde, Corine Lesnes, correspondante à Washington, Février 2010, pp. 44 à 46

http://www.legrandsoir.info/Dans-quel-etat-se-trouve-l-Un...

dimanche 21 février 2010

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article98732


2-3 Quelle place pour les femmes dans les combats terrestres ?

Nb pour Info

L'interdiction faite aux femmes dans l'armée américaine de participer à des combats terrestres est de plus en plus remise en question au sein de l'état-major à la lumière des conflits en Afghanistan et en Irak qui ont exposé, de fait, les femmes soldats au feu ennemi.

«Je crois qu'il est temps de regarder ce que les femmes font vraiment en Irak et en Afghanistan et de réexaminer notre politique», a récemment déclaré le chef d'état-major de l'armée de Terre, le général George Casey.

Ces commentaires ont coïncidé avec l'annonce par l'armée d'un projet de levée de l'interdiction faite aux femmes de servir dans les sous-marins, jusqu'ici un bastion masculin.

Malgré une politique visant à maintenir les femmes en dehors des unités combattantes, ces dernières ont été confrontées en Irak et en Afghanistan à des résistants qui ne se battent pas selon des lignes de front traditionnelles. Certaines y ont gagné des médailles récompensant leur bravoure.

Plus de 220 000 femmes ont jusqu'ici combattu en Irak et en Afghanistan pour l'armée américaine, et 120 ont été tuées, selon le Pentagone.

«Mon meilleur interrogateur de combat était une femme soldat, mon meilleur mécanicien de char était une femme soldat», souligne John Nagl, un ancien lieutenant-colonel qui a combattu en Irak, expliquant à l'AFP qu'il lui a fallu surmonter des obstacles administratifs pour leur permettre d'occuper ces postes.

Président du centre de réflexion Center for New American Security, John Nagl pense que des règles écrites dans les années 1990 pour définir le rôle des femmes dans l'armée sont obsolètes.

Ce sera au ministre de la Défense, Robert Gates, de décider s'il convient de changer d'approche. Son porte-parole, Geoff Morrell, reconnaît que «dans les faits beaucoup de femmes en uniforme participent à des missions de combat chaque jour, qu'elles soient pilotes d'hélicoptères, qu'elles fassent partie du personnel médical ou qu'elles s'occupent du soutien logistique».

Le comportement exemplaire des femmes soldats dans la première guerre du Golfe (1990-91) avait mené à une première vague de réformes, les autorisant à participer à des combats aériens et navals.

L'Irak et l'Afghanistan pourraient avoir un effet similaire concernant les combats terrestres, estime Nancy Duff Campbell, coprésidente du cercle de réflexion National Women's Law Center.

Elle souligne que les commandants veulent les meilleurs éléments dans leurs unités, sans considération de sexe, et qu'il est temps d'imposer «des règles sexuellement neutres».

Mais du côté droit de l'échiquier politique, certains se demandent si envoyer des mères au combat, en particulier des mères célibataires, est une bonne idée. «Quel effet cela fait-il à ces enfants de voir maman partir faire la guerre ?», s'interrogeait récemment l'écrivain Mary Eberstadt dans les colonnes du Washington Post.

Alexis Hutchinson, une mère célibataire travaillant dans l'armée de Terre, a récemment défrayé la chronique en refusant un déploiement en Afghanistan, expliquant que personne ne pouvait s'occuper de son bébé. Elle a été inculpée au pénal avant que les charges contre elle ne soient abandonnées.

La levée de l'interdiction qui leur est faite de participer aux combats au sol n'est qu'une question de temps, pour John Nagl, car il s'agit «simplement de reconnaître une vérité qui a déjà été écrite sur le champ de bataille en lettres de sang et de sueur».

01 mars

http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/201003/01/01-4256273-quelle-place-pour-les-femmes-dans-les-combats-terrestres.php?utm_source=bulletinCBP&utm_medium=email&utm_campaign=retention


2-4 Wargame à Wahington : la cyber guerre arrive !
Le Bipartisan Policy Center a organisé, le 16 février 2010, un exercice simulant une cyber-attaque contre les Etats-Unis. Il s’agissait de démontrer la vulnérabilité du pays et de mobiliser l’opinion publique, dans la continuité des déclarations alarmistes du directeur national du Renseignement, Dennis Blair au Congrès.

Outre CNN, General Dynamics, SMobile Systems, Southern Company, PayPal, Symantec et l’université de Georgetown ont apporté leur concours logistique.

Le scénario a été rédigé par Michael Hyden (ancien directeur de la CIA) et la simulation elle-même a été co-dirigée par Thomas Kean et Lee Hamilton (qui avaient co-présidé la Commission présidentielle sur le 11-Septembre).

La salle de commandement de la Maison-Blanche a été reconstituée à l’hôtel Mandarin de Washington. Les rôles des membres du cabinet ont été joués par :

Rôle

Joueur

Conseiller de sécurité nationale

Michael Chertoff

Secrétaire d’Etat

John Negroponte

Secrétaire à la Sécurité de la Patrie

Fran Townsend

Directeur national du Renseignement

John McLaughlin

Secrétaire à l’Energie

Bennett Johnson

Secrétaire au Trésor

Stephen Friedman

Conseiller du président

Joe Lockhart

Cyber coordinateur

Stewart Baker

Secrétaire à la Défense

général Charles Wald

Selon le scénario, une application gratuite pour téléphone mobile destinée aux fans d’une équipe de basket-ball s’avère être un logiciel espion développé par des islamistes au Soudan et propagé via un serveur russe. En 45 minutes, il infecte les mobiles US, capture les mots de passe et les carnets d’adresse.

Bientôt les attaquants peuvent intercepter tous les mails qu’ils souhaitent et intervenir dans les transactions financières.

La bourse de Wall Street doit fermer et les contrôleurs aériens doivent annuler la plupart des vols. Les consommateurs abandonnent les téléphones portables et le trafic se reporte sur le réseau Internet qu’il sature…
L’exercice est sensé se dérouler à l’été 2011. Celui-ci est particulièrement chaud en raison des changements climatiques. Le réseau électrique est incapable de répondre à la demande accrue due à l’usage généralisé de la climatisation…
C’est le moment que les terroristes choisissent pour faire sauter une centrale électrique. De nombreux ordinateurs ne sont plus alimentés…
Non seulement la Maison-Blanche est débordée, mais elle ne sait pas contre qui elle doit riposter, ni de quelle manière…

Ah, tout cela ne serait pas arrivé si les Etats-uniens avaient acheté les anti-virus de SMobile Systems et de Symantec, si le département de la Défense avait acheté les derniers gadgets de General Dynamics, et si le pays s’était équipé avec les centrales nucléaires Exelon et les réseaux électriques de la Southern Company !

La simulation visait à démontrer une préparation insuffisante des services de sécurité états-unien et la nécessité de modifier la législation pour attribuer des pouvoirs d’exception à la Maison-Blanche en matière informatique. Des débats télévisés sont programmés pour discuter du nouveau concept de « cyber-hygiène ». Un projet de Loi martiale informatique devrait être prochainement présenté au Congrès qui permettra à l’exécutif de prendre instantanément le contrôle des grandes compagnies privées de téléphonie et d’internet en cas de nécessité de sécurité nationale.

Le Bipartisan Policy Center est un think tank créé en deux ètapes (2004 et 2007) par de grandes entreprises pour faire pression sur le gouvernement US qu’il soit démocrate ou républicain. Il sert de paravent à plusieurs multinationales dont Exelon (centrales nucléaires), Lockheed-Martin (avions), Johnson and Johnson (pharmacie), Ford (automobiles) et ConocoPhilips (pétrochimie). Ses lobbyistes se sont avérés particulièrement bien introduits dans l’administration Obama (notamment Thomas Daschle et George Mitchell).

En 2005, 2006, 2007 et 2008, le Bipartisan Policy Center avait confié au cabinet de relations publiques Downey McGrath le soin d’organiser deux exercices simulant un choc pétrolier (Oil Shockwave). Pour masquer les sponsors, une association ad hoc avait été créée, l’Energy Security Leadership Council, sous la houlette du général John Abizaid et de l’amiral Dennis Blair. Des personnalités de premier plan avaient participé à ces simulations, dont Richard Armitage, Carol Browner, Robert Gates, Robert Rubin, James Woolsey ou encore Philip Zelikov.

L’opération de propagande se terminera samedi et dimanche avec la diffusion par CNN d’un reportage de deux heures sur cet exercice (3 diffusions prévues à 8h, 11h et 14h Eastern Time), les samedi 20 et dimanche 21 février, sous le titre « Nous étions prévenus » (We Were Warned).

19 février 2010

http://www.voltairenet.org/article164167.html



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

 

19.03.2010

n°476 - Les Dossiers d'Irak - 17-03-: Début -: L'invasion de l'Irak était contraire au droit international.

n°476 -  Les Dossiers d'Irak -  17-03-: Début -: L'invasion de l'Irak était contraire au droit international.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les Dossiers d'Irak

n°476                                                          18/03/10

C.De Broeder & M.Lemaire



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Sommaire :  

La journée des dupes.

Dossier & Point de vue

1-1   L'invasion de l'Irak était contraire au droit international.

1-2   François Marginean : La population considérée comme un «ennemi d’État ».

1-3 Gilles Munier : Piège électoral en Irak

1-4 Gilles Munier :  Portrait de Nouri Al Maliki, Ahmed Chalabi et Iyad Allaoui.  

1-5  Gilles Munier : Ahmed Chalabi, l'homme de soufre.

Fin

1-6 Les mensonges.

1 Le grand retour d'Ahmed Chalabi…

2 Irak: Al-Qaïda "proclame" un "couvre-feu" pour empêcher les élections. .

3 Washington craint une période difficile après le vote en Irak

1-7 Canada : les déserteurs de l'armée US menacés d'expulsion.

1-8 Michèle Decaster : En cette année du cinquantenaire des indépendances, le combat anticolonial est toujours d’actualité.

2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

2-1 Danielle Bleitrach : Iraq. A l’heure de la désunion.

2-2 Ma décision de remettre ma démission à l'Organisation des Nations Unies : Un message de Denis Halliday.

2-3 Carole Vann : Prisons secrètes : le rapport qui dérange.

2-4 Joe Kishore : Le chef des services de renseignement américains revendique le droit d'assassiner des Américains à l'étranger.

2-5 Le retour de l'Irak sur le marché mondial va modifier le jeu pétrolier.




Avant propos

+ Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- pour désigner les résistants qui osent leur résister...



Tiré à part

La journée des dupes

Moins de deux années après l'occupation de l'Irak en mars 2003, par des forces supposées libératrices œuvrant dans le cadre de la lutte du bien contre le mal, le pays avait sombré dans la guerre civile, une guerre sans précédent.

Les milices et les escadrons de la mort sévissaient, les attentats se multipliaient, les corps déchiquetés sans aucun espoir d'être identifiés étaient entassés dans des fosses au mieux dans une benne d'un camion à destination de la morgue où les familles faisaient la queue dans un dernier espoir de faire leur «ultime» deuil en vue d'une improbable identification.

Ignorant froidement le sanglant quotidien irakien les forces d'occupation légitimaient leur échec par des élections lesquelles devaient avoir lieu vaille que vaille enfonçant l'Irak dans un chaos sans précédent.

Sept ans après l'invasion américaine de l'Irak, le pays a été appelé, une nouvelle fois, aux urnes pour élire le Parlement.

L'enjeu pour les américains étant : la constitution d'une majorité suffisamment stable pour assurer que le retrait des troupes américaines se poursuivra et s'achèvera bien en décembre 2011.

Gilles Munier (2005)



Dossier & Point de vue

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

1-1 L'invasion de l'Irak était contraire au droit international.

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information..

L'invasion de l'Irak par les États-Unis en mars 2003 n'était pas légitime au regard du droit international, selon le président d'une commission d'enquête indépendante néerlandaise dont les conclusions ont été présentées mardi à La Haye.

«La légitimation n'est pas suffisante», a déclaré le président de la commission d'enquête, Willibrord Davids, au cours d'une conférence de presse à La Haye. «Les résolutions du Conseil de sécurité (des Nations unies) sur l'Irak dans les années 1990 ne conféraient pas de mandat pour une intervention américano-britannique», a estimé la commission d'enquête dans son rapport, dont une copie a été remise mardi au premier ministre Jan Peter Balkenende, déjà chef de l'exécutif en 2003.

La commission d'enquête avait été mise en place en février 2009 sur proposition du gouvernement néerlandais, à la suite de pressions d'une partie de la classe politique néerlandaise qui s'interrogeait sur la légitimité du soutien politique des Pays-Bas à l'invasion de l'Irak.

Composée de huit experts, elle a été chargée d'examiner le processus de décision, entre l'été 2002 et l'été 2003, qui a mené le gouvernement néerlandais à soutenir l'invasion malgré l'absence de résolution de l'ONU.

La Haye avait justifié son soutien politique par les violations par Bagdad des résolutions de désarmement du Conseil de sécurité des Nations unies, alors que Washington et Londres avaient avancé la présence présumée d'armes de destruction massive en Irak.

Selon la commission d'enquête, le ministère des Affaires étrangères néerlandais, dirigé à l'époque par l'ancien secrétaire général de l'OTAN Jaap De Hoop Scheffer, avait déjà défini en août 2002 «la politique de soutien des Pays-Bas à l'invasion».

«La question de la légitimation au regard du droit international a été subordonnée par le gouvernement de l'époque aux lignes directrices définies par les Affaires étrangères», souligne-t-elle.

Le rapport estime toutefois qu'il n'y a «aucune preuve» que les Pays-Bas ont apporté «une contribution militaire active» lors de l'invasion.

Le pays avait envoyé en juillet 2003 environ 1.100 hommes dans le sud de l'Irak pour participer à la Force multinationale commandée par les États-Unis mais placée sous mandat des Nations unies. Leur mission avait pris fin au printemps 2005.

Agence France-Presse

12-01

http://www.cyberpresse.ca/international/201001/12/01-9382...


1-2 François Marginean : La population considérée comme un «ennemi d’État ».

Nous avons vu la semaine passée que CANADA Inc., comme toute bonne compagnie privée, a pour importante mission de faire du profit, souvent en extorquant et taxant à mort sa ressource naturelle, la population.

Nous avons aussi vu que cette extraction, ce vampirisme économique se fait souvent au nom de belles prétentions et motivations de façade, comme par exemple, la « sécurité », la « santé », la « démocratie », etc.

Au nom de la sécurité, on va vous taxer de quelques milliards.

Au nom de la santé et d’une peur d’un certain H1N1, on va vous inoculer avec des produits non-testés et contenant des ingrédients toxiques, qui n’ont aucune efficacité prouvée à part des croyances aveugles et naïves.

Au nom de la démocratie, on va aller bombarder et occuper militairement des pays du Moyen-Orient où on a déjà entrainé la mort de 1.3 million d’Irakiens et des dizaines de milliers d’autres en Afghanistan.

Un génocide.

Et un biocide: on a contaminé la place avec de l’uranium appauvri qui sert à fabriquer des armes dont on se sert pour libérer les gens de ces pays, un truc radioactif pour au moins 4.5 milliards d’années. Tout ce qui a de plus humain; à la fine pointe de l’humanité.

Des « guerres humanitaires », sorties tout droit du dictionnaire des plus fameux oxymores de nos temps dits « modernes ». Dans le temps des barbares, on se battait avec des massues. Dans nos temps barbares modernes, on se bat avec des massues nucléaires. C’est beau l’évolution. Des guerres d’agression – anciennement punies par les tribunaux de Nuremberg comme constituant le « crime suprême » international, parce que ce crime renfermait tous les autres – sont devenues des guerres « préventives ».

Peut importe l’étiquette qu’on utilise pour masquer la réalité, le résultat sur le terrain est le même.

La souffrance, signe qui avertit d’une fausse motivation, d’une pensée erronée, d’un faux calcul de satisfaction, inharmonieux et déphasé du sens de la vie. Cette guerre préventive est menée sur le plan physique est aussi menée insidieusement sur le plan psychologique et mental. Une guerre est menée contre notre humanité, pour contrôler ce qu’on pense. Les frontières de ce qui est acceptable de penser, de débattre et de questionner sont établies pour vous.

C’est le conditionnement de masse des masses, l’influence de l’opinion publique, la manufacture du consentement, le contrôle du paradigme de pensée, tels que Noam Chomsky le décrivait ou mieux encore, tel que Edward Bernays le préconisait, celui qu’on a surnommé « le père de la propagande ».

Ceci étant dit, voyons la suite des évènements suite à ce que nous avons vu la semaine passée, avec la venue de ces nouvelles mesures de sécurité complètement inutiles, mais qui devront néanmoins être payées par les voyageurs, à leur détriment (implémentation d’un État policier, exposition à une irradiation potentiellement dangereuse pour la santé, atteinte directe à son droit fondamental à la vie privée et liberté).

Cette semaine, nous apprenons que les États-Unis vont déterminer qui pourront embarquer sur un avion… ou pas. « Commençant en décembre », décrit l’article du Montreal Gazette, « certains passagers sur des vols commerciaux canadiens volant vers, ou en provenance des États-Unis, ou même seulement en transit au-dessus du territoire américain sans y atterrir, ne seront pas autorisés à monter à bord de l’avion avant d’avoir reçu la permission du département de la Sécurité intérieure des États-Unis (U.S. Department of Homeland Security) après avoir déterminé qu’ils ne sont pas des terroristes ».

« Secure Flight, la plus récente arme dans la guerre américaine contre le terrorisme, donne aux États-Unis des pouvoirs sans précédent sur quiconque veut prendre un vol qui passe à travers l’espace aérien de ce pays ».

Une autre preuve tangible que notre souveraineté est dissoute dans l’Union nord-américaine. Nous ne sommes plus maitre chez soi.

« Sous ce programme, Secure Flight, les compagnies aériennes canadiennes vont transférer les informations personnelles des voyageurs au département de la Sécurité intérieure des États-Unis, préférablement 72 heures avant le décollage ».

Ensuite, l’agence nationale américaine de sécurité dans les transports (TSA) utilisera Infoglide, un programme d’identification complexe pour trouver et regrouper de l’information provenant de plusieurs sources, pour vérifier l’identité des passagers.

« Si nécessaire, les analystes de la TSA vérifieront d’autres banques de données classifiée secrètes ou publiques sur le terrorisme du gouvernement, de la police et des services du renseignement, incluant les bases de données du département de la Sécurité intérieure des États-Unis, du département de la Défense, du Centre national du contre-terrorisme et du FBI », tel que noté dans le document gouvernemental qui définit le programme Secure Flight.

Et après les scanneurs corporels, la dissolution de vos droits et libertés fondamentaux, va venir la prochaine version de l’État policier sous forme de scanneurs de la pensée, le règne où les machines vont devenir jugent de nos intentions et pensées, une technologie qui sera installée en premier dans les aéroports et bientôt un peu partout.

Déjà, ces mesures portent préjudices aux voyageurs et causent bien des malheurs. Elles briment les personnes et font en sorte que ceux qui font vivre l’industrie aérienne et du tourisme, les voyageurs, sont traités comme des criminels pour exercer le droit fondamental au libre déplacement et leur font manquer des vols.

La question de vous empêcher de voyager par des « autorités » américaines est des plus révoltante et insultante. Mais le plus pernicieux, c’est ce transfert arbitraire de données personnelles sans consentement vers des entités étrangères à l’extérieur du pays qui sont complètement incontrôlables et d’une transparence plutôt opaque.

À ces inquiétudes pressantes, s’ajoute le fait que le président Barack Obama vient de nommer à la tête de la TSA un ancien officiel militaire du renseignement.

Sous le commandement de Robert Harding, la TSA, qui est responsable de la sécurité dans les aéroports américains suite au 9/11, sera probablement encore plus militarisée et transformée en une opération du renseignement. Cette nomination par Obama d’un ancien général de l’armée pour gérer la TSA indique que le gouvernement a un désir grandissant de militariser les aéroports civils.

Dans le passé, Robert Harding a travaillé comme adjoint au service de renseignement de l’Armée US G2. Il était responsable de la planification et de l’exécution des programmes du renseignement. De 1997 à 2000, il fut le directeur des opérations pour la DIA (Defense Intelligence Agency) et il a rempli les fonctions d’officier senior du renseignement humain au département de la Défense.

Avant de travailler pour la DIA, Harding a servi pour J2, Intelligence Directorate, United States Southern Command, sous le général Barry McCaffrey et Wes Clark en tant que chef du renseignement. Il a aussi dirigé le renseignement avec le Joint Interagency Task Force dans la pseudo guerre contre la drogue. Entre 2003 et 2009, Harding était un consultant auprès du gouvernement sur le renseignement humain et autres domaines connexes.

La DIA, la CIA, et la NSA ne sont que sélectivement soumis à l’examen du Congrès américain. La transparence y est aussi fréquente que l’honnêteté des politiciens. Sous le règne de Bush, la DIA fut infiltrée par les néo-conservateurs et en 2004, un analyste de la DIA a révélé à quel point l’agence était compromise. Cette histoire a d’ailleurs fait l’objet d’une enquête du FBI à propos de l’espionnage israélien. Cette infiltration a fait en sorte que l’Office of Special Plans, dirigée par Douglas Feith à ce moment-là, a mené à l’invasion de l’Irak basé sur de fausses informations et faux prétextes.

Il y a de ces signaux, des symptômes, qu’on ne peut ignorer qu’à notre propre risque. L’Histoire se répète.

Un autre de ces signes qui devraient attirer notre attention, c’est le nombre d’armes à feu vendues l’année dernière aux États-Unis qui en hausse vertigineuse. Ne paniquons pas, il n’y aura pas plus de tueries et de crimes causés par arme à feu, les statistiques indiquent le contraire. Ces ventes d’armes à feu ont une tout autre signification.

Les statistiques pour l’année 2009, publiées par le National Instant Criminal Background Check System (NICS) du FBI, montrent une augmentation de 10% du nombre d’armes à feu vendues par rapport à 2008; totalisant plus de 14 millions de fusils vendus.

Pour mettre cela en perspective, c’est plus d’armes à feu que le nombre de soldats actifs des 21 premières armées du monde combinées.

Lorsque les gouvernements nous perçoivent comme étant la menace, l’ennemi à surveiller, il y a fort à parier que la population commence à comprendre que l’ennemi qui en veut vraiment à ses droits et libertés, à sa vie privée et son libre mouvement, est précisément ces gouvernements hors de contrôle.

Dès lors, toute notion de sécurité apportée par ces gouvernements est futile, en plus d’être dangereusement et gravement illusoire.
François Marginean : Technicien en Architecture, chercheur indépendant, animateur de radio à l'émission 
L'Autre Monde sur CHOQ FM de l'UQAM, éditeur du blog Les Nouvelles Internationales et collaborateur chez Les 7 du Québec

François Marginean

Mondialisation.ca,

Le 10 mars 2010

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticl...


1-3 Gilles Munier : Piège électoral en Irak

Le 7 mars prochain, les Irakiens auront eu le choix entre voter pour des candidats manipulés par l’Iran ou la CIA - à quelques exceptions près bien sûr - … ou s’abstenir.

La chasse aux patriotes lancée par le Comité pour l’Intégrité et la Justice (CIJ) – pro-iranien - a relégué au second plan les préoccupations des Irakiens que sont la double occupation du pays, l’insécurité, la corruption et la misère. Le scrutin ne sera ni plus démocratique ni plus légitime que la mascarade électorale de janvier 2005 (1).

Le CIJ qui a rayé des listes électorales plus de 511 candidats et 14 partis politiques soupçonnés de sympathie envers le parti Baas (2), mène campagne pour purger la société de tous ceux qui rappellent l’époque de Saddam Hussein. Qui sait que plus de la moitié des candidats interdits de se présenter aux législatives sont « chiites », comme le sont la plupart des dirigeants désignés par le jeu de cartes du Pentagone (3)? En Irak, le chiisme n’est pas menacé, quoi qu’en disent les agents de Téhéran. Seules sont en cause les pratiques introduites à partir du 16ème siècle dans le chiisme duodécimain par la dynastie perse safavide, qui permettent aux mollahs khomeynistes d’instrumenter les adeptes de leur secte pour exporter leur « révolution » (4). Ainsi, dans le sud du pays, majoritairement chiite, des conseils provinciaux ont créé leur propre comité pour exclure les fonctionnaires chiites qui ne se plient pas aux desiderata des partis pro-iraniens au pouvoir.

Saleh al-Mutlaq (5), principalement visé par l’Iran, avait le tort de diriger le Front du dialogue national, dont les membres sont issus de toutes les couches sociales, sans distinction d’appartenance religieuse ou ethnique. Le respect que ses prises de position inspire dans le pays donnait un vernis nationaliste à la liste Iraqiya, coalition où il côtoie l’ancien Premier ministre Iyad Allaoui - connu pour son passé baasiste, puis d’opposant pro-occidental à Saddam Hussein (6). Iraqiya est créditée, grâce à Mutlaq, de 22% des suffrages exprimés (7), selon un sondage réalisé pour Al-Hayat. Zafir al-Ani, autre député exclu, porte-parole du Front de l’Accord irakien, avait aggravé son cas il y a quelques mois en s’opposant à l’expulsion des Moudjahidine du Peuple iranien du camp Ashraf.

Comme en 2005, la fraude sera massive

Dans le camp pro-iranien, on assiste à une belle empoignade. La liste « Etat de droit » de Nouri al-Maliki est créditée de 30% des suffrages, mais n’en cherche pas moins à écraser ses concurrents de l’ « Alliance nationale irakienne (INA) », coalition des partisans d’Ammar al-Hakim et de Moqtada al-Sadr qui ne dépasserait pas les 17%. Comme en 2005, et lors des élections régionales (13), des fraudes massives sont à prévoir. Qasim Daoud, député de la liste chiite INA, estime à 800 000 le nombre de faux électeurs pro- Maliki, notamment sur les listes d’expatriés. Il accuse le Premier ministre d’exclure et de réintégrer des anciens baasistes, selon son bon vouloir, pour engranger des voix sunnites. Sur le terrain, des liasses de dinars, des terres et même des armes sont offertes en fonction de l’importance de l’interlocuteur. L’Irak n’est malheureusement pas prêt de sortir du chaos provoqué par le renversement du Président Saddam Hussein.

Notes :

(1) Lire : La journée des dupes (Elections législatives de 2005), par Gilles Munier

http://www.france-irak-actualite.com/pages/legislatives-d...

(2) Les partis interdits de présenter des candidats sont : Iraqi National Unity Grouping, Solution Movement, Iraqi Republican Grouping, Al Rafidayn National Trend, Iraqi Al Sawaid Grouping, Our Sons Bloc, National Council of the Grouping of Iraqi Tribes, Iraqi Social Movement, Sad al-Jubouri List, Iraqi Kurdistan Justice Party, All of Iraq Bloc, People’s Trend, Iraqi Resurrection Party, et le National Change Plan.

(3) Sur le jeu de cartes distribué aux GI’s par le Pentagone figuraient la photo et quelques informations sur les dirigeants irakiens recherchés par les troupes d’occupation.

(4) Lire : Le croissant chiite… safavide, par Gilles Munier

http://www.france-irak-actualite.com/pages/le-croissant-c...

(5) Saleh al-Mutlaq, membre du parti Baas jusqu’en 1978, dirige le Front du Dialogue irakien (al-Hiwar al-Watani) et est l’un des rédacteurs de la nouvelle constitution irakienne.

(6) Lire : Iyad Allaoui, du Baas à la CIA, par Gilles Munier

http://www.france-irak-actualite.com/pages/iyad-allaoui-d...

(7) En 2005, la liste d’Iyad Allaoui n’avait obtenu que 9% des voix. Malgré ses relations avec la CIA et le MI6 britannique, de nombreux Irakiens préfèrent voter pour lui que pour des agents iraniens, estimant, par expérience, qu’il est plus facile de se débarrasser ensuite de partisans d’un ennemi lointain (hier les Mongols) que de ceux d’un voisin (les Perses ou les Turcs).

(8) Rapporteur de « Transition vers la démocratie », diffusé en 2002 par le Conseil National Irakien (CNI), groupement d’opposants constitué par la CIA pour renverser Saddam Hussein.

(9) Israélien originaire de la colonie sioniste de Alon Shvut (Le chêne du retour, en hébreu), au sud-ouest de Jérusalem. Membre quelque temps du comité central du Likoud, il a fait campagne pour Benyamin Netanyaou en 1996. C’est un proche de Douglas Feith, ancien sous-secrétaire d’Etat américain à la défense.

(10) Zionist settler joins Iraqi to promote trade, par Brian Whitaker (The Guardian – 7 octobre 2003) http://www.guardian.co.uk/world/2003/oct/07/iraq.israel

 (13) Elections régionales : l’envers du décor, par Gilles Munier (Afrique Asie – mars 2009, et AFI-Flash n°89)

Gilles Munier :

http://www.france-irak-actualite.com/pages/elections-regi...


1-4 Gilles Munier :  Portrait de Nouri Al Maliki, Ahmed Chalabi et Iyad Allaoui.
QUI EST AHMED CHALABI ?

Ahmed Chalabi, 65 ans, qui a vécu la majeure parti de sa vie à l'étranger a été l'un des artisans de l'invasion en 2003, il avait présenté à l'Administration américaine des preuves factices sur les armes de destruction massive de Saddam Hussein. Les États-Unis le considèrent aujourd'hui comme un agent de l'Iran. Les premiers contacts d'Ahmed Chalabi avec le Mossad datent de l'époque où il dirigeait la Banque Petra en Jordanie. Dans les années 70, Israël autorisa Chalabi à ouvrir des succursales dans les territoires occupés de Cisjordanie. Son premier voyage secret à Tel-Aviv, connu, eut lieu en 1985 pour rencontrer Albert Wohlstetter, un de ses professeurs à l'Université de Chicago, Wohlstetter lui présenta Richard Perle, alors sous-secrétaire à la Défense de Ronald Reagan, et, plus tard, Paul Wolfowitz, qui propageait dans les années 70 une soi-disant menace irakienne sur l'Arabie Saoudite. Wohlstetter l'introduisit dans le cercle restreint des amis de Dick Cheney et de Donald Rumsfeld. Leur poulain s'étant engagé à établir des relations diplomatiques et commerciales avec Israël et à reconstruire l'oléoduc reliant Kirkuk à Haïfa, ils en firent le pivot des opérations de déstabilisation de l'Irak et le président éventuel du pays après le renversement de Saddam Hussein. À ses alliés arabes qui craignaient que ses liens avec l'American Israël Public Affairs Committee (AIPAC), le lobby sioniste américain, le desservent, Chalabi répondait qu' « il avait besoin des Juifs pour obtenir ce qu'il voulait de Washington, et qu'après il les laisserait tomber ! » Ni les néo-conservateurs, ni la CIA ne se doutaient que Chalabi était en relation d'affaires avec le Vevak, le service secret iranien. Scott Ritter, ancien chef des inspecteurs des Nations unies, s'en était inquiété lorsque Chalabi, cherchant à le manipuler, lui avait proposé de rencontrer le chef de poste du Vevak à Baghdad. Personne ne se rappelait que la Banque Petra n'avait pas seulement couvert des opérations du Mossad, mais géré des comptes du mouvement proiranien Amal au Liban, dans les années 80. En avril 2004, la DIA (Service secret de la Défense) découvrit le pot aux roses en écoutant les conversations téléphoniques entre l'ambassade d'Iran en Irak et Téhéran. Comme Scott Ritter l'avait subodoré, Chalabi trahissait les États- Unis. Il avait informé le Vevak que les services secrets américains avaient cassé le code cryptant ses messages. Celui que les néo-conservateurs appelaient "Notre homme à Baghdad" était un sous-marin iranien.
QUI EST NOURI AL MALIKI ?

 Nouri Al-Maliki, Premier ministre sortant, 60 ans, fait cavalier seul avec son Alliance pour l'État de droit. Chef du parti religieux Dawa, à ne pas confondre avec son homonyme palestinien, revenu en Irak en 2003 après un exil e